$@FwLOVariable(annee,2021)

$@FwLOVariable(numProg,214)

$@FwLOVariable(libelleProg,Soutien de la politique de l'éducation nationale)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Justification au premier euro)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Justification au premier euro


Éléments transversaux au programme

 

Éléments de synthèse du programme



 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l'action
ou de la sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives

432 630 250

0

432 630 250

432 630 250

0

432 630 250

02 – Évaluation et contrôle

76 511 096

6 073 381

82 584 477

76 511 096

6 073 381

82 584 477

03 – Communication

9 526 769

4 414 171

13 940 940

9 526 769

4 414 171

13 940 940

04 – Expertise juridique

10 912 296

5 979 908

16 892 204

10 912 296

5 979 908

16 892 204

05 – Action internationale

5 060 145

6 237 988

11 298 133

5 060 145

6 237 988

11 298 133

06 – Politique des ressources humaines

608 468 358

91 158 114

699 626 472

608 468 358

91 158 114

699 626 472

07 – Établissements d'appui de la politique éducative

0

150 403 457

150 403 457

0

150 403 457

150 403 457

08 – Logistique, système d'information, immobilier

272 897 217

552 006 139

824 903 356

272 897 217

420 229 410

693 126 627

09 – Certification

172 890 146

31 612 560

204 502 706

172 890 146

31 612 560

204 502 706

10 – Transports scolaires

0

3 322 845

3 322 845

0

3 322 845

3 322 845

11 – Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

193 028 250

0

193 028 250

193 028 250

0

193 028 250

Total

1 781 924 527

851 208 563

2 633 133 090

1 781 924 527

719 431 834

2 501 356 361




Évolution du périmètre du programme


   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

+131 231 330

+54 281 011

+185 512 341

+19 891 132

+26 519 128

+205 403 473

+212 031 469

Recteurs délégués ESR

150 ►

+1 060 386

+361 218

+1 421 604

 

 

+1 421 604

+1 421 604

Recteurs délégués ESR - équipes administratives

150 ►

+892 881

+407 143

+1 300 024

 

 

+1 300 024

+1 300 024

DRRT - Indemnité de fonctions des directeurs et adjoints (MAD HT2)

150 ►

+346 080

 

+346 080

 

 

+346 080

+346 080

Réserve civique - consolidation de MAD

155 ►

+70 603

+15 157

+85 760

 

 

+85 760

+85 760

Dissolutions COMUE P150 HT2 vers P214

150 ►

+74 874

+23 383

+98 257

 

 

+98 257

+98 257

Dissolution des chancelleries (dissolutions 2019) - masse salariale

150 ►

+606 019

+409 638

+1 015 657

 

 

+1 015 657

+1 015 657

Dissolution des chancelleries (dissolutions 2019) - Fonctionnement

150 ►

 

 

 

+808 087

+808 087

+808 087

+808 087

Recteurs délégués - fonctionnement

172 ►

 

 

 

+265 528

+265 528

+265 528

+265 528

OTE J&S MENJ - P124 Sac à dos

124 ►

 

 

 

+1 298 286

+1 298 286

+1 298 286

+1 298 286

OTE J&S MENJ - P124 Loyers et charges Avenue de France

124 ►

 

 

 

+3 217 637

+9 845 633

+3 217 637

+9 845 633

OTS J&S MENJ - P124 Communication

124 ►

 

 

 

+412 622

+412 622

+412 622

+412 622

OTE J&S MENJ - P124 Action sociale et formation

124 ►

 

 

 

+1 344 699

+1 344 699

+1 344 699

+1 344 699

OTE J&S MENJ - P124 Etudes statistiques

124 ►

 

 

 

+100 000

+100 000

+100 000

+100 000

OTE J&S MENJ - P354 Sac à dos

354 ►

 

 

 

+7 577 845

+7 577 845

+7 577 845

+7 577 845

OTE J&S MENJ - P124 Transfert des personnels

124 ►

+122 426 630

+50 735 588

+173 162 218

 

 

+173 162 218

+173 162 218

OTE J&S MENJ - P354 Transfert des personnels

354 ►

+4 704 376

+1 947 545

+6 651 921

 

 

+6 651 921

+6 651 921

DRRT - Fonctionnement des DRARI Antilles et Réunion

172 ►

 

 

 

+66 000

+66 000

+66 000

+66 000

DRRT - Remboursement des MAD vers les DRARI

172 ►

 

 

 

+4 206 966

+4 206 966

+4 206 966

+4 206 966

Fonctionnement des DRARI métropolitaines

354 ►

 

 

 

+593 462

+593 462

+593 462

+593 462

OTE J&S MENJ - P124 Transfert des personnels

155 ►

+1 049 481

+381 339

+1 430 820

 

 

+1 430 820

+1 430 820

Transferts sortants

-1 096 736

-299 481

-1 396 217

-285 295

-285 295

-1 681 512

-1 681 512

OTE Guyane - transfert des agents hors DATE et des moyens de fonctionnement du rectorat Guyane

► 354

-523 511

-213 425

-736 936

-24 874

-24 874

-761 810

-761 810

Renforcement du SCN ParcourSup

► 150

-198 100

-86 056

-284 156

 

 

-284 156

-284 156

Transfert d'ETP au profit de la DINUM dans le cadre de la lettre plafond du 26 juillet 2019

► 129

-162 000

 

-162 000

 

 

-162 000

-162 000

Prime des directeurs d'INSPE (HT2 - établissements RCE, hors Mayotte sur T2 transfert n°340)

► 150

-213 125

 

-213 125

 

 

-213 125

-213 125

Transfert du montant du loyer et des charges du site de Guérande

► 156

 

 

 

-260 421

-260 421

-260 421

-260 421

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

+2 519

 

Recteurs délégués ESR

150 ►

+6

 

Recteurs délégués ESR - équipes administratives

150 ►

+18

 

Réserve civique - consolidation de MAD

155 ►

+1

 

Dissolutions COMUE P150 HT2 vers P214

150 ►

+2

 

Dissolution des chancelleries (dissolutions 2019) - masse salariale

150 ►

+15

 

OTE J&S MENJ - P124 Transfert des personnels

124 ►

+2 350

 

OTE J&S MENJ - P354 Transfert des personnels

354 ►

+118

 

OTE J&S MENJ - P124 Transfert des personnels

155 ►

+9

 

Transferts sortants

-18

 

OTE Guyane - transfert des agents hors DATE et des moyens de fonctionnement du rectorat Guyane

► 354

-12

 

Renforcement du SCN ParcourSup

► 150

-4

 

Transfert d'ETP au profit de la DINUM dans le cadre de la lettre plafond du 26 juillet 2019

► 129

-2

 

 

Concernant le titre 2, les mesures de transfert s’élèvent à +184,1 M€ et 2 501 ETPT.


- 2 350 emplois (+2 350 ETPT) sont transférés du programme 124 « Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative » de la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » dans le cadre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat (OTE) et du rapprochement entre l’Education, la Jeunesse et les Sports. Ce transfert est valorisé à 173,2 M€ (dont 50,7 M€ de participation au CAS pensions) ;


- 118 emplois (+118 ETPT) sont transférés du programme 354 « Administration territoriale de l’Etat » de la mission «Administration générale et territoriale de l'État» vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » dans le cadre de la réforme de l’OTE et du rapprochement entre l’Education, la Jeunesse et les Sports, pour un coût total de 6,7 M€ (dont 1,9 M€ de participation au CAS Pensions) ;


- 9 emploi (+9 ETPT) sont transférés du programme 155 « Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail » de la mission « Travail et emploi » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » dans le cadre de la réforme de l’OTE et du rapprochement entre l’Education, la Jeunesse et les Sports, pour un montant total de 1,43 M€ ;


- 18 emplois (+18 ETPT) de personnels administratifs sont transférés du programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » au titre de la constitution des équipes administratives des 6 recteurs délégués. Ce transfert totalise 1,3 M€ ;


- 6 emplois (+6 ETPT) de personnels d’encadrement sont transférés du programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ». Ce transfert, d’un montant de 1,42 M€, correspond à la création de 6 emplois de recteurs délégués ;


- 2 emplois (+2 ETPT) sont transférés du programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » au titre de la dissolution des COMUE de Lille et Bretagne, pour un montant total de 98 257 € ;


- 1 emploi (+1 ETPT) est transféré du programme 155 « Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail » de la mission « Travail et emploi » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale », dans le cadre du dispositif de réserve civique Ce transfert s’élève à 85 760 € ;


- 15 emplois (+15 ETPT) sont transférés du programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » au titre de la dissolution des chancelleries, à hauteur de 1,01 M€ (dont 0,41 M€ de CAS Pensions) ;


- 11,7 emplois (-11,7 ETPT) sont transférés du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » vers le programme 354 « Administration territoriale de l’Etat » de la mission «Administration générale et territoriale de l'État» dans le cadre de la réforme de l’OTE en Guyane, pour un coût total de - 713 252 € ;


- 4 emplois (-4 ETPT) sont transférés du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » vers le programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur ». Ce transfert, d’un montant de – 284 156 M€, contribue au renforcement du service à compétence national Parcours Sup ;


- 2 emplois (-2 ETPT) sont transférés du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » vers le programme 129 « Coordination du travail gouvernemental» de la mission « Direction de l'action du Gouvernement » au profit de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), pour un montant de - 162 000 €.


Concernant le hors-titre 2 :


- Un transfert entrant de 6 373 244 € en AE et 13 001 240 € en CP est effectué du programme 124 « Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative » de la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » dans le cadre de la réforme de l’OTE et du rapprochement entre l’Education, la Jeunesse et les Sports. Ce transfert accompagne les 2 350 emplois provenant du programme 124 et se décompose ainsi :

  • Dépenses de fonctionnement: 1 298 286 € en AE = CP ; 
  • Bail et charges du site hébergeant la Direction des sports et la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative : 3 217 637 € en AE et 9 845 633 € en CP ;
  • Dépenses de communication : 412 622 € en AE = CP ;
  • Dépenses de prestations d’action sociale et de formation : 1 344 699 € en AE = CP ;
  • Dépenses relatives aux études statistiques : 100 000 € en AE = CP. 


- Un transfert entrant de 7 577 845 M€ est effectué du programme 354 « Administration territoriale de l’Etat » de la mission «Administration générale et territoriale de l'État» vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ». Ce transfert complète, en dépense de fonctionnement, le transfert des 118 emplois dans le cadre de la réforme de l’OTE ; 


- Un transfert entrant de 4 538 494 € est effectué du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » de la mission interministérielle « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ». Il se répartit ainsi :

  • Dépenses de fonctionnement des recteurs délégués : 265 528 € ;
  • Dépenses de fonctionnement des délégations régionales académiques à la recherche et à l’innovation (DRARI) Antilles et Réunion : 66 000 € ;
  • Remboursement des mises à disposition vers les DRARI : 4 206 966 €.


- Un transfert entrant de 808 087 € est effectué du programme 150 « Formations supérieures et recherches » de la mission « Recherche et enseignement supérieur » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ». Ce transfert correspond aux dépenses de fonctionnement liées à la dissolution des chancelleries ;


- Un transfert entrant de 593 462 € est effectué du programme 354 « Administration territoriale de l’Etat » de la mission « Administration générale et territoriale de l'État » vers le programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale ». Il correspond au transfert des dépenses de fonctionnement des DRARI métropolitaines ;


- Un transfert sortant de - 260 421 € est effectué du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » vers le programme 156 « Gestion fiscale et financière de l’État et du secteur public local » de la mission « Gestion des finances publiques et des ressources humaines ». Ce transfert vise à couvrir les charges et loyers du site de Guérande;


- Un transfert sortant de - 24 874 € est effectué du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » vers le programme 354 « Administration territoriale de l’Etat » de la mission «Administration générale et territoriale de l'État». Il correspond aux dépenses de fonctionnement qui accompagnent le transfert des emplois dans le cadre de la réforme de l’OTE en Guyane.

 

Emplois et dépenses de personnel


   Emplois rémunérés par le programme

(en ETPT)

Catégorie d'emplois

Plafond
autorisé
pour 2020

Effet des
mesures de
périmètre
pour 2021

Effet des
mesures de
transfert
pour 2021

Effet des
corrections
techniques
pour 2021

Impact des
schémas
d’emplois
pour 2021

dont extension
en année pleine des
schémas d'emplois
2020 sur 2021

dont impact
des schémas
d'emplois
2021 sur 2021

Plafond
demandé
pour 2021

(1)

(2)

(3)

(4)

(5) = 6-1-2-3-4

(6)

Enseignants du 1er degré

37

0

0

0

0

0

0

37

Enseignants du 2nd degré

172

0

0

0

0

0

0

172

Enseignants chercheurs et assimilés

5

0

0

-1

0

0

0

4

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

884

0

0

0

0

0

0

884

Personnels d'encadrement

1 887

0

+54

+17

0

0

0

1 958

Personnels administratif, technique et de service

23 263

0

+1 296

-12

0

0

0

24 547

Personnels de la jeunesse et des sports

0

0

+1 151

0

0

0

0

1 151

Total

26 248

0

+2 501

+4

0

0

0

28 753

 

Les mesures de transfert pour 2021 qui impactent le plafond d’emplois traduisent dans une large mesure la mise en œuvre de la réforme de l'organisation territoriale de l'État à compter du 1er janvier 2021. Cette réforme vise à réunir l’ensemble des compétences du ministère de l’éducation nationale de la jeunesse et des sports en matière de vie associative, de jeunesse, de citoyenneté et d’engagement ainsi que les savoir-faire présents sur les territoires mais dont les compétences étaient jusqu’ici exercées dans deux réseaux distincts, les services académiques (rectorats et directions des services départementaux de l’éducation nationale) d’une part, et le réseau de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, d’autre part. Elle permet également de rapprocher aux niveaux départemental et régional les politiques portées par le ministère chargé de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. 2477 ETP sont transférés à ce titre sur le programme 214 – Soutien de la politique de l’éducation nationale et se répartissent entre 1151 ETP relevant des corps propres de la jeunesse et des sport, 1285 ETP correspondent à des emplois administratifs, techniques et de service et 41 emplois d’encadrement.


Parmi les emplois transférés au titre de cette réforme, 60 ETPT seront mobilisés pour soutenir l’action de l’agence nationale du sport (ANS) en faveur du sport de haut niveau déployée via les centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (CREPS). Ces moyens seront mis en place progressivement en 2021 par opérations de fongibilités asymétriques, au fur et à mesure de la mobilité de ces cadres vers les CREPS ou d’emplois devenus vacants.

 

   Évolution des emplois

(en ETP)

Catégorie d'emplois

Sorties
prévues

dont départs
en retraite

Mois moyen
des sorties

Entrées
prévues

dont primo
recrutements

Mois moyen
des entrées

Schéma
d'emplois
 

Enseignants du 1er degré

0

0

0,00

0

0

0,00

0

Enseignants du 2nd degré

0

0

0,00

0

0

0,00

0

Enseignants chercheurs et assimilés

0

0

0,00

0

0

0,00

0

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

0

0

0,00

0

0

0,00

0

Personnels d'encadrement

54

45

9,00

54

0

9,00

0

Personnels administratif, technique et de service

678

569

9,00

678

0

9,00

0

Personnels de la jeunesse et des sports

0

0

0,00

0

0

0,00

0

Total

732

614

9,00

732

0

9,00

0

 

Hypothèses de sorties

Les sorties sont principalement constituées par les départs de personnels titulaires comprenant les départs définitifs (retraites, décès, radiations, démissions) et le solde entre les entrées et les sorties provisoires (réintégrations, disponibilités, congés parentaux, congés de longue durée, détachements…).

Hypothèses d’entrées

Les entrées (732 ETP) correspondent au recrutement de personnels d’encadrement et de personnels administratifs, technique et de service.


STRUCTURE DU PROGRAMME


Ce programme regroupe la masse salariale des personnels titulaires, stagiaires, contractuels ou vacataires intervenant dans les services centraux et académiques de l’éducation nationale (rectorats, directions des services départementaux) au titre de l’enseignement scolaire :

– personnels administratifs ;

– personnels techniques, ouvriers et de service ;

– autres personnels (notamment d’inspection, de direction, d’information et d’orientation ou médico-sociaux).


L’ensemble de la rémunération des apprentis, à l’exception des étudiants apprentis professeurs, est imputée sur ce programme quelle que soit leur affectation.


Les agents appartiennent pour 26,7 % à un corps de catégorie A, pour 26,6 % à un corps de catégorie B et pour 46,6%  à un corps de catégorie C.


La masse salariale intègre les rémunérations principales et accessoires qui leur sont versées ainsi que les cotisations et les prestations sociales afférentes. Elle comprend également une partie des crédits consacrés à la formation et à l’action sociale de ces personnels.

 

   Effectifs et activités des services

Répartition du plafond d'emplois par service

(en ETPT)

Service
 

LFI 2020

PLF 2021

dont mesures
de transfert

dont mesures
de périmètre

dont corrections
techniques

Administration centrale

2 636

3 021

385

0

0

Services régionaux

23 541

25 661

2 116

0

4

Opérateurs

0

0

0

0

0

Services à l'étranger

0

0

0

0

0

Services départementaux

0

0

0

0

0

Autres

71

71

0

0

0

Total

26 248

28 753

2 501

0

4


Par convention, la rubrique "Services régionaux" regroupe les effectifs des services déconcentrés. Dans la rubrique "Autres" figurent les emplois de l'Institut des hautes études de l'éducation et de la formation (IH2EF), service à compétence nationale dont les agents sont payés par l'administration centrale.


