$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#144)

$@FwLOVariable(libelleProg#Environnement et prospective de la politique de défense)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Justification au premier euro)

 

Justification au premier euro

Éléments transversaux au programme

Éléments de synthèse du programme

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Action / Sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

03 – Recherche et exploitation du renseignement intéressant la sécurité de la France

0

540 674 055

540 674 055

0

476 229 395

476 229 395

03.31 – Renseignement extérieur

0

509 004 055

509 004 055

0

425 276 426

425 276 426

03.32 – Renseignement de sécurité de défense

0

31 670 000

31 670 000

0

50 952 969

50 952 969

07 – Prospective de défense

0

1 613 552 823

1 613 552 823

0

1 447 193 614

1 447 193 614

07.01 – Analyse stratégique

0

9 847 363

9 847 363

0

9 647 363

9 647 363

07.02 – Prospective des systèmes de forces

0

27 531 208

27 531 208

0

27 531 208

27 531 208

07.03 – Etudes amont

0

1 183 159 209

1 183 159 209

0

1 017 000 000

1 017 000 000

07.04 – Gestion des moyens et subventions

0

393 015 043

393 015 043

0

393 015 043

393 015 043

08 – Relations internationales et diplomatie de défense

0

44 196 189

44 196 189

0

44 196 189

44 196 189

Total

0

2 198 423 067

2 198 423 067

0

1 967 619 198

1 967 619 198




SYNTHÈSE PAR OS ET PAR TITRE


Répartition des crédits par OS - AE 2024

Répartition des crédits par OS - CP 2024

OS

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Activités opérationnelles

14,96

-

-

-

14,96

14,96

-

-

-

14,96

Fonctionnement et activités spécifiques

356,98

65,06

61,09

-

497,30

356,98

65,06

61,09

-

483,12

Prospective et préparation de l’avenir

843,98

-

43,90

-

887,88

783,63

-

43,90

-

827,53

Renseignement

119,08

359,33

0,10

-

478,50

172,81

241,15

0,10

-

414,06

Dissuasion

333,96

-

-

-

333,96

227,95

-

-

-

227,95

Total

1 668,95

424,38

105,09

-

2 198,42

1 556,32

306,21

105,09

-

1 967,62

echeancier des paiements associes aux engagements par operation strategique (M€)


Opérations stratégiques

Engagements

Paiements

RàP à fin 2022

Eng 2023

Eng 2024

2023

2024

2025

2026

>2026

Total

Activités opérationnelles

0,20



0,20

-

-

-

-

0,20


10,28


10,24

0,04

-

-

-

10,28



14,96


14,91

0,04

-

-

14,96

Fonctionnement et activités spécifiques

30,08



25,09

4,35

0,63

-

0,01

30,08


463,26


428,74

22,02

-

-

12,50

463,26



483,12


456,75

26,37

-

-

483,12

Prospective et préparation de l’avenir

1 738,98



784,25

430,96

231,68

130,72

161,38

1 738,98


936,22


117,46

221,37

252,54

220,49

124,37

936,22



887,88


175,19

184,45

351,52

176,72

887,88

Renseignement

484,72



277,29

157,13

45,78

4,50

0,02

484,72


1 427,14


187,17

189,77

149,72

126,50

773,98

1 427,14



478,82


88,98

148,50

241,35

-

478,82

Dissuasion

448,36



181,27

75,84

103,89

74,75

12,61

448,36


147,93


56,52

58,67

24,82

6,60

1,32

147,93



333,96


93,44

47,05

129,27

64,21

333,96

Total

2 702,35

2 984,83

2 198,74

2 068,22

1 989,44

1 215,46

1 285,69

1 327,10

7 885,92


Somme Eng.

7 885,92

Somme des paiements

7 885,92

TABLEAU DES AUTORISATIONS D’ENGAGEMENT SUR TF (en m€)

OS

AEANE fin 2023

AE affectées 2024

Total AE

Engagement 2024

 Renseignement 

168,75

184,80

353,55

88,50

Total

168,75

184,80

353,55

88,50


tableau des fdc-adp

OS

AE

CP

 Renseignement 

320 000

320 000

 Prospective et préparation de l’avenir 

-

-

 

320 000

320 000




Évolution du périmètre du programme

   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

 

 

 

+100 000

+100 000

+100 000

+100 000

Financement de renforts temporaires à l'étranger

105 ►

 

 

 

+100 000

+100 000

+100 000

+100 000

Transferts sortants

 

 

 

-2 249 065

-2 249 065

-2 249 065

-2 249 065

Contribution au commissariat aux communications électroniques de défense (CCED)

► 134

 

 

 

-2 240 000

-2 240 000

-2 240 000

-2 240 000

Transferts en crédits du programme 144 vers le programme 148

► 148

 

 

 

-2 367

-2 367

-2 367

-2 367

Transferts en crédits du programme 144 vers le programme 148

► 148

 

 

 

-4 062

-4 062

-4 062

-4 062

Transferts en crédits du programme 144 vers le programme 148

► 148

 

 

 

-2 636

-2 636

-2 636

-2 636

 

 

 

Dépenses pluriannuelles

 

Contrats de projets État-Région (CPER)

Génération 2015-2020

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
réalisées en 2015-2020

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

07 Prospective de défense

15 040 000

 

7 660 000

2 380 000

5 000 000

Total

15 040 000

 

7 660 000

2 380 000

5 000 000


 

Génération 2021-2027

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
engagées au 31/12/2023

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Autorisations
d'engagement
demandées pour 2024

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

ENSTA Bretagne - Ecole nationale supérieure de techniques avancées Bretagne

10 460 000

2 600 000

2 600 000

3 200 000

3 200 000

4 660 000

ENSTA Paris - Ecole nationale supérieure de techniques avancées

1 200 000

 

 

1 200 000

800 000

400 000

ISAE - Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace

5 010 000

1 000 000

720 000

3 510 000

2 500 000

1 790 000

ONERA - Office national d'études et de recherches aérospatiales

1 003 000

500 000

250 000

503 000

500 000

253 000

X - Ecole polytechnique

3 500 000

3 500 000

 

 

2 000 000

1 500 000

Total

21 173 000

7 600 000

3 570 000

8 413 000

9 000 000

8 603 000


 

