$@FwLOVariable(annee,2021)

$@FwLOVariable(numProg,175)

$@FwLOVariable(libelleProg,Patrimoines)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Justification au premier euro)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Justification au premier euro


Éléments transversaux au programme

 

Éléments de synthèse du programme



 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l'action
ou de la sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Monuments Historiques et patrimoine monumental

0

426 035 662

426 035 662

0

430 021 998

430 021 998

02 – Architecture et espaces protégés

0

32 226 588

32 226 588

0

32 226 588

32 226 588

03 – Patrimoine des musées de France

0

359 108 095

359 108 095

0

363 210 632

363 210 632

04 – Patrimoine archivistique et célébrations nationales

0

39 324 248

39 324 248

0

36 424 248

36 424 248

08 – Acquisition et enrichissement des collections publiques

0

9 775 311

9 775 311

0

9 775 311

9 775 311

09 – Patrimoine archéologique

0

143 972 761

143 972 761

0

143 972 761

143 972 761

Total

0

1 010 442 665

1 010 442 665

0

1 015 631 538

1 015 631 538




Évolution du périmètre du programme


   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

 

 

 

+989 463

+989 463

+989 463

+989 463

Régularisation Sauvadet T3-T3 P175

224 ►

 

 

 

+367 581

+367 581

+367 581

+367 581

Consolidation plan catégo EP patrimoniaux

224 ►

 

 

 

+502 338

+502 338

+502 338

+502 338

Dépense de communication du festival de l'histoire de l'art de la DICOM à l'INHA

224 ►

 

 

 

+38 000

+38 000

+38 000

+38 000

Transfert interne au MC

224 ►

 

 

 

+81 544

+81 544

+81 544

+81 544

Transferts sortants

 

 

 

-52 135

-52 135

-52 135

-52 135

Mucem - Transfert d'un ETPT "sauvadet à retardement"

► 224

 

 

 

-52 135

-52 135

-52 135

-52 135

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

 

+1

Transfert interne au MC

224 ►

 

+1

Transferts sortants

 

-1

Mucem - Transfert d'un ETPT "sauvadet à retardement"

► 224

 

-1

 

Le solde de l’ensemble des transferts du programme 175 « Patrimoines » est de +937 328 € et se décompose entre :

  • 989 463 € en AE=CP de transferts entrants ;

  • 52 135€ en AE=CP de transferts sortants.

Les transferts se décomposent comme suit :


– Pour les transferts entrants :

  • 502 338 € en AE=CP du programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2), au titre du plan de rattrapage indemnitaire pour les agents titulaires affectés en établissement public, dont :

  • Centre des monuments nationaux (action 1) : + 146 490 €

  • Château de Versailles (action 1) : + 117 683

  • Musée du Louvre (action 3) : + 137 118 €

  • Musées d’Orsay et de l’Orangerie (action 3) : + 101 047 €

  • 367 581 € en AE=CP du programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2) au titre de la prise en charge des surcoûts induits par la titularisation des agents dans le cadre du dispositif Sauvadet pour le Centre national d’art et de Culture George Pompidou  ;

  • 81 544 € en AE=CP et 1 ETPT sont transférés du programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2) au titre du transfert d’un emploi et de la masse salariale associée à l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie ;

  • 38 000 € en AE=CP du programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2), au titre du transfert des dépenses de communication du festival de l'histoire de l'art de la délégation à l'information et à la communication (DICOM) à l'Institut national de l’histoire de l’art.


– Pour les transferts sortants :

  • 52 135 € en AE=CP et 1 ETPT sont transférés du programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2) vers le programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (titre 2) pour tenir compte de la titularisation d’un agent du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée dans le cadre du dispositif Sauvadet.


 

 

Dépenses pluriannuelles

 

 

Marchés de partenariat


   Marché de partenariat / Centre de conservation et de ressources du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM)

La construction du centre de conservation et de ressources (CCR) du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), dédié au stockage et à l’étude des collections, a fait l’objet d’un partenariat public-privé (PPP) avec la société civile immobilière 2C Marseille (ICADE) conclu le 9 décembre 2009, pour une durée de 25 ans à compter de la prise de possession du bâtiment.