Répartition du plafond d'emplois par action

Numéro et intitulé de l'action ou de la sous-action
 

ETPT

01 Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives

7 256

02 Évaluation et contrôle

1 032

03 Communication

173

04 Expertise juridique

230

05 Action internationale

72

06 Politique des ressources humaines

11 346

07 Établissements d'appui de la politique éducative

0

08 Logistique, système d'information, immobilier

4 766

09 Certification

1 401

10 Transports scolaires

0

11 Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

2 477

Total

28 753

 

Une délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) est créée dans chaque région académique (y compris en outre-mer, sauf en Guyane), avec à leur tête un délégué. Un service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) est constitué dans chaque DSDEN.  


L’action « Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative » a vocation à regrouper les crédits de rémunération des seuls personnels affectés dans les directions de l’administration centrale et des services déconcentrés dédiées aux politiques de la jeunesse et des sports – les personnels intégrant des services et directions relevant de fonctions supports ou transversales ayant vocation à être inscrits dans les autres actions du programme).


Les travaux en cours sur la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat ne permettent pas à ce stade de disposer d’une visibilité suffisante pour distinguer parmi les emplois transférés ceux qui seront affectés dans les services centraux et déconcentrés dédiés aux missions jeunesse et des sports de ceux qui intégreront d’autres services du MENJS. Le volume d’emplois inscrit à l’action 11 correspond donc à l’ensemble des emplois transférés au titre de la réforme de l’organisation territoriale sur le secteur de la jeunesse et des sports quelle que soit leur affectation.

Recensement du nombre d'apprentis

Nombre d'apprentis pour l'année scolaire 2020-2021 :  35

 

   Indicateurs de gestion des ressources humaines

Les indicateurs de gestion des ressources humaines sont présentés dans le volet "Performance".

 

   Présentation des crédits par catégorie et contributions employeurs

Catégorie
 

LFI 2020

PLF 2021

Rémunération d'activité

984 246 119

1 086 149 485

Cotisations et contributions sociales

587 610 606

657 552 411

Contributions d'équilibre au CAS Pensions :

448 671 535

497 409 337

    – Civils (y.c. ATI)

448 671 535

497 409 337

    – Militaires

 

 

    – Ouvriers de l'État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

 

 

    – Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

 

 

Cotisation employeur au FSPOEIE

 

 

Autres cotisations

138 939 071

160 143 074

Prestations sociales et allocations diverses

33 103 068

38 222 631

Total en titre 2

1 604 959 793

1 781 924 527

Total en titre 2 hors CAS Pensions

1 156 288 258

1 284 515 190

FDC et ADP prévus en titre 2

90 000

90 000

 

S’agissant des prestations sociales, le montant correspondant aux prestations chômage de 8,9 M€ recouvre les dépenses relatives à l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et prend en compte les conséquences de la création de la rupture conventionnelle depuis le 1er janvier 2020. Ce nouveau mode de rupture de la relation de travail se combine avec le versement de l’ARE.

EVOLUTION DE LA DEPENSE DE PERSONNEL

Le montant des dépenses de personnel de ce programme s’élève à 1 781,9 M€ (CAS pensions compris), soit une hausse de 176,9 M€ par rapport à la LFI 2020 (dont + 128,2 M€ hors CAS et + 48,8 M€ de CAS).

 Cette variation s’explique principalement par :

– les mesures de transfert entrants sur le programme 214, d'un montant de + 184,1 M€ (dont 54 M€ de CAS pensions) ;

– les mesures catégorielles, avec une enveloppe de 2,3 M€ (CAS Pensions compris) prévue pour les mesures du programme 214, dont une provision évaluative de 2,05 M€ au titre de la revalorisation des personnels du ministère et de l’accompagnement des mesures inscrites à l’agenda social et 0,25 M€ au titre de la mise en œuvre du dispositif « Parcours professionnel carrières et rémunérations » (PPCR), du réexamen de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) ;

– un réajustement du socle au titre de la prévision d’exécution 2020 pour un montant de -19,8 M€.

REMUNERATIONS HORS CONTRIBUTIONS ET COTISATIONS EMPLOYEURS ET HORS PRESTATIONS ET ACTION SOCIALE

La décomposition des crédits de rémunération s’établit de la façon suivante :

Rémunérations principales (traitement indiciaire, indemnité de résidence, bonification indiciaire, nouvelle bonification indiciaire, supplément familial de traitement, majoration DOM-TOM, CLD…) : 816,3 M€, non chargés des cotisations employeurs, se répartissant ainsi :

– traitements indiciaires (titulaires, non-titulaires et stagiaires) : 764,5 M€ ;

– majorations de traitement pour les personnels affectés outre-mer : 24,9 M€ ;

– supplément familial de traitement : 7,8 M€ ;

– indemnité de résidence : 10,5 M€ ;

– bonification indiciaire et nouvelle bonification indiciaire : 8,6 M€ ;


Indemnités : 182,7 M€ (hors cotisations employeurs) dont principalement :

-le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (IFSE) : 158,6 M€ ;

- l’indemnité compensatrice de la CSG : 7,1 M€.


Examens et concours : 70,6 M€ non chargés des cotisations employeurs.

Vacations et suppléances : 16,5 M€ non chargés des cotisations employeurs.

 COTISATIONS SOCIALES ET CONTRIBUTIONS EMPLOYEURS

 Cotisations sociales (part employeur) : 657,6 M€ se répartissant ainsi :

– le montant de la cotisation au compte d’affectation spéciale pensions civiles s’élève à 497,4 M€, dont 495,3 M€ au titre des pensions des fonctionnaires civils (taux de 74,28 %) et 2,1 M€ au titre de l’allocation temporaire d’invalidité (taux de 0,32 %) ;

– le montant de la cotisation au régime de sécurité sociale (titulaires, stagiaires et non titulaires) s’élève à 78 M€ ;

– le montant de la cotisation employeur à la Caisse nationale d’allocations familiales pour les personnels titulaires et non titulaires du ministère (taux de 5,25 %) est de 38,9 M€ ;

– le montant de la cotisation au titre de la taxe pour les transports, versée aux collectivités locales s’élève à 14,3 M€ ;

– le montant de la cotisation au titre du régime de retraite additionnel de la fonction publique s’élève à 6,3 M€ ;

– le montant de la cotisation employeur au Fonds national d’aide au logement est de 3,7 M€ ;

– le montant des autres cotisations (contribution solidarité autonomie, cotisations aux assurances privées, cotisations aux autres organismes sociaux…) s’élève à 18,9 M€.

   Éléments salariaux

(en millions d'euros)

Principaux facteurs d'évolution de la masse salariale hors CAS Pensions
 

Socle Exécution 2020 retraitée

1 278,36

Prévision Exécution 2020 hors CAS Pensions

1 093,90

Impact des mesures de transfert et de périmètre 2020–2021

130,13

Débasage de dépenses au profil atypique :

54,32

    – GIPA

-0,07

    – Indemnisation des jours de CET

0,00

    – Mesures de restructurations

0,00

    – Autres

54,39

Impact du schéma d'emplois

0,00

EAP schéma d'emplois 2020

0,00

Schéma d'emplois 2021

0,00

Mesures catégorielles

2,16

Mesures générales

0,00

Rebasage de la GIPA

0,00

Variation du point de la fonction publique

0,00

Mesures bas salaires

0,00

GVT solde

6,76

GVT positif

12,58

GVT négatif

-5,81

Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA

0,76

Indemnisation des jours de CET

4,80

Mesures de restructurations

0,00

Autres

-4,04

Autres variations des dépenses de personnel

-3,52

Prestations sociales et allocations diverses - catégorie 23

0,00

Autres

-3,52

Total

1 284,52

 

Le PLF 2021 a été construit sur l’hypothèse d’une valeur de point fonction publique de 56,2323 €.

Il n’est prévu aucune augmentation de la dépense au titre de l’indemnité dite de garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA - décret 2008-539 du 6 juin 2008).

La ligne « Débasage de dépenses au profil atypique » correspond aux retenues pour grèves (1,3 M€) et aux rétablissements de crédits (4,9 M€ hors CAS Pensions) prévus en 2020. Pour 2020, cette ligne intègre également les variations de dépenses exceptionnelles liées à l’impact en 2020 de l’épidémie de COVID-19.

La ligne « Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA » correspond à des atténuations de dépenses. Les montants prévisionnels 2021 concernent les retenues pour fait de grève (-0,1 M€) et les rétablissements de crédits (-4,9 M€).

Le GVT solde s’élève à 6,7 M€ hors CAS en 2021, soit 0,6 % de la masse salariale du programme. Le GVT positif (12,5 M€ hors CAS, soit 1 % de la masse salariale du programme) est compensé pour partie par le différentiel de rémunération entre les sortants et les entrants (GVT négatif pour un montant de -5,8 M€ hors CAS, soit 0,5 % de la masse salariale du programme).

Coûts entrée-sortie

Catégorie d'emplois

Coût moyen chargé HCAS

dont rémunérations d’activité

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Enseignants du 1er degré

0

0

0

0

0

0

Enseignants du 2nd degré

0

0

0

0

0

0

Enseignants chercheurs et assimilés

0

0

0

0

0

0

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

31 669

40 583

45 876

27 466

27 537

39 788

Personnels d'encadrement

65 342

77 563

82 611

58 414

61 885

73 391

Personnels administratif, technique et de service

30 956

35 957

38 857

26 640

30 990

33 492

Personnels de la jeunesse et des sports

0

0

0

0

0

0

 

Les indices retenus sont, pour les coûts d’entrée, les indices de recrutement et, pour les coûts de sortie, les indices que détiennent, en moyenne, les personnels partant à titre définitif (retraite, décès, démission…). Pour les indemnités, la méthode de calcul tient compte des indemnités perçues en moyenne par l’ensemble des personnels. Les taux de cotisations en vigueur sont appliqués.


Les coûts globaux sont calculés au prorata des plafonds d'emplois de chaque catégorie, sur l'ensemble des crédits prévus pour 2021, hors prestations sociales, hors indemnités et vacations de jury et concours versées à des personnels émargeant sur les autres programmes de la mission.

 

Mesures catégorielles

Catégorie ou intitulé de la mesure

ETP
concernés

Catégories

Corps

Date d’entrée
en vigueur
de la mesure

Nombre
de mois
d’incidence
sur 2021

Coût

Coût
en
année pleine

Effets extension année pleine

111 954

167 931

Accompagnement des mesures issues de l'agenda social

 

A B C

Tous corps

8

111 954

167 931

Mesures indemnitaires

2 044 793

2 044 793

Autres mesures de revalorisation et d'accompagnement des mesures issues de l'agenda social

 

A B C

Tous corps

12

1 888 592

1 888 592

Mise en oeuvre du protocole parcours carrière et rémunération

900

A B

Tous corps

12

156 201

156 201

Total

2 156 747

2 212 724

 


Au total, les mesures catégorielles représentent une enveloppe estimée à 2,16 M€ (hors CAS Pensions) sur le programme 214.


L'enveloppe allouée permettra la poursuite de la mise en œuvre des mesures de revalorisation issues du protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations à hauteur de 0,16 M€.


S’agissant de la revalorisation globale de 400 M€ présentée par le Gouvernement pour l’année 2021, la ventilation précise entre programmes et les modalités de cette revalorisation feront l’objet d’une concertation avec les organisations représentatives des personnels. La date d’entrée en vigueur sera également précisée suite à cette concertation, étant précisé que l’ensemble de ces mesures aura un coût en année pleine de 500 M€.


La ventilation provisoire de l’enveloppe de 400 M€ entre les cinq programmes de la mission est la suivante (en M€) :



 

 

Dépenses pluriannuelles

 

 

Grands projets informatiques


 

   CYCLADES

CYCLADES doit remplacer le système d’information OCEAN opérationnel depuis 1997 et dont les technologies sont devenues obsolètes. Ce système d’information gère les examens (dont certains de l’enseignement supérieur tels que les brevets de techniciens supérieurs, les diplômes comptables supérieurs, mention complémentaire) et des concours du ministère de l’éducation nationale ainsi que plus de 600 concours d’autres ministères dans le cadre des centres de services partagés (CSP) depuis 2011.

CYCLADES accompagne les agents dans tout le déroulement d’une session d’un examen ou d’un concours, de l’inscription des candidats jusqu’à la publication de leurs résultats, en passant par la correction des copies et la dématérialisation des processus.

Il est également disponible pour les candidats des examens et concours, au travers d’un espace qui leur est dédié, permettant la transmission de pièces dématérialisées.

Le projet est organisé en paliers, chacun ayant un périmètre fonctionnel et un périmètre métier complet. Cet allotissement de CYCLADES est construit en adéquation avec le déroulement d’une session d’examens ou de concours. Ces paliers sont répartis sur 9 années de 2013 à 2021, les deux premières années ont permis la construction du socle technique. Parallèlement, chaque année, des profils d’examens et de concours sont décommissionnés d’OCEAN pour être gérés dans CYCLADES.

Les six premiers paliers (2013-2018) ont permis de prendre en charge le diplôme national du brevet (DNB), les épreuves anticipées du baccalauréat général et technologique, le certificat de formation générale (CFG), le baccalauréat professionnel, les concours administratifs déconcentrés et les concours enseignants du 1er degré.

A, pour le moment, été réalisé :

  • l’expérimentation pour le baccalauréat professionnel dans 10 académies. Son bon déroulement permet de réaliser la généralisation à toutes les académies en 2020 ;
  • l’expérimentation de la dématérialisation des épreuves anticipées de juin 2019, représentant un volume de 300 000 copies ;
  • la mise en place de centre de services partagés pour le bénéfice d’autres départements ministériels (5) touchant 29 concours ;
  • la mise en place de fonctionnalités relatives à la certification en langues.

La population gérée en 2019 dans CYCLADES a atteint plus de 2 millions de personnes (les deux tiers de la population concernée).

L’année 2020, correspond à la fin du palier 8 et le début du palier 9. Les travaux réalisés dans le palier en cours, à savoir P8 (session 2020 allant de septembre à octobre 2020) couvre les domaines suivants :

  • le déploiement des baccalauréats professionnels;
  • le déploiement des concours enseignants du 1er degré;
  • les épreuves anticipées 2020 du nouveau baccalauréat;
  • le déploiement de la dématérialisation des copies sur le BAC 2020/2021 pour les épreuves E3C;
  • l’analyse du BAC 2020/2021 – année de terminale;
  • la préparation de la réforme territoriale pour les académies de Caen et Rouen;
  • la gestion des conséquences de la crise sanitaire qui a conduit à l’annulation des épreuves du baccalauréat et nécessité l’implémentation d’un processus dérogatoire pour la collecte des notes du contrôle continu ;
  • l’intégration des concours jeunesse et sports prévue dans le périmètre de Cyclades pour janvier 2021.

Le palier 9 qui s’étend jusqu’en octobre 2021, finalisera la réforme du baccalauréat 2020/2021. De plus, sur le triennal, le projet devra intégrer la réforme de la voie professionnelle et celle des concours. A terme, CYCLADES couvrira l’intégralité des examens et concours couverts par OCEAN, soit plus de 3,2 millions de candidats.

Les travaux prévus pour la session 2021 et intégrés dans la budgétisation sont :

  • l’intégration de la réforme du Bac 2020/2021;
  • le déploiement du module portant sur les examens professionnels;
  • l’implémentation des diplômes comptables supérieurs;
  • la finalisation de l’intégration des concours jeunesse et sports.

 

Année de lancement du projet

2010

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Examens et Concours

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2018
et années
précédentes

2019
Exécution

2020
Prévision

2021
Prévision

2022
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

19,95

19,58

4,70

4,76

8,08

8,08

9,83

9,83

11,48

11,79

54,04

54,04

Titre 2

10,36

10,36

2,22

2,22

2,46

2,46

2,80

2,80

3,20

3,20

21,04

21,04

Total

30,31

29,94

6,92

6,98

10,54

10,54

12,63

12,63

14,68

14,99

75,08

75,08


 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

12,50

75,08

+500,62

Durée totale en mois

84

153

+82,14

 

Le coût et la durée du projet CYCLADES répondent aux critères définis par l’arrêté du 14 novembre 2014 pris pour l’application de l’article 3 du décret n° 2014-879 du 1er août 2014 relatif au système d’information et de communication de l’État. En 2012, ce coût présenté et validé par la DINSIC était de 38,5 millions d’euros. L’indicateur de performance ne prenait en compte initialement que les dépenses HT2 de réalisation, accompagnement au changement et assistance à la maitrise d’ouvrage soit 12,5 millions d’euros.


La trajectoire budgétaire (coût et durée) présentée prend en compte les effets des différentes réformes pour les examens (DNB 2017 et baccalauréats général et technologique 2021) intervenues depuis le lancement. Elle inclut également le coût prévisionnel pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) de deux ans.


La crise sanitaire liée au COVID-19 a eu des impacts en retardant notamment la mise en œuvre de certaines sessions d’examens et concours du second degré qui devaient se dérouler à la rentrée 2021, ce qui pourrait potentiellement conduire à un rallongement de la trajectoire.

 

Le système conduit à transférer les infrastructures de l’échelon académique à l’échelon national, accompagné d’une modélisation et d’un développement dans un langage de programmation orienté « objet » permettant à la solution de mieux s’intégrer dans la complexité de l’écosystème des systèmes d’information actuels. Ces choix de conception rendent l’application plus structurée, interopérable et maintenable. Il en résulte donc une baisse progressive du coût de maintenance et d’exploitation globale sur le domaine « examens et concours ».

Les bénéfices attendus du projet CYCLADES sont :

  • une adaptabilité améliorée aux évolutions réglementaires ;
  • un élargissement du périmètre des concours ou des examens dans le respect des dispositions définies dans le code de l’éducation ;
  • une interopérabilité avec les référentiels et les autres applications du ministère ;
  • une forte évolutivité vers la dématérialisation des processus et la gestion d’un archivage numérique performant.

En 2021, le périmètre de CYCLADES portera sur plus de 3 millions de candidats aux examens et concours, conduisant à une mobilisation annuelle de 4 700 centres d’examens et 200 000 correcteurs pour gérer 21 millions de copies et 30 millions de notes par session.


