$@FwLOVariable(annee,2022)

$@FwLOVariable(numProg,219)

$@FwLOVariable(libelleProg,Sport)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre,Objectifs et indicateurs de performance)

$@FwLOStyle(styleB3Programme, non)

Objectifs et indicateurs de performance


Évolution de la maquette de performance

Les orientations ministérielles du programme 219 « Sport » s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan de transformation ministériel (PTM) décliné en six orientations principales et pris en compte à partir du PAP 2020 :

  1. transformer le modèle et la gouvernance du sport ;
  2. réussir les JOP 2024 et en assurer l’héritage ;
  3. développer l’activité physique pour tous les publics ;
  4. déployer les mesures sport et santé ;
  5. sécuriser les acteurs et réguler le sport ;
  6. développer l’économie et l’innovation du sport pour passer de 1,8 % à 2 % du PIB, et accroître la contribution de la filière économique du sport à la richesse nationale et le développement de l’emploi.

Les deux indicateurs « mission », à savoir, l’indicateur 1.1 relatif à la pratique sportive et à ses déclinaisons et l’indicateur 3.1 relatif au rang sportif de la France permettent notamment de mesurer les impacts de la politique publique du sport sur les deux axes principaux que sont le développement du sport pour le plus grand nombre et l’amélioration de la performance du sport de haut-niveau.


OBJECTIF     mission

1 – Réduire les inégalités d'accès à la pratique sportive et promouvoir l'insertion du sport dans les différentes politiques publiques


L’État, les collectivités territoriales et leurs groupements, les fédérations sportives, les associations et les clubs locaux participent au développement de la pratique sportive. Le ministère délégué aux sports intervient, au nom de l’État, pour initier et mettre en œuvre avec le concours de l’Agence nationale du sport les politiques en faveur du sport en renforçant la connaissance et l’analyse des pratiques d’activités physiques et sportives, en attribuant des concours financiers et en personnels, en assurant la qualité de l’encadrement, en contribuant à la réalisation d’équipements sportifs, en soutenant l’organisation de grands événements internationaux qui ont un impact certain sur le nombre des licences et en mesurant l’impact des actions déployées.


Le traitement de la réduction des inégalités d’accès entre les femmes et les hommes, entre les territoires urbains et ruraux, entre les personnes valides et les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, d’une part, et la pratique des jeunes et des actifs (milieu professionnel), d’autre part, font l’objet d’une attention particulière.


L’indicateur de résultat 1.1 associé à l’objectif de réduction des inégalités dans l’accès à la pratique sportive permet d’apprécier, in fine, l’impact des actions volontaristes de développement qu’accompagne le ministère. Les actions proposées se caractérisent par une pratique diversifiée et adaptée aux publics visés, soutenue par des mesures d’intervention dédiées visant à rapprocher l’offre de la demande, et la prise en compte des difficultés rencontrées dans les territoires inscrits en géographie prioritaire (universalisme proportionné).


Le ministère soutient la pratique sportive licenciée, car le club est porteur de valeurs, constitue un outil en faveur de la « mixité sociale » et favorise l’engagement citoyen.


Les personnes socialement défavorisées pratiquent nettement moins d’activités sportives que d’autres publics. Un des objectifs du ministère est de rapprocher la proportion des jeunes filles et des femmes parmi les détenteurs d’une licence sportive (38 % environ) de la proportion de femmes dans la population (51,5 %). De même, l’objectif visant à favoriser l’insertion des personnes handicapées passe par un soutien aux projets des fédérations spécifiques (handisport et sport adapté) mais aussi par une incitation des autres fédérations et des clubs qui leur sont affiliés à intégrer dans leurs activités les personnes handicapées.


Le ministère examine avec l’ensemble des partenaires les leviers à actionner permettant d’infléchir ces tendances et déploie des stratégies sectorielles associant l’ensemble des parties prenantes tel que dans le cadre de la stratégie nationale sport-santé 2019/2024 et de la stratégie nationale sport-handicaps 2020/2024. Cette politique se traduit également par la valorisation et la diffusion de « bonnes pratiques », la mise en place de processus d’évaluation, d’observation, de diagnostics, l’animation de réseaux assurés avec l’appui des pôles ressources nationaux.


Les crédits déconcentrés alloués par l'Agence nationale du Sport (indicateur 1.2) constituent un soutien à des associations locales dont l’action met en œuvre les priorités ministérielles pour la réduction des inégalités territoriales, sociales, économiques et physiques, le soutien à l’emploi sportif et la promotion du sport comme facteur de santé.


INDICATEUR    mission    

1.1 – Pratique sportive des publics prioritaires

     (du point de vue de l'usager)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Taux de licences des jeunes de 14 à 20 ans

%

56,4

56,3

57,5

58

58

58

Taux de licences des seniors (plus de 55 ans)

%

10,9

11

11,5

11,5

11,5

11,5

Taux de licences féminines

%

18,3

17,7

18,8

19

19

19

Taux de licences dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV)

%

13,4

12,2

14,0

15

15

15

Taux de licences dans les zones de revitalisation rurales (ZRR)

%

23,9

24,3

24,5

25

25

25

Nombre de clubs garantissant l'accueil de personnes en situation de handicap

Nb

7500

1500

5000

2000

3000

8000

Nombre de clubs garantissant l’accueil de personnes en affection de longue durée

Nb

Non connu

4515

7000

6122

7000

9000

Pour information : Taux de licences au plan national

%

24,5

24,1

Sans objet

Sans objet

Sans objet

Sans objet

 

Précisions méthodologiques

Source des données : Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire (INJEP) - Mission « Enquêtes, données et études statistiques » (MEDES); site internet « HandiGuide des sports » ; dispositifs de référencement / labellisation des DRAJES et ARS "Sport-Santé".

Mode de calcul :

Le champ géographique est la France entière pour l’ensemble des taux de licences, à l’exception du sous-indicateur taux de licences dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville dont le champ est la France entière hors Mayotte.

Les chiffres indiqués regroupent les licences au sens strict pour l’ensemble des sous-indicateurs. Les autres titres de participation (ATP) délivrés le plus souvent pour une pratique sportive occasionnelle ne sont pas comptabilisés. Le nombre de licences est obtenu à partir d’un recensement annuel effectué auprès des fédérations sportives par la mission « Enquêtes, données et études statistiques » (MEDES) de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), service statistique ministériel en charge de la jeunesse et des sports, qui contrôle la cohérence interne et l’évolution des données transmises par les fédérations. Les indicateurs construits à partir de ces données rendent compte de la pratique sportive licenciée dans un club sportif affilié à une fédération française sportive agréée, mais il ne permet pas de mesurer la totalité de la pratique sportive.


