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$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Objectifs et indicateurs de performance)

 

Objectifs et indicateurs de performance


OBJECTIF    

1 – Inciter à l'innovation et à la diversité de la création

 

Le ministère de la Culture favorise la création et la production d’œuvres et de spectacles, avec pour objectif d’en garantir la diversité et le renouvellement, par le biais des aides directes aux artistes, compagnies et ensembles. L’indicateur retenu mesure le renouvellement de l’offre de création dans le champ du spectacle vivant.


INDICATEUR        

1.1 – Place de la création dans la programmation des structures de production subventionnées

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Part de la programmation de créations dans les fauteuils mis en vente

%

Non déterminé

Non déterminé

>45

>45

>46

>46

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de Danse) et enquête « Ethnos » auprès des centres dramatiques nationaux (CDN).

 

Mode de calcul :

N1/N2 en % où :

- N1 = Nombre de fauteuils mis à la vente dans le cadre de la programmation de créations au cours des saisons n‑3/n‑2, n‑2/n‑1 et n‑1/n. On entend par création une première présentation au public français d’une œuvre ou une nouvelle production d’une œuvre créée antérieurement.

- N2 = Nombre total de fauteuils mis à la vente au cours des saisons n‑3/n‑2, n‑2/n‑1 et n‑1/n pour les opérateurs du spectacle vivant, saisons n‑3/n‑2,

n‑2/n‑1 et année civile n‑1 pour les Centres dramatiques nationaux.

Les données sont calculées sur trois saisons antérieures (ici, 2018/2019, 2019/2020 et 2020/2021), à l’exception des Centres dramatiques nationaux

dont les données sont recueillies sur l’année civile 2018, 2019 et l’année civile 2020, du fait du changement de logiciel de collecte des

données. Les données des centres dramatiques nationaux n’ont pas pu être récoltées pour la réalisation 2021 de cet indicateur.

Justification des cibles

Cet indicateur permet de mesurer l’effort des établissements de production afin de présenter des spectacles nouveaux

au public. Cette activité de création doit cependant être conciliée, dans le cadre du partage de l’outil de production, avec le souci d’accueillir d’autres spectacles et de favoriser ainsi le travail des équipes partenaires, ou de procéder à des reprises d’œuvres antérieurement produites, afin d’en assurer une meilleure rentabilité et une plus longue diffusion auprès du public.  

Le plan pour la création « mieux produire, mieux diffuser », constitue une orientation majeure pour la production de nouveaux spectacles pour les prochaines années. Sa mise en place sera précédée d’un important cycle de négociations (collectivités territoriales, organisations professionnelles, syndicats, etc) au cours du dernier trimestre 2023. Les premiers effets de ce plan devraient apparaître pour la saison culturelle 2024-2025. Ainsi la cible 2024* est identique à 2023 soit « supérieure à 45 % ».

* Pour l’instant, la cible prend uniquement en compte les opérateurs. En effet, pour les données relatives aux CDN, l’application SIBIL (Système d’Information Billetterie) ne permet pas d’identifier la temporalité des créations des œuvres ; Ces informations seront récupérées via l’enquête label qui est en cours de refondation grâce à un travail de concertation entre plusieurs services du ministère de la culture. Les données devraient être disponibles dès 2024.

 

OBJECTIF    

2 – Donner des bases économiques et professionnelles solides à la création

 

Les indicateurs présentés mesurent l’équilibre financier des principaux opérateurs du programme et la part de la rémunération des artistes dans les budgets des institutions subventionnées.


INDICATEUR        

2.1 – Équilibre financier des opérateurs

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Part des fonctions supports au budget

%

58

53

56

<55

<54

<54

Taux de ressources propres des opérateurs du spectacle vivant

%

27,4

42,4

>39

>43

>44

>44

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse).

 

Mode de calcul :

1re ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Montant des crédits de paiement inscrits sur les enveloppes de personnel et de fonctionnement de la destination relative aux fonctions support, issu du tableau des dépenses par destination de la liasse budgétaire GBCP.

N2 = Montant des crédits de paiement inscrits sur les enveloppes fonctionnement et personnel du tableau des autorisations budgétaires de la liasse budgétaire GBCP.

2e ligne : (N1-N3) /(N2-N3) en % où :

N1 = Montant des autres produits, issu du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP pour l’année civile considérée

N2 = Total des produits issus du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP

N3 = Somme des produits non encaissables issus du tableau de situation patrimoniale de l’année N (reprises sur amortissements, dépréciations et provisions + produits de cession d’éléments d’actifs + quote-part au résultat des financements rattachés à des actifs).

