$@FwLOVariable(annee,2022)

$@FwLOVariable(numProg,131)

$@FwLOVariable(libelleProg,Création)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance



OBJECTIF    

1 – Inciter à l'innovation et à la diversité de la création


Le ministère de la Culture favorise la création et la production d’œuvres et de spectacles, avec pour objectif d’en garantir la diversité et le renouvellement, par le biais des aides directes aux artistes, compagnies et ensembles. L’indicateur retenu mesure le renouvellement de l’offre de création dans le champ du spectacle vivant.


INDICATEUR        

1.1 – Place de la création dans la programmation des structures de production subventionnées

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Part de la programmation de créations dans les fauteuils mis en vente

%

45

43

>43

>43

>44

>45

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de Danse) et enquête « Ethnos » auprès des centres dramatiques nationaux (CDN).


Mode de calcul :

N1/N2 en % où :

- N1 = Nombre de fauteuils mis à la vente dans le cadre de la programmation de créations au cours des saisons n-3/n-2, n-2/n-1 et n-1/n. On entend par création une première présentation au public français d’une œuvre ou une nouvelle production d’une œuvre créée antérieurement.

- N2 = Nombre total de fauteuils mis à la vente au cours des saisons n-3/n-2, n-2/n-1 et n-1/n pour les opérateurs du spectacle vivant, saisons n-3/n-2,

n-2/n-1 et année civile n-1 pour les Centres dramatiques nationaux.

Les données sont calculées sur trois saisons antérieures (ici, 2017/2018, 2018/2019 et 2019/2020), à l’exception des Centres dramatiques nationaux

dont les données sont recueillies sur la saison 2017/2018, l’année civile 2018 et l’année civile 2019, du fait du changement de logiciel de collecte des

données.

Justification des prévisions et de la cible

Cet indicateur permet de mesurer l’effort des établissements de production afin de présenter des spectacles nouveaux au public. Cette activité de création doit cependant être conciliée, dans le cadre du partage de l’outil de production, avec le souci d’accueillir d’autres spectacles et de favoriser ainsi le travail des équipes partenaires, ou de procéder à des reprises d’œuvres antérieurement produites, afin d’en assurer une meilleure rentabilité et une plus longue diffusionauprès du public.


La prévision 2022 est fixée à plus de 44 % de créations dans la programmation pour maintenir l’effort en faveur du soutien aux créations. Celui-ci devant s’articuler avec le risque d’embouteillage des créations suite à la réouverture des lieux culturels en mai 2021, la prévision 2022 progresse d’un point par rapport à la prévision actualisée 2021. La poursuite de l’impact de la crise sanitaire est à prévoir sur la fin de l’année 2021 et le début de l’année 2022 : capacité de production des partenaires, limitation des circulations d’équipes venant de toute la France voire de l’étranger, mesures sanitaires renforcées, etc. Ces éléments, ainsi que les incertitudes entourant le retour du public dans les salles, pourraient conduire les établissements à ajuster leur programmation en proposant davantage de « répertoire », plus facile à mettre en œuvre et moins risqué budgétairement.

 

OBJECTIF    

2 – Donner des bases économiques et professionnelles solides à la création


Les indicateurs présentés mesurent l’équilibre financier des principaux opérateurs du programme et la part de la rémunération des artistes dans les budgets des institutions subventionnées.


INDICATEUR        

2.1 – Équilibre financier des opérateurs

     (du point de vue du contribuable)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Part des fonctions supports au budget

%

54

62

<60

<62

<60

<60

Taux de ressources propres des opérateurs du spectacle vivant

%

43,4

18,9

>27

>25

>35

>44

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse).


Mode de calcul :

1ère ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Montant des crédits de paiement inscrits sur les enveloppes de personnel et de fonctionnement de la destination relative aux fonctions support, issu du tableau des dépenses par destination de la liasse budgétaire GBCP.

N2 = Montant des crédits de paiement inscrits sur les enveloppes fonctionnement et personnel du tableau des autorisations budgétaires de la liasse budgétaire GBCP.

2e ligne : (N1-N3) /(N2-N3) en % où :

N1 = Montant des autres produits, issu du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP pour l'année civile considérée

N2 = Total des produits issus du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP

N3 = Somme des produits non encaissables issus du tableau de situation patrimoniale de l'année N (reprises sur amortissements, dépréciations et provisions + produits de cession d'éléments d'actifs + quote-part au résultat des financements rattachés à des actifs).

