$@FwLOVariable(annee,2019)

$@FwLOVariable(numProg,180)

$@FwLOVariable(libelleProg,Presse et médias)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance


OBJECTIF 1

Contribuer au développement de l'Agence France-Presse et à la qualité de sa gestion


INDICATEUR 1.1

Développement de produits et de marchés à fort potentiel de croissance

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Croissance du chiffre d'affaires vidéo

%

16,4

10,6

Non connu

10,8

9,1

Non connu

Croissance du chiffre d'affaires dans les régions hors Europe

%

Non connu

4,9

Non connu

1,1

1,2

Non connu

 

Commentaires techniques

Les données relatives à l’exécution 2019 sont encore provisoires, les comptes annuels étant actuellement en cours de clôture.


L’indicateur est exprimé en pourcentage d’évolution annuelle des chiffres d’affaires concernés. Ce pourcentage correspond à l’évolution entre l’année N-1 et l’année N. La réalisation 2019 est ainsi le pourcentage d’évolution entre le chiffre d’affaires réalisé en 2018 et le chiffre d’affaires provisoire en 2019. Comme l’AFP produit et commercialise ses services sur l’ensemble des continents, ses revenus sont sensibles à la fluctuation des taux de change. Les données présentées sont donc à taux de change comparables (moyenne annuelle de 2019).


Le chiffre d’affaires vidéo n’inclut pas les produits engendrés par AFP Services, ni ceux liés aux Jeux olympiques et aux Coupes du monde ou d’Europe de football.


Le chiffre d’affaires des régions hors Europe exclut la France, l’Europe, et les filiales allemandes.


Sources des données : AFP.


 

INDICATEUR 1.2

Croissance des charges

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Croissance des charges d'exploitation brutes

%

0,14

1,6

Non connu

2

1,8

Non connu

 

Commentaires techniques

Les données relatives à l’exécution 2019 sont encore provisoires, les comptes annuels étant actuellement en cours de clôture.


L’AFP enregistre des opérations dans 90 devises différentes environ, chaque opération étant convertie en euros selon le taux constaté de la devise concernée au moment où l’écriture est enregistrée. Les taux de croissance (2017, 2018 et 2019) indiqués dans le tableau ci-dessus sont calculés avec les taux de change constatés les années correspondantes. Or, une comparaison non faussée des performances réelles de 2019 par rapport aux années précédentes ne peut se faire qu’en recalculant l’ensemble des réalisations passées à partir des taux de change constatés en 2019. Les fluctuations de taux de change constituent donc un élément significatif d’écart d’une année sur l’autre.


Source des données : AFP.

 

Analyse des résultats

Concernant le sous-indicateur 1.1.1, retraité des effets de change, la croissance de la vidéo en 2019 par rapport à 2018 devrait être de 9,1 % et atteindre 19,4 M€. La vidéo est au cœur de la stratégie de développement de l’Agence. Elle a bénéficié de la mise en place fin 2017 d’une nouvelle régie de vidéo live à Hong Kong, de l’augmentation des effectifs de la régie de Paris et de la diffusion de la vidéo live par Internet. Elle devrait continuer à progresser à un rythme très soutenu dans le futur en raison notamment de l’accroissement des moyens et des investissements de l’Agence dans ce domaine, comme la création d’une troisième régie de vidéo live à Washington en janvier 2019 qui lui permet désormais de couvrir l’ensemble des fuseaux horaires avec les deux autres régies de Paris et de Hong Kong. L’AFP est maintenant, indéniablement, au niveau de ses principaux concurrents comme le montre la conquête de nouveaux clients qui privilégient l’AFP au détriment d’autres grandes agences.

 

 

 

À taux de change similaires, le chiffre d’affaires du groupe hors France et hors Europe (1.1.2) devrait être en croissance de 1,2 % par rapport à 2018, passant de 60,1 M€ en 2018 à 60,9 M€ en 2019 (aux taux de change moyens de 2019).

 

Les performances sont très diverses selon les régions. Certaines afficheraient des résultats en progression comme l’Amérique latine (+8,5 %), l’Asie (+1 %) et l'Afrique (+7,3 %). La filiale AFP-Services connaitrait également une croissance de +6,3 % entre 2018 et 2019. En revanche le Moyen-Orient verrait une stagnation de ses revenus commerciaux (-0,5 %), les bouleversements politiques et économiques de la zone en étant la principale raison. Les produits enregistrés en Amérique du Nord seraient en décroissance (-4 %), la réorganisation de l’organisation commerciale n’ayant pas encore porté ses fruits sur ce marché très concurrentiel.