Le calcul de l’indicateur du taux de licences dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), ainsi que celui du taux de licences dans les zones de revitalisation rurales (ZRR), s’appuient sur les fichiers détaillés de licences transmis par les fédérations sportives agréées par le ministère chargé des sports. Le traitement consiste en une affectation du code commune à l’adresse de chaque licence et à la géolocalisation des adresses pour déterminer les licences dans les quartiers prioritaires. Cette géolocalisation est faite en collaboration avec l’INSEE. Le temps de traitement des fichiers, à la fois par le ministère délégué aux sports et par l’INSEE, induisait deux ans de décalage avec les autres indicateurs. Ce décalage a été ramené à un an. La population dans les QPV utilisée pour le calcul de l’indicateur est celle de 2013, celle dans les ZRR est de 2019. Le nombre de licences dans les QPV et ZRR des fédérations n’ayant pas fourni de fichiers détaillés a été estimé à partir des données de l’année précédente, ou de l’ensemble des autres fédérations. Le taux de licences dans les QPV est estimé en 2020 comme en 2019 sur le champ France entière hors Mayotte.


Le décompte du nombre de clubs sportifs garantissant l’accueil de personnes en situation de handicap est effectué à partir du nouveau site internet « HandiGuide » (http://www.handiguide.sports.gouv.fr) rénové en 2019/2020. Il permet, d’une part, à ces personnes de trouver un club d’accueil et, d’autre part, aux structures sportives de faire connaître leurs activités. L’inscription d’une structure sportive sur le site Internet fait l’objet, préalablement à sa publication, d’une validation par le service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) compétent. Cet outil permet de distinguer d’une part le nombre de structures – notamment des clubs - déclarant être en capacité d’accueillir des jeunes en situation de handicap, et d’autre part ceux accueillant réellement des personnes en situation de handicap. Sa rénovation conduit à un engagement plus qualitatif des structures qui explique l’écart des chiffres présentés pour 2019 et 2020.


Le décompte du nombre d’associations sportives garantissant l’accueil de personnes en affection de longue durée (ALD) est effectué à partir d’un questionnaire croisé à l’attention des DRAJES (anciennement DRJSCS) et des fédérations sportives dont les critères ont été élaborés en 2019. Ces structures sont identifiées sur des sites Internet développés par les DRAJES en lien avec les ARS qui permettent, d’une part, à ces personnes et à leurs médecins traitants de trouver un club d’accueil et, d’autre part, aux structures sportives de faire connaître leurs activités. Le référencement d’une structure sportive par les DRAJES fait l’objet, préalablement à sa publication, d’une validation par le COPIL régional Sport Santé Bien- Être. L’identification et la généralisation des critères définis par le MENJS en lien notamment avec le ministère de la santé permettent une harmonisation progressive du recensement et du référencement des structures concernées et favorisent l’identification quantitative des clubs déclarant être en capacité d’accueillir des personnes en ALD, et d’autre part ceux accueillant réellement des personnes en ALD. C’est ce dernier chiffre qui permet de mesurer la réalité de la pratique sportive des personnes en ALD qui a été ici retenu.


Justification des prévisions et de la cible

À la date du 4 août 2021, les données de 109 des 113 fédérations sportives agréées par le ministère délégué aux sports ont pu être traitées. Sur cette base, le nombre de licences est estimé provisoirement à 15,8 millions en 2020 (les derniers chiffres disponibles ont été repris pour les fédérations n’ayant pas pu être traitées). Le taux de licences est ainsi estimé au plan national à 23,5 % (15,8 millions de licences hors autres titres de participation (ATP) délivrées en 2020 pour 67,3 millions de personnes résidant en France hors COM).


Si la cible 2023 n'est pas modifiée, les prévisions actualisées pour 2021 et les prévisions 2022 sont proposées à la hausse au regard du réalisé 2020 (sauf pour ce qui concerne le taux de licence des séniors, pour lequel la stabilité est proposée), pour tenir compte de la sortie de crise sanitaire et de l'impact potentiel du dispositif Pass’Sport qui sera mis en place à compter du 1er septembre 2021.

En raison des travaux de rénovation du HandiGuide et des impacts de la crise épidémique de la COVID -19, la déclaration des structures garantissant l’accueil de personnes en situation de handicap s’est faite de manière très progressive. Cela a conduit à une baisse importante mais conjoncturelle du volume total de lieux d’accueil et de pratique d’activités physiques et sportives (APS) pour les personnes en situation de handicap. Pour 2022, la prévision est revue à 3 000 structures inscrites au regard du déploiement toujours en cours de l’outil sur le territoire.


Le nombre de clubs garantissant l’accueil de personnes en affection de longue durée est identifié à 6 122 pour 2021. Cette identification résulte d'une consolidation, effectuée sur la base des données transmises par les DRAJES et prenant appui sur la nouvelle base méthodologique harmonisée pour le recueil de cet indicateur fin 2019 conformément aux objectifs de la Stratégie nationale sport santé 2019 – 2024. Toutefois, la campagne de sensibilisation continue auprès des fédérations sportives prévue en 2019/2020 a dû être à nouveau reportée pour la saison 2021/2022 en raison des incidences de la crise sanitaire et devrait permettre d’affiner le recueil des données et de faire progresser sensiblement l’indicateur en 2022.

 

INDICATEUR        

1.2 – Proportion des crédits déconcentrés de l'agence nationale du sport (instruits au plan local et dans le cadre des projets sportifs fédéraux) affectée aux publics, territoires ou thématiques prioritaires

     (du point de vue de l'usager)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Moyens financiers consacrés à des actions en direction des personnes handicapées / total des moyens mobilisés

%

9,3

8,6

10

10

12

14

Moyens financiers consacrés à des actions en direction des jeunes filles et des femmes / total des moyens mobilisés

%

13,2

11,3

13

13

15

15

Moyens financiers consacrés à des actions en direction des territoires socialement défavorisés / total des moyens mobilisés

%

53,8

52,9

50

50

55

60

Moyens financiers consacrés à des actions en direction de la professionnalisation du mouvement sportif / total des moyens mobilisés

%

40,0

36,6

40

40

40

40

Moyens financiers consacrés à des actions en direction du sport santé / total des moyens mobilisés

%

12,4

12

12

12

14

15

 

Précisions méthodologiques

Source des données : Agence nationale du sport

Mode de calcul : part de crédits de la part territoriale consacré aux publics, territoires et thématiques prioritaires, en %.


Justification des prévisions et de la cible

À la date du 10 août 2021, les prévisions actualisées pour 2021 et la cible initiale 2021 sont identiques, compte tenu des incertitudes concernant l'impact de la crise sanitaire sur la pratique sportive au sein des associations sportives. Pour 2022 et 2023, les cibles proposées se basent sur une progression raisonnée des taux au sein des différentes catégories, sauf sur le volet professionnalisation ou il est proposé un maintien du taux.

