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Présentation stratégique du projet annuel de performances

Michel MIRAILLET

Directeur général de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international

Responsable du programme n° 185 : Diplomatie culturelle et d'influence



Si la politique d’influence française a été perturbée dans sa mise en œuvre par la crise sanitaire, nécessitant la poursuite de l’adaptation des modalités d’intervention du ministère et de ses opérateurs, 2022 a surtout été marquée par la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Influence, cap stratégique présenté en décembre 2021 par le ministre Jean-Yves Le Drian.


Cette dynamique impulsée par la Feuille de route se poursuivra en 2023 avec la réaffirmation de nos orientations stratégiques : soutenir la diffusion de la langue française et une nouvelle dynamique de développement de l’enseignement français et francophone à l’étranger ; placer la coopération universitaire et de recherche au cœur de l’attractivité de notre territoire ; poursuivre la promotion des savoir-faire, des idées et de la créativité française – notamment dans le secteur des industries culturelles et créatives - auprès de nos partenaires à l’étranger ; et enfin promouvoir les intérêts économiques et commerciaux de la France.


Une attention particulière sera portée aux zones prioritaires pour notre action, telles que les a rappelées la Ministre en juillet 2022 : l’Europe demeure un pôle d’appui de notre influence, où il s’agit de capitaliser sur les acquis de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) et de répondre aux conséquences de la guerre en Ukraine. Aussi, en Méditerranée seront encouragés des projets associant les sociétés civiles et les jeunesses. Surtout, nous consacrerons une part importante de nos efforts à l’Afrique, avec des projets forts pour refonder notre partenariat dans le prolongement du nouveau Sommet Afrique-France (NSAF), et à l’Indopacifique, où nous consoliderons notre présence avec l’émergence de nouveaux projets principalement dans le champ de l’enseignement supérieur et de la culture.


1/ Promouvoir la langue française et impulser une nouvelle dynamique au développement de l’enseignement français et francophone


Dans le prolongement des grandes orientations pour la langue française et l’éducation, fixées par le Président de la république en 2018, la promotion de l’éducation francophone, qui recouvre l’enseignement du français, sa maîtrise et ses usages, comme l’enseignement français, est une priorité politique claire réaffirmée par la ministre de l’Europe et des affaires étrangères en juillet 2022.


Dans le cadre de cette stratégie globale, le développement du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger reste l’une des priorités de notre action en 2023. Le Président de la République a fixé un objectif de doublement des effectifs d’élèves scolarisés dans les établissements d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030. Malgré la crise sanitaire, le réseau a poursuivi son développement passant de 495 établissements en 2018 à 566 en juin 2022. Cette progression témoigne de la dynamique de croissance du réseau homologué.


L’AEFE a poursuivi son adaptation interne pour accompagner cette croissance et jouer le rôle renforcé d’animation du réseau que lui confie le Plan de développement pour l’enseignement français à l’étranger. Elle a ainsi mis en place un service de l’accompagnement du développement du réseau et, sur la base de la loi du 28 février 2022, a créé les instituts régionaux de formation (IRF), structures en gestion directe de l’AEFE qui seront les leviers d’un renforcement de la formation des personnels au service de la qualité des enseignements et de l’attractivité des établissements du réseau. L’année 2023 sera celle de la concrétisation des 16 IRF, qui devront être en mesure de proposer au réseau d’enseignement français une offre de formation renouvelée et adaptée aux besoins, notamment pour la professionnalisation des personnels recrutés localement. Par ailleurs, l’opérateur continuera de venir en aide exceptionnellement aux établissements en grandes difficultés, dans les pays en situation de crise. C’est le cas en particulier au Liban, premier réseau national d’enseignement français à l’étranger, qui subit toujours une crise financière majeure : une enveloppe de 10 M€ lui sera dédiée en 2023 dans la subvention à l’AEFE.


Parallèlement, le réseau de coopération et d’action culturelle à travers ses SCAC, Instituts français et Alliances françaises met en œuvre une politique active de soutien à l’enseignement de la langue française dans les systèmes éducatifs locaux étrangers. La formation initiale et continue des enseignants constitue par ailleurs une priorité de nos actions. La réponse de qualité apportée par la France pendant la crise sanitaire a renforcé notre crédibilité auprès des autorités éducatives des pays partenaires. La France doit pouvoir continuer à répondre aux demandes croissantes exprimées par ses partenaires pour renforcer les capacités et l’efficacité de leur système éducatif. Le développement de l’enseignement du français est une priorité qui nécessite que les moyens humains et budgétaires nécessaires soient mobilisés pour poursuivre les actions engagées et qui ont porté leurs fruits.


