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Ces synthèses documentaires ne peuvent pas être confondues
avec des positions officielles de l'administration.
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Alors que la durée des études se stabilise en France, où la moitié des 15 - 29 ans sont étudiants, de plus en plus de jeunes poursuivants leurs études travaillent. Environ 75% des étudiants sont amenés, par choix ou par nécessité, à exercer une activité salariée au cours de leur cursus. Pour 15% d'entre eux, cette activité les occupe au moins 8 heures par semaine sur l'ensemble de l'année universitaire. Dans les enquêtes menées par l'Observatoire national de la vie étudiante, près de la moitié des étudiants français déclarent exercer une activité rémunérée au moins occasionnellement. Selon les enquêtes emploi de l'Insee, 19,2% des étudiants du supérieur cumulent études et emploi.
Si le travail étudiant s'est développé proportionnellement à la massification de l'enseignement supérieur, on avance également d'autres raisons, dont l'insuffisance des bourses et le renchérissement des dépenses contraintes, comme le logement et les équipements informatiques, devenus incontournables. Les statistiques indiquent par ailleurs un développement inégal du travail des étudiants, davantage présent chez les plus de 25 ans, les femmes et les étudiants étrangers.
Les modalités de l'emploi étudiant sont très variées : certains ne travaillent que pendant les périodes de vacances, ou de manière saisonnière, d'autres de façon régulière sur l'année. Il peut s'agir d'un emploi intégré au cursus (stage, interne des hôpitaux, allocataire de recherche, etc.), ou proche du domaine étudié. Dans la majorité des cas, les étudiants occupent pourtant un emploi d'appoint, non qualifié, sur des bases de rémunération minimales (SMIC, voire moins pour les mineurs), parfois non déclaré. Les étudiants sont majoritairement employés à temps très partiels (mi-temps et moins), un quart détenant d'un contrat à temps indéterminé.
Les emplois occupés sont essentiellement proposés dans le secteur tertiaire, et avant tout dans les domaines de la garde d'enfant, du commerce, des cours particuliers ou de l'animation. La répartition est variable en fonction du sexe, de l'âge, des origines sociales, du niveau d'études et du cursus.
Les effets de ce salariat précoce sont divers et discutés : d'un côté il entre en concurrence avec les études, pertube le travail universitaire, favorise échec et absentéisme ; d'un autre, il constitue une expérience professionnelle, prépare au monde du travail et favorise la prise d'autonomie des jeunes.
Pour l'entreprise, cette main d'oeuvre jeune, bon marché, flexible et rapidement opérationnelle constitue un véritable vivier dans les secteurs d'emploi non qualifié, ainsi que dans certains domaines plus pointus pour les étudiants avancés et spécialisés. Certaines activités économiques (restauration rapide) fonctionnent majoritairement avec de la main d'oeuvre étudiante. Les salariés étudiants peuvent bénéficier de certaines facilités de la part de leur employeur : le code du travail (articles L.931-1 et suivants) prévoit notamment un congé de formation pouvant intervenir en période d'examen.
En ce qui concerne les universités, elles sont pour la plupart actives en matière d'insertion professionnelle (bureaux stage-emploi, rencontres avec les entreprises), et des initiatives sont prises localement pour aménager a minima les cours et les examens des étudiants salariés, notamment à travers des dispenses d'assiduité ou de contrôle continu.
Afin de favoriser l'ouverture des jeunes sur le monde du travail, la loi de finances pour 2005 a prévu une exonération d'impôt sur les revenus de certains emplois exercés par les étudiants. L'article 2 de la loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA), a étendu cette mesure : le plafond de l'exonération d'impôt sur le revenu des jeunes de moins de 26 ans travaillant pour financer leurs études est passé de deux à trois fois le SMIC, selon les modalités précisées par l'instruction fiscale 5 F-12-08 du 29 avril 2008.
Parallèlement, le gouvernement a mis en place en 2007 le statut de jeune entreprise universitaire, sur le modèle des jeunes entreprises innovantes. Il s'agit de favoriser la création d'entreprises par des étudiants ou enseignants en collaboration avec un établissement d'enseignement supérieur, à l'aide de plusieurs mécanismes d'allègements fiscaux.
La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (article 22, modifiant l'article L. 811-2 du Code de l'éducation) prévoit enfin le recrutement par les présidents d'université d'étudiants pour effectuer des tâches de tutorat ou de service en bibliothèque, sur critères académiques et sociaux.
En matière de stages en entreprises, le décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 fixe les conditions minimum de la rémunération des stagiaires, qui devient obligatoire pour tout stage de plus de trois mois. Selon le communiqué de presse du 27 mai 2008, cette obligation de rémunération s'imposera également dans la fonction publique.
Le ministère du Travail édite une fiche pratique sur le contrat d'apprentissage et fiche intitulée job d'été : formalités et obligations, au sein de la thématique consacrée aux jeunes.
Un dossier sur les stages et jobs est également disponible sur le site jeunesse.gouv.fr.
Les fiches pratiques du site touteleurope.fr : le droit au travail des étudiants européens et trouver un stage ou un job dans une entreprise européenne.
La bourse nationale des stages de l'ANPE et du CIDJ, Centre d'information et de documentation jeunesse, sur le site Infostages.
À consulter également : le site du CNOUS, Centre national des oeuvres universitaites et scolaires, ainsi que le portail etudiant.gouv.fr.
Deux étudiants du supérieur sur dix ont un emploi, Élise Coudin, Chloé Tavan. Insee Première, 4 p. - juillet 2008
Le travail des étudiants : rapport, Laurent Bérail. Conseil économique et social, 92 p. - 14 novembre 2007
L'emploi des étudiants dans les bibliothèques de l'enseignement supérieur. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - juin 2007
Premier emploi : quels sont mes droits. Ministère du Travail. La Documentation française - 2007 [épuisé]
Conditions de vie des étudiants : enquête 2006. Observatoire national de la vie étudiante - 2006
Quand les petits boulots des étudiants influencent leurs projets professionnels, Valérie Cohen Scali. Crédoc, Consommation et modes de vie n° 180 - décembre 2004
Le travail en cours d'études a-t-il une valeur professionnelle ? Catherine Béduwé, Jean-François Giret. Insee, Économie et statistiques n° 378-379, p. 55-83 - 2004
Les étudiants et l'activité rémunérée, Béatrice Tiphaine. Observatoire national de la vie étudiante - février 2002
Un tiers des étudiants ont une activité rémunérée au cours de l'année, Hélène Valdelièvre. Insee première n° 795 - juillet 2001
Étudiants en fast-food : les usages sociaux d'un "petit boulot", Vanessa Pinto, Damien Cartron, Guillaume Burnod. Travail et emploi n° 83, p. 137-156 - juillet 2000
Réalisé le 25 septembre 2007 - Mis à jour le 21 octobre 2008
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