Le bâtiment du CCR du MuCEM a été livré le 31 août 2012. Le coût du projet a été revu à la hausse à la suite de la livraison du bâtiment et l’échéancier du PPP a été actualisé afin de prendre en compte les dépenses réellement effectuées. Le versement des loyers a débuté en 2012. Le montant du loyer prend en compte le financement de l’investissement et du dédit (34,7 M€ en AE et 29,9 M€ en CP), des frais financiers (21,9 M€) et du fonctionnement pendant les 25 années du contrat (35,6 M€), soit un coût total de 92,2 M€ à l’issue de celui-ci en 2037.

 

(en millions d'euros)

 

AE  
CP  

2018
et années
précédentes

2019

2020

2021

2022

2023
et années
suivantes

Total


Investissement

34,70

7,20

0,00

1,20

0,00

1,20

0,00

1,20

0,00

1,20

0,00

17,90

34,70

29,90


Fonctionnement

6,87

6,87

1,33

1,33

1,33

1,33

1,33

1,33

1,33

1,33

23,42

23,42

35,61

35,61


Financement

5,25

5,25

0,87

0,87

0,87

0,87

0,87

0,87

0,87

0,87

13,15

13,15

21,88

21,88

 

Les coûts du PPP se répartissent comme suit :

– le coût annuel de l’investissement s’élève à 1,2 M€ en CP ;

– le coût de fonctionnement est de 1,33 M€ par an en AE=CP ;

– le coût financier annuel s’élève à 0,87 M€ en AE=CP.

 

Contrats de projets État-Région (CPER)


Génération CPER 2015-2020

 

Consommation au 31/12/2020

Prévision 2021

2022 et après

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

CP
sur engagements
à couvrir

01 Monuments Historiques et patrimoine monumental

80 463 300

65 653 484

38 192 392

1 084 131

12 396 615

16 148 608

02 Architecture et espaces protégés

200 000

200 000

200 000

 

 

 

03 Patrimoine des musées de France

29 540 700

27 949 841

19 458 494

100 000

5 581 011

3 010 336

04 Patrimoine archivistique et célébrations nationales

5 060 000

5 060 000

4 866 000

 

 

194 000

09 Patrimoine archéologique

185 000

35 000

35 000

 

 

 

Total

115 449 000

98 898 325

62 751 886

1 184 131

17 977 626

19 352 944


 

En continuité avec la génération des CPER 2007-2014, l’État a réaffirmé sa volonté d’intervention en région et de partenariat avec les collectivités territoriales par la mise en place d’une nouvelle génération de contrats pour la période 2015-2020.

Cette génération de CPER s’inscrit dans une volonté de renforcer la mise en valeur des patrimoines, notamment autour des volets territoriaux, dans l’optique d’accroître l’attractivité et le développement des territoires, ainsi que dans les volets transition énergétique et écologique pour les projets intégrant une dimension de valorisation paysagère et architecturale.

L’ensemble des contrats a été signé en septembre 2015 pour un montant de 100,2 M€. Un premier ajustement est intervenu en 2016 conformément à la circulaire du Premier ministre du 8 mars 2016 adressée aux préfets de région afin d’ajuster le contenu des contrats aux nouvelles priorités avec d’éventuelles modifications de programmation et de répartition des crédits dans un cadre budgétaire global inchangé. Dans le cadre de cette révision, des crédits complémentaires ont été arbitrés par le Premier Ministre en septembre et novembre 2016, augmentant ainsi le montant de l’enveloppe contractualisée (11,02 M€).

Un second ajustement est intervenu en 2018 afin préciser les montants de certaines opérations inscrites au titre des CPER 2015-2020 (5,7 M€) notamment pour intégrer le montant de l’opération relative au Musée Savoisien de Chambéry dont le montant n’était pas connu au moment de la conclusion des CPER (3,5 M€).

A partir de 2019, l’action 7 – patrimoine linguistique – du programme 175 « Patrimoines » a été transférée sur le programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture », l’enveloppe du P175 est diminuée à due concurrence du montant de l’opération CPER transférée (1,5 M€).



