$@FwLOVariable(annee,2022)

$@FwLOVariable(numProg,206)

$@FwLOVariable(libelleProg,Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance


Évolution de la maquette de performance

La maquette de performance du programme 206 est équilibrée et représentative des activités que la DGAL pilote et met en œuvre. Elle porte à la fois sur les politiques incitatives promues par le MAA (le plan Ecophyto, le plan Ecoantibio et le programme national pour l'alimentation) et sur les activités de contrôle sanitaire et phytosanitaire, et de gestion de crise. La maquette est donc reconduite à l'identique en 2022.


OBJECTIF     mission

1 – Favoriser le changement de pratiques afin de préserver la santé publique et l'environnement


L’objectif n°1 du programme 206 est de favoriser le changement de pratiques, tous domaines confondus, afin de préserver la santé publique et l’environnement. Cette politique concerne la réduction de l'usage des produits phytosanitaires, à travers le plan Ecophyto et le plan de sortie du glyphosate, ainsi que des antibiotiques à usage vétérinaire, avec le plan Ecoantibio. Elle vise également à la promotion de comportements favorables à une alimentation diversifiée et équilibrée, avec le programme national pour l’alimentation (PNA) et les projets alimentaires territoriaux.


Le premier indicateur, portant sur la maîtrise de l’utilisation des pesticides et des antibiotiques, comporte trois sous-indicateurs.


Le premier sous-indicateur porte sur le plan Ecophyto qui vise à réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques en France tant en zone agricole qu’en zone non agricole. L’enjeu est de concilier performances écologique et économique mais également de préserver la santé publique. Son indicateur, le « NODU » (nombre de doses unités de pesticides), mesure le niveau d’usage des produits phytopharmaceutiques. Les résultats contrastés du plan Ecophyto 1 ont conduit à l'élaboration d'un plan Ecophyto 2 pour la période 2016-2025 qui réaffirme l'objectif de réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques par la généralisation et l’optimisation des techniques actuellement disponibles et l'incitation aux mutations des systèmes de production. Ce plan, mis à jour en 2019 à l'occasion de l'engagement de mettre fin aux usages du glyphosate sous la forme du plan Ecophyto II+, prévoit également la mise en place d'autres indicateurs portant notamment sur la pression parasitaire, la recherche-innovation, le conseil-développement, les risques et impacts, le diagnostic agro-écologique et l'évolution des pratiques agricoles. Ces autres indicateurs permettent d'analyser et d'aider au pilotage de l'indicateur NODU.


Le second sous-indicateur porte sur le plan de sortie du glyphosate permet un suivi pluriannuel de l'évolution des usages et du nombre d'autorisations de mise sur le marché en vigueur de produits contenant du glyphosate. Cette approche permet d'avoir une vision quantitative du désengagement, notamment des agriculteurs, vis-à-vis de cette molécule. La transparence sur les usages est favorisée en publiant régulièrement les données mises à disposition du public sur une plateforme de données ouvertes.


Le troisième sous-indicateur porte sur le plan Ecoantibio qui est un plan de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire. Au cours du triennal précédent, l'indicateur Ecoantibio portait sur le niveau de traitement des animaux aux antibiotiques critiques. La cible a été largement atteinte. L’indicateur est donc remplacé par un indicateur de suivi du niveau de traitement des animaux à la colistine, qui s'appuie sur les conclusions d'un avis de l'ANSES recommandant de fixer un objectif de réduction de son utilisation compte-tenu de la ré-évaluation du risque d'antibiorésistance. La colistine est un antibiotique de première intention en médecine vétérinaire qui est très largement utilisé pour le traitement des infections gastro-intestinales. La recommandation de l'ANSES est transcrite dans le plan Ecoantibio 2 sous la forme d'un objectif de réduction de son usage de 50 % d'ici fin 2021 pour les filières bovine, porcine et avicole qui concentrent 95 % du poids vif animal traité à la colistine.


Le second indicateur rend compte de la couverture géographique des projets alimentaires territoriaux (PAT). Ces projets collectifs visent à rapprocher les acteurs locaux liés à l'alimentation : producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités territoriales, acteurs de la société civile et consommateurs. Ils permettent de développer l’agriculture ainsi que la qualité de l'alimentation sur un territoire donné. Les PAT sont élaborés par les acteurs locaux, à l'appui d'un diagnostic partagé portant sur la production agricole et alimentaire locales, le besoin alimentaire du bassin de vie, ainsi que les atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire.


INDICATEUR    mission    

1.1 – Maîtrise de l'utilisation des pesticides et des antibiotiques

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Nombre de doses unités de pesticides vendues (plan Ecophyto)

millions

124,7

78,6

95

96,9

88,9

78

Nombre d'usages cumulés pour l'ensemble des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits contenant du glyphosate

Nb

135

111

55

100

90

69

Niveau de traitement des animaux à la colistine (plan Ecoantibio) ALEA colistine X100

%

4,7

3,7

4,7

3,5

3,5

4,7

 

Précisions méthodologiques

    Nombre de doses unités de pesticides vendues (plan Ecophyto) :


    Les contraintes de traitement des données de l’indicateur Ecophyto conduisent à une publication du résultat avec une année de décalage. Le résultat N-1 est cependant indiqué en tant que réalisation de l'année N par souci d'homogénéité dans la communication des données. Les réalisations mentionnées dans ce tableau pour les années 2019 et 2020 correspondent donc aux résultats obtenus pour les années 2016 et 2017. La prévision actualisée 2021 est donc une prévision actualisée pour l'année 2020.