Il faut noter que les recettes propres intègrent notamment dons, legs et mécénat.

Justification des cibles

Concernant le premier sous-indicateur, les établissements poursuivent leurs efforts visant à contenir le poids des fonctions support, malgré l’évolution « mécanique » de certaines dépenses de fonctionnement (entretien des bâtiments, assurances, sécurité, charges de personnel), et d’autres plus conjoncturelles (énergie, inflation).

Grâce à l’effort financier porté par le ministère pour compenser ces différentes hausses auprès des opérateurs, l’indicateur pour 2024 devrait être à 55 % soit quasi identique à celui de 2023 dont la cible à 56 % est maintenue. Les efforts de structures pour la maîtrise de ces dépenses doivent orienter l’indicateur vers une légère baisse pour les années suivantes.


Pour le second sous indicateur, les structures sont encouragées à développer la part de l’autofinancement au sein de leurs recettes, notamment en recherchant de nouveaux mécènes afin d’améliorer leur taux de ressources propres. Après une réalisation 2022 exceptionnellement haute à plus de 42 %, le contexte se dégrade et certains établissements connaissent des difficultés à mobiliser de nouvelles ressources et ce pour plusieurs raisons : la nécessité de ne pas pratiquer de trop fortes hausses de tarifs pour continuer de satisfaire aux objectifs de démocratisation culturelle, une mobilisation moins aisée du mécénat dans le secteur de la création, la fréquentation et, enfin, des difficultés croissantes à lever des recettes de coproductions extérieures du fait des contraintes pesant sur les budgets artistiques des structures de production et de diffusion. Pour ces différentes raisons, la cible 2023 est fixée à 39 %.

Pour l’avenir, le plan pour la création, qui porte des valeurs de coopération et de partage, va donner accès à de nouveaux partenaires et partenariats d’où un indicateur qui s’améliore par rapport à la cible 2023 et s’établit à 43 % en 2024.

 

INDICATEUR        

2.2 – Promotion de l'emploi artistique

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Spectacle vivant : part de la masse salariale artistique dans la masse salariale totale

%

21,9

24,7

>27

>28

>30

>30

Arts visuels : part des crédits d'acquisition et de commandes versés directement à des artistes dans les budgets des FRAC et du CNAP

%

9

6,5

9

9

9

9

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse et enquêtes DGCA pour les arts visuels.

 

Mode de calcul :

1re ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Montant des crédits de paiement inscrits sur l’enveloppe personnel de la destination « dépenses artistiques », sous destination « masse salariale » issu du tableau " dépenses par destination » de la liasse budgétaire GBCP

N2 = Total des produits issus du tableau situation patrimoniale de la liasse budgétaire GBCP

2e ligne : N1 / N2 en % où :

N1 = Montant des acquisitions et des commandes réalisées auprès d’artistes par les FRAC et le Cnap + Montant des acquisitions et des commandes réalisées auprès des galeries par les FRAC et le Cnap 50 % (coefficient correctif qui permet de ne pas prendre en compte dans le calcul de l’indicateur la part versée aux galeristes pour de telles transactions) ;

N2 = Budget global des structures concernées (Cnap, FRAC).

Justification des cibles

L’indicateur mesure en premier lieu la part de la masse salariale des institutions consacrée aux rémunérations versées à des artistes. Le développement de l’emploi artistique dans les établissements sous tutelle repose sur plusieurs leviers : recours accru à des contrats de plus longue durée, renforcement des vérifications effectuées pour assurer un paiement intégral du temps de répétition des spectacles, ou encore développement de la présence artistique par des mécanismes souples et innovants, associant institutions et équipes indépendantes, comme celui de l’accueil studio. Le périmètre retenu pour l’Opéra national de Paris a changé avec la révision du décret GBCP : seule la masse salariale artistique variable est désormais prise en compte.

Au niveau de l’exécution 2022, l’indicateur a progressé de +3 % (de 21,9 % en 2021 à 24,7 % en 2022) expliqué par la reprise de l’activité. Le recours à des artistes contractuels va se poursuivre or il est constaté que leur coût a augmenté : cachets en hausse, frais annexes notamment pour le transport également. Ces éléments plaident pour un maintien de la cible 2023 à 27 % et une prévision à 28 % pour la cible 2024.


Dans le secteur des arts visuels, les acquisitions des FRAC sont cofinancées par l’État et les régions sur proposition de comités techniques d’achat indépendants. Pour ce qui concerne les acquisitions du FNAC et la commande publique nationale, l’État a la maîtrise de ces dispositifs par le biais des objectifs qu’il fixe chaque année au CNAP.