 

OBJECTIF    

2 – Promouvoir la rigueur financière et l'efficacité des fédérations sportives


En 2021, on compte 117 fédérations sportives agréées parmi lesquelles 39 sont des fédérations olympiques et paralympiques, 52 des fédérations unisport non olympiques et 26 multisports. À cela s’ajoute, les 23 groupements nationaux agréés.

 

Afin de renforcer son influence sur la rigueur financière et l’efficacité des fédérations sportives, le ministère s’est engagé depuis plusieurs années, d’abord dans le cadre des campagnes de conventionnement (conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO) et conventions annuelles Haute Performance (CO HP)), à mettre en œuvre les préconisations suivantes, même si désormais les conventions sont passées entre les fédérations sportives et l’ANS :

  • suivre de manière spécifique et régulière, sous la forme de rencontres et d’établissements de situations financières intermédiaires, les fédérations qui présentent une situation financière dégradée ;

  • mettre en place un module de formation à la compréhension des comptes financiers dans le cadre de la formation continue des personnels de l’administration centrale et de la formation initiale d’adaptation à l’exercice de leurs missions des directeurs techniques nationaux nouvellement nommés dans la dynamique de la mise en place de l’Ecole des Cadres.


INDICATEUR        

2.1 – Nombre de fédérations sportives présentant une situation financière fragile ou dégradée

     (du point de vue du contribuable)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Nombre de fédérations sportives présentant une situation financière fragile

Nb

6

6

3

7

10

5

Nombre de fédérations sportives présentant une situation financière dégradée

Nb

5

2

7

6

7

5

 

Précisions méthodologiques

Source des données : comptabilités certifiées des fédérations recueillies dans le cadre de l’alimentation annuelle du portail des fédérations sportives post assemblée générale par la cellule de veille financière du bureau de l’accompagnement à l’autonomie des fédérations sportives et sport professionnel (DS2B) – Direction des sports, en 2021 pour l’année comptable 2020,


Mode de calcul : la rigueur financière des fédérations sportives unisport et multisport (hors groupements nationaux) est appréciée à travers le ratio total des fonds propres / total du bilan :

- ratio négatif : la situation financière de la fédération est considérée comme dégradée ;

- ratio compris entre 0 % et 10 % : la situation financière de la fédération est considérée comme fragile.

Le champ de l’indicateur est limité aux fédérations bénéficiant d’un soutien financier de l’Agence Nationale du Sport:

- pour les fédérations unisport : 76 en réalisation 2016, 77 en 2017 et 78 en 2018, 2019, 2020 et 2021.

- pour les fédérations multisports : 24 en réalisation de 2016 à 2018, 22 en 2019 et 21 en 2020 et 2021.

Les données financières des fédérations agréées bénéficiant d’un soutien financier de l’Agence Nationale du sport sont communiquées au ministère dans les 6 mois suivant la clôture de leur exercice comptable. Les données de synthèse ne sont pas disponibles avant la fin du mois d’octobren+1. Les données présentées en réalisation d’une année n sont élaborées à partir des comptes financiers de l’année n-1. La situation financière des fédérations s’améliorant habituellement selon un processus continu, elles passent d’une situation dégradée à une situation fragile avant de se trouver dans une situation financière satisfaisante.

La réalisation 2020 porte donc sur le même périmètre que celle de 2019.


Justification des prévisions et de la cible

Cet indicateur mesure le résultat de l’effort propre réalisé par les fédérations sportives pour améliorer leur indépendance financière. Pour cela, elles peuvent notamment chercher à accroître le nombre de licenciés, développer des partenariats privés et des produits d’exploitation tels que la billetterie, même si certains sports peu médiatisés ont des difficultés à trouver par eux-mêmes de nouvelles ressources.


La prévision actualisée 2021 de la situation financière des fédérations sportives anticipe une situation financière fragile ou dégradée en hausse. 12 fédérations sont identifiées comme pouvant être en situation financière fragile ou dégradée contre 8 l’année précédente.


La décomposition de la réalisation 2020, actualisée depuis le RAP 2020 (les chiffres figurant dans le tableau ci-dessus sont donc revus) est la suivante :

• 3 fédérations sont identifiées en situation financière qualifiée de « fragile » : Football américain, Cyclisme, Taekwondo ;

• 5 fédérations se situent en situation financière qualifiée de « dégradée » : Hockey, Lutte, Longue Paume, Hélicoptère et Baseball-Softball.

Pour 2021, il est attendu 13 fédérations en situation financière fragile ou dégradée.


En parallèle de l’accompagnement spécifique mis en place pour aider les fédérations à sortir d’une situation financière difficile, la direction des sports incite à la création et la mise en œuvre de nouvelles offres de pratique devant participer à l’augmentation des recettes propres à moyen et long terme.

Ces fédérations vont faire l’objet au cours de l’année 2021 d’un accompagnement particulier et d’une procédure dite d’accompagnement d’analyse financière qui permet de mieux identifier les pistes d’amélioration de gestion de ces fédérations quand bien même elles ont déjà été auditées.

La crise sanitaire devrait impacter l’indicateur à l’avenir.


Pour les données prévisionnelles de 2021 et 2022, sont comptabilisées les fédérations sportives, proches des ratios de 0 et 10 % avec une extrapolation jusqu’à 20 %, en croisant ces données avec les courbes comptables et les éléments contextuels (organisation évènements, perte de licenciés, effet de la crise covid, achat siège social…). La même méthode s'applique pour la prévision 2023, est à ce stade anticipée à la hausse : 6 fédérations présentant une situation financière fragile et 7 présentant une situation financière dégradée (la cible de 5 étant difficile à atteindre).


Les prévisions prennent ainsi en compte les tendances observées, les premières consolidations des documents comptables prévisionnels fournis par les fédérations sportives, mais surtout le contexte engendré par la situation sanitaire et les incidences sur l’activité sportive et économique des fédérations.

 

INDICATEUR        

2.2 – Indépendance financière des fédérations sportives

     (du point de vue du contribuable)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Nombre de fédérations sportives présentant un taux d'autofinancement inférieur à 50% (Subvention Ministère chargé des sports >50%)

Nb

3

5

2

5

5

1

Nombre de fédérations sportives présentant un taux d'autofinancement supérieur à 80% (Subvention Ministère chargé des sports <20%)

Nb

49

63

75

55

60

75

 

Précisions méthodologiques

Source des données : comptabilités certifiées des fédérations recueillies dans le cadre de l’alimentation annuel du portail des fédérations sportives post assemblée générale par la cellule de veille financière du bureau de l’accompagnement à l’autonomie des fédérations sportives et sport professionnel (DS2B) – Direction des sports,


Mode de calcul : le taux d’autofinancement d’une fédération correspond au pourcentage des ressources ne provenant pas des subventions de l’ANS rapporté à l’ensemble des ressources de cette fédération. Le champ de l’indicateur couvre les fédérations unisport et multisports bénéficiant d’un soutien financier de l’ANS.

