$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#138)

$@FwLOVariable(libelleProg#Emploi outre-mer)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Présentation des crédits et des dépenses fiscales)

 

Présentation des crédits et des dépenses fiscales

Présentation des crédits par action et titre pour 2023 et 2024

Autorisations d'engagement

Action / Sous-action

LFI 2023 
PLF 2024 

Titre 2
Dépenses de personnel

Titre 3
Dépenses de fonctionnement

Titre 5
Dépenses d’investissement

Titre 6
Dépenses d’intervention

Total

FdC et AdP
attendus

01 – Soutien aux entreprises

0
0

0
0

0
0

1 416 179 003
1 539 184 352

1 416 179 003
1 539 184 352

0
0

02 – Aide à l'insertion et à la qualification professionnelle

197 873 288
210 822 902

49 492 074
50 402 073

30 647 500
29 020 100

32 865 000
25 326 000

310 877 862
315 571 075

35 000 000
40 000 000

03 – Pilotage des politiques des outre-mer

0
0

3 800 000
3 610 000

0
0

0
0

3 800 000
3 610 000

0
0

04 – Financement de l'économie

0
0

0
0

0
0

34 302 576
23 087 447

34 302 576
23 087 447

0
0

Totaux

197 873 288
210 822 902

53 292 074
54 012 073

30 647 500
29 020 100

1 483 346 579
1 587 597 799

1 765 159 441
1 881 452 874

35 000 000
40 000 000

 

Crédits de paiements

Action / Sous-action

LFI 2023 
PLF 2024 

Titre 2
Dépenses de personnel

Titre 3
Dépenses de fonctionnement

Titre 5
Dépenses d’investissement

Titre 6
Dépenses d’intervention

Total

FdC et AdP
attendus

01 – Soutien aux entreprises

0
0

0
0

0
0

1 416 179 003
1 539 184 352

1 416 179 003
1 539 184 352

0
0

02 – Aide à l'insertion et à la qualification professionnelle

197 873 288
210 822 902

48 424 858
49 522 801

33 090 898
25 681 302

27 589 263
18 610 263

306 978 307
304 637 268

35 000 000
40 000 000

03 – Pilotage des politiques des outre-mer

0
0

3 536 259
3 373 101

0
0

0
0

3 536 259
3 373 101

0
0

04 – Financement de l'économie

0
0

0
0

0
0

31 848 630
20 995 298

31 848 630
20 995 298

0
0

Totaux

197 873 288
210 822 902

51 961 117
52 895 902

33 090 898
25 681 302

1 475 616 896
1 578 789 913

1 758 542 199
1 868 190 019

35 000 000
40 000 000

 

Présentation des crédits par titre pour 2023, 2024, 2025 et 2026

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Titre

LFI 2023 
PLF 2024 
Prévision indicative 2025 
Prévision indicative 2026 

Ouvertures

FdC et AdP
attendus

Ouvertures

FdC et AdP
attendus

2 - Dépenses de personnel

197 873 288
210 822 902
219 104 554
223 385 251

 
 
 
 

197 873 288
210 822 902
219 104 554
223 385 251

 
 
 
 

3 - Dépenses de fonctionnement

53 292 074
54 012 073
55 972 073
56 472 073

29 000 000
27 000 000
29 000 000
29 000 000

51 961 117
52 895 902
54 870 363
55 370 999

29 000 000
27 000 000
29 000 000
29 000 000

5 - Dépenses d’investissement

30 647 500
29 020 100
34 846 600
22 798 600

6 000 000
13 000 000
6 000 000
6 000 000

33 090 898
25 681 302
21 057 881
28 415 976

6 000 000
13 000 000
6 000 000
6 000 000

6 - Dépenses d’intervention

1 483 346 579
1 587 597 799
1 601 687 428
1 585 465 215

 
 
 
 

1 475 616 896
1 578 789 913
1 594 042 019
1 578 189 806

 
 
 
 

Totaux

1 765 159 441
1 881 452 874
1 911 610 655
1 888 121 139

35 000 000
40 000 000
35 000 000
35 000 000

1 758 542 199
1 868 190 019
1 889 074 817
1 885 362 032

35 000 000
40 000 000
35 000 000
35 000 000

Présentation des crédits par titre et catégorie pour 2023 et 2024

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Titre / Catégorie

LFI 2023 
PLF 2024 

Ouvertures

FdC et AdP
attendus

Ouvertures

FdC et AdP
attendus

2 – Dépenses de personnel

197 873 288
210 822 902

 
 