    • Source des données : Le nombre de doses unités de pesticides (NODU) est calculé à partir des données de ventes des distributeurs de produits phytopharmaceutiques. Ceux-ci sont soumis à déclaration dans le cadre de la redevance pour pollutions diffuses perçue par les agences de l’eau. Les données collectées sont regroupées dans la banque nationale des ventes de produits phytopharmaceutiques par les distributeurs agréés (BNV-d). Par ailleurs, l’indicateur mobilise la base des intrants qui regroupe l’ensemble des données relatives à l’homologation des produits. Enfin, les données des surfaces agricoles utiles sont issues de la statistique agricole annuelle (SAA – agreste) du ministère chargé de l’agriculture.

    • Mode de calcul de l’indicateur : Le NODU rapporte la quantité vendue de chaque substance active à une « dose unité » qui est propre à celle-ci. La « dose unité » est calculée à partir de l’ensemble des doses homologuées définies pour chaque couple produit/usage contenant la substance active en question et des surfaces agricoles utiles des cultures pour les usages en question. La dose unité retenue pour le calcul du NODU sur toutes les années, y compris les années antérieures, est celle de la dernière année d'existence de la substance, ce qui peut conduire à des évolutions dans la valeur du NODU pour des années antérieures : la valeur intrinsèque de chaque NODU ne revêt pas une grande signification en soi, c'est bien son évolution qui compte. Le NODU permet d’apprécier l’intensité du recours aux produits phytopharmaceutiques en s’affranchissant des éventuelles substitutions de substances actives par de nouvelles substances efficaces à des doses plus faibles. L’indicateur est décliné selon les différents usages de produits phytopharmaceutiques, ce qui permet d’affiner le suivi du plan Ecophyto et des évolutions de pratiques agricoles.

      Les données de ventes des produits phytopharmaceutiques au sein de la BNV-d peuvent être amendées par les distributeurs durant les 3 ans qui suivent leur collecte initiale. Les résultats peuvent ainsi être consolidés a posteriori.

    Depuis le calcul du NODU 2017, le périmètre des produits intégrés au calcul du NODU usage agricole inclut les produits à usage strictement agricole ainsi que les produits à usage possible mixte (agriculture et hors agriculture) dont la principale utilisation est de fait l'agriculture : les données historiques ont été re-calculées pour tenir compte de cette évolution méthodologique.



    Nombre d'autorisations de mise sur le marché pour l'ensemble des usages des produits contenant du glyphosate :


    Pour le calcul des années antérieures, la base de données a été reconstituée avec les autorisations de mise sur le marché (AMM) en vigueur au 1er janvier de l'année n+1 considérée.

    • Source des données : Les données sont issues du catalogue Ephy qui recense pour chaque autorisation de mise sur le marché le ou les usages autorisés. Cette base de données ouvertes est constituée par l'ANSES (extraction de la base de données Ephy actualisée mensuellement).

    • Mode de calcul de l’indicateur : L'indicateur correspond à la somme du nombre d'autorisations de mise sur le marché de produits à base de glyphosate, pour tous ses usages. Les usages non-redondants de chaque produit à base de glyphosate en cours de validité sont recensés sur le catalogue Ephy. Ce traitement des doublons permet de comptabiliser les usages indépendamment de leurs doses d'homologation. La liste de tous les usages recensés pour les produits à base de glyphosate est ensuite compilée afin de comptabiliser, pour chaque usage, le nombre d'autorisations de mise sur le marché, c'est-à-dire le nombre de produits autorisés.


    Niveau de traitement des animaux à la colistine (plan Ecoantibio) :


    Les contraintes de traitement des données de l’indicateur Ecoantibio conduisent à une publication du résultat avec une année de décalage. Le résultat N-1 est cependant indiqué en tant que réalisation de l'année N par souci d'homogénéité dans la communication des données.

    • Source des données : Le calcul du niveau d'exposition des animaux à la colistine (ALEA : Animal Level of Exposure to Antimicrobials/Colistine) est réalisé par l'Agence nationale du médicament vétérinaire au sein de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). ALEA = Animal Level of Exposure to Antimicrobials/Colistine. Le numérateur est multiplié par 100 pour faciliter la lecture de l'indicateur.

    • Mode de calcul de l’indicateur :

      • numérateur : poids vif des animaux traités à la colistine x 100 ;

      • dénominateur : poids total de la population animale pouvant potentiellement être traitée à la colistine (toutes espèces confondues).

    Justification des prévisions et de la cible

    Nombre de doses unités de pesticides vendues (plan Ecophyto) :


    Les contraintes de traitement des données de l’indicateur Écophyto conduisent à une publication du résultat avec une année de décalage dans le PAP. Par conséquent, la valeur affichée « 2020 Réalisation » dans le tableau de l'indicateur correspond ci-après à l'année 2019 et la « Prévision actualisée 2021 » à l'année 2020.

