$@FwLOVariable(annee,2020)

$@FwLOVariable(numProg,185)

$@FwLOVariable(libelleProg,Diplomatie culturelle et d'influence)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance


OBJECTIF    

1 – Renforcer l'influence culturelle, linguistique et éducative de la France


INDICATEUR

1.1 – Présence de la culture et des idées françaises à l'étranger

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Nombre de projets et de programmes culturels avec cofinancements extérieurs / nombre total de projets et de programmes culturels accompagnés par le réseau

%

94

95

95

Sans objet

96

Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération

%

+5

+10

+5

+5

+20

+5

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 « Nombre de projets et de programmes culturels avec cofinancements extérieurs / Nombre total de projets et de programmes culturels accompagnés par le réseau»

Ce sous-indicateur est supprimé au PAP 2021

Sources des données: MEAE/Direction générale de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international (DGM)

Le sous-indicateur fait référence au nombre de projets culturels (diffusion artistique, partenariats entre structures, projets d'accompagnements des politiques culturelles, promotion des ICC) soutenus ou organisés par les postes (services de coopération et EAF) en partenariat avec des acteurs locaux (associations, sociétés privées, partenaires publics dans les différents pays).

Périmètre: SCAC de l'ambassade, établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et Alliances françaises « conventionnées » (AF) dans le pays disposant d'un service de coopération et d'action culturelle dont les postes de présence diplomatique inclus dans l'enquête de 2020


Sous-indicateur 2 « Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération. »

Sources des données: MEAE/Direction générale de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international (DGM)

Le sous-indicateur fait référence à l'évolution d'une année sur l'autre du nombre d'abonnés aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) directement gérés par le service de coopération et d 'action culturelle de l'ambassade.

Périmètre: SCAC de l'ambassade, établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et Alliances françaises « conventionnées » (AF) dans le pays disposant d'un service de coopération et d'action culturelle, dont les postes de présence diplomatique inclus dans l'enquête de 2020

 

INDICATEUR

1.2 – Diffusion de la langue française

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Nombre d'élèves inscrits aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises

Nb

1 098 311

1 150 257

1 105 000

773 500

760 493

1 071 000

Nombre d'heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises

Nombre/usager

39 999 043*

40 646 909

43 095 000

30 166 500

24 050 989

41 000 000

Nombre de candidats aux certifications en langue française

Nb

643 562

603 358

715 000

555 536

390569

660 000

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 : « Nombre d'élèves inscrits aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises »
Sources des données : MEAE/DGM/services de coopération et d’action culturelle (SCAC)
Ce sous-indicateur fait référence au total des inscriptions annuelles (et non au nombre d’élèves différents). Le périmètre est constitué des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires et des alliances françaises conventionnées, c’est-à-dire disposant de personnel mis à disposition par le MEAE ou d’une subvention. Les informations proviennent des remontées des postes du réseau de coopération et d’action culturelle suite à la collecte des fiches de contrôle de gestion pour l’année 2020.
Périmètre : Établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF) dans le pays disposant d'un service de coopération et d'action culturelledont les postes de présence diplomatique inclus dans l'enquête de 2020


Sous-indicateur 2 : « Nombre d'heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises »
Sources des données : MEAE/DGM/services de coopération et d’action culturelle (SCAC)
Ce sous-indicateur permet de mettre en parallèle le nombre de cours dispensées à celui des inscriptions. Le périmètre est constitué des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires et des alliances françaises conventionnées, c’est-à-dire disposant de personnel mis à disposition par le MEAE ou d’une subvention. Les informations proviennent des remontées des postes du réseau de coopération et d’action culturelle suite à la collecte des fiches de contrôle de gestion pour l’année 2020.
Périmètre : Établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF) dans le pays disposant d'un service de coopération et d'action culturelle dont les postes de présence diplomatique inclus dans l'enquête de 2020


Sous-indicateur 3 : « Nombre de candidats aux certifications en langue française »

Sources des données : France Éducation international (FEI)

Le sous-indicateur fait référence au nombre d'inscrits aux certifications de langue (DILF, DELF, DALF, TCF) tous niveaux confondus, dans tous les centres d'examen dont la France. Les tests Evalang ne sont pas intégrés à ce chiffre.

Périmètre : diplôme initial de langue française (DILF ), diplôme d’études en langue française (DELF), le diplôme approfondi de langue française (DALF) et le test de connaissance du français (TCF).

 

INDICATEUR

1.3 – Enseignement français et coopération éducative

     (du point de vue de l'usager)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Taux de croissance du nombre d'élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE

%

+3

+5,47

+4

+5,37

+1,5

+5

Nombre d'élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancéducation

Nb

95 743

130 000

170 000

145 000

145 000

260 000

Nombre de professeurs formés par le réseau

Nb

Sans objet

36 387

5 000

5 000

31 441

5 000

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 : « Taux de croissance du nombre d'élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE »
Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international (DGM)
Le sous-indicateur fait référence au taux de croissance du nombre d'élèves étrangers inscrits dans un établissement homologué par l'éducation nationale, faisant partie du réseau piloté par l'AEFE.
Périmètre : L'ensemble des établissements du réseau de l'enseignement français à l'étranger


Sous-indicateur 2 : « Nombre d'élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation »
Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international (DGM)
Le sous-indicateur fait référence au nombre d’élèves inscrits dans un cursus bilingue au sein d’un établissement ayant reçu le « LabelFrancÉducation ». Ce label est accordé aux établissements privés ou publics travaillant sur programme national et présentant des sections bilingues francophones de haut niveau. La liste des établissements labellisés fait l’objet après chaque nouvelle campagne d’un arrêté ministériel.
Périmètre : Établissements ayant reçu le LabelFrancÉducation.

Sous-indicateur 3 : « Nombre de professeurs formés par le réseau »
Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international (DGM)
Le sous-indicateur fait référence aux enseignants des systèmes éducatifs locaux, partenaires de nos actions de coopération éducative, formés par le réseau, y compris des enseignants du réseau LabelFrancÉducation.
Périmètre : Établissements d'enseignement locaux en lien avec les SCAC de l'ambassade dans le pays disposant d'un service de coopération et d'action culturelle

 

Analyse des résultats

Sous-indicateur 1.1.1 « Nombre de projets et de programmes culturels avec cofinancements extérieurs / Nombre total de projets et de programmes culturels accompagnés par le réseau»


Ce sous-indicateur est supprimé dans le cadre du PAP 2021, les données 2020 ne sont pas disponibles. La notion de projet ou programme versus manifestation culturelle est difficile à clarifier. Un programme se constitue souvent de plusieurs manifestions culturelles. Les données transmises par les postes sont alors difficiles à apprécier.



Sous-indicateur 1.1.2 « Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération »


La réalisation 2020 est de +20 %, ce qui représente près d'1 million d'abonnés supplémentaires sur la seule année 2020 sur l'ensemble du réseau. En 2019, le nombre d’abonnés tous réseaux sociaux confondus était de 4,9 millions et s'établit en 2020 à 5,89 millions d'abonnés.