 

   OP@LE

Le projet OP@LE porte sur la refonte du système d’information de gestion financière et comptable dans une nouvelle architecture pour adapter le cadre comptable des collèges et des lycées publics (EPLE) à la nouvelle réglementation budgétaire et comptable.

À l’origine, une refonte technologique de l’application historique était prévue sur la base de développements internes. En 2015, une réflexion conduite avec la maîtrise d’ouvrage a permis de prendre la mesure des adaptations réglementaires nécessaires et a fait évoluer le projet initial vers un projet de transformation métier s’appuyant sur les processus définis pour le nouveau progiciel. Afin de choisir la solution, un marché selon la procédure du dialogue compétitif a été lancé en 2016. Dans ce contexte transitoire, seules les dépenses de maintenance courante de l’application existante, d’études de cadrage de la future solution et d’assistance à maîtrise d’ouvrage ont été engagées.


 

Année de lancement du projet

2014

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Finances

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2018
et années
précédentes

2019
Exécution

2020
Prévision

2021
Prévision

2022
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

11,55

5,53

3,90

4,10

15,92

11,35

8,31

12,47

20,03

26,26

59,71

59,71

Titre 2

2,10

2,10

0,31

0,31

0,49

0,49

0,43

0,43

0,90

0,90

4,23

4,23

Total

13,65

7,63

4,21

4,42

16,41

11,84

8,73

12,90

20,93

27,16

63,94

63,94


 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

44,30

63,94

+44,34

Durée totale en mois

56

108

+92,86

 

Ce projet, ayant un budget prévisionnel de plus de 9 M€ a fait l’objet d’une saisine de la DINSIC, au titre de la procédure définie à l’article 3 du décret n° 2014-879 du 1er août 2014. Un avis favorable a été rendu le 9 février 2018.

Après une phase d’avant-projet de trois ans, le démarrage du projet OP@LE a eu lieu le 15 mars 2018. Les ateliers de conception générale se sont déroulés entre mi-avril et fin juillet 2018. Ceux relatifs à la conception détaillée ont démarré en septembre 2018.

Les travaux de conception détaillée ont commencé en 2019 et se poursuivent courant 2020 en parallèle de la réalisation et la qualification. Des utilisateurs en EPLE participent à chaque atelier fonctionnel.

Le coût du projet intègre la conduite du changement, particulièrement importante (35 000 utilisateurs pour un coût global estimé à 22 M€). Ce montant inclut les frais de déplacement des utilisateurs et des formateurs en académie, les indemnités des formateurs, les outils de formation développés par le titulaire dans le cadre du marché. Ce montant a été augmenté cette année à hauteur de 4 M€ pour tenir compte de la réévaluation induite par le décret n° 2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat.

Le ministère a constaté de sérieuses difficultés dans l’exécution du marché par le titulaire, qui notamment n’a pas respecté le calendrier prévu de la version 1. Ainsi, la première phase pilote prévue initialement au 1er janvier 2020 n’a pu être mise en place.

La version 2 d’OP@LE  sera déployée en novembre 2020. Cette version 2 sera découpée en 2 lots dont le premier permettra de clôturer l’exercice des établissements pilotes.

Les changements, évoqués ci-dessus sur l’année 2020, vont nécessiter les modifications suivantes sur l’année 2021 :

- le report d'activité initialement prévue en 2020, comme la réalisation de la V2 revue pour être lotie (coût estimé à 1,5 M€);

- l'adaptation des vagues de déploiements et du dispositif de formation pour prendre en compte le décalage de la phase pilote.


Le ministère a donc dû revoir la trajectoire du projet pour un déploiement de la vague pilote au 1er janvier 2021. Le décalage d’une année a eu pour impact principal la revue du dispositif de formation en académie pris en charge par le projet avec une charge décalée d’une année, soit 2022 au lieu de 2021. En conséquence, la fin du déploiement a été repoussée d’une année (décembre 2023).

Les modifications de trajectoire prévues pour 2021 à 2023 doivent ainsi permettre de tenir les objectifs d’une première expérimentation d’OP@LE en 2021 et d’une généralisation en 2022/2023.

 

Les bénéfices attendus du projet OP@LE sont :

  • l’amélioration de la qualité comptable et la sécurisation des données ;
  • la dématérialisation des pièces ;
  • la réponse à l’obsolescence technologique permettant de meilleures performances et une meilleure interopérabilité ;
  • une meilleure capacité d’évolution à la réglementation.

 

   OPER@ (SI PAIE des EPLE)

En 2008, le ministère a mis à disposition des EPLE une solution progicielle appelée « GOSPEL » destinée à assurer la paie des contrats aidés, des assistants d’éducation, des contractuels et des intervenants rémunérés à la vacation. À ce jour, environ 120 000 contrats en moyenne mensuelle sont payés dans 431 établissements ordonnateurs, couvrant 4 275 établissements employeurs. GOSPEL est concurrencé par des logiciels du marché, qui réalisent 80 à 90 000 payes mensuelles en moyenne, pour le compte d’environ 3 500 établissements employeurs.


Fin 2012, la conjonction de trois facteurs a conduit à envisager le remplacement de GOSPEL :

  • la survenance de difficultés techniques : risque sur la production de la paye posant la question de la robustesse de l’outil et de son environnement applicatif ;
  • des évolutions réglementaires majeures à court terme : la déclaration sociale nominative et le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu ;
  • la fin programmée de la maintenance éditeur et l’arrêt concomitant de la maintenance applicative et réglementaire sur GOSPEL. 


Les enjeux du nouveau projet OPER@ sont les suivants :

  • garantir l’application de la réglementation en matière de paie et de prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu ;
  • permettre la production des états post-paie ;
  • faciliter l’intégration des EPLE utilisant d’autres logiciels dans le nouveau SI Paie ;
  • mettre en place un système de rapport d’informations à destination des instances décisionnelles ainsi qu’aux différents financeurs ;
  • sécuriser les procédures de paie et la traçabilité dans l’outil informatique ;
  • disposer d’un système d’information facilement évolutif et dont la maintenance est aisée ;
  • fiabiliser le processus de paie pour une population en parcours d’insertion sociale ;
  • améliorer le suivi des contrats aidés sur une grande partie du cycle de gestion des ressources humaines.


 

Année de lancement du projet

2015

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Ressources Humaines

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2018
et années
précédentes

2019
Exécution

2020
Prévision

2021
Prévision

2022
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

12,79

8,86

2,02

4,54

2,10

2,00

2,10

2,64

0,00

0,97

19,02

19,02

Titre 2

0,35

0,35

0,25

0,25

0,30

0,30

0,20

0,20

0,00

0,00

1,10

1,10

Total

13,14

9,21

2,28

4,80

2,40

2,30

2,30

2,84

0,00

0,97

20,12

20,12


 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

12,00

20,12

+67,66

Durée totale en mois

48

84

+75,00

 

Initialement prévue mi-octobre 2017, la fin de validation de la phase de conception d’OPER@ a été repoussée  pour permettre d’instruire et d’intégrer les décisions de juillet 2017 en matière de cible organisationnelle à mettre en œuvre pour prendre en charge la déclaration sociale nominative (DSN), selon la solution la plus proche du standard proposé par le progiciel HR Access. Le report de la phase de conception a conduit à replanifier la suite du projet et à revoir la trajectoire de déploiement. Il a permis de modifier le cahier des clauses fonctionnelles et techniques (CCFT) en précisant les modalités d’instruction et de commande d’évolutions qui ne figuraient pas dans l’expression de besoin initiale, et en intégrant des changements du périmètre fonctionnel.

La phase de vérification d’aptitude menée pendant le 1er semestre 2019 n’a pas pu se dérouler dans des conditions optimales pour les raisons suivantes :

  • le périmètre n’a pas pu être validé en raison notamment du calendrier très contraignant qui prévoyait des recettes utilisateurs pendant les congés scolaires ;
  • les académies pilotes ont dû se désengager ou limiter leur engagement dans cette phase de vérification d'aptitude du fait notamment de l’absence d’outil de reprise des données mis à leur disposition ;
  • de nombreuses autres demandes d’évolution ont été formulées.

Face à cette situation, le comité directeur du 25 mai 2019 a décidé de ne pas prononcer la vérification d'aptitude.

Toutes les fonctionnalités n’ayant pas pu être testées par les utilisateurs, le ministère a souhaité réaliser une phase de vérification d'aptitude supplémentaire. Des commandes supplémentaires ont également été passées pour la prise en compte des évolutions.


En décembre 2019 et janvier 2020, OPER@ a été déployé dans 5 GRETA et 4 établissements mutualisateurs des académies de Poitiers, Caen, Lille et Orléans-Tours, ce qui représente plus de 10 000 paies. Afin de valider la qualité d’OPER@, durant ces 2 mois, la paie a été assurée dans GOSPEL et dans OPER@. Le déploiement de la vague expérimentale de décembre 2019 s’est déroulé avec succès en assurant la fiabilité et la robustesse de la paie, et l’adhésion  globale des utilisateurs. Le projet, désormais en mode de fonctionnement permanent, est entré dans sa phase de « maintien en condition opérationnelle » dès 2020.


Le comité directeur du 29 janvier 2020 a acté la fin de la paie en double et la poursuite des opérations de paie uniquement sur OPER@. Une vague de déploiement  a pris effet au 1er juin 2020, les suivantes seront effectives au 1er décembre 2021. La fin du déploiement est prévue le 1er janvier 2022.

 

Le projet OPER@ offrira des gains métiers résultant de l’adaptation aux évolutions réglementaires (DSN, paie…), d’une meilleure qualité de service pour les partenaires et d’un potentiel de transformation des processus.

 

 

 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)


Estimation des restes à payer au 31/12/2020

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2019
(RAP 2019)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2019 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2019
 

 

AE (LFI + LFRs) 2020
+ reports 2019 vers 2020
+ prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFRs) 2020
+ reports 2019 vers 2020
+ prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2020

411 060 309

 

0

 

949 442 117

 

691 986 590

 

668 515 836

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2021

 

CP 2022

 

CP 2023

 

CP au-delà de 2023

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2020

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2021
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2022
sur AE antérieures à 2021

 

Estimation des CP 2023
sur AE antérieures à 2021

 

Estimation des CP
au-delà de 2023
sur AE antérieures à 2021

668 515 836

 

240 841 246
0

 

194 726 562

 

104 824 455

 

128 123 573

 

AE nouvelles pour 2021
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2021
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2022
sur AE nouvelles en 2021

 

Estimation des CP 2023
sur AE nouvelles en 2021

 

Estimation des CP
au-delà de 2023
sur AE nouvelles en 2021

851 208 563
7 710 000

 

478 590 588
7 710 000

 

145 329 367

 

57 783 272

 

169 505 336

 

Totaux

 

727 141 834

 

340 055 929

 

162 607 727

 

297 628 909

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2021

 

 

CP 2021 demandés
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021
 

 

CP 2022
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

CP 2023
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

CP au-delà de 2023
sur AE nouvelles
en 2021 / AE 2021

 

 

56,62 %

 

16,92 %

 

6,73 %

 

19,73 %

 

L’évaluation des engagements non couverts par des CP au 31 décembre 2020 totalisent 688,51 M€.

Ces AE non couverts correspondent essentiellement à des dépenses relevant d’opérations immobilières d’investissement totalisant 367,67 M€ dont 221,53 M€ de constructions scolaires et 146,14 M€ de dépenses du propriétaire, 155,39 M€ de baux nouveaux et renouvelés, et 61,38 M€ de dépenses de la sphère du numérique (toutes opérations confondues).

L’augmentation des engagements non couverts au 31/12 entre 2019 et 2020 s’explique principalement par l’écart des unités de budgétisation inscrit au PLF 2020, conséquence de l’obligation au 1er janvier 2020 de recourir aux nouveaux flux de gestion prévus par la circulaire du 22 mars 2019 de la Direction du Budget n° DF-2REC-19-3556, rendant obligatoire le recours aux engagements juridiques programmés. La mise en œuvre de la pluri-annualité des engagements, en fonction du calendrier de renouvellement des cadres juridiques supportant la dépense, se poursuivra en 2021.

Néanmoins, en dehors de la prise en compte de la part pluriannuelle des engagements non couverts, la trajectoire de leur apurement demeurera contrainte par le niveau des crédits de paiement inscrit en PLF 2021.

 

Justification par action

 

ACTION    16,4 %

01 – Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

432 630 250

0

432 630 250

40 000

Crédits de paiement

432 630 250

0

432 630 250

40 000


L’action « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » rassemble les moyens d’état-major chargés :

- de la conception des politiques éducatives et des contenus pédagogiques de l’enseignement ;

- de la mise en œuvre des politiques éducatives et de l’organisation de la scolarité des élèves ;

- du pilotage budgétaire et financier de l’ensemble des procédures de gestion administrative du ministère.

 

Elle regroupe les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés concourant à cette action.

 

Participent à cette action l’administration centrale et l’état-major des académies.

Cette action est également portée par le Conseil supérieur des programmes (CSP) dont les dépenses de fonctionnement sont budgétées sur l’action 8 « Logistique, système d’information, immobilier ».

 

L’article 32 de la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prévoit la création du CSP. Placée auprès du ministre chargé de l’éducation nationale, cette instance émet des avis et formule des propositions sur :

- la conception générale des enseignements destinés aux élèves relevant des premier et second degrés, l’introduction du numérique dans les méthodes pédagogiques et la construction des savoirs ;

- la nature et le contenu des épreuves des examens conduisant aux diplômes nationaux de l’enseignement scolaire et du baccalauréat, les objectifs et la conception générale de la formation initiale et continue des enseignants ;

- la nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés ;

- les possibilités d’adaptation et d’aménagement des épreuves pour les candidats présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant.

 

Un rapport annuel est remis par le CSP aux ministres chargés de l’éducation nationale et de l’agriculture. Il est transmis au Parlement et au Conseil économique, social et environnemental.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

432 630 250

432 630 250

Rémunérations d’activité

263 182 239

263 182 239

Cotisations et contributions sociales

161 391 838

161 391 838

Prestations sociales et allocations diverses

8 056 173

8 056 173

Dépenses de fonctionnement

 

 

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

 

Total

432 630 250

432 630 250

 

 

ACTION    3,1 %

02 – Évaluation et contrôle


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

76 511 096

6 073 381

82 584 477

90 000

Crédits de paiement

76 511 096

6 073 381

82 584 477

90 000


L’action « Évaluation et contrôle » rassemble les crédits de rémunération de l’Inspection générale de l’éducation, des sports et de la recherche (IGÉSR), ainsi que les crédits de rémunération et de fonctionnement du nouveau Conseil d’évaluation de l’école (CEE), de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et des services statistiques académiques.

L’IGÉSR assure des missions d'évaluation, d'expertise, de contrôle et d'appui dans les domaines pédagogiques, de la jeunesse et des sports concernant les dispositifs et les structures scolaires, de la jeunesse et des sports ou de l’enseignement supérieur et de la recherche, de statut public ou privé, recevant des fonds publics.


Le CEE, créé par l’article 40 de la loi n°2019-791 du 26 juillet 2019 pour une École de la confiance et qui se substitue au Conseil national d’évaluation du système scolaire, a été officiellement installé par le ministre le 23 juin 2020.

Il a pour mission d’évaluer l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire : ainsi, il veille à la cohérence de toutes les évaluations conduites par le ministère (hors évaluation des personnels) et établit pour se faire une synthèse des différents travaux d’évaluation sur le système éducatif, afin notamment d’enrichir le débat public sur l’évaluation. Il est aussi chargé de piloter le dispositif national d’évaluation des établissements scolaires déployé dans l’ensemble des académies dès l’année scolaire 2019-2020. À ce titre, il définit le cadre méthodologique et les outils d’évaluation des établissements et analyse les résultats de ces évaluations ; il donne un avis sur les méthodologies, les outils et les résultats des évaluations du système éducatif organisées au niveau national par les services du ministère ou dans le cadre de programmes de coopération européens ou internationaux (PISA, PIRLS, TIMSS, TALIS...). Il propose également des méthodologies de mesure des inégalités territoriales scolaires et formule toute recommandation utile pour les réduire.


Le MENJS conduit à l’évaluation du système éducatif dans toutes ses dimensions : évaluation des élèves, des établissements, des territoires, de dispositifs ainsi que du système éducatif dans son ensemble. Elle mobilise à cette fin le système d’information statistique sur l’éducation, dont elle a la charge, et conduit une vingtaine d’opérations d’évaluation d’élèves chaque année. Aux traditionnelles évaluations sur échantillons, internationales ou nationales, sont venues s’ajouter, depuis les dernières rentrées, des évaluations exhaustives conduites auprès de plusieurs générations d’élèves (plus de 800 000 élèves concernés pour chacune de ces opérations). L’objectif est de fournir aux professeurs des repères des acquis de leurs élèves, de doter les pilotes de proximité (recteurs, DASEN, inspecteurs) d’indicateurs leur permettant de mieux connaître les résultats des élèves et des unités de formation pour adapter leur action éducative.

Il s’agit également de disposer du profil des élèves à l’entrée de l’école, du collège ou du lycée pour construire, au niveau national, de nouveaux indicateurs (valeur ajoutée par exemple).


