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Bilan stratégique du rapport annuel de performances


Isabelle CHMITELIN

Directrice générale de l'enseignement et de la recherche

Responsable du programme n° 142 : Enseignement supérieur et recherche agricoles




Le programme regroupe les moyens destinés à assurer la formation d’ingénieurs, de paysagistes, des vétérinaires, de cadres spécialisés, ainsi que celle d’enseignants et de chercheurs, et à soutenir la cohérence et la valorisation de la recherche, le développement d’outils et le transfert de connaissances et de technologies dans les domaines agricole, agroalimentaire, forestier, halieutique et rural. La conduite du programme s’articule autour de trois grands axes stratégiques : la qualité des formations, la valorisation de la recherche, et l’efficience de l’organisation des écoles.

Il est structuré en deux actions : « Enseignement supérieur » (action 1) et « Recherche, développement, et transfert de technologie » (action 2).


L’enseignement supérieur agricole est au service des enjeux de société dans les domaines du développement durable, de l’agronomie, de l’alimentation, de l’environnement, du paysage, de la médecine vétérinaire, de la santé publique vétérinaire et de l’aménagement du territoire. Il est constitué en 2019 d’un réseau de dix-huit établissements (douze établissements publics et six établissements privés sous contrat avec l’État) qui assurent, dans le cadre des cursus de référence, des formations d’ingénieurs, de vétérinaires et de paysagistes et qui disposent également d’une offre de formation licences, masters, doctorats (LMD). L’institut agronomique méditerranéen de Montpellier (IAMM), centre intergouvernemental, contribue également à cet enseignement. Les établissements accueillent ainsi 16 200 étudiants dont plus de 13 600 en cursus de référence et plus de 60 % dans les établissements publics. Ces derniers forment également les cadres supérieurs techniques du ministère ainsi que les professeurs de l’enseignement technique agricole public.


À l’horizon 2024, pour faire face à la vague démographique issue des naissances des années 2000, ce sont au total 2 700 places supplémentaires, soit une augmentation de +20% dans les cursus de référence, qui seront ouvertes dans l'enseignement supérieur agricole (public et privé), pour les filières vétérinaire, ingénieur agronome ou paysagiste, métiers de plus en plus en tension sur le marché de l’emploi. La rentrée 2019 s'est inscrite dans cette trajectoire avec une augmentation de 3,5 % par rapport à 2018.


L’offre de formation de l’enseignement supérieur agricole, diversifiée et de haut niveau, est adossée à une activité de recherche de qualité, menée par les enseignants-chercheurs au sein d’unités de recherche dont beaucoup sont des unités mixtes de recherche (UMR) avec des organismes de recherche et les universités. Le ministère appuie la mise en place d’unités mixtes technologiques ou de réseaux mixtes technologiques (RMT), qui favorisent les partenariats entre l’enseignement technique, la recherche, l’enseignement supérieur et les professionnels.


La priorité est donnée à la réussite des élèves et étudiants, à leur insertion professionnelle, à la promotion sociale, ainsi qu’à l’appui à l’enseignement technique agricole, notamment par la formation initiale et continue de ses personnels et par le transfert des résultats de la recherche. Ce dernier point s’est notamment traduit par le recentrage et la réaffirmation du rôle de l’école nationale supérieure de formation de l’enseignement agricole (ENSFEA), comme école de formation des personnels de l’enseignement technique agricole à travers son master « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation », avec deux mentions : « enseignement secondaire » et « encadrement éducatif ».


Par ailleurs, l'enseignement supérieur agronomique a été restructuré en deux ensembles complémentaires :

  • un établissement « leader » dans les sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech, membre d’une université de premier rang international, l’Université Paris-Saclay, dont le décret de création a été publié le 6 novembre 2019 ;

  • un établissement « leader » sur les questions d’agriculture, alimentation et  environnement, composé d’écoles fortement ancrées dans les territoires et en lien avec les filières, né du rapprochement de Montpellier SupAgro et d’AgroCampus Ouest. L'Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, ou « L'institut Agro », a été créé par le décret n° 2019-1459 du 26 décembre 2019.