Cet indicateur montre une croissance quatre fois plus forte que la prévision. Cette forte augmentation s'explique notamment par l'adaptation de notre offre culturelle aux contraintes imposées par la crise sanitaire, à travers la réalisation d'événements en ligne ou en format hybride.

De nombreux postes ont ainsi mené des actions spécifiques afin d'augmenter le nombre d'abonnés à leurs newsletters ou réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter notamment).


Suite à la fermeture des salles de concerts et de cinéma, le poste au Mexique a par exemple réorienté l’intégralité de sa programmation audiovisuelle en direction du public en ligne. Parmi les différentes opérations un concours de création d’affiches de cinéma français lancé par le poste a rencontré un succès inattendu. En partenariat avec le magazine culturel MARVIN, l’ambassade a invité les internautes mexicains à recréer une affiche d’un film français de leur choix. 173 affiches ont été reçues et le mini-site dédié a enregistré 16 100 visites. Sur les réseaux sociaux, les contenus ont été vus plus de 600 000 fois et reçu 4 000 réactions et commentaires.

L'évolution favorable sur trois ans de cet indicateur s'explique par le caractère désormais indispensable des réseaux sociaux comme vecteurs d'information et d'interaction avec le public pour les services culturels et EAF ; particulièrement auprès de la jeunesse qui constitue le cœur de cible de leur action.



Sous-indicateurs 1.2.1 et 1.2.2 : « Nombre d'élèves inscrits aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises » et « Nombre d'heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises »


Pour le nombre d’élèves inscrits, le réalisé 2020 est de 760 493 élèves, en retrait par rapport à la prévision actualisée qui, compte tenu de la crise sanitaire, avait déjà été abaissée à 773 500 élèves inscrits.

Après avoir augmenté d'environ 5 % entre 2018 et 2019  en passant de 1 098 311 à 1 150 257, le nombre d'élèves inscrits aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises est passé de 1 150 257 élèves en 2019 à 760 493 en 2020, soit une baisse d'environ 33 %.


Pour le nombre d'heures/élèves, le réalisé 2020 est de 24 050 989 heures/élèves, soit un écart entre la prévision et le résultat de près de 20 %.

Compte tenu de la crise sanitaire, la prévision annuelle pour 2020 avait été corrigée au moment de la rédaction du PAP 2021 pour s'établir à 30 166 500 au lieu de 43 095 000.

Après avoir augmenté de 1,62 % entre 2018 et 2019 (passant de 39 999 043 à 40 646 909), le nombre d'heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises baisse d'environ 40%  entre 2019 et 2020 pour passer de 40 646 909 à 24 050 989 heures/élèves.


Les restrictions imposées à travers le monde par la crise sanitaire de la Covid-19 aux voyages internationaux ont entraîné la forte contraction observée du volume des cours de langue dispensés par notre réseau culturel.

Les étudiants participant à des échanges universitaires de type Erasmus constituent en effet une grande partie de la « clientèle » des cours de langue de notre réseau à l'étranger.

Une autre explication de cette baisse réside dans l’impact de la crise sanitaire sur le tourisme culturel et d'affaires, qui en raison de l’arrêt des voyages n’a pas pu jouer le rôle escompté dans l’expansion des inscriptions en 2020.

Les démarches d'inscriptions dans leur globalité, ont chuté en 2020, entraînant mécaniquement une baisse du nombre d'élèves inscrits aux cours de langue dans les pays étrangers. Le nombre d'heures/élèves a été également considérablement impacté par des durées de séjour moins importantes, la fermeture partielle voire totale des établissements du réseau et la démotivation des apprenants qui en a suivi.

Le nombre d’heures par élève a en proportion davantage diminué que le nombre d’inscriptions. En effet, les inscriptions se situent en amont de la consommation d’heures de cours.



Sous-indicateur 1.2.3 : « Nombre de candidats aux certifications en langue française »


Les certifications, diplômes et tests de français conçus et gérés administrativement par France Éducation International, (ex - Centre international d’études pédagogiques - CIEP) contribuent à la promotion et à la valorisation de l’expertise française en matière d’enseignement et d’apprentissage du français. Ils s’intègrent à la stratégie de coopération linguistique et éducative des postes. Les certifications accompagnent l’essor d’un enseignement bilingue de qualité, à travers le LabelFrancÉducation notamment, la mobilité étudiante et la professionnalisation des enseignants de et en français.



La réalisation 2020 est de 390 569 candidats, ce qui représente une baisse d'environ 30 % par rapport à la prévision actualisée qui s'explique en grande partie par la crise sanitaire.



Même si les chiffres du DELF-DALF ne sont pas définitifs (France Éducation international, comme chaque année, n'est pas en possession de toutes les données en février, les centres d'examen ayant un délai de 2 mois pour transférer leurs résultats), les chiffres du DELF-DALF accusent une baisse significative de près de 50 % par rapport à 2019 : près d'une session sur 2 du DELF Prim a été annulée ; pour le DELF scolaire et junior, un tiers des sessions ont été annulées. Les chiffres pour le DILF (1 919 candidats) et le TCF (135 020 candidats) sont définitifs. Avec l'annulation d'une session en 2020 et la fermeture des centres, le nombre de candidats inscrits au DILF baisse de 45 %. En revanche, le TCF connaît seulement une perte de 20 % par rapport à 2019. Le nombre de candidats inscrits aux sessions du TCF Canada et du TCF pour la carte de résident a dépassé celui de 2019. L'option « sur ordinateur » permettant d'organiser les passations sur un poste informatique dans le centre d'examen a été largement utilisée.



Il convient de noter que France Éducation international a accompagné plus de 150 pays en 2020 pour modifier le calendrier des sessions et pour trouver des solutions aux problèmes locaux liés aux règles de protection sanitaire.



En outre, compte tenu des enjeux des certifications de langue française en termes d'influence, de mobilité internationale et de ressources financières pour le réseau culturel, France Éducation international, en lien avec le ministère de l'Europe et des affaires étrangères, étudie différentes solutions techniques permettant de dématérialiser la passation des certifications, tout en respectant les contraintes de sécurité, de qualité, de reconnaissance institutionnelle et de faisabilité technologique pour le réseau culturel qui doit rester au cœur du dispositif à l'étranger.



Enfin, malgré la crise, plusieurs pays ont maintenu leurs projets. L'Allemagne a poursuivi son implantation du DELF scolaire intégré dans les systèmes éducatifs décentralisés (Brandebourg, Basse-Saxe et Barre). L'Espagne a organisé un grand concours autour du DELP Prim. La Chine a mis en place deux conventions autour du DELF Prim dans des établissements scolaires publics. Le DELF est le seul diplôme européen intégralement présenté et corrigé en Chine par des équipes franco-chinoises. Certains pays ont été très réactifs dans le cadre de la crise sanitaire : l'Espagne a été force de propositions, pays pilote pour des expérimentations portant sur les stages d'habilitation d'examinateurs-correcteurs DELF-DALF à distance et sur la passation de la production orale du DELF « à distance » (examinateurs et candidats séparés dans deux salles). Le Maroc, en plein confinement local, a basculé vers le TCF sur ordinateur en achetant 200 ordinateurs. La perte de candidats a ainsi été limitée.



