$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#103)

$@FwLOVariable(libelleProg#Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Justification au premier euro)

 

Justification au premier euro

Éléments transversaux au programme

Éléments de synthèse du programme

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Action / Sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Développement des compétences par l'alternance

0

5 975 822 716

5 975 822 716

0

5 572 546 925

5 572 546 925

01.01 – Dispositifs de soutien au déploiement de l'apprentissage

0

69 988 283

69 988 283

0

72 448 117

72 448 117

01.02 – Aides aux employeurs d'apprentis

0

3 905 951 502

3 905 951 502

0

3 530 118 760

3 530 118 760

01.03 – Exonérations liées à l'apprentissage

0

1 696 854 099

1 696 854 099

0

1 696 854 099

1 696 854 099

01.04 – Financement des contrats de professionnalisation dans le cadre d'une formation continue

0

303 028 832

303 028 832

0

273 125 949

273 125 949

02 – Formation professionnelle des demandeurs d'emploi

0

1 157 403 862

1 157 403 862

0

1 542 974 552

1 542 974 552

02.01 – Formation des demandeurs d'emploi aux métiers recrutant sur le marché du travail

0

1 007 660 000

1 007 660 000

0

1 395 000 549

1 395 000 549

02.03 – Formation des demandeurs d'emploi aux compétences numériques

0

500 000

500 000

0

27 996 808

27 996 808

02.05 – Formation des demandeurs d'emploi aux compétences clés

0

149 243 862

149 243 862

0

119 977 195

119 977 195

03 – Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

0

557 955 138

557 955 138

0

542 578 277

542 578 277

03.01 – Activité partielle

0

225 882 687

225 882 687

0

225 882 687

225 882 687

03.02 – Préservation de l'emploi face aux mutations et difficultés économiques et sectorielles et accompagnement des licenciements

0

2 300 000

2 300 000

0

2 300 000

2 300 000

03.03 – Anticipation des besoins en compétences

0

50 355 029

50 355 029

0

50 305 590

50 305 590

03.04 – Evaluation et certification des compétences

0

6 000 000

6 000 000

0

19 090 000

19 090 000

03.05 – Formation des salariés

0

273 417 422

273 417 422

0

245 000 000

245 000 000

04 – Financement des structures de la formation professionnelle et de l'emploi

0

2 673 651 221

2 673 651 221

0

2 666 313 157

2 666 313 157

05 – Actions pour favoriser la mise en activité professionnelles des demandeurs d'emploi

0

4 191 073 990

4 191 073 990

0

3 995 319 453

3 995 319 453

05.01 – Actions pour lever les freins périphériques à l'emploi

0

68 500 000

68 500 000

0

44 368 359

44 368 359

05.02 – Exonérations TEPA

0

970 089 984

970 089 984

0

970 089 984

970 089 984

05.03 – Exonérations visant à favoriser le recrutement de demandeurs d'emplois de zones géographiques en difficulté

0

73 590 292

73 590 292

0

73 590 291

73 590 291

05.04 – Emplois francs

0

273 872 800

273 872 800

0

104 049 905

104 049 905

05.05 – Mesures d'accompagnement à la création d'entreprises

0

27 500 000

27 500 000

0

25 700 000

25 700 000

05.06 – Exonérations de soutien à la création d'entreprise

0

452 759 141

452 759 141

0

452 759 141

452 759 141

05.07 – Mesures pour favoriser le recrutement par des particuliers employeurs

0

2 324 761 773

2 324 761 773

0

2 324 761 773

2 324 761 773

Total

0

14 555 906 927

14 555 906 927

0

14 319 732 364

14 319 732 364




Évolution du périmètre du programme

   Principales évolutions

La nomenclature en actions / sous-actions du programme 103 a évolué dans le PLF 2024 par rapport à celle retenue en LFI 2023, afin de tenir compte des changements intervenus sur la politique publique de la mission ces dernières années.

 

 

 

Dépenses pluriannuelles

 

Contrats de projets État-Région (CPER)

Génération 2015-2020

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
réalisées en 2015-2020

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

01 Développement des compétences par l'alternance

86 610 588

 

 

 

 

02 Formation professionnelle des demandeurs d'emploi

123 729 412

 

 

 

 

Total

210 340 000

182 344 784

 

 

 


 

Génération 2021-2027

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
engagées au 31/12/2023

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Autorisations
d'engagement
demandées pour 2024

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

01 Développement des compétences par l'alternance

90 393 594

 

 

11 635 602

11 835 598

 

02 Formation professionnelle des demandeurs d'emploi

129 133 706

 

 

733 300

733 300

 

Total

219 527 300

 

 

12 368 902

12 568 898

 


 

Total des crédits de paiement pour ce programme

Génération

CP demandés
pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

Génération 2021-2027

12 568 898

 

Génération -

12 568 898

 


 


 

Contrat de convergence et de transformation (CCT)

Contrat de convergence et de transformation 2019-2022

 

Consommation au 31/12/2023

Prévision 2024

2025 et après

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

CP
sur engagements
à couvrir

01 Développement des compétences par l'alternance

4 661 175

 

 

 

 

 

Guyane

549 019

 

 

 

 

 

Mayotte

549 019

 

 

 

 

 

Guadeloupe

549 019

 

 

 

 

 

Saint-Pierre-et-Miquelon

691 765

 

 

 

 

 

Martinique

829 706

 

 

 

 

 

La Réunion

1 492 647

 

 

 

 

 

02 Formation professionnelle des demandeurs d'emploi

6 731 617

 

 

 

 

 

Guyane

792 887

 

 

 

 

 

Mayotte

792 887

 

 

 

 

 

La Réunion

2 155 664

 

 

 

 

 

Saint-Pierre-et-Miquelon

999 039

 

 

 

 

 

Guadeloupe

792 888

 

 

 

 

 

Martinique

1 198 252

 

 

 

 

 

Total

11 392 792

 

 

 

 

 


 


 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)

Estimation des restes à payer au 31/12/2023

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2022
(RAP 2022)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2022 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2022
 

 

AE (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2023

8 944 784 969

 

0

 

13 241 552 719

 

15 100 757 225

 

4 888 862 766

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2024

 

CP 2025

 

CP 2026

 

CP au-delà de 2026

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2023

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2024
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2025
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE antérieures à 2024

4 888 862 766

 

4 116 815 461
80 000 000

 

512 247 304

 

259 800 000

 

0

 

AE nouvelles pour 2024
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2024
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2025
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE nouvelles en 2024

14 555 906 927
800 000 000

 

10 202 916 903
800 000 000

 

3 665 567 535

 

456 099 406

 

231 323 083

 

Totaux

 

15 199 732 364

 

4 177 814 839

 

715 899 406

 

231 323 083

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2024

 

 

CP 2024 demandés
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024
 

 

CP 2025
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP au-delà de 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

 

71,65 %

 

23,87 %

 

2,97 %

 

1,51 %

 

 

Justification par action

ACTION     (41,1 %)

01 – Développement des compétences par l'alternance

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

5 975 822 716

5 975 822 716

0

Crédits de paiement

0

5 572 546 925

5 572 546 925

0



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

373 951

373 951

Subventions pour charges de service public

373 951

373 951

Dépenses d’intervention

5 975 448 765

5 572 172 974

Transferts aux ménages

 

 

Transferts aux entreprises

5 905 834 433

5 500 098 808

Transferts aux autres collectivités

69 614 332

72 074 166

Total

5 975 822 716

5 572 546 925

 

 

SOUS-ACTION

01.01 – Dispositifs de soutien au déploiement de l'apprentissage

 

 

Éléments de la dépense par nature

Prépa Apprentissage


Le dispositif « Prépa Apprentissage » démarré en 2018 a pour objectif d’accompagner les jeunes vers leur entrée en contrat d’apprentissage.


L’ambition de cet appel à projets est d’offrir aux jeunes en difficultés d’accès à cette voie de formation un accompagnement spécifique les préparant à intégrer une formation en alternance exigeante, à acquérir les compétences de bases nécessaires à toute formation et à intégrer le monde de l’entreprise en en maîtrisant les principaux codes.


L’appel à projets vise également à prévenir les ruptures de contrats en agissant directement sur les conditions essentielles de réussite du parcours d’apprentissage.

À juin 2023, plus de 70 000 bénéficiaires ont bénéficié d’un parcours d’accompagnement prépa-apprentissage depuis le début du dispositif.


Le PLF 2024 propose l’ouverture de 68 M€ d’autorisations d’engagement et de 70,22 M€ de crédits de paiement en faveur de la « Prépa Apprentissage ».


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Contrats de plan État-régions – Alternance (CPER-Alternance)


Une partie des crédits des contrats de plan État-régions (CPER) permet de subventionner différentes entités qui interviennent dans le champ de l’apprentissage en alternance :


Les centres d’animation et de ressources de l’information sur la formation (CARIF) ainsi que les observatoires régionaux de l’emploi et de la formation (OREF). Les CARIF-OREF ont ainsi une double mission financée à hauteur de 0,61 M€ en AE/CP :

  • D’une part, la collecte de l’information relative à l’offre de formation en apprentissage. Ces données sont destinées à tous les acteurs des services publics régionaux de l’orientation et à tous les acteurs de l’accès à l’apprentissage, notamment dans le champ de l’Éducation nationale (Affelnet, Parcoursup) et aux opérateurs du service public de l’emploi ;

  • D’autre part, la création d’une nouvelle mission d’animation, de captation et de documentation de projets innovants, d’actions remarquables ou de modalités nouvelles d’intervention dans la formation professionnelle, destinée à contribuer à l’enrichissement et à l’élargissement de l’axe historique de professionnalisation des acteurs. Cette mission suppose une forte implication dans les communautés de projets hébergées dans la plateforme collaborative La Place, créée par le ministère.


Les centres de formation des apprentis (CFA) au titre des investissements nécessaires en Outre-Mer. Le montant prévu, qui intervient en complément des investissements financés par France Compétences, s’élève à 0,28 M€ en AE et 0,52 M€ en CP.


Une dotation de 0,89 M€  M€ en autorisations d’engagement et 1,13  M€ en crédits de paiement est donc prévue en PLF 2024 pour financer les CPER-Alternance


Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux autres collectivités.



Échange franco-allemand


Le programme franco-allemand d’échanges de jeunes et d’adultes en formation professionnelle initiale et continue a été créé par la convention signée le 5 février 1980 entre les Gouvernements français et allemand. La mise en œuvre de ce programme d’échanges a été confiée à ProTandem, l’agence franco-allemande pour les échanges dans l’enseignement et la formation professionnels (Ex Secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle - SFA), qui a son siège à Sarrebruck en Allemagne.


Financement du programme

Le programme est financé à parité par les deux Gouvernements :

  • en Allemagne, par le ministère fédéral de la formation et de la recherche (B.M.B.F). Il a compétence pour la formation par apprentissage ;

  • en France, par le ministère chargé de l’Europe et des affaires étrangères, le ministère chargé de l’éducation nationale (échanges organisés pour des élèves sous statut scolaire) et par le ministère chargé de l’emploi (échanges organisés pour des apprentis).


Objectifs des échanges

Chaque projet doit répondre aux objectifs principaux que le programme souhaite privilégier :

  • contribuer à une meilleure formation professionnelle dans les spécialités où des stages dans le pays partenaire se révèlent particulièrement enrichissants (connaissance des technologies utilisées, compétences sociales, ouverture sur les réalités économiques et sociales, etc.) ;

  • améliorer la connaissance réciproque des systèmes d’enseignement et de formation professionnels ;

  • créer des conditions favorables à la mobilité professionnelle en Europe ;

  • sensibiliser les participants à la langue du partenaire. 


Les établissements français pouvant faire acte de candidature sont les lycées professionnels, les lycées technologiques et polyvalents, les centres de formation d’apprentis et les centres de formation continue conformément aux dispositions prévues par une note de service annuellement publiée.


Le PLF 2024 prévoit 0,73 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement pour ce dispositif sur le programme 103. Ce montant inclut le financement de la tête de réseau « Pro Tandem ».


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



GIP Erasmus


Le GIP agence Erasmus+ France / Éducation Formation a été créé par une convention constitutive approuvée par arrêté du 24 octobre 2014 pour une durée de sept ans entre 2014 et 2020 et a été prorogé pour une durée indéterminée au 1er janvier 2021.