Les exemples suivants peuvent être cités parmi les principales opérations qui seront financées en 2021 :


  • pour les monuments historiques : l’achèvement des travaux de restauration des façades latérales de la cité de la mer à Cherbourg en Normandie, ainsi que la poursuite de la restauration des fortifications de Besançon en Bourgogne-France-Comté, du théâtre antique d’Orange en Provence-Alpes-Côte d’Azur et du familistère de Guise dans les Hauts-de-France ;

  • pour les musées : l’achèvement de la restructuration du musée savoisien en Auvergne-Rhône-Alpes et de la rénovation du jardin des énergies du musée Electropolis de Mulhouse en région Grand Est ;

  • pour les archives : les archives du site de Rémire-Montjoly dans le cadre du projet de la Maison des cultures et des mémoires de la Guyane (MCMG).





 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)


Estimation des restes à payer au 31/12/2020

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2019
(RAP 2019)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2019 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2019
 

 

AE (LFI + LFRs) 2020
+ reports 2019 vers 2020
+ prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFRs) 2020
+ reports 2019 vers 2020
+ prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2020

752 574 854

 

0

 

1 123 888 792

 

1 068 010 117

 

881 840 558

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2021

 

CP 2022

 

CP 2023

 

CP au-delà de 2023

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2020

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2021
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2022
sur AE antérieures à 2021

 

Estimation des CP 2023
sur AE antérieures à 2021

 

Estimation des CP
au-delà de 2023
sur AE antérieures à 2021

881 840 558

 

240 037 847
2 500 000

 

148 985 538

 

94 628 239

 

395 688 934

 

AE nouvelles pour 2021
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2021
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2022
sur AE nouvelles en 2021

 

Estimation des CP 2023
sur AE nouvelles en 2021

 

Estimation des CP
au-delà de 2023
sur AE nouvelles en 2021

1 010 442 665
4 750 000

 

775 593 691
4 750 000

 

95 175 310

 

61 657 299

 

78 016 365

 

Totaux

 

1 022 881 538

 

244 160 848

 

156 285 538

 

473 705 299

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2021

 

 

CP 2021 demandés
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021
 

 

CP 2022
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

CP 2023
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

CP au-delà de 2023
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

 

76,87 %

 

9,38 %

 

6,07 %

 

7,68 %

 

La prévision du solde des engagements non couverts par des CP (y compris AENE) s’élève a 881,84 M€ à fin 2020.

La prévision de consommation de CP en 2021 sur AE engagées antérieurement s’élève a 240 M€, soit 24 % des CP demandés en PLF 2021, dont notamment :

  • 170,28 M€ (71 %) afin de financer des opérations d’investissement menées en DRAC au bénéfice des monuments historiques, des musées territoriaux ou des archives territoriales ;

  • 29,33 M€ (12 %) pour la restauration des monuments historiques et la poursuite des grands projets d’investissement pilotés par l’administration centrale, tels que les travaux de restauration du site Richelieu ou du site des archives nationales de Paris.

  • 40,40 € (17 %) pour les opérations d’investissement menées par les opérateurs patrimoniaux, tels que la rénovation du château de Villers-Cotterêts engagée par le Centre des monuments nationaux, les schémas directeurs de Versailles, du Grand-Palais, de Fontainebleau ou les investissements du Centre Pompidou.

 

Justification par action

 

ACTION    42,2 %

01 – Monuments Historiques et patrimoine monumental


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

426 035 662

426 035 662

3 150 000

Crédits de paiement

0

430 021 998

430 021 998

5 550 000


La crise sanitaire, qui a fortement affecté le secteur du patrimoine, nécessite de poursuivre et de renforcer la politique en faveur des monuments historiques et du patrimoine monumental, laquelle repose sur une double mission :

– protéger, conserver et restaurer les immeubles et objets mobiliers protégés au titre des monuments historiques ;

– étudier, mettre en valeur, faire connaître et présenter ces monuments historiques au public le plus large.


Protéger les monuments historiques


En 1er janvier 2020, 44 415 immeubles et plus de 260 000 objets mobiliers étaient classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Plus de la moitié des immeubles protégés appartiennent à des propriétaires publics, principalement aux communes. La politique de protection du patrimoine monumental se traduit par 200 à 300 décisions de protection par an.


L’inscription au titre des monuments historiques est prononcée par arrêté du préfet de région après avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture ; le classement est prononcé par arrêté du ministre chargé de la culture, après avis de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture.


La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (loi LCAP) adapte les dispositifs de protection au titre des monuments historiques en matière de classement des ensembles historiques mobiliers et de servitude de maintien dans les lieux pour un objet mobilier classé présentant un lien exceptionnel avec l’immeuble classé dans lequel il est conservé. Elle permet aussi de mieux protéger les domaines nationaux (ensembles immobiliers ayant un lien exceptionnel avec l’histoire de la Nation).


