$@FwLOVariable(annee,2022)

$@FwLOVariable(numProg,103)

$@FwLOVariable(libelleProg,Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Justification au premier euro)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Justification au premier euro


Éléments transversaux au programme

 

Éléments de synthèse du programme



 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l'action
ou de la sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

0

463 751 657

463 751 657

0

240 136 511

240 136 511

01.01 – Développement de l'emploi en TPE-PME

0

440 138 134

440 138 134

0

216 522 988

216 522 988

01.02 – Implication des branches et des entreprises dans la prévention du licenciement et le reclassement des salariés

0

23 613 523

23 613 523

0

23 613 523

23 613 523

02 – Amélioration de l'insertion dans l'emploi par l'adaptation des qualifications et la reconnaissance des compétences

0

2 221 896 765

2 221 896 765

0

1 585 649 652

1 585 649 652

02.03 – Reconnaissance des compétences acquises par les personnes

0

1 000 000

1 000 000

0

1 000 000

1 000 000

02.04 – Amélioration de l'accès à la qualification par le développement de l'alternance et de la certification

0

2 220 896 765

2 220 896 765

0

1 584 649 652

1 584 649 652

03 – Développement de l'emploi

0

3 462 066 484

3 462 066 484

0

3 466 638 091

3 466 638 091

03.01 – Baisse du coût du travail pour faciliter le développement de territoires et de secteurs à forts potentiels d'emploi

0

2 942 132 989

2 942 132 989

0

2 942 132 989

2 942 132 989

03.02 – Promotion de l'activité

0

519 933 495

519 933 495

0

524 505 102

524 505 102

03.03 – Aide à l'embauche

0

0

0

0

0

0

04 – Plan d'investissement des compétences

0

310 252 214

310 252 214

0

96 809 423

96 809 423

05 – Aide exceptionnelle apprentissage

0

0

0

0

0

0

Total

0

6 457 967 120

6 457 967 120

0

5 389 233 677

5 389 233 677



6 457,97 M€ en autorisations d'engagement et 5 389,23 M€ en crédits de paiements sont prévus en PLF 2022 sur le programme 103. Ces crédits permettront notamment de financer :

  • La poursuite du Plan d'investissement dans les compétences (310,25 M€ en autorisations d'engagement et 96,81 M€ en crédits de paiement en complément des crédits budgétés sur le programme 364 "Cohésion" de la mission "Plan de relance") ;

  • Le développement de l'emploi dans les TPE-PME avec notamment la poursuite de la montée en charge des emplois francs (387,0 M€ en autorisations d'engagement et 163,48 M€ en crédits de paiement) ;

  • Les aides en faveur du développement de l'apprentissage (2 080,14 M€ en autorisations d'engagement et 1 443,87 M€ en crédits de paiement en complément de l'aide exceptionnelle à l'apprentissage financée sur le programme 364 "Cohésion" de la mission "Plan de relance") ;

  • Le soutien à la création d'entreprises à travers le financement du fonds de cohésion sociale et l'aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (476,97 M€ en autorisations d'engagement et en crédits de paiement) ;

  • Les dispositifs en faveur de la baisse du coût du travail (2 942,13 M€ en autorisations d'engagement et en crédits de paiement au titre des compensations des exonérations de cotisations sociales).


Évolution du périmètre du programme


 

   Mesures de périmètre

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Mesures entrantes

 

 

 

 

 

 

 

Mesures sortantes

 

 

 

 

 

 

 

Clarification de la répartition des compétences entre l’État et des tiers (administrations de sécurité sociale et opérateurs, notamment) - Modification des modalités de compensations, pour les exonérations SAP (service d'aide à domicile) et les exonérations zonées, de la réduction de cotisations d’assurance maladie, via un passage des crédits budgétaires à une paffectation de TVA.

 

 

 

-191 744 317

-191 744 317

-191 744 317

-191 744 317

 

 

 

Dépenses pluriannuelles

 

 

Contrats de projets État-Région (CPER)


Génération CPER 2015-2020

 

Consommation au 31/12/2021

Prévision 2022

2023 et après

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

CP
sur engagements
à couvrir

01 Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

84 000 000

 

 

 

 

 

02 Amélioration de l'insertion dans l'emploi par l'adaptation des qualifications et la reconnaissance des compétences

126 100 000

 

 

 

 

 

Total

210 100 000

 

 

 

 

 


 

Génération CPER 2021-2027

 

Consommation au 31/12/2021

Prévision 2022

2023 et après

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

CP
sur engagements
à couvrir

01 Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

131 716 380

 

 

14 182 497

14 243 086

 

02 Amélioration de l'insertion dans l'emploi par l'adaptation des qualifications et la reconnaissance des compétences

87 810 920

 

 

21 628 019

21 656 783

 

Total

219 527 300

 

 

35 810 516

35 899 869

 


 

Total des crédits de paiement pour ce programme

Génération

CP demandés
pour 2022

CP sur engagements
à couvrir après 2022

Génération CPER 2021-2027

35 899 869

 

Total toutes générations

35 899 869

 


 


 

Contrat de convergence et de transformation (CCT)


Contrat de convergence et de transformation 2019-2022

 

Consommation au 31/12/2021

Prévision 2022

2023 et après

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

CP
sur engagements
à couvrir

01 Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

4 588 380

 

 

1 632 072

1 632 072

 

Guadeloupe

540 445

 

 

150 433

150 433

 

Guyane

540 445

 

 

283 423

283 423

 

La Réunion

1 469 336

 

 

379 856

379 856

 

Martinique

816 748

 

 

273 313

273 313

 

Mayotte

540 445

 

 

301 847

301 847

 

Saint-Pierre-et-Miquelon

680 961

 

 

243 200

243 200

 

02 Amélioration de l'insertion dans l'emploi par l'adaptation des qualifications et la reconnaissance des compétences

6 731 617

 

 

2 394 415

2 394 415

 

Saint-Pierre-et-Miquelon

999 039

 

 

356 800

356 800

 

Mayotte

792 887

 

 

442 840

442 840

 

Martinique

1 198 252

 

 

400 978

400 978

 

La Réunion

2 155 664

 

 

557 287

557 287

 

Guyane

792 887

 

 

415 810

415 810

 

Guadeloupe

792 888

 

 

220 700

220 700

 

Total

11 319 997

 

 

4 026 487

4 026 487

 


 


 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)


Estimation des restes à payer au 31/12/2021

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2020
(RAP 2020)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2020 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2020
 

 

AE (LFI + LFRs) 2021
+ reports 2020 vers 2021
+ prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFRs) 2021
+ reports 2020 vers 2021
+ prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2021

2 739 185 300

 

0

 

8 564 256 778

 

8 421 275 778

 

625 764 980

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2022

 

CP 2023

 

CP 2024

 

CP au-delà de 2024

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2021

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2022
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2023
sur AE antérieures à 2022

 

Estimation des CP 2024
sur AE antérieures à 2022

 

Estimation des CP
au-delà de 2024
sur AE antérieures à 2022

625 764 980

 

370 756 945
0

 

224 512 799

 

30 495 236

 

0

 

AE nouvelles pour 2022
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2022
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2023
sur AE nouvelles en 2022

 

Estimation des CP 2024
sur AE nouvelles en 2022

 

Estimation des CP
au-delà de 2024
sur AE nouvelles en 2022

6 457 967 120
1 684 000 000

 

5 018 476 732
1 684 000 000

 

1 295 343 098

 

144 147 290

 

0

 

Totaux

 

7 073 233 677

 

1 519 855 897

 

174 642 526

 

0

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2022

 

 

CP 2022 demandés
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022
 

 

CP 2023
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

CP 2024
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

CP au-delà de 2024
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

 

82,32 %

 

15,91 %

 

1,77 %

 

0,00 %

 

 

Justification par action

 

ACTION    7,2 %

01 – Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

463 751 657

463 751 657

0

Crédits de paiement

0

240 136 511

240 136 511

0



La politique d’anticipation des conséquences des mutations économiques sur l’emploi s’articule autour de plusieurs axes :

  • l’appui aux démarches territoriales d’accompagnement des entreprises dans la prévention du licenciement et le reclassement du salarié, plus particulièrement ciblées sur les salariés des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) ;
  • l’appui au développement des pratiques d’anticipation des mutations économiques dans les branches ou filières portant les enjeux les plus importants en termes d’emploi, en association avec les partenaires sociaux en complément des actions mises en œuvre dans le cadre du plan d’investissement dans les compétences détaillées dans l’action 4 ;
  • des actions visant plus directement à inciter les TPE et PME à embaucher, des dispositifs visant à favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, ainsi qu’une « gestion prévisionnelle des âges ».

Ces axes sont confortés dans le contexte de la crise sanitaire. 
 


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

463 751 657

240 136 511

Transferts aux ménages

1 701 032

1 701 032

Transferts aux entreprises

447 868 128

224 192 393

Transferts aux autres collectivités

14 182 497

14 243 086

Total

463 751 657

240 136 511

 

 

Sous-action

01.01 – Développement de l'emploi en TPE-PME


Les crédits d’intervention destinés à cette sous-action s’élèvent à 440,14 M€ en autorisations d’engagement et 216,52 M€ en crédits de paiement et permettent le financement :

  • d'un appui aux filières, aux branches et aux entreprises pour un montant de 53,14 M€ en autorisations d’engagement et de 53,05 M€ en crédits de paiement ;

  • des emplois francs, pour un montant de 387,0 M€ en autorisations d’engagement et un montant de 163,48 M€ en crédits de paiement.