Concernant la recherche et le transfert de technologie, les enjeux mondiaux de sécurité alimentaire et d’approvisionnement en eau, le réchauffement climatique et les exigences sanitaires et environnementales croissantes rendent nécessaires l’évolution des systèmes agricoles et alimentaires et le soutien au développement durable des territoires ruraux. L’ensemble du réseau des établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de développement agricoles est mobilisé pour contribuer à la mise en œuvre du projet agroécologique pour la France, dans le cadre du plan « enseigner à produire autrement ». Il s’agit notamment de développer un nouveau modèle agricole performant sur les plans économique, sanitaire, écologique et social, tout en continuant d’assurer et de renforcer les missions d’innovation et de transfert des établissements publics de l’enseignement technique agricole.

Dans ce but, les interventions du programme dans le domaine de la recherche ont notamment porté en 2019 sur :

  • la recherche finalisée, destinée à orienter les techniques agricoles et alimentaires, en appui aux politiques publiques, pour laquelle le ministère apporte des subventions à des organismes sous co-tutelle que sont l’institut national de la recherche agronomique (INRA) dans les domaines de la génétique animale, de la cartographie des sols, et du contrôle des variétés et des semences ; et l’institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA) pour des missions d’appui scientifique et technique aux politiques publiques du ministère, de transfert et de diffusion des connaissances. Le rapprochement de ces deux instituts en un seul pour mieux exploiter leurs synergies s'est concrétisé par la création de l'Institut national de recherche pour l'agriculture et l'environnement (INRAe) au 1er janvier 2020 ;

  • l’innovation agricole et agroalimentaire, avec l’appui aux instituts techniques agricoles ou agro-alimentaires à travers leurs structures de coordination que sont l’association de coordination technique agricole (ACTA), et l’association de coordination technique pour l’industrie agroalimentaire (ACTIA).

Au croisement du projet agroécologique pour la France et de la stratégie nationale de recherche, les ministres chargés de l’agriculture et de la recherche avaient confié en février 2015 à quatre personnalités la mission de poser les bases d’un plan « Agriculture – Innovation 2025 ». Ce plan continue de mobiliser les acteurs de la recherche et de l’innovation autour de grands enjeux fédérateurs : stimuler les transitions agroécologique et bio économique, favoriser l’innovation ouverte et soutenir les actions de formation, prendre le virage du numérique et favoriser l’essor de la robotique, mobiliser les biotechnologies et soutenir le bio-contrôle.


La coopération européenne et internationale est l'une des priorités. Le programme d’aide à la mobilité internationale pour les étudiants de l’enseignement supérieur agricole soutient majoritairement la mobilité professionnalisante. La durée moyenne des séjours est de près de trois mois et s’effectuent surtout dans des pays européens (56 %). Les autres destinations privilégiées par les étudiants sont majoritairement le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du sud. En sens inverse, ce sont près de 1 000 étudiants étrangers qui suivent un cursus dans nos établissements. Par ailleurs, les dispositifs spécifiques Brafagri et Arfagri, qui sont des programmes de coopération bilatérale entre la France et respectivement, le Brésil et l’Argentine, sont destinés à créer et consolider des relations de coopération durables entre les établissements supérieurs concernés et à stimuler la mobilité des personnels et étudiants.


Enfin, la modernisation du pilotage des établissements d’enseignement supérieur par le développement du contrôle interne et de la comptabilité analytique, et par la contractualisation d’objectifs et de performance, est maintenant rentrée dans les mœurs. Il en résulte une connaissance plus précise des coûts et, le cas échéant, une tarification plus juste des activités.

L’ensemble de ces efforts se traduit, encore une fois en 2019, par des indicateurs globalement satisfaisants avec, notamment un taux d’insertion des diplômés qui se maintient à un excellent niveau, et des coûts unitaires de formation (pour le cursus de référence) qui atteignent la cible.



Récapitulation des objectifs et des indicateurs de performance


Objectif 1

Former des ingénieurs, des vétérinaires et des paysagistes répondant aux besoins des milieux économiques, formés aux pratiques de la recherche et ouverts sur l'international

Indicateur 1.1

Taux d'insertion des diplômés

Objectif 2

Organiser les formations dans des conditions optimales de coût et de qualité de service

Indicateur 2.1

Coût unitaire de formation par étudiant pour l'Etat (cursus de référence)

Objectif 3

Développer la valorisation de la recherche vers les secteurs professionnels et l'appui aux politiques publiques

Indicateur 3.1

Part des publications destinées aux secteurs professionnels et à l'appui aux politiques publiques