Les données financières des fédérations agréées bénéficiant d’un soutien financier de l’ANS sont communiquées au ministère dans les 6 mois suivant la clôture de leur exercice comptable. Les données de synthèse ne sont pas disponibles avant la fin du mois d’octobren+1. Les données présentées en réalisation d’une année n sont élaborées à partir des comptes financiers de l’année n-1.

Justification des prévisions et de la cible

Il est attendu pour 2021 que 4 fédérations sportives dépendent encore à plus de 50 % des subventions de l’Agence nationale du sport (ANS) : fédérations françaises de pentathlon moderne, d’haltérophilie musculation, d’escrime et de la lutte. Pour 2022, il est anticipé 5 fédérations sportives dépendant à plus de 50 % des subventions de l’ANS. Aussi, pour ce qui concerne la prévision 2023, si le tableau fait état d'une cible d'une seule fédération sportive présentant un taux d'autofinancement inférieur à 50 %, il est probable que ce chiffre soit de 4


Le nombre de fédérations dont le taux d’autofinancement est supérieur à 80 % est en forte baisse pour atteindre 58 en 2020 (et non 63 comme mentionné dans le tableau ci-dessous, car le réalisé 2020 définitif a été retravaillé depuis la rédaction du RAP 2020), en dessous de la prévision. Il est prévu une baisse du nombre de fédérations en capacité d’assurer un autofinancement à hauteur de 80 % en raison de la hausse attendue ou du maintien des crédits accordés aux fédérations et de l’incidence de la crise sanitaire qui a réduit la capacité à l’autofinancement des fédérations, les rendant plus dépendantes aux subventions de l’ANS. La prévision 2023 du nombre de fédérations sportives présentant un taux d'autofinancement supérieur à 80 % peut être anticipée à 65, en deçà de la cible de 75. 


 

OBJECTIF     mission

3 – Conforter le rang de la France parmi les grandes nations sportives et favoriser l'insertion professionnelle des sportifs de haut niveau


Au niveau mondial, le sport de compétition est l’objet d’une concurrence toujours plus forte : augmentation du nombre de compétitions ayant une incidence pour les qualifications aux grands championnats ou aux Jeux olympiques et paralympiques, augmentation du nombre de pays compétitifs, poids de ceux dont la population est importante (Chine, États-Unis, Russie, Japon), progression des moyens (humains, matériels, financiers) mobilisés. C’est pourquoi l’objectif retenu est celui d’un maintien durable du rang de la France et non de sa progression.

 

La qualité de « sportif de haut niveau » fait l’objet d’une reconnaissance juridique. Sont sportifs de haut niveau – stricto sensu – les sportifs classés par le ministère délégué aux sports dans les catégories « Elite », « Senior », « Relève » et « Reconversion ». Cette définition s’accompagne de l’octroi de certains droits : faire acte de candidature aux concours administratifs sans remplir les conditions de diplôme exigées, accéder aux grades et emplois publics de l’État et des collectivités territoriales sans se voir opposer de limite d’âge, bénéficier d’aides personnalisées de l’État… L’efficacité du dispositif repose sur un contingentement du nombre de sportifs inscrits sur les listes établies par le ministère chargé des sports.


INDICATEUR    mission    

3.1 – Rang sportif de la France

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Apprécié à partir des résultats des finalistes aux Jeux olympiques : hiver + été

rang

5

Non déterminé

5

8

8

5

Apprécié à partir des résultats des médaillés aux Jeux Paralympiques : hiver + été

rang

9

Non déterminé

9

9

10

9

Apprécié à partir des résultats des médaillés dans les championnats du monde des sports olympiques

rang

9

4

5

3

5

5

 

Précisions méthodologiques

Source des données : Agence nationale du sport

Mode de calcul :

Sous-indicateur 3.1.1 : un nombre de points est attribué à chaque nation ayant des représentants parmi les 8 premiers de chacune des 302 épreuves olympiques d’été et des 86 épreuves d’hiver selon le barème suivant : 8 points au 1er, 7 au 2e, 6 au 3e, …, 1 au 8e. La nation classée au 1er rang est celle qui a obtenu le plus grand nombre de points sur l’ensemble des épreuves disputées au cours de ces 2 compétitions. Le classement complet des nations est établi par ordre décroissant du nombre de points obtenus. Cette méthode est appelée « indice POP » (du nom de la Préparation Olympique et Paralympique, ancien service à compétence nationale placé auprès du ministre chargé des sports, qui a conçu ce barème).

Les résultats aux épreuves des JO des 31 sports suivants sont pris en compte dans cet indicateur : athlétisme, aviron, badminton, baseball, basket ball, boxe, canoë-kayak, cyclisme, équitation, escrime, football, gymnastique, haltérophilie, handball, hockey sur gazon, hockey sur glace, judo, lutte, natation, pentathlon moderne, ski, softball, sports de glace, taekwondo, tennis, tennis de table, tir, tir à l’arc, triathlon, voile, volley-ball. Par ailleurs, pour Tokyo 2020 (reportés en 2021), 5 sports additionnels ont été programmés : baseball, surf, karaté, escalade et, skateboard. Il convient de noter que les résultats enregistrés aux Jeux paralympiques ne sont pas pris en compte dans cet indicateur.

Le renseignement de ce sous-indicateur n’est réactualisé que tous les deux ans, à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver ou d’été, soit à la fin de chaque année paire. Le report des JOP de 2020 à 2021 fait sortir ponctuellement de cette logique.


Sous-indicateur 3.1.2 : le mode de calcul est basé sur la méthode universelle du tableau des médailles lors des épreuves paralympiques d’été et d’hiver. Le classement des nations est calculé à partir du nombre de médailles d’or avec un départage des ex-æquo en fonction du nombre de médailles d’argent puis de bronze.

Le renseignement de ce sous-indicateur n’est réactualisé que tous les deux ans, à l’occasion des Jeux paralympiques d’hiver ou d’été, soit à la fin de chaque année paire. Le report des JOP de 2020 à 2021 fait sortir ponctuellement de cette logique.