Le groupement a pour objet :

  • de promouvoir et mettre en œuvre des programmes et dispositifs européens relatifs à l’éducation et à la formation professionnelle initiale et continue sur l’ensemble du territoire national ;

  • de promouvoir au niveau national les actions centralisées Erasmus + mises en œuvre par l’Agence exécutive « Éducation, audiovisuel et culture » (EACEA) ;

  • de veiller, conjointement avec l’agence chargée du volet jeunesse du programme, à la gestion coordonnée de la mise en œuvre du programme Erasmus+ au niveau national, en particulier grâce au Comité Permanent Erasmus+ ;

  • de mettre en commun des ressources nécessaires à l’animation et à la réalisation des objectifs de ces programmes européens ;

  • de gérer les fonds dévolus à ces missions dans le respect du règlement relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union européenne et du règlement établissant Erasmus +.


Le GIP Erasmus sera financé à hauteur de 0,37 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement dans le cadre du PLF 2024.



 

SOUS-ACTION

01.02 – Aides aux employeurs d'apprentis

 

 

Éléments de la dépense par nature

Aides financières aux employeurs d’apprentis


Porté par les évolutions de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et par la mise en place dès 1er juillet 2020 des aides exceptionnelles, le nombre d’entrées en apprentissage a connu une hausse substantielle entre 2019 et 2022, passant de 360 000 à près de 830 000, dont près de 810 000 dans le secteur privé, soit +130 % tout secteur confondu.


Depuis le 1er janvier 2023, une aide financière de 6 000 € maximum au titre de la première année du contrat d’apprentissage a succédé à l’aide exceptionnelle mise en place dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » du plan de Relance et se substitue à l’aide unique à l’embauche d’apprentis. Elle est versée aux employeurs d’alternants de moins de 30 ans, préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle jusqu’au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles, c’est-à-dire jusqu’au niveau master. Les entreprises éligibles sont celles de moins de 250 salariés, ou comptant plus de 250 salariés mais respectant un taux minimal de contrats favorisant l’insertion.


L’objectif visé est d’atteindre un million d’apprentis par an d’ici la fin du quinquennat dans le secteur public et privé.


Le PLF 2024 prévoit sur le programme 103, 3 906,0 M€ en autorisations d’engagements et 3 530,12 M € en crédits de paiement pour soutenir le développement de l’apprentissage, dont 136,0 M€ en crédits de paiement sur l’aide unique aux employeurs d’apprentis (AUEA) au titre des contrats d’apprentissages éligibles signés avant le 1er janvier 2023.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux entreprises. 

 

SOUS-ACTION

01.03 – Exonérations liées à l'apprentissage

 

 

Éléments de la dépense par nature

Les exonérations de cotisations sociales en faveur de l’apprentissage


Cette exonération a pour objectif de favoriser le développement de la formation initiale en apprentissage. Le bénéfice de la mesure est réservé aux contrats des apprentis de 16 à 29 ans.


A la suite du renforcement des allègements généraux de cotisations sociales, les exonérations spécifiques de cotisations sociales patronales dont bénéficiaient les contrats de professionnalisation ainsi que les employeurs privés d’apprentis ont été supprimées au 1er janvier 2019, au profit des allégements généraux devenus globalement plus avantageux. Ces allègements généraux sont compensés à la Sécurité sociale par voie fiscale.


Les employeurs publics d’apprentis n’étant pas éligibles au droit commun des allègements généraux, leur exonération spécifique a quant à elle été maintenue et continue de faire l’objet d’une compensation à la Sécurité sociale par des crédits du budget de l’emploi. Ainsi, l’embauche d’un apprenti par des collectivités territoriales ou d’autres personnes morales de droit public donne lieu à l’exonération de l’ensemble des cotisations et contributions patronales de sécurité sociale, à l’exception de la cotisation du au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP). Cette exonération s’applique à l’ensemble de la rémunération de l’apprenti et jusqu’au terme du contrat.

Enfin, une exonération de cotisations salariales d’origine légale et conventionnelle est accordée à l’apprenti quel que soit l’employeur et s’applique sur la partie de la rémunération inférieure à 79 % du SMIC, jusqu’au terme du contrat. L’exonération de cotisations salariales est compensée par des crédits du budget de l’emploi. Par ailleurs, les rémunérations des apprentis ne sont pas assujetties à la CSG et à la CRDS.


Une dotation de 1 696,85 M€ est prévue en PLF 2024 en autorisations d’engagement et en crédits de paiement au titre de la compensation de l’exonération de cotisations patronales des employeurs publics d’apprentis et de l’exonération de cotisations salariales des apprentis.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages.

 

SOUS-ACTION

01.04 – Financement des contrats de professionnalisation dans le cadre d'une formation continue

 

 

Éléments de la dépense par nature

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Il permet l’acquisition, dans le cadre de la formation continue, d’une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle…) reconnue par l’État et/ou la branche professionnelle. L’objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes. En 2022, 121 000 nouveaux contrats de professionnalisation ont été conclus.


L’aide « seniors » pour les contrats de professionnalisation


Le décret n° 2011-524 du 16 mai 2011 prévoit la mise en place, sans limitation de durée, d’une aide forfaitaire de 2 000 € aux employeurs de demandeurs d’emplois de longue durée âgés de 45 ans et plus et recrutés en contrat de professionnalisation.


Une dotation de 4 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer cette aide.


Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.



Aides financières aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation


Depuis le 1er janvier 2023, une aide financière de 6 000 € maximum au titre de la première année du contrat de professionnalisation est versée aux employeurs d’alternants de moins de 30 ans, préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle jusqu’au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles, c’est-à-dire jusqu’au niveau master. Comme pour l’aide exceptionnelle mise en place dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » du plan de Relance, les entreprises éligibles sont celles de moins de 250 salariés, ou comptant plus de 250 salariés mais respectant un taux minimal de contrats favorisant l’insertion. 


Le PLF 2024 intègre sur le programme 103, 299,03 M€ en autorisations d’engagements et 269,13 M€ en crédits de paiement au titre de ce dispositif.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux entreprises. 

 

ACTION     (8,0 %)

02 – Formation professionnelle des demandeurs d'emploi

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

1 157 403 862

1 157 403 862

800 000 000

Crédits de paiement

0

1 542 974 552

1 542 974 552

880 000 000



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

113 243 862

113 243 862

Subventions pour charges de service public

113 243 862

113 243 862

Dépenses d’intervention

1 044 160 000

1 429 730 690

Transferts aux collectivités territoriales

400 000 000

632 783 683

Transferts aux autres collectivités

644 160 000

796 947 007

Total

1 157 403 862

1 542 974 552

 

 

SOUS-ACTION

02.01 – Formation des demandeurs d'emploi aux métiers recrutant sur le marché du travail

 

 

Éléments de la dépense par nature

Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA)


L’ordonnance n° 2016-1519 du 10 novembre 2016 prise en application de l’article 39 de la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, a prévu la création, au 1er janvier 2017, d’un établissement public industriel et commercial reprenant, dans un cadre rénové, les missions assurées auparavant par l’Association pour la formation professionnelle des adultes. Depuis la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, cet établissement public intitulé l’Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA) a intégré la liste des opérateurs de l’État.


La création de cet établissement public, placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de l’emploi, de la formation professionnelle et du budget, tient à la nécessité pour l’État de pouvoir mieux appuyer ses politiques en faveur de l’emploi grâce à une meilleure coordination entre les acteurs du service public de l’emploi, et doit également permettre d’engager la structure dans un redressement financier durable sur les bases d’un modèle économique pérenne.

Conformément à l’article L. 5315-1 du code du travail, l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) contribue à :

  • la formation et la qualification des personnes les plus éloignées de l’emploi et contribue à leur insertion sociale et professionnelle ;

  • la politique de certification de l’État ;

  • l’égal accès des femmes et des hommes à la formation professionnelle et à la promotion de la mixité des métiers ;

  • l’égal accès, sur l’ensemble du territoire, aux services publics de l’emploi et de la formation professionnelle.


Conformément à l’article L. 5315-2 du code du travail, dans le respect des compétences des régions chargées du service public régional de la formation professionnelle, l’AFPA a également pour mission de :

  • contribuer à l’émergence et à l’organisation de nouveaux métiers et de nouvelles compétences, notamment par le développement d’une ingénierie de formation adaptée aux besoins ;

  • développer une expertise prospective de l’évolution des compétences adaptées au marché local de l’emploi ;

  • fournir un appui aux opérateurs chargés des activités de conseil en évolution professionnelle ;

  • d’exercer les activités qui constituent le complément normal de ses missions de service public et sont directement utiles à l’amélioration des conditions d’exercice de celles-ci ;

  • de contribuer au développement des actions de formation en matière de développement durable et de transition énergétique.


La mise en œuvre du plan de transformation de l’opérateur permettant notamment un retour à une stabilité financière doit se poursuivre en 2024.


La subvention pour charges de service public de l’État à l’AFPA s’élève pour 2024 à 110 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences (PRIC)


En 2024, l’État poursuivra son effort additionnel aux côtés des régions, pour un nouveau cycle de financement de formations au bénéfice des publics éloignés de l’emploi et des métiers en tension ou en transition.


Cet effort est additionnel au regard de la compétence des régions en matière de formation professionnelle des demandeurs d’emploi.


La nouvelle contractualisation prévoira par ailleurs des modalités de pilotage renforcées, permettant d’assurer un meilleur ciblage sur les priorités définies en termes d’accès à la formation des publics prioritaires, et de réponse aux besoins de recrutement des entreprises.


Les publics cibles visés sont élargis et permettront aux régions de tenir compte du diagnostic régional. Ces publics cibles PRIC correspondent aux demandeurs d’emploi ayant des difficultés d’accès à l’emploi, notamment les infra bac comme actuellement, mais aussi sans condition de diplôme les demandeurs d’emploi bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), les personnes de plus de 55 ans et les travailleurs handicapés.


Deux types de formation sont éligibles au financement additionnel de l’État. D’une part les formations préalables (compétences socles, illettrisme, illectronisme, français langues étrangères) et d’autre part les formations liées à des métiers qui recrutent ou en tension, à définir dans une liste spécifique à chaque contractualisation. Les montants alloués à ces deux types de formation sont définis dans chaque contractualisation.


Une partie du financement sera allouée à des actions d’amélioration des catalogues et de l’accès aux formations. Chaque Président de Conseil Régional définira ce budget forfaitaire dans la limite de 4 % maximum du budget PRIC total au niveau régional.


Le PLF 2024 propose de porter le financement des PRIC à 400 M€ d’autorisations d’engagement et 674,77 M€ de crédits de paiement. Ce financement sera complété par un apport du fonds de concours de France compétences.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux collectivités locales.



Préparations Opérationnelles à l’Emploi Collectives (POEC)


Les POEC correspondent à des formations collectives pour les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Ces sessions de formation sont achetées par les opérateurs de compétences (OPCO), et visent à former les demandeurs d’emploi aux compétences attendues par des entreprises identifiées par leurs branches professionnelles sur un territoire donné. La POEC comprend une période en entreprise et le plan de formation est étroitement lié aux perspectives d’embauche connues des branches professionnelles. Ces formations peuvent durer jusqu’à 400 heures.


Le PLF 2024 propose d’ouvrir au titre du dispositif POEC 150 M€ d’autorisations d’engagement et 217 M€ de crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux collectivités locales.



Préparations Opérationnelles à l’Emploi Individuelles (PŒI)


La PŒI est une aide financière de Pôle Emploi à destination des employeurs, proposant une formation préalable à l’embauche. Ces formations s’adressent aux personnes inscrites à Pôle Emploi, ayant une reçu une proposition d’emploi de douze mois minimum requérant une formation en interne ou en externe pour adapter leurs compétences. Pôle Emploi, dans le cadre de ses missions, finance les coûts pédagogiques de formations pour une durée de formation pouvant atteindre 400 heures. Au-delà du coût horaire forfaitaire, l’État intervient et compense le surplus.


La contribution de l’État au titre du dispositif PŒI est proposée pour 2024 à 164,2 M€ en autorisations d’engagement et 164,1 M€ en crédits de paiement dans le PLF.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Formations Ouvertes et A Distance (FOAD)


La Formation ouverte et à distance (FOAD) est un dispositif de formation qui repose sur des modalités de mise en œuvre à distance, pour tout ou partie de la formation. L’État soutient l’offre de ces formations à travers Pôle Emploi, dans un contexte de demandes croissantes depuis la crise sanitaire mais aussi de développement d’outils digitaux d’apprentissage.