    Suite à une réorganisation des travaux conduits à la DGAL et notamment pour le calcul du NODU, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation accuse un certain retard pour le calcul du NODU 2020. Le choix a été fait de mettre en avant ici un NODU 2020 calculé : la variation annuelle de la quantité de substance active (QSA) provisoire agricole hors biocontrôle 2020 a été appliquée au NODU 2019. En effet, la QSA correspond aux quantités de substances actives vendues et, à l'instar du NODU, est issue des données de la BNV-d. Or les données historiques depuis 2009 montrent que les variations de QSA et NODU évoluent selon les mêmes ordres de grandeur ce qui explique le choix méthodologique proposé pour le NODU 2020.

    Après avoir diminué de 37 % entre 2018 et 2019, le NODU (hors biocontrôle) progresserait de 23 % entre 2019 et 2020 et s'établirait à 96,9 millions d'hectares (donnée provisoire). Ces évolutions contrastées reflètent en partie des comportements de stockage/déstockage. Ainsi, la hausse de la redevance pour pollutions diffuses au 1er janvier 2019 a vraisemblablement conduit une partie des agriculteurs à stocker des produits phytopharmaceutiques fin 2018 afin d’anticiper cette hausse, générant une hausse marquée des ventes en 2018 suivie d'abord d’une baisse particulièrement importante en 2019 (déstockage) puis d'une hausse en 2020 sans pour autant revenir au niveau de 2018. Ainsi, une analyse plus lissée, en moyenne triennale, montre une baisse du NODU de 1 % entre 2017-2019 et 2018-2020, la valeur triennale 2018-2020 étant la plus basse de la série depuis la période 2011-2013. Cette baisse s'explique par l'effet des mesures réglementaires prises depuis 2018 ainsi que l'ensemble des mesures du plan d'actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides publié en 2018 : retrait des substances les plus préoccupantes pour la santé et l'environnement, sortie progressive du glyphosate, accompagnement accru des agriculteurs, promotion de l'agriculture biologique…

    Considérant l'anticipation majeure des ventes observée en 2018 et son impact sur les données 2019 et le fait que les données pour l'année 2020 sont provisoires, la trajectoire pour atteindre la cible 2022 a été calculée en prenant comme base de départ la moyenne triennale 2018-2020.


    Nombre d'usages cumulés pour l'ensemble des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits contenant du glyphosate :


    Justification de la création de ce nouvel indicateur et de son évolution:

    L'indicateur a été conçu dans le cadre du plan de sortie du glyphosate dont les objectifs initiaux étaient de mettre fin aux principaux usages de cette substance active d'ici fin 2021 et pour l'ensemble des usages d'ici fin 2022. L'indicateur permet un suivi pluriannuel de l'évolution des usages et du nombre d'autorisations de mise sur le marché en vigueur de produits contenant du glyphosate.

    Le 9 octobre 2020, l'Anses a rendu les conclusions de son évaluation comparative qui visait l'évaluation des alternatives non-chimiques au glyphosate. L’analyse de ces travaux, menée à partir d'études de l'Inrae, a révélé des situations d'impasse technique où aucune alternative d’usage courant ne permet de répondre à court terme aux besoins des professionnels sans nécessiter une modification substantielle des pratiques.

    Le Gouvernement s'est dès lors engagé dans le processus de sortie du glyphosate, avec un nouvel objectif d'ici 2022 : diminuer de 50% l'utilisation du glyphosate en France, sans laisser aucun agriculteur sans solution. Cet ajustement a conduit à la réévaluation de l'objectif d'arrêt total des usages d'ici fin 2022 qui avait été initialement établi. Afin de refléter le nouvel objectif de réduction de 50% de l'utilisation du glyphosate en France d'ici fin 2022, il convient de combiner l'indicateur initial au suivi de la quantité de glyphosate vendue en France et du NODU.


    Justification de la prévision 2021 et de la cible 2022 l

    L'évaluation comparative de l'Anses sur les AMM contenant du glyphosate a porté sur quatre principaux domaines d’utilisation : la viticulture, l’arboriculture fruitière, les grandes cultures et la forêt. L’Anses a identifié les inconvénients pratiques ou économiques des alternatives au glyphosate. Elle s’est appuyée sur trois rapports produits par l'INRAE. Pour la forêt, l’Agence a utilisé des informations transmises par l’ONF et le Centre national de la propriété forestière.

    Les conclusions publiées le 9 octobre 2020 ont révélé que des alternatives à l’utilisation de cet herbicide sont déjà couramment utilisées sans présenter d’inconvénient pratique ou économique majeur. Les travaux ont cependant également mis en évidence l'existence d'impasses techniques. Parmi celles-ci : les situations où le passage d’outils mécaniques est irréalisable du fait de terrains caillouteux ou en forte pente ; l’impossibilité de disposer à court terme sur le marché français de machines agricoles permettant le désherbage sous le rang, en viticulture et en arboriculture ; la destruction des plantes indésirables vivaces (adventices) difficiles à éliminer ou encore l’agriculture de conservation.