Sous-indicateur 3.1.3 : le sous-indicateur 3.1.3 n’est plus calculé en référence à l’ensemble des disciplines reconnues de haut niveau au-delà du périmètre olympique. Dorénavant, dans la perspective des Jeux de Paris de 2024, le périmètre de ce sous-indicateur est limité aux sports olympiques d’été et d’hiver.

Le mode de calcul est basé sur la méthode universelle du tableau des médailles et ne conserve comme compétitions de référence que :

- pour les années olympiques, les Jeux olympiques d’été et les championnats du monde des sports d’hiver (ou, inversement, les Jeux olympiques d’hiver et championnats du monde des sports d’été) ;

- pour les années non olympiques, les championnats du monde (sports d’hiver + sports d’été).

Cette méthode permet de disposer d’un indicateur annuel fondé sur un périmètre quasi constant. Le classement des nations dans chaque discipline du panel est calculé à partir du nombre de médailles obtenues avec un départage des ex-æquo en fonction du nombre de médailles d’or, puis d’argent et enfin de bronze.

Justification des prévisions et de la cible

Sous-indicateur 3.1.1 Rang sportif apprécié à partir des résultats des finalistes aux Jeux olympiques hiver+été :

En 2021, l’indice POP classe dorénavant la France en 8ème position (JO hiver 2018+ JO été 2021) contre la 5ème position (JO été 2016+JO hiver 2018). 7ème au rang des nations aux JO de Rio avec 42 médailles, la France se classe 8ème avec 33 médailles en 2021 à Tokyo. Le nombre de titres olympiques reste à 10, mais la France obtient 6 médailles d’argent en moins et 3 médailles de bronze en moins entre 2016 et 2021. Le nombre de finalistes est stabilisé : 98 en 2021 contre 100 en 2016.


La France obtient 33 médailles, soit un résultat similaire à celui de Londres 2012 avec 35 médailles et 10 titres contre 11. Une analyse par fédération sera réalisée par l’ANS dès septembre 2021 pour identifier les leviers afin d’obtenir un meilleur résultat à Paris en 2024.


Ce recul de 3 places est lié à des JO réussis par d’autres nations comme l’Australie qui passe de 29 à 46 médailles entre 2016 et 2021, l’Italie qui bat son record du nombre de médailles avec 40 médailles (28 médailles en 2012 et 2016) et les Pays-Bas qui doublent presque leur nombre de médailles entre 2016 (19) et 2021 (36).

Une analyse macro de ces 3 nations en réussite à Tokyo montre la nécessité de « réussir » dans les 2 sports délivrant le plus grand nombre de médailles : Natation (147) et Athlétisme (144).


Le tableau ci-dessous montre l’écart important entre la France et les 3 autres nations citées.



Nb de médailles en Natation

Nb de médailles en Athlétisme

Nb de médailles en Natation et Athlétisme

France

1

1

2

Australie

20

3

23

Italie

6

5

11

Pays-Bas

2

8

10



Selon cet indicateur, la hiérarchie des 10 premières nations mondiales est désormais la suivante :


Rang

Pays

PyeongChang 2018

Tokyo 2021

Cumul indice POP

1

Etats-Unis

332

1164

1496

2

Chine

105

792

897

3

Allemagne

346

461

807

4

Japon

181

600

781

5

Grande-Bretagne

62

625

687

6

Russie

0

677

677

7

Canada

324

310

634

8

France

194

421

615

9

Italie

157

449

606

10

Pays-Bas

179

398

577



Concernant les Jeux d’hiver de PyeongChang (2018), la France a gagné une place au classement des nations en terminant 9ème (10ème place à Sotchi en 2014) avec le même nombre de médailles au total (15). La France a obtenu 5 titres contre 4 en 2014. En complément de l’indice POP, il peut être noté que quatorze des quinze médailles ont été obtenues par la fédération française de ski et une par la fédération française des sports de glace. L’équipe de hockey sur glace était une nouvelle fois non qualifiée au tournoi olympique. Sur les 15 médailles, 5 viennent du biathlon. Le ski de fond, le ski acrobatique et le snowboard ont obtenu 2 médailles. Le patinage a obtenu 1 médaille.


La tenue des JO d’hiver à Pékin en 2022 permettra de réactualiser cet indicateur l’an prochain.


La France ambitionne de maintenir son 5ème rang mondial en 2024.


Sous-indicateur 3.1.2 Rang sportif apprécié à partir des résultats des médaillés aux Jeux paralympiques hiver+été :

Les Jeux paralympiques de Tokyo 2021 se sont déroulés du 24 août au 05 septembre. La France a obtenu 54 médailles (dont 11 médailles d’or), dépassant ainsi l’objectif fixé de 35 médailles, ce qui est près du double des résultats obtenus à Rio 2016 (28 médailles). Au rang des nations, la France passe toutefois du 12e au 14e rang, du fait de la concurrence internationale qui s’est accrue. 

La tenue des JP d’hiver à Pékin en 2022 permettra de réactualiser cet indicateur lors du PAP 2023.


Sous-indicateur 3.1.3 Rang sportif apprécié à partir des résultats des médaillés dans les championnats du monde des sports olympiques

Le sous-indicateur prend en compte uniquement les sports olympiques d’été et d’hiver et ne conserve que les championnats du monde comme compétition de référence (sauf pour les années olympiques où, alternativement, les jeux olympiques d’été ou d’hiver remplacent les championnats du monde des disciplines concernées). Le nombre de médailles obtenues est tributaire du nombre de compétitions de référence organisées lors de l’année.


A noter que certaines fédérations internationales n’organisent pas de championnats du monde tous les ans mais tous les deux ans en alternance avec les championnats continentaux. C’est le cas de la natation et de l’athlétisme qui représentent à elles deux 30 % des titres olympiques.

Pour information, plus de 200 pays intègrent ce classement en ayant obtenu au moins une médaille.


Championnats du monde (disciplines olympiques été/hiver) 2019

(348 épreuves référencées pour les USA / 266 pour la France)


sigle

pays

or

ar

br

Total

rang médaille

Indice PO

rang indice PO

USA

Etats-Unis

59

29

35

123

1

1352

1

CHN

Chine

38

29

22

89

2

891

3

RUS

Russie

28

30

35

93

3

983

2

GER

Allemagne

24

13

23

60

4

709

5

NED

Pays-Bas

22

18

10

50

5

532

10

JPN

Japon

20

28

20

68

6

814

4

AUS

Australie

15

19

14

48

7

538

8

NOR

Norvège

13

14

6

33

8

349

12

FRA

France

13

11

25

49

9

626

6

GBR

Grande-Bretagne

10

11

21

42

10

520

11


Pour 2019, le rang médaille de la France est 9ème alors que ce classement corrigé à l’aide de l’indice Préparation olympique (indice PO), tenant compte d’une comptabilisation de l’ensemble des finalistes, attribue à la France la 5ème place.