Total des crédits de paiement pour ce programme

Génération

CP demandés
pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

Génération 2015-2020

2 380 000

5 000 000

Génération 2021-2027

9 000 000

8 603 000

Génération -

11 380 000

13 603 000


 


 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)

Estimation des restes à payer au 31/12/2023

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2022
(RAP 2022)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2022 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2022
 

 

AE (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2023

2 703 311 657

 

0

 

3 188 300 159

 

1 918 802 825

 

3 618 950 717

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2024

 

CP 2025

 

CP 2026

 

CP au-delà de 2026

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2023

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2024
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2025
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE antérieures à 2024

3 618 950 717

 

1 160 164 232
0

 

809 051 748

 

563 554 407

 

1 086 180 330

 

AE nouvelles pour 2024
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2024
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2025
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE nouvelles en 2024

2 198 423 067
320 000

 

807 454 966
320 000

 

406 411 225

 

722 134 434

 

262 422 442

 

Totaux

 

1 967 939 198

 

1 215 462 973

 

1 285 688 841

 

1 348 602 772

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2024

 

 

CP 2024 demandés
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024
 

 

CP 2025
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP au-delà de 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

 

36,74 %

 

18,48 %

 

32,84 %

 

11,94 %

 

 

Justification par action

ACTION     (24,6 %)

03 – Recherche et exploitation du renseignement intéressant la sécurité de la France

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

540 674 055

540 674 055

320 000

Crédits de paiement

0

476 229 395

476 229 395

320 000



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

179 830 897

233 559 206

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

179 830 897

233 559 206

Dépenses d’investissement

360 486 758

242 313 789

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

347 863 457

225 799 846

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

12 623 301

16 513 943

Dépenses d’intervention

356 400

356 400

Transferts aux autres collectivités

356 400

356 400

Total

540 674 055

476 229 395

 

 

SOUS-ACTION

03.31 – Renseignement extérieur

 

contenu de la sous-action

La direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), dont les missions sont définies par les articles D‑3126-2 et D‑3126-3 du code de la défense, est le service de renseignement extérieur de la France. Son champ de compétence est global, puisqu’il couvre à la fois les dimensions sécuritaire, politique et économique des enjeux internationaux. Elle est chargée d’apporter une aide à la décision gouvernementale dans ces différents domaines et de contribuer à la lutte contre les menaces pesant sur la sécurité nationale. La DGSE, qui détient le monopole de l’action clandestine à l’étranger, a donc une double mission de renseignement et d’action. À ce titre, elle assure l’analyse, la synthèse et la diffusion des renseignements qu’elle recueille, par ses moyens propres ou auprès de partenaires étrangers.

Principales mesures de l’année

L’année 2024 s’inscrit dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire 2024-2030 qui permet à la DGSE de faire face aux défis techniques et capacitaires auxquels elle est confrontée et de préserver son autonomie stratégique.


À cet effet, la DGSE poursuit ses efforts dans les domaines majeurs de la cyberdéfense ou l’exploitation massive des données avec des objectifs renouvelés en matière d’adaptation et de résilience. Corrélativement à ces axes de travail, la DGSE intensifie ses actions de développement des dispositifs techniques mutualisés dont les ressources financières qui y sont consacrées poursuivent leur croissance, et bénéficient à l’ensemble de la communauté nationale du renseignement.


Enfin, outre la poursuite du développement des capacités opérationnelles et techniques du Service, l’exercice 2024 sera marqué par le démarrage du projet de nouveau siège de la DGSE sur le site du Fort neuf de Vincennes.


Au titre du PLF 2024, la dotation de la DGSE s’élève à 541 M€ d’AE et 476 M€ de CP.

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT FONCTIONNEMENT

Les dépenses de fonctionnement des programmes de la mission défense sont réparties entre deux opérations stratégiques : activités opérationnelles (AOP) et fonctionnement et activités spécifiques (FAS), dont le contenu est développé ci-dessous.


1. Description :

L’OS AOP englobe le périmètre des crédits de fonctionnement liés à l’alimentation et aux frais de déplacement des personnels (indemnités de missions).


L’OS FAS supporte les dépenses de fonctionnement courant liées aux soutiens des personnels (frais de formation, d’habillement, de documentation, d’équipement informatique, etc.) et des structures (dépenses afférentes au fonctionnement des bâtiments tertiaires, dont une partie de l’électricité, et des installations techniques, frais d’entretien et de conservation du domaine, de télécommunications non opérationnelles, etc.). Par ailleurs, cette enveloppe couvre également certaines dépenses spécifiques au ministère, comme les frais de changement de résidence.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


OS

OB

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

AOP

Alimentation

314 367

314 367

Déplacements et transports


12 537 568


12 537 568

Sous-total

AOP


12 851 935


12 851 935

FAS

Mobilité des personnels


2 870 218


2 870 218

Fonctionnement courant


15 455 327


15 455 327

Soutien courant des structures


22 055 861


22 055 861

Soutien des ressources humaines


5 183 085


5 183 085

Sous-total

FAS


45 564 491


45 564 491

Total agrégat Fonctionnement


58 416 426


58 416 426


OS AOP

L’évolution des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (AE et CP) est marquée par une hausse de 3,8 % par rapport au LFI 2023.

Le volume des besoins couverts par l’OS AOP peut être soumis à de fortes variations car directement lié à l’évolution du contexte sécuritaire international, économique et à la présence du Service à l’étranger. 97,6 % des crédits programmés sont consacrés à l’OB « Déplacements et transports ».


OS FAS

Les crédits de l’OS FAS diminuent de 22,7 % en AE et augmentent de 3,8 % en CP par rapport à la LFI 2023. La diminution du niveau des AE est la conséquence directe de l’engagement pluriannuel (engagement pour deux ans) des dépenses d’électricité réalisé en 2023, portées par l’agrégat fonctionnement (OS FAS) pour 30 % et par l’agrégat équipement (OS RENS) à hauteur de 70 %. L’accroissement des CP permettra de satisfaire les besoins en fonctionnement liés à l’accroissement des effectifs.


Cette ressource permettra ainsi au Service de couvrir ses besoins au titre du fonctionnement courant (habillements et accessoires techniques dans le cadre de la projection du personnel notamment) et de poursuivre sa politique de fidélisation du personnel (augmentation de 23 % de l’OB « Soutien des ressources humaines »).