    Cette analyse a par conséquent conduit au maintien de certains usages dont l'échéance avait été anticipée. Néanmoins, les doses annuelles maximales autorisées ont été réduites d'au moins 60 % par rapport aux doses maximales précédemment autorisées. Deux nouvelles autorisations de mise sur le marché, avec des usages restreints aux conditions identifiées par l’évaluation comparative ont été délivrées. Pour les produits qui bénéficient d’un renouvellement de leur AMM, les restrictions d’usage sont mises en application à partir de 2021.

    Des retraits d'AMM ou d'usages pourraient intervenir pour les dossiers de renouvellement pour lesquels un autre Etat membre est rapporteur, soit une dizaine de dossiers. Cependant, les autorités françaises n'ont pas de visibilité pour le moment sur ces dossiers.

    Les cibles 2022-2023 reflètent une situation dans laquelle en 2023 tous les usages transitoires ont été retirés et les usages non substituables à court terme maintenus.


    Niveau de traitement des animaux à la colistine (plan Ecoantibio) :


    La maîtrise de l’usage de la colistine en médecine vétérinaire a été inscrite dans le second plan Ecoantibio lancé en 2017 à la suite de la ré-évaluation du risque encouru d'antibiorésistance. Un objectif chiffré de réduction de l'exposition des filières bovine, porcine et avicole vis-à-vis de cette substance a été fixé à 50 % d'ici 2021 par rapport à l'exposition moyenne en 2015-2016, soit 10,6 ALEA colistine (x100). 

    Les actions mises en place, pour beaucoup d'entre elles préconisées par l'Anses, ont produit leurs effets : évolution de la réglementation, renforcement de la surveillance de l'utilisation de cette substance (avec notamment des financements de la DGAL), développement d'outils de communication et de formation auprès des vétérinaires et appel à une vigilance renforcée vis-à-vis de cet antibiotique de dernier recours en médecine humaine, mobilisation des professionnels vétérinaires, des filières d'élevage concernées et du monde de la recherche.

    L’objectif de réduction de 50% en 2021 est atteint et dépassé avec une valeur de 3,5 ALEA colistine (x100). La réduction globale atteint 66 %. Le plan Ecoantibio2, qui se termine en 2021, est donc une vraie réussite s'agissant de cet indicateur.

    Pour les cibles 2022 et 2023, la cible de 2021 est reprise à l'identique. Le plan Ecoantibio 2 s'arrêtant en 2021, une réflexion sera engagée fin 2021 et début 2022 pour mettre en place un prochain plan Ecoantibio, avec potentiellement de nouveaux indicateurs et l'abandon d'indicateurs déjà utilisés. Il n'y a pas d'assurance à ce stade que cet indicateur soit repris dans le prochain plan.

     

    INDICATEUR        

    1.2 – Promotion de l'ancrage territorial de l'alimentation

         (du point de vue du citoyen)

    Unité

    2019
    Réalisation

    2020
    Réalisation

    2021
    Prévision
    PAP 2021

    2021
    Prévision
    actualisée

    2022
    Prévision

    2023
    Cible

    Couverture géographique des projets alimentaires territoriaux

    %

    49

    65

    77

    97

    98

    100

     

    Précisions méthodologiques

    Couverture géographique des projets alimentaires territoriaux :

    • Source des données : Le calcul est réalisé à partir des résultats des appels à projet nationaux du programme national pour l'alimentation (nombre de PAT lauréats) et des données remontées à la Direction générale de l'alimentation par chacune des directions régionales qui effectue l'instruction des demandes de reconnaissance des projets alimentaires territoriaux sur son territoire. Si plusieurs PAT financés ou reconnus existent au sein d'un même département, un seul PAT est retenu pour le calcul.
    • Mode de calcul de l’indicateur :
      • numérateur : nombre de départements comptant au moins 1 projet alimentaire territorial (PAT) financé par l'AAP national du PNA et / ou reconnu par le ministère de l'agriculture et de l'alimentation ;
      • dénominateur : nombre de départements.

    Justification des prévisions et de la cible

    La couverture géographique des projets alimentaires territoriaux a fortement augmenté en 2021, passant de 65 % à 97 %, sous le double effet de la simplification de la procédure de reconnaissance et d'un renforcement du soutien à l'émergence de ces projets dans le cadre du plan de relance.

    Ainsi, la procédure de reconnaissance officielle des projets alimentaires territoriaux (PAT) par le ministère de l'agriculture et de l'alimentation a été révisée par l’instruction technique du 9 décembre 2020 pour la mettre en cohérence avec les conditions de soutien dans le cadre de l'appel à projet du programme national de l'alimentation (PNA). Cette instruction s'inscrit par ailleurs dans les objectifs de simplification et de déconcentration mentionnés dans la circulaire du Premier ministre du 5 juin 2019 relative à la transformation des administrations centrales et aux nouvelles méthodes de travail.