Il faut noter que les recettes propres intègrent notamment dons, legs et mécénat.

Justification des prévisions et de la cible

L’équilibre financier des structures repose en partie sur leur capacité à mobiliser des recettes propres.


Concernant le premier sous-indicateur, les établissements poursuivent leurs efforts visant à contenir le poids des fonctions support, malgré l’évolution « mécanique » de certaines dépenses de fonctionnement (entretien des bâtiments, assurances, sécurité, charges de personnel).


Alors qu’ils étaient engagés dans une dynamique de décroissance, les établissements ont connu une progression notable du poids des dépenses supports en 2020. Ce mouvement est susceptible de se prolonger en 2021 et s’explique d’une part par les fermetures prolongées, générant des économies sur les dépenses variables artistiques, et d’autre part des éventuels surcoûts nécessaires à la reprise d’activité. Si la fermeture des établissements au premier semestre 2021, les efforts consentis afin de déployer de nouvelles modalités d’organisation du travail, pour assurer l’accueil du public notamment dans le contexte de « pass sanitaire » ainsi qu’un aménagement de la programmation pour limiter le déficit budgétaire (induisant une baisse du poids des dépenses artistiques dans les budgets) laissent à penser que la part des fonctions support devrait également s’établir au-dessus de 60 % en 2021, la prévision 2021 est toutefois actualisée à la baisse (de 65 % à 62 %) pour rendre compte d’une normalisation sur la seconde partie de l’année. La prévision 2022 est portée à 60 %, niveau constituant un point d’équilibre et une cible de référence à même d’assurer une gestion soutenable pour les structures.


Par ailleurs, les structures sont encouragées à développer la part de l’autofinancement au sein de leurs recettes, notamment en recherchant de nouveaux mécènes, afin d’améliorer leur taux de ressources propres. Cependant, certains établissements connaissent des difficultés à mobiliser de nouvelles ressources et ce pour plusieurs raisons : la nécessité de ne pas pratiquer de trop fortes hausses de tarifs pour continuer de satisfaire aux objectifs de démocratisation culturelle, une mobilisation moins aisée du mécénat dans le secteur de la création, un plafonnement de la fréquentation et, enfin, des difficultés croissantes à lever des recettes de coproductions extérieures du fait des contraintes pesant sur les budgets artistiques des structures de production et de diffusion.


La prévision 2021 supérieure à 27 % fixée au PAP 2021 est légèrement révisée à la baisse (25 %) afin de tenir compte d’une part des prévisions de recettes en budget initial, intégrant une baisse de ressources propres liées tant au contexte sanitaire qu’à l’inscription des ressources publiques issues de la relance, et d’autre part de la poursuite des effets de la crise, qu’il s’agisse de la fermeture au premier trimestre 2021 ou des perspectives de reprise progressive sur le reste de l’année (-10 %). La prévision 2022 (35 %) et la cible 2023 (40 %) sont également ajustées pour intégrer un effet de long terme, en particulier concernant l’Opéra national de Paris qui est un contributeur majeur à cet indicateur et pourrait être durablement affecté (incertitudes sur les spectateurs internationaux, risque élevé en matière de mécénat, etc.).

 

INDICATEUR        

2.2 – Promotion de l'emploi artistique

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Spectacle vivant : part de la masse salariale artistique dans la masse salariale totale

%

27

17,2

>25

>20

>25

>28

Arts visuels : part des crédits d'acquisition et de commandes versés directement à des artistes dans les budgets des FRAC et du CNAP

%

7

10

6

13

11

7

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse et enquêtes DGCA pour les arts visuels.


Mode de calcul :

1ère ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Montant des crédits de paiement inscrits sur l'enveloppe personnel de la destination "dépenses artistiques", sous destination "masse salariale" issu du tableau " dépenses par destination" de la liasse budgétaire GBCP

N2 = Total des produits issus du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP

2e ligne : N1 / N2 en % où :

N1 = Montant des acquisitions et des commandes réalisées auprès d’artistes par les FRAC et le Cnap + Montant des acquisitions et des commandes réalisées auprès des galeries par les FRAC et le Cnap 50 % (coefficient correctif qui permet de ne pas prendre en compte dans le calcul de l'indicateur la part versée aux galeristes pour de telles transactions) ;

N2 = Budget global des structures concernées (Cnap, FRAC).

