$@FwLOVariable(annee,2022)

$@FwLOVariable(numProg,214)

$@FwLOVariable(libelleProg,Soutien de la politique de l'éducation nationale)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Justification au premier euro)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Justification au premier euro


Éléments transversaux au programme

 

Éléments de synthèse du programme



 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Numéro et intitulé de l'action
ou de la sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives

441 654 082

0

441 654 082

441 654 082

0

441 654 082

02 – Évaluation et contrôle

78 106 969

6 073 381

84 180 350

78 106 969

6 073 381

84 180 350

03 – Communication

9 725 479

4 825 465

14 550 944

9 725 479

4 825 465

14 550 944

04 – Expertise juridique

11 139 906

5 979 908

17 119 814

11 139 906

5 979 908

17 119 814

05 – Action internationale

5 165 689

6 487 988

11 653 677

5 165 689

6 487 988

11 653 677

06 – Politique des ressources humaines

621 159 835

95 798 572

716 958 407

621 159 835

95 798 572

716 958 407

07 – Établissements d'appui de la politique éducative

0

149 649 036

149 649 036

0

149 649 036

149 649 036

08 – Logistique, système d'information, immobilier

278 589 327

444 381 652

722 970 979

278 589 327

478 754 536

757 343 863

09 – Certification

176 496 301

29 568 760

206 065 061

176 496 301

29 568 760

206 065 061

10 – Transports scolaires

0

3 322 845

3 322 845

0

3 322 845

3 322 845

11 – Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

197 054 446

0

197 054 446

197 054 446

0

197 054 446

Total

1 819 092 034

746 087 607

2 565 179 641

1 819 092 034

780 460 491

2 599 552 525




Évolution du périmètre du programme


   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

+1 744 843

+1 066 679

+2 811 522

+4 321 653

+4 321 653

+7 133 175

+7 133 175

Emplois DRARI- Emploi d'un assistant gestionnaire pour la DR d'Ile de France

150 ►

+35 816

+18 093

+53 909

 

 

+53 909

+53 909

Dissolution de la chancellerie de Lyon - Transfert des emplois

150 ►

+428 169

+169 065

+597 234

 

 

+597 234

+597 234

Dissolution chancelleries - SCSP des chancelleries de Versailles et de Lyon

150 ►

 

 

 

+208 356

+208 356

+208 356

+208 356

liens RIE CREPS

124 ►

 

 

 

+240 000

+240 000

+240 000

+240 000

liens RIE DRJSCS

124 ►

 

 

 

+240 000

+240 000

+240 000

+240 000

Reprise en gestion directe des statisticiens de l'INSEE affectés au CEREQ

214 ►

 

 

 

+484 120

+484 120

+484 120

+484 120

Constitution de la sous-direction SNU

163 ►

+898 638

+636 734

+1 535 372

 

 

+1 535 372

+1 535 372

Participation du MESRI à la sous-direction SNU

150 ►

+60 951

+45 274

+106 225

 

 

+106 225

+106 225

Complément transfert JS - Soutien aux SIDSIC

124 ►

+146 242

+60 865

+207 107

 

 

+207 107

+207 107

Complément transfert JS - applicatif informatique

124 ►

 

 

 

+2 282 100

+2 282 100

+2 282 100

+2 282 100

Formation initiale des corps de la filière jeunesse et sports

124 ►

 

 

 

+500 000

+500 000

+500 000

+500 000

Fonctionnement courant des services JS des COM

124 ►

 

 

 

+350 000

+350 000

+350 000

+350 000

Transfert de 5 emplois de l'opérateur Canopé vers la DGESCO

214 ►

+175 027

+136 648

+311 675

+17 077

+17 077

+328 752

+328 752

Transferts sortants

-3 369 987

-1 561 412

-4 931 399

-805 474

-805 474

-5 736 873

-5 736 873

Adhésion action sociale interministérielle Programme 214

► 148

 

 

 

-16 739

-16 739

-16 739

-16 739

Transfert d'emploi entre les services statistiques du MENJS et du MESRI

► 150

-40 386

-19 642

-60 028

 

 

-60 028

-60 028

Mise en place des guichets uniques du sport de haut niveau

► 219

-2 890 305

-1 401 730

-4 292 035

 

 

-4 292 035

-4 292 035

Reprise en gestion directe des statisticiens de l'INSEE affectés au CEREQ

► 214

-344 080

-140 040

-484 120

 

 

-484 120

-484 120

Chef de projet billetterie interconnectée sport tourisme

► 224

-95 216

 

-95 216

 

 

-95 216

-95 216

Rétrotransfert des moyens au P354 au titre de la Guyane (suites de la réforme OTE).

► 354

 

 

 

-16 933

-16 933

-16 933

-16 933

Transfert de 5 emplois de l'opérateur Canopé vers la DGESCO

► 214

 

 

 

-328 752

-328 752

-328 752

-328 752

Transfert de 5 emplois de l'opérateur Canopé vers la DGESCO (suite)

► 230

 

 

 

-443 050

-443 050

-443 050

-443 050

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

+36,00

+5,00

Emplois DRARI- Emploi d'un assistant gestionnaire pour la DR d'Ile de France

150 ►

+1,00

 

Dissolution de la chancellerie de Lyon - Transfert des emplois

150 ►

+14,00

 

Reprise en gestion directe des statisticiens de l'INSEE affectés au CEREQ

214 ►

 

+5,00

Constitution de la sous-direction SNU

163 ►

+13,00

 

Participation du MESRI à la sous-direction SNU

150 ►

+1,00

 

Complément transfert JS - Soutien aux SIDSIC

124 ►

+2,00

 

Transfert de 5 emplois de l'opérateur Canopé vers la DGESCO

214 ►

+5,00

 

Transferts sortants

-62,00

-5,00

Transfert d'emploi entre les services statistiques du MENJS et du MESRI

► 150

-1,00

 

Mise en place des guichets uniques du sport de haut niveau

► 219

-55,00

 

Reprise en gestion directe des statisticiens de l'INSEE affectés au CEREQ

► 214

-5,00

 

Chef de projet billetterie interconnectée sport tourisme

► 224

-1,00

 

Transfert de 5 emplois de l'opérateur Canopé vers la DGESCO

► 214

 

-5,00

 

 

Emplois et dépenses de personnel


   Emplois rémunérés par le programme

(en ETPT)

Catégorie d'emplois

Plafond
autorisé
pour 2021

Effet des
mesures de
périmètre
pour 2022

Effet des
mesures de
transfert
pour 2022

Effet des
corrections
techniques
pour 2022

Impact des
schémas
d’emplois
pour 2022

dont extension
en année pleine des
schémas d'emplois
2021 sur 2022

dont impact
des schémas
d'emplois
2022 sur 2022

Plafond
demandé
pour 2022

(1)

(2)

(3)

(4)

(5) = 6-1-2-3-4

(6)

Enseignants du 1er degré

37,00

0,00

0,00

-29,00

0,00

0,00

0,00

8,00

Enseignants du 2nd degré

172,00

0,00

0,00

-86,00

0,00

0,00

0,00

86,00

Enseignants chercheurs et assimilés

4,00

0,00

0,00

-4,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

884,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

884,00

Personnels d'encadrement

1 958,00

0,00

+5,00

+46,00

0,00

0,00

0,00

2 009,00

Personnels administratif, technique et de service

24 547,00

0,00

+24,00

+74,00

-10,00

0,00

-10,00

24 635,00

Personnels de la jeunesse et des sports

1 151,00

0,00

-55,00

0,00

+80,00

0,00

+80,00

1 176,00

Total

28 753,00

0,00

-26,00

+1,00

+70,00

0,00

+70,00

28 798,00

 

Les mesures de transfert pour 2022 qui impactent le plafond d’emplois s’inscrivent dans la continuité de la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’État, avec le rapprochement de deux réseaux auparavant distincts, les services académiques (rectorats et directions des services départementaux de l’éducation nationale) d’une part, et le réseau de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, d’autre part.

 

   Évolution des emplois

(en ETP)

Catégorie d'emplois

Sorties
prévues

dont départs
en retraite

Mois moyen
des sorties

Entrées
prévues

dont primo
recrutements

Mois moyen
des entrées

Schéma
d'emplois
 

Enseignants du 1er degré

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Enseignants du 2nd degré

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Enseignants chercheurs et assimilés

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Personnels d'encadrement

54,00

45,00

9,00

54,00

0,00

9,00

0,00

Personnels administratif, technique et de service

708,00

569,00

9,00

678,00

0,00

9,00

-30,00

Personnels de la jeunesse et des sports

0,00

0,00

0,00

80,00

0,00

1,00

+80,00

Total

762,00

614,00

812,00

0,00

+50,00

 

Hypothèses de sorties

Les sorties sont principalement constituées par les départs de personnels titulaires comprenant les départs définitifs (retraites, décès, radiations, démissions) et le solde entre les entrées et les sorties provisoires (réintégrations, disponibilités, congés parentaux, congés de longue durée, détachements…).

Hypothèses d’entrées

Les entrées (812 ETP) correspondent au recrutement de personnels d’encadrement et de personnels administratifs, technique et de service. Elles incluent la création de 80 emplois de chefs de projets pour le développement du service national universel (SNU), amenés à exercer leurs missions au sein des délégations régionales académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) dans les régions académiques et des services départementaux (SDJES) au sein des DSDEN. Ces emplois sont créés pour renforcer le pilotage du SNU et accompagner son extension à 50 000 jeunes en 2022.  


STRUCTURE DU PROGRAMME


Ce programme regroupe la masse salariale des personnels titulaires, stagiaires, contractuels ou vacataires intervenant dans les services centraux et académiques de l’éducation nationale (rectorats, directions des services départementaux) au titre de l’enseignement scolaire et de la jeunesse et des sports :

– personnels administratifs ;

– personnels techniques, ouvriers et de service ;

- personnels chargés du pilotage et de la mise en œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative ;

– autres personnels (notamment d’inspection, de direction, d’information et d’orientation ou médico-sociaux).

L’ensemble de la rémunération des apprentis, à l’exception des étudiants apprentis professeurs, est imputée sur ce programme quelle que soit leur affectation.


Les agents appartiennent pour 28,7 % à un corps de catégorie A, pour 28,1 % à un corps de catégorie B et pour 43,32% à un corps de catégorie C.


La masse salariale intègre les rémunérations principales et accessoires qui leur sont versées ainsi que les cotisations et les prestations sociales afférentes. Elle comprend également une partie des crédits consacrés à la formation et à l’action sociale de ces personnels.

 

   Effectifs et activités des services

Répartition du plafond d'emplois par service

(en ETPT)

Service
 

LFI 2021

PLF 2022

dont mesures
de transfert

dont mesures
de périmètre

dont corrections
techniques

Impact des schémas
d'emplois
pour 2022

Dont extension en année pleine
du schéma d'emplois
2021 sur 2022

Dont impact du schéma d'emplois
2022 sur 2022

Administration centrale

3 021,00

3 036,00

+14,00

0,00

1,00

0,00

0,00

0,00

Services régionaux

25 661,00

25 691,00

-40,00

0,00

0,00

+70,00

0,00

+70,00

Autres

71,00

71,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Total

28 753,00

28 798,00

-26,00

0,00

1,00

+70,00

0,00

+70,00


(en ETP)

Service
 

Schéma d’emplois
(Prévision PAP)

ETP
au 31/12/2022
(Prévision PAP)

Administration centrale

0,00

3 035,00

Services régionaux

+50,00

25 671,00

Autres

0,00

71,00

Total

+50,00

28 777,00


Par convention, la rubrique "Services régionaux" regroupe les effectifs des services déconcentrés. Dans la rubrique "Autres" figurent les emplois de l'Institut des hautes études de l'éducation et de la formation (IH2EF), service à compétence nationale dont les agents sont payés par l'administration centrale.


Les évolutions du plafond d’emplois pour 2022 tiennent notamment compte du transfert entrant de +13 ETPT en administration centrale au titre de la constitution de la sous-direction du service national universel.


Répartition du plafond d'emplois par action

Numéro et intitulé de l'action ou de la sous-action
 

ETPT

01 Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives

7 313,00

02 Évaluation et contrôle

1 031,00

03 Communication

175,00

04 Expertise juridique

231,00

05 Action internationale

82,00

06 Politique des ressources humaines

11 279,00

07 Établissements d'appui de la politique éducative

0,00

08 Logistique, système d'information, immobilier

4 771,00

09 Certification

1 401,00

10 Transports scolaires

0,00

11 Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

2 515,00

Total

28 798,00

 

Une délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) est désormais créée dans chaque région académique (y compris en outre-mer, sauf en Guyane), avec à leur tête un délégué. Un service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) est constitué dans chaque DSDEN.

Recensement du nombre d'apprentis

Nombre d'apprentis pour l'année scolaire 2021-2022 :  46,00

 

   Indicateurs de gestion des ressources humaines

Les indicateurs de gestion des ressources humaines sont présentés dans le volet "Performance".

 

   Présentation des crédits par catégorie et contributions employeurs

Catégorie
 

LFI 2021

PLF 2022

Rémunération d'activité

1 086 149 485

1 115 416 941

Cotisations et contributions sociales

657 552 411

663 141 228

Contributions d'équilibre au CAS Pensions :

497 409 337

494 447 793

    – Civils (y.c. ATI)

497 409 337

494 447 793

    – Militaires

 

 

    – Ouvriers de l'État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

 

 

    – Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

 

 

Cotisation employeur au FSPOEIE

 

 

Autres cotisations

160 143 074

168 693 435

Prestations sociales et allocations diverses

38 222 631

40 533 865

Total en titre 2

1 781 924 527

1 819 092 034

Total en titre 2 hors CAS Pensions

1 284 515 190

1 324 644 241

FDC et ADP prévus en titre 2

90 000

90 000

 

S’agissant des prestations sociales, le montant correspondant aux prestations chômage de 7,1 M€ recouvre les dépenses relatives à l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et prend en compte les conséquences de la création de la rupture conventionnelle depuis le 1er janvier 2020. Ce nouveau mode de rupture de la relation de travail se combine avec le versement de l’ARE.

EVOLUTION DE LA DEPENSE DE PERSONNEL

Le montant des dépenses de personnel de ce programme s’élève à 1 819,1 M€ (CAS pensions compris), soit une hausse de 37,2 M€ par rapport à la LFI 2021.

 Cette variation (CAS Pensions compris) s’explique principalement par :

  • l’impact du schéma d’emplois 2022, avec la création de 80 emplois de chefs de projet pour le Service national universel ;
  • un solde glissement vieillesse technicité (GVT) de + 12,5 M€ ;
  • les mesures catégorielles, avec une enveloppe de 8,6 M€ prévue pour les mesures du programme 214 ;
  • l'aide au remboursement de la protection sociale complémentaire (5,4 M€).

REMUNERATIONS HORS CONTRIBUTIONS ET COTISATIONS EMPLOYEURS ET HORS PRESTATIONS ET ACTION SOCIALE

La décomposition des crédits de rémunération s’établit de la façon suivante :

Rémunérations principales (traitement indiciaire, indemnité de résidence, bonification indiciaire, nouvelle bonification indiciaire, supplément familial de traitement, majoration DOM-TOM, CLD…) : 832,4 M€, non chargées des cotisations employeurs, se répartissant ainsi :

– traitements indiciaires (titulaires, non-titulaires et stagiaires) : 779,4 M€ ;

– majorations de traitement pour les personnels affectés outre-mer : 23,8 M€ ;

– supplément familial de traitement : 7,1 M€ ;

– indemnité de résidence : 9,6 M€ ;

– bonification indiciaire et nouvelle bonification indiciaire : 7,6 M€ ;

– congés longue durée : 4,7 M€



Indemnités : 204,2 M€ (hors cotisations employeurs) dont principalement :

- le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (IFSE) : 182 M€ ;

- l’indemnité compensatrice de la CSG : 9,5 M€.

- l'aide à la protection sociale complémentaire : 5,4 M€


Examens et concours : 65,3 M€ non chargés des cotisations employeurs.

Vacations et suppléances : 18,2 M€ non chargés des cotisations employeurs.

 COTISATIONS SOCIALES ET CONTRIBUTIONS EMPLOYEURS

 Cotisations sociales (part employeur) : 663,1 M€ se répartissant ainsi :

– le montant de la cotisation au compte d’affectation spéciale pensions civiles s’élève à 494,4 M€, dont 492,3 M€ au titre des pensions des fonctionnaires civils (taux de 74,28 %) et 2,1 M€ au titre de l’allocation temporaire d’invalidité (taux de 0,32 %) ;

– le montant de la cotisation au régime de sécurité sociale (titulaires, stagiaires et non titulaires) s’élève à 80,7 M€ ;

– le montant de la cotisation employeur à la Caisse nationale d’allocations familiales pour les personnels titulaires et non titulaires du ministère (taux de 5,25 %) est de 39,6 M€ ;

– le montant de la cotisation au titre de la taxe pour les transports, versée aux collectivités locales s’élève à 15,3 M€ ;

– le montant de la cotisation au titre du régime de retraite additionnel de la fonction publique s’élève à 7,5 M€ ;

– le montant de la cotisation employeur au Fonds national d’aide au logement est de 3,9 M€ ;

– le montant des autres cotisations (contribution solidarité autonomie, cotisations aux assurances privées, cotisations aux autres organismes sociaux…) s’élève à 20,0 M€.

   Éléments salariaux

(en millions d'euros)

Principaux facteurs d'évolution de la masse salariale hors CAS Pensions
 

Socle Exécution 2021 retraitée

1 302,65

Prévision Exécution 2021 hors CAS Pensions

1 298,27

Impact des mesures de transfert et de périmètre 2021–2022

-1,63

Débasage de dépenses au profil atypique :

6,01

    – GIPA

-0,19

    – Indemnisation des jours de CET

-2,38

    – Mesures de restructurations

0,00

    – Autres

8,58

Impact du schéma d'emplois

4,83

EAP schéma d'emplois 2021

0,00

Schéma d'emplois 2022

4,83

Mesures catégorielles

6,58

Mesures générales

0,12

Rebasage de la GIPA

0,09

Variation du point de la fonction publique

0,00

Mesures bas salaires

0,02

GVT solde

6,22

GVT positif

11,41

GVT négatif

-5,19

Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA

-1,89

Indemnisation des jours de CET

2,13

Mesures de restructurations

0,00

Autres

-4,03

Autres variations des dépenses de personnel

6,14

Prestations sociales et allocations diverses - catégorie 23

5,43

Autres

0,71

Total

1 324,64

 

Le PLF 2021 est construit sur l’hypothèse d’une valeur de point fonction publique de 56,2323 €.

Il n’est prévu aucune augmentation de la dépense au titre de l’indemnité dite de garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA - décret 2008-539 du 6 juin 2008).