Conserver et restaurer les monuments historiques


Chaque propriétaire a la responsabilité de la conservation de son monument et de la maîtrise d’ouvrage des travaux dont il fait l’objet. Les services de l’État chargés des monuments historiques (conservations régionales des monuments historiques, unités départementales de l’architecture et du patrimoine et, le cas échéant, le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) et l’inspection des patrimoines), sont chargés du contrôle scientifique et technique des études et travaux qu’ils autorisent. Ils assurent une expertise sous forme de conseil et peuvent également apporter une assistance à maîtrise d’ouvrage et un soutien financier par le biais de subventions, sous certaines conditions.


Dans le cadre de la stratégie pluriannuelle en faveur du patrimoine, lancée en novembre 2017, le ministère de la Culture a créé un fonds incitatif et partenarial en faveur des collectivités à faibles ressources, qui concentrent sur leur territoire la majorité des monuments historiques sans, le plus souvent, disposer seules de ressources suffisantes pour en assurer l’entretien, la restauration et la mise en valeur nécessaires. Ce nouveau mécanisme permet de financer une intervention accrue, d’une part de l’État au travers de taux de subventions majorés, et d’autre part des régions en les incitant à participer à hauteur de 15 % minimum aux travaux de restauration.


Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les directions des affaires culturelles (DAC) des départements ultramarins, en étroite relation avec les régions, identifient les projets pouvant être éligibles aux interventions du fonds.  Ce nouveau dispositif a permis le lancement de plus de 300 opérations sur l’ensemble du territoire qui n’auraient pu démarrer faute de moyens suffisants.


Les DRAC mettent également en œuvre les travaux de conservation et de mise en valeur des grands monuments appartenant à l’État affectés au ministère de la Culture tels que les 87 cathédrales ou les abbayes de Fontevraud et de Clairvaux. Le plan de mise en sécurité des cathédrales, mis en place en 2020 et conforté en 2021, permet de renforcer les interventions et travaux conduits en matière de sécurisation de ces monuments.


De même, les grands opérateurs du ministère de la Culture (Centre des monuments nationaux, établissements publics des châteaux de Versailles, et de Fontainebleau) assurent la maîtrise d’ouvrage des travaux sur les monuments qui leur sont confiés. Ils peuvent cependant déléguer cette responsabilité à l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC). Ce dernier assure la maîtrise d’ouvrage, pour le compte du ministère de la Culture, de grands travaux de restauration : la Bibliothèque nationale de France, le quadrilatère des Archives et les châteaux-musées de Compiègne, Saint-Germain-en-Laye, Écouen et Malmaison.


Enfin, la loi promulguée le 29 juillet 2019, relative à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, après l’incendie du 15 avril 2019, a permis la création d’un établissement public à caractère administratif dédié à cette opération, placé sous la tutelle du ministère de la Culture.


Mettre en valeur, étudier, ouvrir et présenter au public les monuments historiques

 

Par les travaux qu’il conduit dans ses monuments, notamment dans les 87 cathédrales, l’État contribue à leur étude, à l’enrichissement des connaissances, à leur valorisation et à l’accueil du public.


Une politique de diversification des publics est systématiquement conduite dans les monuments appartenant à l’État par l’organisation d’événements, la pratique d’une très large gratuité pour les publics jeunes, la mise en œuvre d’importants chantiers de mise en accessibilité des monuments, et par l’édition de guides destinés à tous les visiteurs, y compris aux personnes handicapées.


Cette mission d’ouverture à un large public est partagée par le Centre des monuments nationaux (CMN), mais également par les établissements comme Versailles, le Louvre, la Cité de l’architecture et du patrimoine, Fontainebleau, Chambord, ainsi que les services à compétence nationale de Compiègne ou de Pau, qui assurent eux-mêmes l’accueil du public. La Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAPA) assure quant à elle la collecte, la conservation et la communication au public et aux chercheurs d’une documentation très riche sur les monuments historiques.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