    La reconnaissance a ainsi été déconcentrée pour être transférée aux DRAAF/DAAF, échelon le plus pertinent pour instruire les demandes des porteurs de projet et, par ailleurs, deux niveaux de reconnaissance ont été introduits, un niveau 1 pour labelliser des PAT en émergence tels que ceux soutenus dans le cadre du PNA, et un niveau 2 pour des PAT arrivés à un stade plus avancé.

    Par ailleurs, la dynamique de déploiement des PAT est fortement soutenue par le plan « France Relance » qui consacre une enveloppe de 80 millions d’euros. Cette mesure comporte 2 volets : le volet A vise à favoriser l’émergence de nouveaux PAT, en accordant une subvention au porteur de projet pour financer en partie le diagnostic, l’animation, la mise en place de la gouvernance, l’élaboration d’un plan opérationnel d’actions ; le volet B permet de soutenir la mise en œuvre des actions prévues par les PAT labellisés ou en cours de labellisation, grâce à des aides aux investissements matériels ou immatériels (et l’animation des PAT).

    Ainsi, à ce jour, avec l’ensemble des PAT lauréats des appels à projets national du PNA (2021 et années antérieures) désormais reconnus et les lauréats du plan de relance, ce sont 293 PAT qui sont officiellement reconnus par le MAA. Ces 293 PAT sont présents sur 98 départements (97 % de taux de couverture, contre 65 % en 2020 et 77 % initialement prévu en 2021). Seuls 3 départements ne présentent aucun PAT labellisé : les Hauts de Seine (92), Mayotte (976) et La Guyane (973).

    L’objectif du nombre de départements couverts par au moins un PAT est porté à 98 % en 2022 pour atteindre 100 % en 2023.

     

    OBJECTIF    

    2 – Evaluer, prévenir et réduire les risques sanitaires à tous les stades de la production


    L’objectif n°2 du programme 206 est d'évaluer, prévenir et réduire les risques sanitaires à tous les stades de la production. A cette fin, il est choisi de suivre l'activité de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) qui est sous tutelle principale du programme 206. Par ailleurs, la vigilance portée sur le suivi des non-conformités constatées lors des inspections menées par les services de contrôle du ministère de l’agriculture se poursuit et concerne désormais aussi bien le domaine vétérinaire que phytosanitaire. En effet, l’accroissement continu des échanges d’animaux, de végétaux et de produits alimentaires à l’échelle communautaire et internationale, impose de certifier que les produits commercialisés ou exportés sont propres à la consommation humaine et sont exempts de risques sanitaires. Une vigilance particulière est ainsi portée à la mise en œuvre des contrôles de biosécurité en élevage avicole.


    Deux sous-indicateurs sont associés à l'activité de l'Anses. Le premier mesure la capacité de l'ANSES à instruire les dossiers d'autorisation de mise sur le marché dans les délais réglementaires. Il couvre les dossiers relatifs aux produits phytopharmaceutiques, aux matières fertilisantes et supports de culture et aux médicaments vétérinaires.

    Le second mesure la réactivité de l'ANSES dans le cas des situations susceptibles de représenter un danger grave ou imminent pour la santé ou la sécurité humaine ou animale. Une saisine est dite « urgente » si le délai est inférieur ou égal à deux mois. Le sous-indicateur prend en compte les saisines déposées par le ministère chargé de l'agriculture, seul ou conjointement avec d'autres tutelles.


    Le taux d'inspections non conformes ayant donné lieu à une suite administrative ou pénale permet d'effectuer le suivi de l'application par les services de la politique portée par le directeur général de l'alimentation en faveur de la mise en œuvre des suites. C'est un indicateur synthétique qui couvre les différents domaines de compétence de la DGAL, soit la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, la santé des végétaux et la santé et protection animales. Il s'applique aussi bien aux inspections réalisées en propre par les services déconcentrés qu'aux inspections déléguées à un organisme tiers (dit organisme à vocation sanitaire).


    INDICATEUR        

    2.1 – Suivi de l'activité de l'ANSES

         (du point de vue du citoyen)

    Unité

    2019
    Réalisation

    2020
    Réalisation

    2021
    Prévision
    PAP 2021

    2021
    Prévision
    actualisée

    2022
    Prévision

    2023
    Cible

    Taux de dossiers d'autorisation de mise sur le marché traités par l'ANSES dans les délais réglementaires

    %

    92

    91

    93

    93

    93

    93

    Taux de saisines urgentes traitées dans les délais contractuels

    %

    90

    83

    95

    95

    95

    95

     

    Précisions méthodologiques

    Taux de dossiers d'autorisation de mise sur le marché traités par l'ANSES dans les délais réglementaires :

    • Source des données : Base de données de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Pour le calcul de l'indicateur, il est tenu compte de délais indépendants de l'Anses, appelés "arrêts de l'horloge", notamment liés à la fourniture de données complémentaires par le pétitionnaire, au traitement des réclamations, à la traduction, etc.

    • Mode de calcul de l’indicateur :

      • numérateur : nombre de dossiers d'autorisation de mise sur le marché traités dans les délais réglementaires par l'Anses au cours de l'exercice ;

      • dénominateur : nombre de dossiers d'autorisation de mise sur le marché traités par l'Anses au cours de l'exercice.