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

76 511 096

76 511 096

Rémunérations d’activité

47 189 894

47 189 894

Cotisations et contributions sociales

28 386 085

28 386 085

Prestations sociales et allocations diverses

935 117

935 117

Dépenses de fonctionnement

6 073 381

6 073 381

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

6 073 381

6 073 381

Total

82 584 477

82 584 477

 

Opérations d’évaluation et de prospective : 4 653 381 € en AE et en CP


Les principales évaluations conduites par les services du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sont les suivantes :

  • PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves) et TALIS (Teaching and Learning International Study), enquête internationale sur les enseignants, l’enseignement et l’apprentissage, en coordination avec l’OCDE ;
  • PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) et TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) qui s’intéressent aux performances scolaires en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, ainsi que ICILS (International Computer and Information Litteracy Study) qui évalue les compétences numériques des élèves et ICCS (International Civic and Citizenship Education Study) qui s’intéresse aux compétences sociales et civiques. Ces évaluations sont menées sous l’égide de l’association internationale pour l’évaluation des compétences scolaires (IEA) ;
  • Le dispositif CEDRE (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), qui établit des bilans nationaux des acquis des élèves en fin d’école et en fin de collège. Il couvre les compétences des élèves dans la plupart des domaines disciplinaires en référence aux programmes. Renouvelées tous les cinq ans, ces évaluations permettent de répondre à la question de l’évolution du niveau des élèves au fil du temps ;
  • Le dispositif d’évaluation des compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Réalisées chaque année en alternant les niveaux visés (fin de CE2 en 2020, fin de sixième en 2021 et fin de troisième en 2022), ces évaluations sur échantillons permettent de renseigner les indicateurs du RAP portant sur la maîtrise des compétences du socle commun dans les domaines 1 et 4 ;
  • Des études et enquêtes statistiques sur l’évaluation des élèves (panel 2007 d’élèves de sixième, panel d’élèves du CP 2011, panel des élèves en situation de handicap, panel 2020 d’élèves scolarisés en petite section de maternelle, étude d’impact du dispositif CP dédoublés, évaluations des conséquences de la crise sanitaire…) ;
  • l’évaluation exhaustive des élèves de sixième (depuis la rentrée 2017) ;
  • L’évaluation exhaustive des élèves à l’entrée du CP et du CE1 à l’école élémentaire, ainsi qu’en milieu de CP (depuis la rentrée 2018) ;
  • Les tests de positionnement des élèves à l’entrée en seconde générale, technologique et professionnelle, dans le cadre de la réforme du baccalauréat 2021 (depuis 2018), auxquels s’ajoute un test spécifique destiné aux élèves en première année de CAP, à compter de la rentrée 2020 ;
  • En matière d’évaluation de politiques publiques, la DEPP évalue sur trois ans, depuis septembre 2017, l’effet de la mesure « 100% de réussite au CP » (classes de CP dédoublées en éducation prioritaire) sur les apprentissages des élèves et les pratiques d’enseignement. Elle s’appuie sur un échantillon de 204 écoles de REP+, 102 écoles de REP, 102 écoles hors éducation prioritaire pour l’interrogation des élèves et un échantillon élargi pour celle des enseignants. L’évaluation de ce dispositif s’achèvera en 2021 ;
  • Toujours en matière d’évaluation de politiques publiques, la DEPP met également en place, dans le cadre du déploiement du volet 3 « Équipements et ressources associées » de l’action « Innovation Numérique pour l’Excellence Éducative » du PIA, une étude visant à mesurer les effets de l’utilisation des équipements mobiles dans les écoles et les collèges sur les apprentissages des élèves et les pratiques d’enseignement (les enquêtes de 2021 porteront sur le niveau CM1) ;
  • EPODE (Enquête PériODique sur l’Enseignement), conduite par la DEPP en 2018 pour la première fois, qui vise à décrire les pratiques d’enseignement dans le premier et second degrés et dont la deuxième édition aura lieu en 2021 ;
  • PRAESCO (Enquête sur les PRAtiques Enseignantes Spécifiques aux COntenus), qui vise à documenter, selon un rythme quinquennal, les pratiques d’enseignement dans des champs disciplinaires précis (1er cycle en mathématiques en 2019 et 1er cycle en français en 2021) et qui est conduite parallèlement aux évaluations CEDRE ;


Ces évaluations, comme les autres enquêtes menées par le MENJS, ont vocation à enrichir le système d’information statistique, qui repose également sur un ensemble d’actions :

  • Développer et maintenir en condition opérationnelle les applications et les bases de données statistiques et d’aide à la décision (systèmes d’analyse statistique, évaluations sur support numérique, aide au pilotage du numérique à l’école, indicateurs pour le dialogue de gestion entre administration centrale et académies, application d’aide au pilotage et à l’auto-évaluation des établissements, outil d’observation de la mixité sociale, entrepôt de données statistiques, etc.), ainsi que les plates-formes techniques correspondantes ;
  • Développer, avec le soutien du fonds de transformation de l’action publique, le suivi de l’insertion dans l’emploi des jeunes sortant de formation professionnelle, sous statut scolaire ou par la voie de l’apprentissage (projet interministériel DEPP-DARES d’appariement de données administratives dénommé INSERJEUNES). Les premiers taux d’emploi et valeurs ajoutées des CFA et des lycées professionnels seront disponibles en fin d’année 2020 ;
  • Produire les cahiers d’évaluation et publier un ensemble d’ouvrages sur le système éducatif, parmi lesquels « L’état de l’école », « Géographie de l’école », les « Notes d’information », les « Repères et références statistiques », la revue « Éducation et formations », le « Bilan social national » ;
  • Assurer l’impression et le routage de la plupart des productions des évaluations et des publications, en particulier les cahiers pour l’évaluation nationale et internationale des acquis des élèves ;
  • Réaliser des études et des enquêtes portant sur les différents aspects du système éducatif via des collaborations avec des chercheurs (bien-être à l’école, inégalités à l’école, décrochage scolaire, statut social des enseignants, filières sélectives et mobilité sociale, etc.).


Le ministère a par ailleurs lancé un dispositif d’ensemble pour mesurer l’impact de la crise sanitaire. Différentes approches ont été conçues, dès la période de confinement de mars-mai 2020, pour dresser un constat, évaluer certains impacts et rendre compte des inégalités. Elle mobilisera, à cet effet, ses données, qu’elle exploitera spécifiquement dans cette optique. Elle  a ajouté aux enquêtes existantes des questions complémentaires et suivra un panel d’élèves de CP-CE1 sur deux ans, en particulier avec des évaluations en fin d’année scolaire, qui enrichiront les observations de rentrée ou de mi-CE1 et permettront pour la première fois de mesurer « l’effet vacances ».


Frais de déplacement : 1 420 000 € en AE et en CP


La dotation des frais de déplacement s’élève à 1,42 M€. Outre les déplacements liés à la mise en œuvre des mesures significatives d’évolution du système éducatif (dédoublement des classes, réforme du collège, loi sur l’École de la confiance…), la dotation de l’action 02 est destinée aux déplacements des inspecteurs généraux.


L’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), issue de la fusion de quatre inspections générales regroupe depuis octobre 2019 :

- 98 inspecteurs généraux de l’éducation nationale et de la jeunesse (IGAENR) ;

- 147 inspecteurs généraux de l’éducation (IGEN) ;

- 10 inspecteurs généraux des bibliothèques (IGB) ;

- 22 inspecteurs généraux de la jeunesse et des sports (IGJS).


Le nombre prévisionnel des missions des 277 membres des inspections générales et des 10 inspecteurs santé et sécurité au travail (ISST) s’élève à 5 613 pour un coût moyen par mission de 253 €. Cette prévision s’appuie sur le constat 2019.



 

ACTION    0,5 %

03 – Communication


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

9 526 769

4 414 171

13 940 940

0

Crédits de paiement

9 526 769

4 414 171

13 940 940

0


Cette action rassemble :

- les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés chargés du pilotage et de la mise en œuvre des politiques d’information et de communication écrite, télématique et audiovisuelle du ministère. Elle vise à permettre le développement des relations avec l’ensemble des partenaires du système éducatif, notamment les médias, en assurant la coordination des réseaux des chargés de communication des académies, des directions et des opérateurs ;

- les crédits de fonctionnement de la délégation à la communication (DELCOM) qui pilote ces activités et coordonne les réseaux des chargés de communication.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

9 526 769

9 526 769

Rémunérations d’activité

5 763 426

5 763 426

Cotisations et contributions sociales

3 534 677

3 534 677

Prestations sociales et allocations diverses

228 666

228 666

Dépenses de fonctionnement

4 414 171

4 414 171

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

4 414 171

4 414 171

Total

13 940 940

13 940 940

 

Les crédits dédiés à la communication du ministère s’élèvent à 4 414 171 € en AE et en CP.

 

Ils sont destinés à financer :

-  l’organisation de campagnes de communication institutionnelles, d’événements et de salons tels que le salon de l’éducation : 2 364 171 € ;

-  le développement, l’évolution et la maintenance des sites web présentant les politiques conduites par le ministère et le développement de la communication digitale : 1 100 000 € ; 

-  la presse et la veille pluri-média : 500 000 € ;

-  la création graphique multimédia et l’édition : 250 000 € ;

-  la réalisation d’études et de sondages : 200 000 €.

 

 

 

 

ACTION    0,6 %

04 – Expertise juridique


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

10 912 296

5 979 908

16 892 204

0

Crédits de paiement

10 912 296

5 979 908

16 892 204

0


Cette action regroupe :

-  les crédits de rémunération des personnels en charge de cette activité ;

- les crédits de fonctionnement du médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (qui reçoit les réclamations individuelles concernant le fonctionnement du service public de l’éducation nationale dans ses relations avec les usagers et ses agents), ainsi que de la direction des affaires juridiques ;

-  les crédits relatifs aux frais de justice et aux réparations civiles.


Les crédits inscrits sur cette action permettent :

  • la mise à disposition de tous les services et personnels de l’éducation nationale d’outils et d’informations juridiques permettant de sécuriser juridiquement leur action (notamment en les assistant lors de la production de normes juridiques) ;
  • la constitution de documentation (centre de documentation spécialisé chargé de diffuser l’information juridique à tous les services du ministère, base de données jurisprudentielle de l’éducation nationale) ;
  • d’élaborer des publications juridiques (notamment code de l’éducation, lettre d’information juridique, CIDJ-info) ;
  • d’apporter  conseil et assistance en cas de contentieux.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

10 912 296

10 912 296

Rémunérations d’activité

6 534 043

6 534 043

Cotisations et contributions sociales

4 009 139

4 009 139

Prestations sociales et allocations diverses

369 114

369 114

Dépenses de fonctionnement

5 979 908

5 979 908

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

5 979 908

5 979 908

Total

16 892 204

16 892 204

 

Les crédits dédiés aux dépenses juridiques s’élèvent à 5 979 908 € en AE et en CP. Ils doivent permettre de couvrir notamment les dépenses relatives :

-  aux condamnations prononcées à l’encontre de l’État par décisions des juridictions administratives et judiciaires (juridictions civiles et pénales) et par des juridictions spécialisées ;

-  aux condamnations résultant de la mise en cause de l’État sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de l’éducation (issu de la loi du 5 avril 1937 modifiant les règles de la preuve en ce qui concerne la responsabilité civile des instituteurs et l’article 1384 du code civil relatif à la substitution de la responsabilité de l’État à celle des membres de l’enseignement public) ;

-   aux indemnisations des dommages causés aux tiers par des véhicules administratifs ;

-  aux indemnisations accordées à la suite d’accords amiables (cf. articles 17 à 19 de l’arrêté du 26 décembre 2013 relatif au cadre de la gestion budgétaire et au contrôle budgétaire du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pris en application des articles 88-III et 105 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique) ;

-  au paiement des consultations juridiques suscitées par le ministère chargé de l’éducation nationale ou le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation;

-  aux paiements au titre de la protection fonctionnelle (article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires) ;

-  à l’indemnisation des victimes de l’amiante, par le biais de versements au fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).

 

ACTION    0,4 %

05 – Action internationale


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

5 060 145

6 237 988

11 298 133

0

Crédits de paiement

5 060 145

6 237 988

11 298 133

0


Cette action regroupe :

- les crédits de rémunération des personnels en charge de cette activité ;

- les crédits de formation professionnelle et d’actions de promotion au titre, d’une part, des échanges d’élèves dans le cadre de conventions internationales et, d’autre part, des affaires européennes, internationales et de coopération (francophonie…) ;

- les crédits de fonctionnement de la Délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (DREIC), qui coordonne le développement des échanges et de la coopération avec les systèmes scolaires étrangers ;

- la subvention pour charge de service public versée à France éducation international (FEI – anciennement CIEP) qui, en tant qu’opérateur du programme, contribue à la coopération dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle et de la qualité de l’enseignement supérieur, mais également  à l’appui à la diffusion de la langue française dans le monde et à la mobilité internationale des personnes ;

- les subventions octroyées par le ministère à des associations, institutions internationales ou opérateurs au titre de la réalisation de projets éducatifs à dimension européenne et internationale. Ces actions de coopération relèvent, pour l’essentiel, de la mise en œuvre d’accords intergouvernementaux bilatéraux ou multilatéraux mis en place par la DREIC.

 

Les objectifs stratégiques de cette action sont les suivants :

- contribuer à la construction de l’espace européen de l’éducation et à l’ouverture internationale du système d’éducation et de formation français ;

- valoriser le savoir-faire éducatif et technique français et échanger de bonnes pratiques avec nos partenaires étrangers, favoriser les expérimentations conjointes ;

- coordonner la politique de promotion de la francophonie ;

- venir en appui aux priorités politiques, géographiques et thématiques définies par le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS) en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), ainsi qu’à la diplomatie économique et à la diplomatie d’influence ;

- concourir à de nouvelles coopérations scolaires fondées sur le numérique.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

5 060 145

5 060 145

Rémunérations d’activité

3 106 065

3 106 065

Cotisations et contributions sociales

1 876 914

1 876 914

Prestations sociales et allocations diverses

77 166

77 166

Dépenses de fonctionnement

3 745 298

3 745 298

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

245 298

245 298

Subventions pour charges de service public

3 500 000

3 500 000

Dépenses d’intervention

2 492 690

2 492 690

Transferts aux autres collectivités

2 492 690

2 492 690

Total

11 298 133

11 298 133

 

dépenses DE FONCTIONNEMENT




Les crédits de fonctionnement s’élèvent à 3 745 298 € en AE et CP.


Une dotation de 3 500 000 € est destinée à couvrir la subvention pour charge de service public de l’opérateur France Education International (FEI).



Le restant des crédits ( 245 298 € en AE et CP) permettra de financer :


  • des dépenses de fonctionnement courant de la DREIC :

- l’organisation de deux grands évènements internationaux, dans le cadre de la construction européenne : la présidence des écoles européennes (août 2020 – juillet 2021) qui va permettre au  MENJS de valoriser sa politique éducative et ses priorités ; la présidence française de l’Union européenne qui débutera au 1er janvier 2022, mais dont les premières opérations seront lancées dès 2021 ;


 - les autres dépenses : frais de traduction et d’interprétariat, de documentation, mission d’audit relative à la déclaration annuelle de gestion de l’agence Erasmus+ France / éducation & formation, formation et information du réseau des délégations académiques (DAREIC), processus à long terme d’obtention de la norme de management responsable appliquée à l’activité évènementielle ;



  • des subventions pour charges de service public allouées aux différents opérateurs :

-  la coordination des activités de l’équipe nationale d’experts ECVET (European credit system for vocational education and training) par l’agence Erasmus+ France/Education Formation, placée entre autres, sous la tutelle du MENJS ;

- des actions de coopération dans les domaines des ressources pédagogiques numériques et de la formation des enseignants, dans le prolongement de la saison AFRICA 2020, dans le cadre de la stratégie d’ouverture vers l’Afrique, avec l’appui du réseau CANOPÉ ;

- la participation à la mise en place et au développement du réseau « Léa » (lieux d’éducation associés), issu d’un accord tripartite entre la France, le Québec et le Liban, institué par l’école normale supérieure (ENS) de Lyon ;


  • des subventions pour charge de service public pour des missions confiées à FEI : la préparation et la supervision d’épreuves spécifiques orales dans le cadre de l’organisation des épreuves de l’option internationale du baccalauréat (OIB), ainsi que l’organisation de séminaires de formation.


dépenses d’intervention


Un montant de 2 492 690 € en AE et en CP est prévu pour financer les subventions allouées à des associations et à d’autres organismes pour des projets éducatifs à dimension européenne et internationale, autour des priorités suivantes :

  • la poursuite de la coopération bilatérale européenne : la France contribue à poursuivre cette construction de l’Europe de l’éducation, dans le cadre de sa politique éducative européenne qui repose notamment sur un socle franco-allemand très solide : programme franco-allemand d’échanges d’élèves en formation professionnelle initiale et continue, cérémonie le 27 janvier 2021 à l’Elysée concluant le projet européen « Convoi 77 », coopérations éducatives avec divers Etats ;
  • la mise en œuvre d’actions de coopération et le développement de partenariats structurants prometteurs, à travers le monde : des actions de coopération éducative, linguistique et culturelle, de formation et dans le domaine de l’enseignement professionnel se déploient, dans un cadre bilatéral, en Amérique, en Asie, ainsi qu’en Afrique ;
  • la représentation de la France dans les instances européennes et internationales multilatérales et le rayonnement du système éducatif français par des contributions :

– aux activités de la commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) qui coordonne et anime le réseau des écoles associées de l’UNESCO, œuvrant pour relever des défis mondiaux, tels que le développement durable et une éducation de qualité, basée sur les valeurs et les priorités centrales de l’UNESCO;

– au programme d’activités et au fonctionnement de l’agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive qui sert de plateforme de collaboration à ses 29 pays membres dans le domaine des besoins éducatifs particuliers et de l’éducation inclusive et qui vise à l’amélioration des politiques et des pratiques éducatives pour ces apprenants et la réussite de tous, à tous les niveaux d’un apprentissage inclusif tout au long de la vie ;

– aux projets d'ouverture européenne et internationale des établissements scolaires, dans le cadre d’un appel à projets autour d’une thématique chaque année renouvelée, qui donne du sens à l'apprentissage des langues comme outils de communication, en formant des citoyens, curieux, ouverts sur le monde et les cultures, au service de la réussite de tous les élèves ;

  • la valorisation et la diffusion de la langue française et de la francophonie dans le monde, une priorité réaffirmée de la politique française : en relation avec le plan de promotion de la langue française et du plurilinguisme annoncé par l’Elysée, des actions d’éducation et de formation, conduites par des organismes œuvrant dans le domaine éducatif : l’association internationale des maires francophones (AIMF), la conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (CONFEMEN) et la fédération internationale des professeurs de français (FIPF).