197 873 288
210 822 902

 
 

21 – Rémunérations d’activité

123 460 768
134 912 547

 
 

123 460 768
134 912 547

 
 

22 – Cotisations et contributions sociales

70 356 840
72 385 760

 
 

70 356 840
72 385 760

 
 

23 – Prestations sociales et allocations diverses

4 055 680
3 524 595

 
 

4 055 680
3 524 595

 
 

3 – Dépenses de fonctionnement

53 292 074
54 012 073

29 000 000
27 000 000

51 961 117
52 895 902

29 000 000
27 000 000

31 – Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

45 845 001
46 565 000

29 000 000
27 000 000

44 514 044
45 448 829

29 000 000
27 000 000

32 – Subventions pour charges de service public

7 447 073
7 447 073

 
 

7 447 073
7 447 073

 
 

5 – Dépenses d’investissement

30 647 500
29 020 100

6 000 000
13 000 000

33 090 898
25 681 302

6 000 000
13 000 000

51 – Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

30 647 500
29 020 100

6 000 000
13 000 000

33 090 898
25 681 302

6 000 000
13 000 000

6 – Dépenses d’intervention

1 483 346 579
1 587 597 799

 
 

1 475 616 896
1 578 789 913

 
 

61 – Transferts aux ménages

22 443 654
13 034 654

 
 

17 219 763
7 810 763

 
 

62 – Transferts aux entreprises

1 448 481 579
1 559 611 799

 
 

1 446 027 633
1 557 559 650

 
 

63 – Transferts aux collectivités territoriales

6 682 746
8 552 746

 
 

6 630 900
7 060 900

 
 

64 – Transferts aux autres collectivités

5 738 600
6 398 600

 
 

5 738 600
6 358 600

 
 

Totaux

1 765 159 441
1 881 452 874

35 000 000
40 000 000

1 758 542 199
1 868 190 019

35 000 000
40 000 000

 

Évaluation des dépenses fiscales

Avertissement

Le niveau de fiabilité des chiffrages de dépenses fiscales dépend de la disponibilité des données nécessaires à la reconstitution de l’impôt qui serait dû en l’absence des dépenses fiscales considérées. Par ailleurs, les chiffrages des dépenses fiscales ne peuvent intégrer ni les modifications des comportements fiscaux des contribuables qu’elles induisent, ni les interactions entre dépenses fiscales.

Les chiffrages présentés pour 2024 ont été réalisés sur la base des seules mesures votées avant le dépôt du projet de loi de finances pour 2024. L'impact des dispositions fiscales de ce dernier sur les recettes 2024 est, pour sa part, présenté dans les tomes I et II de l'annexe « Évaluation des Voies et Moyens ».

Les dépenses fiscales ont été associées à ce programme conformément aux finalités poursuivies par ce dernier.

« ε » : coût inférieur à 0,5 million d’euros ; « - » : dépense fiscale supprimée ou non encore créée ; « nc » : non chiffrable.

Le « Coût total des dépenses fiscales » constitue une somme de dépenses fiscales dont les niveaux de fiabilité peuvent ne pas être identiques (cf. caractéristique « Fiabilité » indiquée pour chaque dépense fiscale). Il ne prend pas en compte les dispositifs inférieurs à 0,5 million d’euros (« ε »).

Par ailleurs, afin d’assurer une comparabilité d’une année sur l’autre, lorsqu’une dépense fiscale est non chiffrable (« nc ») en 2024, le montant pris en compte dans le total 2024 correspond au dernier chiffrage connu (montant 2023 ou 2022); si aucun montant n’est connu, la valeur nulle est retenue dans le total. La portée du total s’avère toutefois limitée en raison des interactions éventuelles entre dépenses fiscales. Il n’est donc indiqué qu’à titre d’ordre de grandeur et ne saurait être considéré comme une véritable sommation des dépenses fiscales du programme.

