$@FwLOVariable(annee#2021)

$@FwLOVariable(numProg#180)

$@FwLOVariable(libelleProg#Presse et médias)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Objectifs et indicateurs de performance)

 

Objectifs et indicateurs de performance

 

OBJECTIF    

1 – Contribuer au développement de l'Agence France-Presse et à la qualité de sa gestion

 
 

INDICATEUR

1.1 – Développement de produits et de marchés à fort potentiel de croissance

     (du point de vue du citoyen)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Croissance du chiffre d'affaires vidéo

%

9,1

12,6

Non connu

5,6

8,7

Non connu

Croissance du chiffre d'affaires dans les régions hors Europe

%

1,2

2,1

Non connu

5,2

7,4

Non connu

 

Commentaires techniques

Les données relatives à l’exécution 2021 sont encore provisoires, les comptes annuels étant actuellement en cours de clôture.


L’indicateur est exprimé en pourcentage d’évolution annuelle des chiffres d’affaires concernés. Ce pourcentage correspond à l’évolution entre l’année N-1 et l’année N. La réalisation 2021 est ainsi le pourcentage d’évolution entre le chiffre d’affaires réalisé en 2020 et le chiffre d’affaires provisoire en 2021. Comme l’AFP produit et commercialise ses services sur l’ensemble des continents, ses revenus sont sensibles à la fluctuation des taux de change. Les données présentées sont donc à taux de change comparables (moyenne annuelle de 2021).


Le chiffre d’affaires vidéo n’inclut pas les produits engendrés par Factstory (ex-AFP Services).


Le chiffre d’affaires des régions hors Europe exclut la France, l’Europe, et les filiales allemandes.


Sources des données : AFP.


 

INDICATEUR

1.2 – Croissance des charges

     (du point de vue du contribuable)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Croissance des charges d'exploitation brutes

%

1,8

-3,4

Non connu

3,8

5,0

Non connu

 

Commentaires techniques


Les données relatives à l’exécution 2021 sont encore provisoires, les comptes annuels étant actuellement en cours de clôture.


L’AFP enregistre des opérations dans 90 devises différentes environ, chaque opération étant convertie en euros selon le taux constaté de la devise concernée au moment où l’écriture est enregistrée. Les taux de croissance (2019, 2020 et 2021) indiqués dans le tableau ci-dessus sont calculés avec les taux de change constatés les années correspondantes. Or, une comparaison non faussée des performances réelles de 2021 par rapport aux années précédentes ne peut se faire qu’en recalculant l’ensemble des réalisations passées à partir des taux de change moyens constatés en 2021. Les fluctuations de taux de change constituent donc un élément significatif d’écart d’une année sur l’autre.


Source des données : AFP.



 

Analyse des résultats

Concernant le sous-indicateur 1.1.1, retraité des effets de change, la croissance de la vidéo en 2021 par rapport à 2020 devrait être de 8,7 % et atteindre 23,0 M€. La vidéo est au cœur de la stratégie de développement de l’Agence. Elle a bénéficié de la mise en place fin 2017 de nouvelles régies de vidéo live à Hong Kong et Washington afin de couvrir tous les fuseaux horaires, de l’augmentation des effectifs de la régie de Paris et de la diffusion de la vidéo live par Internet. Elle devrait continuer à progresser dans le futur, en raison notamment de l’accroissement des moyens et des investissements de l’Agence dans ce domaine. L’AFP est, indéniablement, au niveau de ses principaux concurrents comme le montre la conquête de nouveaux clients qui privilégient l’AFP au détriment d’autres grandes agences.



À taux de change similaires, le chiffre d’affaires du groupe hors France et hors Europe (1.1.2) devrait être en croissance de 7,4 % par rapport à 2020, passant de 58,2 M€ en 2020 à 62,5 M€ en 2021 (aux taux de change moyens de 2021).


Les performances sont très diverses selon les régions. L’Amérique Latine (+13,4 %) et l’Asie (+4,0%) notamment, grâce au développement de la vérification digitale et aux bons résultats de la vidéo, afficheraient des progressions significatives de leurs produits. En revanche l’Afrique finirait l’année en léger recul (-0,1 %) quand l’Amérique du Nord (+0,7 %) et le Moyen-Orient (+0,6 %) verraient un maintien de leurs revenus commerciaux. La filiale Factstory constaterait une forte progression de ses revenus commerciaux (+48,1%) après une année 2020 qui avait vu de nombreux projets et évènements annulés du fait de la pandémie de COVID-19.

