$@FwLOVariable(annee,2019)

$@FwLOVariable(numProg,231)

$@FwLOVariable(libelleProg,Vie étudiante)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance


OBJECTIF 1

Contribuer à promouvoir l'égalité des chances pour l'accès aux formations de l'enseignement supérieur des différentes classes sociales


INDICATEUR 1.1

Accès à l'enseignement supérieur des jeunes de 20/21 ans selon leur origine sociale

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Employeurs, cadres, professions intermédiaires

%

79

80,8

81

Non déterminé

Non déterminé

82

Employés, Ouvriers

%

48

47,9

49

Non déterminé

Non déterminé

50

Ensemble des jeunes de 20-21 ans

%

61

62,4

63,5

Non déterminé

Non déterminé

65

 

Commentaires techniques

Source des données : données tirées d’une enquête trimestrielle auprès des ménages, l’enquête Emploi de l’INSEE.

Les valeurs définitives ne sont disponibles pour une année n qu’à partir de la rentrée n+4 puisqu’elles résultent de données pondérées qui sont provisoires pendant quatre ans.

Mode de calcul :

Pourcentage de jeunes suivant ou ayant suivi des études supérieures, parmi l’ensemble des jeunes âgés de 20-21 ans à la date de l’enquête dont le père relève de telle ou telle catégorie socioprofessionnelle (nomenclature INSEE). Si le père est inactif ou au chômage, c’est la catégorie socioprofessionnelle de la mère qui est prise en compte, si celle-ci est en emploi.

Échantillon : de l’ordre de 10 100 jeunes (tous milieux sociaux confondus) en 2018, dont 4 600 enfants d’ouvriers et d’employés et  3 800 d’employeurs, cadres et professions intermédiaires.

Champ : ensemble des ménages de France métropolitaine.

 

INDICATEUR 1.2

Evolution de la représentation des origines socio-professionnelles des étudiants selon le niveau de formation

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Equivalent "L" Ouvriers,employés

%

29,2

Non déterminé

29,7

Non déterminé

>=30

Equivalent "M" Ouvriers,employés

%

20,4

Non déterminé

21,5

Non déterminé

>=22

Equivalent "D" Ouvriers,employés

%

16,5

Non déterminé

17,4

Non déterminé

>=17,5

 

Commentaires techniques

Source des données : sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques DGESIP/DGRI-SDSIES.

Mode de calcul : Nombre d'étudiants dont le parent référent, déclaré par l’étudiant, appartient aux catégories socio-professionnelles « employés » ou « ouvriers » suivant le cursus de formation rapporté au nombre total d'étudiants suivant le cursus de formation.

Les étudiants pour lesquels les catégories socioprofessionnelles ne sont pas renseignées ne sont pas pris en compte (14 % en 2018-2019, 11 % en cursus licence, 18 % en cursus master et 20 % en cursus doctorat).


Le calcul s’effectue sur la France entière, incluant les collectivités d’outre-mer. Les résultats de l’année N sont ceux de l’année universitaire dont deux trimestres sur trois correspondent à l’année N.

L’indicateur est construit à partir de données administratives recueillies via le système d’information sur le suivi de l’étudiant (SISE). Il repose sur des informations données par les étudiants eux-mêmes. Sa limite tient donc à la fiabilité des renseignements et à leur effectivité.


Les réalisations 2018 et 2019 ne sont pas disponibles au regard de la méthode utilisée pour le calcul des réalisations 2017. Avec la nouvelle méthodologie de calcul employée, le sous-indicateur « équivalent « D » ouvriers employés » enregistre une réalisation 2019 à hauteur de 14,3 % de niveau équivalent à la réalisation 2018.

La prévision actualisée pour 2020 sera revue en conséquence.

 

INDICATEUR 1.3

Ratio de réussite comparé des étudiants boursiers par rapport aux étudiants non boursiers

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Ratio des taux de réussite en L3

%

112

Non déterminé

114,5

Non déterminé

114,5

 

Commentaires techniques

Source des données : sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques. DGESIP/DGRI-SDSIES. Les données sont issues d'AGLAE et de SISE. France Métro+DOM

Mode de calcul : le taux de réussite est calculé en fonction du nombre d’inscrits en année terminale de cursus. Il ne concerne que les étudiants inscrits dans les universités.