La contribution de l’État proposée en PLF au titre du dispositif FOAD en 2024 s’élève à 50 M€ en autorisations d’engagement et 105 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Formations bénéficiant aux salariés des Entreprises Adaptées (PIC EA)


Le Plan d’Investissement dans les Compétences soutient les Entreprises Adaptées (EA) dans leurs démarches de formation de leurs salariés employés dans le cadre de contrats expérimentaux (CDD Tremplin ou entreprises adaptées de travail temporaire (EATT)) afin de renforcer leur employabilité. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la réforme des EA, de l’engagement réciproque « Cap vers l’entreprise inclusive » du 12 juillet 2018 et de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 qui vise à favoriser l’accès à la formation professionnelle des personnes les moins qualifiées.


La pérennisation des CDD tremplin et des entreprises adaptées de travail temporaire annoncée lors de la conférence nationale du handicap du 26 avril 2023 et la poursuite d’un financement PIC dédié aux entreprises adaptées constitueront un véritable levier pour le développement des compétences des publics en situation de handicap dans les entreprises adaptées.


La contribution de l’État proposée en PLF au titre du dispositif PIC EA s’élève pour 2024 à 25 M€ en autorisations d’engagement et 10 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Formations bénéficiant aux salariés des structures de l’Insertion par l’Activité Économique (PIC IAE)


Le PIC IAE finance les formations des salariés en structures de l’Insertion par l’Activité Économique.


L’accord-cadre EDEC PIC IAE 2018-2023 devrait être prorogé en 2024. Une nouvelle contractualisation financière avec les OPCO prévoit également la simplification des modalités de prise en charge par les OPCO et une harmonisation des actions éligibles. 


Un objectif d’au moins 70 000 entrées en formation est fixé.


La contribution de l’État au titre du dispositif PIC IAE s’élève pour 2024 à 100 M€ en autorisations d’engagement et 99,6 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.




OUIFORM


OUIFORM est un outil de positionnement en formation à destination des partenaires de Pôle emploi. Cet outil, initié par le Conseil régional Grand Est et Pôle emploi, est devenu, à la demande de la DGEFP en 2019, un outil généralisé ayant pour vocation de répondre aux enjeux majeurs du champ de la formation professionnelle.


La contribution de l’État proposée au titre du dispositif Ouiform s’élève pour 2024 à 5 M€ en autorisations d’engagement et 4,45 M€ en crédits de paiement. Ces crédits sont destinés à la maintenance de l’outil.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Contrats à Impact Social (CIS)


Le contrat à impact est un partenariat entre le public et le privé destiné à favoriser l’émergence de projets sociaux et environnementaux innovants. Ces contrats permettent le changement d’échelle de solutions identifiées sur le terrain et efficaces. L’investisseur privé et/ou public préfinance le projet et prend le risque de l’échec en échange d’une rémunération prévue d’avance en cas de succès. L’État ne rembourse qu’en fonction des résultats effectivement obtenus et constatés objectivement par un évaluateur indépendant.


En 2024 sont prévus des restes à payer à hauteur de 8,71 M€ en crédits de paiements sur les Contrats à Impact Social financés par le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion et engagés en 2022.



Mission interministérielle pour l’apprentissage


Commanditée par les ministres en charge du Travail, de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Transformation et de la fonction publiques et la ministre déléguée à l’enseignement et la formation professionnels, la mission interministérielle pour l’apprentissage développe des services numériques facilitant les entrées en apprentissage. Elle a pour objectifs de :

  • Rendre visibles les offres de formation et de contrats d’apprentissage ;

  • Sécuriser et fluidifier les inscriptions en apprentissage ;

  • Aider les jeunes à s’orienter ;

  • Aider les jeunes et les entreprises à se comprendre

  • Diminuer les ruptures des contrats d’apprentissage.



En PLF pour 2024, 3,5 M€ en autorisations d’engagement et 1,4 M€ en crédits de paiements sont alloués à la mission.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



 

SOUS-ACTION

02.03 – Formation des demandeurs d'emploi aux compétences numériques

 

 

Éléments de la dépense par nature

Groupement d’intérêt public « Grande École du Numérique »


Le groupement d’intérêt public (GIP) à compétence nationale « Grande École du Numérique » vise à apporter une réponse aux besoins en compétences dans les métiers du numérique et à favoriser la formation et l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. La Grande École du Numérique fédère ainsi des centaines de formations aux métiers du numérique ouvertes à tous, sans distinction académique, économique ou sociale.


La Grande École du Numérique s’attache depuis sa création à répondre, sur le territoire national, à deux enjeux :


  • Apporter une réponse aux besoins en compétences dans les métiers du numérique ;

  • Contribuer à la cohésion sociale en favorisant la formation et l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi et de la formation, en particulier des jeunes, des femmes et des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville ou d’une zone de revitalisation rurale (ZRR).


Pour répondre à ces deux enjeux, trois axes structurent ses missions :


  • Un moteur de recherche pour faire connaître l’offre de formation aux métiers du numérique et un observatoire pour contribuer à l’évolution de l’offre de formations aux métiers du numérique ;

  • La GEN regroupe les données d’acteurs clés afin de mettre en avant l’offre de formations disponible en France sur un seul site internet. Son moteur de recherche « GEN Scan » permet à l’utilisateur d’accéder à un catalogue de plus de 16 000 formations numériques pour trouver le parcours le plus adapté à ses besoins, selon ses critères (type de métier, niveau d’étude actuel ou visé, lieu de la formation…) ;

  • Cet outil permet d’obtenir différentes représentations graphiques et géographiques des besoins en compétences par catégories de métiers et de l’offre de formation disponible. L’écart entre l’offre de formation et le besoin en compétences permet de générer un indice de tension.


La subvention de l’État au GIP « La Grande École du Numérique » est proposée à 0,5 M€ en autorisations d’engagement et à 0,66 M€ en crédits de paiement en PLF 2024.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Formations numériques inclusives


Un marché national de formations inclusives aux métiers du numérique a été lancé en 2021. Ce marché a été conçu comme un prolongement des actions lancées par la Grande École du Numérique (GEN) pour favoriser la réussite des publics issus des Quartiers de la politique de la ville (QPV), des Zones de revitalisation rurale (ZRR), des femmes demandeuses d’emploi ou des publics peu qualifiés dans les formations qui préparent aux métiers du numérique.


Il vise à répondre aux besoins des entreprises du secteur, confrontées à une croissance rapide et à de fortes tensions de recrutement, et prévoit la mise à disposition d’offres de formation à ces métiers dans toutes les régions.


Les formations financées par ce marché ont été identifiées sur la base de l’expérience de la GEN et de la consultation des professionnels du secteur du numérique. Le marché a été présenté aux Régions et localement mis en œuvre.


En 2024, la convention signée en 2021 avec Pôle emploi pour encadrer la mise en œuvre financière de ce marché sera soldée, ce qui justifie l’inscription de 27,34 M€ de crédits de paiement en PLF 2024.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.

 

SOUS-ACTION

02.05 – Formation des demandeurs d'emploi aux compétences clés

 

 

Éléments de la dépense par nature


ANLCI


L’Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme (ANLCI) a été créée en 2000, sous la forme d’un groupement d’intérêt public. L’ANLCI a pour objet la prévention et la lutte contre l’illettrisme et l’accès de tous aux compétences de base (aptitude à lire et écrire en français, aptitude au calcul et compétences numériques de base) dans une visée d’insertion professionnelle, sociale et culturelle.


A cette fin, l’ANLCI a pour missions :

  • de promouvoir, tant au niveau national que local, toutes les actions concourant à prévenir et résorber l’illettrisme et à favoriser l’accès de tous aux compétences de base ;

  • de fédérer les acteurs et d’optimiser les moyens affectés par l’État, les collectivités territoriales, les entreprises, les centres de ressources illettrisme, et la société civile à la lutte contre l’illettrisme et à l’accès aux compétences de base ;

  • d’accompagner et de professionnaliser les acteurs qui réalisent des actions de lutte contre l’illettrisme et favorisent l’accès aux compétences de base.


L’ANLCI sera financée à hauteur de 3,24 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement dans le cadre du PLF 2024



Valoriser Son Image professionnelle (VSI)


Depuis 2018, Pôle emploi a mis en place la prestation « Valoriser son image pro » (VSI) pour permettre aux demandeurs d’emploi d’identifier et de renforcer leurs savoirs-être professionnels.


La prestation est réservée à tout demandeur d’emploi pour lequel est identifié le besoin de travailler les savoir-être professionnels. Il s’agit d’un parcours de 2 à 3 semaines alternant temps individuels et séquences collectives. La prestation repose sur la dynamique de groupe (5 à 10 participants) et favorise les mises en situation, dans un contexte concret et impliquant.


L’intervention de l’État se concrétise par le financement d’un marché conclu par Pôle emploi. Ce marché a été lancé sur une période de quatre ans de 2018 à 2022 avant d’être prolongé d’un an à compter du 1er avril 2023. Le financement s’est traduit par la signature d’une convention financière entre l’État et Pôle emploi qui a fait l’objet d’avenants pour renouveler les différentes périodes du marché et le financement associé. Le dernier avenant couvre la prolongation d’un an avec une dotation de 45 M€ pour la réalisation de 54 000 prestations.


Le PLF 2024 propose au titre du dispositif VSI l’ouverture de 24 M€ d’autorisations d’engagement et de 45,6 M€ de crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Marché Softskills


Il s’agit d’un marché opérationnalisé par Pôle Emploi visant à mobiliser des formations préparatoires au travail afin de permettre la montée en compétences des demandeurs d’emploi en termes de compétences relevant de l’intelligence relationnelle, des capacités de communication et des aptitudes interpersonnelles.


Le PLF 2024 propose l’ouverture de 25 M€ d’autorisations d’engagement et de 10 M€ de crédits de paiement en faveur de ce nouveau dispositif.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Prépa Compétences


Prépa Compétences, programme déployé dans le cadre du PIC et mis en œuvre par l’Afpa, s’adresse aux publics éloignés de l’emploi et de l’accès à la formation ayant besoin de renforcer leurs compétences et de se réassurer avant d’envisager un accès à la qualification. Les personnes doivent toutefois avoir un projet professionnel a minima dans un domaine d’activité avant l’entrée dans le dispositif.


Après une forte baisse en 2020 du fait de la crise sanitaire, le dispositif s’inscrit dans une tendance à la hausse en termes de nombre de participants, passant de moins de 30 000 parcours démarrés en 2021 à près de 31 500 en 2022.


La dotation PIC intégrée au PLF 2024 au titre du dispositif Prépa Compétences s’élève à 50 M€ en autorisations d’engagement et 38,33 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Promo 16-18


Dispositif du PIC créé dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution », dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid‑19 qui a accentué la problématique du décrochage scolaire, Promo 16-18 est un programme mis en œuvre par l’Afpa contribuant à répondre à la nouvelle obligation législative de formation des 16-18 ans. L’obligation de formation, entrée en vigueur en septembre 2020, s’impose aux jeunes de 16 à 18 ans, qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi.


Ce programme d’accompagnement, de treize semaines en moyenne, est centré sur la mobilisation du jeune, la découverte de métiers, la construction de son projet personnel et sa préparation à l’insertion.


La dotation PIC intégrée au PLF 2024 au titre du dispositif Promo 16-18 s’élève à 47 M€ en autorisations d’engagement et 22,80 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.

 

ACTION     (3,8 %)

03 – Anticipation et accompagnement des conséquences des mutations économiques sur l'emploi

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

557 955 138

557 955 138

0

Crédits de paiement

0

542 578 277

542 578 277

0



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

 

 

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

 

 

Subventions pour charges de service public

 

 

Dépenses d’intervention

557 955 138

542 578 277

Transferts aux ménages

2 300 000

2 300 000

Transferts aux entreprises

239 975 992

240 265 704

Transferts aux autres collectivités

315 679 146

300 012 573

Total

557 955 138

542 578 277

 

 

SOUS-ACTION

03.01 – Activité partielle

 

 

Éléments de la dépense par nature


Activité partielle


L’activité partielle de droit commun


Profondément réformée en 2020 dans le cadre de la crise sanitaire, l’activité partielle de droit commun, encadrée par les articles L. 5122-1 et suivants et R. 5122-1 et suivants du code du travail, est un outil au service de la politique publique de prévention des licenciements économiques. Elle permet à l’employeur de réduire l’horaire de travail ou de fermer temporairement l’établissement, ou une partie de l’établissement, s’il rencontre des difficultés ponctuelles.