La ligne « Débasage de dépenses au profil atypique » correspond aux retenues pour grèves (0,1 M€) et aux rétablissements de crédits (4,9 M€ hors CAS Pensions) prévus en 2021. Pour 2021, cette ligne intègre également les variations de dépenses exceptionnelles liées à l’impact en 2021 de l’épidémie de COVID-19 (4,6 M€).

La ligne « Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA » correspond à des atténuations de dépenses. Les montants prévisionnels 2022 concernent les retenues pour fait de grève (-0,1 M€) et les rétablissements de crédits (-4,9 M€).

La ligne « Autres variations de dépenses de personnel » correspond notamment à l’aide aux dépenses de protection sociale complémentaire qui bénéficiera à tous les agents éligibles du programme 214 (5,4M€).

Le GVT solde s’élève à 6,2 M€ hors CAS en 2021, soit 0,5% de la masse salariale du programme. Le GVT positif (11,4 M€ hors CAS, soit 0,9 % de la masse salariale du programme) est compensé pour partie par le différentiel de rémunération entre les sortants et les entrants (GVT négatif pour un montant de -5,2 M€ hors CAS, soit 0,4 % de la masse salariale du programme).

Coûts entrée-sortie

Catégorie d'emplois

Coût moyen chargé HCAS

dont rémunérations d’activité

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Enseignants du 1er degré

0

0

0

0

0

0

Enseignants du 2nd degré

0

0

0

0

0

0

Enseignants chercheurs et assimilés

0

0

0

0

0

0

Personnels d'accompagnement et de suivi des élèves et étudiants

33 205

43 856

49 536

28 130

29 603

41 822

Personnels d'encadrement

69 314

81 404

85 061

61 844

63 920

75 512

Personnels administratif, technique et de service

32 807

38 813

39 489

29 696

32 431

34 288

Personnels de la jeunesse et des sports

48 258

53 742

58 885

42 111

45 500

50 697

 

Les indices retenus sont, pour les coûts d'entrée, les indices de recrutement et, pour les coûts de sortie, les indices que détiennent, en moyenne, les personnels partant à titre définitif (retraite, décès, démission ...). Pour les indemnités, la méthode de calcul tient compte des indemnités perçues en moyenne par l'ensemble des personnels. Les taux de cotisations en vigueur sont appliqués.


Les coûts globaux sont calculés au prorata des plafonds d'emplois de chaque catégorie, sur l'ensemble des crédits prévus pour 2022, hors prestations sociales, hors indemnités et vacations de jury et concours versées à des personnels émargeant sur les autres programmes de la mission.

 

Mesures catégorielles

Catégorie ou intitulé de la mesure

ETP
concernés

Catégories

Corps

Date d’entrée
en vigueur
de la mesure

Nombre
de mois
d’incidence
sur 2022

Coût

Coût
en
année pleine

Effets extension année pleine

1 147 608

1 721 412

Mesures de revalorisation et d'accompagnement issues du Grenelle de l'Éducation et de l'agenda social 2021

2 386

A B C

Tous corps

09-2021

8

1 147 608

1 721 412

Mesures indemnitaires

5 433 000

5 433 000

Revalorisation des enseignants et accompagnement des mesures issues du Grenelle de l'Éducation

 

A B C

Tous corps

01-2022

12

5 433 000

5 433 000

Total

6 580 608

7 154 412

 

Au total, les mesures catégorielles représentent une enveloppe estimée à 6,6 M€ (hors CAS Pensions) sur le programme 214.

Cette enveloppe permettra de poursuivre la mise en œuvre des mesures de revalorisation engagées en 2021 (1,1 M€) et de mettre en œuvre les mesures décidées dans le cadre du Grenelle de l'Education pour un montant de 5,4 M€, dont la poursuite de la revalorisation et de la requalification des personnels de la filière administrative et le relèvement du taux de promotion des agents de la filière ITRF. S’agissant de la filière administrative, d’autres mesures de revalorisation seront financées dans un cadre interministériel.


Dans le prolongement des décisions annoncées et mises en œuvre en 2021, les nouveaux engagements pris à l’issue du Grenelle de l’Education conduiront à une revalorisation globale de près de 1,2 Md€ des personnels de l’Education nationale sur 2021-2022. La synthèse générale est présentée dans la présentation stratégique de la mission. 

 

 

Dépenses pluriannuelles

 

 

Grands projets informatiques


 

   CYCLADES

CYCLADES doit remplacer le système d’information OCEAN opérationnel depuis 1997 et dont les technologies sont devenues obsolètes. Ce système d’information gère les examens (dont certains de l’enseignement supérieur tels que les brevets de techniciens supérieurs, les diplômes comptables supérieurs, mention complémentaire) et des concours du ministère de l’éducation nationale ainsi que plus de 600 concours d’autres ministères dans le cadre des centres de services partagés (CSP) depuis 2011.

CYCLADES accompagne les agents dans tout le déroulement d’une session d’un examen ou d’un concours, de l’inscription des candidats jusqu’à la publication de leurs résultats, en passant par la correction des copies et la dématérialisation des processus. Il est également disponible pour les candidats des examens et concours, au travers d’un espace qui leur est dédié, permettant la transmission de pièces dématérialisées.


Le projet est organisé en paliers, chacun ayant un périmètre fonctionnel et un périmètre métier complet. Cet allotissement de CYCLADES est construit en adéquation avec le déroulement d’une session d’examens ou de concours. Ces paliers sont répartis sur 9 années de 2013 à 2021, les deux premières années ont permis la construction du socle technique. Parallèlement, chaque année, des profils d’examens et de concours sont décommissionnés d’OCEAN pour être gérés dans CYCLADES.


Les sept premiers paliers (2013-2019) ont permis de prendre en charge le diplôme national du brevet (DNB), les épreuves anticipées du baccalauréat général et technologique, le certificat de formation générale (CFG), le baccalauréat professionnel, les concours administratifs déconcentrés et les concours enseignants du 1er degré, l’expérimentation du baccalauréat professionnel dans 10 académies, l’expérimentation de la dématérialisation de la correction des copies pour atteindre plus de 2 millions de candidats traités dans le SI.


L’année 2020 correspond à la fin du palier 8 et au début du palier 9. Les travaux réalisés dans le palier 8 ont permis de couvrir le déploiement du baccalauréat professionnel, de gérer les E3C du baccalauréat (devenus EC en session 2021). La session « COVID » liée à la situation sanitaire a eu pour impact la dépriorisation de certaines livraisons remplacées par des développements répondant aux enjeux d’organisation en période de crise sanitaire tels que l’annulation des épreuves du baccalauréat et à la nécessité d’implémenter un processus dérogatoire pour la collecte des notes du contrôle continu.

Une partie des travaux a été reportée sur 2021. L’application SANTORIN (le service intégré à CYCLADES de dématérialisation des corrections) a été fiabilisée et améliorée dans la perspective d’une croissance de son utilisation pour les examens et pour les concours. Sur l’année 2020-2021, le palier 9 a permis de gérer les examens et concours des sessions précédentes ainsi que le Baccalauréat Général et Technologique réformé (Terminale) et l’intégration des concours Jeunesse et Sports non prévus dans la trajectoire initiale de CYCLADES.

Malgré l’impact de la crise sanitaire, 2 502 696 candidats ont été inscrits aux examens, 208 983 aux concours et 15 938 aux autres domaines (Brevet initiation aéronautique…), soit un total de 2 727 617 inscrits sur la session courante et plus de 2 millions sur la session précédente. Dans le même temps, il est à noter la forte progression de la dématérialisation des corrections de copies.

L’application Océan a été très fortement impactée sur les sessions 2020 et 2021 pour les épreuves de BEP, CAP, BTS et brevets professionnels, avec la nécessité d’ajustements importants. OCEAN conserve la gestion d’une partie des concours CE2 (Enseignants Second Degré) pour la session 2022. L’ensemble des Examens est basculé sur CYCLADES à compter de septembre 2021.


Le glissement de certains travaux en raison de la mise en œuvre des mesures COVID, le décalage d’une année dans la bascule des concours enseignants second degré d’OCEAN vers CYCLADES, la prise en charge des concours de recrutement des agents sur missions Jeunesse et Sports auxquels s’ajoutent la prise en charge de la réforme de la voie professionnelle et de la réforme des concours se traduisent par un glissement de charge sur 2021 et 2022, année qui marquera la fin de la trajectoire. Les années 2023 et 2024 seront consacrées à des activités de maintenance et de décommissionnement de l’application OCEAN.

A terme, CYCLADES couvrira l’intégralité des examens et concours couverts par OCEAN, soit plus de 3,2 millions de candidats.

 

Année de lancement du projet

2010

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Examens et Concours

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2019
et années
précédentes

2020
Exécution

2021
Prévision

2022
Prévision

2023
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

24,65

24,34

6,04

5,91

9,83

9,83

9,32

9,32

4,20

4,65

54,04

54,04

Titre 2

12,58

12,58

1,81

1,81

2,80

2,80

2,80

2,80

1,05

1,05

21,04

21,04

Total

37,23

36,92

7,85

7,71

12,63

12,63

12,12

12,12

5,25

5,70

75,08

75,08

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

12,50

75,08

+500,66

Durée totale en mois

84

153

+82,14

 

Le coût et la durée du projet CYCLADES répondent aux critères définis par l’arrêté du 14 novembre 2014 pris pour l’application de l’article 3 du décret n° 2014-879 du 1er août 2014 relatif au système d’information et de communication de l’État. En 2012, ce coût présenté et validé par la DINSIC était de 38,5 millions d’euros. L’indicateur de performance ne prenait en compte initialement que les dépenses HT2 de réalisation, accompagnement au changement et assistance à la maîtrise d’ouvrage soit 12,5 millions d’euros.


La trajectoire budgétaire (coût et durée) présentée prend en compte les effets des différentes réformes pour les examens (DNB 2017 et baccalauréats général et technologique 2021) intervenues depuis le lancement. Elle inclut également le coût prévisionnel pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) sur deux années.


La crise sanitaire liée au COVID-19 a eu des impacts en retardant notamment la mise en œuvre de certaines sessions d’examens et concours du second degré qui devaient se dérouler à la rentrée 2021, ce qui a pour effet de rallonger la trajectoire d’un an (fin en 2022).

 

Le système conduit à transférer les infrastructures de l’échelon académique à l’échelon national, accompagné d’une modélisation et d’un développement dans un langage de programmation orienté « objet » permettant à la solution de mieux s’intégrer dans la complexité de l’écosystème des systèmes d’information actuels. Ces choix de conception rendent l’application plus structurée, interopérable et maintenable. Il en résulte donc une baisse progressive du coût de maintenance et d’exploitation globale sur le domaine « examens et concours ».

Les bénéfices attendus du projet CYCLADES sont :

  • une adaptabilité améliorée aux évolutions réglementaires ;

  • un élargissement du périmètre des concours ou des examens dans le respect des dispositions définies dans le code de l’éducation ;

  • une interopérabilité avec les référentiels et les autres applications du ministère ;

  • une forte évolutivité vers la dématérialisation des processus et la gestion d’un archivage numérique performant.


En 2022, le périmètre de CYCLADES portera sur plus de 3,2 millions de candidats aux examens et concours, conduisant à une mobilisation annuelle de 4 700 centres d’examens et 200 000 correcteurs pour gérer 21 millions de copies et 30 millions de notes par session.

 

   OP@LE

Le projet OP@LE porte sur la refonte du système d’information de gestion financière et comptable dans une nouvelle architecture pour adapter le cadre comptable des collèges et des lycées publics (EPLE) à la nouvelle réglementation budgétaire et comptable.


À l’origine, une refonte technologique de l’application historique était prévue sur la base de développements internes. En 2015, une réflexion conduite avec la maîtrise d’ouvrage a permis de prendre la mesure des adaptations réglementaires nécessaires et a fait évoluer le projet initial vers un projet de transformation métier s’appuyant sur les processus définis pour le nouveau progiciel. Afin de choisir la solution, un marché selon la procédure du dialogue compétitif a été lancé en 2016. Dans ce contexte transitoire, seules les dépenses de maintenance courante de l’application existante, d’études de cadrage de la future solution et d’assistance à maîtrise d’ouvrage ont été engagées.

 

Année de lancement du projet

2014

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Finances

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2019
et années
précédentes

2020
Exécution

2021
Prévision

2022
Prévision

2023
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

15,45

9,63

9,97

3,78

8,30

12,47

9,28

8,59

16,70

25,24

59,71

59,71

Titre 2

2,41

2,41

0,30

0,30

0,43

0,43

0,43

0,43

0,65

0,65

4,23

4,23

Total

17,87

12,05

10,27

4,08

8,73

12,90

9,71

9,02

17,35

25,89

63,94

63,94

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

44,30

63,94

+44,33

Durée totale en mois

56

100

+78,57

 

Ce projet, ayant un budget prévisionnel de plus de 9 M€ a fait l’objet d’une saisine de la DINSIC, au titre de la procédure définie à l’article 3 du décret n° 2014-879 du 1er août 2014. Un avis favorable a été rendu le 9 février 2018.

Le coût du projet intègre la conduite du changement, particulièrement importante (35 000 utilisateurs pour un coût global estimé à 22 M€). Ce montant inclut les frais de déplacement des utilisateurs et des formateurs en académie, les indemnités des formateurs, les outils de formation développés par le titulaire dans le cadre du marché. Ce montant a été augmenté de 4 M€ pour tenir compte de la réévaluation induite par le décret n° 2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat.


Après une phase d’avant-projet de trois ans, le démarrage du projet OP@LE a eu lieu le 15 mars 2018. Les ateliers de conception générale se sont déroulés entre mi-avril et fin juillet 2018. Les travaux de conception détaillée ont commencé en 2019 et se sont poursuivis courant 2020 en parallèle de la réalisation et de la qualification. Des utilisateurs en EPLE ont participé à chaque atelier fonctionnel.


Le titulaire du marché n’ayant pu respecter le calendrier prévu de la version 1, la première phase pilote, prévue initialement au 1er janvier 2020, n’a pu être effective qu’au 1er janvier 2021, soit un an plus tard. Début décembre 2020, 43 EPLE ont commencé à saisir leur référentiel dans l’application pour un démarrage de la gestion au 1er janvier 2021. Il est à noter que, malgré la crise sanitaire, les formations des formateurs internes ont été maintenues en présentiel et en distanciel avec un bon retour de satisfaction des stagiaires. Le décalage d’une année a eu pour impact principal le report du démarrage du dispositif de formation des utilisateurs en académie sur 2022 au lieu de 2021.

La version 2 d’OP@LE, structurée en 2 lots dont le premier doit permettre de clôturer l’exercice des établissements pilotes, devait être déployée en novembre 2020. Mais les changements, évoqués ci-dessus sur l’année 2020, ont nécessité les modifications suivantes sur l’année 2021 :

- le report d'activité initialement prévue en 2020, comme la réalisation de la V2 revue pour être lotie (coût estimé à 1,5 M€);

- l'adaptation des vagues de déploiements et du dispositif de formation pour prendre en compte le décalage de la phase pilote.


Parallèlement, il a été identifié un besoin d’assistance accru non prévu initialement. En effet, le ministère n’a actuellement pas la capacité à absorber des vagues de déploiement de plusieurs centaines d’établissements à la fois. Afin de ne pas rallonger la durée du projet sur de trop nombreuses années impliquant le maintien en parallèle de l’application historique, le ministère a décidé de mettre en place une cellule d’assistance au déploiement. Cette cellule à durée limitée composée principalement de prestataires a un coût estimé à 7 M€ entre fin 2021 et début 2025. La nécessité de mettre en place cette cellule s’appuie, pour les vagues de déploiement importantes, sur l’analyse qu’en l’état actuel, le ratio serait d’un ETP pour 450 utilisateurs finaux, bien inférieur à d’autres ratios observés pour ce type d’outil. Ainsi, à titre de comparaison, sur Chorus (ERP SAP financier de l’Etat) le ratio était d’un ETP pour 30 utilisateurs et pour Canopé (projet finances sur ERP Qualiac avec un périmètre similaire à celui d’OP@LE) d’un ETP pour 133 utilisateurs. La mise en place de cette cellule d’assistance au déploiement permettra de ramener le ratio d’assistance par rapport au nombre de nouveaux utilisateurs de la solution à environ un ETP (support) pour 200 utilisateurs. La trajectoire de déploiement du projet a été revue en fonction de la capacité à former les utilisateurs mais également pour réduire le besoin d’assistance lié au déploiement dans les établissements.


Le ministère a donc dû revoir la trajectoire du projet. En conséquence, la fin du déploiement a été repoussée d’une année (décembre 2023).

Les modifications de trajectoire prévues pour 2021 à 2023 doivent ainsi permettre de tenir les objectifs d’une première expérimentation d’OP@LE en 2021 et d’une généralisation en 2022/2023.


Le déploiement d’OP@LE va permettre de supprimer à terme les 8000 serveurs mis à disposition par les collectivités pour permettre de faire fonctionner l’application actuelle GFC. Par ailleurs, la dématérialisation des processus financiers (commandes, factures…) ainsi que la mise à disposition des comptes financiers vers l’infocentre DGFiP permet une économie sur les coûts suivants : diminution de la consommation papier en EPLE, diminution des coûts de transport, suppression de la redevance des licences pour les logiciels de gestion des immobilisations des EPLE, diminution des frais d’archivage et de fournitures administratives afférentes. Le gain attendu après bascule de tous les établissements sur OP@LE est estimé à 4,5 M€ par an.

 

Les bénéfices attendus du projet OP@LE sont :

  • l’amélioration de la qualité comptable et la sécurisation des données ;

  • la dématérialisation des pièces ;

  • la réponse à l’obsolescence technologique permettant de meilleures performances et une meilleure interopérabilité ;

  • une meilleure capacité d’évolution à la réglementation.

 

   OPER@ (SI PAIE des EPLE)

En 2008, le ministère a mis à disposition des EPLE une solution progicielle appelée « GOSPEL » destinée à assurer la paie des contrats aidés, des assistants d’éducation, des contractuels et des intervenants rémunérés à la vacation. À ce jour, environ 120 000 contrats en moyenne mensuelle sont payés dans 431 établissements ordonnateurs, couvrant 4 275 établissements employeurs. GOSPEL est concurrencé par des logiciels du marché, qui réalisent 80 à 90 000 payes mensuelles en moyenne, pour le compte d’environ 3 500 établissements employeurs.


Fin 2012, la conjonction de trois facteurs a conduit à envisager le remplacement de GOSPEL :

  • la survenance de difficultés techniques : risque sur la production de la paye posant la question de la robustesse de l’outil et de son environnement applicatif ;

  • des évolutions réglementaires majeures à court terme : la déclaration sociale nominative et le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu ;

  • la fin programmée de la maintenance éditeur et l’arrêt concomitant de la maintenance applicative et réglementaire sur GOSPEL. 