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT ÉQUIPEMENT

Opération stratégique : RENSEIGNEMENT

1. Description :


L’OS « renseignement » reflète la programmation des investissements et des dépenses opérationnelles de la DGSE, et regroupe à ce titre l’ensemble des dépenses de « cœur de métier », ainsi que la part des dépenses d’électricité nécessaires au fonctionnement des centres de données du Service.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévision de crédits 2024

AE HTF

AE affectées sur TF

Total AE

CP

OB

Appui au renseignement


108 692 388


184 800 000


293 492 388


196 600 274

OB

Renseignement


157 095 241

-


157 095 241


170 259 726

Total


265 787 629


184 800 000


450 587 629


366 860 000


Sur l’OS « Renseignement », la dotation 2024 en AE s’élève à 451 M€ contre 369 M€ en LFI 2023, soit une augmentation de l’ordre de 22 % liée à la manœuvre budgétaire nécessaire à l’affectation complémentaire au profit du projet de nouveau siège.


La ressource en AE intègre :

  • les dépenses d’infrastructure liées à la modernisation et l’adaptation des locaux abritant le personnel de la DGSE ;

  • les besoins relatifs aux différents modes de recueil du renseignement (origines humaine, opérationnelle, électromagnétique, informatique et image), incluant l’acquisition de matériels techniques opérationnels, ainsi que le soutien-support et la logistique technique inhérents aux opérations ;


En CP, la ressource augmente de 1,5 % par rapport à la LFI 2023, permettant ainsi de maintenir au niveau minimal les financements des activités du domaine « métier » et des différents travaux immobiliers déjà initiés.


Premier exercice de la LPM 2024-2030, l’année 2024 poursuit la réalisation du programme d’investissement du Service et sera notamment marquée par :


  • le démarrage du projet de nouveau siège de la DGSE sur le site du Fort neuf de Vincennes ;

  • la poursuite du programme de rénovation des infrastructures techniques du service, dans le cadre d’une stratégie globale combinant résilience des infrastructures et développement des capacités dans un contexte de déménagement du Service ;

  • la poursuite du développement et du maintien de ses capacités techniques, plus particulièrement dans le domaine cyberdéfense qui demeure une priorité au sein de la mission défense ;

  • les investissements récurrents dans les systèmes d’information et de communication, qui jouent un rôle central dans la conduite des activités du Service ;

  • la poursuite des investissements dans les grands programmes interministériels au profit de l’ensemble de la communauté du renseignement.


2.2 - Tableau des autorisations d’engagements sur Tranches Fonctionnelles (en M€)


Niveau

Description

AEANE fin 2023

AE affectées 2024

Total AE

Engagement 2024

OB

Appui au renseignement

168,75

184,80

353,55

88,50

OB

Renseignement

-

-

-

-

Total

168,75

184,80

353,55

88,50


Les AEANE à fin 2023 s’élèvent à 168,8 Md€, dont 88,3 M€ inhérents au projet de nouveau siège du Service.


En 2024, une affectation complémentaire de 184,8 M€ est prévue dont 183,8 M€ liés au nouveau siège et 1 M€ au titre des provisions pour risques, aléas et révisions de prix pour un projet immobilier en cours de finalisation.


À titre indicatif, la répartition des fonds de concours, des attributions de produits attendus et des ressources extrabudgétaires par opération budgétaire est la suivante :



Prévisions de crédits 2024


Niveau

Description

AE

CP

OB

Appui au renseignement

300 000

300 000

Total

300 000

300 000



 

SOUS-ACTION

03.32 – Renseignement de sécurité de défense

 

contenu de la sous-action

Cette sous-action couvre la sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles de défense, missions assurées par la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD). Service de renseignement, elle apporte son expertise sur le périmètre de la sphère défense, au profit des armées ainsi qu’aux entreprises de la base industrielle et technologique de la défense (BITD). La mission de contre-ingérence de la DRSD, résumée par la devise « renseigner pour protéger », est réalisée au bénéfice des forces armées et des entreprises de la sphère défense.


La DRSD est l’un des six services du premier cercle de la communauté du renseignement. Comme l’indique le code de la défense, la DRSD est le « service de renseignement dont dispose le ministre pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles ».


La DRSD poursuit la transformation de sa structure et de son fonctionnement, qui s’appuie sur une modernisation de ses moyens techniques, de ses infrastructures et une augmentation de ses effectifs.

Principales mesures de l’année

La dotation 2024 de la DRSD s’élève à 31,67 M€ en AE et 50,95 M€ en CP. Par rapport à la LFI 2023, elle est en hausse de 18 % en AE et en baisse de 14 % en CP.


Cette évolution est principalement liée aux travaux de construction du nouveau bâtiment de la direction centrale de la DRSD. Engagé en 2021, ce projet est porté par l’opération stratégique « Renseignement » sur l’opération budgétaire « Matériels techniques ».


Cette nouvelle infrastructure et les ressources consenties pour son équipement permettront de continuer à faire face à l’évolution des menaces qui s’accroissent et se diversifient sur tout le spectre TESSCo (terrorisme, espionnage, sabotage, subversion, crime organisé). Le besoin de protection de la sphère Défense et l’évolution du contexte international conduisent la DRSD à poursuivre sa montée en puissance, à se transformer et se moderniser en un service de renseignement de temps de crise durable.


En 2024, la DRSD poursuivra le développement de sa nouvelle base de souveraineté, qui permettra de stocker et d’exploiter le renseignement à partir d’une solution logicielle purement nationale, et d’un nouveau système d’information utilisé notamment dans le cadre des processus d’habilitation. Elle continuera sa démarche de numérisation et d’automatisation de ses activités, en particulier dans le domaine de la protection. Enfin, elle engagera le renouvellement de certains de ses matériels techniques tout en préparant l’emménagement de la direction centrale dans le nouveau bâtiment nommé le « 2bis ».

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT FONCTIONNEMENT

Les dépenses de fonctionnement des programmes de la mission défense sont réparties entre deux opérations stratégiques : activités opérationnelles (AOP) et fonctionnement et activités spécifiques (FAS), dont le contenu est développé ci-dessous.


1. Description :

L’OS AOP comprend les crédits de fonctionnement liés aux déplacements des personnels de la DRSD par voie aérienne ainsi qu’une partie des missions en métropole.