    Taux de saisines urgentes traitées dans les délais contractuels :

    Une saisine est dite « urgente » si le délai de réponse proposé par la tutelle et accepté à l'Anses est inférieur ou égal à deux mois. Le calcul de l’indicateur est réalisé sur la base d’une extraction de l’indicateur du COP de l'Anses sur les saisines urgentes.

    • Source des données : Base de données de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

    • Mode de calcul de l’indicateur :

      • numérateur : nombre de saisines urgentes déposées par le ministère en charge de l'agriculture traitées dans les délais contractuels proposés par la tutelle et acceptés par l'Anses ;

      • dénominateur : nombre de saisines urgentes déposées par le ministère en charge de l'agriculture traitées au cours de l'exercice.

    Justification des prévisions et de la cible

    Taux de dossiers d'autorisation de mise sur le marché traités par l'Anses dans les délais réglementaires :


    L'indicateur porte sur le suivi de la capacité de l'Anses à traiter dans les délais réglementaires les dossiers d'autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, des matières fertilisantes et supports de cultures et des médicaments vétérinaires. En 2018, le contrat d'objectifs et de performance de l'Anses a fait l'objet d'une déclinaison plus fine par famille de produits réglementés afin de pouvoir assurer un suivi différencié.

    Le taux de dossiers traités dans les délais pour les médicaments vétérinaires se maintient à un niveau très élevé en 2020, tandis qu'il se situe plus en-deçà pour les autres produits réglementés, notamment du fait de l'impact de la crise sanitaire. En 2021, il est attendu une atteinte de la cible de 93%, qui est reconduite pour 2022.


    Taux de saisines urgentes traitées dans les délais contractuels :


    Le traitement de ces saisines dans les délais demeure une priorité pour l'Anses. Le taux de saisines urgentes traitées dans les délais a toujours été élevé ces dernières années, sans toutefois atteindre la cible fixée à 95 %.

    Une nouvelle version de la procédure des saisines en situation d’urgence a été déployée fin 2019, et a permis de systématiser les validations internes par voie électronique pendant la période de confinement liée à la Covid-19. De plus, l’Anses et ses tutelles, dont la DGAL, ont adopté des pratiques d’échanges très souples s’appuyant systématiquement sur l’envoi de courriels. Il a été décidé d’un commun accord de continuer à travailler de cette manière, y compris pour les saisines hors situation d’urgence. 

    En conséquence, une cible à 95% est maintenue pour l'année 2022.

     

    INDICATEUR        

    2.2 – Suivi des non-conformités constatées lors des inspections

         (du point de vue du contribuable)

    Unité

    2019
    Réalisation

    2020
    Réalisation

    2021
    Prévision
    PAP 2021

    2021
    Prévision
    actualisée

    2022
    Prévision

    2023
    Cible

    Taux d'inspections non conformes ayant donné lieu à une suite administrative ou pénale

    %

    85

    85

    86

    86

    86

    88

     

    Précisions méthodologiques

    Taux d'inspections non conformes ayant donné lieu à une suite administrative ou pénale :

    • Source des données : Application ministérielle RESYTAL (système d’information de la Direction générale de l’alimentation).
    • Mode de calcul de l’indicateur : 
      • numérateur : nombre d’inspections validées au cours de l'exercice dont la note globale est "non-conformité moyenne" ou "non-conformité majeure" et qui ont une suite associée ;
      • dénominateur : nombre d’inspections validées au cours de l'exercice dont la note globale est "non-conformité moyenne" ou "non-conformité majeure".

    Justification des prévisions et de la cible

    Le taux de suites augmente régulièrement grâce à l'attention portée par la Direction générale de l'alimentation et ses services sur la mise en oeuvre des suites administratives et pénales aux non-conformités constatées lors des inspections.

    Au sein de cet indicateur transversal, le niveau aujourd'hui atteint par le domaine de la sécurité sanitaire des aliments (96% en 2020), qui pèse le plus dans le calcul compte tenu du nombre d'inspections réalisées dans ce champ, limite la marge de progression de l'indicateur. En effet, un taux de 100% ne peut de facto être atteint compte tenu de la fermeture ou du changement de raison sociale d'établissements (particulièrement fréquents en remise directe au consommateur et restauration commerciale) et des décalages d'enregistrement (par exemple un re-contrôle réalisé à l'issue du premier trimestre N+1 à la suite d'une mise en demeure notifiée en fin d'année N).

    Les progrès réalisés dans les autres domaines d'action de la DGAL devraient toutefois permettre d'enregistrer une hausse des résultats pour ces domaines en 2021 et une stabilisation pour 2022. En effet, le taux de suites données en santé des végétaux est passée de 78% en 2019 à 87% en 2020. Quant au domaine de la santé et de la protection des animaux, ce taux est passé de 69% à 76% sur la même période. Cette évolution devrait cependant être moins importante que par le passé compte tenu de leur poids relativement plus faible au sein de l'indicateur global.

    L’évolution constatée et anticipée pour cet indicateur au sein des différents domaines d’action de la DGAL permet d'envisager un résultat de 86% en 2022 pour une cible de 88% en 2023.