Championnats du monde (disciplines olympiques été/hiver) 2020

(38 épreuves référencées pour les Pays-Bas / 39 pour la France)


sigle

pays

or

ar

br

Total

rang médaille

Indice PO

rang indice PO

NED

Norvège

13

9

3

25

1

241

2

GER

Allemagne

9

8

8

25

2

283

1

FRA

France

8

4

4

16

3

169

4

RUS

Russie

6

6

6

18

4

195

3

ITA

Italie

3

3

3

9

5

112

5

CAN

Canada

3

3

3

9

5

17

16

JPN

Japon

3

2

2

7

7

84

7

USA

États-Unis

2

2

3

7

8

87

6

DEN

Danemark

2

0

0

2

9

43

12

GBR

Grande-Bretagne

1

3

2

6

10

76

8



Le classement des nations en 2020 est peu éclairant compte tenu du report des JOP de Tokyo en 2021 et de l’annulation ou report de nombreux championnats du Monde suite à la crise sanitaire mondiale liée à la Covid-19. Pour exemple, la France a vu son nombre d’épreuves référencées passer de 266 en 2019 à 39 en 2020.

Sur la base de ces 39 épreuves, la France est 3ème au rang des nations et 4èmeà l’indice PO grâce à 3 fédérations (cyclisme, triathlon et voile).


Compte tenu de la tenue des Jeux en 2021, le classement des nations en 2021 a peu de chances d’être également significatif. Bon nombre de sportifs peuvent faire l’impasse sur des championnats du Monde post JO pour se concentrer sur Paris 2024 avec une olympiade de 3 années seulement au lieu de 4. Pour autant, une analyse fédération par fédération sera réalisée par l’Agence nationale du Sport.

 

INDICATEUR        

3.2 – Taux d'insertion professionnelle des sportif(ve)s de haut niveau

     (du point de vue de l'usager)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Taux d'insertion professionnelle d'ancien(ne)s sportif(ve) de haut niveau deux ans après leur dernière inscription sur la liste des sportifs de haut niveau

%

77

79,2

80

85

85

85

 

Précisions méthodologiques

Source des données : Bureau de l’accompagnement à l’autonomie des fédérations sportives et sport professionnel – Direction des sports


Mode de calcul : cet indicateur mesure l’insertion professionnelle des sportif(ve)s de haut niveau deux ans après leur dernière inscription sur la liste des sportifs de haut niveau conformément à l’objectif de double projet sportif et professionnel assigné aux sportif(ve)s de haut niveau. Le champ de l’indicateur couvre l’ensemble des disciplines reconnues de haut niveau.

Les données utilisées pour renseigner cet indicateur sont issues d’une extraction réalisée à partir de la base de données du Portail du suivi quotidien des sportifs (PSQS). La cible de cette requête est constituée des 409 sportifs de haut niveau issus d’un panel de 53 fédérations, et sortis des listes ministérielles au 31 octobre 2018.


Cette année les fédérations d’aéronautique, billard, rugby à XIII, ski nautique et wakeboard, squash, golf et taekwondo, n’étaient pas concernées par l’enquête car n’ayant aucun sportif sortant de liste pour les catégories concernées.

Liste des fédérations ayant répondu à l’enquête : athlétisme, automobile, aviron, badminton, baseball-softball, basket-ball, boxe, canoë-kayak, course d’orientation, danse, escrime, ESSM, football, football américain, force, handball, handisport, hockey, hockey sur glace, karaté, lutte, montagne escalade, motocyclisme, natation, parachutisme, pelote basque, pentathlon moderne, pétanque, roller skateboard, rugby, sauvetage et secourisme, savate, ski, sport adapté, surf, tennis, tennis de table, tir, tir à l’arc, triathlon, voile, vol libre, volley.

Seules deux fédérations n’ont pas répondu à l’enquête : le cyclisme et le judo.


À noter que pour les cinq fédérations ayant un secteur professionnel développé (football, handball, basket, rugby, volley) les sportifs concernés restent majoritairement en activité même après leur sortie des listes. Pour ces cinq fédérations, 57 % des sportifs sont des sportifs professionnels et 97 % des sportifs sont en activité.

L’objectif est de réduire sensiblement la proportion d’anciens sportif(ve)s de haut niveau en situation de recherche d’emploi deux ans après leur dernière inscription sur la liste des sportifs de haut niveau, ce qui peut être considéré pour une partie d’entre eux comme un échec au regard de la notion de double projet. Il convient cependant de nuancer les résultats bruts, d’une part parce que de nombreux sportifs sont engagés dans des cursus universitaires ou des formations professionnelles longues et d’autre part parce que de nombreux sportif sont engagés dans des cursus universitaires ou des formations professionnelles longues et d’autre part du fait de l’étalement des parcours de formation pour maintenir des volumes d’entraînement compatibles avec les exigences de la concurrence internationale.


Cette année, le ministère a filtré le fichier transmis aux fédérations pour ne garder que les catégories Elite, Senior et reconversion, ainsi sur les 3 499 SHN sortants de listes seuls 409 concernent l’enquête. Les fédérations ont ainsi pu se concentrer sur les SHN prioritaires à suivre ce qui explique en partie, la diminution importante du nombre de situations inconnues pour atteindre 2,4 %. Ce chiffre, nettement en baisse, s’explique, en partie, par la volonté de nombreux sportifs de haut niveau, après de longues années dédiées à la pratique sportive intensive, de tourner la page et de s’engager dans leur « seconde vie ». Cette absence de réponse ne signifie nullement que les SHN sont en situation de recherche d’emploi. Cet indicateur a été calculé en ne prenant pas en compte les deux fédérations qui n’ont pas répondu à l’enquête, au-delà de ce taux de réponse partiel, les fédérations démontrent une forte implication dans la gestion des situations individuelles des sportifs pendant toute la durée de la conduite de leur double projet.


Justification des prévisions et de la cible

Le taux d’insertion professionnelle pour l’année 2020 est de 79,2 %. Ce résultat augmente légèrement par rapport à l’année précédente mais est très légèrement inférieur aux prévisions pour 2020 (80 %). Parmi les sportifs ciblés, 4,5 % poursuivent un cursus de formation. Au total près de 85 % des sportifs sont, soit insérés professionnellement, soit engagés dans un cursus de formation. Ceci démontre la pertinence du modèle du « double projet », que celui-ci soit orienté vers une insertion professionnelle rapide ou destiné à permettre la poursuite d’études supérieures plus longues.


Au total, les sortants de liste au 31 octobre 2018 représentent 3 499 sportifs de haut niveau. L’effectif couvert par le panel retenu représente 409 sportifs précédemment listés « senior », « élite » et « reconversion ».