Globalement ces résultats sont l’effet de l’ensemble des efforts accomplis ces dernières années pour améliorer la production et les services proposés aux clients de l’Agence, notamment en termes de développement de la vidéo et de renforcement du réseau.

 

Concernant l’indicateur 1.2, la croissance des charges d’exploitation brutes entre 2018 et 2019 devrait être de +1,8 %. Comme chaque année paire, les charges ont été alourdies en 2018 par les coûts de couverture des événements sportifs spéciaux à hauteur de 1,8 M€ (Jeux olympiques d’hiver de P’yŏngch’ang et Mondial de football). L’Agence a également pris en compte en 2019 la mise en vigueur de la norme comptable IFRS 16 en retraitant les loyers des contrats concernés en amortissements et charges financières.

 

Retraité de ces dépenses liées aux événements spéciaux, de ce retraitement comptable et des fluctuations des taux de conversion des devises, le taux de progression des charges d’exploitation brutes entre 2018 et 2019 serait de +4,4 %.

 

Ce taux recouvre un taux de croissance de +5,3 % des charges de personnel, principalement lié au plan de transformation initié au second semestre, aux inflations et aux régularisations sociales au sein du réseau de l’Agence à l’étranger.

 

Les autres charges d’exploitation seraient maîtrisées, et diminueraient de -0,5 %.


OBJECTIF 2

Veiller au maintien du pluralisme de la presse


INDICATEUR 2.1     mission

Diffusion de la presse

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Diffusion de la presse écrite d'IPG nationale et locale (quotidiens payants et gratuits et magazines hebdomadaires)

base 100 en 2007

75,2

72,5

77,8

70,4

70,0

74,2

Nombre total de visites des sites d'actualité / information généraliste

Nombre (en milliard)

17,69

17,62

18

18

18,25

18

 

Commentaires techniques

Le sous-indicateur 2.1.1 représente la diffusion de la presse écrite d’information politique et générale, c’est-à-dire de l’ensemble des quotidiens d’IPG payants et gratuits, nationaux et locaux, et de l’ensemble des hebdomadaires d’IPG, nationaux et locaux.

Il est mesuré en indice et sur une base 100 en 2007, année précédant l’apparition de la crise de 2008, pour apporter une parfaite lisibilité des évolutions de la presse d’IPG. Les prévisions et la cible sont établies à partir de régressions linéaires simples en projections à court terme.


Le sous-indicateur 2.1.2 représente la fréquentation des sites en ligne d’actualité et d’information généraliste, exprimés en milliards de visites.


Source des données : Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM).

 

Analyse des résultats

L’objectif n° 2 « Veiller au maintien du pluralisme de la presse » est suivi à travers deux indicateurs.


Le premier indicateur (2.1.1) mesure l’évolution de la diffusion de la presse. La baisse de la diffusion se poursuit au même rythme sur les quatre dernières années (entre -4,3 % et -3,5 %) ; la baisse est plus importante pour la presse gratuite (-9 % en 2018 et en 2019) que pour la presse payante (près de -3 % les deux années).


Le sous-indicateur 2.1.2 quantifie l’évolution du nombre de visites des sites d’actualité ou d’information généraliste, au moment où le développement de la presse sur ce support prend de plus en plus d’importance dans le secteur. Une progression croissante de la fréquentation des services de presse en ligne est observée. Par ailleurs, devant la multiplication des supports numériques, la lecture de la presse en ligne est maintenant comptabilisée non seulement sur les sites web fixes (ordinateurs), comme c’était le cas dans les précédents documents budgétaires, mais aussi (depuis le PAP 2017) sur les sites web mobiles (téléphones portables), les applications pour mobiles et celles pour tablettes. Selon ce périmètre plus extensif, le nombre total de visites des sites d’actualité et d’information généraliste, sur tous les supports numériques, a ainsi connu une augmentation de 9,3 % entre 2016 et 2017, liée en partie au contexte des échéances électorales, une quasi stabilité (très légère baisse de 0,4 %) entre 2017 et 2018 et à nouveau une augmentation de 3,7 % entre 2018 et 2019, liée en partie au contexte des élections européennes. Les fortes augmentations mesurées au début des années 2010 étaient liées à l’émergence de ces supports d’information. La progression annuelle devrait se stabiliser dans les années à venir. Plusieurs raisons peuvent notamment l’expliquer : l’absence d’innovation technologique majeure récente et le manque relatif de formules d’abonnement véritablement attractives, les répercussions de la crise économique et le déplacement vers des supports diversifiés.