1 - L’appui aux filières, aux branches et aux entreprises


Les directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), services déconcentrés du ministère chargé de l’emploi, disposent d’une enveloppe budgétaire leur permettant de financer une offre de services en termes de gestion des ressources humaines à destination des TPE et des PME.


Cette offre de services vise à anticiper et à accompagner les conséquences des mutations économiques sur les emplois et les compétences par des plans d’actions à l’échelle des filières et branches professionnelles, des entreprises et de leurs salariés. Elle appuie les démarches interprofessionnelles à l’échelle d’un territoire. Elle permet par ailleurs aux DREETS d’accompagner les entreprises pour développer l’attractivité de certains métiers en tension et répondre en partie à leurs difficultés de recrutement.


 

Une majorité de TPE/PME n’a pas les capacités d’anticipation et de structuration suffisantes pour déclencher un processus de recrutement conforme à leur besoin. Ainsi, les DREETS ont été incitées à adopter une approche intégrée, en partenariat avec d’autres acteurs institutionnels, permettant d’allier information, orientation, conseil et accompagnement en matière de ressources humaines en direction des TPE-PME et de leurs salariés. La transformation numérique des entreprises et l’incidence de la transition écologique constituent également des thématiques transverses portées par les DREETS.


Ces outils viennent compléter les actions conduites dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences, qui visent principalement l’accompagnement de la formation des personnes éloignées de l’emploi, et ainsi de porter une démarche globale d’accompagnement et de développement de l’emploi.

 

  • Les engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC)


Les engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC), conclus entre l’État et les branches professionnelles permettent d’apporter un appui technique et financier aux branches et organisations professionnelles, en lien avec leurs opérateurs de compétence, pour réaliser des travaux de prospective, d’ingénierie de formation et de certification, accompagner les TPE PME dans leur stratégie RH et développer des plans d’action opérationnels pour améliorer l’attractivité des métiers, répondre aux tensions de recrutement.

Les EDEC sont également conduits par les services du ministère du travail en région et viennent soutenir les projets des organisations professionnelles dans les territoires.


Les crédits prévus au PLF 2022 pour le financement des EDEC s’élèvent à 33,14 M€ en autorisations d’engagement et à 33,05 M€ en crédits de paiement dont 14,18 M€ en autorisations d’engagement et 14,24 M€ en crédits de paiement inscrits au titre des Contrats de Plan État-Région (CPER).

 

  • Les prestations en conseil en ressources humaines (PCRH)


Le dispositif de PCRH cible les entreprises TPE/PME qui ne sont pas dans le champ de la négociation obligatoire sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), afin de faciliter l’élaboration et la mise en œuvre par ces entreprises d’une politique RH adaptée à leurs besoins.

La prestation peut être demandée par les entreprises directement auprès des DREETS ou peut être demandée aux OPCO, les DREETS ayant contractualisé avec les opérateurs de compétences pour la mise en œuvre du dispositif. Cette prestation est réalisée par un prestataire extérieur qui doit répondre à plusieurs conditions de qualification, notamment celle d’être un cabinet de conseil spécialisé dans le domaine des RH.

Les crédits d’interventions prévus au PLF 2022 pour le financement d’actions de PCRH s’élèvent à 15,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

 

  • Le Fonds national de l’emploi – Formation (FNE-Formation)

Afin de répondre en urgence à la crise sanitaire, le FNE-Formation a été adapté afin de renforcer massivement les compétences des salariés placés en activité partielle. En 2022, le FNE-Formation doit permettre de poursuivre l’effort d’accompagnement des parcours de formation, engagé en 2021, pour les salariés places en activité partielle, activité partielle de longue durée, entreprises en mutation ou en reprise ou les salariés des entreprises en difficultés.


L’intégralité des crédits dédiés au FNE-Formation sont portés en 2022 par le programme 364 « Cohésion » de la mission « Plan de relance », soit 45,45 M€ en crédits de paiement.

 

  • Les marchés d’appui aux mutations économiques

Parmi les outils pour accompagner les projets d’anticipation et d’adaptation des filières et des entreprises aux mutations économiques, les DREETS peuvent également avoir recours à l’expertise de prestataires externes spécialisés. A titre d’exemple, ces prestations ont pour objet la réalisation de diagnostics territoriaux, l’ingénierie d’accompagnement des filières sur les aspects emplois / compétences ou l’appui à l’animation pour l’accompagnement des acteurs territoriaux en vue du déploiement de nouveaux dispositifs : déploiement du plan #1Jeune1Solution, développement de l’apprentissage, etc.).

Les crédits inscrits aux PLF 2022 pour le financement des marchés d’appui aux mutations économiques s’élèvent à 5,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


 

2 - Les emplois francs

 

Le dispositif des emplois francs a été conçu comme une réponse innovante aux barrières à l’emploi que rencontrent de nombreux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). En effet, parce qu’il s’agit d’une aide bénéficiant aux résidents d’un territoire, et non pas aux employeurs établis sur ce territoire, les emplois francs permettent d’encourager la mobilité professionnelle sur l’ensemble d’un bassin d’emploi et non au sein des seuls quartiers visés.

 

Ainsi, une entreprise ou une association, où qu’elle soit située sur le territoire national, bénéficie d’une prime pour l’embauche en contrat à durée indéterminée (à hauteur de 5 000 euros par an sur 3 ans maximum) ou en contrat à durée déterminée de plus de six mois (à hauteur de 2 500 euros par an sur 2 ans maximum) d’un demandeur d’emploi résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Le montant de l’aide, qui est versé semestriellement à terme échu, est proratisé le cas échéant selon la quotité de travail et la durée effective du contrat.

 

Introduit par l’article 175 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, sous la forme d’une expérimentation entre le 1er avril 2018 et le 31 décembre 2019, le dispositif des emplois francs a vu son périmètre géographique initial étendu par un arrêté du 22 mars 2019. Le dispositif s’appliquait alors aux QPV des territoires suivants : les Hauts-de-France, l’Île-de-France, les Ardennes, les Bouches-du-Rhône, la Guadeloupe, la Guyane, la Haute-Garonne, le Maine-et-Loire, la Martinique, Mayotte, La Réunion, le Vaucluse, Saint-Martin.

 

Le décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 a par la suite généralisé le dispositif « emplois francs » à l’ensemble des quartiers prioritaires de la politique de la ville du territoire national (à l’exception de la Polynésie) depuis 1er janvier 2020.

 

Dans ce contexte de montée en charge progressive, il est prévu en PLF 2022 une dotation de 387,0 M€ en autorisations d’engagement et de 163,48 M€ en crédits de paiement, permettant de couvrir le coût d’environ 36 000 nouveaux contrats en 2022.

 

 

Sous-action

01.02 – Implication des branches et des entreprises dans la prévention du licenciement et le reclassement des salariés


Les crédits d’intervention de cette sous-action, prévus à hauteur de 23,61 M€ en autorisations d’engagement
et en crédits de paiement, permettent le financement :

  • des mesures d’âge pour un montant de 4,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement ;

  • des actions en faveur du reclassement des salariés pour un montant de 19,61 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

En 2022, les crédits dédiés à l’activité partielle sont imputés intégralement sur le programme 364 "Cohésion" de la mission « Plan de relance ». 

 

 

1. LES DISPOSITIFS DE MESURE D'AGE

Les crédits à destination des mesures d’âge permettent le financement :

  • des allocations spéciales du fond national de l’emploi (ASFNE) ;

  • du contrat de professionnalisation sénior.

En nomenclature, ces dépenses constituent un transfert aux ménages et aux entreprises.

 

 

1.1. Les allocations spéciales du fonds national de l’emploi (ASFNE)

 

Les ASFNE sont des mesures de retraite anticipée octroyées essentiellement dans le cadre des plans sociaux. Elles permettent à leurs bénéficiaires de percevoir environ 65 % de leur salaire brut antérieur (sur 12 mois et jusqu’au plafond de la Sécurité sociale) jusqu’à leur retraite. Elles sont ouvertes aux salariés de plus de 57 ans, voire 56 ans à titre dérogatoire (entreprises en liquidation, salariés peu qualifiés). Le financement est assuré par une participation croisée de l’UNEDIC, de l’État, du salarié et de son employeur.

La mesure est gérée par Pôle emploi. La loi de finances initiale pour 2012 a définitivement supprimé toute nouvelle entrée dans le dispositif, lequel est donc en voie d’extinction.

La contribution de l’employeur

Elle est négociée au cas par cas avec l’État selon les trois critères suivants : la taille de l’entreprise, sa situation financière et la qualité du plan de sauvegarde de l’emploi.

La contribution du salarié

Le salarié contribue au financement du dispositif en renonçant à la différence entre l’indemnité conventionnelle de licenciement et l’indemnité de départ à la retraite ou l’indemnité légale de licenciement. La part de la contribution du salarié ne peut toutefois excéder 40 fois le salaire journalier de référence (45 fois, si le départ a lieu entre 56 ans et 57 ans).

Les dépenses d’intervention s’établissent par conséquent à 1032 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement pour couvrir les tous derniers paiements de l'aide.