Cet indicateur permet d’apprécier l’adéquation des moyens mis en œuvre avec l’objectif de démocratisation de l’enseignement supérieur.

Les pourcentages obtenus sont établis à partir du ratio admis/inscrits.


Ratio : (a / b) * 100.

a : nombre de diplômés d’une licence boursiers sur critères sociaux rapporté au nombre d’inscrits boursiers sur critères sociaux en année terminale de cursus Licence

b : nombre de diplômés d’une licence  non boursiers rapporté au nombre d’inscrits non boursiers en année terminale de cursus licence

Cet indicateur étant disponible en décembre 2021, la réalisation 2019 sera affichée dans le RAP 2020.

 

INDICATEUR 1.4

Pourcentage d'étudiants boursiers en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Pourcentage d'étudiants boursiers en CPGE

%

28,8

28,9

>=30

28,8

>=30

 

Commentaires techniques

Source des données : sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques. DGESIP/DGRI.

Mode de calcul : le calcul s’effectue sur la France métropolitaine et les départements d’Outre-mer. Il découle par appariement sur l’INE entre les deux systèmes Aglaé (gestion des bourses) et Scolarité. L’année n correspond à l’année universitaire n-1/ n.

 

Analyse des résultats

Indicateur 1-1 : Accès à l’enseignement supérieur des jeunes de 20/21 ans selon leur origine sociale :


Les données pour 2017 et 2018 sont provisoires. Cet indicateur est calculé à partir de l’enquête emploi de l’INSEE dont les données de l'année n ne sont mises à jour qu'en avril  n+1. Les pondérations actuelles de l’enquête et donc les valeurs qui en sont issues sont provisoires sur les années 2017 et 2018. L'INSEE recalcule chaque mois de juin de nouvelles pondérations afin de les caler sur les résultats définitifs du recensement de la population alors disponible. Les chiffres les plus fortement révisés sont ceux de l'année précédente.  Au final, l'enquête 2017 ne sera définitive qu'en juin 2021.

Ces chiffres fournissent un instantané des différences sociologiques d’accès à l'enseignement supérieur et non une information sur une année universitaire déterminée (certains jeunes ont pu commencer l’enseignement supérieur 2 ou 3 ans plus tôt, et arrêter ensuite). L’entrée dans l’enseignement supérieur est mesurée à 20 et 21 ans, âges permettant un dénombrement assez complet des études entreprises dans la continuité du lycée.


Indicateur 1-2 : Evolution de la représentation des origines socio-professionnelles des étudiants :


On peut noter que l’origine sociale des étudiants français évolue très peu d’une année à l’autre. En 2018-2019, les étudiants des catégories sociales les plus favorisées continuent à être fortement surreprésentés au regard de la répartition dans la société entre cadres supérieurs et ouvriers par rapport aux jeunes de catégories sociales plus modestes : toutes formations confondues, en 2018-2019, 34 % des étudiants ont des parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure tandis que 17 % sont des enfants d’employés, 12 % sont des enfants d’ouvriers, 11,1 % sont des enfants d'agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d'entreprise et 13,8 % sont des enfants de parents exerçant des professions intermédiaires.

Les enfants de cadres représentent plus de la moitié des étudiants dans les écoles normales supérieures (ENS), en classe préparatoire, ainsi que dans les formations d'ingénieurs, les écoles de commerce, gestion et comptabilité. En revanche, ils sont peu nombreux en STS (15,6 %). Les enfants d’ouvriers sont sous-représentés dans la plupart des filières de l'enseignement supérieur, sauf en STS (23,5 %), dans les écoles paramédicales et sociales (19%) et en DUT (13,3 %). La part  des enfants d’artisans, commerçants, chefs d'entreprise ou exploitants agricoles est plus élevée parmi les étudiants des écoles de commerce (19,5 %). La proportion d'enfants de professions intermédiaires et d'employés est relativement homogène d'une filière à l'autre, malgré une légère surreprésentation en DUT (17,6 %) et en STS et, dans le cas des enfants d’employés, dans les écoles paramédicales et sociales (31,6 %).