L’OS FAS supporte les dépenses de fonctionnement courant directement liées à l’activité spécifique de la DRSD. Elle rassemble les crédits de formation, les crédits de communication et les dépenses de fonctionnement du site de la direction centrale.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


OS

OB

Prévisions de crédits 2024

Unité d’œuvre

Volume

Ratio
(en CP)

AE

CP

AOP

Déplacements et transports

592 574

592 574

Effectif

1 662

357

Sous-total

AOP

592 574

592 574




FAS

Communication et relations publiques

589 468

589 468

Effectifs

1 662

355

Fonctionnement courant

877 695

877 695

Effectifs soutenus

1 662

528

Soutien courant des structures

734 212

734 212

m² SHON

ND

ND

Soutien des matériels communs

-

-

Effectifs

1 662

-

Soutien des ressources humaines

959 020

959 020

nombre de jours de formation

ND

ND

Sous-total

FAS


3 160 395


3 160 395




Total agrégat Fonctionnement


3 752 969


3 752 969





Les crédits alloués sur l’OS AOP en 2024 sont quasiment identiques à la LFI 2023.

Sur l’OS FAS, les dépenses augmentent de 0,8 M€ (+32 %) par rapport à la LFI 2023, afin de financer divers besoins liés à l’emménagement dans le futur bâtiment de la direction centrale.

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT ÉQUIPEMENT

Opération stratégique : RENSEIGNEMENT

1. Description :

La devise de la DRSD est « renseigner pour protéger ». Cette devise traduit le caractère dual de sa mission : rechercher et analyser le renseignement pour garantir la protection de la sphère de défense. L’OS « Renseignement » (RENS) finance les investissements et les dépenses opérationnelles de la DRSD.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Enquêtes – Contrôles – Sécurisation


4 037 668


4 037 668

OB

Matériels de transport

533 186

533 186

OB

Matériels divers

231 820

231 820

OB

Matériels techniques


10 340 314


30 822 132

OB

Systèmes d’information et de communication (SIC)


12 774 043


11 575 194

Total


27 917 031


47 200 000


Les dépenses de l’OS RENS augmentent de 17 % en AE (+4 M€) et diminuent de 16 % en CP (‑9,1 M€) en raison d’évolutions principalement liées aux OB suivantes :


OB – Matériels techniques

Cette OB porte depuis 2022 deux besoins distincts :

  • La construction du nouveau bâtiment de la direction centrale.

  • Les besoins en matériels spécifiques.

La dotation augmente de 6,2 % en AE (+0,6 M€) et diminue de 26,3 % en CP (‑11 M€), en raison des échéances d’engagement et de paiement du marché de construction du bâtiment. L’achèvement des travaux prévu fin 2024 engendre un besoin de CP moindre qu’en 2023.


OB – Systèmes d’information et de communication

En 2024, la DRSD continuera à moderniser et développer ses systèmes d’information tout en assurant le bon fonctionnement de son infrastructure technique à un haut niveau de sécurité. La poursuite du développement de la nouvelle base de souveraineté du service fait partie des priorités, ainsi que le perfectionnement d’un système d’information utilisé dans le cadre des processus d’habilitation. Les dépenses serviront également à financer l’activité de cyberdéfense, notamment le CERT (Computer Émergency Response Team) au profit du secteur des entreprises de défense.

L’évolution des crédits dédiés à cette OB (+3,6 M€ en AE soit +40,2 % et +2,3 M€ en CP soit +24,9 %) est liée au calendrier d’engagement et de paiement des projets de systèmes d’information concernés.


À titre indicatif, la répartition des fonds de concours, des attributions de produits attendus et des ressources extrabudgétaires par opération budgétaire est la suivante :


TABLEAU DES FdC-AdP (EN €)


Niveau

Description

AE

CP

OB

Matériels de transport

20 000

20 000

Total

20 000

20 000


COÛTS SYNTHÉTIQUES

SYNTHÉSE PAR OS ET PAR TITRE (en m€)


AE

CP

OS

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Activités opérationnelles

13,44

-

-

-

13,44

13,44

-

-

-

13,44

Fonctionnement et activités spécifiques

47,31

1,16

0,26

-

48,72

47,31

1,16

0,26

-

48,72

Renseignement

119,08

359,33

0,10

-

478,50

172,81

241,15

0,10

-

414,06

Total

179,83

360,49

0,36

-

540,67

233,56

242,31

0,36

-

476,23

ECHEANCIER DES PAIEMENTS ASSOCIES AUX ENGAGEMENTS PAR OPÉRATION STRATEGIQUE (en m€)

Opérations stratégiques

Engagements

Paiements

RàP à fin 2022

Eng 2023

Eng 2024

2023

2024

2025

2026

>2026

Total

Activités opérationnelles

0,16



0,16

-

-

-

-

0,16


8,46


8,46

-

-

-

-

8,46



13,44


13,44

-

-

-

13,44

Fonctionnement et activités spécifiques

27,85



22,86

4,35

0,63

-

0,01

27,85


79,44


45,34

21,60

-

-

12,50

79,44



48,72


22,78

25,95

-

-

48,72

Renseignement

484,72



277,29

157,13

45,78

4,50

0,02

484,72


1 427,14


187,17

189,77

149,72

126,50

773,98

1 427,14



478,82


88,98

148,50

241,35

-

478,82

Total

512,73

1 515,04

540,99

541,28

498,05

370,57

372,34

786,51

2 568,76


Somme Eng.

2 568,76

Somme des paiements

2 568,76

TABLEAU DES AUTORISATIONS D’engagement sur tranches fonctionnelles (en m€)

Niveau

Description

AEANE fin 2023

AE affectées 2024

Total AE

Engagement 2024

 OB 

 Appui au renseignement 

168,75

184,80

353,55

88,50

 OB 

 Renseignement 

-

-

-

-

 Total 

168,75

184,80

353,55

88,50

TABLEAU DES FDC-ADP

Niveau

Description

AE

CP

OS

Renseignement

320 000

320 000

Total

320 000

320 000

 

ACTION     (73,4 %)

07 – Prospective de défense

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

1 613 552 823

1 613 552 823

0

Crédits de paiement

0

1 447 193 614

1 447 193 614

0



 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

1 483 873 943

1 317 514 734

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

1 177 941 980

1 011 582 771

Subventions pour charges de service public

305 931 963

305 931 963

Dépenses d’investissement

63 895 889

63 895 889

Subventions pour charges d'investissement

63 895 889

63 895 889

Dépenses d’intervention

65 782 991

65 782 991

Transferts aux entreprises

35 000 000

35 000 000

Transferts aux collectivités territoriales

 

 

Transferts aux autres collectivités

30 782 991

30 782 991

Total

1 613 552 823

1 447 193 614

 

 

SOUS-ACTION

07.01 – Analyse stratégique

 

contenu de la sous-action

L’objet de la sous-action « Analyse stratégique » est d’éclairer le ministre des Armées sur l’évolution du contexte stratégique en général et plus particulièrement dans sa dimension internationale.