L’État et l’UNEDIC aident alors l’employeur à financer l’indemnité qu’il verse au salarié en lui octroyant une allocation pour les heures non travaillées pendant lesquelles le contrat de travail est suspendu.


Les autorisations d’activité partielle de droit commun sont délivrées pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois, sur une période de référence de douze mois.


Le taux d’allocation d’activité partielle versée à l’employeur est égal à 36 % de la rémunération antérieure brute du salarié dans la limité de 4,5 SMIC. L’’employeur doit verser au salarié une indemnité correspondant à 60 % de son salaire brut soit un reste à charge moyen de 40 %.


Le montant inscrit en PLF 2024 au titre de l’activité partielle de droit commun s’élève à 67,76 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


L’activité partielle de longue durée


Dans le cadre du plan de relance, et en complément du dispositif d’activité partielle, un dispositif spécifique d’activité partielle dit « activité partielle de longue durée » (APLD) pour les employeurs confrontés à une réduction d’activité durable a été mis en place par la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020.


Ce dispositif, qui repose sur la négociation collective, permet aux entreprises confrontées à une réduction d’activité durable de diminuer l’horaire de travail (dans la limite d’une réduction de 40 % de la durée du travail par salarié) en contrepartie d’engagements notamment de maintien de l’emploi et de formation.


Les autorisations d’activité partielle de longue durée sont délivrées pour une durée de six mois renouvelables, avec un maximum de 36 mois, consécutifs ou non, sur une période de 48 mois. Avant chaque renouvellement, l’employeur doit transmettre un bilan des engagements pris et du diagnostic actualisé de la situation de l’entreprise.

L’indemnisation pour les salariés est fixée à 70 % du salaire brut, dans la limité de 4,5 SMIC, et l’employeur reçoit une allocation à hauteur de 60 % de ce salaire brut, soit un reste à charge moyen de 15 %.


Depuis le 1er janvier 2023 il n’est plus possible pour une entreprise de mettre en place un dispositif d’APLD. Les dispositifs mis en place avant cette date peuvent continuer à s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard.


Le montant inscrit en PLF 2024 au titre de l’activité partielle de longue durée s’élève à 158,12 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



Le montant inscrit au PLF 2024 pour le financement de l’activité partielle et de l’activité partielle de longue durée s’élève à 225,88 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux entreprises

 

SOUS-ACTION

03.02 – Préservation de l'emploi face aux mutations et difficultés économiques et sectorielles et accompagnement des licenciements

 

 

Éléments de la dépense par nature

Les cellules d’appui à la sécurisation professionnelle (CASP)


Les cellules d’appui à la sécurisation professionnelle (CASP), qui complètent l’offre de services du contrat de sécurisation professionnelle (CSP), interviennent en amont des licenciements économiques. Elles sont réservées aux entreprises de plus de 50 salariés en redressement ou en liquidation judiciaire qui envisagent le licenciement d’au moins 20 salariés dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Ces salariés, dont le licenciement pour motif économique est envisagé, bénéficient le plus en amont possible d’un appui administratif et psychologique et d’un accompagnement à la définition de leur projet professionnel. Le dispositif est géré par Pôle Emploi, à qui l’État rembourse le montant de la rémunération forfaitaire fixée par le prestataire en charge de l’accompagnement. L’exécution des crédits est pilotée directement par le ministère du travail, du plein emploi et de l’insertion.


Une dotation de 2,3 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer ce dispositif.


Nombre moyen de nouveaux bénéficiaires
(1)

Montant moyen de l’accompagnement
(2)

Crédits prévus en PLF 2024
(1) x (2)

6 798

338,35 €

2,3 M€


Cette dépense constitue un transfert aux ménages, aux entreprises et aux autres collectivités.

 

SOUS-ACTION

03.03 – Anticipation des besoins en compétences

 

 

Éléments de la dépense par nature

Les engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC)


Les engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC), conclus entre l’État et les branches professionnelles permettent d’apporter un appui technique et financier aux branches et organisations professionnelles, en lien avec leurs opérateurs de compétence, pour réaliser des travaux de prospective, d’ingénierie de formation et de certification, accompagner les TPE PME dans leur stratégie RH et développer des plans d’action opérationnels pour améliorer l’attractivité des métiers, répondre aux tensions de recrutement.

Les EDEC sont également conduits par les services du ministère en charge du travail en région et viennent soutenir les projets des organisations professionnelles dans les territoires.


Les crédits prévus au PLF 2024 pour le financement d’actions des EDEC s’élèvent à 36,36 M€ en autorisations d’engagement et à 36,49 M€ en crédits de paiement dont 14,1 M€ en autorisations d’engagement et 14,4 M€ en crédits de paiement inscrits au titre des Contrats de Plan État-Région (CPER).


En nomenclature, ces dépenses constituent des transferts aux entreprises et aux autres collectivités.



Les prestations de conseil en ressources humaines (PCRH)


Le dispositif de PCRH est ouvert aux entreprises TPE/PME qui ne sont pas dans le champ de la négociation obligatoire sur la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), afin de faciliter l’élaboration et la mise en œuvre par ces entreprises d’une politique RH adaptée à leurs besoins.

La prestation peut être demandée par les entreprises directement auprès des DREETS ou peut être demandée aux OPCO, les DREETS ayant contractualisé avec les opérateurs de compétences pour la mise en œuvre du dispositif. Cette prestation est réalisée par un prestataire extérieur qui doit répondre à plusieurs conditions de qualification, notamment celle d’être un cabinet de conseil spécialisé dans le domaine des ressources humaines. Elle permet notamment de faciliter les recrutements et sur des durées plus longues que celles prévues initialement.


Les crédits d’interventions prévus au PLF 2024 pour le financement d’actions de PCRH s’élèvent à 13 M€ en autorisations d’engagement et 12,81 M€ en crédits de paiement.



Les marchés d’appui aux mutations économiques


Parmi les outils pour accompagner les projets d’anticipation et d’adaptation des filières et des entreprises aux mutations économiques, les DREETS peuvent également avoir recours à l’expertise de prestataires externes spécialisés. Ces prestations ont par exemple pour objet la réalisation de diagnostics territoriaux, l’ingénierie d’accompagnement des filières sur les aspects emplois / compétences ou l’appui à l’animation pour l’accompagnement des acteurs territoriaux en vue du déploiement de nouveaux dispositifs (par exemple le développement de l’apprentissage, etc.).


Les crédits inscrits au PLF 2024 pour le financement des marchés d’appui aux mutations économiques s’élèvent à 1 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.



 

SOUS-ACTION

03.04 – Evaluation et certification des compétences

 

 

 

 

Éléments de la dépense par nature


Validation des acquis de l’expérience (VAE)


Aux côtés de l’enseignement scolaire et de la formation continue, la validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAE) constitue une voie d’accès à la certification. Toute personne engagée dans la vie active peut demander la validation des acquis de son expérience. Toutes les certifications inscrites au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) peuvent être obtenues par la voie de la VAE, dès lors que le certificateur l’autorise.


Au niveau économique, la VAE contribue à résoudre les tensions de recrutement. Elle revêt également une dimension sociale majeure, en permettant la valorisation des compétences acquises tout au long de la vie, l’accès et la montée en qualification et la promotion de parcours professionnels divers.


La loi n° 2022-1598 du 21 décembre 2022 portant les mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi a posé les bases d’une profonde réforme de la validation des acquis de l’expérience (VAE). La réforme est construite autour de 3 axes : moderniser, simplifier et sécuriser les parcours de VAE. Elle prévoit la création d’un service public de la VAE et d’un groupement d’intérêt public (GIP) mettant en œuvre, au niveau national, les missions de ce service public. Il est prévu un démarrage opérationnel de ce GIP au premier semestre 2024, après conclusion et approbation de la convention constitutive du GIP et l’entrée en vigueur des textes d’application.


Les missions du GIP, définies à l’article L6411-2 du code du travail, seront :

  • de contribuer à l’information des personnes et à leur orientation dans l’organisation de leur parcours ;

  • de contribuer à la promotion de la VAE en tenant compte des besoins en qualification selon les territoires ;

  • de contribuer à l’animation et à la cohérence des pratiques sur l’ensemble du territoire ;

  • d’assurer le suivi statistique des parcours.


Le PLF 2024 prévoit à ce titre 3 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Certification Cléa


Cléa est une certification nationale inscrite au répertoire spécifique des certifications professionnelles, attestant de la maîtrise du socle de connaissances et de compétences professionnelles utiles pour un individu afin de favoriser son accès à la formation professionnelle et son insertion professionnelle.


Le socle de connaissances et de compétences professionnelles comprend :

1. la communication en français ;

2. l’utilisation des règles de base de calcul et du raisonnement mathématique ;

3. l’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique ;

4. l’aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe ;

5. l’aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel ;

6. la capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie ;

7. la maîtrise des gestes et postures ainsi que le respect des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires.


Cette certification Cléa est prononcée par un jury certificateur composé d’employeurs et de représentants des salariés à l’issue d’une évaluation positive des sept domaines du référentiel des compétences.


L’accès à la certification peut nécessiter plusieurs étapes : l’évaluation préalable permettant de mesurer les points forts et, le cas échéant, l’écart entre les compétences maîtrisées et celles requises pour l’obtention de la certification. Puis, si besoin, un parcours individualisé de formation est proposé par l’organisme évaluateur, à réaliser au sein d’un organisme formateur. Et enfin, à l’issue du parcours, une évaluation finale est effectuée.


Après avoir poursuivi son engagement en 2023, l’État ne financera plus directement ce dispositif en 2024.Celui-ci sera en effet pris en charge par les Régions.


En 2024, l’État intervient donc sur le financement reste à payer à hauteur de 5,44 M€ en crédits de paiement uniquement.



Groupement d’intérêt public « PIX »


PIX est le service public en ligne pour évaluer, développer et certifier ses compétences numériques tout au long de la vie. L’objectif de Pix est, à travers des exercices interactifs, de permettre d’appréhender n’importe quel environnement numérique efficacement, afin de se perfectionner dans l’utilisation des outils numériques.


Contributeur du GIP, le ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion veille à ce que cet outil soit mis à disposition des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi ou dans les missions locales.


La subvention de l’État au GIP « PIX » s’élève pour 2024 à 3 M€ en autorisations d’engagement et 1,65 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue une subvention pour charges de service public.



Expérimentation REVA


L’État a confié en 2023 la gestion financière des parcours engagés dans le cadre de l’expérimentation « REVA » à l’OPCO Uniformation. Cette expérimentation a pour objectif de développer et fluidifier l’accès à la validation des acquis de l’expérience (VAE) et de renforcer le système de reconnaissance des compétences tout au long de la vie.


Pour rappel, l’objectif de la seconde phase de l’expérimentation de REVA démarrée à l’été 2022, était d’engager 3 000 candidats dans un parcours de VAE à l’horizon de l’été 2023. En mars 2023, 2718 projets étaient initiés et 1 574 candidatures validées (entrées en parcours). Autrement dit, 50 % de l’objectif de recrutement de candidats était atteint lors de la semaine du 20 Mars 2023, avec près de 1600 entrées en parcours


En 2024, l’État soldera la convention signée avec Uniformation à hauteur de 9 M€ en crédits de paiement.


A l’expérimentation REVA succède le déploiement de la réforme de la VAE et l’ouverture d’un service public numérique national, France VAE. Ce service public centralisera les parcours de VAE et sera porté par un groupement d’intérêt public.



 

SOUS-ACTION

03.05 – Formation des salariés

 

 

Éléments de la dépense par nature

Le Fonds National de l’Emploi – Formation (FNE-Formation)

 

Afin de répondre en urgence à la crise sanitaire, le FNE-Formation a été adapté en 2020, 2021 et 2022 afin de renforcer massivement les compétences des salariés placés en activité partielle et d’accompagner les parcours de formation structurés pour les salariés placés en activité partielle ou les salariés des entreprises en difficultés ou en mutation et/ou en reprise d’activité. En 2023, le FNE-Formation a été recentré sur les actions de transitions écologiques, alimentaire et numérique. En 2024, le FNE-Formation doit permettre de poursuivre ces efforts sur les transitions.

 

L’enveloppe allouée en 2024 à ce dispositif s’établit à 273,42 M€ en AE et 245 M€ en CP.

 

En nomenclature, ces crédits constituent un transfert aux entreprises.