Sur les trois dernières années, malgré une dynamique à la baisse des certifications en particulier en 2020 du fait de la conjoncture liée à la Covid-19, les certifications constituent un produit de « haut de gamme » répondant aux standards internationaux de l’enseignement des langues, permettant de renforcer l’attractivité des centres de langue des Instituts français et des Alliances françaises et participant ainsi à l’amélioration des résultats de ces derniers en terme d’autofinancement. Par ailleurs, le MEAE accompagne le développement des certifications au sein de son réseau de coopération : dans leur stratégie 2020-2024 en matière de coopération éducative, les postes ont intégré le volet linguistique de cette coopération. Enfin, les certifications et diplômes de langue française répondent pleinement à l’ambition du Président en contribuant à la promotion de l’expertise française en matière d’enseignement et d’apprentissage du français, et à la valorisation des cursus d’apprentissage du français, les rendant ainsi plus attractifs.



Sous-indicateur 1.3.1 «Taux de croissance du nombre d'élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE »


La réalisation 2020 est de +1,5 %, ce qui représente une hausse d'environ 7 000 élèves sur la seule année 2020 sur l'ensemble du réseau.


Le nombre d'élèves étrangers inscrits dans les établissements d'enseignement français à l'étranger a continué de croître même si ce n'est pas dans la proportion attendue.

A la rentrée 2020, le réseau d'enseignement français à l'étranger accueillait 367 935 élèves dont 248 694 élèves étrangers (67,6 % des effectifs) et 119 241 élèves français (32,4 %). La crise sanitaire a provoqué un léger recul des effectifs globaux (perte de 748 élèves soit 0,2 %), mais l'évolution des effectifs par catégorie d'élèves a toutefois été différenciée : le nombre d'élèves français a diminué de 6199 (-4,9 %) tandis que celui des élèves étrangers a augmenté de 5450 (+2,2 %).


L'aide exceptionnelle apportée aux familles étrangères dans le cadre du plan de soutien au réseau de l'enseignement français, qui a retenu les élèves mais aussi la dynamique de croissance du réseau (l'homologation de 18 nouveaux établissements) explique cette augmentation du nombre d’élèves étrangers malgré la crise.



Sous-indicateur 1.3.2 «Nombre d'élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation »


La réalisation 2020 est de 145 000 élèves inscrits dans une filière d'enseignement bilingue labellisée LabelFrancEducation, ce qui est conforme à la prévision actualisée.


La crise sanitaire a perturbé la campagne de labellisation des établissements sans pour autant l'entraver : exceptionnellement en 2020, deux campagnes ont été menées, une au premier semestre et une au second. Au total, en 2020, 63 établissements ont ainsi reçu le label LabelFrancEducation, faisant passer le réseau des établissements labellisés de 393 à 456 entre 2019 et 2020. Le nombre d'élèves augmente d'environ 10 % par rapport à 2019.


En raison de la crise sanitaire, un grand nombre des établissements labellisés ont fermé. Les postes diplomatiques et l’AEFE ont continué à accompagner le réseau par la diffusion de ressources pédagogiques, numériques pouvant aider à la mise en œuvre d'un enseignement à distance et par la formation des enseignants en ligne avec l’organisation de quatre webinaires animés par Réseau Canopé. Enfin, les enseignants des établissements labellisés ont été invités à participer au Campus Numérique 2020 organisé par France Education international, en remplacement de l'Université BELC d'été annulée à cause de la crise sanitaire : 8 parcours de formation leur ont été proposés, dont deux spécifiquement sur des questions relatives à l'enseignement bilingue.


L’objectif d’atteindre les 500 filières labellisés en 2022, fixé par le Président de la République en 2018, sera très certainement atteint. L’enjeu est de pérenniser, d’animer et de valoriser ce réseau par une offre pédagogique qualitative ainsi que de les accompagner sur les nouveaux besoins apparus lors de la crise sanitaire.


L’enjeu majeur est de consolider l’accompagnement de ce réseau. Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères soutient cette montée en puissance par la prise en charge d'une offre spécifique à disposition des établissements labellisés dont l'élaboration a été confiée à l'AEFE. Cette offre se décline en trois volets, le premier sur la formation des enseignants, le deuxième sur la mise à disposition d'une offre de ressources pédagogiques numériques et le troisième sur le développement d'un environnement francophone.



Sous-indicateur 1.3.3 : « Nombre de professeurs formés par le réseau »


La réalisation 2020 est de 31 441 professeurs formés, soit un niveau de réalisation 2020 dans le même ordre de grandeur que le réalisé 2019. La prévision actualisée pour 2020 prévoyait un nombre cinq fois moins important.


Compte tenu du contexte très particulier marqué par la crise sanitaire mondiale et ses conséquences directes sur le fonctionnement des systèmes éducatifs locaux avec la fermeture des établissements scolaires et les difficultés pour un certain nombre de pays, notamment en Afrique subsaharienne, d'assurer la continuité pédagogique, voire même la scolarisation des élèves, compte tenu également des nouveaux besoins induits par cette crise et des nouvelles priorités qui en ont découlé, les prévisions 2020 avaient été revues à la baisse. On constate cependant que les postes, dans le cadre de la coopération éducative bilatérale, ont su adapter leurs réponses à ces nouveaux besoins et priorités des pays partenaires et que la formation des enseignants a été mise en œuvre dans ce cadre en se réorientant vers les problématiques d'enseignement à distance et de recours aux technologies numériques.

Ce bilan positif repose en grande partie sur la solidité des relations bilatérales dans le domaine de l'éducation, domaine où l'expertise de la France est reconnue et sollicitée ainsi que sur le dialogue soutenu que les postes ont maintenu avec les autorités locales pour répondre à une demande d'accompagnement ponctuel ou d'urgence mais pour à plus long terme structurer l'offre pédagogique et préparer la relève des défis de sortie de crise.


A titre d'exemple, au Cameroun, le poste a mobilisé l’expertise du dispositif français pour la création et la mise en ligne de contenus éducatifs francophones en coordination avec les autorités éducatives locales et l'ensemble des bailleurs de fonds (UNESCO, etc.). Au Mozambique, le poste et la direction de l'enseignement secondaire locale ont conçu des vidéos et du matériel didactique à l'usage des enseignants pour leur permettre d'assurer la continuité pédagogique et de développer leurs compétences en matière d'enseignement à distance ou en ligne. En Malaisie, dans le cadre de la formation continue des enseignants, le poste a organisé le congrès annuel entièrement en ligne. Au Maroc, l'Institut français du Maroc a organisé la formation linguistique de 1 700 enseignants de français et 6 000 tests de positionnement linguistique.