OBJECTIF 3

Améliorer le ciblage et l'efficacité des dispositifs d'aide


INDICATEUR 3.1

Effet de levier des aides directes d'investissement à la presse

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Effet de levier de l'aide à l'investissement du fonds stratégique pour le développement de la presse

%

3,4

2,7

3,6

3,6

4,4

3,8

 

Commentaires techniques

L’effet de levier de l’aide à l’investissement du fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) est mesuré par les ratios entre le montant total des projets soutenus et le montant des aides attribuées pour soutenir ces projets.


 Source des données : DGMIC

 

INDICATEUR 3.2

Part de l'aide publique globale accordée à la presse d'information politique et générale

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Aides directes aux éditeurs de presse (programme "Presse et médias")

%

94,2

99

95,2

99

99

99

 

Commentaires techniques

L’indicateur est mesuré par le rapport entre le montant des aides directes accordées à la presse d’information politique et générale et le montant total des aides directes aux éditeurs de presse du programme 180 : aide au portage, aides au pluralisme (aide aux publications nationales à faibles ressources publicitaires, aide aux quotidiens régionaux, départementaux et locaux à faibles ressources de petites annonces, aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale), fonds stratégique pour le développement de la presse.


Les bourses d’émergence du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse n’ont pas été comptabilisées, étant donné qu’elles peuvent être attribuées à des titres qui n’ont pas encore l’homologation de la CPPAP.

 

Analyse des résultats

S’agissant des aides à l’investissement attribuées dans le cadre du fonds stratégique pour le développement de la presse (indicateur 3.1), la tendance à la baisse observée depuis 2015 s’est inversée en 2019. Cela peut s’expliquer par l’arrivée de nouveaux acteurs et une part plus importante de demandes d’éditeurs n’ayant jamais obtenu d’aides auprès du FSDP dans un contexte où les demandes des éditeurs diffusés par Presstalis sont ajournées. Depuis plusieurs années, on observait que les demandeurs ciblaient au plus près leurs projets, les circonscrivant davantage aux dépenses éligibles au fonds, les nouveaux entrants, moins habitués au traitement des dépenses éligibles par le FSDP ont présenté des dossiers sans retirer au préalable les dépenses non éligibles.


Le deuxième indicateur (3.2) mesure la part que représentent les aides attribuées aux titres d’information politique et générale au sein des aides à la presse écrite. Les aides directes sont, conformément à leur ambition, bien plus ciblées sur la presse d’information politique et générale que les aides indirectes.


En 2019, 99 % des aides directes ont profité aux titres d’information politique et générale, ce qui correspond entièrement à l’objectif fixé pour 2020. Cette proportion est la même qu’en 2018 et s’explique, premièrement, par un volume global d’intervention du fonds stratégique pour le développement de la presse moins important du fait de la compensation versée à Presstalis et, deuxièmement, par un ciblage renforcé vers l’IPG au sein de ce même volume.


OBJECTIF 4

Soutenir les efforts des radios associatives dans leurs missions sociales de proximité


INDICATEUR 4.1

Part des subventions sélectives au sein du Fonds de soutien à l'expression radiophonique

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Part des subventions sélectives au sein du Fonds de soutien à l'expression radiophonique

%

18,64

20,96

20

20

20,42

20

 

Commentaires techniques

La part des subventions sélectives au sein du FSER correspond au montant total de subventions sélectives rapporté au budget annuel du FSER.

 

Source des données : DGMIC

 

Analyse des résultats

Le soutien prévu à l’article 80 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication vise à aider les radios qui accomplissent une mission sociale de proximité. Cette aide publique est versée dans le cadre du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), dont les crédits sont rattachés depuis la LFI 2017 au programme 180 « Presse et médias ».


