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Présentation stratégique du projet annuel de performances


Isabelle CHMITELIN

Directrice générale de l'enseignement et de la recherche

Responsable du programme n° 142 : Enseignement supérieur et recherche agricoles


L’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt occupent une place de premier plan dans la culture et l’économie françaises. La mission de l’enseignement supérieur et de la recherche agricoles est d’assurer la production et la diffusion de connaissances nouvelles et le développement et l’actualisation des compétences des acteurs privés et publics nécessaires pour relever les enjeux majeurs en matière d’agriculture et d’alimentation. Ces derniers sont au cœur des préoccupations des citoyens et des États, concernant directement leur sécurité (sécurité alimentaire, conflits autour des terres agricoles et de l’usage de l’eau, émergences de nouvelles maladies infectieuses d’origine zoonotique, etc.) et leurs conditions et espérance de vie. L’un des principaux défis est de nourrir 9 milliards d’individus à l’horizon 2050 dans des conditions respectueuses de l’environnement et de la santé.


Les objectifs stratégiques du programme sont d’attirer des étudiants motivés, aux profils et origines sociales diversifiés, qui constitueront les responsables, les entrepreneurs et les innovateurs de demain ; d’assurer qu’ils bénéficient de modalités et de programmes de formation adaptés à leurs besoins et aux enjeux précités ; et de renouveler les chercheurs et enseignants, pour qu’ils soutiennent l’innovation dans les exploitations agricoles et les industries, et accompagnent les transitions, notamment la transition agro-écologique.

Ce réseau regroupe les moyens destinés à assurer la formation d’ingénieurs, de paysagistes, de cadres spécialisés, d’enseignants, de chercheurs et de vétérinaires ; mais également à soutenir la recherche et sa valorisation, le développement d’outils et le transfert de connaissances et de technologies pour l’agriculture, l’alimentation, la bio-économie, la forêt, le développement des territoires, et la santé et le bien être des animaux.


La conduite du programme s’articule donc autour de trois grands axes stratégiques : la qualité des formations, l’efficience de l’organisation des écoles et la valorisation de la recherche.


L’enseignement supérieur agricole est constitué d’un réseau de dix-sept établissements (onze établissements publics et six établissements privés sous contrat avec l’État) qui assurent, dans le cadre des cursus de référence, des formations d’ingénieurs, de vétérinaires et de paysagistes mais qui disposent aussi d’une offre de formation licence, master, doctorat (LMD). Il est complété par l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier (IAMM). Ces établissements accueillent ainsi plus de 16 500 étudiants, dont 14 500 en cursus de référence et plus de 60 % dans les établissements publics. Ces derniers forment également les cadres supérieurs techniques du ministère ainsi que les professeurs de l’enseignement technique agricole public. Compte tenu de l'augmentation démographique étudiante, ces établissements ont l’objectif d’accueillir 2 700 étudiants supplémentaires à l’horizon 2024.



La visibilité et la reconnaissance des formations et des travaux de l'enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage sont reconnues et se traduisent, notamment, par les places obtenues dans les classements thématiques internationaux en 2020.



L’enseignement supérieur agricole est, par nature, un enseignement professionnalisant, dont l’efficacité est mesurée par l’objectif n°1 du programme. Des parcours et des référentiels de formation adaptés aux besoins et à la diversité des étudiants (travaux pratiques, projets, stages en milieu professionnel, apprentissage, innovations pédagogiques, etc.) sont établis sur la base des besoins et enjeux du secteur et d’échanges réguliers avec les opérateurs socio-économiques concernés. Il en résulte un taux net d’emploi après 12 mois dépassant 90 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur agricole, dont plus de 70 % en CDI.


Concernant la recherche et le transfert de technologie, l'organisme public de recherche qu'est l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et les instituts techniques agricoles et agro-industriels fédérés respectivement au sein des réseaux de l’association de coordination technique agricole (ACTA) et de l’association de coordination technique pour l’industrie agroalimentaire (ACTIA), ainsi que les établissements d’enseignement supérieur agricole sont mobilisés pour contribuer à la mise en œuvre des politiques agricoles françaises.