OBJECTIF    

2 – Développer l'attractivité de la France


INDICATEUR

2.1 – Attractivité de l'enseignement supérieur et de la recherche

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Taux de bacheliers étrangers issus de l'enseignement français à l'étranger poursuivant leurs études en France

%

40

43,7

41

43,7

47

45

Nombre d'étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France

Nb

192 000

202 151

202 000

202 140

Non déterminé

200 000

Nombre de projets de recherche mis en oeuvre dans le réseau culturel et de coopération dans le cadre d'un partenariat Hubert Curien

Nb

1 330

1334

1 400

1 367

1 263

1 400

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 « Taux de bacheliers étrangers issus de l'enseignement français à l'étranger poursuivant leurs études en France  »

Sources des données: MEAE/Parcoursup

Les élèves de terminale des lycées français de l’étranger suivent les procédures de préinscription dans l’enseignement supérieur français sur le portail national « Parcoursup » au même titre que les lycéens du territoire national. Ce dispositif repose sur un traitement informatisé des candidatures et permet une analyse fine de l'information et un suivi des candidatures durant toute la campagne (de janvier à septembre).

mode de calcul : nombre de bacheliers étrangers ayant accepté une formation dans Parcoursup/ nombre de bacheliers étrangers

Périmètre : Le portail Parcoursup intègre à partir de l’année 2020 la quasi-totalité de l’offre d’enseignement supérieur public et privé soit plus de 18 500 formations. Les données Parcoursup rendent à présent visibles en particulier les formations de bachelor en école de commerce. A compter de la campagne 2021, c'est également le cursus de Sciences Po Paris qui est accessible sur Parcoursup pour les élèves de l'enseignement français à l'étranger.


Sous-indicateur 2 « Nombre d'étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France »

Sources des données : statistiques MESRI DGRI/DGESIP-SIES

Les chiffres 2018 figurant dans le tableau se lisent comme suit : ils correspondent au recensement des étudiants étrangers en mobilité inscrits pour l'année universitaire 2017-2018 dans une université. Les données sont fournies avec une année de décalage. Ainsi les dernières informations disponibles se rattachent à l'année universitaire 2018-2019. Les outils statistiques existants permettent, à partir de l'année 2017-2018, d'avoir les données pour l'ensemble des établissements d’enseignement supérieur. Toutefois, par souci de comparaison pluriannuelle incluant l'année 2016-2017, le périmètre initial est maintenu.

Périmètre : ces informations sont issues des données SISE du MESRI (application de gestion de scolarité des universités). Elles concernent les étudiants internationaux en mobilité à l'université (et non dans l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur). On entend par étudiant international en mobilité (par différence avec tout étudiant de nationalité étrangère) tout étudiant de nationalité étrangère qui est venu en France spécifiquement pour y suivre ses études après une scolarité dans son pays d’origine. La mobilité internationale inclut la mobilité diplômante et la mobilité d’échange.


Sous-indicateur 3 « Nombre de projets de recherche mis en œuvre dans le réseau culturel et de coopération dans le cadre d'un partenariat Hubert Curien »

Sources des données :données issues du système d’information de l'opérateur Campus France

Il s’agit du nombre de partenariats et de mobilités gérés par l'opérateur Campus France au titre des programmes Hubert Curien (PHC) et pour une année civile. Un programme Hubert Curien peut financer plusieurs projets de recherche conjoints entre équipes de recherche françaises et étrangères. Ce sont ces projets qui sont recensés. Les mobilités de chercheurs financées dans le cadre d'un projet de recherche unique constituent le deuxième sous-indicateur présent dans le présent RAP. Il permet de mesurer l'intensité des coopérations menées.

Périmètre : Campus France au titre des programmes Hubert Curien (PHC)


 

INDICATEUR    mission

2.2 – Attractivité touristique de la France

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Nombre de touristes étrangers en France

Nb

90

90

94

36

40

100

Recettes issues du tourisme international

53,7

Non connu

60

24

28,6

60

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 « Nombre de touristes étrangers en France »

Sources des données : Atout France, d'après DGE-EVE
Le sous-indicateur permet de mesurer le nombre de touristes étrangers ayant visité la France.
Périmètre : touristes étrangers en France.


Sous-indicateur 2 : « Recettes issues du tourisme international »
Sources des données : Atout France, d'après DGE-EVE
Le sous-indicateur permet de mesurer le niveau des recettes annuelles générées par les touristes étrangers en France.
Périmètre : touristes étrangers en France.

 

INDICATEUR

2.3 – Attractivité de la France en termes d'investissements

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Nombre de visites d'investisseurs auxquelles les Ambassades et BF ont contribué / nombre d'investisseurs rencontrés

%

38,4

31,9

40

20

20,5

25

 

Commentaires techniques

Sous indicateur 1 : "Nombre de visites d'investisseurs auxquelles les Ambassades et BF ont contribué / nombre d'investisseurs rencontrés"

Sources des données : enquête annuelle auprès des ambassades

Périmètre : ensemble des ambassades et Business France

 

Analyse des résultats

Sous-indicateur 2.1.1 « Taux de bacheliers étrangers issus de l'enseignement français à l'étranger poursuivant leurs études en France  »


Lors de la session 2020, 17 955 élèves du réseau d'enseignement français à l'étranger ont obtenu le baccalauréat dont 11 337 élèves étrangers (63 % du total). L'indicateur présenté ci-dessus montre le taux de bacheliers étrangers ayant accepté une formation en France dans le cadre de la procédure Parcoursup. Il permet de mesurer le taux d'attractivité de l'enseignement supérieur français pour les élèves étrangers du réseau d'enseignement français à l'étranger.


La réalisation 2020 dépasse la prévision actualisée 2020 à 43,7 % pour s’établir à 47 %.


Cette augmentation pour l'année 2020 de plus de trois points s'explique en grande partie par l'intégration dans le périmètre de la procédure Parcoursup de filières d'excellence prisées par les bacheliers du réseau d'enseignement français à l'étranger, en particulier les bachelors d’écoles de commerce (environ 700 élèves supplémentaires concernés). Elle est également liée aux efforts faits par la France cette année en matière de politique de visa et d’accueil des étudiants internationaux. Dans un contexte marqué par les incertitudes liées à la crise sanitaire, ces actions ont eu un effet positif sur le choix des bacheliers étrangers de poursuivre leurs études en France. L'impact de la crise sanitaire a pu également amener des familles étrangères à renoncer aux cursus les plus onéreux (universités anglo-saxonnes en particulier) et à privilégier des formations de qualité mais plus abordables proposées dans l'enseignement supérieur français.


D'après l'enquête réalisée par l'AEFE, la France reste en 2020 la première destination des élèves étrangers du réseau d'enseignement français à l'étranger qui choisissent d'étudier à l'étranger. Les autres destinations privilégiées sont le Canada (très majoritairement la province de Québec), l’Angleterre et l’Allemagne.