Globalement ces résultats sont l’effet de l’ensemble des efforts accomplis ces dernières années pour améliorer la production et les services proposés aux clients de l’Agence, notamment en termes d’investigation numérique, de développement de la vidéo, de déploiement de nouvelles activités et de renforcement du réseau.


Concernant l’indicateur 1.2, l’évolution des charges d’exploitation entre 2020 et 2021 devrait montrer une progression de 5,0 %, supérieure à la dernière prévision actualisée (+3,8%). Les restrictions liées à la pandémie, le report en 2021 de nombreux événements sportifs, politiques, et culturels ont eu pour conséquence un niveau de charges particulièrement bas en 2020 qui ne se retrouve pas en 2021. Outre ce report de charges de 2020 sur 2021, des provisions pour congés non pris et IDR, ainsi que la constitution d’une réserve de participation expliquent l’écart entre la réalisation et la prévision pour cet indicateur.

Les charges de personnel progresseraient de 3,5 %.


OBJECTIF    

2 – Veiller au maintien du pluralisme de la presse

 
 

INDICATEUR    mission

2.1 – Diffusion de la presse

     (du point de vue du citoyen)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Diffusion de la presse écrite d'IPG nationale et locale (quotidiens payants et gratuits et magazines hebdomadaires)

base 100 en 2007

70,0

63,5

63,2

62,7

63,3

59,9

Nombre total de visites des sites d'actualité / information généraliste

Nombre (en milliard)

18,25

25

26

25

23

26

 

Commentaires techniques

Le sous-indicateur 2.1.1 représente la diffusion de la presse écrite d’information politique et générale, c’est-à-dire de l’ensemble des quotidiens d’IPG payants et gratuits, nationaux et locaux, et de l’ensemble des hebdomadaires d’IPG, nationaux et locaux.

Il est mesuré en indice et sur une base 100 en 2007, année précédant l’apparition de la crise de 2008, pour apporter une parfaite lisibilité des évolutions de la presse d’IPG. Les prévisions et la cible sont établies à partir de régressions linéaires simples en projections à court terme. La régression linéaire de l’indicateur 2.1 a été effectuée à partir de 2009 et non 2007, pour exclure le pic de diffusion observable en 2008, qui pouvait fausser la trajectoire baissière à l’œuvre.


Le sous-indicateur 2.1.2 représente la fréquentation des sites en ligne d’actualité et d’information généraliste, exprimés en milliards de visites.


Source des données : Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM).

 

Analyse des résultats

L’objectif n° 2 « Veiller au maintien du pluralisme de la presse » est suivi à travers deux indicateurs.


Le premier indicateur (2.1.1) mesure l’évolution de la diffusion de la presse d’information politique et générale (IPG). Les résultats de cet indicateur ont été fortement impactés par la pandémie et par les périodes de confinement en 2020.

En 2021, l’évolution de la diffusion de la presse IPG est relativement stable par rapport à 2020 (-0,2 %). Cela est dû à une légère baisse de la presse IPG payante (- 0,5 %) l’érosion de la diffusion papier étant en partie compensée par l’augmentation de la diffusion numérique, ainsi qu’au timide rebond de la diffusion de la presse gratuite d’information (+ 5 %) en 2021, qui reste toutefois loin du niveau observé en 2019 (-52,4 %).


Le sous-indicateur 2.1.2 quantifie l’évolution du nombre de visites des sites d’actualité ou d’information généraliste. La lecture de la presse en ligne est comptabilisée sur les sites web fixes (ordinateurs) et mobiles (téléphones portables) ainsi que les applications pour mobiles et tablettes.

Ces dernières années, une progression croissante de la fréquentation des services de presse en ligne était observée avec une très forte hausse en 2020 liée au contexte sanitaire. En 2021, le nombre total de visites des sites d’actualité et d’information généraliste enregistre une baisse de 8,2 % entre 2020 et 2021. Cette baisse s’explique par la fin de la fréquentation massive de ces sites observée lors des périodes de confinement. Néanmoins, le nombre de visites de ces sites se maintient à un niveau élevé par rapport à 2019 (+25 % entre 2019 et 2021).