Malgré un résultat en baisse pour l’année 2022 (6,5 %) dû à des effets conjoncturels (contraction budgétaire pour certaines régions, programmes importants de restauration pour le CNAP), la cible 2023 reste fixée à 9 % et celle de 2024 se situe au même niveau soit 9 %.


 

OBJECTIF     mission

3 – Augmenter la fréquentation du public dans les lieux culturels sur l'ensemble du territoire

 

Le ministère de la Culture entend développer la fréquentation des lieux culturels subventionnés et notamment celle de la jeunesse. Les indicateurs retenus mesurent le niveau de fréquentation de ces institutions et la proportion du public scolaire et jeune au sein du public total.


INDICATEUR    mission    

3.1 – Fréquentation des lieux subventionnés

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Spectacle vivant : Fréquentation payante des lieux subventionnés

Nb

Non déterminé

4991451

5 400 000

5 800 000

6 000 000

6 200 000

Spectacle vivant : Part du public scolaire dans la fréquentation payante des lieux subventionnés

%

Non déterminé

partiel

16

17

18

18

Spectacle vivant : Part des jeunes (hors scolaires) dans la fréquentation payante

%

Non déterminé

17

13

13

14

14

Arts visuels : Fréquentation totale des lieux subventionnés

Nb

2 635 910

3204305

> 2 900 000

>3 000 000

>3 200 000

3 200 000

Arts visuels : Part du public scolaire dans la fréquentation totale des lieux subventionnés

%

11

14

13

15

16

16

 

Précisions méthodologiques

Sources des données :


Pour le spectacle vivant : enquêtes DGCA pour les centres dramatiques nationaux, les scènes nationales et les opéras nationaux en région (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nancy et Strasbourg) et collecte de données auprès des opérateurs du spectacle vivant (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de Danse, Centre national de la danse et EPPGHV). A partir du PAP 2020, la part des jeunes dans la fréquentation payante du spectacle vivant est mesurée sur un périmètre élargi (opérateurs mentionnés supra ainsi que centres dramatiques nationaux et scènes nationales).


Pour les arts visuels : enquêtes DGCA pour les fonds régionaux d’art contemporain (FRAC), les centres d’art et collecte de données auprès du Palais de Tokyo, du Jeu de Paume, de la Cité de la céramique Sèvres-Limoges et de l’EPPGHV (seulement depuis 2020).


Mode de calcul :

1re ligne : N1 = Nombre de places vendues au siège pour l’ensemble d’une saison (année civile n‑1 pour les CDN et les Scènes nationales) dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées.

2e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre de places vendues au siège dans le cadre de sorties scolaires (classes accompagnées) pour l’ensemble d’une saison dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées (hors CND et opéras nationaux en région) ;

N2 = Nombre de places vendues au siège pour l’ensemble d’une saison (année civile n‑1 pour les CDN et Scènes nationales) dans les structures subventionnées du spectacle vivant considérées (hors CND et opéras nationaux en région).

3e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = nombre de places vendues dans le cadre du tarif « public jeune » pour la saison n‑1 / n. Le périmètre est élargi aux CDN, SN (année civile n‑1) et au Centre national de la danse en 2020. Les données intégrées à ce titre ne correspondent pas à un seuil d’âge unique, les pratiques des salles dans ce domaine étant encore diversifiées (moins de 26 ans, moins de 28 ans, etc.) ;

N2 =nombre total de places vendues au siège des lieux de spectacles subventionnés de la saison n‑1 / n (année civile n‑1 pour les CDN et SN).

4e ligne : N1 = Nombre cumulé de visiteurs dans les murs et hors les murs des lieux de création et de diffusion des arts plastiques subventionnés de l’année civile n.

Les chiffres de fréquentation des structures subventionnées en région sont le fruit d’estimations.

5e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre cumulé de visiteurs en sortie scolaire (classes accompagnées) dans les murs et hors les murs.

N2 = Nombre cumulé de visiteurs dans les murs et hors les murs des lieux de création et de diffusion des arts plastiques subventionnés de l’année civile n.