Justification des prévisions et de la cible

L’indicateur mesure en premier lieu la part de la masse salariale des institutions consacrée aux rémunérations versées à des artistes. Le développement de l’emploi artistique dans les établissements sous tutelle repose sur plusieurs leviers : recours accru à des contrats de plus longue durée, renforcement des vérifications effectuées pour assurer un paiement intégral du temps de répétition des spectacles, ou encore développement de la présence artistique par de mécanismes souples et innovants, associant institutions et équipes indépendantes, comme celui de l’accueil studio. Le périmètre retenu pour l’Opéra national de Paris a changé avec la révision du décret GCBP : seule la masse salariale artistique variable est désormais prise en compte.

Le niveau d’exécution 2020 de cet indicateur a chuté en raison de l’interruption de l’activité du fait de la crise sanitaire et ce malgré la contribution importante d’opérateurs avec forces artistiques permanentes au sein de l’indicateur (74 % pour l’Opéra national de Paris et la Comédie-Française). La reprise de l’activité dès la deuxième moitié de l’année 2021 laisse néanmoins à penser qu’une hausse modérée est à prévoir et plaide pour une prévision 2021 actualisée supérieure à 20% et une prévision 2022 supérieure à 25%.


Dans le secteur des arts visuels, les acquisitions des FRAC sont cofinancées par l’État et les régions sur proposition de comités techniques d'achat indépendants. Pour ce qui concerne les acquisitions du FNAC et la commande publique nationale, l’État a la maîtrise de ces dispositifs par le biais des objectifs qu’il fixe chaque année au Cnap.

Le montant des acquisitions réalisées auprès des galeries a été plus important en 2020 en raison de la mise en place d’une commission d'acquisition exceptionnelle organisée pour faire face à la crise sanitaire à la suite d’un abondement supplémentaire de crédits du ministère de la Culture. La marge de progression constatée concernant les achats directs aux artistes est également due à l'attention portée par le Cnap à la scène française et aux artistes émergents de celle-ci, étant entendu que ces artistes dont la notoriété est naissante n'ont souvent pas encore de galerie ou souhaitent s'inscrire dans une économie de l'art indépendante des galeries. Le plan de relance de 1,5 M€ dédié en 2021 aux acquisitions des 23 FRAC viendra renforcer leur capacité d’achat de 30 à 40% en moyenne, en faveur des artistes et des galeries de la scène française prioritairement. La prévision 2021 est ainsi revue à la hausse par rapport à celle initialement fixée au PAP 2021, en passant de 6 à 13 %. Le résultat 2022 devrait sans doute être un peu moins important, avec une prévision fixée à 11 %.

 

OBJECTIF    

3 – Augmenter la fréquentation du public dans les lieux culturels sur l'ensemble du territoire


Le ministère de la Culture entend développer la fréquentation des lieux culturels subventionnés et notamment celle de la jeunesse. Les indicateurs retenus mesurent le niveau de fréquentation de ces institutions et la proportion du public scolaire et jeune au sein du public total.


INDICATEUR        

3.1 – Fréquentation des lieux subventionnés

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Spectacle vivant : Fréquentation payante des lieux subventionnés

Nb

6 174 127

4 363 718

4 200 000

2 200 000

4 500 000

6 000 000

Spectacle vivant : Part du public scolaire dans la fréquentation payante des lieux subventionnés

%

14

18,4

12

18,5

18,5

15

Spectacle vivant : Part des jeunes (hors scolaires) dans la fréquentation payante

%

11

12

12

12

14

16

Arts visuels : Fréquentation totale des lieux subventionnés

Nb

3 134 510

1 445 113

> 3 000 000

> 2 000 000

> 3 000 0000

> 3 200 000

Arts visuels : Part du public scolaire dans la fréquentation totale des lieux subventionnés

%

16

14

12

14

15

16

 

Précisions méthodologiques

Sources des données :


Pour le spectacle vivant : enquêtes DGCA pour les centres dramatiques nationaux, les scènes nationales et les opéras nationaux en région (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nancy et Strasbourg) et collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de Danse, Centre national de la danse et EPPGHV). A partir du PAP 2020, la part des jeunes dans la fréquentation payante du spectacle vivant est mesurée sur un périmètre élargi (opérateurs mentionnés supra ainsi que centres dramatiques nationaux et scènes nationales).