Depuis l’entrée en vigueur, le 28 février 2007, du décret n° 2006-1067 du 25 août 2006 portant réforme de la gestion du fonds, les services de radio peuvent se voir accorder trois subventions à caractère automatique (subvention d’installation, subvention d’exploitation et subvention d’équipement) ainsi qu’une subvention à caractère sélectif (subvention sélective à l’action radiophonique). La réforme du décret régissant le FSER, effective depuis le début de l’année 2015, vise à renforcer la sélectivité des aides et à redéployer les financements vers les radios les plus actives dans la communication sociale de proximité. Le dispositif de soutien prévoit désormais :

  • de conditionner l’octroi de la subvention automatique d’exploitation à l’implantation locale effective de chaque service radiophonique pour lequel elle est demandée, vérifiée au moyen de critères objectifs ;
  • de recentrer la subvention sélective à l’action radiophonique sur les radios qui remplissent le mieux leur mission de communication sociale de proximité, en subordonnant sa délivrance à la réalisation d’actions culturelles et éducatives et d’actions en faveur de l’intégration, de la lutte contre les discriminations, de l’environnement et du développement local (les autres critères devenant complémentaires).

L’objectif « Soutenir les efforts des radios associatives dans leurs missions sociales de proximité » associé à l’action 6 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 traduit la volonté d’encourager les radios associatives à amplifier leurs efforts qualitatifs dans des domaines particulièrement essentiels au maintien de la cohésion nationale.


L’indicateur 4.1 « Part des subventions sélectives à l’expression radiophonique locale » rattaché à cet objectif vise à mesurer l’impact de la subvention sélective au regard de la réforme de 2015. Le sous-indicateur retenu correspond au montant total de subventions sélectives rapporté au budget annuel du FSER.


La part du budget du FSER consacrée aux subventions sélectives traduit le caractère incitatif du dispositif, étant souligné que cette part doit rester limitée, sauf à remettre en cause le principe de soutien automatique destiné aux radios. En 2019, le montant ainsi distribué en subvention sélective a été de 6,3 M€, contre 6,4 M€ en 2018.

Le montant consacré aux subventions sélectives correspond au solde des crédits disponibles une fois l’ensemble des aides automatiques accordées. En 2018, la réforme du fonds, conjuguée à la sanctuarisation de sa dotation à son plus haut niveau historique atteint en 2017, soit 30,75 M€, et à une révision du barème de la subvention d’exploitation, a permis de stabiliser les résultats, avec une part des subventions sélectives plus forte (20,42%) que celle visée en cible : 20% (contre 12,8% en 2016, 18,64% en 2017 et 20,96 % en 2018).


Cet indicateur est complété par des indicateurs de suivi supplémentaires, non assortis de cibles mais dont l’évolution permet d’éclairer le Parlement.


Part des radios bénéficiant d'une subvention sélective (indicateur de suivi)


La subvention sélective est conçue comme un outil incitatif, spécialement dédié au développement de la mission de communication sociale de proximité des radios associatives. La réforme du décret régissant le FSER, effective depuis le début de l’année 2015, a permis notamment de mettre fin à l’augmentation du nombre de bénéficiaires de la subvention sélective directement liée au critère de la part de programmes produits par la radio demandeuse, qui avait été constatée entre 2007 à 2014. En effet, la part des radios bénéficiant d’une subvention sélective, qui s’élevait à 90,6 % en 2014, est passée à 59,2 % en 2019 avec 403 subventions sélectives accordées, contre 60,4 % et 409 en 2018, traduisant des résultats conformes à l’objectif de sélectivité renforcée fixée par la réforme de 2015.


Part moyenne des ressources propres des radios locales associatives au sein de leur chiffre d’affaires (indicateur de suivi)


Cet indicateur traduit la volonté d’inciter les radios bénéficiaires de l’aide (près de 700) à développer leurs ressources propres pour les rendre moins dépendantes des subventions publiques attribuées par le FSER. L’indicateur retenu rend compte des efforts effectués par les radios pour diversifier leurs ressources propres, entendues ici comme l’ensemble des ressources autres que celles provenant du FSER. Symétriquement, il permet de prendre la mesure de l’importance de l’aide versée aux radios associatives.


Depuis plusieurs années, la part moyenne des ressources propres des radios associatives tend à se stabiliser autour de 60 % : les documents budgétaires fournis par les radios traduisent en effet leurs difficultés à diversifier davantage leurs sources de financement et reflètent en outre une tendance à la diminution de certaines ressources, notamment les subventions publiques autres que celles provenant du FSER.