 

ACTION    26,6 %

06 – Politique des ressources humaines


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

608 468 358

91 158 114

699 626 472

6 290 000

Crédits de paiement

608 468 358

91 158 114

699 626 472

6 290 000


Cette action regroupe :

-  les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services académiques chargés de la gestion des ressources humaines ;

-  les crédits de formation des personnels non enseignants et des apprentis aux métiers administratifs et techniques ;

-  les remboursements de frais de changement de résidence, de congés bonifiés et de congés administratifs ;

-  les crédits d’organisation des concours de recrutement de l’ensemble des personnels ;

-  les crédits d’action sociale et les crédits relatifs aux subventions d’équipement à caractère éducatif et social en faveur des personnels du ministère chargé de l’éducation nationale.

 

Elle assure le financement de la mise en œuvre de la politique des ressources humaines de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche :

-  définition et mise en œuvre de la politique de recrutement, de formation et de gestion des personnels enseignants (à l’exception de leur formation initiale et continue), des personnels d’encadrement supérieur et d’inspection, des personnels non enseignants des services centraux, des services déconcentrés et des établissements publics relevant des missions d’enseignement ainsi que la formation des apprentis aux métiers administratifs et techniques ;

- pilotage de la politique statutaire et indemnitaire ainsi que de la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs, des carrières et des compétences des personnels ;

- gestion de l’ensemble des personnels (mouvement des personnels enseignants, mobilité des personnels…) ;

-  définition de la politique d’action sanitaire et sociale pour l’ensemble des personnels.

La direction générale des ressources humaines et les services du secrétariat général en administration centrale, ainsi que les services déconcentrés, assurent le pilotage de cette action. L’institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IHEEF) a pour mission principale la conception, le pilotage et la mise en œuvre de la formation des personnels d’encadrement du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Le service inter-académique des examens et concours (SIEC) participe également à la mise en œuvre de la politique RH de l’éducation nationale par l’organisation des concours de recrutement des personnels des trois académies d’Île-de-France.

 


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

608 468 358

608 468 358

Rémunérations d’activité

373 018 077

373 018 077

Cotisations et contributions sociales

213 935 901

213 935 901

Prestations sociales et allocations diverses

21 514 380

21 514 380

Dépenses de fonctionnement

91 158 114

91 158 114

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

91 158 114

91 158 114

Total

699 626 472

699 626 472

 

dépenses de fonctionnement


 1/ Frais de changement de résidence, congés bonifiés et congés administratifs : 33 724 615 €


Les crédits dédiés aux frais de changement de résidence, aux congés bonifiés et aux congés administratifs s’élèvent à 33 724 615 € en AE et en CP.

Les frais de changement de résidence résultent de la mobilité des agents s’installant dans une nouvelle résidence administrative. Ces dépenses comprennent la prise en charge des frais de transport et une indemnité forfaitaire au titre des frais de déménagement.

Les congés bonifiés sont accordés aux fonctionnaires dont la résidence habituelle est en métropole et qui exercent dans un DOM ou à Saint-Pierre-et-Miquelon, ou aux agents dont la résidence habituelle est dans un DOM et qui exercent en métropole ou dans un autre DOM. Ces agents bénéficient de la prise en charge de leurs frais de transport aller-retour ainsi que de ceux de leur famille entre le lieu d’affectation et la résidence habituelle. Le décret n°2020-851 du 2 juillet 2020 modifie les modalités d’attribution des congés bonifiés qui seront accordés désormais tous les deux ans dans la limite de 31 jours, et ouverts également aux agents contractuels publics en CDI ainsi qu’aux agents des collectivités d’outre-mer.

Les congés administratifs sont ouverts :

-  aux fonctionnaires affectés pour un séjour d’une durée maximale de quatre ans dans certaines collectivités d’outre-mer. Ils bénéficient, au terme de ce séjour, d’un congé de deux mois, en sus du congé annuel. Ils sont indemnisés, pour eux et leur famille, de leurs frais de voyage et, le cas échéant, de changement de résidence ;

-  aux résidents, c’est-à-dire aux agents dont la collectivité d’affectation se confond avec la collectivité d’origine ou de résidence habituelle. Ceux-ci peuvent bénéficier d’un congé de trois mois tous les trois ans. Ce congé peut être pris soit en métropole soit outre-mer. Les frais de voyage de l’agent et de sa famille sont pris en charge.


Prévision de dépenses pour 2021


Nombre de dossiers prévisionnels 

Coût moyen d'un dossier constaté en 2019 (€)

Coût total (€)

Changement de résidence : métropole

3 169

2 922,60

9 261 067

Changement de résidence : DOM (y c. Mayotte)

625

6 816,14

4 261 586

Changement de résidence : COM

650

15 895,96

10 337 644

Voyages de congés bonifiés et administratifs

4 712

2 093,44

9 864 318

Total

9 156

3 683,20

33 724 615


La prévision de dépense tient compte :

  • des dispositions réglementaires du décret n° 2014-729 du 27 juin 2014 portant application à Mayotte des dispositions relatives aux congés bonifiés pour les magistrats et fonctionnaires (en lieu et place des congés administratifs) qui étendent le bénéfice du régime commun des congés bonifiés à Mayotte ;
  • des nouvelles dègls en matière de congés bonifiés fixées par le décret n°2020-851 du 2 juillet 2020;
  • de la progression des coûts de transport aérien conjuguée à la quasi-stabilité des effectifs concernés (agents et leurs ayants droit), résultant notamment de la politique de recrutement des enseignants ;
  • d’une évolution réglementaire qui a mis fin au système d’affectation à durée limitée de quatre ans pour les fonctionnaires affectés à Mayotte sous le régime du décret n° 96-1027 du 26 novembre 1996 relatif à la situation des fonctionnaires de l’État et de certains magistrats de la collectivité territoriale de Mayotte. La possibilité désormais offerte à ces derniers de maintenir leur affectation au-delà de quatre années a entraîné une diminution des flux de personnels entrants et sortants ;
  • de la résorption des restes à payer.


2/ Les concours de recrutement des personnels et honoraires médicaux : 17 600 000 € en AE et en CP


Sur le hors titre 2, les frais de déplacement des membres des jurys et des participants (indemnités journalières de déplacement et transports de personnel) et les dépenses d’organisation (fournitures, matériels, locations de salles, frais d’impression des sujets et de routage). Ils représentent 16 400 000 €.


La dotation hors titre 2 prévue pour 2021 couvre  les dépenses induites notamment par :

– la politique de recrutement et de renforcement de l’attractivité du métier d’enseignant grâce à la généralisation des concours rénovés et la remise en place d’une formation initiale en alternance dans les  instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (Inspe) ;

– la politique immobilière de densification et de rationalisation des bâtiments administratifs qui entraîne un accroissement du besoin de location de salles dans lesquelles se déroulent les épreuves.

– la numérisation et la correction en ligne des concours nationaux de recrutement des enseignants du 2nd degré et des personnels administratifs, dispositif visant à sécuriser le traitement des copies des candidats, tout en réduisant les coûts de transport et de frais de déplacement des jurys.


Synthèse du coût des concours et coût par candidat inscrit

(hors dépenses de rémunération des personnels chargés de l'organisation des concours)


session 2019

Coût des concours (y c. T2

Nombre de candidats inscrits

Coût par candidat inscrit

 indemnités de jury)

Concours administratifs *

2 631 667 €

92 251

28,5 €

Concours 1er degré (**)

8 950 995 €

121 464

73,7 €

Concours 2nd degré  (**)

25 062 181 €

147 502

169,9 €

Total tous concours

36 644 843 €

361 217

101,4 €


Source : SICEC 2019 – données provisoires

* dont recrutement des personnels d’encadrement (corps d’inspection, personnels de direction…) et de bibliothèques

** le coût des concours d’enseignants des premier et second degrés intègre les concours statutaires + sessions supplémentaire de recrutement des académies de Créteil et de Versailles (1er degré)


Nota bene : la session coïncide avec l’année scolaire, les dépenses afférentes s’exécutent sur trois exercices budgétaires (ex : la session 2019 s’exécute sur les exercices budgétaires 2018, 2019 et 2020)


Les crédits prévus au titre des honoraires médicaux (2 000 000 € en AE et en CP), financent les visites obligatoires de contrôle, d’expertise et d’embauche, effectuées par un médecin agréé sans lien juridique avec l’État.




3/ La formation : 14 288 800 € en AE et en CP


Le coût des formations est financé à hauteur de 14 288 000 €, auxquels s’ajoutent les indemnités versées aux formateurs et aux stagiaires inscrites sur le titre 2.


– Les formations initiale et continue : 6 473 800 € en AE et en CP

Sur cette action sont prises en charge les formations portant sur les nouveaux systèmes d’information et les applications métiers à destination des personnels de direction du second degré, des personnels d’inspection, des personnels d’encadrement administratif et des personnels ATSS organisées par l’administration centrale ou par les services académiques.


La prévision de dépense à ce titre s’élève à 6 473 800 € en AE et CP, pour un volume de formation évalué à environ 300 000 journées-stagiaires, et peut être distinguée en deux catégories :

  • les remboursements de frais de déplacement des participants ;
  • le coût de l’organisation des formations (location de salles, fournitures, publications, documentations, achats de matériels pédagogiques et informatiques, études et recherches…).


La dotation 2021 intègre notamment :

  • la consolidation de la revalorisation du remboursement des frais de déplacement et des frais de nuitées pour financer le nouveau dispositif réglementaire (décret n°2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les frais de déplacement temporaires des personnels civils de l’Etat) ;
  • le dispositif de formation spécifique dédié à la sécurisation des personnes et des biens, du pilotage et du management, de l’accompagnement des réformes du système éducatif et tout particulièrement de la réorganisation des services déconcentrés autour des régions académiques ;
  • des  besoins de formation des personnels d’encadrement supérieur et d’inspection qui se sont accrus notamment dans le cadre de la gestion de crise  la crise sanitaire de 2020.


-  L'Institut des hautes études de l'éducation et de la formation (IH2EF) : 2 565 000 € en AE et en CP


  • 2 000 000 € au titre des formations organisées par l’institut ;
  • 280 000 € au titre de la participation annuelle à la formation initiale des médecins scolaires dans le cadre de la convention entre le ministère et l’école des hautes études en santé publique (EHESP) auxquels s’ajoutent 30 000 € pour la prise en charge des frais de déplacement ;
  • 135 000 € pour couvrir le cycle d'auditeurs initié en septembre 2019 ;
  • 120 000 € pour le financement de collaborations avec des universités (accueil de doctorants).



Indicateurs d’activité pour l’IH2EF:

Exécution 2019

Stagiaires

Journées stagiaires

Coût moyen de la journée stagiaire en €

Formation initiale

3 034

19 775

84

Formation continue et d’adaptation à l’emploi

6 193

15 039

77

Autres dispositifs de formation

81

176

66

Total

9 308

34 990

81

Nota bene : le coût moyen d’une journée stagiaire inscrit dans le RAP 2019 porte sur un périmètre limité au HT2.

Le nombre de journées-stagiaires prévu en 2021 (35 361) est relativement stable (+1 %) par rapport au constat 2019. La formation statutaire des personnels d’encadrement pédagogique (personnel de direction, d’inspection…) vise à développer les compétences métier et transversales des cadres, dans un contexte de réformes du système éducatif et de priorités ministérielles (en particulier l’accompagnement de la nouvelle organisation territoriale de l’Etat et des formations à la gestion de crise).



– Accompagnement de la nouvelle organisation territoriale de l’Etat : 5 250 000 € en AE et en CP


Les moyens de formation seront déployés pour accompagner les évolutions significatives dans la gouvernance et le pilotage et les mutualisations des services académiques prévues par le décret n° 2019-1200 du 20 novembre 2019 relatif à l'organisation des services déconcentrés des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (création de services régionaux et de services inter-académiques). 



4/ Action sociale : 25 544 699 € en AE et en CP


 Les crédits d’action sociale, inscrits sur le titre 3, représentent 25 544 699 € en AE et CP correspondant :

– aux aides en faveur des agents au travers, notamment, de subventions versées à des associations ou mutuelles qui interviennent dans le domaine de l’action sociale (18 244 699 €) ;

– à la réservation de logements sociaux (3 300 000 €) ;

– à la prise en charge des honoraires médicaux (2 000 000 €) ;

– à l’accompagnement des personnels en situation de handicap (2 000 000 €).


1/ Les aides bénéficiant aux agents (hors titre 2) : 18 244 699 € en AE et en CP


Les subventions versées aux associations ou mutuelles couvrent les actions suivantes :


– les aides à la restauration en faveur des personnels : l’administration participe au prix des repas servis dans les restaurants administratifs et inter-administratifs sous la forme de subventions versées à des organismes gestionnaires. Cela se traduit, pour les agents, par des repas à des tarifs réduits. L’administration participe également aux frais de fonctionnement de ces structures et à l’achat et au renouvellement des équipements de cuisine ;


– les aides pour les vacances, la culture et les loisirs : l’administration verse à quelques associations (dont « Les Fauvettes ») une subvention annuelle correspondant à la participation de l’administration à leurs frais de fonctionnement et permettant de pratiquer une réduction financière sur les tarifs des différentes activités offertes par ces associations (séjours à l’étranger, activités sportives, activités culturelles et de loisirs) ;


– les aides aux personnels fragilisés ou en situation de handicap ainsi qu’à leurs enfants souffrant de handicap : un partenariat entre le ministère et la MGEN permet d’une part, l’octroi de prestations individuelles en faveur des personnels et de leurs enfants handicapés, et, d’autre part, la mise en place de réseaux académiques de prévention, d’aide et de suivi (réseaux PAS) et le fonctionnement des centres de réadaptation des personnels de l’éducation nationale ;


– le financement de prestations de techniciens d’intervention sociale et familiale pour venir en aide aux personnes en difficultés (convention spécifique avec la MGEN) ;


– la participation du ministère à la protection sociale complémentaire des personnels relevant de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, versée aux organismes de protection sociale complémentaire qui ont été désignés comme organismes de référence, à l’issue de la procédure réglementaire de mise en concurrence.


En outre, des crédits sont consacrés à l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail avec notamment la poursuite du « plan amiante », comprenant l’analyse des questionnaires d’auto-évaluation dans le cadre du recensement des agents ayant été exposés ou étant exposés aux poussières d’amiante, ainsi que la mise en œuvre du protocole d’accord du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique.


Synthèse prévisionnelle des aides sociales pour 2021 :



Indicateurs

Dépense en €

Coût moyen en €

Aide à la restauration en faveur des personnels de l’administration centrale (*)

302 640 repas

2 079 679

6,87

Aide à la restauration en faveur des personnels des services déconcentrés (*)

838 560 repas[2]

1 909 475

2,27

Subventions aux associations ou mutuelles


6 591 981[1]


Autres dépenses d’action sociale


7 663 564


Total


18 244 699


(*) dont part de fonctionnement et d’équipement des restaurants administratifs)

Nota bene : les indicateurs de coût moyen s’appuient sur les données du RAP 2019[1] et du bilan national d’action sociale 2018 [2]


2/ La participation de l’État à la réservation de logements sociaux : 3 300 000 € en AE et en CP


Administration centrale (0,8 M€) :

Les logements sociaux auxquels peuvent prétendre les agents gérés par l’administration centrale des ministères de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, relèvent des dispositifs suivants :


-  les logements du parc interministériel, dits du contingent « 5 % fonctionnaires de l’Etat » gérés par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement (DRIHL) ;

-   les logements du parc ministériel, par conventionnement direct avec les bailleurs, en application des articles R. 314-4 et R. 314-5 du code de la construction et de l’habitat.


Afin de faire face à l’accroissement important des demandes de logements sociaux, l’administration centrale conventionne chaque année pour maintenir son offre de logements. Dans ce contexte, il est envisagé pour 2021 de procéder à la réservation d’une vingtaine de logements.


Services déconcentrés (2,5 M€) :

Hormis le parc de réservation de logements sociaux de l’administration centrale, ainsi qu’un parc restreint d’une trentaine de logements dans l’académie de Créteil, le MENJS déploie depuis 2017 une mesure de réservation de logements sociaux destinée à compléter l’offre de logements relevant du parc interministériel, notamment à destination des enseignants néo-titulaires.


Cette mesure a permis aux académies qui accueillent chaque année le plus grand nombre d’enseignants néo-titulaires et dans lesquelles le logement est en tension (Créteil et Versailles en 2017 et depuis 2018, Créteil, Versailles, Lille et Amiens) de réaliser des conventions de réservations de logements auprès des bailleurs sociaux locaux.


Le montant total des dépenses de 2017 à 2019 s’élève à 6,5 M€ essentiellement consacrés à la réservation de 285 solutions de logements aux bénéfices de 242 attributaires.


En 2021, la mesure a été maintenue à hauteur de 2,5 M€. Les besoins en financement pour l’année 2021 sont destinés à couvrir les engagements liés aux conventions conclues précédemment et à la réservation de nouveaux logements.



3/ Les honoraires médicaux : 2 000 000 € en AE et en CP


En application de l’article 53 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, les honoraires médicaux résultant des examens obligatoires réalisés notamment dans le cadre d’un congé de longue maladie ou de longue durée sont à la charge du budget de l’administration d’origine de l’agent. Les crédits prévus à cet effet s’élèvent à 2 000 000 € en AE et en CP.