A l'université, les enfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures représentent 33,3 %  des effectifs où ils sont surreprésentés dans les disciplines de santé (47,8 %). Leur effectif passe de 29,5 % en cursus licence à 41 % en doctorat. Inversement, les enfants d'ouvriers représentent 12,7 % des étudiants inscrits en licence et 6,2 % en cursus doctorat.


La politique engagée par le MESRI avec le lancement du Plan Étudiants dès la rentrée 2017 et la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants du 8 mars 2018 a renforcé les processus d’accompagnement à l’orientation des élèves au lycée et des étudiants lors des premières années de l’enseignement supérieur.


Les différentes mesures déployées depuis 2018 contribuent à soutenir davantage les élèves dans leur réflexion sur leur projet professionnel et personnel en inscrivant celle-ci dans un temps plus long au lycée grâce notamment à la désignation de deux professeurs principaux pour assurer un accompagnement individuel de chacun, à l’instauration de semaines de l’orientation au lycée et à l’examen approfondi du projet d’orientation des élèves par le conseil de classe. Par ailleurs, pour soutenir leur ambition et les accompagner vers un choix éclairé de poursuite d’études et vers la réussite, la refonte de la procédure de préinscription et la mise en place de l’outil Parcoursup permet de leur fournir les informations relatives aux caractéristiques des formations, aux attendus pour réussir dans la filière choisie, aux différentes données statistiques sur la réussite et l’insertion professionnelle des diplômés. Mais cette évolution de la procédure a surtout permis de supprimer la sélection par le tirage au sort et la hiérarchisation des vœux qui conduisait à des stratégies et entretenait l’autocensure des élèves. Elle a fait prévaloir la motivation du projet de poursuite d’études dont il est tenu compte, au moment de l’examen de la candidature par les établissements d’accueil, au même titre que les acquis antérieurs et la cohérence du dossier avec la formation visée.


La dynamique de la loi ORE a favorisé l’extension du périmètre des formations présentes sur Parcoursup de manière à offrir un choix toujours plus large de formations aux élèves et un accès simplifié : plus de 3000 formations supplémentaires ont été ajoutées à la plateforme entre 2018 et 2020, parmi lesquelles les formations en apprentissage, les formations du champ paramédical, les formations aux métiers du sport et les formations aux métiers de la culture.


Enfin, la loi a permis d’instaurer des mesures en faveur de l’accès des bacheliers boursiers à l’enseignement supérieur : quotas d’appel minimal de boursiers dans les formations sélectives et non sélectives ; aide à la mobilité ciblée sur les lycéens boursiers.


Pour améliorer les perspectives de poursuite d’études des bacheliers technologiques et professionnels, la loi ORE et la plateforme Parcoursup ont donné une nouvelle ambition : des pourcentages minimaux d’accès des bacheliers professionnels et des bacheliers technologiques respectivement en STS et en IUT sont fixés par les recteurs et intégrés dans l’outil de manière à renforcer l’accès de ces bacheliers aux filières courtes dans lesquelles ils réussissent le mieux ; l’expérimentation « Bac Pro-BTS » (accès prioritaire en STS des bacheliers professionnels ayant un avis favorable du conseil de classe) élargi à l’ensemble de la métropole depuis Parcoursup 2019 et la réforme des IUT qui sera mise en œuvre en 2021 participent également de cette politique volontariste pour susciter l’ambition des élèves, par une meilleure préparation de leur projet d’orientation, quelle que soit leur origine socio-professionnelle, et leur proposer des parcours de réussite.

L’ensemble de ces dispositions couplées à la mise en place du contrat de réussite pédagogique à l’université proposé aux étudiants et du développement de la personnalisation des parcours en fonction du profil des bacheliers ont concouru à faire évoluer la représentation des origines socio-professionnelles des étudiants.