 

 

 

ACTION     (18,4 %)

04 – Financement des structures de la formation professionnelle et de l'emploi

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

2 673 651 221

2 673 651 221

0

Crédits de paiement

0

2 666 313 157

2 666 313 157

0



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

2 509 326 125

2 509 326 125

Subventions pour charges de service public

2 509 326 125

2 509 326 125

Dépenses d’intervention

164 325 096

156 987 032

Transferts aux ménages

 

 

Transferts aux collectivités territoriales

 

 

Transferts aux autres collectivités

164 325 096

156 987 032

Total

2 673 651 221

2 666 313 157

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT



France compétences


L’opérateur France compétences, intervenant dans le champ de la formation professionnelle et de l’alternance, a été créé par la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et a été mis en place le 1er janvier 2019.


Établissement public sui generis à gouvernance quadripartite, France compétences est notamment en charge de :

  • répartir les fonds de l’alternance et de la formation professionnelle auprès des organismes concernés (opérateurs de compétences pour l’alternance et le développement des compétences dans les TPE/PME, régions pour les centres de formation des apprentis, Caisse des dépôts et des consignations pour le compte personnel de formation, associations Transitions Pro pour les projets de transition professionnelle) ainsi que participer au financement de la formation des demandeurs d’emploi ;

  • financer les opérateurs du conseil en évolution professionnelle (CEP) pour les actifs occupés hors agents publics ;

  • établir et actualiser le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et le répertoire spécifique, dans le cadre de l’obligation de certification des organismes de formation souhaitant bénéficier de fonds publics depuis le 1er janvier 2021 ;

  • émettre des recommandations aux autorités publiques chargées de l’alternance.


La poursuite du développement de l’apprentissage sera en partie financée par la hausse des ressources de France compétences (contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA), contribution supplémentaire à l’apprentissage et contribution dédiée au financement du CPF des titulaires d’un CDD). Ces ressources sont en effet pour la plupart assises sur la masse salariale dont l’évolution est anticipée à la hausse.


Au regard des objectifs qu’il se fixe, l’État continuera de participer au financement de l’apprentissage avec une subvention à l’opérateur de 2 500 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


Par ailleurs, France compétences poursuivra ses actions de régulation des dépenses en matière de formation professionnelle, après une révision à la baisse des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage en 2023, et notamment grâce aux mesures de lutte contre la fraude ou au nettoyage des répertoires d’enregistrement des certifications.


En nomenclature, cette dépense constitue une subvention pour charges de service public.



Groupement d’intérêt public « Les entreprises s’engagent »


Le groupement d’intérêt public (GIP) à compétence nationale « Les entreprises s’engagent » a pour objet de contribuer à la réflexion et l’animation des politiques publiques d’inclusion et à développer l’engagement des entreprises en faveur de l’insertion professionnelle des publics éloignés du marché du travail (jeunes, personnes éloignées de l’emploi, seniors…)


Pour ce faire, il fédère et anime un réseau d’entreprises et coordonne et valorise les actions qu’elles déploient en la matière. Le groupement anime le réseau des référents au sein des directions départementales de l’emploi et des solidarités (Ddets) en charge du suivi des clubs départementaux de la Communauté Les entreprises s’engagent, en lien avec les référents au sein des Dreets. Le groupement développe, sur la base de ces engagements volontaires portés par les entreprises, des partenariats entre l’État et les entreprises pour favoriser l’emploi de tous publics, et ce sur l’ensemble du territoire, notamment dans le cadre d’actions de communication.


La subvention de l’État au GIP « Les entreprises s’engagent » s’élève pour 2024 à 2,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


Cette dépense constitue une subvention pour charges de service public.



Centre Inffo


Le Centre pour le développement de l’information sur la formation permanente (Centre INFFO) est une association loi 1901 à but non lucratif créée par le décret n° 76-203 du 1er mars 1976, qui constitue l’échelon national de l’information et de la documentation dans le domaine de la formation professionnelle.


Il a pour mission d’élaborer, de capitaliser et de diffuser l’information et la documentation d’intérêt national à destination des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des professionnels de l’orientation et de la formation. Il est également chargé de développer et de diffuser des supports d’information, de formation et de documentation à destination du grand public via des portails Internet. 


La subvention pour charges de service public de l’État à Centre INFFO s’élève pour 2024 à 3,83 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


Cette dépense constitue une subvention pour charges de service public.



DÉPENSES D’INTERVENTION


Les écoles de production


La Fédération nationale des Écoles de production est un réseau d’établissements privés d’enseignement technique, à but non lucratif, reconnus par le ministère de l’éducation nationale. En 2023, ce réseau composé de 40 écoles prépare 1 116 élèves à des diplômes professionnels d’État (CAP, BAC pro ou certifications professionnelles).


Ces écoles proposent à des jeunes de 15 à 18 ans des formations qualifiantes basées sur une pédagogie spécifique. Les productions des élèves correspondent à des services ou commandes réelles. Encadrés par des « maîtres professionnels », ils travaillent en équipe et apprennent sur le même lieu la pratique et la théorie du métier.


Considérant que la pédagogie des écoles de production constitue une solution adaptée pour répondre aux enjeux de qualification et d’insertion de certains jeunes, notamment ceux en difficulté d’apprentissage et que le modèle présente des résultats très positifs (90 % de réussite aux diplômes académiques du CAP et du Bac Pro), l’objectif du Gouvernement est de soutenir le développement des écoles de production dans les territoires. Le ministère du travail, du plein emploi et de l’ensertion apporte ainsi un soutien financier, d’une part, à la fédération nationale des écoles de production pour appuyer son rôle de coordinateur de réseau et, d’autre part, au fonctionnement de chacune des écoles de production.


Le calendrier prévisionnel du développement du réseau des écoles de production prévoit la reconnaissance et le financement d’une dizaine de nouvelles écoles par an pour atteindre 75 puis 100 écoles à horizon respectivement 2025 et 2028.


Ce dispositif sera financé à hauteur de 13,24 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement dans le cadre du PLF 2024.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ)


Les Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) font partie intégrante du champ de l’inclusion par le travail, comme l’insertion par l’activité économique (IAE). Les salariés recrutés par les GEIQ sont en priorité les publics fragilisés : chômeurs de longue durée, bénéficiaires des minima sociaux, publics discriminés. Les GEIQ offrent plusieurs avantages :

  • leur structure implique fortement les employeurs dans le recrutement des publics visés, et dans le financement des actions ;

  • ce dispositif permet le développement de qualifications sur des métiers pour lesquels il existe une forte demande (métiers en tension) ;

  • les personnes employées bénéficient d’un accompagnement social et professionnel individualisé en lien avec le service public de l’emploi, les opérateurs de compétences (OPCO) et les services sociaux.


Les GEIQ qui organisent, dans le cadre du contrat de professionnalisation ou du contrat d’apprentissage, des parcours d’insertion et de qualification peuvent bénéficier d’une aide de l’État lorsque ces parcours d’accompagnement sont réalisés au profit de personnes rencontrant des difficultés d’insertion particulières répondant à un cahier des charges établi par la fédération française des GEIQ et approuvé par le ministre chargé de l’emploi.


Les crédits inscrits en PLF 2024 s’élèvent à 13,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiements afin de financer 10 000 aides à l’accompagnement. D’autres ressources publiques (notamment issues du Fonds social européen ou des conseils régionaux) ou privées peuvent cofinancer les projets.



Les crédits d’ingénierie et de conseil en promotion de l’emploi


Ces crédits permettent le financement d’actions spécifiques auprès d’organismes afin de les soutenir dans leurs initiatives en faveur de l’emploi, ainsi que le financement d’études ou de conseils réalisées pour la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.


Les crédits prévus en PLF 2024 sont de 1,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


En nomenclature, ces dépenses constituent une dépense de fonctionnement.



Les subventions de promotion de l’emploi


Les subventions de promotion de l’emploi ont pour objet de permettre le financement d’actions spécifiques et ponctuelles (mobilisation des partenaires, expérimentation d’actions innovantes) auprès d’organismes afin de les soutenir dans leurs initiatives en faveur de l’emploi, de la lutte contre la précarité et la promotion de l’emploi.


Les crédits prévus en PLF 2024 sont de 4,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


En nomenclature, ces dépenses constituent un transfert aux autres collectivités.



Les CARIF-OREF et le Réseau des Carif-Oref (RCO)


L’État finance au sein des CARIF-OREF un ETP par région pour l’animation du réseau « La Place ».

« La Place » est une plateforme collaborative qui propose aux professionnels de la formation, de l’emploi, de l’insertion et de l’orientation de s’informer et d’échanger autour de problématiques communes dans des communautés dédiées, permettant ainsi de partager et capitaliser les bonnes pratiques.


Le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion finance également le Réseau des Carif-Oref dont les missions sont structurées autour de cinq axes de travail :

  • le système d’information autour des organismes de formation, des certifications et de l’offre de formations et flux de données ;

  • l’outillage, la professionnalisation et l’accompagnement des Carif-Oref ;

  • la représentation des Carif-Oref ;

  • la coordination des actions des Carif-Oref ;

  • la mise en œuvre de toutes autres actions confiées par l’État et/ou une ou plusieurs régions en lien avec l’emploi, la formation et l’orientation professionnelle.


La contribution de l’État aux Carif-Oref et au Réseau des Carif-Oref s’élèvera en 2024 à 2 M€ en autorisations d’engagement et 1,41 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Les subventions aux organismes territoriaux dans le cadre des CPER


Une partie des crédits des contrats de plan État-régions (CPER) permet de subventionner différentes associations qui interviennent dans le champ de la formation professionnelle :

  • des centres d’animation et de ressources de l’information sur la formation (CARIF) ;

  • des observatoires régionaux de l’emploi et de la formation (OREF) ;


Une dotation de 14,91 M€ en autorisations d’engagement et 15,51 M€ en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer le soutien à ces associations.


Concernant les associations régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT), les financements passent désormais par une convention avec l’Agence nationale ANACT, au niveau central, à hauteur de 4,34 M€ en AE et 3,91 M€ en CP. 


Ces dépenses constituent, en nomenclature, un transfert aux autres collectivités.



Appel à projets Tiers Lieux - DEFFINOV


En 2022, a été lancé l’appel à projets dit « DEFFINOV Tiers Lieux » relatif à la formation dans les tiers-lieux, espaces de proximité, accessibles et attractifs pour différents publics, et lieux d’innovation dans les méthodes d’apprentissage.


Cette initiative cherche à rapprocher les écosystèmes de la formation et des tiers-lieux pour qu’ils proposent des projets favorisant :

  • La diversification des lieux de formation afin de renforcer l’accessibilité des formations et de diffuser la logique d’apprentissage par le faire ou en situation de travail ;

  • L’émergence de solutions et d’approches pédagogiques innovantes, intégrant les apports des technologies numériques et immersives ;

  • La logique de mutualisation des ressources pédagogiques, notamment celles trop coûteuses à l’échelle d’un organisme de formation.


En 2024, le financement de l’État au profit du dispositif DEFFINOV Tiers Lieux concernera uniquement des restes à payer à hauteur de 7,48 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



GIP « Tiers Lieux »


Le groupement d’intérêt public France Tiers Lieux a été créé en 2022 sous l’impulsion de six membres fondateurs : le ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, le ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique, l’Agence nationale de la cohésion des territoires et enfin l’Association des Tiers-Lieux.


Le groupement a pour objet d’appuyer l’émergence, le développement et la pérennisation des tiers-lieux en France. De 1 800 dénombrés en 2018, à la suite du premier rapport sur les tiers-lieux remis au Gouvernement par l’Association Nationale des tiers-lieux, ils sont près de 3 500 aujourd’hui.


Le mouvement des tiers-lieux est composé d’acteurs qui apportent des réponses de proximité aux enjeux de notre société : acteurs de la transition écologique, du réemploi, des circuits-courts, de la relocalisation de la production, de la transition numérique, de l’accès à une alimentation locale, durable ou encore de la démocratisation des pratiques culturelles…


Les cinq missions clés du GIP sont :

  • la co-construction et l’animation des politiques publiques ;

  • l’ingénierie aux porteurs de projets ;

  • la structuration de la filière ;

  • l’appui aux outils communs ;

  • l’observation.


En 2024, la contribution du Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion au GIP Tiers Lieux sera de 0,1 M€ en autorisations d’engagement et 0,06 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Worldskills / Ablympics


WorldSkills est une organisation caritative internationale qui organise des championnats mondiaux et nationaux de compétences professionnelles et se tient tous les deux ans dans différentes parties du monde. Elle accueille également des conférences sur les compétences professionnelles. Sa déclinaison française est financée en partie par le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion.