   Dépenses fiscales principales sur impôts d'État (5)

(en millions d'euros)

Dépenses fiscales sur impôts d'État contribuant au programme de manière principale

Chiffrage
2022
 

Chiffrage
2023
 

Chiffrage
2024
 

710105

Non applicabilité provisoire de la TVA en Guyane et à Mayotte

Régimes ultramarins

Bénéficiaires 2022 : (nombre non déterminé) Entreprises - Méthode de chiffrage : Reconstitution de base taxable à partir de données autres que fiscales - Fiabilité : Ordre de grandeur - Création : 1948 - Dernière modification : 1948 - Dernière incidence budgétaire : dépense fiscale non bornée - Fin du fait générateur : dépense fiscale non bornée - code général des impôts : 294

125

115

125

710102

Exonération de certains produits et matières premières ainsi que des produits pétroliers en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion

Régimes ultramarins

Bénéficiaires 2022 : (nombre non déterminé) Entreprises - Méthode de chiffrage : Reconstitution de base taxable à partir de données autres que fiscales - Fiabilité : Ordre de grandeur - Création : 1951 - Dernière modification : 1969 - Dernière incidence budgétaire : dépense fiscale non bornée - Fin du fait générateur : dépense fiscale non bornée - code général des impôts : 295-1-5° et 6°

115

100

110

210322

Abattement applicable aux bénéfices des entreprises provenant d'exploitations situées dans les départements d'outre-mer

Dispositions communes à l'impôt sur le revenu (bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices agricoles et bénéfices non commerciaux) et à l'impôt sur les sociétés

Bénéficiaires 2022 : 7500 Entreprises - Méthode de chiffrage : Reconstitution de base taxable à partir de données déclaratives fiscales - Fiabilité : Bonne - Création : 2009 - Dernière modification : 2018 - Dernière incidence budgétaire : dépense fiscale non bornée - Fin du fait générateur : dépense fiscale non bornée - code général des impôts : 44 quaterdecies

97

94

94

300303

Exonération, sur agrément, des bénéfices réinvestis dans l'entreprise pour les sociétés de recherche et d'exploitation minière dans les départements d'outre-mer

Exonérations

Bénéficiaires 2022 : (nombre non déterminé) Entreprises - Méthode de chiffrage : Reconstitution de base taxable à partir de données déclaratives fiscales - Fiabilité : Très bonne - Création : 1960 - Dernière modification : 2021 - Dernière incidence budgétaire : 2032 - Fin du fait générateur : 2001 - code général des impôts : 1655 bis

1

1

1

710107

Exonération de TVA des ventes et importations de riz à La Réunion

Régimes ultramarins

Bénéficiaires 2022 : 855000 Ménages - Méthode de chiffrage : Reconstitution de base taxable à partir de données autres que fiscales - Fiabilité : Ordre de grandeur - Création : 1954 - Dernière modification : 1954 - Dernière incidence budgétaire : dépense fiscale non bornée - Fin du fait générateur : dépense fiscale non bornée - code général des impôts : 295-1 2°

ε

ε

ε

Coût total des dépenses fiscales

338

310

330

 

Non applicabilité provisoire de la TVA en Guyane et à Mayotte (710105)

 

L’absence d’application de la TVA dans le département guyanais trouve son origine dans l’article 2 du décret n° 48-543 du 30 mars 1948 portant introduction dans le département de la Guyane de la législation et de la réglementation relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires et aux contributions indirectes qui disposait qu’était provisoirement différée l’application des taxes sur le chiffre d’affaires. À ce jour, la TVA demeure non applicable dans le département.

 

S’agissant du département de Mayotte, l’article 13 de l’ordonnance n° 2013-837 du 19 septembre 2013 relative à l’adaptation du code des douanes, du code général des impôts (CGI), du livre des procédures fiscales et d’autres dispositions législatives fiscales et douanières applicables à Mayotte a introduit un dispositif identique d’absence provisoire d’application de la TVA dans ce département.

 

Ces deux départements sont marqués par un taux de chômage supérieur à celui constaté dans l’hexagone, voire très élevé, et un taux d’emploi plus faible. En 2022, le taux de chômage était de 13 % en Guyane où seules 42 % des personnes âgées de 15 à 64 ans ont un emploi et de 34 % à Mayotte avec un taux d’emploi de seulement 30 %, contre respectivement 7 % de chômage et 68 % de taux d’emploi dans l’hexagone (Sources : Insee – statistiques).