2/ Conduire la stratégie gouvernementale en matière d’attractivité universitaire, renforcer l’internationalisation des établissements français d’enseignement supérieur, inscrire la France dans les réseaux internationaux de la recherche de pointe, faire rayonner les sciences sociales françaises et francophones


La stratégie gouvernementale en matière d’attractivité universitaire « Bienvenue en France », annoncée par le Premier ministre le 18 novembre 2018, recentre les objectifs de la France en matière d’attractivité étudiante sur l’excellence et la diversification des pays d’origine de ces étudiants. Attirer les meilleurs étudiants signifie, du point de vue de la diplomatie, former les élites politiques, économiques et scientifiques, de demain. La Feuille de route de l’Influence réaffirme ces objectifs d’accueil et de développement des dispositifs de bourses innovants et définit des zones d’attractivité prioritaires (Europe, zone Indopacifique, Afrique).


Avec l’instauration de droits d’inscription différenciés à l’université, attirer les meilleurs étudiants du monde implique à la fois d’offrir des formations d’excellence et de mieux accueillir ces étudiants. Le MEAE participe à l’amélioration de l’accueil des étudiants internationaux, à l’étranger, dans ses espaces Campus France (ECF) et ses consulats, à travers la généralisation en cours de la plateforme Études en France dans nos ambassades (passage de 46 pays rattachés en 2020 à 66 en 2022), et, sur le territoire, directement à travers les actions de son opérateur Campus France, dont le contrat d’objectifs 2023-2025 sera prochainement adopté. Ce dernier met notamment en place une labellisation complète de la qualité de l’accueil dans nos établissements.


D’après les derniers chiffres UNESCO qui portent sur la dernière année précédant la crise sanitaire (2019), la France est passée de la 4e place en 2018 à la 7e place en terme de pays d’accueil des étudiants internationaux, passant derrière le Canada, et devant les Émirats arabes unis, la Chine et le Japon. Les mesures prises pendant la crise pour maintenir l’accès des étudiants internationaux au territoire français et la poursuite des réformes engagées en matière de qualité d’accueil ont permis de préserver un haut niveau de flux entrant au plus fort de la crise des mobilités et de dépasser les niveaux d’avant-crise depuis la rentrée 2021.


Au-delà du nombre d’étudiants, l’objectif de diversification des pays d’origine des étudiants a conduit à renforcer les soutiens aux services de coopération et d’action culturelle (SCAC) des ambassades de la zone indopacifique et de l’Europe, zones de conquête ou de reconquête, à travers des enveloppes plus importantes pour la promotion et pour des programmes de bourses. En parallèle, les programmes de mobilités régionales sur le continent africain, visant à renforcer les partenariats locaux, ont été mis en place. Ces efforts doivent pouvoir être maintenus dans la durée pour porter leurs fruits. Une attention particulière continuera également à être apportée aux actions destinées aux pays en crise (Haïti, Afghanistan, Ukraine).


La compétition mondiale pour l’influence implique aussi de se donner les moyens de faire venir en France ceux qui ne le peuvent pas ou qui choisiraient une autre destination, à travers les allocations de bourses. Le MEAE vise principalement l’excellence (le taux de réussite de nos boursiers est de 96 %), et fait de cet outil un élément de l’aide au développement. A ce titre, le ministère cherchera à en maximiser l’effet de levier (recherche de cofinancements publics et privés, augmentation du niveau des allocations) pour accroître ses moyens face aux principaux concurrents de la France mobilisant d’importantes enveloppes budgétaires en matière de bourses universitaires. Après le retour de l’enveloppe des bourses en 2022 à son niveau de 2020 (64 M€), le maintien a minima de ce budget en 2023 constitue dans cette perspective un enjeu essentiel.