Les sportifs exerçant une activité salariée en qualité de sportif professionnel sont intégrés dans le calcul de l’indicateur. Les sportifs professionnels représentent 18,8% des sportifs en activité.


Pour la prévision actualisée de 2021, il est attendu un taux d'insertion de 85%. Pour 2022, la prévision est conforme à la cible fixée initialement.

S’agissant de la prévision 2023, il est à noter que lors de l’année post Jeux olympiques et paralympiques, le nombre de sorties de listes est plus important, cela aura de fait une incidence sur le taux d’insertion, l’objectif est donc de maintenir la cible initiale.

 

OBJECTIF    

4 – Renforcer le respect de l'éthique dans le sport et préserver la santé des sportifs


Le désir d’obtenir des résultats sportifs au plus haut niveau peut parfois conduire à des comportements déviants contraires aux valeurs éthiques dont le sport est porteur. Le ministère entend que les sportifs de haut niveau ne recherchent pas la réussite à n’importe quel prix, préservent leur intégrité physique et « montrent l’exemple ».  L’impact de l’image du sportif de haut niveau auprès du public, et notamment des plus jeunes, nécessite que l’État veille au respect des valeurs du sport et lutte contre tout fait de discrimination et de violence.


Ainsi, l’État met en place une réglementation et des actions d’information et de formation afin de garantir la qualité de l’offre de services sportifs au plan de l’hygiène et de la sécurité des pratiques et de veiller à la préservation de la santé des sportifs. Les préfets de région et de département et leurs services procèdent à des contrôles sur place concernant l’application de cette réglementation. En outre, la préservation de la santé des pratiquants passe par une politique de prévention définie par le ministère. La compétence pour définir et mettre en œuvre les actions de lutte contre le dopage a été, quant à elle, confiée à l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), autorité publique indépendante. Deux indicateurs sont associés à cet objectif.


INDICATEUR        

4.1 – Proportion de sportifs de haut niveau, des collectifs nationaux et espoirs ayant satisfait aux obligations de suivi médical complet

     (du point de vue du citoyen)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Proportion de sportifs de haut niveau ayant bénéficié d’un suivi médical complet

%

75

75

90

85

90

100

Proportion de sportifs espoirs ayant bénéficié d’un suivi médical complet

%

78

85

90

85

90

100

Proportion de sportifs des collectifs nationaux ayant bénéficié d’un suivi médical complet

%

Non déterminé

64

90

85

90

100

 

Précisions méthodologiques

Source des données : bureau Ethique sportive et protection des publics – Direction des sports sur la base d’une enquête réalisée auprès des fédérations sportives au mois de février n+1 et de vérifications opérées au cours de la campagne de conventions d’objectifs au cours du 1er semestre n+1.


Mode de calcul : le nombre de sportif(ve)s de haut niveau (SHN), de sportif(ive)s des collectifs nationaux ou de sportif(ive)s classé(e)s « espoirs » est celui des inscrits sur les listes arrêtées par le ministre chargé des sports. Seuls les sportifs inscrits sur la liste « reconversion » peuvent être exclus de l’obligation de suivi médical.

Le recensement du nombre de sportif(ive)s de haut niveau, de sportif(ive)s des collectifs nationaux et de sportif(ive)s classé(e)s « espoirs » ayant bénéficié d’un suivi médical est issu d’une enquête spécifique menée en février 2020 par la Direction des Sports auprès des fédérations sportives sur la base de leur déclaration en croisant cependant les données avec la base de données nationale des sportifs listés. Un suivi médical complet se définit par la réalisation de l’ensemble des examens fixés par la réglementation et les fédérations sportives en fonction de la discipline sportive et de l’âge du sportif. Dès lors qu’il en manque un, le suivi médical est considéré comme partiel.

Enfin, il est important de noter que 2 biais ne peuvent pas être évacués : le premier porte sur les sportifs mettant un terme à leur carrière en cours de saison et sur lesquels la fédération n’a aucun levier (cela peut représenter entre 1 et 15 personnes par an et par fédération). Le second est lié au nombre de sportifs qui sont inscrits en cours d’année au titre de l’additif du 1er avril 2019 (représente une centaine de sportifs par an toutes fédérations confondues). 


Justification des prévisions et de la cible

Les difficultés que peuvent rencontrer certaines fédérations sportives dans la prise en compte de cette obligation de suivi médical complet sont toujours réelles. Elles peuvent résulter du refus de certains sportifs de s’y soumettre, mais également en raison de disponibilité insuffisante pour certains sportifs internationaux qui voyagent pratiquement toute l’année en dehors de notre territoire. Par ailleurs, les centres médico-sportifs, qui peuvent organiser ce suivi médical, ne sont pas toujours en mesure de réaliser la totalité des examens réglementaires prévus en une seule fois, et ne transmettent pas forcément systématiquement les factures et les résultats des examens aux fédérations sportives dans les délais impartis. Il en résulte ainsi une déperdition dans le recueil des résultats des examens et dans la réalisation de ces derniers, liée au refus ou aux difficultés pour certains sportifs de haut niveau à se déplacer à plusieurs reprises.


Les défauts de transmission des données de la part des centres et des fédérations se sont accrus également cette année en raison de la situation liée à la covid-19. En effet, certains sportifs n’ont pu réaliser la totalité de leurs examens médicaux et un certain nombre de fédérations n’ont pas transmis leurs résultats à date et l’indicateur 4.1 pour 2020 ne reflète pas l’exhaustivité des 3 catégories de sportifs listés. Les prévisions pour 2021 et 2022 se basent néanmoins sur une progression régulière du nombre de sportifs de haut niveau, des collectifs nationaux ou espoirs ayant satisfait aux obligations de suivi médical complet.

 

INDICATEUR        

4.2 – Répartition des prélèvements recueillis dans le cadre du programme annuel de contrôles de l'AFLD par type de sportifs

     (du point de vue du contribuable)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Proportion de prélèvements recueillis auprès de sportifs de niveau national et international dans le cadre du programme annuel de contrôle

%

45

81

70

70

70

75

Proportion de prélèvements recueillis auprès des autres sportifs dans le cadre du programme annuel de contrôle

%

55

19

30

30

30

25

 

Précisions méthodologiques

L’indicateur ne porte que sur les prélèvements recueillis dans le cadre du programme de contrôle propre de l’AFLD, à l’exclusion des contrôles réalisés pour le compte d’autres organisations antidopage, notamment à l’occasion de compétions internationales organisées en France.