     

    OBJECTIF    

    3 – S'assurer de la réactivité et de l'efficience du système de contrôle sanitaire


    L’objectif n°3 du programme 206 vise à s’assurer de la réactivité et de l’efficience du système de contrôle sanitaire dont il rend compte à travers la préparation à la gestion d’épizootie, la mesure du délai moyen de traitement du rapport d'inspection et le taux de prélèvements exploitables en cas de non conformité.


    Le premier sous-indicateur, relatif au « taux de réalisation des exercices interministériels de préparation à la gestion de crise sanitaire », vise à s'assurer de la réactivité des différents acteurs en cas d’apparition d’un danger sanitaire majeur sur le territoire national. L'indicateur du précédent triennal relatif au taux de réalisation des exercices de gestion d'épizooties majeures a ainsi été reconduit dans le cadre d'un nouveau cycle (2018-2021) d'exercices interministériels de préparation à la gestion de crise sanitaire, qui s'inscrit dans la composante « épizootie » du dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile). L'objectif est la réalisation d'au moins un exercice interministériel par département au cours du cycle 2018-2021. Ces opérations renforcent la compétence et la coordination de tous les acteurs, publics ou privés, susceptibles d’intervenir dans le cadre du dispositif ORSEC pour les dispositions spécifiques aux épizooties.


    Par ailleurs, le deuxième sous-indicateur mesure le délai moyen de transmission des rapports d'inspection aux professionnels. Ce suivi constitue un indicateur de qualité du service de la DGAL vis-à-vis des professionnels inspectés. L'indicateur couvre l'ensemble des domaines de compétence de la DGAL, soit la protection des végétaux, la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et la santé et protection animales. Il s'applique aussi bien aux inspections réalisées en propre par les services déconcentrés qu'aux inspections déléguées à un organisme tiers.


    Enfin, un troisième sous-indicateur porte sur le « taux de prélèvements disposant des données nécessaires à leur exploitation en cas de résultat non conforme ». Il vise à rendre compte de l'évolution de la qualité des données associées aux prélèvements réalisés par les services placés sous l'autorité de la DGAL dans le cadre de ses plans de contrôle et de surveillance. Il mesure plus précisément la complétude et la cohérence des données collectées, notamment celles qui permettent d'identifier l'échantillon, de retrouver son origine ou sa provenance (traçabilité ascendante) et d'exploiter le résultat. Il porte sur les données à renseigner à la fois lors du prélèvement et lors de l'analyse.


    INDICATEUR        

    3.1 – Préparation à la gestion de risques sanitaires

         (du point de vue du citoyen)

    Unité

    2019
    Réalisation

    2020
    Réalisation

    2021
    Prévision
    PAP 2021

    2021
    Prévision
    actualisée

    2022
    Prévision

    2023
    Cible

    Taux de réalisation des exercices interministériels de préparation à la gestion de crises sanitaires

    %

    40

    47

    55

    55

    15

    40

     

    Précisions méthodologiques

    Taux de réalisation des exercices interministériels de préparation à la gestion de crises sanitaires :

    • Source des données : Application ministérielle SIGAL (système d’information de la Direction générale de l’alimentation).
    • Mode de calcul de l’indicateur :
      • numérateur : nombre de départements ayant réalisé un exercice interministériel portant sur la gestion d’une épizootie sur la période de mise en œuvre du plan (2018-2021) ;
      • dénominateur : nombre de départements.

    Justification des prévisions et de la cible

    La politique d’exercices fait partie du dispositif d’amélioration continue et s’intègre dans la planification et la préparation des services à la gestion de crises sanitaires en santé animale. Le programme vise à ce que chaque département réalise au moins un exercice interministériel de gestion d'épizootie au cours d'un cycle. Ces mises en situation, réalisées dans la cadre du dispositif Orsec et pilotées par le ministère de l’Intérieur, sont un atout à la préparation à l’opérationnalité des services. L’organisation de tels exercices en interministériel, sous l’autorité du préfet de département, peut nécessiter une adaptation locale de la programmation.


    Le cycle en cours (2018-2021) se termine au 31 décembre 2021. Une dynamique a bien été enclenchée au niveau des SIDPC (Service Interministériel de Défense et Protection Civiles), encouragée par un courrier du Directeur général de l'alimentation aux Préfets de départements en novembre 2019 pour l’organisation par les services d’exercices de préparation à la gestion de crises sanitaires, ciblant notamment la peste porcine africaine. Toutefois le contexte sanitaire de la France face à la Covid-19 a freiné cette programmation, et le contexte sanitaire non stabilisé ne permet pas d’atteindre les objectifs prévus en 2022, ce qui amène à abaisser la prévision de réalisation à 15 %. Cependant, il est important de préciser que les services départementaux ont maintenu leur compétence en participant à des mises en situation notamment dans le cadre des exercices de sécurité civile autre que épizooties.


    Il est prévu de reconduire les mêmes objectifs pour le prochain cycle (2022-2024), cette fois sur trois ans de façon à être coordonnés avec la planification des exercices interministériels – Ministère de l'Intérieur. Dans ce cadre il a été demandé à la DGSCGC, d'inscrire pour la prochaine période, la thématique des épizooties dans la liste des thématiques à privilégier.