OBJECTIF    

3 – Améliorer le ciblage et l'efficacité des dispositifs d'aide

 
 

INDICATEUR

3.1 – Effet de levier des aides directes d'investissement à la presse

     (du point de vue du contribuable)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Effet de levier de l'aide à l'investissement du fonds stratégique pour le développement de la presse

%

4,4

3,8

3,6

3,6

2,5

3,6

 

Commentaires techniques

L’effet de levier de l’aide à l’investissement du fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) est mesuré par les ratios entre le montant total des projets soutenus et le montant des aides attribuées pour soutenir ces projets.


Source des données : DGMIC

 

INDICATEUR

3.2 – Part de l'aide publique globale accordée à la presse d'information politique et générale

     (du point de vue du contribuable)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Aides directes aux éditeurs de presse (programme "Presse et médias")

%

99

99

99

99

99

99

 

Commentaires techniques

L’indicateur est mesuré par le rapport entre le montant des aides directes accordées à la presse d’information politique et générale et le montant total des aides directes aux éditeurs de presse du programme 180 : aide au portage, aides au pluralisme (aide aux publications nationales à faibles ressources publicitaires, aide aux quotidiens régionaux, départementaux et locaux à faibles ressources de petites annonces, aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale), fonds stratégique pour le développement de la presse, aide à la modernisation de la distribution.


Les bourses d’émergence du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse n’ont pas été comptabilisées, étant donné qu’elles peuvent être attribuées à des titres qui n’ont pas encore l’homologation de la CPPAP.

 

Analyse des résultats

La réalisation en 2021 d’un effet de levier au fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) inférieur à celui constaté en 2020 (indicateur 3.2) était attendue et s’explique par la majoration exceptionnelle des taux d’aide de 10 points de pourcentage dans le cadre du plan « France relance » et de la réforme de modernisation du FSDP initiée à la fin de l’année 2020. Cette augmentation significative des taux, prévue jusqu’à la fin de l’année 2022, conduit mécaniquement à élever le montant des subventions attribuées par dossier et donc à baisser l’effet de levier.

La baisse est particulièrement significative en 2021 du fait de la présence de nombreux dossiers déposés par des éditeurs ou des groupes de presse remplissant les critères d’éligibilité aux taux bonifié (70 %) et « super-bonifié » (80 %), notamment dans le cas de projets collectifs, de sociétés ayant bénéficié l’année précédente d’une aide au pluralisme, ou de sociétés de moins de 25 salariés.

N.B. : en raison de recalculs en cours sur des subventions attribuées en 2021, le montant final de l’indicateur pour 2021 pourrait être soumis à une légère correction.


Le deuxième indicateur (3.2) mesure la part que représentent les aides attribuées aux titres d’information politique et générale au sein des aides à la presse écrite. Les aides directes sont, conformément à leur ambition, bien plus ciblées sur la presse d’information politique et générale que les aides indirectes.

En 2021, 99 % des aides directes ont profité aux titres d’information politique et générale, ce qui correspond à l’objectif fixé pour cette même année, cette proportion restant stable sur les dernières années.


OBJECTIF    

4 – Soutenir les efforts des radios associatives dans leurs missions sociales de proximité

 
 

INDICATEUR

4.1 – Part des subventions sélectives au sein du Fonds de soutien à l'expression radiophonique

     (du point de vue du contribuable)

 

 

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2021
Réalisation

2023
Cible
PAP 2021

Part des subventions sélectives au sein du Fonds de soutien à l'expression radiophonique

%

20,42

18,53

20

20

20

20

 

Commentaires techniques

La part des subventions sélectives au sein du FSER correspond au montant total de subventions sélectives rapporté au budget annuel du FSER.




Source des données : DGMIC

 

Analyse des résultats

Le soutien prévu à l’article 80 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication vise à aider les radios qui accomplissent une mission sociale de proximité. Cette aide publique est versée dans le cadre du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), dont les crédits sont rattachés depuis la LFI 2017 au programme 180 « Presse et médias ».