Afin de développer la mobilité étudiante, entravée par des obstacles financiers mais également par les règles d’accès à l’enseignement supérieur, la loi ORE a introduit la fixation de taux de mobilité inter-académique pour permettre aux candidats de postuler dans toutes les formations du territoire. Ces taux sont fixés par le recteur sous la forme d’un pourcentage maximal de bacheliers hors académie retenus candidatant à une formation de l’académie lorsque le nombre de candidatures excède les capacités d’accueil. Une aide financière à la mobilité accompagne ces mesures d’incitation.

En Ile-de-France, la sectorisation académique a été revue complètement pour lever les verrous à la mobilité au sein de la région entre les trois académies. Cette mesure a dès sa première année développé la mobilité.


Indicateur 1-3 : Ratio de réussite comparé des étudiants boursiers par rapport aux non boursiers :


Le calcul  de cet indicateur fait l'objet en 2017 d'une évolution méthodologique. Ce ratio reste toujours favorable aux étudiants boursiers (taux de réussite supérieur chez les étudiants boursiers), une hausse de cet indicateur signifiant que les résultats des étudiants non boursiers s'éloignent de ceux des étudiants boursiers sur critères sociaux.

Le calcul du taux de réussite doit néanmoins être pris avec précaution. En effet, il n’est pas établi à partir des présents aux examens mais à partir du nombre d’inscrits. Or les étudiants boursiers sont soumis à une obligation d’assiduité qui favorise la réussite. Le ratio pour 2019 n'est pas encore disponible.


Indicateur 1-4 : Part des étudiants boursiers en Classes préparatoires aux Grandes Écoles :


En 2019, la part des boursiers en CPGE s'élèvent à 28,8 %. Il a fortement augmenté depuis 2005 et reste stable par rapport à 2018. À l’université, la part des étudiants boursiers sur critères sociaux s’élève à 39,5 %, en baisse de 0,5 point par rapport à 2016. La proportion de boursiers est particulièrement faible dans les écoles de commerce (13,5 %) et comprise entre 20 % et 27 % dans les autres filières de formations (formations d’ingénieurs, universités privées, etc.).

Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures représentent plus de la moitié des étudiants en classes préparatoires (51,6 %), tandis que les enfants d'ouvriers  y représentent 7 % et les enfants dont les parents relèvent des professions intermédiaires 12,7%.

Un ensemble de mesures conduisant à l’amélioration de cet indicateur a été mis en place. Le ministère chargé de l'enseignement supérieur a demandé aux recteurs d’académie de mobiliser l'ensemble des équipes pédagogiques pour que les lycéens d’origine modeste, dès lors qu’ils en ont les capacités, soient encouragés à émettre des vœux pour une poursuite d’étude ambitieuse. Plus largement, la loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE) a introduit l’obligation de l’intégration par les recteurs d’académie de pourcentages minimaux de bénéficiaires d’une bourse nationale de lycée, dans toutes les formations, Ces pourcentages tiennent compte de la part des candidats boursiers parmi les candidats ayant confirmé un voeu pour la formation considérée.

La plateforme Parcoursup a permis, comme depuis 2018, aux chefs d’établissements d’obtenir la liste des candidats bénéficiaires d’une bourse de lycée pour vérifier si le classement qu’ils opèrent respecte le pourcentage fixé. Afin de favoriser l'ouverture sociale des formations de l’enseignement supérieur, des actions d’accompagnement des lycéens issus de milieux modestes vers l'enseignement supérieur sont mises en œuvre, notamment à travers le tutorat mais aussi une bourse à la mobilité. En 2020, la fixation de taux minimaux d’appel sera étendue aux CPGE des lycées privés sous contrat, conformément aux accords conclus avec les représentants de l’enseignement catholique et laïc.

C’est ainsi que le dispositif des « cordées de la réussite » qui repose sur des partenariats entre un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur, d’une part, et des lycées à classes préparatoires et des lycées ou collèges, d’autre part, met l’accent sur les actions de tutorat, d’aide à l’orientation et à la réussite, d’accompagnement culturel et d’actions au sein de ces formations, assurées par des étudiants, sur la base du volontariat, au bénéfice de lycéens ou d’étudiants de CPGE. Ce dispositif vise à lever les obstacles psychologiques et culturels qui conduisent trop souvent les élèves issus de familles modestes à s’autocensurer alors qu’ils ont les capacités requises pour s’engager vers les voies d’excellence. 423 cordées sont recensées en 2019.