Tous les ans, WorldSkills organise des compétitions nationales (avec sélections régionales) pour composer l’équipe que la France présentera aux compétitions internationales et européennes. En 2024, la France organise la compétition internationale à Lyon. Le financement de cette compétition a fait l’objet d’une convention financière signée en 2022 entre l’État et Worldskills qui occasionnera des paiements en 2024.


Abilympics France, association nationale à but non lucratif née en 2011, a pour principale vocation de développer la participation des personnes handicapées à toutes les compétitions de métiers en France et à l’International. Elle a été financée entre autres par le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion pour l’organisation des 10e Internationaux Abilympics de Metz en mars 2023. Cette compétition internationale Abilympics a été organisée pour la première fois sur le même site que les compétitions régionales Worldskills portées par l’association Worldskills France.


A la demande de l’État, les deux associations Abilympics France et Worldskills France se rapprochent afin de constituer une entité qui aura pour mission :

  • d’organiser et d’assurer la participation des personnes en situation de handicap aux WorldSkills Competitions (régionales et nationales) pour les publics de moins de 23 ou 26 ans selon les métiers et aux compétitions internationales Abilympics pour tous les publics en situation de handicap ;

  • d’assurer la préparation et la participation d’une équipe de France aux compétitions internationales (WorldSkills, EuroSkills ou Abilympics), en s’appuyant sur l’expérience de l’association Abilympics France pour les publics en situation de handicap.


Ce rapprochement devrait intervenir au plus tard le 31 décembre 2023. Une feuille de route décrira les étapes de ce rapprochement, la gouvernance, la structure, les statuts, une nouvelle dénomination, la définition d’objectifs, la modification du règlement des sélections régionales et des finales nationales de la Worldskills compétition, le cas échéant, et sera accompagnée du budget prévisionnel pluriannuel qui découle de ce rapprochement.


En PLF pour 2024, les crédits inscrits au titre du financement de la nouvelle structure s’élèvent à 16,55 M€ en autorisations d’engagement et à 23,16 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux autres collectivités.



Offre insertion


Les appels à projet (AAP) du PIC (100 % inclusion, Intégration professionnelle des réfugiés, repérage, maraudes numériques….) ont servi de laboratoire d’accompagnement global pour les bénéficiaires éloignés des acteurs institutionnels (service public de l’emploi) et rencontrant des difficultés d’insertion socio-professionnelle. Les travaux de préfiguration de France travail ont permis de mettre en évidence la nécessité de pérenniser une offre d’accompagnement spécifique pour ces publics.


Une « offre inclusion » doit ainsi permettre de répondre aux enjeux posés dans ces AAP sur le repérage, la remobilisation et l’accompagnement global en lien avec l’offre de France travail et dans une logique de complémentarité.


Les dispositions relatives à l’article 6 du projet de loi pour le Plein emploi permettront de créer dans la loi une nouvelle catégorie d’« organismes spécialisés dans le repérage et la remobilisation vers l’emploi et l’autonomie » des publics les plus en rupture. 

L’action de ces organismes spécialisés serait articulée autour des missions définies dans la loi : le repérage, la remobilisation et l’accompagnement global (tant professionnel que social).

Pour bénéficier de la qualité d’« organismes spécialisés dans le repérage et la remobilisation vers l’emploi et l’autonomie », les structures devront répondre, selon une procédure qui sera définie par voie réglementaire, à un cahier des charges qui sera arrêté par le ministre chargé de l’emploi.


Les crédits inscrits en PLF 2024 au titre de cette offre sont de 86 M€ en autorisations d’engagement et 66,66 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Insertion par le sport


Le sport a de nombreux atouts pour repérer, mobiliser, former et insérer dans l’emploi, notamment les personnes les plus éloignées de l’emploi. Deux programmes co-financés par le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion visent à renforcer le rôle social du sport et de ses structures.


Du Stade Vers l’Emploi :


« Du stade vers l’emploi » est une méthode de recrutement innovante basée sur l’organisation, par des fédérations sportives avec l’association étroite de Pôle emploi, d’évènements de remobilisation et de mise en relation couvrant l’ensemble du territoire national.


Chaque événement est centré sur une journée de « job dating sportif », réunissant une centaine de demandeurs d’emploi et une vingtaine d’employeurs, mixant une matinée d’activités sportives, un déjeuner commun convivial et un après midi d’entretiens de recrutement.


La mobilisation de la pratique sportive facilite la mise en mouvement, met en valeur des savoir-être recherchés dans le cadre d’un processus de recrutement délibérément décalé, révélant les compétences transversales et transférables des participants.


En 2022, plus de 8 000 demandeurs d’emploi et 1 500 entreprises ont participé aux 99 opérations organisées.


Impulsé en 2019, le programme s’amplifie avec le soutien du Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion et du Ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques : après 100 opérations financées nationalement en 2022 et 200 en 2023, ce sont 300 opérations qui seront financées en 2024 auxquelles s’ajouteront 200 opérations financées par des acteurs territoriaux (conseils régionaux, services déconcentrés, etc) pour atteindre 500 opérations organisées sur l’ensemble du territoire.


En 2024, l’organisation par la France des jeux olympiques et paralympiques devrait entraîner la création de 160 000 emplois dans des secteurs tels que la sécurité privée ou la restauration qui sont sujets à de vives tensions de recrutement. Des opérations seront donc spécifiquement dédiées aux « métiers des JOP Paris 2024 », avec la participation des entreprises attributaires des marchés du comité d’organisation des jeux.


Le PLF 2024 propose l’ouverture de 0,69 M€ d’autorisations d’engagement et de 0,28 M€ de crédits de paiement au profit des opérations « Du stade vers l’emploi ».


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Les clubs sportifs engagés :


« Les clubs sportifs engagés » est une initiative conjointe du ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion et du ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques.

Il existe aujourd’hui 360 000 associations sportives dont 40 000 sont employeuses, représentant 84 000 salariés. Parmi ces associations, 160 000 sont des associations affiliées à une fédération.


Eu égard aux publics qu’ils reçoivent, le rôle des intervenants dans les clubs sportifs dépasse bien souvent leur stricte mission d’enseignement de la pratique sportive. L’entraîneur est par exemple celui vers qui le jeune licencié va se tourner, car le lien de confiance est déjà installé, pour trouver un premier emploi ou un logement, grâce aux réseaux du club, ses liens avec des entreprises partenaires et la collectivité territoriale.


Ces actions relèvent toutefois souvent avant tout de l’initiative individuelle locale et nécessitent d’être développées, afin que le secteur puisse mieux contribuer à l’insertion des publics et à l’atteinte du plein emploi.

C’est l’objectif du dispositif « Les clubs sportifs engagés » que de permettre de passer de l’initiative individuelle locale à l’animation d’une communauté de clubs proposant de la pratique sportive non pour sa seule finalité compétitive mais aussi comme levier d’insertion professionnelle et sociale.


Ainsi, le projet s’appuie sur la conviction que chaque club sportif peut contribuer au développement de l’emploi :

  • en propre en étant un acteur du marché du travail (accueil en immersion ou recrutements de salariés) ;

  • en tant que structure de socialisation et d’apprentissage développant des actions d’insertion professionnelle liées à la pratique sportive.


L’initiative « Les clubs sportifs engagés » a ainsi pour objectif de :

  • fédérer, sur l’ensemble du territoire, les clubs sportifs – ainsi que les grands réseaux d’entreprises et les associations partenaires – qui œuvrent pour l’insertion dans l’emploi par et dans le sport ;

  • accompagner le passage à l’action de ces clubs en offrant les outils, les moyens et l’identification des expertises existantes permettant à chaque club d’agir à son échelle ;

  • simplifier l’accès à l’information, aux dispositifs, aux méthodes et aux aides pour que les clubs sportifs puissent s’engager pour la cause du plein emploi ;

  • valoriser les clubs et les associations sportives qui s’engagent, leurs bonnes pratiques et les actions innovantes qu’elles développent.


Le montant des crédits dédiés en PLF 2024 aux « clubs sportifs engagés » est de 1 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



GIP Diag’oriente


Diag’oriente est une start’up d’État portant une plateforme numérique gratuite et ouverte à tous pour valoriser ses compétences et trouver des métiers correspondant à ses centres d’intérêts.


Plateforme d’orientation professionnelle en ligne, Diag’oriente permet aux utilisateurs de cartographier leurs expériences, de faire des liens avec les compétences et de définir des scénarios d’orientation professionnelle.

Diag’oriente propose un dispositif centré sur la réflexivité, la confiance en soi et l’agentivité, avec une approche numérique pour faciliter l’orientation et l’emploi.


La plateforme offre des outils pour aider les utilisateurs à identifier et mettre en valeur leurs compétences, y compris la création automatisée de CV axés sur ces compétences. Ainsi, Diag’oriente fournit des services de gestion des compétences, incluant une base de données pour unifier et assurer l’interopérabilité de l’ensemble des référentiels de compétences.


Enfin, la plateforme recueille des données afin de contribuer à orienter les politiques publiques dans la formation et l’accompagnement vers l’emploi.


La contribution de l’État aux GIP Diag’oriente est proposée à 3 M€ en autorisations d’engagement et 1,2 M€ en crédits de paiement au PLF 2024.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Maraudes numériques


L’objectif de « Maraudes numériques », appel à projets lancé en juillet 2021, est de repérer et remobiliser les jeunes décrocheurs via un mode de captation digital et de mettre en œuvre des actions de remobilisation/remotivation, reconstruction de l’estime de soi à l’occasion d’activités dans lesquelles les jeunes se reconnaissent.


Le PLF 2024 propose d’ouvrir 2,38 M€ de crédits de paiement afin d’honorer les restes à payer de ce dispositif.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Prestations – Emploi


Le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion fait parfois appel à des prestations externes d’aide à la conception des politiques publiques de l’emploi.


En PLF pour 2024, un budget de 3 M€ en autorisations d’engagement et 1,2 M€ en crédits de paiement est alloué au recours à ces prestations.


Cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.



Clubs départementaux « Les entreprises s’engagent »


3 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement sont également prévus en 2024 pour financer les clubs départementaux « Les entreprises s’engagent ».


Cette dépense constitue une subvention pour charges de service public.


 

ACTION     (28,8 %)

05 – Actions pour favoriser la mise en activité professionnelles des demandeurs d'emploi

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

4 191 073 990

4 191 073 990

0

Crédits de paiement

0

3 995 319 453

3 995 319 453

0



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

4 191 073 990

3 995 319 453

Transferts aux ménages

1 388 453 078

1 368 053 078

Transferts aux entreprises

2 768 120 912

2 596 498 016

Transferts aux autres collectivités

34 500 000

30 768 359

Total

4 191 073 990

3 995 319 453

 

 

SOUS-ACTION

05.01 – Actions pour lever les freins périphériques à l'emploi

 

 

Éléments de la dépense par nature

Rémunération des bénéficiaires des Appels à Projets du Plan d’Investissement dans les compétences


Le montant de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle (RSFP) n’avait pas été revalorisé ni même indexé sur l’inflation ou le SMIC depuis 1988, ce qui plaçait le niveau de vie des stagiaires en dessous du seuil de pauvreté monétaire. À la faveur du plan de relance, le Gouvernement a pris la décision de réformer la RSFP. C’est dans le prolongement de cette réforme qu’un cadre d’extension de la rémunération et de la protection sociale des stagiaires de la formation professionnelle a été ouvert au bénéfice des jeunes de moins de 30 ans entrant dans des parcours d’accompagnement financés par l’État.


Les personnes bénéficiaires d’un dispositif de type appel à projets du Plan d’Investissement dans les compétences sont ainsi éligibles au versement d’une rémunération de stagiaire de la formation professionnelle, si par ailleurs elles ne perçoivent pas de rémunération. Cela concerne les dispositifs Prépa compétences, Insertion Professionnelle pour les Réfugiés, 100 % inclusion, Maraudes Numériques, et plus largement ceux de l’Offre Inclusion ainsi que Promo 16-18 (sur le seul volet de la protection sociale). Par ailleurs, les travaux de préfiguration de France travail ont permis de mettre en évidence la nécessité de pérenniser une offre d’accompagnement spécifique pour ces publics. Une « offre inclusion » doit ainsi permettre de répondre et prolonger les enjeux posés dans ces AAP sur le repérage, la remobilisation et l’accompagnement global en lien avec l’offre de France travail et dans une logique de complémentarité. Le bénéfice de cette offre ouvrira droit à rémunération.