Justification des cibles

Dans le domaine du spectacle vivant, le niveau de fréquentation fournit un premier élément d’évaluation de l’attractivité des établissements, résultant à la fois de leur ambition artistique, de leur rayonnement local et de leur politique tarifaire. La progression de cet indicateur doit être recherchée par la mise en place de dispositifs, notamment tarifaires, visant à mieux répondre aux attentes du public, sans limiter toutefois la capacité des établissements à prendre des risques artistiques en matière de création contemporaine. Les établissements sont tributaires, d’une saison à l’autre, de variations éventuelles du succès rencontré par les spectacles auprès du public, mais aussi d’événements exogènes (réalisation de travaux, mouvements sociaux, contexte sécuritaire ou sanitaire dégradé).


Pour le secteur du spectacle vivant, la fréquentation 2022 revient à un niveau identique d’avant la crise Covid‑19 avec presque 5 millions de spectateurs. Dans ce contexte, la cible 2023 (5 400 000 visiteurs) est maintenue, et la cible 2024 est prévue à 5 800 000. Avec l’application SIBIL, les données des SMAC vont pouvoir être intégrées dans cet indicateur permettant ainsi d’élargir un peu plus la connaissance des fréquentations des lieux culturels. Une cible ambitieuse est avancée pour 2026 à 6 200 000 spectateurs pour l’ensemble du périmètre.

Pour la fréquentation des lieux d’arts visuels, l’indicateur est porté à plus de 70 % par les FRAC. L’exécution 2022 enregistre une fréquentation de plus de 3,2 millions de personnes, du fait d’une reprise de l’activité plus conséquente que prévue. La cible de fréquentation 2023 est maintenue à 2 900 000 visiteurs compte tenu d’un contexte fragile lié à l’inflation. L’objectif 2024 est prévu à 3 millions et avec le plan pour la création une cible ambitieuse de 3,4 millions est avancée pour 2026.


L’accueil du public scolaire constitue une part importante de l’effort des établissements de spectacle vivant et des arts visuels pour renouveler le public et sensibiliser les jeunes spectateurs et visiteurs. Le développement des politiques d’éducation artistique conduites en lien avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports doit permettre d’élever progressivement le nombre de bénéficiaires. La part du public en sorties scolaires ne mesure cependant qu’une partie du travail conduit par les établissements en direction du public scolaire, qui inclut également l’accueil du jeune public hors temps scolaire et les opérations d’éducation artistique conduites en collaboration avec les établissements d’enseignement scolaire.


Pour les établissements du spectacle vivant, le niveau de l’indicateur pour 2022 relatif à la part du public scolaire dans la fréquentation concerne uniquement les opérateurs. Comme pour l’indicateur 1.1, l’enquête label n’étant pas opérationnelle à l’heure actuelle, les données des CDN et SN n’ont pas pu être collectées pour connaître la fréquentation du public scolaire et public jeune. L’indicateur RAP pour 2022 concernant le public scolaire pour les seuls opérateurs est faible (4,8 %) malgré un retour des spectateurs au global, il s’explique en partie par le maintien temporaire de mesures sanitaires dans les établissements scolaires. La cible, pour l’ensemble du périmètre (opérateurs, CDN et SN) pour 2023 est maintenue à 16 % et celle pour 2024 est prévue à 17 %.


Pour la part du public jeune (hors scolaire) dans la fréquentation, l’année 2022 a une réalisation à 17 %. La cible PAP 2023 est néanmoins maintenue à 13 % et proposée également à 13 % pour la cible 2024 compte tenu de l’inflation et du pouvoir d’achat qui impactent fortement cette catégorie de public.

Dans le secteur des arts visuels, la réalisation 2022 relative à la part du public scolaire dans la fréquentation totale gagne 3 % par rapport à 2021 et s’établit à 14 %. Cependant, la cible PAP 2023 est légèrement maintenue un peu en dessous soit à 13 %. La cible pour le PAP 2024 est quant à elle fixée à 15 % par anticipation des effets du plan pour la création, et des effets du pass culture.


 

OBJECTIF    

4 – Diffuser davantage les oeuvres et les productions culturelles en France et à l'étranger

 

La France est aujourd’hui bien équipée en lieux de diffusion. En partenariat avec les collectivités territoriales, l’État doit veiller à ce que le public bénéficie d’une offre de spectacles diversifiée, sur l’ensemble du territoire, fidèle à la vitalité de la création, dans un contexte de concentration accrue de l’offre et des opérateurs culturels. Les indicateurs retenus permettent d’évaluer l’irrigation territoriale des institutions subventionnées ainsi que le niveau de diffusion et de représentation des œuvres produites dans le secteur du spectacle vivant.