Elle porte sur l’analyse prospective de l’évolution de l’environnement international, en particulier des risques et des menaces qui peuvent affecter la sécurité de la France et de l’Union européenne. L’objectif étant d’anticiper les tendances dans le moyen et long terme, en cherchant à identifier quels types de ruptures et de surprises stratégiques pourraient potentiellement affecter cet environnement, ainsi que leurs conséquences prévisibles sur la politique de défense française.

À cette fin, le ministère des Armées commande des études et recherches à des prestataires privés au profit de l’ensemble des organismes de la défense. La diffusion des résultats de ces recherches s’effectue notamment par le biais des sites Internet et Intranet de la DGRIS et par la communication de notes d’analyse et d’études, sans préjudice des travaux menés par les services de renseignement pour leurs propres besoins.

Principales mesures de l’année

La ressource présentée au titre du PLF 2024 s’élève à 9,8 M€ en autorisations d’engagement (AE) et 9,6 M€ en crédits de paiement (CP). Elle permettra la poursuite d’actions de soutien à la recherche stratégique par le financement d’observatoires, d’études de prospective stratégique et de consultances.

En 2024, le soutien à la recherche stratégique et l’innovation, le développement des mesures de soutien direct à la recherche universitaire, la consolidation du modèle économique des think tanks, l’internationalisation et la mobilisation des acteurs français de la recherche seront renforcés.

DÉPENSES DE l’AGREGAT EQUIPEMENT

Opération stratégique : prospective et préparation de l’avenir (PPA)

1. Description :

La sous-action 07-01 « Analyse stratégique » est composée de l’opération stratégique (OS) « Prospective et préparation de l’avenir » déclinée en trois opérations budgétaires (OB) :


OB - EPS

Les études prospectives et stratégiques (EPS) visent à développer la recherche stratégique nationale pour la sécurité et la défense. Depuis 2015, la DGRIS a opéré une réforme de son dispositif de soutien afin de renforcer la prise en compte des études de défense auprès de la communauté des experts nationaux et des enseignements académiques. Cette ambition porte, à terme, sur la création d’une filière de « war studies » auprès de la filière universitaire française.

La réforme implique également la mise en œuvre d’une politique volontariste en faveur de l’offre, qu’elle soit privée (instituts de recherche, think tanks, cabinets de conseil, etc.) ou publique (IRSEM, centres d’armées, universités, etc.), ainsi qu’un rééquilibrage de son approche historique au profit du champ universitaire.


OB - Programmes personnalités d’avenir et post-doctorat

Le programme « Personnalité d’avenir défense » (PAD) est mis en œuvre au ministère des Armées depuis 2008. Depuis 2015, il implique trois partenaires : la DGRIS, la DGA et l’EMA. Chaque organisme intervient dans le cadre de ses attributions propres (respectivement en vue d’objectifs politiques et stratégiques, industriels, opérationnels).

Piloté par la DGRIS, le programme a pour ambition de sensibiliser de futures élites étrangères, civiles et militaires, aux positions françaises en matière de sécurité et de défense et de contribuer ainsi à la constitution et à l’entretien d’un réseau d’influence sur le long terme.


OB - Recherche stratégique

Dans le cadre du soutien apporté par le ministère des Armées à la recherche stratégique, une vingtaine de subventions pour publication sont octroyées chaque année. La liste des bénéficiaires est arrêtée en gestion dans le cadre d’un processus formalisé de sélection des dossiers associant la DGRIS et le cabinet du ministre. L’objectif est de promouvoir et valoriser les productions intellectuelles tant au plan national qu’international et, ainsi, contribuer à la politique ministérielle en matière d’influence.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

Unité d’œuvre

Volume

Ratio
(en CP)

AE

CP

OB

EPS


9 477 363


9 017 363

-

-

ND

OB

Programmes personnalités d’avenir et post-doctorat

-

260 000

Nombre de PAD

30

8 667

OB

Recherche stratégique

370 000

370 000

Nombres de subventions

20

18 500

Total


9 847 363


9 647 363





OB - EPS

Les crédits de l’OB « EPS » augmentent de 27 % en AE et de 11 % en CP par rapport à la LFI 2023 afin de poursuivre le renforcement des actions de soutien à la recherche stratégique par le financement d’observatoires, d’études de prospective stratégique et de consultances en 2024.


OB - Programmes personnalités d’avenir et post-doctorat

Les crédits alloués en 2024 sont identiques à ceux ouverts en 2023.


OB - Recherche stratégique

Les crédits alloués en 2024 sont identiques à ceux ouverts en 2023.


 

SOUS-ACTION

07.02 – Prospective des systèmes de forces

 

contenu de la sous-action

L’objet de la sous-action « Prospective des systèmes de forces » est d’éclairer les choix nationaux qui permettront de définir les capacités de l’outil de défense futur et leur emploi.


La prospective des systèmes de forces identifie les nouvelles menaces, participe à la détermination de l’évolution des modes d’actions adverses et, en conséquence, propose des pistes d’adaptation pour les moyens des forces en intégrant notamment l’emploi de nouvelles technologies. À travers le financement des études opérationnelles et technico-opérationnelles (EOTO), elle prépare et définit les capacités futures. Les EOTO complètent les travaux d’études amont (sous-action 0144-07-03 « Études amont »), l’élaboration du besoin militaire prévisible (BMP) et participent à la préparation des opérations d’armement dans le cadre de la démarche capacitaire renforcée. Elles peuvent notamment contribuer aux arbitrage en matière de choix capacitaire.