Les enjeux du nouveau projet OPER@ sont les suivants :

  • garantir l’application de la réglementation en matière de paie et de prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu ;

  • permettre la production des états post-paie ;

  • faciliter l’intégration des EPLE utilisant d’autres logiciels dans le nouveau SI Paie ;

  • mettre en place un système de rapport d’informations à destination des instances décisionnelles ainsi qu’aux différents financeurs ;

  • sécuriser les procédures de paie et la traçabilité dans l’outil informatique ;

  • disposer d’un système d’information facilement évolutif et dont la maintenance est aisée ;

  • fiabiliser le processus de paie pour une population en parcours d’insertion sociale ;

  • améliorer le suivi des contrats aidés sur une grande partie du cycle de gestion des ressources humaines.

 

Année de lancement du projet

2015

Financement

0214-08

Zone fonctionnelle principale

Ressources Humaines

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2019
et années
précédentes

2020
Exécution

2021
Prévision

2022
Prévision

2023
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

14,82

13,40

2,24

2,25

2,10

3,50

0,00

0,00

0,00

0,00

19,15

19,15

Titre 2

0,60

0,60

0,28

0,28

0,20

0,20

0,00

0,00

0,00

0,00

1,09

1,09

Total

15,42

14,01

2,52

2,53

2,30

3,70

0,00

0,00

0,00

0,00

20,24

20,24

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

12,00

20,24

+68,65

Durée totale en mois

48

84

+75,00

 

Initialement prévue mi-octobre 2017, la fin de validation de la phase de conception d’OPER@ a été repoussée pour permettre d’instruire et d’intégrer les décisions de juillet 2017 en matière de cible organisationnelle à mettre en œuvre pour prendre en charge la déclaration sociale nominative (DSN), selon la solution la plus proche du standard proposé par le progiciel HR Access. Le report de la phase de conception a conduit à replanifier la suite du projet et à revoir la trajectoire de déploiement. Il a permis de modifier le cahier des clauses fonctionnelles et techniques (CCFT) en précisant les modalités d’instruction et de commande d’évolutions qui ne figuraient pas dans l’expression de besoin initiale, et en intégrant des changements du périmètre fonctionnel.

La phase de vérification d’aptitude menée pendant le 1er semestre 2019 n’a pas pu se dérouler dans des conditions optimales pour les raisons suivantes :

  • le périmètre n’a pas pu être validé en raison notamment du calendrier très contraignant qui prévoyait des recettes utilisateurs pendant les congés scolaires ;

  • les académies pilotes ont dû se désengager ou limiter leur engagement dans cette phase de vérification d'aptitude du fait notamment de l’absence d’outil de reprise des données mis à leur disposition ;

  • de nombreuses autres demandes d’évolution ont été formulées.

Face à cette situation, le comité directeur du 25 mai 2019 a décidé de ne pas prononcer la vérification d'aptitude.

Toutes les fonctionnalités n’ayant pas pu être testées par les utilisateurs, le ministère a souhaité réaliser une phase de vérification d'aptitude supplémentaire. Des commandes supplémentaires ont également été passées pour la prise en compte des évolutions.

 

En décembre 2019 et janvier 2020, OPER@ a été déployé dans 5 GRETA et 4 établissements mutualisateurs des académies de Poitiers, Caen, Lille et Orléans-Tours, ce qui représente plus de 10 000 paies. Afin de valider la qualité d’OPER@, durant ces 2 mois, la paie a été assurée dans GOSPEL et dans OPER@. Le déploiement de la vague expérimentale de décembre 2019 s’est déroulé avec succès en assurant la fiabilité et la robustesse de la paie, et l’adhésion globale des utilisateurs. Le projet, désormais en mode de fonctionnement permanent, est ainsi entré dans sa phase de « maintien en condition opérationnelle » dès 2020.

 

Le comité directeur du 29 janvier 2020 a acté la fin de la paie en double et la poursuite des opérations de paie uniquement sur OPER@. Une vague de déploiement a pris effet au 1er juin 2020, la suivante sera effective au 1er décembre 2021.

Malgré le contexte sanitaire qui a entraîné une conduite du changement a minima et les difficultés rencontrées pour faire évoluer l’applicatif, la trajectoire de déploiement a été préservée. Ainsi, fin 2020, l’ensemble des fonctionnalités attendues pour OPER@ ont été développées, y compris la DSN et la DADSU pour les établissements des vagues de janvier et juin 2020. En 2021, OPER@ est entré dans son avant dernière année de déploiement. Au 1er janvier 2021, OPER@ produit plus de 60 000 paies dans 49 établissements payeurs dans 12 académies.

La fin du déploiement est prévue le 1er janvier 2022 pour les établissements en paie à façon et sur l’ancien SI Paie Gospel. Le MCO de deux années du grand projet OPER@ étant positionné sur 2020 et 2021, aucun financement au titre des grands projets informatiques n’est prévu à partir 2022. Néanmoins, les dépenses courantes de MCO de l’applicatif sont imputées au titre des systèmes d’information à partir de 2022 pour un montant annuel de 1,5 M€.

 

Le projet OPER@ offrira des gains métier résultant de l’adaptation aux évolutions réglementaires (DSN, paie…), d’une meilleure qualité de service pour les partenaires et d’un potentiel de transformation des processus.

 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)


Estimation des restes à payer au 31/12/2021

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2020
(RAP 2020)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2020 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2020
 

 

AE (LFI + LFRs) 2021
+ reports 2020 vers 2021
+ prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFRs) 2021
+ reports 2020 vers 2021
+ prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2021

461 122 840

 

0

 

1 086 472 673

 

749 116 866

 

798 478 647

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2022

 

CP 2023

 

CP 2024

 

CP au-delà de 2024

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2021

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2022
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2023
sur AE antérieures à 2022

 

Estimation des CP 2024
sur AE antérieures à 2022

 

Estimation des CP
au-delà de 2024
sur AE antérieures à 2022

798 478 647

 

289 200 774
0

 

219 700 649

 

101 315 548

 

188 261 676

 

AE nouvelles pour 2022
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2022
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2023
sur AE nouvelles en 2022

 

Estimation des CP 2024
sur AE nouvelles en 2022

 

Estimation des CP
au-delà de 2024
sur AE nouvelles en 2022

746 087 607
7 790 000

 

491 259 717
7 790 000

 

108 218 359

 

57 392 084

 

89 217 447

 

Totaux

 

788 250 491

 

327 919 008

 

158 707 632

 

277 479 123

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2022

 

 

CP 2022 demandés
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022
 

 

CP 2023
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

CP 2024
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

CP au-delà de 2024
sur AE nouvelles
en 2022 / AE 2022

 

 

66,20 %

 

14,35 %

 

7,61 %

 

11,83 %

 

Le montant des engagements non couverts par des CP au 31 décembre 2021 est estimé à 798,5 M€.


Ces AE non couvertes correspondent essentiellement à des dépenses relevant d’opérations immobilières d’investissement (380,7 M€ dont 239,5 M€ pour les constructions scolaires et 141,2 M€ de dépenses du propriétaire), de baux nouveaux et renouvelés (249,5 M€), et de dépenses de la sphère du numérique (87,1 M€ toutes opérations confondues).


L’augmentation des engagements non couverts de 37,4 M€ au 31 décembre entre 2020 et 2021, succédant à une progression de 50,1 M€ entre 2019 et 2020, s’explique notamment par les renouvellements de baux prévus en 2021, ainsi que par de nouvelles opérations immobilières.  C’est aussi la conséquence de l’obligation, depuis le 1er janvier 2020, de recourir aux nouveaux flux de gestion prévus par la circulaire du 22 mars 2019 de la Direction du Budget n° DF-2REC-19-3556, rendant obligatoire le recours aux engagements juridiques programmés. La mise en œuvre de la pluri-annualité des engagements, en fonction du calendrier de renouvellement des cadres juridiques supportant la dépense, se poursuivra en 2022.


Néanmoins, en dehors de la prise en compte de la part pluriannuelle des engagements non couverts, la trajectoire de leur apurement demeurera contrainte par le niveau des crédits de paiement inscrit en PLF 2022.

 

Justification par action

 

ACTION    17,2 %

01 – Pilotage et mise en oeuvre des politiques éducatives


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

441 654 082

0

441 654 082

20 000

Crédits de paiement

441 654 082

0

441 654 082

20 000


L’action « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » rassemble les moyens d’état-major chargés :

- de la conception des politiques éducatives et des contenus pédagogiques de l’enseignement ;

- de la mise en œuvre des politiques éducatives et de l’organisation de la scolarité des élèves ;

- du pilotage budgétaire et financier de l’ensemble des procédures de gestion administrative du ministère.


Elle regroupe les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés concourant à cette action.


Participent à cette action l’administration centrale et l’état-major des académies.

Cette action est également portée par le Conseil supérieur des programmes (CSP) dont les dépenses de fonctionnement sont budgétées sur l’action 8 « Logistique, système d’information, immobilier ».


L’article 32 de la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prévoit la création du CSP. Placée auprès du ministre chargé de l’éducation nationale, cette instance émet des avis et formule des propositions sur :

- la conception générale des enseignements destinés aux élèves relevant des premier et second degrés, l’introduction du numérique dans les méthodes pédagogiques et la construction des savoirs ;

- la nature et le contenu des épreuves des examens conduisant aux diplômes nationaux de l’enseignement scolaire et du baccalauréat, les objectifs et la conception générale de la formation initiale et continue des enseignants ;

- la nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés ;

- les possibilités d’adaptation et d’aménagement des épreuves pour les candidats présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant.


Un rapport annuel est remis par le CSP aux ministres chargés de l’éducation nationale et de l’agriculture. Il est transmis au Parlement et au Conseil économique, social et environnemental.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

441 654 082

441 654 082

Rémunérations d’activité

270 810 072

270 810 072

Cotisations et contributions sociales

161 002 866

161 002 866

Prestations sociales et allocations diverses

9 841 144

9 841 144

Dépenses de fonctionnement

 

 

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

 

Total

441 654 082

441 654 082

 

 

ACTION    3,3 %

02 – Évaluation et contrôle


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

78 106 969

6 073 381

84 180 350

90 000

Crédits de paiement

78 106 969

6 073 381

84 180 350

90 000


L’action « Évaluation et contrôle » rassemble les crédits de rémunération de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), ainsi que les crédits de rémunération et de fonctionnement du Conseil d’évaluation de l’école (CEE), de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et des services statistiques académiques.

L’IGÉSR exerce des missions d’inspection, de contrôle, d’audit, d’évaluation, d’expertise, d’appui et de conseil dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la jeunesse et des sports. Elle intervient également dans le domaine de la lecture publique, de la documentation et des bibliothèques.


Le CEE, créé par l’article 40 de la loi n°2019-791 du 26 juillet 2019 pour une École de la confiance et qui se substitue au Conseil national d’évaluation du système scolaire, a été officiellement installé par le ministre le 23 juin 2020.

Il a pour mission d’évaluer l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire : ainsi, il veille à la cohérence de toutes les évaluations conduites par le ministère (hors évaluation des personnels) et établit pour ce faire une synthèse des différents travaux d’évaluation sur le système éducatif, afin notamment d’enrichir le débat public sur l’évaluation. Il est aussi chargé de piloter le dispositif national d’évaluation des établissements scolaires déployé dans l’ensemble des académies dès l’année scolaire 2019-2020. À ce titre, il définit le cadre méthodologique et les outils d’évaluation des établissements et analyse les résultats de ces évaluations ; il donne un avis sur les méthodologies, les outils et les résultats des évaluations du système éducatif organisées au niveau national par les services du ministère ou dans le cadre de programmes de coopération européens ou internationaux (PISA, PIRLS, TIMSS, TALIS...). Il propose également des méthodologies de mesure des inégalités territoriales scolaires et formule toute recommandation utile pour les réduire.


Le MENJS conduit l’évaluation du système éducatif dans toutes ses dimensions : évaluation des élèves, des établissements, des territoires, de dispositifs ainsi que du système éducatif dans son ensemble. Il mobilise à cette fin le système d’information statistique sur l’éducation, dont il a la charge, et conduit une vingtaine d’opérations d’évaluation d’élèves chaque année. Aux traditionnelles évaluations sur échantillons, internationales ou nationales, sont venues s’ajouter, depuis les dernières rentrées, des évaluations exhaustives conduites auprès de plusieurs générations d’élèves (plus de 800 000 élèves concernés pour chacune de ces opérations). L’objectif est de fournir aux professeurs des repères des acquis de leurs élèves, de doter les pilotes de proximité (recteurs, DASEN, inspecteurs) d’indicateurs leur permettant de mieux connaître les résultats des élèves et des unités de formation pour adapter leur action éducative.

Il s’agit également de disposer du profil des élèves à l’entrée de l’école, du collège ou du lycée pour construire, au niveau national, de nouveaux indicateurs (valeur ajoutée par exemple).


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

78 106 969

78 106 969

Rémunérations d’activité

47 893 034

47 893 034

Cotisations et contributions sociales

28 473 519

28 473 519

Prestations sociales et allocations diverses

1 740 416

1 740 416

Dépenses de fonctionnement

6 073 381

6 073 381

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

6 073 381

6 073 381

Total

84 180 350

84 180 350

 

Opérations d’évaluation et de prospective : 4 653 381 € en AE et en CP


Les principales évaluations conduites par les services du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sont les suivantes :

  • PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves) et TALIS (Teaching and Learning International Study), enquête internationale sur les enseignants, l’enseignement et l’apprentissage, en coordination avec l’OCDE ;

  • PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) et TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) qui s’intéressent aux performances scolaires en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, ainsi que ICILS (International Computer and Information Litteracy Study) qui évalue les compétences numériques des élèves et ICCS (International Civic and Citizenship Education Study) qui s’intéresse aux compétences sociales et civiques. Ces évaluations sont menées sous l’égide de l’association internationale pour l’évaluation des compétences scolaires (IEA) ;

  • Le dispositif CEDRE (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), qui établit des bilans nationaux des acquis des élèves en fin d’école et en fin de collège. Il couvre les compétences des élèves dans la plupart des domaines disciplinaires en référence aux programmes. Renouvelées tous les cinq ans, ces évaluations permettent de répondre à la question de l’évolution du niveau des élèves au fil du temps ;

  • Le dispositif d’évaluation des compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Réalisées chaque année en alternant les niveaux visés (fin de CE2 en 2020, fin de sixième en 2021 et fin de troisième en 2022), ces évaluations sur échantillons permettent de renseigner les indicateurs du RAP portant sur la maîtrise des compétences du socle commun dans les domaines 1 et 4 ;

  • Des études et enquêtes statistiques sur l’évaluation des élèves (panel 2007 d’élèves de sixième, panel d’élèves du CP 2011, panel des élèves en situation de handicap, panel 2021 d’élèves scolarisés en petite section de maternelle). Le lancement de ce nouveau panel d’élèves scolarisés en petite section donnera lieu en 2022 à l’évaluation des élèves et à l’interrogation des familles, des enseignants de ces élèves ainsi que des directeurs d’école concernés ;

  • L’évaluation exhaustive des élèves de sixième (depuis la rentrée 2017) ;

  • L’évaluation exhaustive des élèves à l’entrée du CP et du CE1 à l’école élémentaire, ainsi qu’en milieu de CP (depuis la rentrée 2018) ;

  • Les tests de positionnement des élèves à l’entrée en seconde générale, technologique et professionnelle, dans le cadre de la réforme du baccalauréat 2021 (depuis 2018), auxquels s’ajoute un test spécifique destiné aux élèves en première année de CAP, à compter de la rentrée 2020 ;

  • En matière d’évaluation de politiques publiques, la DEPP évalue sur trois ans, depuis septembre 2017, l’effet de la mesure « 100% de réussite au CP » (classes de CP dédoublées en éducation prioritaire) sur les apprentissages des élèves et les pratiques d’enseignement. Elle s’appuie sur un échantillon de 204 écoles de REP+, 102 écoles de REP, 102 écoles hors éducation prioritaire pour l’interrogation des élèves et un échantillon élargi pour celle des enseignants. L’évaluation de ce dispositif s’achèvera en 2021, mais des analyses seront poursuivies en 2022 afin de compléter les premières publications de résultats ;

  • Toujours en matière d’évaluation de politiques publiques, la DEPP met également en place, dans le cadre du déploiement du volet 3 « Équipements et ressources associées » de l’action « Innovation Numérique pour l’Excellence Éducative » du PIA, une étude visant à mesurer les effets de l’utilisation des équipements mobiles dans les écoles et les collèges sur les apprentissages des élèves et les pratiques d’enseignement (les enquêtes de 2022 porteront sur le niveau CM2). Cette étude multidimensionnelle (interrogeant les élèves, les enseignants, les directeurs d’école et les IEN) complète celle menée dans le second degré, dont les analyses se poursuivront en 2022 afin d’enrichir les premières publications réalisées en 2021 ;

  • EPODE (Enquête PériODique sur l’Enseignement), conduite par la DEPP en 2018 pour la première fois, qui vise à décrire les pratiques d’enseignement dans le premier et le second degrés et dont la deuxième édition aura lieu en 2022 (report d’une année du fait de la crise sanitaire) ;

  • PRAESCO (Enquête sur les PRAtiques Enseignantes Spécifiques aux COntenus), qui vise à documenter, selon un rythme quinquennal, les pratiques d’enseignement dans des champs disciplinaires précis (1er cycle en mathématiques en 2019 et 1er cycle en français en 2021) et qui est conduite parallèlement aux évaluations CEDRE.


Ces évaluations, comme les autres enquêtes menées par le MENJS, ont vocation à enrichir le système d’information statistique, qui repose également sur un ensemble d’actions :

  • Développer et maintenir en condition opérationnelle les applications et les bases de données statistiques et d’aide à la décision (systèmes d’analyse statistique, évaluations sur support numérique, aide au pilotage du numérique à l’école, indicateurs pour le dialogue de gestion entre administration centrale et académies, application d’aide au pilotage et à l’auto-évaluation des établissements, outil d’observation de la mixité sociale, entrepôt de données statistiques, etc.), ainsi que les plates-formes techniques correspondantes ;

  • Suivre l’insertion dans l’emploi des jeunes sortants de formation professionnelle, sous statut scolaire ou par la voie de l’apprentissage (projet interministériel DEPP-DARES d’appariement de données administratives dénommé INSERJEUNES, développé avec le soutien du fonds de transformation de l’action publique). Les premiers taux d’emploi et valeurs ajoutées des CFA et des lycées professionnels ont été diffusés en février 2021. Il est prévu d’étendre le champ aux lycées agricoles fin 2022 ;

  • Produire les cahiers d’évaluation et publier un ensemble d’ouvrages sur le système éducatif, parmi lesquels « L’état de l’école », « Géographie de l’école », les « Notes d’information », les « Repères et références statistiques », la revue « Éducation et formations », le « Bilan social national » ;

  • Assurer l’impression et le routage de la plupart des productions des évaluations et des publications, en particulier les cahiers pour l’évaluation nationale et internationale des acquis des élèves ;

  • Réaliser des études et des enquêtes portant sur les différents aspects du système éducatif via des collaborations avec des chercheurs (bien-être à l’école, inégalités à l’école, décrochage scolaire, statut social des enseignants, filières sélectives et mobilité sociale, etc.).