Dans une perspective d’accompagnement de l’internationalisation de nos établissements et de nos laboratoires de recherche, le MEAE est impliqué dans la création d’universités franco-étrangères, dimension qui va continuer à monter en puissance en 2023. L’accent est mis sur des pays d’Afrique, (à la suite du nouveau Sommet Afrique-France - NSAF) qui, en plus d’être des proches partenaires, ont la démographie étudiante la plus dynamique, et concentrent donc une part importante de nos actions. Il s’agit à la fois d’assurer la « projection » de nos établissements, dans une volonté d’influence, mais aussi d’accompagner l’enseignement supérieur africain dans son développement. La zone Indopacifique constitue également un autre volet prioritaire en la matière, avec le lancement d’un appel à projets pour un campus franco-indien en sciences pour la santé ainsi qu’un projet de campus franco-australien à portée régionale sur la transition énergétique. Dans un contexte de forte concurrence internationale, le MEAE est impliqué dans le soutien à une série d’universités françaises ou franco-étrangères de poids, et plus largement à des centaines de filières francophones et à des milliers de partenariats donnant lieu à la délivrance de doubles diplômes, y compris dans des zones d’influence française moins traditionnelles (Caucase, Asie Centrale)..


Les universités européennes, proposées par le Président de la République en 2017, sont également un axe important de la stratégie universitaire française soutenue par le MEAE : un nouvel appel à projets a permis à la France de passer de 31 à 37 établissements impliqués dans les partenariats sur un total de 44 universités européennes. Cette action est soutenue par la publication des conclusions du Conseil sur « la stratégie des universités en Europe » du 22 avril 2022 et deux événements majeurs sont programmés dans le cadre de la PFUE (la Conférence des universités pour le futur de l’Europe le 26 janvier et le Campus des universités européennes le 30 juin). 2023 devra permettre de continuer la promotion de ces consortia.


La coopération scientifique du MEAE vise, quant à elle, l’insertion des laboratoires français de pointe dans les meilleurs réseaux mondiaux. Les axes prioritaires de recherche, tels que fixés par la Feuille de route de l’Influence, sont la santé, l’environnement et l’intelligence artificielle, en s’appuyant notamment sur les organismes de recherche sous tutelle du MEAE (IRD et CIRAD) ou à la gouvernance desquels le MEAE participe (IFREMER, IPEV, Institut Pasteur, ANRS-MIE, INRIA, BRGM). L’enjeu, pour 2023, sera de réécrire notre stratégie de diplomatie scientifique, à l’aune des changements géopolitiques actuels, notamment dans la relation avec la Chine et la Russie, mais aussi dans la prolongation de la Présidence française du Conseil de l’Union Européenne, marquée par la déclaration de Marseille du 8 mars 2022.


Notre diplomatie scientifique porte aussi sur le rayonnement des sciences sociales françaises et francophones et le soutien aux jeunes chercheurs, à travers un réseau, unique au monde, de 27 unités mixtes - Instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE) dans 33 pays, sous la tutelle du MEAE, du ministère de l’enseignement supérieur,de la recherche et de l’innovation (MESRI) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En 2023, ces UMIFRE joueront un rôle central dans l’accueil de jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales spécialisés en islamologie grâce à un système de bourses de terrain mises en place par le MEAE.


Le MEAE finance également en partie les missions archéologiques à l’étranger au titre de la Commission des fouilles. Son action pour l’archéologie française à l’étranger et à travers les UMIFRE en fait un point central pour la mobilisation de l’expertise française à l’étranger sur tout projet relatif au patrimoine ancien. La contribution du MEAE, en 2022, à la reconstitution du capital de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit (ALIPH) à hauteur de 4,3 M€ a permis d’appuyer la mise en œuvre cette politique patrimoniale qui sera poursuivie en 2023 et 2024.


3/ Intensifier les actions en matière de coopération culturelle, notamment dans le secteur des industries créatives et culturelles et de l’expertise culturelle


Les industries culturelles et créatives (ICC – musique, cinéma, livre, jeu-vidéo, etc.) constituent un levier majeur d’attractivité et de rayonnement international pour la France ; elles participent à la diffusion de notre modèle culturel et d’influence et représentent des enjeux économiques considérables (3 % de notre PIB, 1 million d’emplois, balance commerciale excédentaire de plus de 300 M€). C’est pourquoi le MEAE, dans le prolongement des États généraux des ICC, a confié une mission prioritaire ICC à 37 postes diplomatiques, et a rappelé l’importance d’une forte implication de l’ensemble du réseau et des opérateurs au service des professionnels des ICC. Ce soutien aux ICC participe directement au renforcement de notre diplomatie culturelle et d’influence, avec un accent fort mis sur le continent africain.


Sur le plan de la mobilité internationale, des programmes de résidence et d’échanges novateurs ont pu être lancés au Liban (2020-2021) ou au Sahel (2021-2022) pour un appui aux artistes dans des pays en crise. Le lancement de la « Villa Albertine » en 2021 rénove en profondeur notre action d’influence aux États-Unis en proposant des résidences dynamiques couvrant l’ensemble du territoire et nos secteurs d’intervention.