Acteurs et pilotage de la sous-action

De façon à conjuguer les dimensions opérationnelles et techniques, les activités de cette sous-action sont conduites de façon collégiale par les officiers de cohérence opérationnelle (OCO) de l’EMA et par les architectes de préparation des systèmes (APS) de la DGA, avec le soutien du Centre d’Analyse Technico-Opérationnelle de Défense (CATOD) agissant comme secrétariat permanent du comité des études à caractère opérationnel ou technico-opérationnel (CETO) et assurant la maîtrise d’ouvrage des études. Le CETO est l’instance de décision, d’orientation, de programmation et d’évaluation des EOTO. Il est présidé par le chef de division cohérence capacitaire de l’EMA qui est responsable, à ce titre, du budget opérationnel du programme « études opérationnelles et technico-opérationnelle ». L’un de ses adjoints, le secrétaire général des officiers de cohérence opérationnelle, est responsable de l’unité opérationnelle « études opérationnelles et technico-opérationnelles ».


Activités

Les études opérationnelles et technico-opérationnelles sont réparties sur deux opérations stratégiques (OS) : « dissuasion » et « prospective et préparation de l’avenir ». Elles se déclinent en six systèmes de force : dissuasion (DISS), commandement et maîtrise de l’information (CMI), engagement-combat (EC), études transverses (ET), projection-mobilité-soutien (PMS) et protection-sauvegarde (PS).

Les EOTO éclairent, dans les domaines opérationnels et techniques, les réflexions capacitaires en matière d’équipement et d’emploi. Ces études visent à :

  • contribuer aux stades de préparation des programmes (décision de lancement d’initialisation d’un programme, document d’orientation, document de choix) ;

  • identifier et évaluer les réponses au besoin militaire prévisible à 15 ans et aux schémas directeurs (trajectoires des futures capacités opérationnelles) ;

  • analyser la menace prospective ;

  • élaborer les environnements de mise en situation et les outils spécifiques à l’études des architectures capacitaires futures.


Une valorisation fiabilisée des EOTO est effectuée à l’occasion de l’élaboration du plan annuel des études à caractère opérationnel et technico-opérationnel (PETO), soumis à la validation du CETO en décembre N‑1.

Principales mesures de l’année

Le PLF 2024 s’inscrit, concernant les EOTO, pleinement dans les orientations de la loi de programmation militaire 2024-2030 en particulier pour la priorité donnée à l’innovation telle que présentée au paragraphe 2.2.3. de son rapport annexé (2.2.3. Efforts prioritaires pour les armées du futur, en particulier son premier paragraphe portant sur l’innovation).


Les EOTO sont majoritairement organisées et pilotées sous la forme de projets de maîtrise de l’architecture du système de défense (MASD) et sont confiées au centre d’analyse technico-opérationnelle de défense. Cette disposition a pour effet d’améliorer la production des résultats, qui sont plus pertinents et répondent mieux aux problématiques capacitaires. Ils sont également davantage en phase avec les calendriers du programme de travail et les jalons capacitaires du collège OCO-ASD et du comité des capacités. In fine, les résultats peuvent contribuer aux dossiers présentés en comité ministériel d’investissement. Pour 2024, les principales orientations, déclinées par système de force, se caractérisent de la manière suivante et visent plusieurs priorités de la LPM (en particulier l’espace, les drones, la défense surface-air, le renseignement et le cyber) :

  • dissuasion : évaluation des performances des deux composantes de la dissuasion ainsi que des capacités de communication ;

  • commandement et maîtrise de l’information : renseignement, maîtrise du spectre électromagnétique, communications (constellations, aéronautiques, navales et sous-marines), cyberdéfense, capacités d’action dans l’espace ;

  • engagement – combat : combat air-air, engagement collaboratif naval, meutes de munitions et attaques de saturation, capacités des forces terrestres, frappe à distance, maintien de la supériorité des armements de la haute intensité ;

  • projection mobilité et soutien : transport et déplacements par voie aérienne, projection stratégique ;

  • protection sauvegarde : menace et lutte anti-drones, défense antiaérienne et effecteurs antiaériens notamment antimissiles, guerre des mines ;

  • études transverses : mise à jour du référentiel de la menace prospective, études sur les nouvelles menaces, activités du laboratoire de travail en groupe et du laboratoire technico-opérationnel.

DÉPENSES DE l’AGREGAT EQUIPEMENT

Opération stratégique : Dissuasion

1. Description :

La part de la sous-action n° 0144-07-02 retracée dans l’opération stratégique « dissuasion » concerne les EOTO liées aux capacités de mise en œuvre de la dissuasion nucléaire.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Dissuasion


6 040 000


6 040 000

Total


6 040 000


6 040 000


Les crédits de l’OS « Dissuasion » augmentent de 53,7 % en AE et en CP par rapport à la LFI 2023.

Opération stratégique : prospective et préparation de l’avenir (PPA)

1. Description :

La part de la sous-action n° 0144-07-02 supportée par l’opération stratégique « prospective et préparation de l’avenir » concerne les EOTO hors dissuasion.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Commandement et maîtrise de l’information


5 344 375


5 375 456

OB

Engagement - combat


9 324 228


9 423 879

OB

Études transverses


4 093 563


4 118 076

OB

Projection mobilité soutien


1 591 941


1 100 829

OB

Protection et sauvegarde


1 137 101


1 472 968

Total


21 491 208


21 491 208


Les crédits de l’OS « Prospective et préparation de l’avenir » augmentent de 14,3 % en AE et en CP par rapport à la LFI 2023.


Les prévisions d’engagements pour 2024 par système de force sont fonction des études en cours lorsqu’elles se prolongent en 2024, complétées des orientations et priorisations des propositions d’études soumises au comité des études technico-opérationnelles (CETO) de juin 2023. La ventilation des ressources entre les différentes OB peut être appelée à fortement évoluer en fonction de la liste finale des EOTO qui seront retenues lors du CETO de décembre 2023.


 

SOUS-ACTION

07.03 – Etudes amont

 

contenu de la sous-action

Les études amont, objet de la sous-action n° 3 « Études amont », sont des recherches et études appliquées rattachées à la satisfaction d’un besoin militaire prévisible et contribuant à constituer, maîtriser, entretenir ou à développer la base industrielle et technologique de défense, ainsi que l’expertise technique de l’État nécessaires à la réalisation des opérations d’armement.