Le ministère a par ailleurs lancé un dispositif d’ensemble pour mesurer l’impact de la crise sanitaire. Différentes approches ont été conçues, dès la période de confinement de mars-mai 2020, pour dresser un constat, évaluer certains impacts et rendre compte des inégalités. Il mobilisera, à cet effet, ses données, qu’il exploitera spécifiquement dans cette optique. Le ministère a ajouté aux enquêtes existantes des questions complémentaires et suivra un panel d’élèves de CP-CE1 sur deux ans, en particulier avec des évaluations en fin d’année scolaire, qui enrichiront les observations de rentrée ou de mi-CP et permettront pour la première fois de mesurer « l’effet vacances ».



Frais de déplacement : 1 420 000 € en AE et en CP


La dotation des frais de déplacement s’élève à 1,42 M€. Outre les déplacements liés à la mise en œuvre des mesures significatives d’évolution du système éducatif (dédoublement des classes, réforme du collège, loi sur l’École de la confiance…), la dotation de l’action 2 est destinée aux déplacements des inspecteurs généraux.


L’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) est issue de la fusion de quatre inspections générales depuis octobre 2019 :

- 98 inspecteurs généraux de l’éducation nationale et de la jeunesse (IGAENR) ;

- 147 inspecteurs généraux de l’éducation (IGEN) ;

- 10 inspecteurs généraux des bibliothèques (IGB) ;

- 22 inspecteurs généraux de la jeunesse et des sports (IGJS).


Pour 2022, le nombre prévisionnel des missions des 277 membres des inspections et des 10 inspecteurs santé et sécurité au travail (ISST) s’élève à 5 613 pour un coût moyen par mission de 253 €. Cette prévision s’appuie sur le constat 2019.

 

ACTION    0,6 %

03 – Communication


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

9 725 479

4 825 465

14 550 944

0

Crédits de paiement

9 725 479

4 825 465

14 550 944

0


Cette action rassemble :

- les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés chargés du pilotage et de la mise en œuvre des politiques d’information et de communication écrite, télématique et audiovisuelle du ministère. Elle vise à permettre le développement des relations avec l’ensemble des partenaires du système éducatif, de la jeunesse et des sports, notamment les médias, en assurant la coordination des réseaux des chargés de communication des académies, des directions et des opérateurs ;

- les crédits de fonctionnement de la délégation à la communication (DELCOM) qui pilote ces activités et coordonne les réseaux des chargés de communication.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

9 725 479

9 725 479

Rémunérations d’activité

5 963 395

5 963 395

Cotisations et contributions sociales

3 545 376

3 545 376

Prestations sociales et allocations diverses

216 708

216 708

Dépenses de fonctionnement

4 825 465

4 825 465

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

4 825 465

4 825 465

Total

14 550 944

14 550 944

 

Les crédits dédiés à la communication du ministère s’élèvent à 4 825 465 € en AE et en CP.


Ils sont destinés à financer :

-  l’organisation de campagnes de communication institutionnelles, d’événements et de salons tels que le salon de l’éducation : 2 495 465 € ;

-  le développement, l’évolution et la maintenance des sites web présentant les politiques conduites par le ministère et le développement de la communication digitale : 1 155 000 € ; 

-  la presse et la veille pluri-média : 635 000 € ;

-  la création graphique multimédia et l’édition : 340 000 € ;

-  la réalisation d’études et de sondages : 200 000 €.

 

ACTION    0,7 %

04 – Expertise juridique


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

11 139 906

5 979 908

17 119 814

0

Crédits de paiement

11 139 906

5 979 908

17 119 814

0


Cette action regroupe :

-  les crédits de rémunération des personnels en charge de l’expertise juridique ;

-  les crédits de fonctionnement du médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (qui reçoit les réclamations individuelles concernant le fonctionnement du service public de l’éducation nationale dans ses relations avec les usagers et ses agents), ainsi que de la direction des affaires juridiques ;

-  les crédits relatifs aux frais de justice et aux réparations civiles.


Les crédits inscrits sur cette action permettent :

  • la mise à disposition de tous les services et personnels de l’éducation nationale d’outils et d’informations juridiques permettant de sécuriser juridiquement leur action (notamment en les assistant lors de la production de normes juridiques) ;
  • la constitution de documentation (centre de documentation spécialisé chargé de diffuser l’information juridique à tous les services du ministère, base de données jurisprudentielles de l’éducation nationale) ;
  • d’élaborer des publications juridiques (notamment lettre d’information juridique, CIDJ-info) ;
  • d’apporter conseil et assistance en cas de contentieux.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

11 139 906

11 139 906

Rémunérations d’activité

6 830 682

6 830 682

Cotisations et contributions sociales

4 060 999

4 060 999

Prestations sociales et allocations diverses

248 225

248 225

Dépenses de fonctionnement

5 979 908

5 979 908

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

5 979 908

5 979 908

Total

17 119 814

17 119 814

 

Les crédits dédiés aux dépenses juridiques s’élèvent à 5 979 908 € en AE et en CP. Ils doivent permettre de couvrir notamment les dépenses relatives :

  • aux condamnations prononcées à l’encontre de l’État par décisions des juridictions administratives et judiciaires (juridictions civiles et pénales) et par des juridictions spécialisées ;
  • aux condamnations résultant de la mise en cause de l’État sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de l’éducation (issu de la loi du 5 avril 1937 modifiant les règles de la preuve en ce qui concerne la responsabilité civile des instituteurs et l’article 1384 du code civil relatif à la substitution de la responsabilité de l’État à celle des membres de l’enseignement public) ;
  • aux indemnisations des dommages causés aux tiers par des véhicules administratifs ;
  • aux indemnisations accordées à la suite d’accords amiables (cf. articles 17 à 19 de l’arrêté du 26 décembre 2013 relatif au cadre de la gestion budgétaire et au contrôle budgétaire du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (MENJS), et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) pris en application des articles 88-III et 105 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique) ;
  • au paiement des consultations juridiques suscitées par le MENJS et le MESRI ;
  • aux paiements au titre de la protection fonctionnelle (article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires) ;
  • à l’indemnisation des victimes de l’amiante, par le biais de versements au fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).

 

ACTION    0,5 %

05 – Action internationale


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

5 165 689

6 487 988

11 653 677

0

Crédits de paiement

5 165 689

6 487 988

11 653 677

0


Cette action regroupe :

- les crédits de rémunération des personnels en charge de cette activité ;

- les crédits de formation professionnelle et d’actions de promotion au titre, d’une part, des échanges d’élèves dans le cadre de conventions internationales et, d’autre part, des affaires européennes, internationales et de coopération (francophonie…) ;

- les crédits de fonctionnement de la Délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (DREIC), qui coordonne le développement des échanges et de la coopération avec les systèmes scolaires étrangers ;

- la subvention pour charges de service public versée à France éducation international (FEI – anciennement CIEP) qui, en tant qu’opérateur du programme, contribue à la coopération dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle et de la qualité de l’enseignement supérieur, mais également à l’appui à la diffusion de la langue française dans le monde et à la mobilité internationale des personnes ;

- les subventions octroyées par le ministère à des associations, institutions internationales ou opérateurs au titre de la réalisation de projets éducatifs à dimension européenne et internationale. Ces actions de coopération relèvent, pour l’essentiel, de la mise en œuvre d’accords intergouvernementaux bilatéraux ou multilatéraux mis en place par la DREIC.


Les objectifs stratégiques de cette action sont les suivants :

- contribuer à la construction de l’espace européen de l’éducation et à l’ouverture internationale du système d’éducation et de formation français ;

- valoriser le savoir-faire éducatif et technique français et échanger de bonnes pratiques avec nos partenaires étrangers, favoriser les expérimentations conjointes ;

- coordonner la politique de promotion de la francophonie ;

- venir en appui aux priorités politiques, géographiques et thématiques définies par le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS) en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), ainsi qu’à la diplomatie économique et à la diplomatie d’influence ;

- concourir à de nouvelles coopérations scolaires fondées sur le numérique.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

5 165 689

5 165 689

Rémunérations d’activité

3 167 458

3 167 458

Cotisations et contributions sociales

1 883 127

1 883 127

Prestations sociales et allocations diverses

115 104

115 104

Dépenses de fonctionnement

3 995 298

3 995 298

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

245 298

245 298

Subventions pour charges de service public

3 750 000

3 750 000

Dépenses d’intervention

2 492 690

2 492 690

Transferts aux autres collectivités

2 492 690

2 492 690

Total

11 653 677

11 653 677

 

dépenses DE FONCTIONNEMENT


Les crédits de fonctionnement s’élèvent à 3 995 298 € en AE et CP.


Une dotation de 3 750 000 € est destinée à couvrir la subvention pour charges de service public de l’opérateur France Education International (FEI).


Le restant des crédits (245 298 € en AE et CP) permettra de financer :


  • des dépenses de fonctionnement courant de la DREIC :
    • la co-organisation avec l’OCDE d’un séminaire des décideurs sur le sujet des investissements dans l’éducation, le 14 février 2022 : dans la continuité de la conférence générale de l’UNESCO, prévue en novembre 2021, qui mettra en avant les enjeux mondiaux des investissements en éducation, ce séminaire OCDE vise à amplifier le dialogue entre les ministères des finances et de l’éducation, en réunissant des hauts fonctionnaires issus des deux ministères des 38 États membres de l’OCDE, auxquels se joindront les 5 États membres de l’Union européenne, non membres de l’OCDE, ainsi que la Commission européenne ;

    • l’achat de matériels de communication (kakémonos, drapeaux…), dans le but de créer un espace de visioconférence interne à la DREIC ;

    • le recours à des outils de visioconférences avec interprétariat intégré, en lien avec le contexte sanitaire ;

    • les autres dépenses : frais de traduction et d’interprétariat, de documentation, mission d’audit relative à la déclaration annuelle de gestion de l’agence Erasmus+ France / éducation et formation, formation et information du réseau des délégations académiques (DAREIC).


  • des subventions pour charges de service public allouées aux différents opérateurs :
    • la contribution de la France au fonctionnement de l’agence Erasmus+ France / Éducation Formation, placée entre autres, sous la tutelle du MENJS ;

    • des actions de coopération dans les domaines des ressources pédagogiques numériques et de la formation des enseignants, dans le cadre de la stratégie d’ouverture vers l’Afrique, avec l’appui du réseau CANOPÉ ;

    • la participation à la mise en place et au développement du réseau « Léa » (lieux d’éducation associés), issu d’un accord tripartite entre la France, le Québec et le Liban, institué par l’école normale supérieure (ENS) de Lyon.


  • des subventions pour charges de service public pour des missions confiées à FEI : la préparation et la supervision d’épreuves spécifiques orales dans le cadre de l’organisation des épreuves de l’option internationale du baccalauréat (OIB), ainsi que l’organisation de séminaires de formation.


Il est à noter que les dépenses relatives aux événements organisés par le MENJS dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne seront portées en 2021 et 2022 par le programme 359 « Présidence française du Conseil de l’Union européenne ».


dépenses d’intervention


Un montant de 2 492 690 € en AE et en CP est prévu pour financer les subventions allouées à des associations et à d’autres organismes pour des projets éducatifs à dimension européenne et internationale, autour des priorités suivantes :

  • la poursuite de la coopération bilatérale européenne : la France contribue à poursuivre cette construction de l’Europe de l’éducation, dans le cadre de sa politique éducative européenne qui repose notamment sur un socle franco-allemand très solide : programme franco-allemand d’échanges d’élèves en formation professionnelle initiale et continue, cérémonie à l’Elysée concluant le projet européen « Convoi 77 », coopérations éducatives avec divers Etats ;

  • l’organisation d’une journée nationale, présentant les différentes plus-values apportées par le label Euroscol qui compte à ce jour 700 écoles et établissements scolaires sur le territoire français, pourra fédérer autour d’elle et donner l’envie à d’autres écoles ou établissements de devenir labellisés et de se mettre en réseau, pour former sur le territoire national des regroupements, dans la perspective future de la création d’un espace européen de l’éducation ;

  • la mise en œuvre d’actions de coopération et le développement de partenariats structurants prometteurs, à travers le monde : des actions de coopération éducative, linguistique et culturelle, de formation et dans le domaine de l’enseignement professionnel se déploient, dans un cadre bilatéral, en Amérique, en Asie, ainsi qu’en Afrique ;

  • la représentation de la France dans les instances européennes et internationales multilatérales et le rayonnement du système éducatif français par des contributions :

  • aux activités de la commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) qui coordonne et anime le réseau des écoles associées de l’UNESCO, œuvrant pour relever des défis mondiaux, tels que le développement durable et une éducation de qualité, basée sur les valeurs et les priorités centrales de l’UNESCO ;

  • au programme d’activités et au fonctionnement de l’agence européenne pour l’éducation adaptée et inclusive qui sert de plateforme de collaboration à ses 29 pays membres dans le domaine des besoins éducatifs particuliers et de l’éducation inclusive et qui vise à l’amélioration des politiques et des pratiques éducatives pour ces apprenants et la réussite de tous, à tous les niveaux d’un apprentissage inclusif tout au long de la vie ;

  • aux projets d'ouverture européenne et internationale des établissements scolaires, dans le cadre d’un appel à projets autour d’une thématique chaque année renouvelée, qui donne du sens à l'apprentissage des langues comme outils de communication, en formant des citoyens, curieux, ouverts sur le monde et les cultures, au service de la réussite de tous les élèves ;

  • à l’Observatoire de l’enseignement de l’histoire en Europe, mis en place au 1er janvier 2021 conformément à la résolution CM/Res(2020)34 adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe le 12 novembre 2020. L’Observatoire a pour but de promouvoir des pratiques encourageant l’enseignement et l’apprentissage de l’histoire en vue de renforcer et de promouvoir les valeurs du Conseil de l’Europe consacrées dans son Statut. La contribution française est prise en charge à parts égales par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.

  • la valorisation et la diffusion de la langue française et de la francophonie dans le monde, une priorité réaffirmée de la politique française : en relation avec le plan de promotion de la langue française et du plurilinguisme annoncé par l’Elysée, des actions d’éducation et de formation, conduites par des organismes œuvrant dans le domaine éducatif, comme l’association internationale des maires francophones (AIMF), la conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (CONFEMEN) et la fédération internationale des professeurs de français (FIPF).


 

ACTION    27,9 %

06 – Politique des ressources humaines


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

621 159 835

95 798 572

716 958 407

6 290 000

Crédits de paiement

621 159 835

95 798 572

716 958 407

6 290 000


Cette action regroupe :

-  les crédits de rémunération des personnels de l’administration centrale et des services académiques chargés de la gestion des ressources humaines ;

-  les crédits de formation des personnels non enseignants et des apprentis aux métiers administratifs et techniques ;

-  les remboursements de frais de changement de résidence, de congés bonifiés et de congés administratifs ;

-  les crédits d’organisation des concours de recrutement de l’ensemble des personnels ;

-  les crédits d’action sociale et les crédits relatifs aux subventions d’équipement à caractère éducatif et social en faveur des personnels du ministère chargé de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.


Elle assure le financement de la mise en œuvre de la politique des ressources humaines de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur et de la recherche :

-  définition et mise en œuvre de la politique de recrutement, de formation et de gestion des personnels enseignants (à l’exception de leur formation initiale et continue), des personnels d’encadrement supérieur et d’inspection, des personnels non enseignants des services centraux, des services déconcentrés et des établissements publics relevant des missions d’enseignement ainsi que la formation des apprentis aux métiers administratifs et techniques ;

- pilotage de la politique statutaire et indemnitaire ainsi que de la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs, des carrières et des compétences des personnels ;

- gestion de l’ensemble des personnels (mouvement des personnels enseignants, mobilité des personnels…) ;

- définition de la politique d’action sanitaire et sociale pour l’ensemble des personnels.

La direction générale des ressources humaines et les services du secrétariat général en administration centrale, ainsi que les services déconcentrés, assurent le pilotage de cette action. L’institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF) a pour mission principale la conception, le pilotage et la mise en œuvre de la formation des personnels d’encadrement du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Le service inter-académique des examens et concours (SIEC) participe également à la mise en œuvre de la politique RH de l’éducation nationale par l’organisation des concours de recrutement des personnels des trois académies d’Île-de-France.



 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

621 159 835

621 159 835

Rémunérations d’activité

380 878 037

380 878 037

Cotisations et contributions sociales

226 440 822

226 440 822

Prestations sociales et allocations diverses

13 840 976

13 840 976

Dépenses de fonctionnement

95 798 572

95 798 572

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

95 798 572

95 798 572

Total

716 958 407

716 958 407

 

dépenses de fonctionnement


 1/ Frais de changement de résidence, congés bonifiés et congés administratifs : 32 724 615 €


Les crédits dédiés aux frais de changement de résidence, aux congés bonifiés et aux congés administratifs s’élèvent à 32 724 615 € en AE et en CP.

Les frais de changement de résidence résultent de la mobilité des agents s’installant dans une nouvelle résidence administrative. Ces dépenses comprennent la prise en charge des frais de transport et une indemnité forfaitaire au titre des frais de déménagement.

Le congé bonifié est un congé spécifique permettant au fonctionnaire originaire d'outre-mer, affecté en métropole, de bénéficier de la prise en charge de ses frais de transport aller/retour vers son territoire d'origine. Il peut aussi être accordé au fonctionnaire d'État originaire de métropole qui exerce dans une zone ultra-marine. Le décret 2020-851 du 2 juillet 2020 modifie les modalités d’attribution des congés bonifiés qui seront accordés désormais tous les deux ans dans la limite de 31 jours consécutifs, et ouverts également aux agents contractuels publics en CDI ainsi qu’aux agents des collectivités d’outre-mer.

Les congés administratifs sont ouverts :

-  aux fonctionnaires affectés pour un séjour d’une durée maximale de quatre ans dans certaines collectivités d’outre-mer. Ils bénéficient, au terme de ce séjour, d’un congé de deux mois, en sus du congé annuel. Ils sont indemnisés, pour eux et leur famille, de leurs frais de voyage et, le cas échéant, de changement de résidence ;

-  aux résidents, c’est-à-dire aux agents dont la collectivité d’affectation se confond avec la collectivité d’origine ou de résidence habituelle. Ceux-ci peuvent bénéficier d’un congé de trois mois tous les trois ans. Ce congé peut être pris soit en métropole soit outre-mer. Les frais de voyage de l’agent et de sa famille sont pris en charge.