Par ailleurs, l’accès aux écoles d’ingénieurs et de commerce s’est fortement diversifié depuis plusieurs années: environ la moitié des étudiants de ces écoles n’a pas été recrutée à l’issue d’une CPGE, car de nombreuses passerelles ont été développées pour accueillir les étudiants d’IUT, de licence ou directement après le baccalauréat. Par conséquent l’attractivité des CPGE tend à légèrement diminuer pour l’ensemble des candidats. En moyenne, la liste de vœux confirmés sur Parcoursup 2019 se compose à 7 % de vœux en CPGE. La hiérarchie des filières de formation dans les listes de vœux n’a pas été modifiée par l’élargissement des formations ouvertes sur Parcoursup. Les vœux en licence composent près de la moitié des listes pour les lycéens généraux, ceux en DUT 14 % et 11 % ceux en CPGE.

Par ailleurs, la politique conduite par le ministère vise à renforcer la poursuite d’études des meilleurs bacheliers, qu'ils soient boursiers ou non, vers l’ensemble des formations sélectives et non sélectives publiques. Cette politique s’est traduite par une répartition des élèves boursiers sur l’ensemble des formations, et pas uniquement sur les formations de CPGE. Ainsi, en 2019, les élèves boursiers du secondaire représentent 21 % des bacheliers 2019 et 20,5 % des candidats ayant accepté une proposition sur Parcoursup (19,8 % en 2018).


OBJECTIF 2

Améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants en optimisant les coûts


INDICATEUR 2.1

Couverture des besoins en logements pour les étudiants boursiers

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Nombre de places pour 100 étudiants boursiers

Nb

25,3

24,6

25,8

25,8

24,2

26,2

 

Commentaires techniques

Source des données : CNOUS/CROUS - sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques DGESIP/DGRI.

Mode de calcul : nombre de places * 100 / nombre de boursiers

Cet indicateur permet d’apprécier la progression du taux de couverture des besoins en logement social géré par les CROUS pour les étudiants boursiers. Le calcul résulte du rapport entre le nombre de places disponibles en 2019 et le nombre de boursiers sur critères sociaux de la même année universitaire comptabilisés par les divisions de la vie étudiante des Crous pour l’année universitaire 2018/2019

 

INDICATEUR 2.2

Bilan des enquêtes de satisfaction sur le logement et la restauration relevant du réseau des oeuvres

     (du point de vue de l'usager)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Note attribuée par les étudiants sur la qualité des restaurants universitaires

Note sur 5

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

3,8

Note attribuée par les étudiants sur la qualité des logements universitaires

Note sur 5

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

Non déterminé

3,5

 

Commentaires techniques

Mode de calcul : l’enquête mesure la satisfaction des étudiants sur 10 critères notés sur 5. Ici, il n’est retenu que la note d’ensemble.

Enquête triennale menée par l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE). L'enquête a été effectuée en 2016. Elle intègre les écoles d’ingénieurs et les écoles de commerce. Seuls les étudiants qui ont vécu en résidence universitaire ou qui fréquentent les restaurants universitaires sont concernés.

Une nouvelle enquête est en cours et permettra de disposer de données actualisées pour 2020.

 

INDICATEUR 2.3

Taux de couverture des dépenses d'hébergement et de restauration par des ressources propres

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Taux de couverture sur ressources propres des dépenses d'hébergement

%

109,9

107,9

110,6

109,3

105

111,1

Taux de couverture sur ressources propres des dépenses de restauration

%

57,3

56,6

56

55,8

58,2

57,4

 

Commentaires techniques

Pour l’hébergement :

L’ensemble des ressources propres constitué par le chiffre d’affaires, c’est-à-dire essentiellement les loyers et le déplafonnement de l’ALS, les produits de gestion courante (75), les produits financiers (76), les produits exceptionnels (hors 777), les reprises sur provisions et amortissements (78 hors quote-part reprise au résultat des financements des actifs).