En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux ménages.

 

 

1.2. L’aide « seniors » pour les contrats de professionnalisation

 

Le décret n°2011-524 du 16 mai 2011 prévoit la mise en place, sans limitation de durée, d’une aide de 2 000€ aux employeurs de demandeurs d’emplois de longue durée âgés de 45 ans et plus et recrutés en contrat de professionnalisation.

Une dotation de 4 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer cette aide.

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.

 

 

2- LES ACTIONS EN FAVEUR DU RECLASSEMENT DES SALARIES

 

Les actions de reclassement des salariés regroupent :

  • l’activité partielle ;
  • l’allocation temporaire dégressive (ATD) ;
  • les cellules d’appui à la sécurisation professionnelle (CASP) ;
  • le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) .
  • les dispositifs d’exonérations de cotisations sociales en bassins d’emploi à redynamiser (BER) et en zones de restructuration de la Défense (ZRD).

 

2.1. L’activité partielle 

 

L’activité partielle est un dispositif qui permet aux entreprises, confrontées à une conjoncture économique difficile ou à des circonstances exceptionnelles (sinistres, intempéries, etc.), de réduire ou suspendre temporairement leur activité tout en maintenant dans l’emploi des salariés, le temps de retrouver une situation plus favorable.

L’entreprise assure aux salariés une indemnisation en compensation de la perte de rémunération qui en découle et bénéficie d’une prise en charge forfaitaire de l’indemnisation des heures dites chômées par l’État et l’Unédic.

Afin de faire face à l’ampleur de la crise sanitaire liée au COVID-19, le Gouvernement a décidé de transformer structurellement le dispositif d’activité partielle. 


Par conséquent, les dépenses liées à l’activité partielle sont imputées dans le PLF 2022 sur le programme « Cohésion » de la mission « Plan de relance ».

Aucun crédit n’est inscrit au PLF 2022 au titre du programme 103. 

 

 

2.2. L’allocation temporaire dégressive (ATD)

 

L’allocation temporaire dégressive (ATD) favorise le reclassement extérieur d’un salarié qui accepte un emploi dont la rémunération est inférieure à son salaire antérieur, au moyen d’une compensation différentielle dégressive octroyée sur deux ans et cofinancée par l’ancienne entreprise au minimum à 25 % sous forme de fonds de concours, sauf décision d’exonération dans certains cas de redressement et en cas de liquidation judiciaire.

Toutefois, si elle apparaît comme un levier d’intervention pour les DREETS dans le cadre de la négociation des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), l’ATD souffre d’une efficacité limitée (le faible nombre de bénéficiaires, et une incitation au reclassement non démontrée). En effet, ses modalités de gestion complexes et chronophages et sa redondance avec les dispositifs déjà mis en place dans le cadre du contrat de sécurisation professionnelle (prime de reclassement et indemnité différentielle de reclassement (IDR)) limitent l’efficacité du dispositif. Pour toutes ces raisons, l’ATD a été supprimée en flux depuis le31 décembre 2019. L’État ne s’engagera donc plus dans de nouvelles conventions si bien que ce dispositif a vocation à s’éteindre progressivement pour totalement disparaître en 2024.

Une dotation de 1,7 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer les restes à payer des conventions engagées les années précédentes.

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux ménages.

 

 

2.3. Les cellules d’appui à la sécurisation professionnelle (CASP)

 

Les cellules d’appui à la sécurisation professionnelle (CASP), qui complètent l’offre de service du contrat de sécurisation professionnelle (CSP), interviennent en amont des licenciements économiques. Elles sont réservées aux entreprises de plus de 50 salariés en redressement ou en liquidation judiciaire qui envisagent le licenciement d’au moins 20 salariés dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Ces salariés, dont le licenciement pour motif économique est envisagé, bénéficient le plus en amont possible d’un appui administratif et psychologique et se voient aider à initier leur projet professionnel dès l’annonce du PSE. Le dispositif est géré par Pôle Emploi, à qui l’État rembourse le montant de la rémunération forfaitaire fixée par le prestataire. Ces crédits sont gérés directement par la DGEFP.


Une dotation de 9,9 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif. Cette dotation vise à :

  • répondre aux conséquences de la crise sanitaire : stabilisation des crédits par rapport à 2021 soit un montant de 4,9 M€ ;
  • assurer le financement du fonds exceptionnel d’accompagnement et de reconversion des salariés licenciés dans la filière automobile suite à l’accord-cadre conclu le 17 juin 2021 entre l’Etat et les constructeurs automobiles Stellantis et Renault/PFA. Cet accord-cadre acte la création d’un fonds de 50 M€ dont 30 M€ sont financés par l’Etat et 20 M€ par les constructeurs automobiles. A ce titre, un financement de l’Etat à hauteur de 5 M€ est prévu en 2022 pour le déploiement de cellules d’appui à la sécurisation professionnelle pour les salariés du secteur.

Nombre moyen de nouveaux bénéficiaires
(1)

Montant moyen de l’accompagnement
(2)

Crédits prévus en PLF 2022
(1) x (2)

29 559

334,92 €

9,9 M€

 

Cette dépense constitue un transfert aux ménages, aux entreprises et aux autres collectivités.

 

 

2.4. L’exonération de cotisations sociales en bassins d’emploi à redynamiser (BER)

 

Cette exonération, créée par l’article 130 de la loi de finances rectificative pour 2006, vise à relancer l’emploi dans les bassins à redynamiser (deux bassins d’emplois concernés, un en Grand Est et un en Occitanie), définis par des critères précis (fort taux de chômage, déperdition de population et d’emploi). Les établissements des entreprises exerçant une activité industrielle, artisanale, commerciale ou non commerciale, à l’exception des activités de crédit-bail mobilier et de location d’immeubles à usage d’habitation, qui s’implantent dans un BER entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2020 sont éligibles à l’exonération.

 

L’avantage social consiste en une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale, de la contribution au fonds national d’aide au logement (FNAL) et du versement transport. Elle est totale jusqu’à 1,4 SMIC et, au-delà, elle se limite à l’avantage accordé à ce niveau de rémunération.
 

Pour les entreprises implantées à compter du 1er janvier 2014, elle est accordée pendant cinq ans à compter de l’implantation, ou à compter de la date d’effet du contrat pour les salariés embauchés au cours de ces cinq années. Pour les entreprises implantées avant le 31 décembre 2013, cette durée est de 7 ans.

 

Une disposition prévoit à compter de l’année 2022 de mettre fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et d’en substituer la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte.

Une dotation de 6,77 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif d’exonération.

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.

 

 

2.5. L’exonération de cotisations sociales en zone de restructuration de la défense (ZRD)

 

Les zones de restructuration de la défense (ZRD) ont été instaurées afin d’accompagner les conséquences économiques de la réorganisation de la carte militaire, par le biais d’exonérations fiscales et sociales accordées aux entreprises qui s’installent et créent de l’activité dans ces zones en reconversion.

 

L’avantage consiste en une exonération de cotisations patronales d’assurance maladie et vieillesse et d’allocations familiales. L’exonération est totale dans la limite de 1,4 SMIC. Au-delà, l’exonération est dégressive et devient nulle pour une rémunération égale ou supérieure à 2,4 SMIC.

 

L’exonération est accordée pendant cinq ans à partir de la date d’implantation ou de création de l’entreprise dans la ZRD. Son montant fait l’objet d’une réduction d’un tiers la quatrième année et de deux tiers la cinquième année de son bénéfice.

 

Une disposition prévoit à compter de l’année 2022 de mettre fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et d’en substituer la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte.

 

Une dotation de 1,32 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif d’exonération.

 

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.

 

 

 

 

ACTION    34,4 %

02 – Amélioration de l'insertion dans l'emploi par l'adaptation des qualifications et la reconnaissance des compétences


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

2 221 896 765

2 221 896 765

0

Crédits de paiement

0

1 585 649 652

1 585 649 652

0


Les crédits de cette action visent principalement à soutenir le développement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation, qui constituent des outils visant à renforcer la qualification et l’employabilité des jeunes et des demandeurs d’emploi, tout en répondant aux besoins de main d’œuvre qualifiée des entreprises. 
.
Dans le cadre du programme de rénovation du modèle social, le Gouvernement a adopté la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette loi poursuit les objectifs suivants :
•   réformer en profondeur le système d’apprentissage en le rendant plus attractif pour les jeunes, plus simple pour les employeurs et avec une gouvernance quadripartite rénovée. Le développement des centres de formation sera facilité sur tout le territoire ;
•   donner de nouveaux droits aux personnes pour leur permettre de choisir leur vie professionnelle tout au long de leur carrière grâce au compte personnel de formation. Il s’agit de développer et de faciliter l’accès à la formation, autour des initiatives et des besoins des personnes, dans un souci d’équité et de liberté professionnelle. Un système d’assurance chômage rénové vise également à réduire la précarité et à créer de nouvelles garanties pour les actifs ;
•   renforcer l’investissement des entreprises dans les compétences de leurs salariés, par une simplification institutionnelle et réglementaire forte et le développement du dialogue social et économique. Les outils d’insertion professionnelle pour les publics les plus fragilisés, tout particulièrement les travailleurs handicapés, sont ainsi simplifiés et adaptés ;
•   réduire les inégalités entre les femmes et les hommes, en particulier en matière salariale.