Prévision de dépenses pour 2022


Nombre de dossiers prévisionnels 

Coût moyen d'un dossier constaté en 2020 (€)

Coût total (€)

Changement de résidence : métropole

4 951

1 838

9 099 519

Changement de résidence : DOM (y c. Mayotte)

970

5 750

5 577 500

Changement de résidence : COM

945

13 338

12 604 410

Voyages de congés bonifiés et administratifs

1 549

3 514

5 443 186

Total



32 724 615


La prévision de dépense tient compte :

  • des dispositions réglementaires du décret n° 2014-729 du 27 juin 2014 portant application à Mayotte des dispositions relatives aux congés bonifiés pour les magistrats et fonctionnaires (en lieu et place des congés administratifs) qui étendent le bénéfice du régime commun des congés bonifiés à Mayotte ;

  • d’une évolution réglementaire qui a mis fin au système d’affectation à durée limitée de quatre ans pour les fonctionnaires affectés à Mayotte sous le régime du décret n° 96-1027 du 26 novembre 1996 relatif à la situation des fonctionnaires de l’État et de certains magistrats de la collectivité territoriale de Mayotte. La possibilité désormais offerte à ces derniers de maintenir leur affectation au-delà de quatre années a entraîné une diminution des flux de personnels entrants et sortants ;

  • de la résorption des restes à payer.



2/ Les concours de recrutement des personnels et honoraires médicaux : 17 600 000 € en AE et en CP


Sur le hors titre 2, les frais de déplacement des membres des jurys et des participants (indemnités journalières de déplacement et transports de personnel) et les dépenses d’organisation (fournitures, matériels, locations de salles, frais d’impression des sujets et de routage) représentent 16 400 000 €.


La dotation hors titre 2 prévue pour 2022 couvre les dépenses induites notamment par :

– la politique de recrutement et de renforcement de l’attractivité du métier d’enseignant ;

– la politique immobilière de densification et de rationalisation des bâtiments administratifs qui entraîne un accroissement du besoin de location de salles dans lesquelles se déroulent les épreuves ;

– la numérisation et la correction en ligne des concours nationaux de recrutement des enseignants du 2nd degré et des personnels administratifs : dispositif visant à sécuriser le traitement des copies des candidats et à réduire les coûts de transport et de frais de déplacement des jurys.


Synthèse du coût des concours et coût par candidat inscrit

(hors dépenses de rémunération des personnels chargés de l'organisation des concours)


session 2020

Coût des concours

 (y c. T2 indemnités de jury)

Nombre de candidats inscrits

Coût par candidat inscrit

Concours administratifs *

2 162 423 €

80 143

27 €

Concours 1er degré (**)

5 575 411 €

116 683

47,8 €

Concours 2nd degré  (**)

14 113 525 €

130 671

108 €

Total tous concours

21 851 359 €

327 497

66,7 €


Source : SICEC 2020 – données provisoires

* dont recrutement des personnels d’encadrement (corps d’inspection, personnels de direction…) et de bibliothèques

** le coût des concours d’enseignants des premier et second degrés intègre les concours statutaires + sessions supplémentaire de recrutement des académies de Créteil et de Versailles (1er degré)


Nota bene : la session coïncide avec l’année scolaire, les dépenses afférentes s’exécutent sur trois exercices budgétaires (ex : la session 2020 s’exécute sur les exercices budgétaires 2019, 2020 et 2021)


Les crédits prévus au titre des honoraires médicaux (1 200 000 € en AE et en CP), financent les visites obligatoires de contrôle, d’expertise et d’embauche, effectuées par un médecin agréé sans lien juridique avec l’État.



3/ La formation : 15 450 328 € en AE et en CP


Le coût des formations est financé à hauteur de 15 450 328 €, auxquels s’ajoutent les indemnités versées aux formateurs et aux stagiaires inscrites sur le titre 2.


– Les formations initiale et continue : 7 635 328 € en AE et en CP

Sur cette action sont prises en charge les formations portant sur les nouveaux systèmes d’information et les applications métiers à destination des personnels de direction du second degré, des personnels d’inspection, des personnels d’encadrement administratif et des personnels ATSS organisées par l’administration centrale ou par les services académiques.


La prévision de dépense à ce titre s’élève à 7 635 328 € en AE et CP, pour un volume de formation évalué à environ 330 000 journées-stagiaires, et peut être distinguée en deux catégories :

  • les remboursements de frais de déplacement des participants ;

  • le coût de l’organisation des formations (location de salles, fournitures, publications, documentations, achats de matériels pédagogiques et informatiques, études et recherches…).


La dotation 2022 intègre notamment :

  • la consolidation de la revalorisation du remboursement des frais de déplacement et des frais de nuitées pour financer le nouveau dispositif réglementaire (décret n°2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les frais de déplacement temporaires des personnels civils de l’Etat) ;

  • le dispositif de formation spécifique dédié à la sécurisation des personnes et des biens, du pilotage et du management, de l’accompagnement des réformes du système éducatif et tout particulièrement de la réorganisation des services déconcentrés autour des régions académiques ;

  • des besoins de formation des personnels d’encadrement supérieur et d’inspection qui se sont accrus notamment dans le cadre de la gestion de crise la crise sanitaire ;

  • le financement pour les examens et certifications des corps spécifiques jeunesse et sports.


-  L'Institut des hautes études de l'éducation et de la formation (IH2EF) : 2 565 000 € en AE et en CP


  • 2 000 000 € au titre des formations organisées par l’institut ;

  • 280 000 € au titre de la participation annuelle à la formation initiale des médecins scolaires dans le cadre de la convention entre le ministère et l’école des hautes études en santé publique (EHESP) auxquels s’ajoutent 30 000 € pour la prise en charge des frais de déplacement ;

  • 135 000 € pour couvrir le cycle d'auditeurs ;

  • 120 000 € pour le financement de collaborations avec des universités (accueil de doctorants).


Indicateurs d’activité pour l’IH2EF :


Exécution 2020

Stagiaires

Journées stagiaires

Coût moyen de la journée stagiaire en €

Formation initiale

2 530

14 469

28

Formation continue et autres dispositifs de formation

5 900

12 376

23

Total

8 430

26 845

25

Nota bene : le coût moyen d’une journée stagiaire inscrit dans le RAP 2020 porte sur un périmètre limité au HT2.

Le nombre de journées-stagiaires prévu en 2022 (35 361) est supérieur au constat 2020 (+32%), mais stable par rapport à 2019. La formation statutaire des personnels d’encadrement pédagogique (personnel de direction, d’inspection…) vise à développer les compétences métier et transversales des cadres, dans un contexte de réformes du système éducatif et de priorités ministérielles (en particulier l’accompagnement de la nouvelle organisation territoriale de l’Etat et des formations à la gestion de crise).

– Accompagnement de la nouvelle organisation territoriale de l’Etat : 5 250 000 € en AE et en CP


Des moyens de formation sont déployés pour accompagner les évolutions significatives dans la gouvernance, le pilotage et les mutualisations des services académiques prévues par le décret n° 2019-1200 du 20 novembre 2019 relatif à l'organisation des services déconcentrés des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (création de services régionaux et de services inter-académiques). 



4/ Action sociale : 30 023 629 € en AE et en CP


 Les crédits d’action sociale, inscrits sur le titre 3, représentent 30 023 629 € en AE et CP correspondant :

– aux aides en faveur des agents au travers, notamment, de subventions versées à des associations ou mutuelles qui interviennent dans le domaine de l’action sociale (17 723 629 €) ;

– à la réservation de logements sociaux (8 300 000 €) ;

– à la prise en charge des honoraires médicaux (2 000 000 €) ;

– à l’accompagnement des personnels en situation de handicap (2 000 000 €).


1/ Les aides bénéficiant aux agents (hors titre 2) : 17 723 629 € en AE et en CP


Les subventions versées aux associations ou mutuelles couvrent les actions suivantes :


– les aides à la restauration en faveur des personnels : l’administration participe au prix des repas servis dans les restaurants administratifs et inter-administratifs sous la forme de subventions versées à des organismes gestionnaires. Cela se traduit, pour les agents, par des repas à des tarifs réduits. L’administration participe également aux frais de fonctionnement de ces structures, à l’achat et au renouvellement des équipements de cuisine ;


– les aides pour les vacances, la culture et les loisirs : l’administration verse à quelques associations proposant aux personnels des prestations culturelles, sociales, touristiques, de loisirs et de vacances une subvention annuelle correspondant à sa participation à leurs frais de fonctionnement, et permettant de pratiquer une réduction financière sur les tarifs des différentes activités offertes par ces associations ;


– les aides aux personnels fragilisés ou en situation de handicap ainsi qu’à leurs enfants souffrant de handicap : un partenariat entre le ministère et la MGEN permet d’une part, l’octroi de prestations individuelles en faveur des personnels et de leurs enfants handicapés, et, d’autre part, la mise en place de réseaux académiques de prévention, d’aide et de suivi (réseaux PAS) et le fonctionnement des centres de réadaptation des personnels de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports ;


– la participation du ministère à la protection sociale complémentaire des personnels relevant de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, et de l’enseignement supérieur et de la recherche, versée aux organismes de protection sociale complémentaire qui ont été désignés comme organismes de référence, à l’issue de la procédure réglementaire de mise en concurrence.


En outre, des crédits sont consacrés à l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail avec notamment la poursuite du « plan amiante », comprenant l’analyse des questionnaires d’auto-évaluation dans le cadre du recensement des agents ayant été exposés ou étant exposés aux poussières d’amiante, ainsi que la mise en œuvre du protocole d’accord du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique.


Synthèse prévisionnelle des aides sociales pour 2022



Indicateurs

Dépense en €

Coût moyen en €

Aide à la restauration en faveur des personnels de l’administration centrale (*)

308 680 repas

2 133 408

6,91

Aide à la restauration en faveur des personnels des services déconcentrés (*)

686 762 repas[2]

1 933 755

2,82

Subventions aux associations ou mutuelles


6 289 905[1]


Autres dépenses d’action sociale


7 366 561


Total


17 723 629


(*) dont part de fonctionnement et d’équipement des restaurants administratifs)

Nota bene : les indicateurs de coût moyen s’appuient sur les données du RAP 2020[1] et du bilan national d’action sociale 2019 [2]


2/ La participation de l’État à la réservation de logements sociaux : 8 300 000 € en AE et en CP


Administration centrale (0,8 M€)


Les logements sociaux auxquels peuvent prétendre les agents gérés par l’administration centrale des ministères de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, relèvent des dispositifs suivants :


-  les logements du parc interministériel, dits du contingent « 5 % fonctionnaires de l’Etat » gérés par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement (DRIHL) ;

-   les logements du parc ministériel, par conventionnement direct avec les bailleurs, en application des articles R. 314-4 et R. 314-5 du code de la construction et de l’habitat.


Afin de faire face à l’accroissement important des demandes de logements sociaux, l’administration centrale conventionne chaque année pour accroître son offre de logements. Dans ce contexte, il est envisagé pour 2022 de procéder à la réservation d’une vingtaine de logements.


Services déconcentrés (7,5 M€)


Hormis le parc de réservation de logements sociaux de l’administration centrale, ainsi qu’un parc restreint d’une trentaine de logements dans l’académie de Créteil, le MENJS déploie depuis 2017 une mesure de réservation de logements sociaux destinée à compléter l’offre de logements relevant du parc interministériel, notamment à destination des enseignants néo-titulaires.


Cette mesure a permis aux académies qui accueillent chaque année le plus grand nombre d’enseignants (néo-titulaires du 2nd degré, et titulaires et stagiaires du 1er degré) et dans lesquelles le logement est en tension (Créteil et Versailles en 2017 et depuis 2018, Créteil, Versailles, Lille et Amiens) de réaliser des conventions de réservations de logements auprès des bailleurs sociaux locaux.


Le montant total des dépenses de 2017 à 2020 s’élève à 8,3 M€ essentiellement consacrés à la réservation de 389 solutions de logements aux bénéfices de 336 attributaires.


Dans le cadre du Grenelle de l’Education 2021, un abondement budgétaire à la hauteur de 5 M€ est prévu  en 2022 afin de financer la réservation de logements.



3/ Les honoraires médicaux : 2 000 000 € en AE et en CP


En application de l’article 53 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, les honoraires médicaux résultant des examens obligatoires réalisés notamment dans le cadre d’un congé de longue maladie ou de longue durée sont à la charge du budget de l’administration d’origine de l’agent. Les crédits prévus à cet effet s’élèvent à 2 000 000 € en AE et en CP.



4/ L’accompagnement des personnels en situation de handicap : 2 000 000 € en AE et en CP


Initialement, les actions nécessaires à l'intégration et au maintien dans l’emploi des personnels en situation de handicap étaient financées majoritairement par le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Ainsi, conventionnellement, le FIPHFP s’est engagé à verser au MENJS 4 M€ par an, en application d’une convention triennale 2020-2022. Il est à noter que chaque versement est conditionné par les résultats du plan d'actions ministériel et qu'il reste soumis à l'avis annuel du comité national du fonds. Du fait de la progression du taux d’emploi de personnes en situation de handicap dans la fonction publique, les ressources du FIPHFP sont en diminution et il ne devrait plus accorder autant de crédits qu'auparavant.


Ce constat incite désormais à bien distinguer, au sein des « crédits handicap », les crédits « ministériels » et les crédits issus du fonds « FIPHFP », ces derniers ne couvrant qu’une partie des dépenses obligatoires liées à la politique handicap d’inclusion des personnels.


Ainsi, afin de garantir l’accompagnement de tous les personnels handicapés, 2 M€ ont été budgétés pour compléter la participation du FIPHFP (1,92 M€ en 2021). Les dépenses portent principalement sur les aménagements de poste (mobilier, matériel informatique, logiciels spécifiques…), les transports domicile-travail, les prothèses auditives, la traduction en LSF. Les autres dépenses concernent des bilans de compétences, des formations relatives à la compensation du handicap ou pour préparer des reconversions en cas d'inaptitude survenant au cours de la carrière.

 

ACTION    5,8 %

07 – Établissements d'appui de la politique éducative


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

149 649 036

149 649 036

0

Crédits de paiement

0

149 649 036

149 649 036

0


Cette action regroupe l’ensemble des subventions pour charges de service public versées aux établissements publics nationaux administratifs participant à la mise en œuvre de la politique éducative : d’une part les établissements dont le programme 214 est chef de file, le Réseau de création et d’accompagnement pédagogiques (Réseau Canopé), le Centre national d’enseignement à distance (CNED), l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP), le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) et d’autre part, l’Etablissement du palais de la Porte Dorée (EPPPD), établissement rattaché au programme 175 « Patrimoines ».

La finalité de cette action est d’offrir aux établissements les conditions leur permettant d’exercer leurs différentes missions, en cohérence avec les priorités stratégiques définies dans les contrats d’objectifs et de performance conclus entre l’établissement et le ministère.

Les missions des établissements dont le programme 214 est chef de file sont les suivantes :

  • le Réseau Canopé exerce auprès des établissements d’enseignement et des communautés universitaires et éducatives une mission d’édition des ressources éducatives. L’établissement accompagne, en outre, les pratiques pédagogiques au service de la réussite de tous les élèves et valorise les dispositifs innovants, numériques en particulier ;
  • le CNED dispense et promeut un enseignement à distance à tous les niveaux de formation, notamment en s’appuyant sur les techniques numériques ;
  • l’ONISEP élabore et met à la disposition des utilisateurs (élèves, étudiants, adultes en formation continue) la documentation nécessaire à la personnalisation de l'information et de l'orientation par une meilleure connaissance des moyens d'éducation et des activités professionnelles ;
  • le CEREQ collecte et diffuse les informations utiles à la compréhension de la relation entre formation et emploi, auprès d’un public de responsables administratifs, syndicaux et d’entreprises au plan national et régional.

Ces établissements jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre du service public du numérique éducatif et de l’enseignement à distance créés par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République.

Une description détaillée des missions et des budgets de ces établissements est présentée dans la partie « Opérateurs » de ce programme.

 

Une dotation de 149 649 036 € en AE et en CP est destinée à couvrir une partie des dépenses de rémunération et de fonctionnement des cinq établissements publics nationaux cités supra :

- Réseau Canopé : 83 888 598 € ;

- CNED : 32 743 907 € ;

- ONISEP : 23 150 567 € ;

- CEREQ : 7 417 801€ ;

- EPPPD : 2 448 163 €.

 

Ce montant intègre l’impact du schéma d’emploi de l’ONISEP (- 25 ETPT) mise en œuvre dans le cadre du transfert de certaines des missions des DRONISEP vers les régions.

 


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

149 649 036

149 649 036

Subventions pour charges de service public

149 649 036

149 649 036

Total

149 649 036

149 649 036

 

 

ACTION    28,2 %

08 – Logistique, système d'information, immobilier


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

278 589 327

444 381 652

722 970 979

1 480 000

Crédits de paiement

278 589 327

478 754 536

757 343 863

1 480 000


L’action 8 a pour finalités la définition, la mise en œuvre et le pilotage des politiques transversales relatives aux dépenses de fonctionnement général, aux systèmes d’information, aux équipements informatiques et à l’immobilier du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Elle regroupe les moyens des services centraux et déconcentrés suivants :

– les crédits de fonctionnement courant ;

– les crédits représentatifs des frais de déplacement ;

– les crédits relatifs à l’informatique, ainsi qu’à la construction et au maintien en condition opérationnelle des systèmes d’information ;

– les crédits destinés à la construction, l’équipement et l’entretien des bâtiments occupés par les lycées et collèges restés à la charge de l’État (en outre-mer) ;

– les crédits consacrés au parc immobilier administratif du ministère (y compris les CIO d’État) intégrant notamment les opérations de construction, de réhabilitation et d’entretien lourd, ainsi que les loyers ;

– les crédits consacrés à la rémunération des personnels de l’administration centrale et des services déconcentrés chargés de ces missions.


Le pilotage de cette action est assuré par la direction du numérique pour l’éducation (DNE) et le service de modernisation des systèmes d’information des ressources humaines pour l’éducation (SEMSIRH) pour la part consacrée aux systèmes d’information et à l’informatique, et par le service de l’action administrative et des moyens (SAAM) pour la part consacrée au fonctionnement général, aux emplois et à l’immobilier. Les services centraux et déconcentrés exécutent des dépenses de déplacement, de fonctionnement courant, d’immobilier, d’informatique et de bureautique.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

278 589 327

278 589 327

Rémunérations d’activité

170 823 272

170 823 272

Cotisations et contributions sociales

101 558 396

101 558 396

Prestations sociales et allocations diverses

6 207 659

6 207 659

Dépenses de fonctionnement

301 137 877

315 165 783

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

301 137 877

315 165 783

Dépenses d’investissement

140 743 775

156 588 753

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

140 743 775

156 588 753

Dépenses d’intervention

2 500 000

7 000 000

Transferts aux ménages

 

 

Transferts aux collectivités territoriales

2 500 000

7 000 000

Total

722 970 979

757 343 863

 

dépenses de fonctionnement



  1. Frais de déplacement : 10 090 859 € en AE et en CP


La prévision du nombre de missions est liée à la mise en œuvre de plusieurs réformes nécessitant l’organisation de consultations et/ou de groupes de travail (dédoublement des classes primaires dans les réseaux d’éducation prioritaires et REP+…) et des réunions des instances tels que le Conseil supérieur des programmes (CSP), le Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative (CNIRE) et le Conseil d’évaluation de l’école (CEE).