Sous-indicateur 2.1.2 « Nombre d'étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France »


La réalisation 2020 est de 202 140 étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits dans une université en France sur l’année universitaire 2019-2020.

Pour la première année de la mise en place des actions prévues dans le cadre de la stratégie d'attractivité étudiante Bienvenue en France, le résultat 2020 est strictement conforme à la prévision actualisée qui avait été faite à la fin de l'année 2019, laquelle s'appuyait sur des chiffres quasiment stabilisés à cette date.


Il doit être rappelé que ces chiffres permettent de consolider l'analyse de l'année 2019, et non celle de l'année 2020 (faute de chiffres disponibles de la part du service de statistiques du MESRI).

L'année 2019 a été marquée, d'une part, par l'annonce de la mise en place de droits d'inscription différenciés pour les étudiants extra-communautaires, qui a conduit à une baisse des candidatures notamment en master, et d'autre part, par la décision de la quasi-totalité des universités et écoles concernées d'exonérer de ces droits, ainsi que par la mise en œuvre de plusieurs actions de simplification (instructions pour les visas pour études et les renouvellements de titres de séjour) et communication (campagne de communication mondiale autour d'anciens étudiants étrangers, création d'un label de la qualité de l'accueil dans les établissements d'enseignement supérieur français). Ce double mouvement a conduit finalement à une stabilité du nombre d'étudiants étrangers inscrits dans une université française.


Le nombre d'étudiants étrangers inscrits dans l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur français a pour sa part augmenté de +2,4 % entre la rentrée 2018 et la rentrée 2019, passant de 283 714 à 290 740 étudiants, cette progression étant tirée principalement par les écoles d'ingénieur (+6,2 %), les écoles de commerce (+12,1 %), qui pratiquent des tarifs parfois très élevés, et par les écoles artistiques, d'architecture et de journalisme (+8,6 %), lesquelles ne sont pas concernées par les droits différenciés.

La stratégie Bienvenue en France, fondée à la fois sur l'attractivité de nouveaux publics venant des pays émergents, en misant sur un accroissement du nombre de formations en anglais et de formations au français langue étrangère, sur une amélioration de la qualité de l'accueil, sur des campagnes de communication ciblées notamment sur les réseaux sociaux dans les pays prioritaires et sur un signal prix de la valeur des formations universitaires, est en cours de déploiement. Ses effets ne pourront être mesurés que sur le long terme. La crise sanitaire est venue interrompre la dynamique engagée. Nous ne disposons pas, à ce stade, des chiffres consolidés sur les inscriptions de la rentrée 2020, impactées par la crise sanitaire. Sur la base de la délivrance des visas pour études, il est estimé qu'une baisse de -25 % des nouveaux flux d'étudiants sera constatée.


D’un point de vue pluriannuel, et hors impact de la crise sanitaire, nous constatons une augmentation du nombre d’étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits dans une université en France entre 2017-2018 et 2018-2019 (+5,3 %) et une stagnation entre 2018-2019 et 2019-2020 (-0,01 %). La stagnation du nombre d'étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits dans une université en France peut s'expliquer par plusieurs facteurs cumulatifs, parmi lesquels un manque de lisibilité sur les droits d'inscription pratiqués par les différentes universités, la tension existant en France sur les capacités d'accueil dans certaines formations universitaires, en licence comme en master, ainsi que l'intensification de la compétitivité mondiale.

En nombre d'étudiants étrangers, la France est désormais concurrencée et dépassée non seulement par les pays anglo-saxons (États-Unis, Royaume-Uni, Australie), mais aussi par l'Allemagne, la Russie et bientôt le Canada. On constate ainsi que, au-delà des filières universitaires, les autres formations, qui ont continué leur croissance entre 2017 et 2019, connaissent aussi un tassement en 2019 par rapport à la dynamique constatée entre 2017 et 2018. La question de l'impact durable de la crise sanitaire sur les mobilités à l'international des étudiants, au-delà de celles constatées à la rentrée 2020, reste posée, même s'il faudra sans doute différencier les analyses selon les zones géographiques de provenance et de destination. Ainsi, le nombre d'étudiants venant d'Asie a chuté en 2020 tandis que la part des étudiants provenant du continent africain a continué de croître, la crise sanitaire venant accentuer cette tendance déjà à l’œuvre.


Dans ce contexte incertain, l'objectif fixé, dans le cadre du lancement de la stratégie Bienvenue en France, d'atteindre 500 000 étudiants de nationalité étrangère en 2027, ce qui correspond environ à 350 000 étudiants étrangers en mobilité diplômante et 245 000 étudiants étrangers inscrits dans un diplôme à l'université, en gardant les proportions de 2017, paraît difficile à atteindre, et plus encore l'objectif d'un doublement de la part des étudiants venant de pays émergents sur la même période.



Sous-indicateur 2.1.3 « Nombre de projets de recherche mis en œuvre dans le réseau culturel et de coopération dans le cadre d'un partenariat Hubert Curien »


Les PHC sont des programmes bilatéraux ou régionaux de soutien à la mobilité des chercheurs qui constituent un instrument privilégié de la coopération scientifique française avec ses partenaires. Leur objectif est de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre les laboratoires de recherche des deux pays concernés, en favorisant les nouvelles coopérations impliquant de jeunes chercheurs. Le fonctionnement des PHC se caractérise par des appels à propositions (annuels ou bisannuels selon le pays) lancés simultanément en France et à l’étranger ; une double évaluation des propositions co-déposées, en parallèle en France et à l’étranger ; une sélection des projets par un comité mixte qui se réunit alternativement en France et à l’étranger ou parfois par visioconférence.

Les projets sont le plus souvent le résultat d’un engagement bilatéral, et financés à parité par la France et le partenaire étranger. Les soutiens alloués sont destinés à financer la mobilité (transport et séjour) des chercheurs engagés dans les projets. Les financements sont accordés sur une base annuelle pour une durée d’un à deux ans, exceptionnellement trois.


La réalisation 2020 est de 1 263 projets de recherche mis en œuvre dans le réseau culturel et de coopération dans le cadre d'un partenariat Hubert Curien (PHC), soit une baisse d'environ 8 % par rapport à la prévision actualisée.


En 2020, le nombre de projets de recherche mis en œuvre dans le réseau culturel et de coopération dans le cadre d'un partenariat Hubert Curien a connu une légère baisse liée à la crise sanitaire, les projets PHC finançant des mobilités de courte durée. En effet, certains partenaires, constatant les freins qui se posaient à la mobilité internationale, ont choisi de ne pas lancer de nouveaux appels à projets en 2020, de sorte que le nombre de projets sélectionné a baissé.