Pour les arts visuels: enquêtes DGCA pour les fonds régionaux d’art contemporain (FRAC), les centres d’art et collecte de données auprès du Palais de Tokyo, du Jeu de Paume, de la Cité de la céramique Sèvres-Limoges et de l’EPPGHV (seulement depuis 2020).


Mode de calcul :

1ère ligne : N1 = Nombre de places vendues au siège pour l’ensemble d’une saison (année civile n-1 pour les CDN et les Scènes nationales) dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées.

2e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre de places vendues au siège dans le cadre de sorties scolaires (classes accompagnées) pour l’ensemble d’une saison dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées (hors CND et opéras nationaux en région) ;

N2 = Nombre de places vendues au siège pour l’ensemble d’une saison (année civile n-1 pour les CDN et Scènes nationales) dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées (hors CND et opéras nationaux en région).

3e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = nombre de places vendues dans le cadre du tarif "public jeune" pour la saison n-1 / n. Le périmètre est élargi aux CDN, SN (année civile n-1) et au Centre national de la danse en 2020. Les données intégrées à ce titre ne correspondent pas à un seuil d’âge unique, les pratiques des salles dans ce domaine étant encore diversifiées (moins de 26 ans, moins de 28 ans, etc.).

N2 =nombre total de places vendues au siège des lieux de spectacles subventionnés de la saison n-1 / n (année civile n-1 pour les CDN et SN).

4e ligne : N1 = Nombre cumulé de visiteurs dans les murs et hors les murs des lieux de création et de diffusion des arts plastiques subventionnés de l’année civile n.

Les chiffres de fréquentation des structures subventionnées en région sont le fruit d’estimations.

5e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre cumulé de visiteurs en sortie scolaire (classes accompagnées) dans les murs et hors les murs.

N2 = Nombre cumulé de visiteurs dans les murs et hors les murs des lieux de création et de diffusion des arts plastiques subventionnés de l’année civile n.

Justification des prévisions et de la cible

Dans le domaine du spectacle vivant, le niveau de fréquentation fournit un premier élément d’évaluation de l’attractivité des établissements, résultant à la fois de leur ambition artistique, de leur rayonnement local et de leur politique tarifaire. La progression de cet indicateur doit être recherchée par la mise en place de dispositifs, notamment tarifaires, visant à mieux répondre aux attentes du public, sans limiter toutefois la capacité des établissements à prendre des risques artistiques en matière de création contemporaine. Les établissements sont tributaires, d’une saison à l’autre, de variations éventuelles du succès rencontré par les spectacles auprès du public, mais aussi d’événements exogènes (réalisation de travaux, mouvements sociaux, contexte sécuritaire dégradé).

La prévision 2021 est largement actualisée à la baisse, presque de moitié. Il convient en effet de prendre en compte une fermeture deux fois plus longue que pour l’exercice 2020, les différentes conditions de reprises d’activité et de jauges autorisées (35 % de jauge de mi-mai à mi-juin, 65 % de mi-juin à mi-juillet, puis 100 % à partir de la mi-juillet), l’effet du « pass sanitaire » instauré en juillet 2021, ainsi que de la situation spécifique de l’Opéra national de Paris, contributeur majeur de cet indicateur dont l’activité aura été impactée par la fermeture liée à la crise sanitaire et à des travaux scéniques. La prévision 2022 est quant à elle portée à un niveau légèrement plus élevé que le résultat 2020.


En matière d’arts visuels, l’indicateur est porté à plus de 70 % par les FRAC et centres d’art qui devraient enregistrer une légère hausse de leur fréquentation par rapport à l’exécution 2020, du fait de l’hypothèse probable d’une reprise de l’activité au deuxième semestre 2021. La prévision actualisée 2021 est toutefois revue à la baisse (> 2 000 000 visiteurs) par rapport à celle fixée au PAP 2021 (> 3 000 000 visiteurs) qui paraît trop ambitieuse. La prévision de fréquentation 2022 est quant à elle portée à plus de 3 000 000 de visiteurs.

L’accueil du public scolaire constitue une part importante de l’effort des établissements de spectacle vivant et des arts visuels pour renouveler le public et sensibiliser les jeunes spectateurs et visiteurs. Le développement des politiques d’éducation artistique conduites en lien avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports doit permettre d’élever progressivement le nombre de bénéficiaires. La part du public en sorties scolaires ne mesure cependant qu’une partie du travail conduit par les établissements en direction du public scolaire, qui inclut également l’accueil du jeune public hors temps scolaire et les opérations d’éducation artistique conduites en collaboration avec les établissements d’enseignement scolaire.