Dans ce contexte, le programme 103 porte le financement :
•   de l’aide unique aux employeurs d’apprentis ;
•   des dispositifs de validation des acquis de l’expérience (VAE), conjointement avec les conseils régionaux ;
•  du secteur de la formation professionnelle, principalement à travers des subventions à des organismes nationaux (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, Agence « Erasmus + France / Éducation Formation »...) ou locaux (CARIF, OREF, ARACT notamment) ;
•   des exonérations de cotisations sociales en faveur de l'apprentissage et de l'aide à la mobilité des jeunes.

Les crédits de l’action n°2 intègrent enfin la compensation par l’État des missions de service public mises en œuvre par l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) et Centre INFFO.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

113 826 125

113 826 125

Subventions pour charges de service public

113 826 125

113 826 125

Dépenses d’intervention

2 108 070 640

1 471 823 527

Transferts aux ménages

 

 

Transferts aux entreprises

2 081 957 501

1 445 681 624

Transferts aux autres collectivités

26 113 139

26 141 903

Total

2 221 896 765

1 585 649 652

 

 

Sous-action

02.03 – Reconnaissance des compétences acquises par les personnes


La validation des acquis de l’expérience professionnelle

La validation des acquis de l’expérience, instituée par la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale, permet à toute personne de faire valider les acquis de son expérience en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’un titre professionnel.

 

Les dispositions de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale ont renforcé le rôle des régions, qui « assurent un rôle d’information et mettent en place un réseau de centres de conseil sur la validation des acquis de l’expérience » dans le cadre du service public régional de l’orientation. De plus, à compter de 2015, les régions financent les prestations d’accompagnement des candidats recevables à la validation des acquis de l’expérience sur les titres professionnels du ministère chargé de l’emploi, compétence auparavant assumée par l’État.

 

Une dotation de 1,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour prendre en charge l’instruction des dossiers et l’évaluation des candidats sur les titres professionnels dans les centres agréés (hors centres de l’AFPA, pour lesquels ces dépenses sont couvertes par la subvention pour charges de service public), ainsi que pour contribuer au financement des projets collectifs mis en œuvre sur le territoire afin de faciliter l’accès à la VAE. L’État peut également conduire des actions de sensibilisation et de promotion.

 

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises et aux autres collectivités.

 

 

 

Sous-action

02.04 – Amélioration de l'accès à la qualification par le développement de l'alternance et de la certification


 DéPENSES DE FONCTIONNEMENT


Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA)


L’ordonnance n°2016-1519 du 10 novembre 2016 prise en application de l’article 39 de la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, a prévu la création, au 1er janvier 2017, d’un établissement public industriel et commercial reprenant, dans un cadre rénové, les missions assurées auparavant par l’Association pour la formation professionnelle des adultes. Depuis la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, cet établissement public intitulé l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) a intégré la liste des opérateurs de l’État.

La création de cet établissement public, placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de l’emploi, de la formation professionnelle et du budget, tient à la nécessité pour l’État de pouvoir mieux appuyer ses politiques en faveur de l’emploi grâce à une meilleure coordination entre les acteurs du service public de l’emploi, et doit également permettre d’engager la structure dans un redressement financier durable sur les bases d’un modèle économique pérenne.

Conformément aux articles L. 5315-1 et L. 5315-2 (1° au a du 4°) du code du travail, l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) contribue notamment à :

  • la politique de certification de l’État ;
  • l’égal accès des femmes et des hommes à la formation professionnelle et à la promotion de la mixité des métiers ;
  • l’égal accès, sur l’ensemble du territoire, aux services publics de l’emploi et de la formation professionnelle.


Dans le respect des compétences des régions chargées du service public régional de la formation professionnelle, l’AFPA a également pour mission de :

  • contribuer à l’émergence et à l’organisation de nouveaux métiers et de nouvelles compétences, notamment par le développement d’une ingénierie de formation adaptée aux besoins ;
  • développer une expertise prospective de l’évolution des compétences adaptées au marché local de l’emploi ;
  • fournir un appui aux opérateurs chargés des activités de conseil en évolution professionnelle.

La mise en œuvre du plan de transformation de l’opérateur permettant notamment un retour à une stabilité financière doit se poursuivre en 2022.


Cette année devrait être marquée par le déploiement de plusieurs chantiers structurants comme l’externalisation de la restauration et son ouverture à des partenaires de l’économie sociale et solidaire, la poursuite de la modernisation de ses systèmes d’information ou encore la mise en œuvre du schéma pluriannuel de stratégie immobilière.


La subvention pour charges de service public de l’État à l’AFPA s’élève pour 2022 à 110,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente (Centre INFFO)


Le Centre pour le développement de l’information sur la formation permanente (Centre INFFO) est une association loi 1901 à but non lucratif créée par le décret n°76-203 du 1er mars 1976, qui constitue l’échelon national de l’information et de la documentation dans le domaine de la formation professionnelle.


Il a pour mission d’élaborer, de capitaliser et de diffuser l’information et la documentation d’intérêt national à destination des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des professionnels de l’orientation et de la formation. Il est également chargé de développer et de diffuser des supports d’information, de formation et de documentation à destination du grand public via des portails Internet.


La tutelle de l’État sur Centre INFFO prend la forme d’une contractualisation. Un contrat pluriannuel d’objectifs est en cours de rédaction pour les années 2022-2025 inclues.


La subvention pour charges de service public de l’État à Centre INFFO s’élève pour 2022 à 3,83 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



dépenses d’intervention


Les crédits d’intervention relatifs au développement de l’alternance s’élèvent à 2 107,07M€ en autorisations d’engagement et 1 470,82 M€ en crédits de paiement et permettent le financement de :

  • l’exonération pour les contrats d’apprentissage, pour un montant de 938,70 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement ;

  • l’exonération pour les contrats de professionnalisation, pour un montant de 1,81 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement ;

  • l’aide unique pour les employeurs des apprentis, pour un montant de 1 141,45 M€ en autorisations d’engagement et 505,17 M€ en crédits de paiement ;

  • les organismes de formation qualifiante dans le cadre des CPER, pour un montant de 21,63 M€ en autorisations d’engagement et 21,66 M€ en crédits de paiement ;

  • l’aide à la mobilité des jeunes pour les échanges franco-allemands pour un montant de 0,65 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement ;

  • Les écoles de production pour un montant de 2,84 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


1. Les exonérations de cotisations sociales en faveur de l’apprentissage


A la suite du renforcement des allègements généraux de cotisations sociales, les exonérations spécifiques de cotisations sociales patronales dont bénéficiaient les contrats de professionnalisation ainsi que les employeurs privés d’apprentis ont été supprimées au 1er janvier 2019, au profit des allègements généraux devenus globalement plus avantageux. Ces allègements généraux sont compensés à la Sécurité sociale par voie fiscale.


Les employeurs publics d’apprentis n’étant pas éligibles au droit commun des allègements généraux, leur exonération spécifique a quant à elle été maintenue et continue de faire l’objet d’une compensation à la Sécurité sociale par des crédits du budget de l’emploi.


Enfin, l’exonération de cotisations salariales dont bénéficiaient les apprentis a été maintenue et adaptée pour la nouvelle catégorie d’apprentis rémunérés au moins au niveau du SMIC. Elle est également financée par des crédits du budget de l’emploi.


Une dotation de 938,70 M€ est prévue en PLF 2022 en autorisations d’engagement et en crédits de paiement au titre de la compensation de l’exonération de cotisations patronales des employeurs publics d’apprentis et de l’exonération de cotisations salariales des apprentis.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages, aux collectivités et autres collectivités.



2. L’aide unique aux employeurs d’apprentis


La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a remplacé, à compter du 1er janvier 2019, quatre dispositifs d’aide aux employeurs d’apprentis (l’aide « TPE Jeunes apprentis », la prime à l’apprentissage, l’aide au recrutement d’un apprenti supplémentaire et le crédit d’impôt apprentissage) par une aide unique.


Elle est ciblée sur les entreprises de moins de 250 salariés et sur les apprentis préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle équivalant au plus au baccalauréat (niveaux 4 et infra ).Versée mensuellement, son montant est fixé à 4 125 € au titre de la première année d’exécution du contrat d’apprentissage, 2 000 € pour la deuxième année et 1 200 € lors de troisième année.


Une dotation de 1 141,45 M€ en autorisations d’engagement et 505,17 M€ en crédits de paiements est prévue au PLF 2022 pour assurer le financement de ce dispositif.

Le coût de l’aide a été évalué en tenant compte des dernières prévisions d’évolution du nombre d’entrées en apprentissage dans l’enseignement secondaire par la DARES. Environ 208 000 nouveaux contrats, d’une durée moyenne de 20,1 mois, devraient être ainsi concernés.

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.



3. Les subventions aux organismes territoriaux dans le cadre des CPER


Une partie des crédits des contrats de plan État-régions (CPER) permet de subventionner différentes associations qui interviennent dans le champ de la formation professionnelle :

  • des centres d’animation et de ressources de l’information sur la formation (CARIF),

  • des observatoires régionaux de l’emploi et de la formation (OREF),

  • des agences régionales d’amélioration des conditions de travail (ARACT).

Une dotation de 21,63 M€ en autorisations d’engagement et 21,66 M€ en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer le soutien à ces associations.