La demande croissante d’expertise culturelle adressée à la France – en particulier dans les champs muséal et patrimonial – constitue une opportunité à saisir, avec d’importants enjeux économiques et d’influence. Le succès du Louvre Abou Dhabi, la coopération en cours pour valoriser le site d’Al’Ula en Arabie Saoudite, la demande d’expertise des autorités éthiopiennes pour la valorisation et la préservation de leur patrimoine à Lalibela sont autant de signes de reconnaissance de l’excellence des savoir-faire français et de réussites de diffusion à l’international de notre modèle.


Dans un contexte marqué par une concurrence internationale accrue, le MEAE ainsi que le ministère de la Culture, avec les opérateurs concernés (Expertise France, AFD, Institut Français, Business France, Atout France), ont mis en place un comité conjoint de l’expertise culturelle, qui s’est réuni quatre fois entre décembre 2019 et juin 2022 afin de structurer le positionnement d’une offre française coordonnée. Des moyens dédiés permettront de soutenir la priorité accordée à l’Indopacifique (fondation franco-australienne pour la culture et l’éducation, coopération muséale avec l’Inde).


Les crédits du programme continueront à permettre également à notre réseau de coopération et d’action culturelle de fonctionner, au quotidien, pour répondre aux priorités stratégiques voulues par nos autorités.


L’Institut Français Paris (IF) apporte, pour sa part, son concours à l’organisation des événements à l’étranger engagés par notre réseau culturel – lui-même rattaché aux ambassades – et à la formation de ses agents ainsi que ceux des Alliances françaises. L’opérateur a pu profiter de la reprise des mobilités en 2022, pour accompagner le rayonnement de la culture et des industries culturelles et créatives (ICC) françaises et francophones, promouvoir la langue française et soutenir les centres de langue, mais aussi contribuer activement à la programmation culturelle de la Présidence Française du Conseil de l’UE (PFUE), soutenir la transformation numérique du réseau et mettre en œuvre les priorités présidentielles liées au nouveau Sommet Afrique-France.


4/ Mettre la diplomatie économique au service de la relance économique


Les missions de diplomatie économique assurées par ce programme sont définies et coordonnées par la direction de la diplomatie économique. Elle s’appuie sur les ambassades, ainsi que sur Business France, agence au service de l’internationalisation des entreprises et de l’attractivité économique de la France, dont le ministère de l’Europe et des affaires étrangères assure la cotutelle. Aux termes du décret d’attribution n° 2022-828 du 1er juin 2022 relatif aux attributions du ministre de l’Europe et des affaires étrangères et n° 2022-826 du 1er juin 2022 relatif aux attributions du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, le MEAE perd la compétence en matière de mise en œuvre de l’action gouvernementale sur le tourisme.

Les actions relatives à la diplomatie économique et à l’attractivité portent sur 3 priorités : i) soutenir les entreprises françaises à l’export, ii) promouvoir l’attractivité économique du territoire et iii) faire de la régulation internationale un atout pour l’économie française.


i) Soutenir les entreprises françaises sur les marchés étrangers :


En 2021, les exportateurs français ont été confrontés à la poursuite de la crise COVID. Le Plan de relance de l’export, doté de 247 millions d’euros, a permis d’accompagner et d’amplifier la reprise de l’export. Les dispositifs institutionnels mis en place avant la crise, comme la Team France Export, les Conseils stratégiques de l’export et ceux de filière du Conseil national de l’industrie ont continué à soutenir les entreprises dans la crise. La diplomatie économique a contribué à cet effort dans le cadre de sa tutelle de Business France et par un soutien diplomatique aux entreprises françaises sur les marchés étrangers. L’activité de Business France est affectée par la baisse des volontaires internationaux en entreprise et a fait l’objet d’une attention toute particulière. 