Pour les établissements du spectacle vivant, la prévision 2021 relative à la part du public scolaire dans la fréquentation totale est revue à la hausse pour tenir compte de la réalisation 2020 en augmentation de plus de 30 % par rapport à 2019. Ce résultat élevé pourrait se perpétuer car, s’agissant d’un indicateur en pourcentage et non en valeur absolue, la part des scolaires pourrait se voir artificiellement « gonflée » du fait de la baisse de fréquentation globale et de la part stable de scolaire. La cible 2023 est actualisée à la hausse (en passant de 15 à 19,5%) afin de maintenir à un niveau à la hauteur des ambitions de la DGCA sur ces enjeux.

La part du public jeune dans le spectacle vivant ayant quant à lui augmenté d’un point de 2019 à 2020, la prévision 2021 actualisée reste au même niveau que la prévision du PAP 2021 (12%), avec une prévision ambitieuse pour 2022 (14%).


Dans le secteur des arts visuels, pour les mêmes raisons, la prévision 2021 relative à la part du public scolaire dans la fréquentation totale est revue à la hausse pour tenir compte de la réalisation 2020 qui n’a baissée que de 2 points par rapport à 2019. A l’instar du spectacle vivant, des actions volontaires (« Un été culturel et apprenant ») pourrait se réitérer en 2021 et 2022 dans ce même élan. La prévision 2022 est ainsi fixée à 15 %.

 

OBJECTIF    

4 – Diffuser davantage les oeuvres et les productions culturelles en France et à l'étranger


La France est aujourd’hui bien équipée en lieux de diffusion. En partenariat avec les collectivités territoriales, l’État doit veiller à ce que le public bénéficie d'une offre de spectacles diversifiée, sur l'ensemble du territoire, fidèle à la vitalité de la création, dans un contexte de concentration accrue de l’offre et des opérateurs culturels. Les indicateurs retenus permettent d’évaluer l’irrigation territoriale des institutions subventionnées ainsi que le niveau de diffusion et de représentation des œuvres produites dans le secteur du spectacle vivant.


INDICATEUR        

4.1 – Effort de diffusion territoriale

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Spectacle vivant : taux de représentations en tournée hors ville siège des structures de production et de diffusion subventionnées

%

35

33

>27

>30

>30

>40

Arts visuels : taux des manifestations hors les murs réalisées par les FRAC

%

82

81

>75

>80

>80

>80

 

Précisions méthodologiques

Sources des données :

Pour le spectacle vivant : enquêtes DGCA auprès des centres chorégraphiques nationaux, des opéras nationaux en région et des Centres dramatiques nationaux, ainsi que données collectées auprès des opérateurs (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse).

Pour les arts visuels : bilans d’activités des FRAC.


Mode de calcul :

1ère ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre de représentations des spectacles hors ville siège (dans ou en dehors de la région d’origine en France et à l’étranger) au cours des saisons n-3/n-2, n-2/n-1 et n-1/n pour les opérateurs, saison n-3/n-2, année civile n-2 et n-1 pour les centres dramatiques nationaux, centres

chorégraphiques nationaux, années civiles n-3, n-2 et n-1 pour les opéras nationaux en région ; ;

N2 = Nombre total de représentations des spectacles offertes au cours des saisons n-3/n-2, n-2/n-1 et n-1/n pour les opérateurs, saisons n-3/n-2,

n-2/n-1 et année civile n-1 pour les centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques nationaux et scènes nationales, années civiles n-3, n-2 et

n-1 pour les opéras nationaux en région.

2e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre d’expositions réalisées par les FRAC hors les murs en France et à l’étranger ;

N2 = Nombre total d’expositions réalisées par les FRAC (dans et hors les murs) en France et à l’étranger.

Justification des prévisions et de la cible

Le premier sous-indicateur vise à garantir qu’un tiers de l’activité des structures de production sera dédié a minima à la diffusion d’un spectacle en dehors de la ville siège pour offrir l’opportunité à d'autres publics de découvrir ces œuvres. Cet indicateur est celui qui est le plus à même de connaître une baisse durable, en fonction de leur capacité à adapter des projets qui nécessitent une ingénierie artistique lourde aux mesures de précaution, de la santé financière des différents acteurs de l’écosystème (équipes, lieux, etc), des décisions prises au niveau local, qui pourraient limiter la circulation dans des théâtres de ville, ainsi que la circulation sur le territoire et à l’international.