L’ensemble des dépenses : la masse salariale des personnels administratifs et ouvriers y compris les pensions civiles, les locations et les charges, l’énergie, les fluides, l’entretien courant, les charges de gestion courante, les charges financières, les charges exceptionnelles, les dotations aux amortissements et les provisions sur ressources propres.

Pour la restauration :

L’ensemble des recettes : les ressources propres constituées par les repas étudiants, non étudiants et exceptionnels, les produits de gestion courante (75), les produits financiers (76), les produits exceptionnels (hors 777), les reprises sur provisions et amortissements (78 hors quote-part reprise au résultat des financements des actifs). L’ensemble des dépenses : la masse salariale des personnels administratifs et ouvriers y compris les pensions civiles, les dépenses de denrées, boissons, l’énergie, les fluides, l’entretien courant, les charges de gestion courante, les charges financières, les charges exceptionnelles, les dotations aux amortissements et les provisions sur ressources propres.

 

Analyse des résultats

Indicateur 2-1 : Répartition de la couverture des besoins en logement

S’agissant de la répartition de la couverture des besoins en logement, le nombre de places pour 100 étudiants boursiers passe de 24,6 pour l’année 2018 à 24,2 pour 2019.

Ce résultat s’explique par la hausse de 2,5 % du nombre de boursiers par rapport à celui de l’année universitaire précédente, alors que le nombre de places offertes progresse plus lentement (+ 1,0 %) dans le même temps.

A titre indicatif, en fin d’année universitaire 2019/2020, le nombre de logements mis à disposition des étudiants boursiers est inférieur à celui prévu (174 117 contre 174 960 prévus).

Le nombre d’étudiants boursiers quant à lui a repris sa progression (2,5% pour l’année 2018-2019 contre 0,9% au cours de l’année précédente).

Indicateur 2-2 : Bilan des enquêtes de satisfaction sur le logement et la restauration relevant du réseau des œuvres

Le bilan des enquêtes de satisfaction sur le logement et la restauration provient de l’enquête triennale de l’OVE sur les conditions de vie étudiante dont la dernière a été réalisée en 2016. La suivante devait être menée en 2019, mais a été déportée à 2020. L’enquête se déroulant de mars à juin, les données de l’enquête 2020 ne sont pas disponibles.

Dans la dernière enquête 2016 de l’OVE, les étudiants ont attribué une note de satisfaction de 3,7 sur 5 s’agissant de la restauration relevant du réseau des œuvres universitaires, et de 3,5 sur 5 concernant le logement.

Indicateur 2-3 : Taux de couverture des dépenses d’hébergement et de restauration par les ressources propres

Les taux de couverture des dépenses par les ressources propres sont respectivement de 105 % en hébergement (107,9 % en 2018) et de 58,2 % en restauration (56,6 % en 2018).

1) Hébergement

Le taux de couverture des dépenses par les ressources propres atteint 105 % en 2019 contre 107,9 % en 2018. Le chiffre d’affaires de l’hébergement a progressé davantage en 2019 (+ 3,4 %) qu’en 2018 (+2,5 %). Cette augmentation résulte de la réhabilitation des résidences traditionnelles d’une part, et de l’augmentation du parc d’autre part. Toutefois, les dépenses afférentes à cette activité augmentent de manière plus importante que les recettes : + 6,4 % entre 2019 par rapport à 2018 (+ 3,5 % entre 2017 et 2018), ce qui explique la dégradation du taux de couverture des dépenses par les ressources propres.

L’évolution des principaux postes de dépenses est la suivante :

- Loyers et charges locatives : C’est le premier poste de dépenses de ce domaine d’activité. Il représente 34,3 % des dépenses totales (36,5 % en 2018) Son niveau est en hausse de 2,8 % par rapport à 2018, à hauteur de 166,3 M€.