 

Le niveau de vie dans ces deux départements est significativement moins élevé qu’en métropole et dans les autres départements d’outre-mer. À cet égard, selon les dernières données disponibles pour ces deux territoires, le niveau de vie annuel médian était en 2018 de 10 990 € en Guyane et de 3 140 € à Mayotte (à titre de comparaison, la même année le revenu médian en Île-de-France était de 23 860 € et de 15 500 € à 17 000 € dans les trois autres départements d’outre-mer).

 

Dans la mesure où la TVA est un impôt supporté in fine le consommateur (même s’il est collecté par les opérateurs économiques), le plus faible niveau de vie de la population dans ces deux départements, le fort taux de chômage qui y est constaté auxquels s’ajoutent les difficultés structurelles auxquels ces départements sont confrontés (éloignement par rapport à la métropole notamment) plaident pour le maintien de l’inapplicabilité de la taxe.

 

Exonération de TVA sur certains produits et matières premières ainsi que sur les produits pétroliers (710102)

 

Dans les trois départements d’outre-mer où la TVA s’applique, un certain nombre de biens et d’équipements bénéficient d’une exonération de TVA prévue à l’article 295-1-5° et 6° du CGI. L’objectif de cette mesure est de minorer le prix de vente au consommateur final. Ce prix se trouve augmenté dans les DOM par l’effet des handicaps structurels des économies ultramarines liés à l’éloignement ou à la taille du marché.

 

Les produits concernés par ces exonérations sont les matériels d’équipements destinés à l’industrie hôtelière et touristique, les produits, matériaux de construction, engrais et outillage industriel et agricoles ainsi que les produits pétroliers.

 

Les secteurs du tourisme et du BTP sont un vecteur majeur de soutien au développement économique de ces territoires. En effet, l’industrie touristique et hôtelière emploie 9 % des effectifs du secteur marchand domien contre 8 % en hexagone avec pour l’hôtellerie 20 % des effectifs. Le BTP pour sa part représente 65 % des entreprises artisanales et 44 % des effectifs des PME.

 

Abattement sur les bénéfices dans les zones franches d’activité de nouvelle génération (ZFANG) (210322)

 

Dans un objectif de soutien économique à des entreprises implantées dans certaines zones de natures très diverses, le code général des impôts (CGI) a instauré depuis 1996 plusieurs dispositifs d’allègements fiscaux consistant essentiellement en des exonérations d’impôt sur les bénéfices de ces entreprises ou d’abattements sur les bénéfices que ces dernières peuvent réaliser.

 

L’article 4 de la loi n° 2009-594 du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer a instauré un mécanisme d’abattement sur les bénéfices, codifié à l’article 44 quaterdecies du CGI et octroyé aux petites et moyennes entreprises établies dans les départements d’outre-mer (DOM).

 

Ce dispositif a concouru à améliorer la rentabilité des entreprises des DOM. Toutefois, ce dispositif était jugé trop complexe, insuffisamment ciblé et tendait à perdre en efficacité du fait de la réduction progressive des taux d’exonération qui étaient octroyés.

 

Au regard de l’existence de divers dispositifs « zonés » entraînant une perte de lisibilité de l’ensemble de ces dispositifs et un risque d’insécurité juridique pour les opérateurs économiques des DOM, les assises de l’outre-mer ont permis d’aboutir à une réforme des dispositifs fiscaux « zonés » pour ces entreprises. Aussi, l’article 19 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 a proposé la suppression de deux dispositifs (dispositifs des « zones de revitalisation rurale » et des « zones franches urbaines – territoires entrepreneur ») à destination des entreprises des DOM et la création d’un dispositif unique de « zones franches d’activité nouvelle génération » – ZFANG – applicable aux entreprises établies dans les DOM.

 

Les principales améliorations du dispositif étaient sa pérennisation, sa simplification tenant notamment à la disparition de zones géographiques particulières sur le territoire desquelles les entreprises pouvaient bénéficier de taux majorés ainsi que le retrait de la condition tenant à une contribution à la formation professionnelle pour bénéficier du régime.

 

Le dispositif s’accompagne d’un volet en matière de fiscalité directe locale, les entreprises éligibles bénéficiant également d’abattements, d’une part sur la valeur locative imposable à la cotisation foncière des entreprises, d’autre part sur la valeur ajoutée imposable à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et de troisième part sur la valeur locative imposable à la taxe foncière sur les propriétés bâties (cf. programme 123).