N’ayant baissé que de 2 points par rapport à 2019, cet indicateur devrait connaître une légère hausse pour 2021 et 2022, comme pour 2023 qui marquera une reprise progressive vers le niveau de 2019. Il est néanmoins à prévoir que l’impact sera moins net sur les opérateurs, dont le taux de diffusion hors villes siège est globalement plus bas que les structures labellisées répondantes.


Le second sous-indicateur mesure et évalue la capacité des FRAC à remplir deux de leurs missions principales, à savoir : donner à voir l'art contemporain et en faire la pédagogie sur l'ensemble du territoire national et à l'étranger. Cet équilibre respecte à la fois le souci de circulation des œuvres et le nécessaire maintien d’un travail local, notamment au regard des collectivités territoriales lorsqu’elles cofinancent ces établissements.

La réalisation 2020 n’ayant connu qu’une subtile baisse (de 82% à 81%), la prévision actualisée 2021 est revue à la hausse pour atteindre 80% au lieu des 75% prévus en PAP 2021. Il en est de même pour la prévision 2022 fixant un taux supérieur à 80 %. Le développement de galeries d’expositions au sein des nouveaux locaux des FRAC de seconde génération pourrait à l’avenir augmenter la proportion des manifestations hors les murs, grâce à une meilleure visibilité et valorisation de leur action ainsi qu’à un renforcement de leurs équipes.

 

INDICATEUR        

4.2 – Intensité de représentation et de diffusion des spectacles

     (du point de vue du contribuable)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Nombre moyen de représentations par spectacle dans les murs et par lieu sur une saison

ratio

2,9

2,76

>3,3

2,7

Non déterminé

>3,6

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : Enquêtes DGCA et données collectées auprès des structures suivantes du spectacle vivant : enquêtes DGCA auprès des centres dramatiques nationaux et des scènes nationales, ainsi que données collectées auprès des opérateurs (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse, EPPGHV).



Mode de calcul :

N1 / N2 avec :

N1 = Nombre total de représentations (toutes salles confondues) au siège dans les réseaux de diffusion considérés durant la saison n-1/n pour les

opérateurs, durant l’année civile n-1 pour les centres dramatiques nationaux et scènes nationales;.

Les disciplines considérées sont : théâtre, musique, danse, cirque et autres disciplines.

N2 = Nombre total de spectacles diffusés au siège dans les institutions considérées durant la saison n-1/n pour les opérateurs, durant l’année civile n-1

pour les Centres dramatiques nationaux et Scènes nationales.

Justification des prévisions et de la cible

L’indicateur mesure la durée d’exploitation moyenne des spectacles sur une saison et dans un même lieu. Il traduit la politique volontariste du ministère de la Culture en matière d’allongement du nombre de représentations de spectacles sur une même saison au sein des établissements de spectacle vivant. L’augmentation du nombre de représentations a des répercussions positives sur l’emploi, l’économie du secteur ainsi que le développement et l’élargissement des publics.


Les CDN et SN portent 90 % de l’indicateur et devront fournir l’essentiel de l’effort. L’impact de la crise sanitaire pourrait être de deux ordres . D’une part, il pourrait entraîner un effet positif sur la réalisation des cibles, avec des exploitations plus longues résultant d’une nécessité de réduire le nombre de productions et de limiter les coûts techniques et budgétaires, et d’une stratégie d’amortissement sur un temps plus long de certaines productions, en cas de réduction des jauges. L’impact de la crise serait également susceptible de provoquer au contraire un effet négatif sur la réalisation des cibles car la reprise pourrait être synonyme d’engorgement avec un trop plein de spectacles, ce qui aurait pour effet d’imposer un nombre faible de représentations. Ces hypothèses sont néanmoins à apprécier au regard des stratégies des différents établissements, de l’économie des productions (ex : productions avec plateau artistique volumineux ou comprenant des artistes chers), et de la capacité de négociations des établissements. La prévision actualisée 2021 est donc fixée à 2,7 représentations par spectacle et cette baisse s’installera le temps que durera l’afflux de nouveaux spectacles.