L’enseignement supérieur agricole est véritablement, socialement ouvert et accessible, notamment à partir de l’enseignement agricole secondaire, pour des jeunes souvent issus de milieux ruraux et socialement peu favorisés (le taux de boursiers dans l’enseignement supérieur long agricole dépasse 30 % et s’approche même de 40 % dans des établissements publics). C’est le résultat d’une politique active de pilotage, par le ministère chargé de l'agriculture, des concours nationaux d’accès aux écoles publiques de vétérinaires et d’ingénieurs en faveur de la diversité des voies d’accès à l’enseignement supérieur agricole. L'ouverture dès la rentrée 2021 d'un accès post-bac dans les écoles nationales vétérinaires (ENV) a pour but d'élargir la base sociale et territoriale de recrutement de ces écoles. L'École nationale supérieur de paysage propose par ailleurs une formation post-bac de paysagiste depuis rentrée 2020. Le développement de la voie de formation d’ingénieurs par apprentissage, outre son intérêt pédagogique, contribuera également au même but d’ouverture sociale. Enfin, le ministère conduit une politique active de mobilité des étudiants à l’international.


Le projet d’implantation des 4 sites franciliens d’AgroParistech et des laboratoires associés de l’INRA sur le plateau de Saclay dans la perspective de création d’un campus d’excellence à visibilité internationale est une priorité stratégique, qui est rentrée dans sa phase opérationnelle pour une mise en service à la rentrée 2022. De même, la mise en œuvre du nouveau schéma directeur immobilier de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, avec la construction d’un hôpital bovins et du bâtiment recherche, fait l'objet d'un effort particulier. Dans le cadre du prochain contrat de plan État-région 2021-2027, le programme 142 poursuit le financement de l’entretien, dont la mise aux normes en matière de sécurité, ainsi que le renouvellement du patrimoine immobilier et scientifique des établissements publics d’enseignement supérieur, de façon à préserver la qualité des implantations dans les régions et métropoles.


Par ailleurs, en 2021, un dispositif conventionnel de coopération territoriale « Alliance agreenium » doit succéder à l'établissement public Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France.


Enfin, d’autres actions concourant notamment à la réalisation de l’objectif n°2 du programme, relatif à l’organisation des formations dans des conditions optimales de coût et de qualité de service, seront mises en place, afin de poursuivre la modernisation du pilotage des établissements d’enseignement supérieur, en développant le contrôle interne et la comptabilité analytique, et en généralisant la contractualisation d’objectifs et de performance, dans le cadre de la mise en œuvre du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (décret GBCP) depuis le 1er janvier 2016.


L'enseignement supérieur agricole s'insère dans les regroupements territoriaux ainsi que dans les dispositifs du programme d'Investissement d'avenir (PIA) : les établissements sont ainsi membres à part entière, ou associés aux regroupements de sites et participent à la mise en place des Initiatives d'excellence (Idex) et Initiative-Science-Innovation-Territoire-Économie (I-SITE) retenus.



Récapitulation des objectifs et des indicateurs de performance


Objectif 1

Former des ingénieurs, des vétérinaires et des paysagistes répondant aux besoins des milieux économiques, formés aux pratiques de la recherche et ouverts sur l'international

Indicateur 1.1

Taux d'insertion des diplômés

Objectif 2

Organiser les formations dans des conditions optimales de coût et de qualité de service

Indicateur 2.1

Coût unitaire de formation par étudiant pour l'Etat (cursus de référence)

Objectif 3

Développer la valorisation de la recherche vers les secteurs professionnels et l'appui aux politiques publiques

Indicateur 3.1

Nombre d’opérations collectives portées par INRAE mobilisant une expertise scientifique en appui aux politiques publiques par an