Les efforts de rationalisation sont poursuivis, notamment grâce au développement des visioconférences et des conférences téléphoniques, et à l’harmonisation des pratiques de gestion des frais de déplacement. L’expérience de travail à distance généralisée durant les périodes de confinement devrait notamment accélérer le développement des visioconférences.

La prévision tient compte de la revalorisation des indemnités kilométriques et des taux d’indemnisation forfaitaire des nuitées (décret n° 2019-139 du 26 février 2019 modifiant le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’Etat) et des indemnités de repas pris dans le cadre de déplacements professionnels (arrêté du 11 octobre 2019 modifiant l'arrêté du 3 juillet 2006 fixant les taux des indemnités de mission prévues à l'article 3 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l'Etat).


Coûts prévisionnels 2022 des frais de déplacement

Prévisions 2022

Nombre
de missions prévues

Coût moyen prévisionnel / mission (en €)

Coût total

(en €)

Déplacements des personnels des services académiques à l’initiative des services académiques

50 333

112,39

5 656 919

Convocations des personnels des services académiques à l’initiative de l’administration centrale

10 029

373,77

3 748 598

Déplacements des personnels de l’administration centrale (hors Inspections générales)

2 662

257,50

685 342

Total

63 024

160,11

10 090 859

NB : les moyens destinés à couvrir les frais de déplacement des membres des nouvelles inspections générales de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) s’élèvent à 1,42 M€ et sont inscrits sur l’action 2.



  1. Fonctionnement courant : 52 087 031 € en AE et 54 802 215 € en CP


Le fonctionnement courant recouvre les dépenses de fournitures (de bureau, papeterie, imprimés, documentation générale, abonnements…), matériels, mobiliers, petits équipements, achats de services, frais de correspondance, travaux d’impression, frais de télécommunications, travaux de reprographie et véhicules (et location) pour les services centraux et déconcentrés.


La dotation intègre notamment la progression attendue des contentieux (+0,5 M€ en AE et CP), le financement des élections professionnelles (2,1 M€ en AE et 2,5 M€ en CP) et du fonctionnement courant des services jeunesse et sports.


Au-delà des dépenses de fonctionnement de l’administration centrale et des services déconcentrés, cette action finance :

  • les frais de fonctionnement d’une partie des CIO, faisant suite aux désengagements des conseils départementaux. Il s’agit, d’une part, de coûts récurrents liés au fonctionnement des structures et, d’autre part, de coûts ponctuels liés à l’accompagnement des éventuels relogements des services (déménagements, mobilier et matériels bureautiques) ;

  • les coûts de fonctionnement des personnels des délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et au sport (DRAJES) créées au sein de chaque rectorat de région académique (sauf en Guyane) en 2020 ; et au niveau départemental, des services jeunesse, engagement et sport constitués au sein de chaque DSDEN ;

  • les coûts de fonctionnement des personnels des délégations régionales académiques à l’innovation et à la recherche (DRARI) créées au sein de chaque rectorat de région académique (sauf en Guyane et à Mayotte) en 2020 ;

  • les coûts de fonctionnement des chancelleries suite à leur dissolution ;

  • les frais liés à la prise en charge des recteurs délégués de l’enseignement supérieur.



  1. Dépenses d’immobilier : 65 675 798 € en AE et 93 629 848 € en CP


  1. Loyers : 31 465 533 € en AE et 46 405 099 € en CP


Administration centrale :

La dotation 2022 prévoit, notamment :

  • la couverture en CP des prises à bail engagées en 2021 ou antérieurement, à savoir : l’avenue de France (accueillant une partie des agents en charge des missions Jeunesse et Sports), le site de Kerquessaud à Guérande et la Tour Mirabeau (quai A. Citroën - 75015 Paris), pour un montant estimé à 8 600 000 € en CP environ ;

  • la location de places de parking Indigo (Invalides) pour un montant de près de 70 000 € par an en AE et en CP.


Service déconcentrés :

La budgétisation 2022 intègre les effets de la mise en œuvre du recueil des règles de comptabilité budgétaire de l'Etat (RRCBE) d’août 2019 relatives à la consommation des AE en fonction de la durée de l’engagement ferme contenue dans le bail.

Le renouvellement de 189 baux est prévu en 2022, soit 22% du nombre total de baux en cours (851), hors jeunesse et sports.



  1. Fonctionnement immobilier : 34 210 265 € en AE et 47 224 749 € en CP


Le fonctionnement immobilier couvre pour l’administration centrale et les services déconcentrés (y compris les COM, l’IHEEF et le SIEC), les postes de dépenses suivants :

- énergies et fluides (eau, gaz, électricité) : 31 % du total des CP ;

- nettoyage, gardiennage, collecte et traitement des déchets et diverses taxes : 27 % ;

- Charges locatives et de copropriété : 22 % ;

- entretien (des terrains, bâtiments, autres installations): 20 %.



  1. Dépenses informatiques : 173 284 189 € en AE et 156 642 861 € en CP


Les ressources prévues en 2022 doivent permettre :

- de garantir le fonctionnement des services et des activités par un équipement conforme aux besoins et aux enjeux (bureautique, communs numériques…) ;

- de poursuivre les grands projets pluriannuels de refonte des systèmes d’information (SI), supports de processus clefs du ministère (gestion RH, examens et concours…) ;

- d’assurer les développements nécessaires et le maintien en condition opérationnelle des SI non couverts par les grands projets ;

- de garantir le fonctionnement des infrastructures et la poursuite de la démarche de rationalisation de l’exploitation ;

- d’accompagner plus massivement le développement du numérique éducatif auprès des enseignants, des élèves et des familles.


A/ Les grands projets informatiques : 47 633 486 € en AE et 52 932 685 € en CP


  • Les grands projets informatiques – hors nouvelle trajectoire SIRH : 18 606 486 € en AE et 17 915 586 € en CP


Prévisions (en €)

2022

AE

CP

Grands projets

18 696 486

18 005 685

OCEAN-CYCLADES

9 321 699

9 321 699

OP@LE

9 284 787

8 593 986





Les grands projets informatiques s’inscrivent dans une démarche de renforcement de la qualité de service aux usagers et de mutualisation accrue des infrastructures informatiques. Les dotations prévues doivent permettre la poursuite de deux grands projets en cours :

- OCEAN-CYCLADES : conception et développement de la nouvelle application de gestion des examens et concours ;

- OP@LE : adaptation à la LOLF du cadre comptable des EPLE (lycées et collèges publics) et conception d’un système d’information (SI) de gestion financière et comptable dans une nouvelle architecture ;

Pour assurer le respect des coûts et des délais, ces projets font l’objet d’un suivi particulier de la direction interministérielle du numérique (DINUM) et figurent au panorama des grands projets SI de l’Etat. L’indicateur 3.4 « Respect des coûts et délais des grands projets » ainsi que les « éléments transversaux du programme » rendent compte de l’avancement de chacun de ces grands projets.


  • Les grands projets informatiques – nouvelle trajectoire SIRH : 29 027 000 € en AE et 35 017 000 € en CP


A l’issue des travaux de transition faisant suite à l’arrêt du programme SIRHEN menés en coordination avec la DINUM, une nouvelle trajectoire SIRH a été actée par le ministère en octobre 2019. Cette trajectoire, bâtie autour de 4 chantiers majeurs, répond à une stratégie rénovée de modernisation des SIRH du MENJS.

Les travaux de transition ont également conduit à mettre en place un nouveau cadre concernant le pilotage opérationnel et budgétaire avec la création d’un service à compétence nationale : le service de modernisation des systèmes d’information des ressources humaines pour l’éducation (SEMSIRH). Il est chargé de mettre en œuvre cette nouvelle trajectoire et de la suivre par axe éOTP dans Chorus (renforcement du suivi budgétaire des différents chantiers).

Enfin, concernant le pilotage des chantiers de la nouvelle trajectoire SIRH, un suivi par projet est réalisé par la DINUM dans le cadre du suivi « Top50 ». Ainsi la programmation opérationnelle et financière des projets est décrite dans des fiches dédiées, et fait l’objet d’une actualisation semestrielle. Une première actualisation a été réalisée en mai 2021 (fiches produites en septembre 2020). Il en ressort notamment que le coût à terminaison des projets reste conforme à la prévision initiale.

Les différents chantiers en 2022 sont les suivants :

  • la sécurisation et la modernisation des SIERH (SIRH historiques du ministère), afin d’assurer leur continuité de service en particulier sur le périmètre de la gestion des enseignants ;

  • la migration des populations non enseignantes (intégration des personnels Jeunesse et Sports en 2020) vers l’offre interministérielle du progiciel de gestion intégrée (PGI) RenoiRH portée par le centre interministériel de services informatiques relatifs aux ressources humaines (CISIRH), qui se déroulera en deux temps :

    • une première vague de migration fin 2022 pour les populations IATSS et de l’administration centrale (populations actuellement gérées dans AGORA – 115 000 agents) ;

    • une deuxième vague de migration fin 2024 pour les populations PINS et PDIR (populations actuellement gérées dans SIRHEN – 18 000 agents).

Au cours de l’année 2020, ce chantier a été étendu aux personnels « Jeunesse et Sports ».

  • la réurbanisation des applicatifs SIRH couvrant des processus spécifiques du ministère (mouvement, remplacement…) : projet en forte dépendance avec la migration RenoiRH sur le périmètre des applicatifs de la vague 1 ;

  • la mise en place d’une plateforme unifiée de gestion de formation/compétences (GPEEC) pour tous les agents du ministère s’appuyant sur des solutions du marché de type logiciel en tant que service (SaaS).

Les trois premiers projets ont reçu un avis favorable de la DINUM (procédure « article 3 » issue du décret n° 2019-1088 du 25 octobre 2019). Pour le dernier projet, un accord a été obtenu sur un périmètre limité à l’administration centrale.




Coût et durée du projet



2018

2019

2020

2021

2022

2023

Total

et années

Exécution

Exécution

Prévision

Prévision

et années

précédentes





suivantes

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2



3,61

2,40

30,74

32,85

35,05

31,05

29,03

35,02

58,96

56,07

157,39

157,39

Titre 2





12,90

12,90

12,90

12,90

6,45

6,45

6,25

6,25

38,50

38,50

Total

0,00

0,00

3,61

2,40

43,64

45,75

47,95

43,95

35,48

41,47

65,21

62,32

195,89

195,89


Évolution du coût et de la durée


Au lancement

Actualisation

Écarts en %

Coût total en M€

192,37

195,89

2%

Durée totale en mois

74

74

0%


L’augmentation du coût total s’établit à 3,5 M€ et s’explique par :

- l’impact de la crise sanitaire sur l’exercice 2020 (1,1 M€) ;

- la prise en compte de dépenses nouvelles liées au rattachement des équipes de développement de Guérande au SCN SEMSIRH (enveloppe de 87 k€ par an, soit 435 K€ d’ici l’achèvement du projet pour la prise en charge des dépenses de logistique des équipes concernées) ;

- l’impact des nouveaux travaux (évolutions interministérielles et évolutions ministérielles issues du Grenelle de l’éducation, avec échéance de réalisation d’ici la fin de l’année 2021) pris en compte lors du comité de priorisation de mai 2021 (1,2 M€) ;

- l’impact prévisionnel des renforts nécessaires en 2022 pour la configuration et l’intégration de la solution SaaS GRH, sur le périmètre de l’administration centrale (0,8 M€).


La nouvelle trajectoire SIRH conduit à réduire les coûts de fonctionnement des SI existants. D’une part, la migration vers l’outil interministériel mutualisé RenoiRH des agents auparavant gérés dans AGORA et dans SIRHEN permettra de décommissionner ces applications, ainsi que certaines applications « satellites » dans le cadre de la trajectoire de réurbanisation. D’autre part, la consolidation de l’hébergement, ainsi que la modernisation des infrastructures dans le cadre de la sécurisation des SIERH, permettront de réduire le coût d’exploitation de ces SI tout en les sécurisant. Enfin, la mise en œuvre d’une solution logicielle en tant que service (SaaS) pour le recrutement, la formation et la GPEEC pourra constituer une source de gains métier au travers notamment de l’optimisation des présences aux sessions, la dématérialisation des convocations, le recours plus important aux formations à distance ainsi que la « fidélisation » des agents.


B/ Les systèmes d’information –  services applicatifs : 46 350 000 € en AE et 29 409 473 € en CP


Prévisions (en €)

2022

AE

CP

Services applicatifs

46 350 000

29 409 473

Services applicatifs métiers

25 880 000

16 080 000

Services applicatifs ressources humaines - SI RH

4 680 000

4 680 000

Autres services applicatifs

15 790 000 

8 649 473 


Hors SIRH, la DNE gère un parc de plus de 200 applications répondant aux besoins du ministère en matière de scolarité, de gestion des systèmes financiers et décisionnels et de numérique éducatif.

Le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports est engagé dans une transformation numérique interministérielle pour offrir de nouveaux services aux usagers. Cette ambition numérique en tant que levier pour accompagner et renforcer les politiques publiques éducatives dans toutes leurs dimensions s’articule autour des 5 enjeux stratégiques suivants : simplification, efficience, attractivité, maîtrise et alliance. Pour répondre à ces enjeux, le ministère doit pouvoir maintenir et améliorer le niveau de qualité des services applicatifs déjà en place. La modernisation de ses systèmes d’information se caractérise par l’adaptation permanente de ces applications aux besoins des différents métiers, ainsi que par leur rénovation technique (à synchroniser avec la rénovation des services d’infrastructures).

Certaines de ces applications nécessitent en effet des travaux de mise en conformité importants (refonte de l’architecture, rénovation du socle technique, poursuite de la mise en conformité avec le RGPD, APIsation), tant pour améliorer en particulier l’interopérabilité avec les systèmes des autres ministères, des collectivités locales ou des éditeurs de solutions privées que pour répondre aux principes de l’Etat plateforme. En 2020, la crise sanitaire a nécessité de mobiliser des ressources sur les évolutions des systèmes d’information indispensables pour assurer la continuité administrative et mettre en place les mesures exceptionnelles décidées dans ce contexte, ce qui a entraîné un report de travaux de mise en conformité du SI. Or, le traitement de l’obsolescence des technologies demeure d’actualité, retardant d’autant les gains d’optimisation tandis que dans le même temps, le poids des dépenses de maintenance en conditions opérationnelles laisse de moins en moins de marge de manœuvre pour réaliser de nouveaux projets. L’année 2022 sera donc consacrée à maintenir le niveau de qualité du parc applicatif existant et à réaliser les évolutions et les projets les plus prioritaires. Ce chantier, initié en 2021, se poursuivra sur plusieurs années.

Par ailleurs, le plan de relance continuera de financer des projets applicatifs qui visent en priorité à répondre aux besoins de mobilité et de dématérialisation. Par exemple, pour atteindre les objectifs 2022 portés dans l’observatoire du top 250 (23 démarches), une accélération de la mise en place de la plateforme nationale des démarches en ligne en 2021 est financée à hauteur de 2 millions d’euros.


  • Services applicatifs métier (25 880 000 € en AE et 16 080 000 € en CP)

Les services applicatifs métier concernent les domaines de la scolarité (1er et 2nd degrés), ainsi que celui des examens et concours et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.


La mise en œuvre des réformes se traduit par la prise en compte dans les projets de services applicatifs métier des enjeux prioritaires (réforme du baccalauréat, réforme territoriale, école inclusive, évolution de la voie professionnelle, obligation de formation jusqu’à 18 ans…), qui viennent s’ajouter aux enjeux de modernisation, de rationalisation, d’ouverture des SI du Ministère (refonte de l’architecture, rénovation du socle technique, prise en compte du RGPD, fiabilisation des données cœur du SI scolarité (élève, responsable), développement et rationalisation de la communication des données entre logiciels…) et d’amélioration de l’interopérabilité entre logiciels.

Les réformes importantes du lycée et du baccalauréat viennent lourdement impacter les systèmes d’information de gestion de la scolarité et des examens et concours, nécessitant des évolutions importantes sur des applications/fonctionnalités clés (comme SIECLE…) du ministère.


Par ailleurs, en 2022, seront financés :

  • la création de nouveaux liens avec les usagers, les acteurs et les partenaires de l’école grâce à de nouveaux services comme le portail des démarches scolaires en ligne, le site diplome.gouv.fr, le système d’information pour une école inclusive, le système d’information de lutte contre le décrochage scolaire et l’obligation de formation commun avec la DGEFP et le ministère de l’agriculture ou la création d’un téléservice à destination des usagers de la médiation de l’Éducation Nationale ;

  • le déploiement de l’INE pour tous ;

  • la mise en œuvre d’un bouquet de services aux métiers de la santé (infirmières, médecins) et du social (assistants de services sociaux, psychologues de l’éducation nationale), disponibles via un portail agrégeant les fonctionnalités des diverses applications métiers centrées sur l’élève ;

  • le mise en œuvre du PASSCULTURE et de l’application dédiée à la généralisation de l’Education artistique et culturelle (ADAGE) ;

  • la mise en place de référentiels de la scolarité (BEE, référentiel 1D2D) ouvrira la porte à la transformation du SI Scolarité ; les échanges intersystèmes avec notamment la Caisse des Dépôts ou encore avec le CNED viendront renforcer l’offre de services aux citoyens dans l’accès à des parcours différenciés.


Dans le cadre du programme Action Publique 2022, les démarches et services déjà dématérialisés (livret scolaire du lycée, livret scolaire unique, demandes de bourses) seront complétés et étendus. La mise en œuvre d’un espace numérique rassemblant l’ensemble des démarches et services dématérialisés vers l’usager au travers de portails « scolarité services » concrétisera cette orientation.

Le financement prévoit également la poursuite de la modernisation du progiciel pour la gestion de la formation tout au long de la vie (projet SI2G à destination des GRETA et GIP-FCIP) et dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, celui du progiciel pour le recrutement et la gestion de carrière des enseignants chercheurs (portail Galaxie).

Enfin, les moyens en 2022 permettront de poursuivre les travaux de résorption de la dette technique de ces systèmes d’information vieillissants.