4/ L’accompagnement des personnels en situation de handicap : 2 000 000 € en AE et en CP


Initialement, les actions nécessaires à l'intégration et au maintien dans l’emploi des personnels en situation de handicap étaient financées majoritairement par le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Du fait de la progression du taux d’emploi de personnes en situation de handicap dans la fonction publique, les ressources du FIPHFP sont en diminution et il ne devrait plus accorder autant de crédits qu'auparavant. Il est à noter que chaque versement est conditionné par les résultats du plan d'actions ministériel et qu'il reste soumis à l'avis annuel du comité national du fonds.

Afin de garantir l’accompagnement de tous les personnels handicapés,  2 M€ ont été budgétés pour compléter la participation du FIPHFP (1,7 M€ en 2020). Les dépenses portent principalement sur les aménagements de poste (mobilier, matériel informatique, logiciels spécifiques…), les transports domicile-travail, les prothèses auditives, la traduction en LSF. Les autres dépenses concernent des bilans de compétences, des formations relatives à la compensation du handicap ou pour préparer des reconversions en cas d'inaptitude survenant au cours de la carrière.


 

ACTION    5,7 %

07 – Établissements d'appui de la politique éducative


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

150 403 457

150 403 457

0

Crédits de paiement

0

150 403 457

150 403 457

0


Cette action regroupe l’ensemble des subventions pour charges de service public versées aux établissements publics nationaux administratifs participant à la mise en œuvre de la politique éducative : le Réseau de création et d’accompagnement pédagogiques (Réseau Canopé), le Centre national d’enseignement à distance (CNED), l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP), le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) et l’Etablissement du palais de la Porte Dorée (EPPPD – dont la tutelle est assurée par le ministère de la Culture).

 

La finalité de cette action est d’offrir aux établissements les conditions leur permettant d’exercer leurs différentes missions, en cohérence avec les priorités stratégiques définies dans les contrats d’objectifs et de performance conclus entre l’établissement et le ministère.

 

Les missions des établissements dont le programme 214 est chef de file sont les suivantes :

- le Réseau Canopé accompagne les pratiques pédagogiques au service de la réussite de tous les élèves et valorise les dispositifs innovants et numériques. Il exerce auprès des établissements d’enseignement et des communautés universitaires et éducatives une mission d’édition des ressources éducatives ;

- le CNED dispense et promeut un enseignement à distance à tous les niveaux de formation, notamment en s’appuyant sur les techniques numériques ;

- l’ONISEP élabore et met à la disposition des utilisateurs (élèves, étudiants, adultes en formation continue) la documentation nécessaire à la personnalisation de l'information et de l'orientation par une meilleure connaissance des moyens d'éducation et des activités professionnelles ;

- le CEREQ collecte et diffuse les informations utiles à la compréhension de la relation entre formation et emploi, auprès d’un public de responsables administratifs, syndicaux et d’entreprises au plan national et régional.

Ces établissements jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre du service public du numérique éducatif et de l’enseignement à distance créés par loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République.

Une description détaillée des missions et des budgets de ces établissements est présentée dans la partie « Opérateurs » de ce programme.

 

Une dotation de 150 403 457 € en AE et en CP est destinée à couvrir une partie des dépenses de rémunération et de fonctionnement des cinq établissements publics nationaux cités supra :

- Réseau Canopé : 85 877 139 € ;

- CNED : 29 593 907 € ;

- ONISEP : 25 550 567 € ;

- CEREQ : 6 933 681 € ;

- EPPPD : 2 448 163 €.

Ce montant comprend la participation des opérateurs à l’effort d’économie, au titre du schéma d’emploi des établissements de - 100 ETPT et d’un abattement technique de 40 ETPT sur vacance d’emploi.

 


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

150 403 457

150 403 457

Subventions pour charges de service public

150 403 457

150 403 457

Total

150 403 457

150 403 457

 

 

ACTION    31,3 %

08 – Logistique, système d'information, immobilier


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

272 897 217

552 006 139

824 903 356

1 380 000

Crédits de paiement

272 897 217

420 229 410

693 126 627

1 380 000


L’action 8 a pour finalités la définition, la mise en œuvre et le pilotage des politiques transversales relatives aux dépenses de fonctionnement général, aux systèmes d’information, aux équipements informatiques et à l’immobilier du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Elle regroupe les moyens des services centraux et déconcentrés suivants :

– les crédits de fonctionnement courant ;

– les crédits représentatifs des frais de déplacement ;

– les crédits relatifs à l’informatique, ainsi qu’à la construction et au maintien en condition opérationnelle des systèmes d’information ;

– les crédits destinés à la construction, l’équipement et l’entretien des bâtiments occupés par les lycées et collèges restés à la charge de l’État (en Outre-mer) ;

– les crédits consacrés au parc immobilier administratif du ministère (y compris les CIO d’État) intégrant notamment les opérations de construction, de réhabilitation et d’entretien lourd, ainsi que les loyers ;

– les crédits consacrés à la rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés chargés de ces missions.

Le pilotage de cette action est assuré par la direction du numérique pour l’éducation (DNE), pour la part consacrée aux systèmes d’information et à l’informatique, et par le service de l’action administrative et des moyens (SAAM) pour la part consacrée au fonctionnement général, aux emplois et à l’immobilier. Les services centraux et déconcentrés exécutent des dépenses de déplacement, de fonctionnement courant, d’immobilier, d’informatique et de bureautique.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

272 897 217

272 897 217

Rémunérations d’activité

166 343 241

166 343 241

Cotisations et contributions sociales

101 643 418

101 643 418

Prestations sociales et allocations diverses

4 910 558

4 910 558

Dépenses de fonctionnement

389 348 354

313 396 935

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

389 348 354

313 396 935

Dépenses d’investissement

160 157 785

104 332 475

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

160 157 785

104 332 475

Dépenses d’intervention

2 500 000

2 500 000

Transferts aux ménages

 

 

Transferts aux collectivités territoriales

2 500 000

2 500 000

Total

824 903 356

693 126 627

 

dépenses de fonctionnement


1/ Frais de déplacement : 10 090 859 € en AE et en CP


La prévision du nombre de missions est liée à la mise en œuvre de plusieurs réformes nécessitant l’organisation de consultations et/ou de groupes de travail (dédoublement des classes primaires dans les réseaux d’éducation prioritaires et REP+,…) et des réunions des instances  tels que le Conseil supérieur des programmes (CSP), le Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative (CNIRE) et le Conseil d’évaluation de l’école (CEE).

Les efforts de rationalisation sont poursuivis, notamment grâce au développement des visioconférences et des conférences téléphoniques, et à l’harmonisation des pratiques de gestion des frais de déplacement. L’expérience de travail à distance généralisée durant la période de confinement devrait notamment accélérer le développement des visioconférences.


Coûts prévisionnels 2021 des frais de déplacement

Prévisions 2021

Nombre
de missions prévues

Coût moyen prévisionnel / mission (en €)

Coût total

(en €)

Déplacements des personnels des services académiques à l’initiative des services académiques

47 764

95,39

4 556 184

Convocations des personnels des services académiques à l’initiative de l’administration centrale

15 123

284,90

4 308 450

Déplacements des personnels de l’administration centrale (hors Inspections générales)

4 508

272,01

1 226 225

Total

67 395

149,73

10 090 859


NB : les moyens destinés à couvrir les frais de déplacement des membres des nouvelles inspections générales de l’éducation, des sports et de la recherche (IGÉSR) s’élèvent à 1,42 M€ et sont inscrits sur l’action 2.


 2/ Fonctionnement courant : 55 758 141 € en AE et 58 473 325 € en CP


Le fonctionnement courant recouvre les dépenses de fournitures, matériels, mobiliers, achats de services, frais de correspondance, travaux d’impression, frais de télécommunications, travaux de reprographie et véhicules pour les services centraux et déconcentrés.


La dotation intègre notamment la progression attendue des contentieux (+1 M€ en AE et CP), du financement des travaux d’impressions et d’acheminement des livrets dans le cadre des évaluations des élèves CP/CE1/6e conduites par la DEPP (+2,3 M€ en AE et CP, pour un coût total de 3,8 M€) et du financement en 2021 uniquement, des élections professionnelles (+0,4 M€ en AE).


Au-delà des dépenses de fonctionnement de l’administration centrale et des services déconcentrés, cette action finance :

  • les frais de fonctionnement d’une partie des CIO, faisant suite aux désengagements des conseils départementaux. Il s’agit, d’une part, de coûts récurrents liés au fonctionnement des structures et, d’autre part, de coûts ponctuels liés à l’accompagnement des éventuels relogements des services (déménagements, mobilier et matériels bureautiques) ;
  • les coût de fonctionnement et de déplacements des personnels des délégations régionales académiques à la jeunesse, à l'engagement et au sport (DRAJES) qui ont été créées au sein de chaque rectorat de région académique (sauf en Guyane) le 1er juin 2020, et au niveau départemental, des services jeunesse, engagement et sport qui seront constitués au sein de chaque DSDEN;
  • les personnels des délégations régionales académiques à l'innovation et à la recherche (DRARI).


Les dépenses de fonctionnement courant dont les principaux postes sont les suivants : fournitures de bureau, papeterie et imprimés, achats de mobiliers et autres petits équipements, travaux d’impression et copieurs, documentation générale et abonnements, location de matériels et mobiliers de bureau ou encore location de véhicules et carburants.



3/ Dépenses d’immobilier : 148 448 231 € en AE et 79 794 960 € en CP


A/ Loyers : 107 707 302 € en AE et 46 633 923 € en CP


Service déconcentrés :

La budgétisation 2021 intègre les effets de la mise en œuvre du recueil des règles de comptabilité budgétaire de l'Etat (RRCBE) d’août 2019 relatives à la consommation des AE en fonction de la durée de l’engagement ferme contenue dans le bail.

La budgétisation en AE est différente de celle en CP depuis 2011, en raison de la comptabilisation des engagements de l’État au titre des baux pluriannuels des services centraux et déconcentrés.

Le renouvellement de 191 baux est prévu en 2021, soit 23% du nombre total de baux en cours (832).


Administration centrale :

La dotation 2021 prévoit, pour l’essentiel :

  • la couverture du transfert du Ministère des affaires sociales (MAS) vers le MENJ du bail du site situé « Avenue de France » pour une durée de 5 ans (moins 15 jours) pour un montant totalisant 32 867 597 € (hors charges) et le transfert de la couverture annuelle à hauteur de 6 627 996 € ;
  • le renouvellement pour 3 ans du bail du site de Kerquessaud à Guérande, arrivant à échéance fin 2020, à hauteur de 1 305 304 en AE ;
  • le renouvellement, pour une durée de 3 ans (de 2021 à 2023) et un total de 3 017 666 , du bail de la Tour Mirabeau, arrivant à échéance le 31 décembre 2020 ;
  • la location dès 2021, de surfaces temporaires permettant de mener à bien les opérations de réhabilitation ou de cession en cours dans une perspective de rationalisation pour un montant de 3 500 000 €.


B/ Fonctionnement immobilier : 43 958 566 € en AE et 43 006 670 € en CP


Le fonctionnement immobilier couvre pour l’administration centrale et les services déconcentrés (y compris les COM, l’IHEEF et le SIEC), les postes de dépenses suivants :

- fluides (eau, gaz, électricité) : 30 % du total ;

- entretien (des terrains, bâtiments, autres installations) : 24 % du total ;

- nettoyage, gardiennage, collecte et traitement des déchets et diverses taxes : 23 % du total ;

- charges locatives et de copropriété : 23 % du total;

- à partir de 2021, les charges annuelles de fonctionnement des locaux du bail du site situés "avenue de France".


4/ Dépenses informatiques : 171 833 486 € en AE et 155 192 158 € en CP


Les ressources prévues en 2021 doivent permettre :

- de garantir le fonctionnement des services et des activités par un équipement conforme aux besoins et aux enjeux (bureautique, communs numériques,…) ;

- de poursuivre les grands projets pluriannuels de refonte des systèmes d’information (SI), supports de processus clefs du ministère (gestion RH, examens et concours,…) ;

- d’assurer les développements nécessaires et le maintien en condition opérationnelle des SI non couverts par les grands projets ;

- de garantir le fonctionnement des infrastructures et la poursuite de la démarche de rationalisation de l’exploitation ;

- d’accompagner plus massivement le développement du numérique éducatif auprès des enseignants, des élèves et des familles.


 A/ Les grands projets informatiques : 49 633 486 € en AE et 54 932 685 € en CP


  • Les grands projets informatiques (hors nouvelle trajectoire SIRH) : 20 233 486 € en AE et 24 932 685 € en CP


Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Grands projets

20 233 486

24 932 685

OCEAN-CYCLADES

9 827 611

9 827 611

OP@LE

8 305 875

12 466 621

OPER@ (ex-REFONTE SI PAIE DES EPLE)

2 100 000

2 638 453


Les grands projets informatiques s’inscrivent dans une démarche de renforcement de la qualité de service aux usagers et de mutualisation accrue des infrastructures informatiques. Les dotations prévues doivent permettre la poursuite des trois grands projets en cours :

- OCEAN-CYCLADES : conception et développement de la nouvelle application de gestion des examens et concours ;

- OP@LE : adaptation à la LOLF du cadre comptable des EPLE (lycées et collèges publics) et conception d’un système d’information (SI) de gestion financière et comptable dans une nouvelle architecture ;

- OPER@ (ex-Refonte SI Paie des EPLE) : remplacement de l’application « GOSPEL » et des autres applications de paie en EPLE pour assurer la paie des contrats aidés, des assistants d’éducation, des contractuels et des intervenants rémunérés à la vacation.

Pour assurer le respect des coûts et des délais, ces projets font l’objet d’un suivi particulier de la direction interministérielle du numérique (DINUM) et figurent au panorama des grands projets SI de l’Etat. L’indicateur 3.4 « Respect des coûts et délais des grands projets » ainsi que les « éléments transversaux du programme » rendent compte de l’avancement de chacun de ces grands projets.


Grands projets informatiques : Nouvelle trajectoire SIRH (29 400 000 € en AE et 30 000 000 € en CP)


A l’issue des travaux de transition faisant suite à l’arrêt du programme SIRHEN menés en coordination avec la DINUM, une nouvelle trajectoire SIRH a été actée par le ministère en octobre 2019. Cette trajectoire répond à une stratégie de modernisation des SIRH du MENJS rénovée reposant sur quatre orientations structurantes :

  • la sécurisation et la modernisation des SIERH (SIRH historiques du ministère), afin d’assurer leur continuité de service en particulier sur le périmètre de la gestion des enseignants ;

  • la migration des populations non enseignantes vers l’offre interministérielle du progiciel de gestion intégrée (PGI) RenoiRH portée par le centre interministériel de services informatiques relatifs aux ressources humaines (CISIRH), se déroulera en deux temps :

- une première vague de migration fin 2022 pour les populations IATSS et de l’administration centrale (populations actuellement gérées dans AGORA – 115 000 agents) ;

- la deuxième vague de migration fin 2024 pour les populations PINS et PDIR (populations actuellement gérées dans SIRHEN – 18 000 agents).

  • la réurbanisation des applicatifs SIRH couvrant des processus spécifiques du ministère (mouvement, remplacement…) et la mise en place d’une plateforme unifiée de gestion de formation/compétences (GPEEC) pour tous les agents du ministère s’appuyant sur des solutions du marché de type logiciel en tant que service (SaaS) ;

  • la mise en place anticipée de l’application RenoiRH dès la fin de l’année 2020, afin d’assurer le transfert des personnels en provenance des ministères sociaux au 1er janvier 2021, en application de la circulaire du Premier ministre relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat, en date du 12 juin 2019.


Coût et durée du projet


Coût détaillé par nature





(En million d'euros)


2018 et années précédentes en cumul

2019 exécution

2020 prévisions

2021 prévision

2022 et années suivantes en cumul

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

0,00

0,00

3,2

2,40

29,40

30,01

29,40

30,00

47,93

47,52

109,93

109,93

Titre 2

0,00

0,00

0,00

0,00

12,90

12,90

12,90

12,90

12,70

12,70

38,50

38,50

Total

0,00

0,00

3,20

2,40

42,30

42,91

42,30

42,90

60,63

60,22

148,43

148,43


Évolution du coût et de la durée


Au lancement

Actualisation

Écarts en %

Coût total en M€

109,93

109,93

0%

Durée totale en mois

74

74

0%


Le pilotage sera recentré autour de trois projets seront suivis dans le tableau de bord des grands projets informatiques de la DINUM : la sécurisation et la modernisation des SIERH, la migration des populations non enseignantes vers RenoiRH intégrant la réurbanisation des applicatifs du ministère, ainsi que la mise en place d’une plateforme unifiée de gestion de formation/compétences (GPEEC).


La nouvelle trajectoire SIRH conduit à réduire les coûts de fonctionnement des SI existants. Ainsi la migration vers l’outil interministériel mutualisé RenoiRH des agents auparavant gérés dans AGORA ou SIRHEN permettra de décommissionner ces applications, ainsi que certaines applications « satellites » dans le cadre de la trajectoire de réurbanisation. D’autre part, la consolidation de l’hébergement, ainsi que la modernisation des infrastructures dans le cadre de la sécurisation des SIERH, permettra de réduire le coût d’exploitation de ces SI tout en les sécurisant. Enfin, la mise en œuvre d’une solution logicielle en tant que service (SaaS) pour le recrutement, la formation et la GPEEC sera une source de gains métier au travers notamment de l’optimisation des présences aux sessions, la dématérialisation des convocations, le recours plus important aux formations à distance ainsi que la « fidélisation » des agents.