- La masse salariale (y compris notamment les dépenses d’intérimaires et associations intermédiaires) : Ce poste est en baisse de 1,3 % pour atteindre 134,8 M€ . Ce mouvement s’accompagne en revanche d’une progression des frais généraux, et en particulier des prestations extérieures (nettoyage, gardiennage), qui sont portés à 12,6 M€ (pour 9,8 M€ en 2018).

- Les dépenses de viabilisation atteignent 73,0 M€, et augmentent de 5,2 %.Les dépenses d’électricité croissent à elles seules de 4,2 M€. Si l’évolution du parc de logements explique une partie de cette hausse, celle importante et continue du coût des fluides est conforme aux prévisions de la Direction des Achats de l’État pour 2019.

- Les dépenses d’entretien progressent de 19,2 % à 48,6 M€, sous l’effet de l’augmentation des dépenses de maintenance sur les biens immobiliers qui augmentent de 13,5 M€ en 2018 à 18,4 M€ en 2019.

- Les autres dépenses connaissent également une forte hausse sous l’effet des frais généraux mais également de la progression des dépenses d’études (+1,1 M€).

- La croissance des dotations pour amortissements sur ressources propres et pour les dotations pour provisions croît de manière très forte : le solde des produits et des charges calculés passe de 11,6 M€ en 2018 à 19,2 M€ en 2019.


2) Restauration

Le taux de couverture des dépenses par les ressources propres passe à 58,2 % en 2019 contre 56,6 % en 2018. Cette évolution est la résultante de la très forte progression des recettes de la restauration (219,2 M€ en 2019 contre 203,3 M€ en 2018, soit une hausse de +7,6 %), qui est le fruit des bons résultats de la restauration étudiante (+11,9 %) et de la restauration exceptionnelle (+11,9 %), qui progressent plus rapidement que les dépenses générées par cette activité (+3,1%).


L’évolution des principaux postes de charges est la suivante :

-La masse salariale (y compris notamment les dépenses d’intérimaires et associations intermédiaires) augmente de 0,4 % par rapport à 2018 et atteint 201,5 M€.

-Les prestations extérieures (nettoyage, gardiennage) ne progressent dans le même temps que de 0,3 M€ (3,3 M€).

-Les dépenses de denrées et boissons, représentant désormais 102,1 M€ soit une hausse de 10,6 % par rapport à 2018, nettement supérieure à celle de l’activité. Si le niveau d’activité explique une partie de l’augmentation, d’autres facteurs entrent cependant en jeu dont l’augmentation des prix de certaines denrées ainsi que la croissance des achats de produits déjà élaborés à l’extérieur.

-Les dépenses de viabilisation sont en augmentation (3,6 % par rapport à 2018) : les dépenses d’électricité, à l’instar de l’hébergement, sont presque seules à l’origine de la hausse et passent de 7,9 M€ à 8,8 M€.

-Les autres dépenses connaissent une hausse de 3,8 % principalement sous l’effet des frais généraux (+5,5 % dus aux prestations extérieures (cf. point sur la masse salariale) mais également sous l’effet de la croissance de 7,9 % des dotations pour amortissements sur ressources propres et pour les dotations pour provisions. Le solde des produits et des charges calculés passe de 11,8 M€ en 2018 à 12,7 M€ en 2019.


OBJECTIF 3

Développer le suivi de la santé des étudiants


INDICATEUR 3.1

Pourcentage des étudiants de(s) l'université(s) vus au S(I)UMPPS à titre individuel

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2017
Réalisation

2018
Réalisation

2019
Prévision
PAP 2019

2019
Prévision
actualisée

2019
Réalisation

2020
Cible
PAP 2019

Pourcentage des étudiants de(s) l'université(s) vus au S(I)UMPPS à titre individuel

%

21,5

21,5

21,5

21,5

20,4

22

 

Commentaires techniques

Source des données : DGESIP – l’enquête est effectuée auprès des services de médecine préventive et de promotion de la santé des universités. Elle ne prend pas en compte les étudiants inscrits dans les CPGE et les STS.

Mode de calcul : les résultats de l’année n sont calculés par rapport à l’année universitaire dont deux trimestres sur trois correspondent à l’année n.