     

    INDICATEUR        

    3.2 – Efficacité des services de contrôle sanitaire

         (du point de vue du contribuable)

    Unité

    2019
    Réalisation

    2020
    Réalisation

    2021
    Prévision
    PAP 2021

    2021
    Prévision
    actualisée

    2022
    Prévision

    2023
    Cible

    Délai de traitement des rapports d'inspection

    jours

    19

    21

    19

    19

    19

    18

    Taux de prélèvement dont l'analyse est exploitable

    %

    81

    83

    83

    83

    83

    85

     

    Précisions méthodologiques

    Délai de traitement des rapports d'inspection :

    Le délai de traitement court entre la date de réalisation de l'inspection et la date d'édition du rapport final.

    • Source des données : Application ministérielle RESYTAL (systèmes d’information de la Direction générale de l’alimentation).
    • Mode de calcul de l’indicateur :
      • numérateur : somme des délais de traitement des rapports d'inspection ;
      • dénominateur : nombre d’inspections validées au cours de l'exercice.

     

    Taux de prélèvements dont l'analyse est exploitable :

    • Source des données : Application ministérielle SIGAL (système d’information de la Direction générale de l’alimentation).
    • Mode de calcul de l’indicateur : 
      • numérateur : nombre de prélèvements réalisés au cours de l'exercice dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle accompagnés des données attendues ;
      • dénominateur : nombre de prélèvements réalisés au cours de l'exercice dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle.

    Justification des prévisions et de la cible

    Délai de traitement des rapports d’inspections :


    Le délai de traitement des rapports d'inspection par les services de la DGAL doit tendre vers une durée optimale permettant l'information au plus tôt de l'usager des conclusions du contrôle dont il a fait l'objet tout en prenant en compte les délais nécessaires à la production d'un rapport complet et de qualité, validé par la hiérarchie.

    Depuis la création de cet indicateur, le délai moyen de traitement des rapports d'inspection a fortement baissé, passant de 27 jours en 2016 à 21 jours en 2020 (résultat en hausse pour cette dernière année en raison de la crise sanitaire liée à la COVID 19).

    Une évolution à la baisse plus contenue est désormais attendue, certains délais demeurant incompressibles à ce stade, comme ceux relatifs à l'obtention des résultats analyses de prélèvements réalisés au cours de l'inspection. De même, la complexité grandissante de certaines types d'inspection (ex : inspection complète de l'établissement d'abattage, usines agroalimentaires de produits transformés, etc.) allonge la durée de l'inspection elle-même, parfois séquencée, et l'analyse des éléments obtenus en vue de la rédaction du rapport. De même, la nouvelle réglementation européenne a mis l'accent sur la prévention des risques et leur analyse par les professionnels eux-mêmes. Cette évolution conduit les services sanitaires à contrôler les plans de maîtrise sanitaire, plus chronophage qu'une inspection classique d'établissement.

    Compte tenu de ces éléments, la prévision 2021-2022 a été maintenue à 19 jours avec comme objectif d’atteindre 18 jours en 2023.


    Taux de prélèvements dont l’analyse est exploitable :


    Cet indicateur mesure le taux de prélèvements officiels réalisés par les services de la DGAL dont l'ensemble des commémoratifs et des informations recueillis permettent d'exploiter directement le résultat obtenu. Les résultats restants demeurent exploitables mais nécessitent un travail de redressement des données. L'indicateur vise ainsi à rendre compte de l'efficience du dispositif.

    Dans cet objectif, la DGAL a initié en 2016 un projet transversal d'application informatique à l’ensemble des plans de surveillance et des plans de contrôle des contaminants de la chaîne alimentaire. L'application dénommée Qualiplan vise à identifier et améliorer l'efficience du dispositif par la mise en lumière des défauts de qualité des données auprès des services déconcentrés de l’État et des laboratoires de référence.

    Ces informations essentielles portent notamment sur l'identification de l'échantillon prélevé, l'établissement de sa traçabilité tout au long du processus et l'expression du résultat de l'analyse. La qualité de l'information nécessite des procédures et des référentiels adaptés, ainsi qu'une saisie des données et leur retranscription en base de données, tant pour les agents de l’État qui réalisent les prélèvements que pour le personnel des laboratoires agréés chargés de les analyser et de les enregistrer dans la base de données.

    Aux trois principaux plans de prélèvements réalisés dans le domaine vétérinaire par les services déconcentrés initialement intégrés au dispositif Qualiplan, les plans relatifs à la recherche des contaminants d’environnement ont été ajoutés en 2020.

    L'utilisation de Qualiplan s'est intensifiée en 2020 et encore en 2021 avec l'ajout de nouveaux plans de prélèvements et la formation d'agents des services déconcentrés de la DGAL et des laboratoires nationaux de référence, qui encadrent leurs réseaux de laboratoires.

    La poursuite de l'amélioration dans la qualité des résultats est ainsi attendue pour 2022, avec une prévision maintenue à 83 % et une progression régulière vers une cible 2023 fixée à 85 %.