De même, la consommation de l'enveloppe a baissé. En 2020, l’enveloppe PHC de 6,739 M€ sur le budget 2020 notifié à Campus France pour projets en début année 2020, n'a été dépensée qu'à hauteur de 20,3 %, soit 1 377 471,67 € avec des taux de consommation très variables d’un PHC sur l’autre, allant de 0 % à 80 % pour le PHC Utique pour la Tunisie ou 60 % pour le PHC Toubkal avec le Maroc.



Sous-indicateur 2.2.1 « Nombre de touristes étrangers en France »


Au moment de la rédaction du RAP, les résultats de l’enquête EVE menée par la DGE en partenariats avec la Banque de France ne sont pas encore disponibles pour 2020, le décompte des touristes étrangers en France étant généralement publié avec deux années de décalage.


Les dernières estimations disponibles (mars 2021) de la Banque de France et d’Atout France, semblent converger vers un total de 40 millions de touristes étrangers en 2020. Ces résultats sont très en-deçà de ceux de 2018 et 2019 ainsi que des prévisions initiales du PAP pour 2020. Cette très forte diminution de la fréquentation étrangère et de ses retombées commerciales est consécutive à la crise sanitaire et aux restrictions de circulation qui ont très fortement impacté le secteur (la France ayant depuis le mois de mars 2020 fermé à plusieurs reprises ses frontières).


Toutefois, les chiffres estimés du réalisé 2020 restent en ligne, voire sont légèrement supérieurs à la prévision actualisée 2020 (Atout France prévoyait en fonction des scenarii d’impact de la crise entre 36 et 40 millions de touristes étrangers pour 2020), du fait d’un léger rebond de fréquentation touristique pendant la période estivale grâce notamment à la venue en France de touristes européens de proximité (en particulier belges, néerlandais et suisses).

Les actions de promotion de la Destination France ciblant les clientèles étrangères lointaines, notamment asiatiques et américaines, ont été suspendues et reportées au profit d'action de communication principalement tournées vers des clientèles de proximité (campagne de communication #CetEteJeVisiteLaFrance d'Atout France qui a cumulé plus de 10 millions de vues sur les réseaux sociaux).


Il est à noter qu'Atout France travaille à la consolidation des données communiquées par les différents acteurs du tourisme au sein d’un observatoire destiné à permettre une meilleure analyse du secteur (remarque également valable concernant le sous-indicateur 2). Le développement de cette plateforme, qui permettra de remédier aux difficultés de chiffrage propres au secteur touristique, est par ailleurs inscrit dans les objectifs fixés au sein du contrat d’objectifs et de performance de l’opérateur Atout France. Elle devrait être opérationnelle en 2021.



Sous-indicateur 2.2.2 « Recettes issues du tourisme »


L'année 2020 a été particulièrement mauvaise pour les professionnels du tourisme et l'économie nationale.

La crise sanitaire a très fortement impacté le secteur du tourisme, générant une baisse de près de 52 % des recettes internationales par rapport à 2019 pour un résultat estimé à 28,6 Md€ en 2020.


L'écart entre le prévisionnel révisé (24 Md€) et le réalisé 2020 (prévisions de 28,6 Md€) tient à un bilan de la saison estivale plus favorable qu’escompté au printemps 2020, là encore, du fait de la bonne tenue des marchés européens de proximité (Belgique, Pays-Bas et Suisse en particulier).

Ces résultats en berne de l'activité touristique nationale se retrouvent à l'échelle internationale. L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a estimé la chute du nombre d'arrivées internationales à l'échelle mondiale à plus d'un milliard. Cette baisse brutale, qui suit des résultats en constante progression en 2018 et 2019, oblige mécaniquement à infléchir les objectifs initiaux pour envisager,en première approche, un retour à un niveau de recettes internationales équivalent à celles de 2019 seulement pour l’exercice 2023. Cette crise menace en outre selon l'OMT 100 à 130 millions d'emplois à travers le monde.



Sous-indicateur 2.3.1 « Nombre de visites d’investisseurs auxquelles les ambassades et Business France ont contribué / nombre d’investisseurs rencontrés »


Le réalisé 2020 est de 20,5 % soit un niveau proche de la prévision actualisée avec 0,5 point d'écart.


Les conclusions de l'enquête sur les indicateurs de diplomatie économique pour l'année 2020 portent sur un échantillon de partenaires commerciaux représentant 95 % de notre commerce bilatéral au regard des réponses transmises par les postes. L'année 2020, marquée par l'arrêt des déplacements internationaux (et donc des visites d'investisseurs en France) et les incertitudes économiques liées à la crise de la Covid-19 a conduit, comme anticipé dans les prévisions actualisées, à une forte baisse de cet indicateur. Toutefois, les postes sont restés mobilisés en matière d'attractivité, comme en témoigne le nombre d'investisseurs rencontrés, dont la baisse est plus faible : les postes ont rencontré en moyenne 10 investisseurs en 2020, contre 15 en 2018 et 2019.



OBJECTIF    

3 – Accroître la performance du dispositif d'aide à l'export


INDICATEUR

3.1 – Accompagnement des acteurs économiques

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Nombre de résultats obtenus (nombre de contrats signés toutes catégories confondues + nombre de changements favorables) / nombre d’entreprises reçues par les postes

%

11,28

10

15

5

21,5

15

Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l'Ambassade

Nb

764

684

800

500

1 129

800

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 « Nombre de résultats obtenus / nombre d’entreprises reçues par les postes »

Sources des données : enquête annuelle auprès des ambassades

Il s'agit d'évaluer la performance de l'action des postes en mettant en regard l'ensemble des résultats obtenus et le nombre d'entreprises reçues.

Périmètre : ensemble des ambassades.


Sous indicateur 2 « Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade  »

Sources des données: enquête annuelle auprès des ambassades

Il s'agit d'évaluer l’influence des actions du poste en matière d’environnement des affaires ayant conduit à lever des barrières et des freins rencontrés par les entreprises françaises.

Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l'ambassade : modification de la réglementation locale, levée d’une interdiction phytosanitaire, autorisation de dédouanement, ouverture de nouvelles négociations sur un contrat, etc.

Périmètre :ensemble des ambassades.


 

Analyse des résultats

Sous-indicateurs 3.1.1 et 3.1.2 « Nombre de résultats obtenus / nombre d’entreprises reçues par les postes » et  « Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade  »

Pour le premier sous-indicateur montrant le taux de transformation des actions des postes, la réalisation 2020 est de 21,5 % soit en forte hausse par rapport à la prévision actualisée pour 2020.


Pour le deuxième sous-indicateur, le réalisé 2020 est de 1 129 changements favorables, soit un doublement des changements favorables par rapport à la prévision actualisée pour 2020 mais aussi par rapport au réalisé 2019 établie à 684, et le réalisé 2018 à 764. 


Les conclusions de l'enquête sur les indicateurs de diplomatie économique pour l'année 2020 portent sur un échantillon de partenaires commerciaux représentant 95 % de notre commerce bilatéral après consolidation des réponses transmises par les postes.