Depuis l’entrée en vigueur, le 28 février 2007, du décret n° 2006-1067 du 25 août 2006 portant réforme de la gestion du fonds, les services de radio peuvent se voir accorder trois subventions à caractère automatique (subvention d’installation, subvention d’exploitation et subvention d’équipement) ainsi qu’une subvention à caractère sélectif (subvention sélective à l’action radiophonique). La réforme du décret régissant le FSER, effective depuis le début de l’année 2015, vise à renforcer la sélectivité des aides et à redéployer les financements vers les radios les plus actives dans la communication sociale de proximité. Le dispositif de soutien prévoit désormais :

  • de conditionner l’octroi de la subvention automatique d’exploitation à l’implantation locale effective de chaque service radiophonique pour lequel elle est demandée, vérifiée au moyen de critères objectifs ;

  • de recentrer la subvention sélective à l’action radiophonique sur les radios qui remplissent le mieux leur mission de communication sociale de proximité, en subordonnant sa délivrance à la réalisation d’actions culturelles et éducatives et d’actions en faveur de l’intégration, de la lutte contre les discriminations, de l’environnement et du développement local (les autres critères devenant complémentaires).


L’objectif « Soutenir les efforts des radios associatives dans leurs missions sociales de proximité » associé à l’action 6 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 traduit la volonté d’encourager les radios associatives à amplifier leurs efforts qualitatifs dans des domaines particulièrement essentiels au maintien de la cohésion nationale.


L’indicateur 4.1 « Part des subventions sélectives à l’expression radiophonique locale » rattaché à cet objectif vise à mesurer l’impact de la subvention sélective au regard de la réforme de 2015. Le sous-indicateur retenu correspond au montant total de subventions sélectives rapporté au budget annuel du FSER.


La part du budget du FSER consacrée aux subventions sélectives traduit le caractère incitatif du dispositif, étant souligné que cette part doit rester limitée, sauf à remettre en cause le principe de soutien automatique destiné aux radios. En 2021, le montant ainsi distribué en subvention sélective a été de 6,4 M€, contre 5,7 M€ en 2020.

Le montant consacré aux subventions sélectives correspond au solde des crédits disponibles une fois l’ensemble des aides automatiques accordées. En 2021, le renforcement de la dotation du FSER, portée à 32 M€, soit une augmentation +1,25 M€ par rapport à la LFI 2020, a permis, malgré l’augmentation du nombre de radios associatives autorisées par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM, ex-CSA), d’obtenir des résultats en progression, avec une part des subventions sélectives conforme à celle visée en cible : 20 % (contre 18,53 % en 2020).



Cet indicateur est complété par des indicateurs de suivi supplémentaires, non assortis de cibles mais dont l’évolution permet d’éclairer le Parlement.


Part des radios bénéficiant d'une subvention sélective (indicateur de suivi)


La subvention sélective est conçue comme un outil incitatif, spécialement dédié au développement de la mission de communication sociale de proximité des radios associatives. La réforme du décret régissant le FSER, effective depuis le début de l’année 2015, a permis notamment de mettre fin à l’augmentation du nombre de bénéficiaires de la subvention sélective directement liée au critère de la part de programmes produits par la radio demandeuse, qui avait été constatée entre 2007 à 2014. En effet, la part des radios bénéficiant d’une subvention sélective, qui s’élevait à 90,6 % en 2014, est passée à 55,7 % en 2021 avec 401 subventions sélectives accordées, contre 57,5 % et 406 en 2020, traduisant des résultats conformes à l’objectif de sélectivité renforcée fixée par la réforme de 2015.


Part moyenne des ressources propres des radios locales associatives au sein de leur chiffre d’affaires (indicateur de suivi)


Cet indicateur traduit la volonté d’inciter les radios bénéficiaires de l’aide (plus de 700) à développer leurs ressources propres pour les rendre moins dépendantes des subventions publiques attribuées par le FSER. L’indicateur retenu rend compte des efforts effectués par les radios pour diversifier leurs ressources propres, entendues ici comme l’ensemble des ressources autres que celles provenant du FSER. Symétriquement, il permet de prendre la mesure de l’importance de l’aide versée aux radios associatives.


Depuis plusieurs années, la part moyenne des ressources propres des radios associatives tend à se stabiliser autour de 60 % : les documents budgétaires fournis par les radios traduisent en effet leurs difficultés à diversifier davantage leurs sources de financement et reflètent en outre une tendance à la diminution de certaines ressources, notamment les subventions publiques autres que celles provenant du FSER.