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux autres collectivités.



4. L’aide à la mobilité des jeunes


Le programme franco-allemand d’échanges de jeunes et d’adultes en formation professionnelle initiale et continue, créé par la convention intergouvernementale du 5 février 1980, a pour objectif de contribuer au développement de la mobilité entre la France et l’Allemagne en permettant à des jeunes en cours de formation et à des adultes déjà engagés dans la vie active d’effectuer une partie de leur formation dans le pays partenaire.


Une dotation de 0,65 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour assurer le financement de ce dispositif.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


5. Ecoles de production

La Fédération nationale des Écoles de production est un réseau d’établissements privés d’enseignement technique, à but non lucratif, reconnus par le ministère de l’éducation nationale. En 2020, ce réseau composé de 35 écoles a préparé 930 élèves à des diplômes professionnels d’État (CAP, BAC pro ou certifications professionnelles).


Ces écoles proposent à des jeunes de 15 à 18 ans des formations qualifiantes basées sur une pédagogie spécifique. Les productions des élèves correspondent à des services ou commandes réelles. Encadrés par des "maîtres professionnels", ils travaillent en équipe et apprennent sur le même lieu la pratique et la théorie du métier. Parmi les 93% d'élèves qui réussissent leur diplôme, 45% choisissent de poursuivre leur formation professionnelle et 100% d’entre eux trouvent un emploi.


Ce dispositif sera financé à hauteur de 2,84 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement dans le cadre du PLF 2022.

 

 

ACTION    53,6 %

03 – Développement de l'emploi


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

3 462 066 484

3 462 066 484

0

Crédits de paiement

0

3 466 638 091

3 466 638 091

0


Les dispositifs mis en œuvre dans le cadre de cette action visent à favoriser la création d’emplois durables et de qualité. Les crédits de cette action financent les dispositifs d’exonérations de cotisations sociales accordées à certains secteurs (services à la personne) et à certains territoires, ainsi que des aides à la création et à la reprise d'entreprises, au développement des nouvelles formes d'emploi ou à des dispositifs propres à l'outre-mer.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

3 462 066 484

3 466 638 091

Transferts aux ménages

2 232 454 847

2 232 454 847

Transferts aux entreprises

1 215 654 162

1 220 439 562

Transferts aux autres collectivités

13 957 475

13 743 682

Total

3 462 066 484

3 466 638 091

 

 

Sous-action

03.01 – Baisse du coût du travail pour faciliter le développement de territoires et de secteurs à forts potentiels d'emploi


Les crédits d'intervention destinés à cette sous-action permettent le financement:

  •  de la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires (TEPA);
  •  des exonérations en zone de revitalisation rurale (ZRR);
  • des exonérations pour les organismes d’intérêt général et associations en zone de revitalisation rurale (ZRR-OIG);
  • des exonérations en faveur des services d’aide à domicile employée par un particulier « fragile » (emploi direct ou mandataire);
  • de la déduction forfaitaire pour les particuliers employeurs;
  • des exonérations en faveur de services d’aide à domicile employée par une association ou une entreprise auprès d’un particulier « fragile » (prestataire).

 

1- La déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires (TEPA)

 

Ce dispositif de déduction forfaitaire des cotisations sociales patronales au titre des rémunérations relatives aux heures supplémentaires (1,5 € par heure supplémentaire) est réservé, depuis le 1er septembre 2012, aux employeurs dont l'effectif est inférieur à 20 salariés.

 

Une dotation de 602,14 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif d’exonération.

 

Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.

 

2– Les exonérations en zone de revitalisation rurale (ZRR)

 

Instituée par la loi n° 96-987 du 14 novembre 1996, cette exonération a pour but de soutenir l’activité dans les zones regroupant des territoires ruraux qui présentent des difficultés économiques et sociales, notamment une faible densité démographique, un déclin de la population totale (ou active) ou une forte proportion d'emplois agricoles. Cette exonération est d’une durée de douze mois et porte sur les cotisations dues sur la fraction de la rémunération n’excédant pas 1,5 fois le montant du SMIC. Le dispositif a été modifié par la loi n° 2017-1837 de finances pour 2008, avec l’introduction de la dégressivité entre 1,5 et 2,5 SMIC ainsi que l’exclusion du champ de l’exonération de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (ATMP).

 

Une disposition prévoit à compter de l’année 2022 de mettre fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et d’en substituer la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte.
 

Une dotation de 18,62 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.

 

Cette dépense constitue un transfert aux entreprises.

 

3– Les exonérations pour les organismes d’intérêt général et associations en zone de revitalisation rurale (ZRR-OIG)

 

Le dispositif consiste en une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale, à l’exclusion des cotisations ATMP, des contributions au fonds national d’aide au logement (FNAL) et du versement transport. Il bénéficie aux établissements de moins de 500 salariés correspondant à la définition d’« organismes d’intérêt général » visée à l’article 200 du Code général des Impôts et dont le siège social est situé en zone de revitalisation rurale (ZRR).

 

L’exonération est sans limitation de durée sur les contrats concernés, mais le dispositif a été fermé pour les nouvelles embauches en LFSS pour 2008. L’article 141 de la LFI pour 2014 a de plus introduit un plafonnement et une dégressivité : totale pour les rémunérations inférieures ou égales à 1,5 fois le SMIC, l’exonération s’annule pour les rémunérations égales ou supérieures à 2,4 fois le SMIC. Ces nouvelles modalités sont alignées sur celles du dispositif ZRR, permettant ainsi une simplification de cette catégorie d’exonérations.

 

Une dotation de 88,92 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.

 

Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.

 

4 - Les exonérations en faveur des services d’aide à domicile employée par un particulier « fragile » (emploi direct ou mandataire)

 

Ce dispositif vise à favoriser le maintien à leur domicile des personnes en situation de dépendance et à développer l’emploi déclaré dans le secteur des services à la personne.

 

L’exonération est actuellement accordée, quelles que soient la forme et la durée du contrat de travail, aux particuliers employeurs « fragiles », au sens du I de l’article L. 241-10 du code de la sécurité sociale :

  • les personnes âgées de 70 ans ou plus ;

  • les parents d’enfant handicapé ouvrant droit au complément de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;

  • les personnes titulaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) ;

  • les personnes percevant une majoration pour tierce personne au titre d’une invalidité ;

  • les personnes âgées bénéficiant de la prestation spécifique dépendance - PSD (prestation versée aux personnes dépendantes avant la mise en place de l’allocation personnalisée d’autonomie - APA) ;

  • les personnes remplissant la condition de perte d’autonomie requise pour prétendre à l’APA, indépendamment de l’âge et des ressources (GIR 1 à 4).

 

L’exonération des cotisations patronales de sécurité sociale, à l’exclusion des cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP), est totale sans plafond de rémunération. Le dispositif n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire de droit commun accordée aux particuliers employeurs, ni avec le complément de libre choix du mode de garde de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) versé au titre de la garde à domicile.

 

Cette exonération a fait l’objet d’une compensation par l’État pour la première fois en 2017. Une dotation de 874,51 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 au titre de cette compensation.

 

Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages.

 

5 – La déduction forfaitaire pour les particuliers employeurs

 

La déduction forfaitaire de cotisations sociales applicable aux particuliers employeurs vise à diminuer le coût du travail pour développer l’emploi dans le secteur des services à la personne et lutter contre l’emploi dissimulé. La réduction s’impute sur les cotisations patronales d’assurance maladie, famille, vieillesse et AT-MP. Elle n’est cumulable avec aucune autre exonération de cotisations sociales, ni avec l’application d’un taux ou d’assiettes spécifiques ou de montants forfaitaires de cotisations.

 

L’article 99 de la LFR n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 a fixé la réduction de droit commun à 2 € par heure de travail effectuée (contre 0,75 € auparavant), à compter de décembre 2015.

 

Par ailleurs, depuis 2017, la compensation de la partie « outre-mer » du dispositif (dans ces territoires, la réduction est de 3,7 € par heures de travail effectuée, depuis le 1er janvier 2014) a été transférée au ministère chargé des outre-mer, dans l’optique de regrouper au sein d’une même mission budgétaire l’ensemble des dispositifs d’exonérations spécifiques aux outre-mer.

 

Il est prévu une dotation de 400,83 M€ en PLF 2022 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.

 

Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages.

 

6- Les exonérations en faveur de services d’aide à domicile exercés par des personnes employées par une association ou une entreprise auprès d’un particulier « fragile » (prestataire)

 

Ce dispositif vise à favoriser le maintien à leur domicile des personnes fragiles en raison de leur dépendance ou de leur handicap et à développer l’emploi dans le secteur des services à la personne.

 

Les employeurs doivent être des personnes morales de droit public ou de droit privé déclarées en application de l’article L. 7232-1-1 du code du travail pour l’exercice d’une activité mentionnée à l’article D. 7231-1 du même code (associations, entreprises, centres communaux et intercommunaux d’action sociale, organismes habilités au titre de l’aide sociale ou conventionnés avec un organisme de sécurité sociale...).