Les données pour les exercices 2017 et 2018 ont été reconstituées de manière estimative à partir des catégories de sportifs de haut niveau et professionnels, la définition des sportifs de niveau national et international n’ayant été établie qu’en 2019, en application de l’article L. 230-3 dans sa rédaction issue de l’ordonnance n° 2018-1178 du 19 décembre 2018.

Justification des prévisions et de la cible

Les cibles pour 2021 et 2022 sont assises sur l’hypothèse d’un maintien de l’effort engagé depuis 2019 sur les sportifs de plus haut niveau, qui concentreront 70 % des contrôles (pour 30 % destinés aux autres sportifs, de moindre niveau ou pratiquant des disciplines moins significatives en France s’agissant des critères de risque de dopage).

 

OBJECTIF    

5 – Adapter la formation aux évolutions des métiers


Une des principales finalités des formations professionnelles dans le champ du sport (Brevet Professionnel de la jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (BPJEPS), Diplôme d’État de la jeunesse, de l’Éducation Populaire et du sport (DEJEPS), Diplôme d’État supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (DESJEPS)…), est de conduire à une insertion professionnelle réussie. L’évaluation doit donc reposer sur une observation des débuts de carrière afin d’identifier toutes les situations traversées par les diplômés entre leur sortie du système éducatif et la date de l’enquête : emploi, chômage, inactivité, formation ou études (indicateur 5.1).


INDICATEUR        

5.1 – Proportion de diplômés qui occupent un emploi en rapport avec la qualification obtenue après la délivrance du diplôme

     (du point de vue de l'usager)

Unité

2019
Réalisation

2020
Réalisation

2021
Prévision
PAP 2021

2021
Prévision
actualisée

2022
Prévision

2023
Cible

Proportion de diplômés qui occupent un emploi en rapport avec la qualification obtenue après la délivrance du diplôme du champ sport

%

74,0

71,2

76,0

72

75

77,0

 

Précisions méthodologiques

Source des données : enquête DRAJES auprès des diplômés BPJEPS Sport ou Animation, Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire (INJEP) Mission « Enquêtes, données et études statistiques » (MEDES).

Le champ géographique est la France entière hors Guadeloupe, Guyane, Mayotte et La Réunion.


Mode de calcul : Entre 2005 et 2016, un système de recueil annuel de données du ministère auprès des services déconcentrés a été mis en place sur la base de questionnaires auto-administrés via courrier postal ou internet pour mesurer l’insertion professionnelle des diplômés de niveau IV du champ sport (spécialités sportives du BPJEPS) et plus particulièrement la proportion de ceux dont l’emploi principal est en lien direct avec la qualification obtenue lors de la délivrance du diplôme considéré. Sur cette période, la MEOS (actuelle MEDES) disposait de remontées de données agrégées pour chacune des régions. À partir de 2017, la collecte par Internet a été généralisée à l’ensemble des régions et la MEDES a, pour la première année, centralisé des données individuelles anonymisées, permettant une analyse plus fine des résultats. Ce sont les diplômés répondants à l’enquête qui déclarent si leur emploi principal est en lien direct ou non avec leur qualification. Ils occupent généralement des postes d’éducateur ou entraîneur sportif, d’animateur socioculturel, de responsable de structure d’animation, de personnel pédagogique dans une structure d’animation ou de responsable de projet d’animation ou relatif à la jeunesse, aux sports ou à la vie associative. Le numérateur et le dénominateur de l’indicateur ne retiennent que les diplômés en situation d’emploi.


Les services déconcentrés interrogent les titulaires d’un des diplômes délivrés par leurs soins au cours d’une période de référence, et ce, au moins sept mois après la conclusion des dernières sessions. Pour l’année 2020, la période de référence de délivrance s’étend de mai 2019 à avril 2020 et la période d’interrogation de décembre 2020 à février 2021.

Depuis la mise en place de la collecte par internet, le traitement des données a pu être amélioré (redressement de la non réponse notamment) afin d’améliorer la qualité des indicateurs produits. Toutefois, en 2020-2021, l’enquête n’a pu être réalisée en Normandie ce qui a conduit à effectuer un redressement supplémentaire sur les indicateurs.

En complément des indicateurs correspondant aux diplômes de la spécialité « Éducateur sportif » donnés ci-dessus, nous donnons ci-après les indicateurs annuels correspondant aux diplômes de la spécialité « Animateur ». 



Unité

2018

Réalisation

2019

Réalisation

2020

Réalisation

Proportion, au sein des diplômés en emploi, de ceux dont l’emploi principal est en rapport avec la qualification obtenue après la délivrance du diplôme du champ animation

%

80,0

80,5

80,8


Justification des prévisions et de la cible

Un peu moins de 8 000 diplômes de niveau IV du champ sport (BPJEPS « sport ») ont été délivrés pendant la période de référence. Leurs titulaires ont été interrogés entre décembre 2020 et février 2021 et un peu plus de 3 500 d’entre eux ont répondu à l’enquête (hors région Normandie, et hors DROM sauf la Martinique), soit un taux de réponse de 53,6 % pour les régions concernées, supérieur de cinq points à celui du RAP de l’année 2019.

 

En 2020, parmi les titulaires d’un BPJEPS « sport » en emploi, 71,2 % ont leur poste principal en relation directe avec le diplôme obtenu, soit une baisse de 2,8 points par rapport à 2019 (hors la Normandie). La part des diplômés en emploi est de 75,6 % (-3,1 points par rapport à 2019). La dégradation de ces indicateurs apparaît naturellement comme une conséquence de la « crise Covid » et elle est susceptible de remettre en cause les objectifs pour les années suivantes.

Aussi, la prévision actualisée pour 2021 de 72 % tient compte de ce réalisé 2020 (qui est déjà connu et figurera au RAP 2021), car la crise sanitaire s'est poursuivie en début d'année 2021. La cible 2023 de 77 % est toutefois maintenue, avec une étape intermédiaire ciblée à 75 % en 2022.

 

S'agissant de la proportion de diplômés du champ animation, un peu plus de 2 500 diplômes de niveau IV du ministère champ animation (BPJEPS « animation ») ont été délivrés pendant la période de référence. Entre décembre 2020 et février 2021, près de 1 600 de leurs titulaires ont renseigné l’enquête soit un taux de réponse (pour les régions concernées par l’enquête) de 62,7 %, en hausse de près de quatre points par rapport au dernier RAP. En 2019, une fois pris en compte le redressement pour l’absence de la Normandie, 80,8 % des titulaires d’un BPJEPS « animation » sont en emploi et 80,8 % d’entre eux ont leur poste principal en relation directe avec le diplôme obtenu. Ces indicateurs sont stables par rapport à l’année dernière. Souvent employés par les collectivités territoriales, les titulaires d’un BPJEPS « Animateur » semblent peu touchés par la crise.