  • Services applicatifs ressources humaines SI RH (4 680 000 € en AE et en CP)

En parallèle de la nouvelle trajectoire SIRH, le ministère doit assurer le maintien en conditions opérationnelles et poursuivre des évolutions importantes sur ses applications SIRH historiques, en particulier afin d’assurer les évolutions réglementaires.


  • Autres services applicatifs (15 790 000 € en AE et 8 649 473 € en CP)

Les services applicatifs (hors métier et SIRH) concourent à :

  • mieux valoriser les données scolaires tout en assurant leur protection : refonte des bases élèves, administration des données, décisionnel ;

  • faciliter la création de nouveaux liens avec les acteurs et les partenaires de l’école : ENT… ;

  • outiller les domaines de gestion (SI financiers, gestion documentaire…).


La mise en œuvre des politiques de simplification visant à diminuer la complexité apparente pour l’usager de certains processus nécessite des évolutions importantes pour améliorer l’interopérabilité et l’interconnexion des systèmes avec les autres ministères, les collectivités locales ou les éditeurs de solutions privées.

Ensuite, les exigences en matière d’accessibilité aux applications du ministère conduisent à la mise en œuvre d’un projet global d’audit et de rénovation des systèmes d’information qui a débuté en 2021 et se poursuit en 2022.

Par ailleurs, la solution unique d’authentification pour les parents et les élèves EduConnect est amenée à être utilisée par l’ensemble de l’écosystème applicatif du ministère (télé-service, environnement numérique de travail ENT, solution de vie scolaire, application pédagogique). Sa mise en œuvre pour les agents est envisagée à partir de 2022. L’articulation avec FranceConnect se poursuit, dans une logique d’extension de l’offre de services à partir d’une authentification unique. Cet élargissement de périmètre et de bénéficiaires de la solution suppose un investissement et des coûts d’exploitation complémentaires.

Le financement de 2022 prévoit également la prise en charge des moyens consacrés au GAR (gestionnaire d’accès aux ressources numériques) financé initialement par les crédits d’investissement d’avenir. Le GAR constitue aujourd’hui la plateforme clef pour piloter l’accès aux ressources numériques par les élèves et les enseignants en garantissant la protection des données individuelles. 



C/ Les systèmes d’information – services d’infrastructures : 38 600 000 € en AE et en CP


Prévisions (en €)

2022

AE

CP

Services d’infrastructures

38 600 000

38 600 000

Services d’hébergement et de transport de données

33 600 000

33 600 000

Services de sécurité

5 000 000

5 000 000


Les services d’infrastructures concernent les domaines des services d’hébergement et de transport de données ainsi que celui de la sécurité des SI. Les enjeux de ce domaine concernent d’une part, la poursuite de la rationalisation et de la modernisation de l’hébergement et de la production et, d’autre part, la réponse à apporter aux enjeux croissants de sécurité dans un contexte d’augmentation de la menace informatique (cyberattaques).


  • Services d’hébergement et de transport de données (33 600 000 € en AE et en CP)

L’hébergement informatique des systèmes d’information ministériels (services centraux et déconcentrés) repose historiquement sur 55 centres d’hébergement, centres serveurs et salles machines existants. Les systèmes d’information fonctionnent de façon distribuée et répartie sur les académies.

La proportion des applications et des services hébergés de façon centralisée reste limitée, et est conditionnée au rythme des grands projets informatiques ou à la rénovation de systèmes d’information intégrant une révision de la politique d’hébergement. L’hébergement en académie constitue encore la part la plus importante.

Le ministère engage une actualisation de sa stratégie en matière d’infrastructures pour répondre à plusieurs enjeux :

– la forte augmentation de la quantité de données numériques, produites et transformées par l’administration pour ses personnels et ses usagers entraîne un besoin accru de performance et d’ouverture des données du système d’information ;

– la nécessité de s’adapter aux nouveaux modes de travail (coproduction entre les administrations et leurs partenaires, développement de l’e-administration et promotion des méthodes de travail collaboratif des agents) ;

– la nécessité de soutenir et d’accélérer la transformation digitale, et donc de réviser le modèle permettant d’assurer l’hébergement du cycle de vie des projets (développement, qualification, production) afin de disposer d’un modèle permettant une meilleure réactivité, visant une plus grande standardisation et améliorant qualitativement le service rendu à l’usager. Il s’agit de créer les conditions permettant de mettre en œuvre des cycles de mise en production accélérés, avec la mise en place d’une démarche d’alignement des objectifs des équipes de développement et de production sur les besoins (méthode « DevOps ») et l’adoption des technologies de l’informatique en nuage (« Cloud computing ») en employant pour les services éligibles les possibilités du marché UGAP Cloud Cercle 3.

Aussi, la stratégie de mutualisation des hébergements numériques sur les prochaines années, reposant sur une organisation (le Centre national de service CNS) et une infrastructure (la Plateforme d’hébergement mutualisé PHM), est construite autour de trois axes interdépendants :

– poursuivre la rationalisation des hébergements des systèmes d’information nationaux, dans le cadre du schéma directeur informatique (SDI). L’éducation nationale s’est inscrite dans la démarche interministérielle de mutualisation des hébergements animée par la DINSIC dans le cadre du programme de « Transformation des Centres Informatiques » (TCI) et poursuit la consolidation des hébergements nationaux en s’appuyant sur les datacentres ouverts à la mutualisation interministérielle ;

–  rénover les plateformes de production des académies de façon standardisée, avec un accompagnement des équipes pour appréhender les virages technologiques et ainsi préparer les conditions de la relocalisation de la production académique sur une offre de service nationale adossée aux datacentres interministériels. Ce plan de rénovation s’étale sur 2019/2022 et concerne les 30 académies ;

– construire une offre à destination des services déconcentrés et des opérateurs, pour maintenir et préserver la qualité d’hébergement des systèmes d’information du ministère et anticiper les évolutions.




  • Services de sécurité : 5 000 000€ en AE et en CP

Dans un contexte d’augmentation de la menace informatique (cyberattaques), qui nécessite une mise à jour régulière des outils, des composants techniques et une adaptation des applications, le ministère a notamment pour objectif de garantir la mise en sûreté des applications jugées à risques et, à terme, l’homologation RGS (référentiel général de sécurité) de l’ensemble du patrimoine applicatif ainsi que la mise en œuvre des préconisations récentes de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) à des fins de sécurisation des outils, des infrastructures et des pratiques. Le ministère a activé un COSSIM (Centre Opérationnel de Sécurité des Systèmes d’Information Ministériel) sur le périmètre de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Innovation. Le règlement général sur la protection des données en vigueur depuis mai 2018 exige que soient notifiées les failles de sécurité et les violations de données personnelles. Aussi le déploiement de l’organisation et des outils permettant de mesurer l’exposition à la menace, de conduire les homologations et les audits, de détecter et de traiter les incidents de sécurité, de conduire les remédiations suite aux incidents et de communiquer sur les retours d’expériences est une priorité pour l’année 2022.



D/ Les systèmes d’information – services bureautiques : 27 310 703 € en AE et 22 310 703 € en CP


Le financement du renouvellement du parc informatique en ordinateurs portables constitue un des axes principaux de l’année 2022 sur le domaine des services bureautiques.

La crise sanitaire du COVID-19 a invité à tirer des enseignements sur l’adaptation des équipements informatiques et des services proposés aux agents pour télétravailler que ce soit en situation ordinaire avec une augmentation attendue du nombre de bénéficiaires, lors d’un mouvement social (impactant les transports par exemple) ou dans le cadre d’une crise majeure.

Jusqu’alors, sur le périmètre des 40 000 postes de travail des agents (services déconcentrés et administration centrale) seuls 40% étaient des ordinateurs portables, avec un service VPN limité et une quasi absence de prolongement de la téléphonie d’entreprise via softphone (téléphone logiciel). La continuité de service exige une évolution du parc informatique pour prendre en compte la mobilité, et une montée en gamme des services numériques de communication et de collaboration tant en fonctionnalités qu’en capacité simultanée.

Le ministère a décidé de modifier sa politique d’équipements : l’objectif est d’équiper en totalité les agents de l’administration centrale et des services déconcentrés aux fonctions télétravaillables en matériel mobile pour leur permettre une activité à distance. Cette stratégie est conforme à l’engagement n°11 du 5ème comité interministériel de la transformation publique (CITP) qui a acté une disposition relative à l’équipement informatique des agents consistant à s’assurer que 100% des agents dont les fonctions sont télétravaillables soient équipés d’un poste de travail portable avec les outils à distance nécessaires d’ici fin 2021.


La crise sanitaire a également mis en évidence le besoin de dépasser le simple cadre du télétravail pour basculer les organisations dans le travail à distance à l’échelle. Outre l’équipement mobile, il s’agit de l’exposition des systèmes d’information à un plus grand nombre d’agents à distance (VPN ou moyens d’authentification renforcé) et des besoins en matière de collaboration et de communication (visioconférence/web conférence, partage de documents…). L’objectif est d’apporter un service de qualité unifié aux agents, de présenter un portail avec l’offre des applications disponibles, de limiter l’effort sur les gestes à faible valeur ajoutée et d’assurer une sécurisation de l’écosystème (notamment le contrôle de conformité des terminaux). En la matière, le ministère s’inscrit dans l’axe 2 de l’Action Publique 2022 pour améliorer le quotidien numérique des agents au travers de la déclinaison d’ETNA (Environnement de Travail Numérique de l’Agent) inscrite dans la feuille de route TECH.GOUV portée par la DINUM. Au sein du ministère, le programme ETNA a pour objectif de proposer une offre de « communs numériques » en rapport avec les attentes et les usages des 1,2 million d’agents dont moins de 40 000 sont équipés par l’État d’un poste de travail. Les solutions visées sont essentiellement en ligne et conçues pour être indépendantes des terminaux utilisés (ordinateurs, tablettes, smartphones). Il s’agit pour le ministère de fournir un catalogue de services « communs numériques » du quotidien ne présentant pas un décalage avec les pratiques numériques désormais usuelles dans la vie quotidienne. Cette prise en compte est un élément différenciant dans les organisations modernes en matière d’attractivité, de fidélisation, de productivité et de coopération des agents. Le projet, après un démarrage en 2021 sur le programme 214 permis par la prise en charge d’autres investissements par le Plan de relance, se poursuivra en 2022.


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E/ Les systèmes d’information – services mutualisés : 4 390 000 € en AE et en CP


Prévisions (en €)

2022

AE

CP

Services mutualisés

4 390 000

4 390 000

Formation des informaticiens

1 200 000

1 200 000

Stratégie, organisation, qualité et management informatique

3 190 000

3 190 000


  • Formation des informaticiens (1 200 000 € en AE et en CP)

La complexification des architectures, la rapidité de l’évolution des usages, la transformation des métiers informatiques et la politique d’internalisation impliquent un effort de formation de ces personnels. Outre la formation des 2 300 informaticiens, le budget comprend aussi l’animation du réseau, des communautés métiers des informaticiens, des DSI académiques et des équipes nationales. La formation doit soutenir la stratégie visant à faire évoluer les méthodes de conception et l’architecture des systèmes d’information, permettre la mise en œuvre des référentiels (RGAA, RGS, RGI...), accompagner l’évolution des infrastructures ou des activités de l’IT, l’adoption du Cloud dans les pratiques. Le déploiement de marchés au niveau national permet d’obtenir des prestations très concurrentielles sur des domaines de très haute technicité.

Le MENJS est engagé dans les projets de contractualisation interministérielle et de mutualisation des actions de formation lancés par la DINUM.


  • Stratégie, organisation, qualité et management informatique (3 190 000 € en AE et en CP)


Ce domaine couvre les besoins liés aux activités de gouvernance des systèmes d’information comme l’urbanisation et l’architecture des SI, la gestion et le déploiement des référentiels généraux (RGI, RGS, RGAA...) ou techniques. Il comprend les éléments de structuration du pilotage des projets méthodes, le pilotage des services et outils permettant une meilleure industrialisation, une amélioration des délais, une mise en qualité des activités nécessaire au cycle de conceptions des SI ou la gestion opérationnelle de la production informatique (stratégie de service basée sur la norme ITIL). Cet ensemble participe à améliorer la qualité des produits finaux délivrés aux utilisateurs.


Le ministère poursuit en 2022 :

  • une démarche d’architecture d’entreprise, le renforcement des activités d’urbanisation des systèmes d’information, l’amélioration de la gestion de la donnée (donnée de référence, sécurisation, RGPD), la revue et la production documentaire en particulier des référentiels pour mieux cadrer les projets ou leur conduite ;

  • au sein des 8 régions pluriacadémiques, une meilleure identification et la formalisation des besoins de pilotage ou de gestion au travers d’un processus d’animation, de co-construction et de mutualisation permettant de prendre en compte les besoins, de les examiner et de les traduire en demande dans les feuilles de route des SI nationaux ou locaux d’une part ;

  • l’accompagnement de la mise en place d’une DSI régionale unique (regrouper les 2 ou 3 DSI académiques historiques) d’autre part ;

  • la fusion des systèmes d’information de l’académie de Normandie (plus de 300 applications). Pour réaliser cette opération, des travaux initiés en 2021 doivent être poursuivis pour établir une consolidation documentaire, l’état de situation, les analyses d’impacts et élaborer les scénarios de fusion des systèmes d’information.



  1. Le numérique pour l’éducation : 9 000 000 € en AE et en CP


Le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports est engagé dans de profondes transformations pédagogiques et organisationnelles, de l’école maternelle au lycée général, technologique et professionnel. Ces transformations, qui visent toutes à consolider une école de la confiance, concernent l’ensemble de la communauté éducative :

  • les élèves dont les progrès et la réussite scolaire et professionnelle sont au cœur de la politique publique de l’éducation ;

  • les parents qui sont des acteurs à part entière de cette réussite ;

  • l’ensemble des personnels de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports ;

  • les partenaires publics et privés de l’école.


Dans ce contexte, le développement du numérique constitue à la fois un enjeu et un levier majeur de transformation. Il accompagne et renforce d’ores et déjà la politique du ministère dans toutes ses dimensions :

  • au travers des apprentissages et des usages du numérique pédagogique, pour lutter contre les inégalités et toutes les formes de déterminismes ;

  • l’évolution des pratiques pédagogiques, la formation initiale et continue, l’accompagnement des personnels avec le recours à toutes les modalités de formation ;

  • l’évolution du service public de l’éducation notamment dans son rapport aux usagers, dans un objectif de simplification, de personnalisation et de sécurisation renforcée. 


La crise sanitaire et les confinements qui l’ont accompagnée, ont conduit le ministère à s’appuyer massivement sur les moyens numériques pour assurer la continuité pédagogique. Les actions et les efforts entrepris par le ministère et ses opérateurs ces dernières années ont permis de relever le défi de la continuité pédagogique. Il apparaît nécessaire de passer d’une démarche d’impulsion à une démarche d’intervention en investissant massivement dans le domaine de la formation des personnels aux usages du numérique et sur les solutions numériques éducatives.


La mise en œuvre de la stratégie du numérique éducatif et l’accompagnement des projets d’envergure relevant de la compétence de l’État, tout particulièrement les 40 propositions issues des États généraux du numérique pour l’éducation, organisés d’avril à novembre 2020, constituent la base d’une stratégie partagée avec l’ensemble de la communauté éducative et nos partenaires (collectivités locales, opérateurs de l’État, Edtechs…). Le ministère prévoit ainsi de généraliser le déploiement du numérique éducatif en s’inscrivant dans la durée et avec les moyens afférents, en conformité avec les recommandations de la Cour des comptes.


Les objectifs visent à transformer et améliorer, grâce au numérique, les pratiques pédagogiques, la personnalisation des parcours, l’inclusion et la réussite de tous les élèves. Leur réalisation nécessite le financement du renforcement des capacités de pilotage et d’accompagnement des projets, la sécurisation et la valorisation des données scolaires, la simplification des accès aux ressources et aux services, l’ergonomie des applications et l’amélioration de l’expérience utilisateurs (UX design), le développement de ressources mises à disposition gratuitement et inclusives, l’amélioration des plateformes de formation permettant le développement et la certification des compétences des professeurs, l’animation de communautés pour la production de ressources entre pairs.


A ce titre, la stratégie d’accélération pour l’enseignement et le numérique, portée par le 4ème programme d’investissements d’avenir (PIA 4), va permettre la transformation du système d’enseignement, la structuration et la consolidation du secteur du numérique pour l’éducation. Cette stratégie conduira, à la mise en place de solutions les plus adaptées aux besoins de chaque territoire. Elle est dotée pour le volet enseignement scolaire d’un montant de 594 M€. De même, en 2021 et 2022, via le Plan de relance, sont engagées dans le cadre des appels à projets (AAP SNEE) des actions visant à équiper massivement d’un socle numérique de base, de services et des ressources numériques associées, les écoles du 1er degré (cycles 2 et 3) qui n’avaient pas été concernées par le plan numérique (INEE). Ces sources de financement cependant couvrent exclusivement les besoins des opérateurs de l’État et les partenariats avec les collectivités locales.


Les actions à financer visent à impulser, piloter, mettre en œuvre, évaluer des actions et dispositifs qui s’inscrivent dans le champ de compétence du MENJS. Il s’agit de développer une stratégie permettant de :

  • mettre en place de nouvelles formes de gouvernance et de nouveaux outils d’anticipation,

  • généraliser l’enseignement et l’apprentissage au et avec le numérique,

  • garantir un égal accès au numérique pour tous et lutter contre la fracture numérique,

  • travailler ensemble autrement et promouvoir une culture numérique professionnelle commune,

  • favoriser le développement d’un numérique responsable et souverain.


Le ministère prévoit ainsi en 2022 de répartir les moyens ouverts sur le programme 214 sur les projets assurant une continuité de son action de la façon suivante :


Mettre en place de nouvelles formes de gouvernance et de nouveaux outils d’anticipation :

  • Opérationnaliser les actions issues des États généraux du numérique pour l’éducation : une stratégie co-construite avec les territoires, l’ensemble de la communauté éducative (les opérateurs et les chercheurs), les collectivités locales, la filière économique, les associations. Dans ce cadre, la direction du numérique pour l’éducation doit renforcer la gouvernance, le pilotage, la conception et le suivi des 40 actions. Les moyens propres de la direction seront mobilisés pour l’engagement des actions, mais il est nécessaire de prévoir un accompagnement garantissant la mise en œuvre des actions dans un calendrier ambitieux.

  • Evaluer et mesurer le déploiement et les usages des outils et services numériques dans les écoles et les établissements au travers d’indicateurs. Les moyens actuellement affectés à l’évaluation sont insuffisants. Le plan de relance, la stratégie d’accélération et globalement l’ensemble des dispositifs mis en œuvre doivent être évalués afin d’en mesurer les effets.