 

Les salariés concernés sont ceux d’une structure déclarée assurant une activité d’aide à domicile ou de services à la personne auprès d’une personne remplissant les conditions d’âge ou de dépendance fixées au I ou III de l’article L. 241‑10 du code de la sécurité sociale, c’est-à-dire les situations décrites au paragraphe 4 ci-dessus ainsi que :

  • les personnes bénéficiaires de prestations d’aide-ménagère aux personnes âgées ou handicapées au titre de l’aide sociale légale ou dans le cadre d’une convention conclue entre ces associations ou organismes et un organisme de sécurité sociale (GIR 5 et 6) ;

  • les familles en difficulté bénéficiaires de l'intervention d'un technicien de l'intervention sociale et familiale ou d'une auxiliaire de vie sociale via la caisse d'allocation familiale ou le conseil général.

 

L’exonération porte sur l’ensemble des cotisations et contributions dues par les employeurs : les cotisations dues au titre de la part mutualisée du risque AT-MP (0,84 %), les cotisations d’assurance vieillesse complémentaire (6,01 %) la contribution d’assurance chômage (4,05 %), la contribution au fonds national d’action pour le logement (0,1% sur les salaires plafonnés pour les employeurs de moins de 20 salariés et 0,5% dans les autres cas) et la contribution de solidarité pour l’autonomie (0,3 %).

 

Le dispositif n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire de droit commun accordée aux particuliers employeurs.

 

Une disposition prévoit à compter de l’année 2022 de mettre fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et d’en substituer la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte.
 

En outre, l’avenant 43 à la convention collective de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), qui prend effet à compter du 1er octobre 2021 et qui s’ajoute à l’avenant 44 sur la valeur du point d’indice, se traduira par des augmentations de salaire dans le secteur privé à but non lucratif de l’aide à domicile et donc par une réduction du coût de l’exonération de cotisations sociales.
 

Cette exonération a fait l’objet d’une compensation par l’État pour la première fois en 2017. Une dotation de 957,13 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 au titre de cette compensation.

 

Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises ou aux collectivités territoriales.

 

 

Sous-action

03.02 – Promotion de l'activité


Les crédits d'intervention destinés à cette sous-action permettent le financement:

  • des aides à la création et à la reprise d'entreprises;
  • du développement des nouvelles formes d'emploi;
  • des dispositifs propres à l'outre-mer.


1 – Les aides à la création et à la reprise d’entreprises

  • Le fonds de cohésion sociale

Le Fonds de cohésion sociale (FCS) a été créé par la loi n° 2005-32 de programmation pour la cohésion sociale (article 80-III) du 18 janvier 2005 dans le cadre du volet emploi du plan de cohésion sociale. Il a pour objet de « garantir à des fins sociales des prêts à des personnes physiques ou morales et des prêts à des chômeurs ou titulaires des minima sociaux créant leur entreprise » dans le but de faciliter l’accès au crédit bancaire des publics en difficulté.

Le volet crédit professionnel solidaire du FCS facilite l’accès au prêt des populations exclues du crédit bancaire désirant financer leur projet de création d’entreprise ou relancer l’activité de leur entreprise suite à la crise sanitaire, et des entreprises ou associations contribuant à l’embauche de personnes en difficulté.

Le volet relatif au microcrédit personnel du FCS permet pour l’essentiel de garantir des prêts liés aux besoins de mobilité des personnes notamment pour accéder à l’emploi ou à des formations professionnelles. Il a fait l’objet d’un abondement de 1.5 Million en 2021 dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Le FCS intervient, soit en dotant des fonds de garantie existants, soit par engagement de signature sur des portefeuilles de prêts, par un apport en garantie allant jusqu’à 50% des encours de crédit professionnel et de micro crédit social.

La gestion des crédits affectés au FCS est confiée par mandat à la Banque publique d’investissement (Bpi).

La crise économique pourrait provoquer une augmentation du nombre de « créateurs par adaptation ou par nécessité » chez les publics de demandeurs d’emploi de longue durée ou de nouveaux demandeurs d’emploi. Les risques spécifiques auxquels sont exposés ces publics renforcent l’exigence de sécurisation des transitions sociales et professionnelles vers le travail indépendant et de soutien aux entreprises ainsi créées pour renforcer leur taux de pérennité à trois ans. Le Fonds de cohésion sociale constitue un outil privilégié pour assurer cette sécurisation.

Les crédits prévus en PLF 2022 s’élèvent sur le programme 103 à 29,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Ces dépenses constituent, en nomenclature, un transfert aux entreprises.


  • L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise

L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE) consiste en une exonération de cotisations sociales visant à soutenir la création ou la reprise d’entreprise.

Cette exonération concerne les cotisations d’assurance maladie et maternité, d’assurance invalidité et décès, d’allocations familiales et d’assurance vieillesse, à l’exception de la retraite complémentaire. Ces cotisations sont exonérées lorsque le revenu ou la rémunération est inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Au-delà de ce seuil de revenu ou de rémunération, le montant de l'exonération décroît linéairement pour devenir nul lorsque le revenu ou la rémunération atteint 100 % du PASS.

Une forte croissance du nombre de micro-entreprises a été constatée dans la période récente, d’une part du fait de la création de nombreuses activités secondaires ou accessoires sous ce statut, et d’autre part en raison d’effets d’aubaines incitant à recourir à ce statut pour des activités qui pourraient relever du salariat. Dans ce contexte, l’article 274 de la LFI pour 2020 et le décret n° 2019-1215 du 20 novembre 2019 recentrent, s’agissant des micro-entrepreneurs, le bénéfice de cette exonération sur le public initialement visé, c’est-à-dire les créateurs et repreneurs d’entreprise dont la micro-entreprise constitue réellement une activité économique nouvelle (en cas de création) ou susceptible de disparaître (en cas de reprise).

Ainsi, depuis le 1er janvier 2020 :

  • pour les nouveaux entrants : le dispositif applicable aux micro-entreprises est recentré sur les bénéficiaires les plus vulnérables (demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA et jeunes) ;

  • le bénéfice de l’aide est limité à un an pour tous les micro-entrepreneurs, dans un souci d’alignement sur la durée des autres travailleurs indépendants, au lieu de trois ans auparavant sous certaines conditions, avec un taux d’exonérations de 50%, contre 75% avant le 1er janvier 2020 ;

  • pour les bénéficiaires entrés dans le dispositif avant le 1er janvier 2020, le montant des exonérations est diminué en corrigeant le taux d’exonération des micro-entrepreneurs, taux qui n’avait pas été adapté à l’évolution générale des taux de la CSG-CRDS. Le taux est ainsi passé de 75 à 50% pour la première année, de 50 à 25% pour la deuxième année et de 25 à 10% pour la troisième année.

Une dotation de 475,98 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 au titre de la compensation à la Sécurité sociale de cette exonération.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.



2 - Développement des nouvelles formes  d’emploi


Les crédits prévus pour le développement des nouvelles formes d’emploi s’élèvent à 13,96 M€ en autorisations d’engagement et 13,74 M€ en crédits de paiement.

  • Les conventions pour la promotion de l’emploi (CPE-GEIQ)

Les bénéficiaires des interventions retenues sont en priorité les publics fragilisés : chômeurs de longue durée, bénéficiaires des minima sociaux, publics discriminés.

D'autres ressources publiques (issues de la direction générale à la cohésion - DGCS - du ministère de la santé et des solidarités, du Fonds social européen ou de la Caisse des dépôts et consignations) ou privées peuvent cofinancer les projets.

Les crédits prévus en PLF pour 2022, de 2,88 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, servent à financer l’aide versée aux groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ). Ils permettent de financer environ 3 500 aides à l’accompagnement dans le cadre de ce dispositif.

6 500 bénéficiaires complémentaires seront en outre financés via les crédits issus du Plan d’investissement dans les compétences (PIC). Le développement des GEIQ est en effet favorisé car ces derniers font partie intégrante du champ de l’inclusion par le travail, comme l’insertion par l’activité économique, avec plusieurs avantages :

  • C’est une formule qui implique fortement les employeurs, dans le recrutement des publics visés, et dans le financement des GEIQ dont ils font partie ;

  • Ce dispositif permet le développement de qualifications sur des métiers pour lesquels il existe une forte demande (métiers en tension) ;

  • Les personnes employées bénéficient d’un accompagnement social et professionnel individualisé en lien avec le service public de l'emploi, les opérateurs de compétences (OPCO) et les services sociaux.

Les bénéficiaires du soutien de l’Etat sont en priorité les publics fragilisés : chômeurs de longue durée, bénéficiaires des minima sociaux, publics discriminés.

D'autres ressources publiques (issues de la direction générale à la cohésion - DGCS - du ministère de la santé et des solidarités, du Fonds social européen ou de la Caisse des dépôts et consignations) ou privées peuvent cofinancer les projets.

  • Les crédits d’ingénierie et de conseil en promotion de l’emploi

Ces crédits permettent le financement d’actions spécifiques auprès d’organismes afin de les soutenir dans leurs initiatives en faveur de l’emploi, ainsi que le financement d’études ou de conseils réalisées pour la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

Les crédits prévus en PLF 2022 sont de 2,0 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Ces dépenses constituent un transfert aux entreprises.