Le coût estimé de ce droit à rémunération pour l’État s’élève en PLF 2024 à 34 M€ en autorisations d’engagement et 13,6 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux ménages.


EMILE


Le programme EMILE est un programme qui accompagne des personnes mal logées et en difficulté d’insertion professionnelle en Île-de-France vers des territoires d’accueil qui offrent des opportunités d’emploi et de logement.


Il repose sur les principes de l’emploi et du logement d’abord, et permet l’accès rapide à un emploi et à un logement pour des candidats en insertion. Il répond dans le même temps aux besoins des territoires ruraux, confortant ainsi leur politique d’attractivité pour redynamiser et développer la vie locale.


Ce programme est piloté par le GIP Habitat et Interventions Sociales dont le Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion est contributeur.


La contribution du Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion s’élève en PLF 2024 à 0,16 M€, en crédits de paiement uniquement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Insertion Professionnelle pour les Réfugiés


Un appel à projets nommé « Insertion Professionnelle pour les Réfugiés » a été lancé en 2018 avec pour objectif le déploiement de parcours d’accompagnement, la reconnaissance des compétences, le développement des connaissances et la multiplication des passerelles avec des acteurs économiques des territoires au profit des bénéficiaires d’une protection internationale et des demandeurs d’asile de plus de 6 mois.


La gestion de cet appel à projets a été octroyée à la Caisse des Dépôts et Consignations et se poursuivra en 2024 moyennant une contribution de l’État de 15 M€ en autorisations d’engagement et 18,17 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


Hébergement Orientation Parcours vers l’Emploi (HOPE)


HOPE est un dispositif permettant aux réfugiés politiques de s’intégrer durablement dans l’emploi en France.


Le dispositif est composé de plusieurs briques :

  • une formation en français à visée professionnelle, concomitamment à la construction du projet professionnel, dans le cadre d’une ingénierie et d’outils adaptés (préparation opérationnelle à l’emploi collective) ;

  • une formation métier, via un contrat de professionnalisation ou un contrat de développement professionnel intérimaire, orientée vers les besoins non pourvus des entreprises ;

  • des prestations d’hébergement et de restauration sur le lieu de formation ;

  • un accompagnement global (administratif, social, professionnel, médical, citoyen, etc.).


Le parcours Hope dure 8 mois et est mis en œuvre par l’AFPA, sur la base de l’identification par les OPCO des intentions de recrutement des employeurs.


La contribution de l’État proposée pour ce dispositif en PLF 2024 s’élève à 10 M€ en autorisations d’engagement et 4,20 M€ en crédits de paiement.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


AGIR


La direction générale des étrangers en France, en lien avec la délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIR), la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) et la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) déploient le programme AGIR pour systématiser l’accompagnement vers l’emploi et le logement des bénéficiaires de la protection internationale (BPI).


Le programme AGIR est un programme d’accompagnement global et individualisé des réfugiés vers l’emploi et le logement. Il consiste en un guichet unique départemental de l’intégration des réfugiés visant à assurer un parcours d’intégration sans rupture aux réfugiés.


Cet accompagnement est proposé pendant 24 mois maximum et permet à chacun de faciliter l’accès aux droits (droit au séjour, prestations sociales et familiales, accès à la santé, notamment mentale, soutien à la parentalité, accès à un compte bancaire, échange de permis de conduire, ...), d’être accompagné vers le logement adapté à sa situation personnelle et familiale, et vers l’emploi et la formation.


La contribution du Ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion au dispositif AGIR est proposée à 9,5 M€ en autorisations d’engagement et 8,24 M€ en crédits de paiement en PLF 2024.


En nomenclature, cette dépense constitue un transfert aux autres collectivités.


 

SOUS-ACTION

05.02 – Exonérations TEPA

 

 

Éléments de la dépense par nature

La déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires (TEPA)


Cette déduction, dont le champ a été étendu en 2022, vise à favoriser le recours aux heures supplémentaires dans les entreprises à faible effectif et permet de réduire le coût lié à la majoration de ces heures lors d’un surcroît d’activité occasionnel.


La déduction forfaitaire patronale sur les heures supplémentaire est accordée selon la taille de l’effectif salarié. Une déduction de 1,5 € par heure supplémentaire effectuée est accordée aux entreprises employant moins de 20 salariés. Depuis le 1er octobre 2022, les employeurs de plus de 20 salariés et de moins de 250 salariés bénéficient d’une déduction forfaitaire de 0,5 € par heure supplémentaire travaillée.


Cette déduction des cotisations patronales est compensée par l’État.


Une dotation de 970,09 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.

 

SOUS-ACTION

05.03 – Exonérations visant à favoriser le recrutement de demandeurs d'emplois de zones géographiques en difficulté

 

 

Éléments de la dépense par nature

Les Exonérations « Bassin d’Emplois à Redynamiser » (BER)


Cette exonération, créée par l’article 130 de la loi de finances rectificative pour 2006, vise à relancer l’emploi dans les bassins à redynamiser (deux bassins d’emplois concernés, un en Grand Est et un en Occitanie), définis par des critères précis (fort taux de chômage, déperdition de population et d’emploi).


Seuls les établissements des entreprises exerçant une activité industrielle, artisanale, commerciale ou non commerciale, à l’exception des activités de crédit-bail mobilier et de location d’immeubles à usage d’habitation, qui s’implantent dans un BER entre le 1 er janvier 2007 et le 31 décembre 2023 sont éligibles à l’exonération.


L’avantage social consiste en une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale, de la contribution au fonds national d’aide au logement (FNAL) et du versement transport. Elle est totale jusqu’à 1,4 SMIC et, au-delà, elle se limite à l’avantage accordé à ce niveau de rémunération.


Pour les entreprises implantées à compter du 1er janvier 2014, elle est accordée pendant cinq ans à compter de l’implantation, ou à compter de la date d’effet du contrat pour les salariés embauchés au cours de ces cinq années. Pour les entreprises implantées avant le 31 décembre 2013, cette durée est de 7 ans. Depuis le 1er janvier 2022 il a été mis fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte s’y est substituée.


Le projet de de loi de finances pour 2024 prévoit, en son article 7, une prolongation de l’exonération jusqu’au 30 juin 2024. Ce même article propose que le zonage soit fusionné avec le zonage ZRR et remplacé par un dispositif unique à partir du 1er juillet 2024. 


Une dotation de 3,82 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.



L’exonération de cotisations sociales en zone de restructuration de la défense (ZRD)


Les zones de restructuration de la défense (ZRD) ont été instaurées afin d’accompagner les conséquences économiques de la réorganisation de la carte militaire, par le biais d’exonérations fiscales et sociales accordées aux entreprises qui s’installent et créent de l’activité dans ces zones en reconversion.


L’avantage consiste en une exonération de cotisations patronales d’assurance maladie et vieillesse et d’allocations familiales. L’exonération est totale dans la limite de 1,4 SMIC. Au-delà, l’exonération est dégressive et devient nulle pour une rémunération égale ou supérieure à 2,5 SMIC.


L’exonération est accordée pendant cinq ans à partir de la date d’implantation ou de création de l’entreprise dans la ZRD. Son montant fait l’objet d’une réduction d’un tiers la quatrième année et de deux tiers la cinquième année de son bénéfice.


Depuis le 1er janvier 2022 il a été mis fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte s’y est substituée.


Une dotation de 0,77 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue, en nomenclature, un transfert aux entreprises.



Les exonérations en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR)


Instituée par la loi n° 96-987 du 14 novembre 1996, cette exonération a pour but de soutenir l’activité dans les zones regroupant des territoires ruraux qui présentent des difficultés économiques et sociales, notamment une faible densité démographique, un déclin de la population totale (ou active) ou une forte proportion d’emplois agricoles. Cette exonération est d’une durée de douze mois et porte sur les cotisations dues sur la fraction de la rémunération n’excédant pas 1,5 fois le montant du SMIC. Le dispositif a été modifié par la loi n° 2017-1837 de finances pour 2008, avec l’introduction de la dégressivité entre 1,5 et 2,5 SMIC ainsi que l’exclusion du champ de l’exonération de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (ATMP).


Depuis le 1er janvier 2022 il a été mis fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte s’y est substituée.


Le projet de de loi de finances pour 2024 prévoit, en son article 7, une prolongation de l’exonération jusqu’au 30 juin 2024. Ce même article propose que le zonage soit fusionné avec le zonage BER et remplacé par un dispositif unique à partir du 1er juillet 2024. 


Une dotation de 12,86 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue un transfert aux entreprises.



Les exonérations pour les organismes d’intérêt général et associations en zone de revitalisation rurale (ZRR-OIG)


Le dispositif consiste en une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale, à l’exclusion des cotisations ATMP, des contributions au fonds national d’aide au logement (FNAL) et du versement transport. Il bénéficie aux établissements de moins de 500 salariés correspondant à la définition d’« organismes d’intérêt général » visée à l’article 200 du Code général des Impôts et dont le siège social est situé en zone de revitalisation rurale (ZRR).


L’exonération est sans limitation de durée sur les contrats concernés, mais le dispositif a été fermé pour les nouvelles embauches en LFSS pour 2008. L’article 141 de la LFI pour 2014 a de plus introduit un plafonnement et une dégressivité : totale pour les rémunérations inférieures ou égales à 1,5 fois le SMIC, l’exonération s’annule pour les rémunérations égales ou supérieures à 2,4 fois le SMIC. Ces nouvelles modalités sont alignées sur celles du dispositif ZRR, permettant ainsi une simplification de cette catégorie d’exonérations.


Une dotation de 56,15 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.



 

SOUS-ACTION

05.04 – Emplois francs

 

 

Éléments de la dépense par nature

Les emplois francs


Le dispositif des emplois francs a été conçu comme une réponse innovante aux barrières à l’emploi que rencontrent de nombreux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Il s’agit d’une aide versée à l’employeur qui bénéficie aux résidents d’un territoire et qui permet d’encourager la mobilité professionnelle sur l’ensemble d’un bassin d’emploi et non au sein des seuls quartiers visés.


Ainsi, une entreprise ou une association, où qu’elle se situe sur le territoire national, bénéficie d’une prime pour l’embauche en contrat à durée indéterminée (à hauteur de 5 000 euros par an sur 3 ans maximum) ou en contrat à durée déterminée de plus de six mois (à hauteur de 2 500 euros par an sur 2 ans maximum) d’un demandeur d’emploi résidant dans un QPV. Le montant de l’aide, qui est versé semestriellement à terme échu, est proratisé le cas échéant selon la quotité de travail et la durée effective du contrat.


Il est prévu en PLF 2024 une dotation de 273,87 M€ en autorisations d’engagement et de 104,05 M€ en crédits de paiement, permettant de couvrir le coût d’environ 25 000 nouveaux contrats en 2024.



 

SOUS-ACTION

05.05 – Mesures d'accompagnement à la création d'entreprises

 

 

Éléments de la dépense par nature

Fonds de cohésion sociale


Le fonds de cohésion sociale (FCS) a été créé par la loi de programmation pour la cohésion sociale (article 80-III) du 18 janvier 2005 dans le cadre du volet emploi du plan de cohésion sociale. Il a pour objet de garantir à des fins sociales des prêts à des personnes physiques ou morales et des prêts à des chômeurs ou titulaires des minima sociaux créant leur entreprise dans le but de faciliter l’accès au crédit bancaire des publics en difficulté. La gestion des crédits affectés au FCS est confiée par mandat à la Banque Publique d’Investissement (BPI).


Le volet crédit professionnel solidaire du FCS facilite l’accès au prêt des populations exclues du crédit bancaire désirant financer leur projet de création d’entreprise ou relancer l’activité de leur entreprise à la suite à la crise sanitaire, et des entreprises ou associations contribuant à l’embauche de personnes en difficulté.


Le FCS intervient, soit en dotant des fonds de garantie existants, soit par engagement de signature sur des portefeuilles de prêts, par un apport en garantie allant jusqu’à 50 % des encours de crédit professionnel et de micro-crédit social.


Les crédits prévus en PLF 2024 s’élèvent sur le programme 103 à 21 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. 


Ces dépenses constituent, en nomenclature, un transfert aux entreprises.



Le projet initiative jeune (PIJ création)


Le dispositif du PIJ-création bénéficie aux jeunes âgés de dix-huit à trente ans qui créent ou reprennent une entreprise dont le siège ou l’établissement principal se trouve dans un département d’outre-mer, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon ou Mayotte et dont ils assurent la direction effective. Il consiste en une aide financière en capital, exonérée de charges sociales ou fiscales. Le montant maximum de l’aide est de 9 378 €. Ce montant est déterminé en fonction des caractéristiques financières du projet et du nombre de personnes physiques bénéficiaires de l’aide (plusieurs associés peuvent, s’ils remplissent les conditions, bénéficier chacun de l’aide).