La hausse de cet indicateur s'explique par deux facteurs :

- la hausse du nombre de changements favorables obtenus, liée en grande partie au contexte de crise sanitaire (nécessitant plus souvent l’intervention des postes pour débloquer certaines situations) et à l'inclusion des indicateurs pour la Russie (non obtenus en 2019, et qui représentent 250 changements pour l'année 2020, du fait par exemple de la levée de barrières sanitaires et phytosanitaires qui font l'objet de nombreuses interventions de l'ambassade) ;

- la baisse exceptionnelle du nombre d'entreprises rencontrées par les postes (de 9 030 en 2019 à 6 435 en 2020) directement liée à la crise de la Covid-19.

A noter pour la bonne compréhension de cet indicateur qu'il ne s'agit pas ici du nombre d'entreprises différentes rencontrées par l'ensemble du réseau diplomatique, mais de la somme du nombre d'entreprises rencontrées par chaque ambassade. Ainsi, une même entreprise, rencontrée par plusieurs ambassades, est comptabilisée plusieurs fois.


Statistiquement plus pertinent, le nombre moyen d'entreprises rencontrées par une ambassade passe lui de 86 en 2019 à 54 en 2020, révélant là aussi la baisse d'activité due à la Covid-19.

Ces chiffres témoignent toutefois de la mobilisation constante des ambassades en matière de diplomatie économique, y compris en situation de crise. En particulier, leur rôle clé dans le soutien aux entreprises françaises faisant face à des difficultés liées à la crise sanitaire et nombre de rencontres ont eu lieu à cette fin.



OBJECTIF    

4 – Dynamiser les ressources externes


INDICATEUR

4.1 – Autofinancement et partenariats

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2018
Réalisation

2019
Réalisation

2020
Prévision
PAP 2020

2020
Prévision
actualisée

2020
Réalisation

2020
Cible
PAP 2020

Taux des ressources propres des établissements d'enseignement français à l'étranger

%

63,5

65

63

58,8

59,7

64

Taux d'autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE

%

76

75

72

66

68

69

Montant des participations externes mobilisés par le réseau culturel et de coopération

M€

175

180

175

123

83

172

Part des cofinancements d'Atout France

%

58

59

51

41

Non déterminé

55

 

Commentaires techniques

Sous-indicateur 1 « Taux des ressources propres des établissements d'enseignement français à l'étranger »

Sources des données: AEFE/MEAE

Mode de calcul : Ressources propres / (Subvention de fonctionnement + Ressources propres).

Ressources propres = évaluation des frais de scolarité perçus au cours de l'année académique N/N+1 + subventions versées par les pays tiers au cours de l'année N pour les EGD et conventionnés – bourses versées aux établissements EGD et conventionnés.

Les frais de scolarité sont perçus en monnaie locale et convertis en euros à la date du 1er octobre de l’année N. Les frais de première inscription ne sont pas comptabilisés dans le calcul des ressources propres car les règles de leur gestion diffèrent d'un établissement à l'autre (possibilité de remboursement à l'issue de la scolarité, etc.).

Subvention de fonctionnement = dotation versée par le MEAE au cours de l'année N sur les deux programmes finançant l’AEFE (185 et 151). Elle comprend le financement des bourses scolaires aux élèves français et celui des bourses spécifiques (bourses d'excellence, bourses hors réseau). Les montants estimés des bourses scolaires versées aux établissements uniquement homologués sont déduits.

Périmètre: cet indicateur concerne les établissements en gestion directe (EGD) et conventionnés du réseau. Les établissements en partenariat ne sont pas pris en compte.



Sous-indicateur 2 « Taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE »

Sources des données : MEAE/états comptables consolidés des EAF pluridisciplinaires.

Mode de calcul :

Numérateur : total des produits (classe 7 du compte de résultat consolidé) hors dotation de fonctionnement et d'intervention versées par le MEAE.

Dénominateur : total des charges (classe 6 du compte de résultat consolidé).

Périmètre : suite à la fusion SCAC-EAF, les établissements culturels sont désormais des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF). La liste de l’arrêté de 1999 est mise à jour chaque année. Les IFRE (Instituts français de recherche à l’étranger) et les alliances françaises ne sont pas dans le périmètre de cet indicateur.



Sous indicateur 3 « Montant des participations externes mobilisées par le réseau culturel et de coopération »

Sources des données: Services de coopération et d'action culturelle des postes diplomatiques

Périmètre: Ensemble des postes du réseau de coopération et d'action culturelle

Les participations externes sont des contributions en numéraire ou en nature apportées par les partenaires pour financer une opération (projets culturels, de recherche, programmes de bourses, etc.) pour laquelle l’action du poste a été déterminante. Il ne s’agit pas d’opérations tracées en comptabilité. Les participations externes en numéraire ou en nature (mise à disposition des salles, prêts du matériel, billets d’avion, etc.) sont directement destinées aux prestataires ou bénéficiaires finaux. Le mécénat ou les participations versées dans les comptes des établissements culturels pluridisciplinaires ne sont pas comptés en participations externes mais en ressources propres.

Pour qu’il y ait participation externe, 3 composants sont nécessaires : une opération, un poste du réseau de coopération et d’action culturelle du MEAE (SCAC, EAF ou Alliance française conventionnée), un ou plusieurs partenaires externes.


Il doit être noté que :

- l’autofinancement n’est pas de la participation externe par définition, notamment lorsqu’il s’agit du paiement d’une prestation ;

- les apports provenant de fonds publics français d’État et d’institutions parapubliques françaises ne sont pas comptabilisés comme de la participation externe ;

- l’année où le projet est totalement pris en charge par les partenaires c'est-à-dire lorsque le poste ne joue plus un rôle déterminant, le projet n’est plus compté en projet en participation externe. L’indicateur ne mesure donc que les résultats à court terme de l’action du réseau sur une valorisation recensée auprès des postes culturels de manière annuelle au moyen d'une enquête.

Afin de maintenir le même périmètre de comparaison, les valeurs manquantes sont remplacées par la dernière valeur connue.



Sous-indicateur 4 « Part des cofinancements d'Atout France »

Sources des données: l’indicateur vise à rapporter la part des recettes de l’opérateur qui ne sont pas issues de la subvention de l’État (recettes de partenariats) au total des financements mobilisés.

L’opérateur est incité à rechercher des partenariats et développer les recettes issues des prestations proposées par l’opérateur pour atteindre un
financement paritaire au regard des subventions ministérielles.

Périmètre: les recettes de partenariat comprennent les prestations facturées, les adhésions et les sommes versées pour l’exécution de conventions spécifiques (hors ministérielles).


 

Analyse des résultats

Sous-indicateur 4.1.1 « Taux des ressources propres des établissements d'enseignement français à l'étranger »


La réalisation 2020 est de 59,7 %, soit un point d'écart avec la prévision actualisée.


Le taux de ressources propres des établissements d'enseignement français à l'étranger en gestion directe et conventionnés avec l'AEFE a connu une baisse en raison de la crise sanitaire.