  • Les subventions de promotion de l’emploi

Les subventions de promotion de l’emploi ont pour objet de permettre le financement d’actions spécifiques et ponctuelles (mobilisation des partenaires, expérimentation d’actions innovantes) auprès d’organismes afin de les soutenir dans leurs initiatives en faveur de l’emploi, de la lutte contre la précarité et la promotion de l’emploi.
Les crédits prévus en PLF 2022 sont de 9,08 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



3 - Les dispositifs propres à l’outre-mer

Les dispositifs relatifs à la création d’entreprise outre-mer sont les suivants :

  • le projet initiative jeune (PIJ-création) ;

  • les primes à la création d’emploi versées à l’employeur ;

  • l’aide 35 heures Mayotte.

Les crédits prévus au titre de ces dispositifs s’élèvent à 1 M€ en autorisations d’engagement et 5,79 M€ en crédits de paiement.

  • Le projet initiative jeune (PIJ création)

Le dispositif du PIJ-création bénéficie aux jeunes âgés de dix-huit à trente ans qui créent ou reprennent une entreprise dont le siège ou l’établissement principal se trouve dans un département d’outre-mer, à Saint-Barthélemy, à Saint Martin, Saint Pierre-et-Miquelon ou Mayotte et dont ils assurent la direction effective. Il consiste en une aide financière en capital, exonérée de charges sociales ou fiscales. Le montant maximum de l’aide est de 9 378 €. Ce montant est déterminé en fonction des caractéristiques financières du projet et du nombre de personnes physiques bénéficiaires de l’aide (plusieurs associés peuvent, s’ils remplissent les conditions, bénéficier chacun de l’aide).

Une dotation de 0,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif.

Ces dépenses constituent un transfert aux autres collectivités


  • Les primes à la création d’emploi

Les primes à la création d'emploi sont versées aux employeurs dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Mayotte, après agrément préfectoral, pour chaque emploi créé par les entreprises remplissant les conditions d’entrée dans le dispositif.

Une dotation de 0,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2022 pour financer ce dispositif.

Ces dépenses constituent un transfert aux entreprises et aux autres collectivités.


  • L’aide à la réduction du temps de travail à Mayotte

Dans le cadre de sa départementalisation, l’île de Mayotte se voit progressivement appliquer, depuis le 1er janvier 2018, le Code du travail. En particulier, les entreprises doivent mettre en œuvre un temps de travail hebdomadaire de 35 heures et bénéficient, en contrepartie du maintien des salaires, d’une aide financière de l’État, définie par l’article 35 de l’ordonnance n°2017-1491 du 25 octobre 2017.

L’aide est due pendant cinq années à compter de la réduction du temps de travail et, dans tous les cas, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2023 pour les entreprises d’au moins vingt salariés et au 31 décembre 2024 pour les entreprises de moins de vingt salariés. Lorsque l’entreprise est éligible, le montant de l’aide est forfaitaire. Il est fixé, par salarié et par an, par le barème suivant :


Année de bénéfice de l’aide

Première

Deuxième

Troisième

Quatrième

Cinquième

Montant annuel de l’aide pour un salarié à temps plein

1 400 €

1 224 €

1 071 €

918 €

765 €


Dans le cas des salariés à temps partiel, le montant est proratisé. Seuls les salariés présents dans l’entreprise au moment de son entrée dans le dispositif sont pris en compte dans le calcul du montant de l’aide. L’aide est versée à l’entreprise annuellement à terme échu. Seules les entreprises en règle au regard de leurs obligations sociales et fiscales sont éligibles à l’aide.


Une dotation de 4,79 M€ en crédits de paiement est prévu en PLF 2022 pour couvrir le versement de cette aide.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.

 

 

Sous-action

03.03 – Aide à l'embauche


Aucun crédit n'est porté sur le programme 103 au PLF 2021, cette action étant financée par le programme 364 de la mission "plan de relance".

 

 

ACTION    4,8 %

04 – Plan d'investissement des compétences


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

310 252 214

310 252 214

1 684 000 000

Crédits de paiement

0

96 809 423

96 809 423

1 684 000 000


Le Premier ministre a présenté le 25 septembre 2017 un grand plan d’investissement ayant vocation à mobiliser 57 Mds€ sur la durée du quinquennat. Le ministère chargé du travail porte la partie du Grand Plan d’investissement dite « plan d’investissement dans les compétences » (PIC) qui vise à favoriser l’intégration des jeunes et le retour des demandeurs d’emploi sur le marché du travail en rehaussant le niveau de qualification. Doté de 13,6 Mds€ sur la période 2018-2022, le PIC doit permettre de former et d’accompagner deux millions de jeunes et demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, tout en accélérant, par l’investissement, la transformation du système de formation professionnelle continue.

Le PIC comporte des actions visant à :

accompagner les personnes les plus fragiles avant, pendant et après leur formation, notamment en mettant l’accent sur l’acquisition des savoirs-êtres professionnelles et des compétences relationnelles attendues par les recruteurs ;

assurer la transformation qualitative et la modernisation de l’offre de formation, notamment en développant l’interopérabilité des systèmes d’information de la formation professionnelle et en finançant des expérimentations innovantes à très fort potentiel.



Le PIC est co-financé par l’État et les entreprises à travers un financement dédié prévu par la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Une partie importante de sa mise en œuvre est confiée aux conseils régionaux, compétents en matière de formation professionnelle des jeunes et des demandeurs d’emplois.



L’année 2022, dans la continuité de 2021, correspond à une année de plein régime pour le PIC avec des actions bien ancrées dans le paysage de la formation professionnelle et de l’accompagnement, lesquelles se répartissent en cinq axes stratégiques :  



Axe 1 : Mieux voir pour mieux orienter : le PIC finance des travaux de prospective et la création d’outils d’analyse des besoins en compétences. Cela se traduit notamment par l’appel à projets « engagement, développement et compétences » (EDEC) en partenariat avec les opérateurs de compétences.



Axe 2 : Repérer les publics : le PIC finance la mise en place d’actions de repérage des jeunes décrocheurs qui ne bénéficient actuellement pas de l’accompagnement du service public de l’emploi. Dans cette optique, 2022 verra la poursuite du financement des lauréats de l’appel à projets « Repérage ». L’objectif de cette action est d’amplifier et structurer les démarches territoriales à visée de repérage et de mobilisation des jeunes (16-25 ans) « NEET » (ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation). Cet appel à projets national est décliné régionalement par les directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), en concertation avec les autres acteurs du territoire et en premier lieu les régions, pour prendre en compte les spécificités locales. Les porteurs de projets sont donc des acteurs de terrain tels que des associations, des missions locales, des collectivités.



Axe 3 : Financer les parcours de formation, notamment par le biais des pactes pluriannuels d’investissement dans les compétences, qui continueront leur montée en charge après un exercice 2021 où les efforts des régions se sont nettement intensifiés. Ces contrats s’appuient sur des diagnostics des besoins territoriaux en compétences et en formation. Ils ont vocation à financer des parcours personnalisés, jalonnés de plusieurs formations et d’actions d’accompagnement.



Les dispositifs suivants, gérés par Pôle emploi, continueront à être des piliers importants du PIC :

Les préparations opérationnelles à l’emploi collectives (POEC) qui proposent des actions de préparation à l’emploi collectif permettant à de nombreux demandeurs d’emploi de bénéficier d’une formation nécessaire à l’acquisition des compétences requises pour occuper des emplois correspondant à des besoins identifiés par un accord de branche. Il convient également d’ajouter les préparations opérationnelles à l’emploi individuel (POEI) qui permettent de former des demandeurs d’emploi avant leur embauche dans une entreprise pour un contrat de douze mois minimum. La cible estimée est de 45 000 entrées de bénéficiaires dans ces dispositifs sur l’année 2022. A cela, il faut ajouter les 1 500 bénéficiaires du dispositif « hébergement, orientation, parcours vers l’emploi des réfugiés » (HOPE), le programme d’orientation des personnes réfugiées vers la POEC.



« Valoriser son image professionnelle » (VSI) qui a pour objectif de permettre à un bénéficiaire de travailler la dimension du savoir-être professionnel dans sa démarche d’accès à l’emploi (notamment pour réussir ses entretiens professionnels), de lui permettre de mieux connaître, de développer et/ou valoriser ses propres savoir-être professionnels et in fine, d’être capable à l’appui de méthodes pédagogiques innovantes, d’évoluer avec aisance en milieu professionnel. La cible estimée est de 70 000 bénéficiaires sur l’année 2022.


L’Agence pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) sera aussi un des principaux acteurs du PIC en 2022 via la poursuite du dispositif Prépa Compétences mis en place conjointement avec Pôle emploi, et permettant à ses bénéficiaires (cible de 39 000 en 2022) de suivre un parcours d’entraînement de 32 jours afin de préparer leur entrée en formation. L’AFPA sera également mobilisée sur « Compétences parcours emploi compétences » (PEC), programme de reconnaissance des compétences de salariés inscrits en PEC.



Cet axe comprend ensuite la formation des actifs en insertion via les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ), les entreprises adaptées (EA) pour les personnes handicapées et les missions de formations des salariés des structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) portées par les Opérateurs de compétences. Ces trois dispositifs concerneront 70 000 bénéficiaires en cible 2022.



Enfin, le PIC finance les parcours de préparation et de sécurisation de l’entrée en apprentissage via l’appel à projets Prépa Apprentissage qui vise à accompagner environ 30 000 jeunes en 2022.



