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La maîtrise des déficits publics

La maîtrise des déficits publics est aujourd’hui une priorité nationale sous peine d’asphyxie économique. Des mesures d’économie sont prises sur l'ensemble des politiques publiques afin de contenir le poids de la dette et de respecter les engagements européens du pays.

1- Maîtriser les déficits publics : un impératif

La question de la dette et des déficits publics n’est pas nouvelle en France. Depuis trente ans, les comptes publics sont déficitaires, les recettes publiques étant systématiquement inférieures aux dépenses. Résultat, le poids de l’endettement du pays a plus que triplé depuis la fin des années 1970, passant de 21,1 % du produit intérieur brut en 1978, à 81,7 % en 2010.

Un déficit public record en 2010

La crise économique et financière mondiale s’est greffée sur ce problème structurel et a aggravé la situation. Quant au poids de la dette, il dépasse désormais 80 % du PIB. Cette situation n’est pas spécifiquement française : tous les pays de la zone euro y sont confrontés. Pourtant la France a plutôt mieux résisté à la crise économique et financière que certains de ses partenaires et, à l’instar de l’Allemagne, elle reste parmi les pays les mieux notés (AAA) en Europe. Il n’en demeure pas moins que la consolidation de ses finances publiques, qui s’inscrit dans ses engagements européens, s’impose aujourd’hui.

Respecter les engagements européens

La hausse des déficits doit impérativement être enrayée car elle fragilise le pays. Au rythme actuel, la charge de la dette, c’est-à-dire le paiement des intérêts, qui représente actuellement environ 15 % du budget de l’État, soit le deuxième plus gros poste de ses dépenses après l’éducation, va devenir insoutenable et asphyxier les finances publiques. Concrètement, l’État devra emprunter toujours plus pour faire face à ses besoins de financement et ce, d’autant plus si les taux d’intérêt remontent. Ainsi, le poids croissant de la dette publique fait peser des risques sur les perspectives de croissance de l’économie réelle à moyen et long terme. Par ailleurs, la baisse du déficit public est d’autant plus nécessaire que la France doit respecter ses engagements européens. De fait, le pacte de stabilité et de croissance, adopté par les États membres de l’Union européenne dans le cadre de l’Union économique et monétaire, impose d’une part de maintenir les déficits publics dans la limite de 3 % du PIB et, d’autre part, de s’engager à revenir à l’équilibre à moyen terme.
 

La maîtrise des déficits : une priorité nationale

La nécessaire maîtrise des déficits fonde la nouvelle stratégie de la France en matière de finances publiques. Dans le cadre du Programme de stabilité 2011-2014  qui définit la trajectoire des finances publiques pour les trois prochaines années, la France s’est engagée à réduire son déficit à 6 % du PIB en 2011, 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013 et 2% en 2014. Cette diminution de près de cinq points du déficit correspond à environ 100 milliards d’euros en trois ans.

Tout d’abord, le retour de la croissance entraînera mécaniquement un rebond des recettes. Ensuite, sur la période 2011-2014, la croissance de la dépense publique sera limitée en volume à 0,8 % par an en moyenne sur la période de programmation, contre 2,0 % entre 1998 et 2009. Enfin, le gouvernement exclut le recours à une augmentation généralisée des prélèvements obligatoires. En revanche, un effort de réduction significative des dépenses fiscales et des niches sociales contribuera à la réduction du déficit public. 


 

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