INDICATEUR        

4.1 – Effort de diffusion territoriale

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Spectacle vivant : taux de représentations en tournée hors les murs des structures de production et de diffusion subventionnées

%

Non déterminé

non déterminé

>35

>37

>38

>38

Arts visuels : taux des manifestations hors les murs réalisées par les FRAC

%

68

67

>75

>80

>82

>82

 

Précisions méthodologiques

Sources des données :


Pour le spectacle vivant : enquêtes DGCA auprès des centres chorégraphiques nationaux, des opéras nationaux en région et des Centres dramatiques nationaux, ainsi que données collectées auprès des opérateurs (Opéra national de Paris, Opéra-comique, C

omédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse).

Pour les arts visuels : bilans d’activités des FRAC.


Mode de calcul  :

1re ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre de représentations des spectacles hors ville siège (dans ou en dehors de la région d’origine en France et à l’étranger) au cours des saisons n‑3/n‑2, n‑2/n‑1 et n‑1/n pour les opérateurs, saison n‑3/n‑2, année civile n‑2 et n‑1 pour les centres dramatiques nationaux, centres

chorégraphiques nationaux, années civiles n‑3, n‑2 et n‑1 pour les opéras nationaux en région ; ;

N2 = Nombre total de représentations des spectacles offertes au cours des saisons n‑3/n‑2, n‑2/n‑1 et n‑1/n pour les opérateurs, saisons n‑3/n‑2,

n‑2/n‑1 et année civile n‑1 pour les centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques nationaux et scènes nationales, années civiles n‑3, n‑2 et

n‑1 pour les opéras nationaux en région.

2e ligne : N1/N2 en % où :

N1 = Nombre d’expositions réalisées par les FRAC hors les murs en France et à l’étranger ;

N2 = Nombre total d’expositions réalisées par les FRAC (dans et hors les murs) en France et à l’étranger.


Justification des cibles

L’indicateur mesure la durée d’exploitation moyenne des spectacles sur une saison et dans un même lieu. Il traduit la politique volontariste du ministère de la Culture en matière d’allongement du nombre de représentations de spectacles sur une même saison au sein des établissements de spectacle vivant. L’augmentation du nombre de représentations a des répercussions positives sur l’emploi, l’économie du secteur ainsi que le développement et l’élargissement des publics.

Les Centres dramatiques nationaux (CDN) et Scènes nationales (SN) représentent 90 % du périmètre de l’indicateur et doivent fournir l’essentiel de l’effort. Comme indiqué pour les indicateurs 1.1, 3.1.2 et 4.1.1, l’enquête Labels non encore mise en place dans sa nouvelle mouture, la réalisation estimée pour 2022 s’établit à 3,6 représentations par spectacle (5,34 en réalisation pour les seuls opérateurs en 2022- RAP 2022).


L’impact du plan pour la création dans sa dimension « mieux diffuser » devrait conduire à des exploitations plus longues avec une nécessité de réduire et de limiter les coûts techniques et budgétaires des productions et intégrer une stratégie d’amortissement sur un temps plus long pour certaines productions.

Les effets de ces démarches, qui s’inscrivent sur le long terme, permettent de maintenir la cible 2023 et 2024 à 3,6.

La perspective pour 2026 est proposée à 4,5 représentations par spectacle. Cette tendance à la hausse de cet indicateur doit valider la stratégie du plan « mieux produire, mieux diffuser »..


 

INDICATEUR        

4.2 – Intensité de représentation et de diffusion des spectacles

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Nombre moyen de représentations par spectacle dans les murs et par lieu sur une saison

ratio

Non déterminé

3,6

3,6

>3,6

4

>4,5

 

Précisions méthodologiques

Sources des données : Enquêtes DGCA et données collectées auprès des structures suivantes du spectacle vivant : enquêtes DGCA auprès des centres dramatiques nationaux et des scènes nationales, ainsi que données collectées auprès des opérateurs (Opéra national de Paris, Opéra-comique, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Comédie française, Théâtre national de l’Odéon, Théâtre national de la Colline, Théâtre national de Strasbourg, Chaillot - Théâtre national de la Danse, EPPGHV).

 

Mode de calcul :

N1 / N2 avec :

N1 = Nombre total de représentations (toutes salles confondues) au siège dans les réseaux de diffusion considérés durant la saison n‑1/n pour les

opérateurs, durant l’année civile n‑1 pour les centres dramatiques nationaux et scènes nationales;.

Les disciplines considérées sont : théâtre, musique, danse, cirque et autres disciplines.

N2 = Nombre total de spectacles diffusés au siège dans les institutions considérées durant la saison n‑1/n pour les opérateurs, durant l’année civile n‑1

pour les Centres dramatiques nationaux et Scènes nationales.