% d’étudiants de l’université vus au SUMPPS à titre individuel

Numérateur  nombre d’étudiants vus au SUMPPS à titre individuel (1)

Dénominateur  nombre d’étudiants inscrits à l’université (2)

(1) Étudiants de l’université vus au SUMPPS quel que soit le motif : soins, prévention, social.

(2) Étudiants inscrits en inscription principale à l’université hors télé-enseignement et hors conventions.

Il ne s'agit pas de dénombrer le nombre de visites mais le nombre d'étudiants ayant bénéficié d'au moins une consultation. Ne sont pas inclus dans le champ de l'enquête les étudiants des diverses écoles et autres établissements qui sont reçus par les SUMPPS en raison d'une convention passée entre les établissements. Ce nouvel indicateur reflète davantage l’activité des services dans sa globalité, il remplace donc celui qui portait sur le nombre d'étudiants ayant bénéficié d'un bilan de prévention.

 

Analyse des résultats

La baisse de l’indicateur « Pourcentage des étudiants de(s) l'université(s) vus au SUMPPS à titre individuel » traduit la transformation du besoin de soins des étudiants et de l’activité des SUMPPS. En effet, la disparition de l’examen préventif explique ce tassement. En parallèle, l’augmentation du nombre moyen de consultations par étudiant (0,46 consultation par étudiant en 2019 contre 0,33 en 2018) témoigne d’un regain d’activité de la médecine universitaire et de son évolution vers des actions plus curatives et le développement de la prise en charge de la santé mentale conformément aux orientations ministérielles.


L’indicateur « Pourcentage des étudiants de(s) l'université(s) vus au SUMPPS à titre individuel » permettait d’évaluer quelle proportion des étudiants inscrits à l’université était couvert par l’examen préventif, héritier de la visite médicale obligatoire.

Toutefois, à la suite d’une modification du code de l’éducation en 2019, l'examen préventif a été remplacé par l’ « examen de santé » à effectuer au cours de la scolarité de l'étudiant dans l'enseignement supérieur. Cette évolution répond au besoin des étudiants qui bénéficient d’un examen de santé inscrit dans une approche globale du besoin de santé. Cet examen répond davantage aux besoins formulés par les étudiants et ajoute à la mission de prévention des aspects curatifs et sociaux.

Ainsi, l’objectif, en termes de politique publique, est désormais davantage de répondre aux besoins des étudiants, que de couvrir la totalité de la population. En conséquence, il est envisagé à terme le remplacement de l’indicateur « Pourcentage des étudiants de(s) l'université(s) vus au SUMPPS à titre individuel » par un indicateur « nombre moyen de consultation en SUMPPS par étudiant inscrit à l’université».


Pour cet indicateur, une forte croissance est constatée avec en moyenne 0,46 consultation par étudiant en 2019 contre 0,33 en 2018.

Ceci s’explique par les suivis d’étudiants présentant des besoins de santé dans plusieurs spécialités médicales, des suivis psychologiques réguliers ou ayant désigné le SSU comme étant leur médecin traitant. Ces évolutions, augmentation du nombre d’étudiants, de leurs besoins de santé, orientation des missions des SSU vers le curatif –complément du préventif-, et expérimentation de la santé par les pairs qui contribuent à porter les messages de santé publique (services sanitaire en santé, étudiants relais santé, secouristes en santé mentale ...) expliquent le virage qui s’amorce en terme à la fois de prestation, de méthode et de ressources médicales, paramédicales et de prévention.


L’amélioration de l’indicateur « nombre moyen de consultation par étudiant inscrit à l’université » est constatée alors même que la contribution de vie et de campus (CVEC) n’a pu encore pleinement fait sentir ses effets.

L’utilisation de la CVEC favorise le développement de nouvelles prestations notamment par le recrutement de vacataires qui assurent à la fois du soin et de la prévention. L’effectivité de la mise en œuvre des projets financés par la CVEC permettra d’élargir les plages d’accueil et de consultations tant sur le champ du préventif que sur celui du curatif. La DGESIP a affirmé une priorité de l’utilisation des fonds vers des actions dédiées à la santé qui permettront d’améliorer l’accès des étudiants à la santé.