B/ Les systèmes d’information –  services applicatifs : 44 590 000 € en AE et 27 649 473 € en CP



Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Services applicatifs

44 590 000

27 649 473

Services applicatifs métiers

 25 880 000 

16 080 000 

Services applicatifs ressources humaines - SI RH

4 680 000

  4 680 000

Autres services applicatifs

 14 030 000 

6 889 473 

















  • Services applicatifs métier (25 880 000 € en AE et 16 080 000 € en CP)


Le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports est engagé dans une transformation numérique interministérielle pour offrir de nouveaux services aux usagers. La modernisation de ses systèmes d’information est poursuivie, par une adaptation permanente de ces applications aux besoins des différents métiers, ainsi que leur rénovation technique (à synchroniser avec la rénovation des services d’infrastructures).

Cette ambition numérique en tant que levier pour accompagner et renforcer les politiques publiques éducatives dans toutes leurs dimensions s’articule autour des 5 enjeux stratégiques suivants : simplification, efficience, attractivité, maîtrise et alliance.


Pour répondre à ces enjeux, le ministère doit pouvoir maintenir et améliorer le niveau de qualité des services applicatifs déjà en place (plus d’une centaine d’applications). Les services applicatifs concourent à :

  • mieux valoriser les données scolaires tout en assurant leur protection : projets en lien avec la réforme du Bac (banque nationale de sujets…), refonte des bases élèves, administration des données, décisionnel ;
  • faciliter la création de nouveaux liens avec les acteurs et les partenaires de l’école : Educonnect, Portail Parents, Diplôme.gouv, ou encore les nouvelles démarches en ligne pour les élèves et leurs familles.


La mise en œuvre des réformes se traduit par la prise en compte dans les projets de services applicatifs de ces enjeux prioritaires (réforme du baccalauréat, réforme territoriale, école inclusive, évolution de la voie professionnelle, obligation de formation jusqu’à 18 ans…), qui viennent s’ajouter aux enjeux de modernisation, de rationalisation et d’ouverture des SI du Ministère (refonte de l’architecture, rénovation du socle technique, prise en compte du RGPD, développement de la communication des données entre logiciels…).




Les réformes importantes du lycée et du baccalauréat viennent lourdement impacter les systèmes d’information de gestion de la scolarité et des examens et concours, nécessitant des évolutions importantes sur des fonctionnalités clés comme la Banque Nationale des Sujets (BNS), la prise en compte de ces évolutions dans la gestion des examens (LSL), l’élargissement des systèmes aux opérateurs et établissements sous tutelle d’autres ministères (Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères).


Le financement prévoit également la modernisation du progiciel pour la gestion des GRETA (projet SI2G) et du progiciel pour le recrutement et la gestion de carrière des enseignants chercheurs (portail Galaxie).


Les moyens en 2021 permettront enfin d’engager un plan volontariste de résorption d’une dette technique de systèmes d’information vieillissants.


  • Services applicatifs ressources humaines SI RH (4 680 000 € en AE et en CP)


En parallèle de la nouvelle trajectoire SIRH, le ministère doit assurer le maintien en conditions opérationnelles et poursuivre des évolutions importantes sur ses applications SIRH historiques, en particulier afin d’assurer les évolutions réglementaires. En 2021, cela concerne en particulier :

  • la modernisation du mouvement intradépartemental du 1er degré ;
  • les impacts de la réforme de la fonction publique en particulier en matière d’information des agents sur le mouvement suite à l’évolution du rôle des instances paritaires (CAP) ;
  • la mise en place d’outils facilitant la mobilité des enseignants (comparateur de mouvement) ;
  • la mise en place de la déclaration sociale nominative (DSN publique) ;
  • l’évolution des applications prenant en compte les orientations en matière d’école inclusive (dont gestion des AESH) ;
  • la mise à disposition d’une application mobile pour les agents avec un premier pilote académique.




  • Autres services applicatifs (14 030 000 € en AE et 6 889 473 € en CP)


La mise en œuvre des politiques de simplification visant à diminuer la complexité apparente pour l’usager de certains processus, nécessite des évolutions importantes pour améliorer l’interopérabilité et l’interconnexion des systèmes avec les autres ministères, les collectivités locales (base élèves…) ou les éditeurs de solutions privées. A ce titre, les travaux engagés sur Educonnect seront poursuivis en 2021.


Dans le cadre du programme Action Publique 2022, les démarches et services déjà dématérialisés (livret scolaire du lycée, livret scolaire unique, demandes de bourses) seront complétés par les télé-services Affectation, Orientation ou Inscription 6e dans une approche consolidée et orientée vers le parcours usager. La mise en œuvre d’un espace numérique rassemblant l’ensemble des démarches et services dématérialisés vers l’usager au travers du projet « Portail Parents » concrétisera cette orientation.


C/ Les systèmes d’information – services d’infrastructures : 38 120 000 € en AE et en CP


Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Services infrastructures

38 120 000

38 120 000

Services d'hébergement et de transport de données

33 120 000

33 120 000

Services de Sécurité

5 000 000

5 000 000


  • Services d’hébergement et de transport de données (33 120 000 € en AE et en CP)


L’hébergement informatique des systèmes d’information ministériels (services centraux et déconcentrés) repose historiquement sur 55 centres d’hébergement, centres serveurs et salles machines existants. Les systèmes d’information fonctionnent de façon distribuée et répartie sur les académies.

La proportion des applications et des services hébergés de façon centralisée reste limitée et est conditionnée au rythme des grands projets informatiques ou à la rénovation de systèmes d’information intégrant une révision de la politique d’hébergement. L’hébergement en académie constitue encore la part la plus importante.

Le ministère engage une actualisation de sa stratégie en matière d’infrastructures pour répondre à plusieurs enjeux :

– la forte augmentation de la quantité de données numériques, produites et transformées par l’administration pour ses personnels et ses usagers entraîne un besoin accru de performance et d’ouverture des données du système d’information ;

– la nécessité de s’adapter aux nouveaux modes de travail (coproduction entre les administrations et leurs partenaires, développement de l’e-administration et promotion des méthodes de travail collaboratif des agents) ;

– la nécessité de soutenir et d’accélérer la transformation digitale, et donc de réviser le modèle permettant d’assurer l’hébergement du cycle de vie des projets (développement, qualification, production) afin de disposer d’un modèle permettant une meilleure réactivité, visant une plus grande standardisation et améliorant qualitativement le service rendu à l’usager. Il s’agit de créer les conditions permettant de mettre en œuvre des cycles de mise en production accélérés, avec la mise en place d’une démarche d’alignement des objectifs des équipes de développement et de production sur les besoins (méthode « DevOps ») et l’adoption des technologies de l’informatique en nuage (« Cloud computing »).

Aussi, la stratégie de mutualisation des hébergements numériques sur les prochaines années est construite autour de trois axes interdépendants :

– poursuivre la rationalisation des hébergements des systèmes d’information nationaux, dans le cadre du schéma directeur informatique (SDI). L’éducation nationale s’est inscrite dans la démarche interministérielle de mutualisation des hébergements animée par la DINSIC dans le cadre du programme de « Transformation des Centres Informatiques » (TCI) et poursuit la consolidation des hébergements nationaux en s’appuyant sur les datacentres ouverts à la mutualisation interministérielle ;

–  rénover les plateformes de production des académies de façon standardisée, avec un accompagnement des équipes pour appréhender les virages technologiques et ainsi préparer les conditions de la relocalisation de la production académique sur une offre de service nationale adossée aux datacentres interministériels. Ce plan de rénovation s’étale sur 2019/2022 et concerne les 30 académies.

– construire une offre à destination des services déconcentrés et des opérateurs, pour maintenir et préserver la qualité d’hébergement des systèmes d’information du ministère et anticiper les évolutions.


Depuis mi-2019, le ministère a mis à disposition de ses équipes nationales de conception des systèmes d’information, une infrastructure d’informatique en nuage (Cloud), capable de fournir rapidement des capacités avec des outils et environnements informatiques standardisés. Cette offre de service est maintenue en 2021.

Les services d’infrastructure assurent également l’hébergement des sites Internet, des plateformes nationales de formation à distance, de confiance numérique, de fédération d’identités numériques, de confiance numérique et nécessitent pour leur bon fonctionnement des dépenses liées à la production informatique, aux réseaux de transport de données (LAN et WAN), à l’assistance de premier niveau, aux contrats nationaux avec des fournisseurs d’équipements, à l’acquisition de logiciels, à la maintenance et aux supports associés.


  • Services de Sécurité (5 000 000 € en AE et en CP)


Dans un contexte d’augmentation de la menace informatique (cyberattaques), qui nécessite une mise à jour régulière des outils, des composants techniques et une adaptation des applications, le ministère a notamment pour objectif de garantir la mise en sûreté des applications jugées à risques et, à terme, l’homologation RGS (référentiel général de sécurité) de l’ensemble du patrimoine applicatif ainsi que la mise en œuvre des préconisations récentes de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) à des fins de sécurisation des outils, des infrastructures et des pratiques. Le ministère vient d’activer un COSSIM (Centre Opérationnel de Sécurité des Systèmes d’Information Ministériel) sur le périmètre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Innovation. Le règlement général sur la protection des données en vigueur depuis mai 2018 exige que soient notifiées les failles de sécurité et les violations de données personnelles. Aussi le déploiement de l’organisation et des outils permettant de mesurer l’exposition à la menace, de conduire les homologations et les audits, de détecter et de traiter les incidents de sécurité, de conduire les remédiations suite aux incidents et de communiquer sur les retours d’expériences sont des priorités pour l’année 2021.


D/ Les systèmes d’information – services bureautiques : 25 100 000 € en AE et 20 100 000 € en CP


Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Services bureautique

25 100 000

20 100 000 


La crise sanitaire du COVID-19 invite à tirer des enseignements sur l’adaptation des équipements informatiques et des services proposés aux agents pour télé-travailler que ce soit en situation ordinaire avec une augmentation attendue du nombre de bénéficiaires, lors d’un mouvement social (impactant les transports par exemple) ou dans le cadre d’une crise majeure.

La continuité de service exige une évolution du parc informatique pour prendre en compte la mobilité, et une montée en gamme des services numériques de communication et de collaboration tant en fonctionnalités qu’en capacité simultanée. Ainsi, sur le périmètre des 40 000 postes de travail des agents des services déconcentrés en académie et de l’administration centrale, le parc informatique global est composé de 40 % d’ordinateurs portables seulement, avec un service VPN limité et une quasi absence de prolongement de la téléphonie d’entreprise via softphone (téléphone logiciel).


De plus, la modernisation des solutions d’impression se poursuit dans le cadre du marché SOLIMP 3 (location de photocopieurs), piloté par la direction des achats de l’Etat (DAE). Ce marché de renouvellement  s‘étend sur 4 années (2019-2022) est financé pour sa part pluriannuelle à hauteur de 3 M€ en AE 2021.


E/ Les systèmes d’information – services mutualisés : 4 390 000 € en AE et en CP


Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Services mutualisés

4 390 000

4 390 000

Formations des informaticiens

1 200 000

1 200 000

Stratégie, Organisation, Qualité et management informatique : SI innovants

3 190 000

3 190 000



  • Formation des informaticiens (1 200 000 € en AE et en CP)


La complexification des architectures, la rapidité de l’évolution des usages, la transformation des métiers informatiques et la politique d’internalisation impliquent un effort de formation de ces personnels. Outre la formation des 2 300 informaticiens, le budget comprend aussi l’animation du réseau, des communautés métiers des informaticiens, des DSI académiques et des équipes nationales. Le MENJS est très engagé dans les projets de contractualisation interministérielle et de mutualisation des actions de formation lancés par la DINUM.


La prévision budgétaire est maintenue en raison du besoin de maintien du haut niveau de compétence des personnels informaticiens.


  • Stratégie, Organisation, Qualité et management informatique : SI innovants (3 190 000 € en AE et en CP)


Le ministère poursuit en 2021 la montée en charge de l’urbanisation des systèmes d’information, l’amélioration de la gestion de la donnée (donnée de référence, sécurisation, RGPD), la revue et la production documentaire en particulier des référentiels pour mieux cadrer les projets ou leur conduite.


Parallèlement, la mise en place dans 9 régions académiques d’une DSI unique multi-sites afin de favoriser l’alignement des systèmes d’information en soutien des métiers, la sécurisation des compétences, l’élaboration du catalogue de services à l’échelle du nouveau périmètre mobilise des moyens supplémentaires en 2021.


Le ministère poursuit une stratégie de mutualisation nationale des services numériques, notamment de collaboration et de communication, ou de services jugés innovants. Cette stratégie vise à animer le réseau des académies afin de constituer un catalogue national de services partagés. Les services seront rendus par et pour les académies. Cette démarche vise à faire monter en gamme les services rendus à l’usager et/ou aux agents, tout en rationalisant la conception et la fourniture du service en s’appuyant sur des équipes académiques et nationales.

Cette stratégie aura ainsi permis d’accélérer le développement et la mise à disposition à tous les personnels de la plateforme apps.education.fr en pleine crise sanitaire. Plateforme de services d’échange et de collaboration du ministère, apps.education.fr regroupe en un seul point d’accès un ensemble de services gratuits et en open source, pour faciliter le travail à distance.


F/ Le numérique pour l’éducation : 10 000 000 € en AE et en CP


Prévisions (en €)

2021

AE

CP

Numérique pour l’éducation

10 000 000

10 000 000


La crise sanitaire traversée en 2020, et le confinement qui l’a accompagné ont conduit le ministère à s’appuyer massivement sur les moyens numériques pour assurer la continuité pédagogique. Cette période a révélé l’importance de la fracture numérique qui touche non seulement les élèves et leurs parents mais aussi les professeurs eux-mêmes.

Si les actions et les efforts entrepris par le ministère et ses opérateurs ces dernières années ont permis de relever le défi de la continuité pédagogique, le confinement a aussi révélé de graves lacunes en matière de déploiement et accompagnement des usages numériques éducatifs et la nécessité de passer d’une démarche d’impulsion à une démarche d’intervention en investissant massivement dans le domaine de la formation des personnels aux usages du numériques et sur les solutions numériques éducatives.

L’année 2021 prévoit donc d’orienter prioritairement les moyens vers le financement d’un socle d’actions couvrant tous les volets du numérique éducatif, qui viendront compléter les moyens prévus par la nouvelle mission budgétaire consacrée au plan de relance.

Le ministère prévoit ainsi de répartir les moyens ouverts sur le programme 214 sur les projets assurant une continuité de son action de la façon suivante :


  • Faciliter l’accès aux ressources et services numériques en garantissant un cadre protecteur des données (1 650 000 €) :

- Favoriser la mise en place d’infrastructures et d’équipements par les collectivités locales (animation de la politique de généralisation des ENT, études techniques, guides d’équipement, élaboration de normes, de standards et de référentiels). Les travaux en lien avec Educonnect, le GAR (gestionnaire d’accès aux ressources) sont des travaux indispensables à la création d’une simplification des accès, et d’un cadre de confiance pour les enseignants, les chefs d’établissement, les élèves et les parents ;

La crise sanitaire a en effet mis en exergue la faiblesse des infrastructures dans le premier degré qu’il est indispensable de combler ;

- Créer une plateforme facilitant l’accès aux ressources avec les services associés qui répondent aux besoins des enseignants. L’objectif serait de permettre à la fois la découvrabilité des ressources par les enseignants, les équipes éducatives et/ou les familles, d’en faciliter l’abonnement, la commande et l’acquisition, ainsi que leur affectation et leur accès ;

- Mettre en œuvre des outils d’indexation et de stockage pour les scénarios pédagogiques créés par les enseignants.


  • Développer l’offre de ressources (2 500 000 €) :

- Proposer des ressources pour une majorité de filières et selon des modalités diverses (soutien aux grands établissements publics scientifiques et culturels pour libérer les droits d’usages au bénéfice des enseignants, développement de projets avec les entreprises de l’EdTech pour le développement de ressources numériques innovantes, etc.). La période de confinement et la mise en œuvre de la continuité pédagogique ont eu comme conséquence l’utilisation massive des outils numériques en vue du maintien des liens entre les professeurs et leurs élèves. Cette utilisation s’est étendue très rapidement aux solutions numériques éducatives qui permettent aux professeurs de disposer non seulement de contenus pédagogiques mais aussi de services associés. Les banques de ressources numériques éducatives (BRNE) ont à ce titre joué leur rôle en facilitant l’usage du numérique éducatif en proposant des solutions qui ont été conçues pour une école plus inclusive avec des outils simples d’utilisation et par le plus grand nombre. Les retours des utilisateurs étant favorables, le ministère a décidé de renouveler les marchés (BRNE) en les adaptant à des situations de confinement et des contraintes d’enseignement à distance ou hydrides. Elles porteront sur les matières principales des cycles 3 et 4 (mathématiques, français, histoire géographie, sciences, anglais, espagnol, allemand…) en ajoutant des services permettant l’aide à la décision pour le professeur, simplifiant le suivi des élèves à distance.


  • Former les personnels, les élèves et les familles (3 850 000 €) :

- Former les enseignants et les personnels d’encadrement. En complément et en renforcement des actions ci-avant présentées et au regard des conséquences liées à la continuité pédagogique et au risque de maintien  d’enseignement à distance et/ou de formation hybride, le ministère doit s’engager dans une démarche qui vise non seulement à former les personnels enseignants et non enseignants mais aussi les élèves et leurs familles aux solutions numériques éducatives ;

- Certifier les élèves et les enseignants sur leurs compétences numériques. La plateforme de certification des compétences numériques, Pix, ouverte à l’automne 2018 est destinée à proposer des activités d’auto-évaluation et des tests de certification pour les élèves, les étudiants et plus largement toutes les personnes souhaitant faire valoir des compétences numériques. Le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports contribue donc avec d’autres institutions publiques (ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, établissements d’enseignement supérieur) au financement de cette plateforme. Par ailleurs, au-delà de sa création puis de son maintien en conditions opérationnelles, il convient de financer chaque année la production de modules d’évaluation spécifiques aux publics scolaires.