Une dotation de 3,5 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 pour financer ce dispositif.


Ces dépenses constituent un transfert aux ménages.



Accélérateurs « Entrepreneuriat pour Tous »


À la demande des pouvoirs publics, Bpifrance s’est engagé à renforcer les actions de soutien aux initiatives entrepreneuriales dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), en couplant l’engagement de terrain des réseaux d’accompagnement et l’offre complète de services de Bpifrance pour soutenir les entreprises dès leur création et dans leur développement.


C’est dans le cadre de ces missions que Bpifrance a structuré, en coopération avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème entrepreneurial, un programme spécifique intitulé « Entrepreneuriat pour Tous », qui se décline notamment par le biais d’un accompagnement renforcé d’entrepreneurs des QPV, les « accélérateurs Entrepreneuriat pour Tous ».


Les accélérateurs « Entrepreneuriat pour Tous » s’articulent autour de deux dispositifs Accélérateurs dédiés :

  • l’ « Accélérateur Émergence » : ce dispositif cible la phase d’émergence de l’idée de création/reprise d’entreprise et est destiné à accompagner, des porteurs de projets de création/reprise d’entreprise en priorité issus ou implantés au sein des QPV afin de les accompagner dans la formalisation du projet d’entreprise jusqu’à sa création effective ;

  • I’ « Accélérateur Création » : ce dispositif cible la phase de création/développement ou reprise d’entreprise et est destiné à accompagner, des créateurs d’entreprise et entrepreneurs de moins de vingt-quatre mois d’existence, en priorité issus ou implantés au sein des QPV afin de les faire évoluer en futurs dirigeants d’entreprises durables.


Sur la période 2019-2022, environ 2000 entreprises ont bénéficié de la mesure en QPV. Il est prévu d’accompagner environ 1000 bénéficiaires en 2023 et l’effort se poursuivra en 2024.


En 2024, les crédits État dédiés à ce dispositif s’élèvent à 3 M€ en autorisations d’engagement et 1,20 M€ en crédits de paiement.


Cette dépense constitue un transfert aux entreprises.

 

SOUS-ACTION

05.06 – Exonérations de soutien à la création d'entreprise

 

 

Éléments de la dépense par nature

L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise


L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE) consiste en une exonération de cotisations sociales visant à soutenir la création ou la reprise d’entreprise,


Cette exonération concerne les cotisations d’assurance maladie et maternité, d’assurance invalidité et décès, d’allocations familiales et d’assurance vieillesse, à l’exception de la retraite complémentaire. Ces cotisations sont exonérées lorsque le revenu ou la rémunération est inférieur ou égal à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Au-delà de ce seuil de revenu ou de rémunération, le montant de l’exonération décroît linéairement pour devenir nul lorsque le revenu ou la rémunération atteint 100 % du PASS.


Dans un contexte de forte croissance du nombre de micro-entreprises, l’article 274 de la LFI pour 2020 et le décret n° 2019-1215 du 20 novembre 2019 ont recentré, s’agissant des micro-entrepreneurs, le bénéfice de cette exonération sur les créateurs et repreneurs d’entreprise dont la micro-entreprise constitue une activité économique nouvelle (en cas de création) ou susceptible de disparaître (en cas de reprise).


Ainsi, depuis le 1er janvier 2020 :

  • le dispositif est applicable aux micro-entreprises est recentré sur les bénéficiaires les plus vulnérables (demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA et jeunes) ;

  • le bénéfice de l’aide est limité à un an pour tous les micro-entrepreneurs avec un taux d’exonérations de 50 %;


Une dotation de 452,76 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 au titre de la compensation à la Sécurité sociale de cette exonération.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.



 

SOUS-ACTION

05.07 – Mesures pour favoriser le recrutement par des particuliers employeurs

 

 

Éléments de la dépense par nature

La déduction forfaitaire pour les particuliers employeurs


La déduction forfaitaire de cotisations sociales applicable aux particuliers employeurs vise à diminuer le coût du travail pour développer l’emploi dans le secteur des services à la personne et lutter contre l’emploi dissimulé. La réduction s’impute sur les cotisations patronales d’assurance maladie, famille, vieillesse et AT-MP. Elle n’est cumulable avec aucune autre exonération de cotisations sociales, ni avec l’application d’un taux ou d’assiettes spécifiques ou de montants forfaitaires de cotisations.


L’article 99 de la loi n° 2015-1786 de finances rectificatives du 29 décembre 2015 a fixé la réduction de droit commun à 2 € par heure de travail effectuée (contre 0,75 € auparavant), à compter de décembre 2015.


Par ailleurs, depuis 2017, la compensation de la partie « outre-mer » du dispositif (dans ces territoires, la réduction est de 3,7 € par heures de travail effectuée, depuis le 1er janvier 2014) a été transférée au ministère chargé des outre-mer, dans l’optique de regrouper au sein d’une même mission budgétaire l’ensemble des dispositifs d’exonérations spécifiques aux outre-mer.


Il est prévu une dotation de 383,44 M€ en PLF 2024 pour assurer le financement de ce dispositif d’exonération.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages.



Les exonérations en faveur des services d’aide à domicile employée par un particulier « fragile » (emploi direct ou mandataire)


Ce dispositif vise à favoriser le maintien à leur domicile des personnes de plus de 70 ans ainsi que des personnes en situation de dépendance et à développer l’emploi déclaré dans le secteur des services à la personne.


L’exonération est actuellement accordée, quelles que soient la forme et la durée du contrat de travail, aux particuliers employeurs « fragiles », au sens du I de l’article L. 241-10 du code de la sécurité sociale :

  • les personnes âgées de 70 ans ou plus ;

  • les parents d’enfant handicapé ouvrant droit au complément de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;

  • les personnes titulaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) ;

  • les personnes percevant une majoration pour tierce personne au titre d’une invalidité ;

  • les personnes âgées bénéficiant de la prestation spécifique dépendance PSD (prestation versée aux personnes dépendantes avant la mise en place de l’allocation personnalisée d’autonomie - APA) ;

  • les personnes remplissant la condition de perte d’autonomie requise pour prétendre à l’APA, indépendamment de l’âge et des ressources (GIR 1 à 4).


L’exonération est totale etporte sur l’ensemble des cotisations patronales de sécurité sociale, à l’exclusion des cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP). Lorsque le salarié intervient auprès d’une personne dépendante, l’exonération est sans plafond de rémunération ; elle est en revanche limitée à 65 fois la valeur du SMIC horaire mensuel lorsqu’il s’agit d’un employeur âgé d’au moins 70 ans et non dépendant. Le dispositif n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire de droit commun accordée aux particuliers employeurs, ni avec le complément de libre choix du mode de garde de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) versé au titre de la garde à domicile.


Cette exonération a fait l’objet d’une compensation par l’État pour la première fois en 2017. Une dotation de 967,51 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 au titre de cette compensation.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux ménages.



Les exonérations en faveur de services d’aide à domicile exercés par des personnes employées par une association ou une entreprise auprès d’un particulier « fragile » (prestataire)


Ce dispositif vise à favoriser le maintien à leur domicile des personnes fragiles en raison de leur dépendance ou de leur handicap et à développer l’emploi dans le secteur des services à la personne.


Les employeurs doivent être des personnes morales de droit public ou de droit privé déclarées en application de l’article L. 7232-1-1 du code du travail pour l’exercice d’une activité mentionnée à l’article D. 7231-1 du même code (associations, entreprises, centres communaux et intercommunaux d’action sociale, organismes habilités au titre de l’aide sociale ou conventionnés avec un organisme de sécurité sociale...).


Les salariés concernés sont ceux d’une structure déclarée assurant une activité d’aide à domicile ou de services à la personne auprès d’une personne remplissant les conditions d’âge ou de dépendance fixées au I ou III de l’article L. 241‑10 du code de la sécurité sociale, ainsi que :

  • les personnes bénéficiaires de prestations d’aide ménagère aux personnes âgées ou handicapées au titre de l’aide sociale légale ou dans le cadre d’une convention conclue entre ces associations ou organismes et un organisme de sécurité sociale (GIR 5 et 6) ;

  • les familles en difficulté bénéficiaires de l’intervention d’un technicien de l’intervention sociale et familiale ou d’une auxiliaire de vie sociale via la caisse d’allocation familiale ou le conseil général.


L’exonération porte sur l’ensemble des cotisations et contributions dues par les employeurs : les cotisations dues au titre de la part mutualisée du risque AT-MP, les cotisations d’assurance vieillesse complémentaire, la contribution d’assurance chômage, la contribution au fonds national d’action pour le logement et la contribution de solidarité pour l’autonomie. L’exonération est totale pour les rémunérations inférieures à 1,2 SMIC, dégressive jusqu’à 1,6 SMIC, puis nulle au-delà de ce seuil. L’exonération est limitée à 65 fois la valeur du SMIC horaire mensuel lorsque le salarié intervient auprès d’un employeur âgé d’au moins 70 ans et non dépendant.


Le dispositif n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire de droit commun accordée aux particuliers employeurs.


Depuis le 1er janvier 2022, il a été mis fin à la compensation par crédits budgétaires de la baisse de 6 points des cotisations employeurs au titre de la maladie pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC introduite au 1er janvier 2019 dans le cadre de la transformation du CICE, le « bandeau maladie », et d’en substituer la prise en charge par une fraction de TVA affectée aux caisses de sécurité sociale pour solde de tout compte.


En outre, l’avenant 43 à la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), qui prend effet à compter du 1er octobre 2021 et qui s’ajoute à l’avenant 44 sur la valeur du point d’indice, s’est traduit par des augmentations de salaire dans le secteur privé à but non lucratif de l’aide à domicile et donc par une réduction du coût de l’exonération de cotisations sociales.


Une dotation de 973,81 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est prévue en PLF 2024 au titre de cette compensation.


Cette dépense constitue en nomenclature un transfert aux entreprises.



 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs

 

LFI 2023

PLF 2024

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

ASP - Agence de services et de paiement (P149)

2 772 605 363

3 973 150 289

4 468 363 021

4 042 227 396

Transferts

2 772 605 363

3 973 150 289

4 468 363 021

4 042 227 396

Pôle emploi (P102)

387 694 504

221 267 128

734 522 800

721 129 414

Transferts

387 694 504

221 267 128

734 522 800

721 129 414

AFPA - Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (P103)

180 000 000

193 300 000

207 000 000

171 133 333

Subvention pour charges de service public

110 000 000

110 000 000

110 000 000

110 000 000

Transferts

70 000 000

83 300 000

97 000 000

61 133 333

ANACT - Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (P111)

0

0

4 337 474

3 909 368

Transferts

0

0

4 337 474

3 909 368

Centre info - Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente (P103)

3 826 125

3 826 125

3 826 125

3 826 125

Subvention pour charges de service public

3 826 125

3 826 125

3 826 125

3 826 125

France Compétences (P103)

1 680 000 000

1 680 000 000

2 500 000 000

2 500 000 000

Subvention pour charges de service public

1 680 000 000

1 680 000 000

2 500 000 000

2 500 000 000

GIP Les entreprises s’engagent (P103)

2 500 000

2 500 000

2 500 000

2 500 000

Subvention pour charges de service public

2 500 000

2 500 000

2 500 000

2 500 000

Total

5 026 625 992

6 074 043 542

7 920 549 420

7 444 725 636

Total des subventions pour charges de service public

1 796 326 125

1 796 326 125

2 616 326 125

2 616 326 125

Total des transferts

3 230 299 867

4 277 717 417

5 304 223 295

4 828 399 511

 

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file

   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2023

PLF 2024

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

AFPA - Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

 

 

5 487

 

 

 

 

 

5 487

 

 

 

Centre info - Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente

 

 

72

 

 

 

 

 

72

 

 

 

France Compétences

 

 

91

 

 

 

 

 

91

 

 

 

GIP Les entreprises s’engagent

 

 

11

 

 

 

 

 

11

 

 

 

Total ETPT

 

 

5 661

 

 

 

 

 

5 661

 

 

 


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2023

5 661

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2023

 

Impact du schéma d'emplois 2024

 

Solde des transferts T2/T3

 

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2024


Rappel du schéma d’emplois 2024 en ETP

5 661