Cette baisse s'explique d'une part par un recouvrement moindre des frais de scolarité et d'autre part par les aides directes de l’État versées à titre exceptionnel dans le cadre du plan de soutien au réseau dont le détail est présenté dans la partie stratégique du RAP. La combinaison de ces deux facteurs a modifié profondément les déterminants de cet indicateur comme détaillé dans les paragraphes suivants.


Les ressources propres des établissements (numérateur dans le mode de calcul) diminuent d’environ 60 M€ (10% du montant total des ressources propres) en raison des difficultés rencontrées par les familles (taux de recouvrement des frais de scolarité en forte baisse), de la modération des droits de scolarité en réponse à la crise et de la baisse des effectifs à la rentrée 2020 d’environ 2 000 élèves.


A l’inverse les subventions (dénominateur dans le mode de calcul) augmentent du fait de l’augmentation de la part de l'aide de l’État dans les recettes des établissements au titre du plan d’urgence de 100 M€ (50 M€ au titre du P 151 pour l’aide aux familles françaises et 50 M€ sur le P 185 pour l’aide aux familles étrangères et aux établissements).



Sous-indicateur 4.1.2 « Taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE »


En 2020, le taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires est de 68 %, soit 2 points de plus que la prévision actualisée établie à 66 %.


Sur l’ensemble du réseau, les établissements à autonomie financière montrent une stabilité de leur activité et des ressources levées.

Le résultat triennal sur les années de 2018 à 2020 est de 73 %, soit 4 points en plus par rapport à la cible triennale de 69 %.


Les différences entre les taux selon les zones géographiques reflètent la gravité de l’épidémie en fonction des situations locales. Sur le continent américain et en Asie, par exemple, où les établissements ont dû fermer parfois assez tôt au public dès le début de l’épidémie (Asie orientale) et se redéployer sur des activités en ligne, le taux moyen est particulièrement bas (moins de 40 % en Argentine, au Chili, au Laos et à Taïwan). Nos instituts culturels en Afrique, continent relativement épargné durant la première phase de la pandémie au cours de l’année 2020, ont majoritairement conservé un taux d’autofinancement supérieur à 50 %.


Le taux d'autofinancement des EAF en 2020 se maintient à un niveau appréciable. Les ressources propres des EAF reposent sur le développement et la diversification des activités génératrices de recettes, telles la location d’espaces disponibles dans les locaux des instituts, la mise en place d’activités de cours, l’organisation de sessions d’examens, le lancement de modules de formation professionnelle, mais aussi sur le développement des partenariats publics et privés (entreprises, organisations internationales, collectivités locales, appels à projet de l’Institut français Paris ou encore de fonds européens).



Sous indicateur 4.1.3 « Montant des participations externes mobilisées par le réseau culturel et de coopération »


Le montant des participations externes pour 2020 s’élève à 83 278 696 €, soit une baisse d'environ 30 % par rapport à la prévision actualisée.


Cette donnée a été établie sur la basse d'une projection sur 110 fiches reçues au 29 janvier 2021. La baisse drastique des montants des partenariats est due à l’annulation ou au report de très nombreux projets programmés en 2020 par les postes du réseau en raison de la crise sanitaire.

La baisse par rapport à 2019, soit environ 54 % est plus importante puisque le montant des participations externes avait atteint son niveau record de 180 M€.


L'ensemble du réseau a été fortement impacté par la crise, avec un effet est variable selon les zones.

On peut noter la forte baisse dans la zone Amérique, avec plus de 80 % d'écart avec la partenariats externes levés en 2019. Des pays comme les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie et l'Argentine, très impactés par la crise sanitaire ont vu le niveau de leur partenariats externes considérablement baissé.


La zone Asie a connu une baisse relativement moins importante qu’attendue. Si le Japon a subi une forte diminution des partenariats, d’autres pays ont pu maintenir le niveau des participations externes, comme la Malaisie, grâce à des programmes de bourses pérennes (9,2 M€), ou la Corée qui a bénéficié de partenariats élevés pour un projet d’artistes en résidence (1,3 M€).

La Chine, où l’épidémie a évolué en 2020, demeure l’un des pays où les partenariats sont élevés grâce, en particulier, à un projet phare : une exposition, conçue spécialement pour Shanghai en temps de Covid, pour y présenter le chef d'oeuvre de Claude Monet, « Impression soleil levant », qui a recueilli 2,6 M€ de partenariats externes. Cette initiative menée avec le Musée Monet Marmottan en pleine crise de la Covid pour répondre à une situation exceptionnelle par un projet exceptionnel a permis de réaffirmer l'ambition de la coopération culturelle franco-chinoise en dépit des difficultés liées à la crise sanitaire. L'exposition contextualise la toile mythique de Monet avec d'autres toiles du maître, une installation immersive reconstituant le port du Havre et un accompagnement vidéo à vocation pédagogique afin d'expliquer l'importance d' « Impression soleil levant » dans l'histoire de l'art occidentale.



Sous-indicateur 4.1.4 « Part des cofinancements d'Atout France »


La part de cofinancements d'Atout France s'élève à 41 % des produits, conformément au niveau anticipé à mi-gestion lors de l’actualisation du PAP. Au moment, de la rédaction de ce RAP, les données pour 2020 sont provisoires.


Dans le contexte exceptionnel de la pandémie, Atout France n’a pas été en mesure de conduire un grand nombre d’opérations :

- report de « Rendez-vous en France », l'un des principaux salons organisés par le GIE ;

- annulation ou report de salons internationaux ;

- annulation ou report des missions internationales, accueils de professionnels et influenceurs en France ;

- report de certaines campagnes promotionnelles.


Le GIE s'est néanmoins rapidement adapté en mettant en place des workshops et webinaires digitaux, en proposant des activités innovantes, et en maintenant, lorsque cela était possible, des actions de communication. L’opérateur a également conduit, pour la première fois, des campagnes à destination du marché domestique. Le format digital de la plupart des opérations a toutefois permis de mobiliser un volume de partenariat plus limité.


Dans ces conditions, Atout France a géré un budget total de produits de 51,2 M€, soit 72 % de son budget initial (70,3 M€) et 66 % des produits 2019 (77,4 M€).

Pour mener ses actions, Atout France a bénéficié de 30,3 M€ de subventions publiques (dont 29 M€ de SCSP et 1,6 M€ de subventions spécifiques – environ 10 M€ de subventions spécifiques étant par ailleurs reportées en 2021 pour supporter la reprise), ce qui représente 59 % de ses produits.

Sur les autres produits représentant 41 % des produits, soit environ 20,9 M€, il convient de relever le bon niveau des cotisations, à 2,02 M€ (contre 2,05 M€ au budget), qui démontre le maintien de la confiance et de l’adhésion des membres du GIE malgré un contexte difficile. Sur les autres prestations de services, si les produits liés aux salons connaissent une baisse importante (-80 %), la baisse est moins forte pour les campagnes (-51 %), grâce notamment aux actions portées vers le public français et européen de proximité.