  • Soutenir les partenaires du numérique pour l’éducation (2 000 000 €) :

- Soutenir la recherche dans le domaine du numérique éducatif, en partenariat avec les universités et les laboratoires, afin de mettre en relation les chercheurs avec les terrains d’observation et les expérimentations conduites dans les académies et avec les start-up de l’EdTech. Dans ce cadre, il est développé un programme dénommé « Du labo à la classe » visant à rendre concret la mise en œuvre des résultats de la recherche pour améliorer le quotidien des enseignants et s’inscrire dans une démarche d’acculturation active au numérique éducatif tout en répondant aux critiques que suscitent ces outils ;

- Définir conjointement avec les collectivités territoriales un socle numérique de base, dans le respect des compétences et responsabilités de chacun, afin que chaque école et établissement ait un niveau minimal d’équipement, de connectivité et de ressources numériques permettant un usage raisonné et progressif.



dépenses d’INVESTISSEMENT


La dotation prévue au titre des opérations d’investissement s’élève à 160 157 785 en AE et 104 332 475 en CP, en 2021. Elle est répartie entre les opérations d’investissement sur les bâtiments des services académiques et de l’administration centrale, les constructions scolaires en Outre-mer et les opérations immobilières des établissements scolaires restés à la charge de l’Etat.



1/ Les opérations de construction, rénovation et modernisation des bâtiments administratifs des services déconcentrés et de l’administration centrale (dont grands projets) : 50 972 330 € en AE et 40 442 475 € en CP



A/ Administration centrale : 2 900 000 € en AE et 1 778 237 € en CP


La programmation prévisionnelle de l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IHEEF) prévoit de nouvelles opérations en 2021 pour un montant évalué à 1,1 M€ en AE=CP. Les principaux travaux prévus sur les bâtiments sont notamment :

  • une création de salle « learning-center » ;
  • la rénovation du grand amphithéâtre et de divers locaux : salles de restauration et des hôtes, couloir et hall accueil  (peinture, sols, électricité) ;
  • l’extension de la climatisation au bâtiment dédié aux formations ;
  • le remplacement des systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB) et anti-intrusion ;
  • la rénovation du réseau d'eau et de la chaudière.


Par ailleurs, les principales opérations prévues sur le site de Grenelle sont évaluées à 1,8 M€ en AE et 0,7 M€ en CP. Les travaux prévisionnels sont :

  • la réfection et le nettoyage de la façade "rue", au 97/99 et 110 rue de Grenelle ;
  • des travaux de branchement au refroidissement de ville, de suppression de l'ensemble des installations produisant du froid et de raccordement au réseau eau glacée, au 97/99 rue de Grenelle ;
  • la rénovation des moyens d’alimentation électrique (transformateurs haute et basse tension), au 110 rue de Grenelle.


B/ Services déconcentrés : 48 072 330 € en AE et 38 664 238 € en CP

Les opérations suivantes sont identifiées comme grands projets dans l’indicateur 3.4 « Respect des coûts et délais des grands projets » :

  • les travaux pour le relogement des services académiques de Nancy qui s’achèveront en 2021 ;
  • le projet concernant le relogement du rectorat de l’académie de Créteil et de la DSDEN du Val-de-Marne notamment, qui a été labellisé en CNIP du 16 février 2017.


Par ailleurs, le projet de regroupement des services académiques de la Martinique est en cours de redéfinition et sera présenté en CNIP, fin 2020. D’autre part, le projet de regroupement des services du rectorat, de la DSDEN 78 et du CROUS sur le site Lesseps et de construction d’un bâtiment pour la cour administrative d’appel de Versailles, validé en CNIP du 16 février 2017, donne lieu à diverses études financées sur le P214 en 2021, à hauteur de 5 M€ en AE et 3 M€ en CP.


Les dépenses d’investissement concernent également de nouveaux projets d’acquisition-construction, tels que :

  • l’acquisition en Corse des locaux du rectorat qui sera suivie de travaux de restructuration et d’aménagement ;
  • la construction d’une extension pour l’accueil des effectifs supplémentaires au rectorat de Mayotte, en 2021 ;
  • l’acquisition de locaux à La Réunion en 2021, en vue de travaux l’année suivante.


En outre, des crédits sont réservés aux opérations d’entretien lourd et de travaux structurants de l’ensemble des bâtiments administratifs des directions des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et des rectorats, ainsi que des centres d’information et d’orientation (CIO) d’État.

Les principales opérations à conduire au titre des travaux structurants hors grands projets concernent notamment :

- le regroupement des implantations et la réhabilitation/densification du bâtiment « Canopé » de Montpellier ;

- la réhabilitation du site des Milles à Aix-en-Provence pour l’accueil des effectifs SIRH et des agents du site locatif du Bois de l’Aune ;

- la réhabilitation des locaux du service informatique du rectorat de Lille.


Dans le cadre de la réforme territoriale, la création de services régionaux conduira à une réorganisation de la localisation des services avec une densification de l’occupation quand cela est possible. L’accueil des services en charge des domaines de la jeunesse et des sports se traduira par la densification d’une part, des DSDEN avec l’accueil des effectifs départementaux, et, d’autre part, des rectorats, avec l’accueil des services régionaux, le maintien des services dans leurs locaux actuels ou les relogements à trouver en domanial ou en locatif. L’accueil des délégations régionales académiques à la recherche et à l’innovation (DRARI) dans les rectorats se traduira également par des travaux visant la densification des locaux.



2/ Les établissements scolaires du second degré d’outre-mer : 102 103 085 € en AE et 59 999 988 € en CP


Dans le cadre de la départementalisation de Mayotte en 2011, par dérogation au régime de droit commun, l'Etat conserve l'exercice des compétences en matière d'investissement pour les établissements scolaires du second degré (construction, réhabilitation, extension).

Pour la période 2019-2022, l’enveloppe prévue dans le contrat de convergence pour les constructions scolaires du second degré à Mayotte s’élève à 334 M€, soit un montant moyen de l’ordre de 83,5 M€ en AE par an.

Le montant annuel prévu en 2021 doit permettre, outre les nouvelles constructions, de financer dans différents établissements des opérations relatives à la sécurisation, à la maintenance, au premier équipement, à la rénovation des infirmeries, aux blocs sanitaires, aux plateaux sportifs, à la restauration et aux stations d’épuration. Ces opérations d’investissement sont soumises à des aléas, tels que la disponibilité du foncier sur l’île ou les conditions climatiques, qui peuvent entraîner un retard dans le calendrier prévisionnel de réalisation.



3/ Opérations immobilières dans les établissements restant à la charge de l’État : 7 082 370 € en AE et 3 890 012 € en CP


Ces crédits permettent de financer les travaux immobiliers des établissements restés à la charge de l’État : le lycée d’État Jean Zay, le lycée autogéré de Paris, le lycée Comte de Foix d’Andorre, le lycée de Saint-Pierre-et-Miquelon et les internats de la réussite de Sourdun, Montpellier et Marly-le-Roy.


Les demandes faites prennent en compte la fin de la restructuration du lycée Jean Zay qui vise à améliorer le confort d’hébergement des internes, à adapter les locaux d’activité et d’encadrement aux objectifs pédagogiques et à mettre le bâtiment et ses abords aux normes d’accessibilité et de sécurité incendie. Le montant global est estimé à 13,25 M€, toutes dépenses confondues. Ayant pris du retard, les travaux, réalisés en quatre tranches, s’échelonnent de 2017 à 2021. La rénovation de la partie hébergement a été livrée en juin 2019.

Ce budget prévoit également le financement du projet de construction d’un internat à Saint-Pierre-et-Miquelon cofinancé par le ministère des Outre-mer (MOM), le programme d’investissements d’avenir (PIA), la collectivité territoriale, la commune et le lycée Letournel et le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (à hauteur de 0,69 M€).

Enfin, des projets d’amélioration du site de Sourdun seront à réaliser en lien avec la séparation des réseaux et la maintenance du château d’eau.



dépenses d’INTERVENTION


Une dotation de 2,5 M€ en AE et en CP est prévue en 2021 pour la Polynésie française.


L’État contribue au financement des constructions scolaires du second degré en Polynésie française sous forme de subventions, dans le cadre de la nouvelle convention signée le 22 octobre 2016 pour une durée de 10 ans, à compter de 2017.




 

ACTION    7,8 %

09 – Certification


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

172 890 146

31 612 560

204 502 706

0

Crédits de paiement

172 890 146

31 612 560

204 502 706

0


Cette action regroupe les crédits d’organisation des examens de l’enseignement général et technologique (brevet, baccalauréats général et technologique, brevet de technicien supérieur…) et de l’enseignement professionnel (CAP, BEP, baccalauréat professionnel…), ainsi que les indemnités de jury liées au déroulement de ces épreuves.

 

Les principaux acteurs sont la direction générale de l’enseignement scolaire, la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, l’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, ainsi que les autorités déconcentrées chargées d’organiser les examens, notamment le service inter-académique des examens et concours (SIEC) pour les trois académies d’Île-de-France.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

172 890 146

172 890 146

Rémunérations d’activité

106 471 047

106 471 047

Cotisations et contributions sociales

64 728 680

64 728 680

Prestations sociales et allocations diverses

1 690 419

1 690 419

Dépenses de fonctionnement

31 612 560

31 612 560

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

31 612 560

31 612 560

Total

204 502 706

204 502 706

 

DEPENSES DE FONCTIONNEMENT

 

Les dépenses au titre des frais de déplacement des membres des jurys et des frais d’organisation (fournitures, locations de salles, matière d’œuvre, scanners…) représentent 31 612 560 €, dont 6 008 854 pour le SIEC et 25 603 706 pour les académies hors Île-de-France.

La crise sanitaire a nécessité une adaptation des épreuves du baccalauréat de la session 2020. Les épreuves finales écrites et orales ont dû exceptionnellement être annulées. 

Le nouveau baccalauréat prévoit une rationalisation des épreuves. Il comprend des épreuves terminales, comptant pour 60 % de la notation finale. Chaque lycéen présente comme aujourd'hui une épreuve anticipée de français, écrite et orale, en fin de classe de première et quatre épreuves finales en classe de terminale. Il s'agit de deux épreuves écrites de spécialité portant sur les disciplines que le lycéen aura choisi d'approfondir, d'une épreuve de philosophie et d'une épreuve orale finale. Les épreuves de français en première et de philosophie en terminale, ainsi que l'oral, ont lieu à la fin du mois de juin. Les épreuves de spécialité sont passées au retour des vacances de printemps. L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance.

Depuis 2018, le ministère est engagé dans le projet de dématérialisation de la correction des épreuves du baccalauréat général et technologique 2021.

Ce projet consiste en la dématérialisation de la correction de toutes les épreuves écrites du baccalauréat général et technologique de la session 2021 et concerne 1 100 000 candidats des classes de première et de terminale et 16 épreuves en contrôle continu ou épreuves finales, selon le niveau et les spécialités.

 

La dotation intègre les effets de la réforme du baccalauréat général et technologique 2021 : une hausse des dépenses de copies qui devrait être compensée par des économies sur les frais de déplacement en dépit des effets du nouveau dispositif réglementaire (décret n°2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’Etat).

 

 

 

ACTION    0,1 %

10 – Transports scolaires


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

3 322 845

3 322 845

0

Crédits de paiement

0

3 322 845

3 322 845

0


Les crédits imputés sur cette action représentent la participation de l’État au financement des dépenses de transport scolaire (terrestre, aérien ou maritime) en Polynésie française, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Wallis-et-Futuna.


Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

3 322 845

3 322 845

Transferts aux collectivités territoriales

3 322 845

3 322 845

Total

3 322 845

3 322 845

 

La dotation s’élève à 3 322 845 € en AE et en CP et se répartit ainsi :

- Polynésie française : 2 990 000 € ;

- Wallis-et-Futuna : 315 845 € ;

- Saint-Pierre-et-Miquelon : 17 000 €.

 

Elle couvre les subventions allouées aux familles en vue de la prise en charge partielle des transports scolaires d’environ 18 000 élèves.

 

Les modalités de la participation financière de l’État aux dépenses de transports scolaires terrestres, maritimes et aériens dans ces trois collectivités étaient définies par le décret n° 69-520 du 31 mai 1969, abrogé en 2004. Ce décret prévoyait que l’État était compétent pour les transports scolaires à Wallis-et-Futuna, alors que pour la Polynésie française et Saint-Pierre-et-Miquelon, la compétence était exercée par les territoires.

Toutefois, l’État continue de cofinancer les transports scolaires avec les collectivités de Polynésie française et de Saint-Pierre-et-Miquelon sur la base d’une convention.

S’agissant de Wallis-et-Futuna, le vice-rectorat prend en charge le transport aérien des élèves deux fois par an, entre les deux îles, vers la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française ou la métropole.

 

 

ACTION    7,3 %

11 – Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

193 028 250

0

193 028 250

0

Crédits de paiement

193 028 250

0

193 028 250

0



Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

193 028 250

193 028 250

Rémunérations d’activité

114 541 453

114 541 453

Cotisations et contributions sociales

78 045 759

78 045 759

Prestations sociales et allocations diverses

441 038

441 038

Dépenses de fonctionnement

 

 

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

 

Total

193 028 250

193 028 250

 

L’action « Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative » regroupe les crédits de rémunération des personnels affectés dans les directions de l’administration centrale et des services déconcentrés concourant aux politiques en faveur de la jeunesse et des sports.

Une délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) est créée dans chaque région académique (à l’exception de la  Guyane), avec à leur tête un délégué. Un service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports est prévu dans chaque DSDEN. Le chef du service est le conseiller de l’inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) en matière de jeunesse, d’engagement et de sports.


La délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports assure l'animation et la coordination des politiques publiques du sport, de la jeunesse, de la vie associative, de l’engagement civique et de l'éducation populaire, ainsi que, dans ce champ de compétence, des politiques relatives à l'égalité et à la citoyenneté et au développement de l'emploi, en liaison, si besoin, avec la direction régionale de l’emploi, du travail et de la solidarité.

Elle coordonne dans ce cadre l’action des services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports. A cet effet, elle est notamment chargée du secrétariat des instances régionales de concertation ou de pilotage dans les domaines des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire, de l’engagement civique et de la vie associative.


Le service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports est compétent en matière de politiques relatives à la jeunesse, aux sports à la vie associative, à l’engagement civique et à l'éducation populaire.

A ce titre, il assure le secrétariat de la commission départementale de la jeunesse, des sports et de la vie associative et met en œuvre dans le département les politiques portées budgétairement par les programmes « métiers » 163 et 219 et relatives :

  • Au service civique et au service national universel ;

  • A la promotion et au contrôle des activités physiques et sportives, au développement maîtrisé des sports de nature, à la prévention des incivilités et à la lutte contre la violence dans le sport ;

  • Au contrôle de la qualité éducative des accueils collectifs de mineurs et à la sécurité physique et morale des mineurs qui y sont accueillis ;

  • A l'animation des actions en faveur de l'engagement, de l'initiative, de l'expression, de l'information, de l'autonomie et de la mobilité internationale de la jeunesse ;

  • Au développement et à l'accompagnement de la vie associative, du bénévolat et du volontariat ainsi qu'à la promotion de l'éducation populaire aux différents âges de la vie ; à ce titre, il assure le secrétariat du collège départemental consultatif mentionné à l’article 7 du décret du 8 juin 2018 relatif au fonds pour le développement de la vie associative.

 

 

Synthèse des opérateurs du programme

 

Récapitulation des crédits alloués aux opérateurs de l'État


(en milliers d'euros)

 

LFI 2020

PLF 2021

Opérateur ou Subvention

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

EPPD - Etablissement public du palais de la porte Dorée (P175)

2 448

2 448

2 448

2 448

Subventions pour charges de service public

2 448

2 448

2 448

2 448

Réseau Canopé (P214)

87 077

87 077

85 877

85 877

Subventions pour charges de service public

87 077

87 077

85 877

85 877

ONISEP - Office national d'information sur les enseignements et les professions (P214)

28 551

28 551

25 551

25 551

Subventions pour charges de service public

28 551

28 551

25 551

25 551

CEREQ - Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications (P214)

6 934

6 934

6 934

6 934

Subventions pour charges de service public

6 934

6 934

6 934

6 934

FEI – France éducation international (P214)

0

0

3 500

3 500

Subventions pour charges de service public

0

0

3 500

3 500

CNED - Centre national d'enseignement à distance (P214)

28 569

28 569

29 594

29 594

Subventions pour charges de service public

28 569

28 569

29 594

29 594

Total

153 578

153 578

153 903

153 903

Total des subventions pour charges de service public

153 578

153 578

153 903

153 903

Total des dotations en fonds propres

0

0

0

0

Total des transferts

0

0

0

0

 

 

Consolidation des emplois


   Emplois des opérateurs

 

LFI 2020

PLF 2021

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

Réseau Canopé

 

 

1 378

9

1

8

 

 

1 333

6

 

6

ONISEP - Office national d'information sur les enseignements et les professions

 

 

434

20

14

 

 

 

379

20

16

 

CEREQ - Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications

 

 

110

6

 

2

 

 

110

6

 

3

FEI – France éducation international

 

 

240

23

 

13

 

 

245

21

 

11

CNED - Centre national d'enseignement à distance

 

 

1 021

11

 

11

 

 

981

25

 

10

Total

 

 

3 183

69

15

34

 

 

3 048

78

16

30


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

 

   Plafond des autorisations d'emplois des opérateurs du programme

 

ETPT

Emplois sous plafond 2020

3 183

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2020

 

Impact du schéma d'emplois 2021

-95

Solde des transferts T2/T3

 

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

-40

Emplois sous plafond PLF 2021


Rappel du schéma d’emplois 2021 en ETP

3 048
 
 
-95