99 910 890

99 862 650

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

29 017 017

28 968 777

Subventions pour charges de service public

70 893 873

70 893 873

Dépenses d’investissement

104 201 074

86 675 426

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

104 201 074

86 675 426

Dépenses d’intervention

174 548 303

173 408 527

Transferts aux ménages

17 735 590

15 988 729

Transferts aux entreprises

16 039 490

15 671 354

Transferts aux collectivités territoriales

115 609 712

118 318 210

Transferts aux autres collectivités

25 163 511

23 430 234

Dépenses d’opérations financières

47 375 395

70 075 395

Dotations en fonds propres

47 375 395

70 075 395

Total

426 035 662

430 021 998

 

L’action « Monuments historiques et patrimoine monumental » se divise en deux rubriques :

  • les crédits d’entretien et de restauration des monuments historiques : 351,24 M€ en AE et 355,23 M€ en CP ;

  • les autres crédits du patrimoine monumental qui détaillent essentiellement les moyens de fonctionnement accordés aux dispositifs et aux institutions œuvrant dans le domaine du patrimoine : 74,80 M€ en AE et 74,80 M€ en CP.

Les crédits de l’action 1 progressent de 10,3 M€ en AE et de 17,4 M€ en CP par rapport à la LFI 2020.


A) ENTRETIEN ET RESTAURATION DES MONUMENTS HISTORIQUES 







1) CRÉDITS MONUMENTS HISTORIQUES « HORS GRANDS PROJETS »

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


a) Dépenses de fonctionnement courant pour les monuments historiques appartenant à l’État : 26,44 M€ en AE et 26,39 M€ en CP


Ces crédits d’entretien pour les monuments historiques appartenant à l’État se décomposent entre :

  • Crédits centraux : 7,58 M€ en AE=CP

Les crédits centraux concernent principalement le Centre des monuments nationaux (CMN), au titre de l’entretien des monuments nationaux.


  • Crédits déconcentrés : 18,87 M€ en AE et 18,82 M€ en CP

Les crédits déconcentrés sont destinés à l’entretien des monuments historiques appartenant à l’État, dont 87 cathédrales, répartis sur tout le territoire.


b) Subventions pour charges de service public : 0,50 M€ en AE=CP


Ces crédits sont destinés au financement des travaux d’entretien du musée du Louvre.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT

Les dépenses d’investissement, 104,07 M€ en AE et 81,80 M€ en CP, sont destinées à financer les opérations de restauration des monuments historiques appartenant à l’État, hors opérations d’investissement du Centre des monuments nationaux (CMN).

  • Crédits centraux : 32,64 M€ en AE et 28,03 M€ en CP

Les crédits de restauration des monuments historiques appartenant à l’État, prévus à hauteur de 18,79 M€ en AE et 18,18 M€ en CP (+3 M€ en CP), concernent les bâtiments situés en région parisienne dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC). Il s’agit en 2021, par exemple, de la restauration des corniches en couronnement des façades du Palais de Chaillot, de la poursuite des travaux sur la manufacture des Gobelins du Mobilier National et sur le bâtiment des Moulins de la manufacture de Sèvres, ou encore des suites d’opérations de restauration sur les châteaux de Malmaison et Bois-Préau et de Saint-Germain-en-Laye et sur les musées de Compiègne et d’Ecouen.


Par ailleurs, l’OPPIC et certaines DRAC assurent la maîtrise d’ouvrage d’opérations de restauration du patrimoine historique affecté au ministère des Armées. La participation du ministère de la Culture à ces opérations s’élève à 4,0 M€ en AE=CP, auxquels s’ajoute la participation du ministère des Armées.

De plus, l’OPPIC assure grâce à une enveloppe de 5,50 M€ en AE=CP la conservation et la mise en valeur des résidences présidentielles, monuments historiques affectés au ministère de la Culture et mis à la disposition de la Présidence de la République.

Les dépenses de clos et couvert en faveur des Pieux Établissements à Rome, sous maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sont comprises dans les crédits d’investissement à hauteur de 0,35 M€ en AE=CP.

4,00 M€ en AE, pilotés par l’administration centrale mais destinés aux monuments en région, sont prévus pour couvrir des opérations urgentes en cas de sinistre important intervenant en cours de gestion sur les monuments appartenant à l’État.

À ces crédits budgétaires du ministère de la Culture peuvent s’ajouter les crédits d’autres ministères (Justice, Intérieur, Armées) pour la restauration des monuments historiques qui leur sont affectés.