Axe 4 : Expérimenter et transformer en profondeur, par le financement d’expérimentations, les modalités de formation et d’accompagnement pour les publics ciblés par le PIC. Dans ce cadre, plusieurs dispositifs connaîtront une montée en charge, notamment :

la poursuite de la mise en œuvre des différentes vagues de l’appel à projets « 100% inclusion » ainsi que le déploiement du nouvel appel à projets 100% inclusion relatif aux publics de quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ces appels à projets ont pour objectif d’expérimenter des parcours intégrés, allant du repérage et de la remobilisation à l’emploi ou à l’activité durable, en tirant profit d’une diversité de situations d’apprentissage et de modalités pédagogiques, pour assurer la reconnaissance et la montée en compétences des bénéficiaires, par des voies qui leur soient adaptées. L’objectif d’entrées dans le dispositif est fixé à 10 000 en 2022 ;



la poursuite de la mise en œuvre des différentes vagues de l’appel à projets « Intégration professionnelle des réfugiés ». Cette action vise à soutenir des projets contribuant à l’intégration professionnelle des bénéficiaires d’une protection internationale (BPI), via le déploiement de parcours d’accompagnement vers et dans l’emploi ou la création d’activité, la reconnaissance et le développement des compétences, la coordination et la professionnalisation des acteurs, la multiplication des passerelles avec les acteurs économiques d’un territoire. 6 800 entrées sont prévues en 2022.



Axe 5 : Développer et assurer l’interconnexion entre les systèmes d’information de la formation professionnelle par le biais des projets suivants :



OuiForm, un outil dématérialisé d’orientation vers la formation développée initialement par Pôle emploi en collaboration avec la région Grand-Est et qui sera progressivement généralisé à toutes les régions volontaires ;

SI Outil de collecte, un portail permettant de collecter l’ensemble des données liées aux dispositifs et aux actions réalisées par les porteurs de projets lauréats des différents appels à projets afin de mesurer l’impact des montants alloués dans le cadre du PIC ;

Outil de dématérialisation de l’émargement en formation.



A ceci il faut ajouter l’axe relatif à la digitalisation et à la transformation de la formation professionnelle, qui sera notamment constitué :

de la mise en œuvre de l’appel à projets « Dispositifs France Formation Innovante Numérique » (DEFFINUM) visant à soutenir des initiatives de pédagogie innovantes (hybridation des formes de pédagogies, digitalisation) ;

du déploiement de l’appel à projets « Tiers-lieux » pour le développement du rôle des tiers-lieux dans la transformation de la formation professionnelle ;

du déploiement du volet accompagnement des organismes de formation et des CFA à l’hybridation de la formation ;

de la démarche pilote de construction de modules digitaux et immersifs d’entraînement aux gestes professionnels ciblés sur 15 métiers/compétences prioritaires du Plan de relance ;


Enfin, en 2022, le PIC financera également la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle bénéficiaires de trois appels à projets du PIC et de la Prépa Compétences ainsi que leur protection sociale.

Efforts portés par le programme 364 du plan de relance :

Le programme 364 financera, en 2022, les dépenses de transformation de la formation professionnelle (appels à projets « dispositifs France formation innovante numérique » (DEFFINUM) et « Tiers-lieux » ; développement de contenus pédagogiques), ainsi que le plan fonderies venant en aide aux salariés de fonderies du secteur automobile souhaitant se reconvertir, et enfin le dispositif de certification « Evaluation Cléa » . A cela, il faut ajouter les 100 000 formations qualifiantes supplémentaires portées par les pactes régionaux dans le cadre du plan 1 jeune 1 solution, ainsi que la compensation versée aux régions pour la revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle.


Les principales cibles d’entrées en formation et de prestations d’accompagnement portées par les programme 102 et 103, sont détaillées ci-dessous :


Dispositif / Estimation du nombre de bénéficiaires2022
Préparations opérationnelles à l'embauche, individuelles (POEI) et collectives (POEC)45 000 
Pactes280 000 
Hébergement Orientation Parcours vers l'Emploi (HOPE)1 500 
Insertion par l'Activité Economique (IAE)60 000 
Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ)9 000 
Entreprises adaptées (EA)1 000 
Validation des acquis de l'expérience (VAE) collective pour les primo-arrivants700 
VAE sortant d'un Parcours emplois compétences (PEC)3 000 
Prépa'Compétences40 000 
Ecole de la 2ème chance (E2C) / Etablissement pour l'insertion dans l'emploi (EPIDE)1 700 
Parcours d'intégration par l'acquisition de la langue (PIAL)4 000 
Appel à projets Intégration professionnelle des réfugiés6 800 
Prépa'Apprentissage30 000 
Sportifs de Haut Niveau (SHN)
500 
Formations vers les métiers du numérique (PE-GEN)7 000 
Total Formations490 200 
Valorise son Image70 000 
Appel à projets 100% Incusion10 700 
Garantie Jeunes100 000 
Parcours contractualisé d'accompagnement adapté vers l'emploi et l'autonomie (PACEA)185 000 
Total Accompagnement365 700 
Total PIC855 900 




 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

310 252 214

96 809 423

Transferts aux collectivités territoriales

310 252 214

96 809 423

Total

310 252 214

96 809 423

 

Une enveloppe financière globale de 310,25 M€ en autorisations d’engagement et de 96,81 M€ en crédits de paiements est prévue en PLF 2022 sur le programme 103 pour financer l’ensemble de ces actions, à laquelle s’ajoutent les financements fléchés sur le programme 102, le programme 155, ainsi que le programme 364.

Les crédits prévus pour le PIC sur le programme 364 s’établissent à 323,75 M€ en autorisations d’engagement et à 560,38 M€ en crédits de paiement.

Un fonds de concours d’un montant de 1 684 M€ en provenance de France compétences complétera cette dotation budgétaire en 2022, en application de l’article L. 6123-5 du Code du travail.


L’ensemble des ressources du PIC pour 2022 est détaillé ci-dessous :

En milliers d'euros

Ressources 2022 (hors reports et hors recyclages d’AE)

AE

CP

Crédits budgétaires

1 222,8

1 348,1

dont Programme 102

576,9

679,1

dont P102-Allocation PACEA

100,0

100,0

dont P102-Garantie Jeunes

470,4

550,4

dont P102-Programmes nationaux

6,5

28,7

dont Programme 103

310,3

96,8

dont Programme 155

11,8

11,8

dont Programme 364

323,8

560,4

dont crédits supplémentaires Plan de relance

195,8

327,4

dont crédits périmètre PIC initial

128,0

232,9

Fonds de concours Programme 103

1 684,0

1 684,0

dont P103-Fonds de concours FC

1 684,0

1 684,0

Total

2 906,8

3 032,1

Total PIC périmètre initial

2 711,0

2 704,7

Total crédits supplémentaires Plan de relance

195,8

327,4

Au total, ce sont donc 2,71 Mds€ en autorisations d’engagement et 2,70 Mds€ en crédits de paiement qui sont prévus pour 2022 dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences sur le périmètre initial de la mission. Ces montants ne sont pas constitués des reports de crédits de 2021 vers 2022 ni des recyclages d’AE.

 

ACTION    0,0 %

05 – Aide exceptionnelle apprentissage


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

0

0

0

Crédits de paiement

0

0

0

0


Aucun crédit n'est porté sur le programme 103 au PLF 2021, cette action étant financée par le programme 364 de la mission "plan de relance".


 

 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

 

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs


 

LFI 2021

PLF 2022

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

Pôle emploi (P102)

811 937 208

492 077 208

391 000 234

167 476 150

Transferts

811 937 208

492 077 208

391 000 234

167 476 150

ASP - Agence de services et de paiement (P149)

1 022 349 846

821 173 735

1 141 445 224

509 740 954

Transferts

1 022 349 846

821 173 735

1 141 445 224

509 740 954

France Compétences (P103)

0

0

0

0

Centre info - Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente (P103)

3 898 468

3 898 468

3 826 125

3 826 125

Subventions pour charges de service public

3 898 468

3 898 468

3 826 125

3 826 125

AFPA - Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (P103)

180 800 000

176 224 000

172 000 000

160 050 000

Subventions pour charges de service public

110 000 000

110 000 000

110 000 000

110 000 000

Transferts

70 800 000

66 224 000

62 000 000

50 050 000

Total

2 018 985 522

1 493 373 411

1 708 271 583

841 093 229

Total des subventions pour charges de service public

113 898 468

113 898 468

113 826 125

113 826 125

Total des dotations en fonds propres

0

0

0

0

Total des transferts

1 905 087 054

1 379 474 943

1 594 445 458

727 267 104

 

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file


   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2021

PLF 2022

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

France Compétences

 

 

74

 

 

 

 

 

86

 

 

 

Centre info - Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente

 

 

75

 

 

 

 

 

72

 

 

 

AFPA - Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

 

 

5 742

 

 

 

 

 

5 548

 

 

 

Total

 

 

5 891

 

 

 

 

 

5 706

 

 

 


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2021

5 891

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2021

-136

Impact du schéma d'emplois 2022

-47

Solde des transferts T2/T3

 

Solde des transferts internes

-2

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2022


Rappel du schéma d’emplois 2022 en ETP

5 706
 
 
-103

 

Compte tenu des besoins en effectifs de l'INTEFP (programme 155), un transfert interne de 2 ETPT est réalisé de Centre Info (programme 103) au profit de l'INTEFP.