Un triple objectif est poursuivi :

  • disposer des technologies nécessaires au développement et à l’évolution des systèmes pour lesquels une autonomie nationale totale ou partielle est requise ;

  • disposer des compétences industrielles et étatiques permettant de réaliser les programmes futurs, dans un cadre national ou en coopération ;

  • susciter et accompagner l’innovation dans les domaines intéressant la défense, au travers de dispositifs de recherche coordonnés avec l’agence nationale pour la recherche (ANR), ou en favorisant la compétitivité et l’accès au marché de la défense aux PME/PMI et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI).

DÉPENSES DE l’AGREGAT ÉQUIPEMENT

Opération stratégique : Prospective et préparation de l’avenir (PPA)

1. Description :


Les crédits de cette opération stratégique couvrent les études amont, hors dissuasion, dans les domaines suivants :


Aéronautique et missiles


Les études dans le domaine aéronautique concernent les aéronefs à usage militaire ou gouvernemental : avions et drones de combat, hélicoptères, avions de transport et de mission. Ces études doivent permettre de rendre matures les technologies pour préparer la conception des futurs aéronefs militaires (véhicule aérien, système de combat et de mission, cellule, moteurs, capteurs et équipements, autoprotection, intégration des armements et des moyens de communication), ainsi que les évolutions des aéronefs en service. Les principaux enjeux sont la préparation du système de combat aérien futur, incluant les évolutions de l’avion Rafale, et l’amélioration de la survivabilité des hélicoptères et aéronefs de transport.


Les études dans le domaine des missiles visent à maintenir l’excellence technologique de la filière européenne, tout en préparant le renouvellement des capacités actuelles, dont l’accroissement du niveau de performances doit être cohérent avec l’évolution des menaces. Il s’agit en particulier de la capacité de frappe à distance de sécurité et dans la profondeur, au moyen de missiles de croisière, et des capacités de combat aérien, d’attaque au sol ou antinavire. Des travaux sur les matériaux et composants de missiles ainsi que sur les matériaux énergétiques de défense (charges militaires, propulsion) relèvent aussi de ce domaine.


Information et renseignement (hors espace)


Les systèmes d’information, de communication et de renseignement sont nécessaires pour acheminer les informations aux différents niveaux de commandement, afin d’apprécier une situation et d’anticiper les actions à mener. Ils contribuent ainsi à l’appui, à la planification et à la conduite des opérations militaires et apportent une supériorité aux forces. Ces systèmes constituent donc un outil de souveraineté garantissant l’autonomie d’appréciation et de décision nationales. Ils conditionnent la capacité d’assurer le commandement des forces, depuis le plus haut niveau jusqu’à l’échelon tactique, et de disposer de l’ensemble des informations nécessaires à la pertinence de la décision et à la justesse de l’action.


L’évolution du renseignement d’intérêt militaire vers plus de précision et de réactivité ainsi que la prise en compte d’un besoin d’exploration mondiale et permanente impliquent de renforcer la cohérence entre les systèmes. Les systèmes de communication participent aussi de la maîtrise de l’information et du développement de la numérisation de l’espace de bataille. La disponibilité et la pertinence des données d’environnement géophysique contribue directement à la performance des systèmes d’armes. Dans un contexte où l’intégrité de l’information revêt une importance croissante et où les menaces sur celles-ci s’accroissent, le développement de la cybersécurité est une priorité.


Les études du domaine de l’information et du renseignement portent ainsi en particulier sur les technologies de recueil et de traitement des images, de guerre électronique (détection, interception, localisation des émissions électromagnétiques), d’exploitation et de traitement des données de renseignement, ainsi que sur les technologies relatives aux moyens de communications. Elles incluent les travaux visant à améliorer la protection des systèmes d’information, des systèmes d’armes mais aussi des systèmes industriels critiques.


Espace


Le domaine spatial connaît des ruptures importantes qui ont mis en exergue de nouvelles vulnérabilités : émergence de nouveaux acteurs, multiplication des mini-satellites civils, comportements potentiellement agressifs dans l’espace, débris spatiaux. En cohérence avec la stratégie spatiale du ministère, les études dans le domaine spatial soutiendront l’ensemble des objectifs prioritaires poursuivis.


Les actions du domaine contribueront à opérationnaliser le système spatial ainsi qu’au développement de briques technologiques indispensables aux futurs systèmes spatiaux et à leur protection. Elles permettront en particulier la maturation des technologies nécessaires à la préparation des nouvelles capacités souveraines de communications militaires par satellites et de satellites de renseignement, pour permettre d’assurer les capacités de veille stratégique et d’appui aux opérations maritimes, terrestres ou aériennes.

Elles viseront l’amélioration des capacités d’accès réactif à l’espace, et de surveillance depuis le sol et l’espace, centrée sur la connaissance de la situation spatiale. Elles faciliteront également l’émergence d’une capacité de défense active dans l’espace.


Les actions lancées contribueront à pérenniser et soutenir l’excellence de la filière nationale du spatial.


Naval


Les études du domaine visent à préparer les futurs systèmes de surface de premier rang ainsi que les évolutions des systèmes en service. Le domaine recouvre aussi les études relatives à la lutte sous la mer : détection, contre-mesures, lutte anti-torpilles, maîtrise des grands fonds marins et en surface, guerre des mines ainsi que celles relatives à la survivabilité des bâtiments.


Ces études portent en particulier sur les architectures de plateformes navales, les systèmes de combat, les senseurs (radars et sonars en particulier), les moyens de guerre électronique, les contre-mesures et leur intégration.


Terrestre, NRBC et Santé


Les études dans le domaine terrestre concernent essentiellement le futur système de combat terrestre, les senseurs des futurs systèmes, leur fonctionnement en réseau, la protection du combattant et des véhicules, la robotique, le combattant augmenté ainsi que les munitions et plus globalement la fonction « feu ».


Dans le domaine de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC), un enjeu essentiel concerne la préservation de la capacité d’expertise souveraine envers les risques NRBC actuels et émergents, ce qui inclut la fonction de connaissance de la menace. Il s’agit en outre de réaliser les études visant à pallier les insuffisances actuelles des technologies de détection des agents, ainsi que les études sur les contre-mesures médicales.


Les études sur la santé du militaire concernent quant à elles le maintien de la compétence nationale pour le traitement des urgences vitales en opérations extérieures et l’amélioration de la résilience individuelle et collective des forces.


