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Politique immobilière de l'État - 18 novembre 2009
D'ici 2014, l'ancien Hôpital royal de Versailles, magnifique bâtiment situé au cœur de Versailles, mais désaffecté et délabré, deviendra un lieu vivant, ouvert à la modernité. Telle est l’ambition de l’État, qui vient de le vendre à un acquéreur privé et de confier la restauration à un architecte. Cette opération se veut exemplaire d’une politique de sauvetage et de valorisation du patrimoine architectural.
Éric Woerth a signé l'acte de vente au nom de l'État, le 18 novembre 2009, à Bercy
Un ensemble d’une qualité architecturale remarquable, mais délabré
Construit au cœur de Versailles à la fin du XVIIIe siècle, l'ancien Hôpital royal dit Richaud est classé monument historique. C'est un vaste édifice qui couvre une surface de 15 000 m² autour d’une ancienne chapelle.
En 1991, les services qu’hébergeait l’hôpital dès l’origine le quittent et il reste inoccupé depuis lors. L’État l’achète en 2001, pour y accueillir la Cour d’appel de Versailles, mais après six ans d'études renonce à son projet, sans engager des travaux jugés trop coûteux. Laissé à l’abandon depuis presque 20 ans, l'édifice se délabre rapidement.
Vendre pour sauver les lieux
Inquiet de cette dégradation, Éric Woerth, ministère du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État, également en charge de la politique immobilière de l’État, œuvre, avec François de Mazières, maire de Versailles, au sauvetage de ce bâtiment.
Le 18 novembre 2009, à Bercy, il signe l'acte de vente au nom de l'État, en présence de François de Mazières, de l'acquéreur Norbert Dentressangle et de l'architecte Jean-Michel Wilmotte.
Le service France Domaine de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), a procédé à la vente, en accord avec les monuments historiques, obtenant des conditions très avantageuses : l’État encaisse un produit de 8 millions d’euros et dispose d’une clause de complément de prix ultérieure (en fonction des surfaces construites et du prix de commercialisation).
Concilier restauration et reconversion
Le nouveau propriétaire, la Financière Norbert Dentressangle, s’engage à restaurer le bâtiment et à l’ouvrir à la modernité. Il a fait appel à l’architecte Jean-Michel Wilmotte dont la mission est de redonner au bâtiment sa splendeur et son ordonnance d'origine. Devenir un lieu vivant, ouvert sur la ville en accueillant des logements, dont des logements sociaux, et des commerces, telle est la nouvelle vocation de l’ancien hôpital. Le parc sera ouvert au public.
Les travaux devraient s’achever en 2014.
© Ministère du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État - 19 novembre 2009
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