  • Compléter les 12 Territoires numériques éducatifs (TNE) aux territoires le nécessitant, non encore bénéficiaires. Le SGPI a initié une démarche de démonstrateurs territoriaux permettant de tester les conditions d’un déploiement généralisé du numérique éducatif, à réaliser dans les 5 ans. Deux régions académiques n’ont pas pu bénéficier de cette démarche : les régions académiques de Normandie et des Pays-de-la-Loire. Par ailleurs, La Réunion a été pressentie pour renforcer les moyens attribués aux collectivités d’outre-mer. Pour 2022, il n’y aura pas de financement du SGPI complémentaires pour couvrir cette extension. Il revient donc au ministère de dégager des moyens propres pour impulser l’accrochage de ces trois nouveaux TNE.


Généraliser l’enseignement et l’apprentissage du numérique et avec le numérique :

  • Accompagner la réforme des voies technologique et professionnelle par un soutien à la production des ressources spécifiques professionnalisantes en regard des évolutions de l’industrie 4.0 ou des services 4.0. Ces moyens doivent contribuer à soutenir des actions en partenariat avec les entreprises du secteur de l’industrie et du service. 

  • Soutenir le développement et les évolutions de la plateforme de certification des compétences numériques, PIX, et la production de nouveaux modules d’évaluation spécifiques aux publics scolaires, élèves et professeurs.


Garantir un égal accès au numérique pour tous et lutter contre la fracture numérique :

  • Améliorer l’ergonomie des outils afin d’assurer non seulement un meilleur déploiement mais aussi une utilisation simplifiée et harmonisée (Design System de l'État) dans une démarche inclusive. Cela concerne aussi bien les outils d’informatique de gestion que les ressources numériques pédagogiques. Les enjeux de passage à l’échelle pour les 800 000 enseignants obligent à repenser les outils pour une utilisation simple d’objets technologiques complexes.

  • Mettre en place un dispositif pour détecter et prévenir la fracture numérique et l’illectronisme, accompagner les familles et soutenir les associations.


Travailler ensemble autrement et se former pour partager une culture numérique professionnelle commune :

Former tous les personnels à distance, les ingénieurs et techniciens informatiques, soutenir la formation des enseignants et des agents par la production de parcours de formation, l’hébergement et le maintien en conditions opérationnelles de la plateforme M@gistère. Ces dépenses n’entrent pas dans le cadre du plan de relance ou de la stratégie d’accélération.


Favoriser le développement d’un numérique responsable et souverain :

Soutenir l’innovation et la recherche dans le domaine du numérique éducatif, en partenariat avec les universités et les laboratoires, afin de mettre en relation leurs chercheurs avec les terrains d’observation et les expérimentations conduites dans les académies et avec les start-up de l’EdTech.



dépenses d’INVESTISSEMENT


La dotation prévue au titre des opérations d’investissement s’élève à 140 743 775 en AE et 156 588 753 en CP en 2022. Elle est répartie entre les opérations d’investissement sur les bâtiments des services académiques et de l’administration centrale, les constructions scolaires en outre-mer et les opérations immobilières des établissements scolaires restés à la charge de l’Etat.



1/ Les opérations de construction, rénovation et modernisation des bâtiments administratifs des services déconcentrés et de l’administration centrale (dont grands projets) : 42 558 320 € en AE et 70 198 753 € en CP



  1. Administration centrale : 21 600 000 € en AE et 2 100 000 € en CP

Sur le site Descartes, deux opérations sont programmées en 2022 dans le cadre de travaux de mise en sécurité :

  • les travaux de réhabilitation du bâtiment Boncourt concernent la mise aux normes des ascenseurs, la remise aux normes des courants forts, courants faibles, la rénovation thermique, l’installation d’un système de ventilation, le désamiantage, l’aménagement des combles et la mise aux normes des ascenseurs de ce bâtiment, pour un montant de 20 500 000 € en AE et 500 000 € en CP ;

  • le projet d'encloisonnement coupe-feu, à hauteur de 500 000 € en AE et en CP, est un complément de l’opération PCS/SSI (poste central de sécurité/système de sécurité incendie), en cours de réalisation et concerne la sécurité incendie des escaliers.


La programmation prévisionnelle de l’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF) prévoit de nouvelles opérations en 2022 pour un montant évalué à 600 000€ en AE et 500 000 € en CP. Il s’agit de la poursuite des principaux travaux prévus sur les bâtiments, notamment :

  • la création d’une salle « learning-center » ;

  • la rénovation du grand amphithéâtre et de divers locaux : salles de restauration et des hôtes, couloir et hall accueil (peinture, sols, électricité) ;

  • l’extension de la climatisation au bâtiment dédié aux formations ;

  • le remplacement des systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB) et anti-intrusion ;

  • la rénovation du réseau d'eau et de la chaudière.


Par ailleurs, les principales opérations prévues sur le site de Grenelle sont évaluées à 600 000 € en CP. Ce montant couvrira la poursuite des travaux déjà engagés, à savoir :

  • les travaux de branchement au refroidissement de ville, de suppression de l'ensemble des installations produisant du froid et de raccordement au réseau eau glacée, au 97/99 rue de Grenelle ;

  • la rénovation des moyens d’alimentation électrique (transformateurs haute et basse tension) au 110 rue de Grenelle.


  1. Services déconcentrés : 20 958 320 € en AE et 68 098 753 € en CP

Les opérations suivantes sont identifiées comme grands projets dans l’indicateur 3.4 « Respect des coûts et délais des grands projets » :

  • le relogement des services académiques de Nancy qui sera effectif en 2022 ;

  • le projet de construction d’un bâtiment domanial permettant le regroupement du rectorat de l’académie de Créteil, de la DSDEN du Val-de-Marne, du GIP FCIP et du CROUS de Créteil, qui a été labellisé en CNIP du 16 février 2017.


Les dépenses au titre des travaux structurants hors grands projets portent principalement sur la réhabilitation du bâtiment Canopé d’Orléans.

En outre, des crédits sont réservés aux opérations d’entretien lourd et de travaux structurants de l’ensemble des bâtiments administratifs des directions des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et des rectorats, ainsi que des centres d’information et d’orientation (CIO) d’État.


Dans le cadre de la réforme territoriale, le relogement des personnels des services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) et des délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) et de quelques services des directions régionales académiques à la recherche et à la technologie (DRARI) vers les rectorats, sera concrétisé en 2022 ou à moyen terme, selon le contexte immobilier local. Il faut donc prendre en compte une augmentation prévisionnelle des effectifs et, en termes immobiliers, soit prioritairement une densification de l’occupation en cas d’accueil dans des locaux déjà occupés, notamment par les DSDEN, lorsque ce sera possible, soit, dans la plupart des cas, une prise en charge de surfaces supplémentaires domaniales, ou en mise à disposition gratuite, voire locatives, en dernier ressort (DRAJES d’Ile de France, locaux de la rue Oudiné).


2/ Les établissements scolaires du second degré d’outre-mer: 94 185 455 € en AE et 83 190 000 € en CP


Dans le cadre de la départementalisation de Mayotte en 2011, par dérogation au régime de droit commun, l'Etat conserve l'exercice des compétences en matière d'investissement pour les établissements scolaires du second degré (construction, réhabilitation, extension).

Pour la période 2019-2022, l’enveloppe prévue dans le contrat de convergence pour les constructions scolaires du second degré à Mayotte s’élève à 334 M€, soit un montant moyen de l’ordre de 83,5 M€ en AE par an.

Le montant annuel prévu en 2022 doit permettre, outre les nouvelles constructions, de financer dans différents établissements des opérations relatives à la sécurisation, à la maintenance, au premier équipement, à la rénovation des infirmeries, aux blocs sanitaires, aux plateaux sportifs, à la restauration et aux stations d’épuration. Ces opérations d’investissement sont soumises à des aléas, tels que la disponibilité du foncier sur l’île ou les conditions climatiques, qui peuvent entraîner un retard dans le calendrier prévisionnel de réalisation.


3/ Opérations immobilières dans les établissements restant à la charge de l’État : 4 000 000 € en AE et 3 200 000 € en CP


Ces crédits permettent de financer les travaux immobiliers des établissements restés à la charge de l’État : le lycée d’État Jean Zay, le lycée autogéré de Paris, le lycée Comte de Foix d’Andorre, le lycée de Saint-Pierre-et-Miquelon et les internats de la réussite de Sourdun, Montpellier et Marly-le-Roy.


Le financement du projet de construction d’un internat à Saint-Pierre-et-Miquelon, cofinancé par le ministère des Outre-mer (MOM), le programme d’investissements d’avenir (PIA), la collectivité territoriale, la commune, le lycée Letournel et le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports a été porté à 3 760 000 €. Les travaux devraient débuter au deuxième semestre 2021 pour une ouverture à la rentrée 2023. Enfin, des projets d’amélioration du site de Sourdun sont envisagés. Leur faisabilité sera confirmée et les montants seront chiffrés par des études conduites en 2021.


dépenses d’INTERVENTION


Une dotation de 2,5 M€ en AE et de 7 M€ en CP est prévue en 2022 :

  • 2,5 M€ en AE et en CP pour la Polynésie française : l’État contribue au financement des opérations d’investissement dans les établissements scolaires du second degré en Polynésie française sous forme de subventions, dans le cadre de la convention signée le 22 octobre 2016 pour une durée de 10 ans, à compter de 2017.


  • 4,5 M€ en CP pour Saint-Martin :  la reconstruction d’un nouveau collège après le passage de l’ouragan Irma est financée dans le cadre de la convention du 22 novembre 2019 qui prévoit le financement de 7,5 M€ sur le P214 et le transfert, réalisé en 2019, de 7,5 M€ de l’outre-mer vers le P214. Les CP sont mis à disposition au rythme des besoins.

 

ACTION    8,0 %

09 – Certification


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

176 496 301

29 568 760

206 065 061

0

Crédits de paiement

176 496 301

29 568 760

206 065 061

0


Cette action regroupe les crédits d’organisation des examens de l’enseignement général et technologique (brevet, baccalauréats général et technologique, brevet de technicien supérieur…) et de l’enseignement professionnel (CAP, BEP, baccalauréat professionnel…), ainsi que les indemnités de jury liées au déroulement de ces épreuves.


Les principaux acteurs sont la direction générale de l’enseignement scolaire, la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, l’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, ainsi que les autorités déconcentrées chargées d’organiser les examens, notamment le service inter-académique des examens et concours (SIEC) pour les trois académies d’Île-de-France.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

176 496 301

176 496 301

Rémunérations d’activité

108 222 652

108 222 652

Cotisations et contributions sociales

64 340 875

64 340 875

Prestations sociales et allocations diverses

3 932 774

3 932 774

Dépenses de fonctionnement

29 568 760

29 568 760

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

29 568 760

29 568 760

Total

206 065 061

206 065 061

 

DEPENSES DE FONCTIONNEMENT


Les dépenses au titre des frais de déplacement des membres des jurys et des frais d’organisation (fournitures, locations de salles, matière d’œuvre, scanners…) représentent 29 568 760 €, dont 5 618 064 € pour le SIEC et 23 950 696 € pour les académies hors Île-de-France.


Pour tenir compte de l’impact de la crise sanitaire sur les conditions de préparation du baccalauréat général, technologique et professionnel, plusieurs adaptations des épreuves ont été décidées en 2021 : aménagements pour l’épreuve écrite de philosophie, pour l’épreuve du grand oral et pour les épreuves anticipées de français.


Le nouveau baccalauréat repose pour 40% sur un contrôle continu et 60% sur des épreuves terminales (épreuve anticipée de français, deux épreuves de spécialité, philosophie, grand oral). De nouveaux aménagements portant sur le contrôle continu sont prévus à partir de 2022 : les E3C (épreuves communes de contrôle continu) sont supprimées au profit d’un contrôle continu plus souple (moyennes obtenues dans chaque discipline au fil de l’année). De plus, les enseignements optionnels constituant pour les élèves autant de chances d’enrichir leur parcours de formation, d’approfondir des apprentissages seront évalués selon les mêmes modalités du contrôle continu.


Calendrier général des épreuves :

  • les épreuves anticipées de français se tiendront en fin d’année de première ;

  • les épreuves des enseignements de spécialité auront lieu au printemps de l’année de terminale ;

  • les épreuves terminales de philosophie et du grand oral se tiendront en fin d’année de terminale.

 

ACTION    0,1 %

10 – Transports scolaires


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

3 322 845

3 322 845

0

Crédits de paiement

0

3 322 845

3 322 845

0


Les crédits imputés sur cette action représentent la participation de l’État au financement des dépenses de transport scolaire (terrestre, aérien ou maritime) en Polynésie française, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Wallis-et-Futuna.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

3 322 845

3 322 845

Transferts aux collectivités territoriales

3 322 845

3 322 845

Total

3 322 845

3 322 845

 

La dotation s’élève à 3 322 845 € en AE et en CP et se répartit ainsi :

- Polynésie française : 2 990 000 € ;

- Wallis-et-Futuna : 315 845 € ;

- Saint-Pierre-et-Miquelon : 17 000 €.


Elle couvre les subventions allouées aux familles en vue de la prise en charge partielle des transports scolaires d’environ 18 500 élèves.

Les modalités de la participation financière de l’État aux dépenses de transports scolaires terrestres, maritimes et aériens dans ces trois collectivités étaient définies par le décret n° 69-520 du 31 mai 1969, abrogé en 2004. Ce décret prévoyait que l’État était compétent pour les transports scolaires à Wallis-et-Futuna, alors que pour la Polynésie française et Saint-Pierre-et-Miquelon, la compétence était exercée par les territoires.

Toutefois, l’État continue de cofinancer les transports scolaires avec les collectivités de Polynésie française et de Saint-Pierre-et-Miquelon sur la base d’une convention.

S’agissant de Wallis-et-Futuna, le vice-rectorat prend en charge le transport aérien des élèves deux fois par an, entre les deux îles, vers la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française ou la métropole.


Pour information, le coût moyen par élève constaté est de 477 € pour le transport aérien, 486 € pour le transport maritime et 95 € pour le transport terrestre (source : RAP 2020).


 

ACTION    7,7 %

11 – Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative


 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

197 054 446

0

197 054 446

0

Crédits de paiement

197 054 446

0

197 054 446

0


L’action « Pilotage et mise œuvre des politiques du sport, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative » regroupe les crédits de rémunération des personnels affectés dans les directions de l’administration centrale et des services déconcentrés concourant aux politiques en faveur de la jeunesse et des sports.

Une délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) est créée dans chaque région académique (à l’exception de la Guyane), avec à leur tête un délégué. Un service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports est prévu dans chaque DSDEN. Le chef du service est le conseiller de l’inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) en matière de jeunesse, d’engagement et de sports.


La délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports assure l'animation et la coordination des politiques publiques du sport, de la jeunesse, de la vie associative, de l’engagement civique et de l'éducation populaire, ainsi que, dans ce champ de compétence, des politiques relatives à l'égalité et à la citoyenneté et au développement de l'emploi, en liaison, si besoin, avec la direction régionale de l’emploi, du travail et de la solidarité.

Elle coordonne dans ce cadre l’action des services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports. A cet effet, elle est notamment chargée du secrétariat des instances régionales de concertation ou de pilotage dans les domaines des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire, de l’engagement civique et de la vie associative.


Le service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports est compétent en matière de politiques relatives à la jeunesse, aux sports à la vie associative, à l’engagement civique et à l'éducation populaire.

A ce titre, il assure le secrétariat de la commission départementale de la jeunesse, des sports et de la vie associative et met en œuvre dans le département les politiques portées budgétairement par les programmes « métiers » 163 et 219 et relatives :

  • Au service civique et au service national universel ;

  • A la promotion et au contrôle des activités physiques et sportives, au développement maîtrisé des sports de nature, à la prévention des incivilités et à la lutte contre la violence dans le sport ;

  • Au contrôle de la qualité éducative des accueils collectifs de mineurs et à la sécurité physique et morale des mineurs qui y sont accueillis ;

  • A l'animation des actions en faveur de l'engagement, de l'initiative, de l'expression, de l'information, de l'autonomie et de la mobilité internationale de la jeunesse ;

  • Au développement et à l'accompagnement de la vie associative, du bénévolat et du volontariat ainsi qu'à la promotion de l'éducation populaire aux différents âges de la vie ; à ce titre, il assure le secrétariat du collège départemental consultatif mentionné à l’article 7 du décret du 8 juin 2018 relatif au fonds pour le développement de la vie associative.


 

Éléments de la dépense par nature


Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

197 054 446

197 054 446

Rémunérations d’activité

120 828 339

120 828 339

Cotisations et contributions sociales

71 835 248

71 835 248

Prestations sociales et allocations diverses

4 390 859

4 390 859

Total

197 054 446

197 054 446

 

 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

 

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs


 

LFI 2021

PLF 2022

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

EPPD - Etablissement public du palais de la porte Dorée (P175)

2 448 163

2 448 163

2 448 163

2 448 163

Subventions pour charges de service public

2 448 163

2 448 163

2 448 163

2 448 163

Réseau Canopé (P214)

85 877 139

85 877 139

83 888 598

83 888 598

Subventions pour charges de service public

85 877 139

85 877 139

83 888 598

83 888 598

ONISEP - Office national d'information sur les enseignements et les professions (P214)

25 550 567

25 550 567

23 150 567

23 150 567

Subventions pour charges de service public

25 550 567

25 550 567

23 150 567

23 150 567

CEREQ - Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications (P214)

6 933 681

6 933 681

7 417 801

7 417 801

Subventions pour charges de service public

6 933 681

6 933 681

7 417 801

7 417 801

FEI – France éducation international (P214)

3 500 000

3 500 000

3 750 000

3 750 000

Subventions pour charges de service public

3 500 000

3 500 000

3 750 000

3 750 000

CNED - Centre national d'enseignement à distance (P214)

29 593 907

29 593 907

32 743 907

32 743 907

Subventions pour charges de service public

29 593 907

29 593 907

32 743 907

32 743 907

Total

153 903 457

153 903 457

153 399 036

153 399 036

Total des subventions pour charges de service public

153 903 457

153 903 457

153 399 036

153 399 036

Total des dotations en fonds propres

0

0

0

0

Total des transferts

0

0

0

0

 

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file


   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2021

PLF 2022

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

Réseau Canopé

1

 

1 333

6

 

6

1

 

1 328

40

 

20

ONISEP - Office national d'information sur les enseignements et les professions

 

 

379

20

16

 

 

 

354

34

17

 

CEREQ - Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications

 

 

110

6

 

3

 

 

115

6

 

3

FEI – France éducation international

 

 

245

21

 

11

 

 

245

24

 

14

CNED - Centre national d'enseignement à distance

 

 

981

25

 

10

 

 

981

22

 

7

Total

1

 

3 048

78

16

30

1

 

3 023

126

17

44


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2021

3 048

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2021

 

Impact du schéma d'emplois 2022

-25

Solde des transferts T2/T3

 

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2022


Rappel du schéma d’emplois 2022 en ETP

3 023
 
 
-25