Depuis février 2022, la direction économique continue les efforts déployés pour aider les entreprises françaises face à la guerre menée par la Russie en Ukraine : points de situation réguliers et réunions pour informer les entreprises de l’évolution du conflit et recueillir leurs points de vigilance à prendre en compte dans l’élaboration des sanctions ; analyses sectorielles des conséquences de la guerre et des sanctions ; valorisation de l’offre française pour la reconstruction de l’Ukraine. La direction de la diplomatie économique poursuivra la mise en œuvre du volet export du Plan de relance.


ii) Faire du plan France Relance un atout supplémentaire pour promouvoir l’attractivité économique de la France :


D’après le baromètre EY, la France conserve son rang de 1re destination européenne pour les investissements internationaux depuis 2019. D’après EY, la France a accueilli 1 222 projets d’investissements en 2021 (+24 %), permettant la création de 44 751 emplois, devant le Royaume-Uni (993 projets ; +2 %) et l’Allemagne (841 projets ; ‑10 %). Plus spécifiquement, la France est la 1re destination européenne pour les projets industriels depuis plus de quinze ans et la 1re pour les projets de R&D depuis 2018.


Le succès du 5e Sommet Choose France du 11 juillet 2022 est venu couronner ces résultats. 250 dirigeants étrangers et français ont été rassemblés autour du Président de la République et du gouvernement. 14 projets d’investissements, représentant 6,7 Mds€ et la création de 4 000 emplois, ont été annoncé.


L’année 2022 a vu une mobilisation renforcée du MEAE, en lien avec la Mission French Tech, en faveur des start-up françaises, notamment en faveur du French Tech 120 et du Next 40 (FT120/N40). Une stratégie et des outils spécifiques en faveur de l’attractivité des talents étrangers a été lancée en juillet 2021.


En 2023, la direction continuera à aider les ambassades et les bureaux Business France dans la mise en place d’initiatives destinées à maintenir et à amplifier la dynamique d’attractivité économique. La structuration de la Team France Invest doit permettre, en partenariat avec les régions, le renforcement de la dynamique en faveur des territoires.


Soutenir l’attractivité de la Destination France


En application des décrets d’attribution n° 2022-828 (MEAE) et n° 2022-826 (MEFSIN), le MEAE continuera, au titre de sa politique d’attractivité, à promouvoir la destination France, notamment via sa contribution à la préparation conjointe du Sommet Destination France, sa mobilisation sur la représentation de la France dans les grands événements internationaux (l’Exposition universelle d’Osaka-Kansaï en 2025 ; la coupe du monde de rugby 2023 et les jeux olympiques de Paris 2024).

iii) Promouvoir la régulation et la normalisation internationales au service de l’économie française et de notre politique internationale


L’action de la direction de la diplomatie économique comprend notamment :

  • L’expertise technique en matière d’élaboration de sanctions économiques ;

  • La contribution aux travaux internationaux relatifs à la lutte contre la coercition économique ;

  • la contribution aux travaux relatifs à la révision du règlement de blocage de 1996 ;

  • la contribution aux travaux de l’ONUDC, de l’OCDE, du G7 et du G20 en matière de normes et standards internationaux relatifs à la lutte contre la corruption ;

  • la promotion de normes financières fortes pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (le ministère de l’Europe et des affaires étrangères poursuivant sa participation aux travaux du groupe de travail du GAFI chargé de l’inscription et du suivi des juridictions sous surveillance et à haut-risques, et la représentation de la France au sein de deux organismes régionaux de type GAFI le GAFIMOAN (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et l’EAG (Eurasie)) ;

  • la promotion d’un cadre de normalisation favorable notamment aux intérêts économiques des entreprises françaises à travers le renforcement de la participation d’acteurs français dans les enceintes de normalisation volontaire internationale, en lien avec l’Association française de normalisation (AFNOR) ;

  • la défense des intérêts nationaux en matière de propriété intellectuelle et la protection des indications géographiques françaises au niveau international ;

  • la promotion et la défense des standards français pionniers en matière de conduite responsable des entreprises ou responsabilité sociétale des entreprises dans les instances onusiennes et européennes.



Récapitulation des objectifs et des indicateurs de performance

Objectif 1 : Renforcer l'influence culturelle, linguistique et éducative de la France

Indicateur 1.1 : Présence de la culture et des idées françaises à l'étranger

Indicateur 1.2 : Diffusion de la langue française

Indicateur 1.3 : Enseignement français et coopération éducative

Objectif 2 : Développer l'attractivité de la France

Indicateur 2.1 : Attractivité de l'enseignement supérieur et de la recherche

Indicateur 2.2 : Attractivité de la France en termes d'investissements

Objectif 3 : Accroître la performance du dispositif d'aide à l'export

Indicateur 3.1 : Accompagnement des acteurs économiques

Objectif 4 : Dynamiser les ressources externes

Indicateur 4.1 : Autofinancement et partenariats