Technologies transverses


Ce domaine a pour enjeu la préservation des compétences, la maturation de technologies transverses à plusieurs domaines ou pour lesquelles un potentiel de rupture est détecté. Ceci concerne en particulier :

  • les matériaux et composants : des études sont conduites pour couvrir les besoins spécifiquement militaires, mais aussi en termes de méthodologies de gestion des risques liés à l’utilisation de matériaux et composants civils dans des conditions militaires ;

  • les briques technologiques relatives aux capteurs, notamment de guidage et de navigation ;

  • les briques technologiques relatives aux armes non cinétiques ;

  • la maturation de nouvelles solutions technologiques concourant à l’amélioration de l’efficacité du soutien et du maintien en condition opérationnelle ;

  • les études relatives à l’exercice de l’autorité technique et à l’entretien des compétences d’expertise et d’évaluation nécessaires à la conduite des opérations d’armement (outils et méthodes pour l’ingénierie, évaluation des performances des systèmes, etc.).


Le soutien au développement dans des PME et ETI technologiques à caractère dual, via un fonds d’investissement de capital-risque de souveraineté (Fonds innovation défense) fait également partie des objectifs de ce domaine.


Recherche et captation innovation


Ce domaine regroupe l’ensemble des actions relatives, d’une part à la maturation, depuis les stades les plus amont, des nouvelles technologies issues de la recherche scientifique et de l’innovation en général, et d’autre part, à l’accélération des projets d’innovation afin de préparer leur intégration dans des opérations d’armement ou plus généralement leur déploiement opérationnel.

Il est structuré autour de 4 objectifs stratégiques :

  • soutenir des projets de recherche scientifique ;

  • soutenir les projets d’accélération de l’innovation et l’accélération du développement des ETI/PME ;

  • soutenir l’innovation interne du ministère des Armées ;

  • développer et consolider les PME jugées stratégiques pour la défense (DEFINVEST).


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Aéronautique et missiles

198 760 072

243 933 236

OB

Information et renseignement (hors espace)

176 945 065

125 278 899

OB

Espace

105 154 164

70 090 835

OB

Naval

104 590 234

47 095 808

OB

Terrestre, NRBC et Santé

63 809 966

77 449 243

OB

Technologies transverses

87 883 011

115 161 088

OB

Recherche et captation innovation


118 096 697

116 080 891

Total

855 239 209

795 090 000


L’année 2024 verra la poursuite de l’effort en termes de captation en cycle court de l’innovation issue du marché civil, d’investissement dans l’innovation de rupture et de réalisation de démonstrateurs, prévue au titre de la loi de programmation militaire 2024-2030, avec un niveau de ressource porté à 855 M€ en autorisations d’engagement et 795 M€ en crédits de paiements hors dissuasion.


OB - « Aéronautique et missiles »

Dans le domaine du combat aérien, les études de maturation des briques technologiques utilisables par les aéronefs du système de combat aérien futur, se poursuivront. Les études contribuant à la préparation des évolutions du Rafale donneront lieu à des études complémentaires, principalement dans les domaines de la localisation et la guerre électronique. Les principaux résultats attendus en 2024 concernent technologies des futurs armements guidés et les effecteurs de guerre électronique.


Dans le domaine de l’aéromobilité, les travaux d’études sur différentes technologies afin de garantir l’accès dans les espaces aériens contestés se poursuivront avec des évaluations attendues en 2024. En adéquation avec la démarche de développement durable du ministère, les essais de fonctionnement sur les turbomachines d’hélicoptères avec des carburant d’aviation durable se poursuivront.


Dans le domaine de la frappe dans la profondeur, les études relatives au démonstrateur de planeur hypersonique se poursuivront, suite au premier essai réalisé en 2023. L’année 2024 verra également la poursuite des études concernant les matériaux énergétiques de défense (explosifs et propergols) ainsi que celle du partenariat d’innovation technologique franco-britannique dans le domaine des technologies de missiles, ainsi que les résultats des travaux conduits en coopération franco-britannique sur le futur missile de croisière/futur missile antinavire.


OB - « Information et renseignement (hors espace) »

Dans le domaine de la protection et de la surveillance, les principaux engagements 2024 permettront le lancement de nouvelles études dans le traitement radar, les démonstrateurs radars, la surveillance de l’espace ainsi que la poursuite des études sur la surveillance maritime. Un financement sera également apporté au projet en coopération européenne de développement d’un intercepteur endo-atmosphérique. Les études de maturation technologique des moyens de défense surface-air et d’alerte avancée seront également poursuivies.


Dans le domaine de la supériorité informationnelle, les engagements 2024 couvriront un large champ d’activités telles que des travaux technologiques sur les liaisons de données, les antennes actives, les liaisons discrètes, les technologies quantiques, les drones et munitions télé-opérées ainsi que les systèmes géographiques et hydrographiques et les réseaux tactiques multifonctions. Plusieurs projets seront lancés en coopération dans le cadre du Fonds européen de défense. Les études exploitant l’intelligence artificielle seront poursuivies dans les domaines des capteurs embarqués, des réseaux de communication et systèmes de radio tactiques ainsi que du renseignement.


Dans le domaine de la cyberdéfense, les activités de sécurisation des plateformes militaires, des systèmes spatiaux et systèmes d’armes seront poursuivies et complétées par de nouvelles études.


OB - « espace »

Dans le domaine spatial, les principaux engagements 2024 permettront la poursuite du développement de démonstrateurs de renseignement spatial d’origine image (détection infrarouge, imagerie hyperspectrale) et d’action dans l’espace. Plusieurs projets seront lancés en coopération dans le cadre du Fonds européen de défense et porteront sur les senseurs spatiaux, les lanceurs réactifs et l’alerte avancée. Les études visant à préparer les futurs moyens de renseignement spatiaux (d’origine image et d’origine électromagnétique), de communication militaire, de surveillance de l’espace et d’action dans l’espace se poursuivront.


OB - « Naval »

Le domaine naval sera marqué par le lancement d’études complémentaires, en particulier sur les technologies nécessaires aux drones sous-marins. Les études sur le leurrage et la maîtrise des fonds marins seront également poursuivies.


OB - « Terrestre, NRBC et santé »

Dans le domaine du combat terrestre, les engagements continueront de porter principalement sur les technologies nécessaires à la préparation du futur système de combat terrestre franco-allemand MGCS. Des résultats sont attendus en 2024, notamment sur l’amélioration des technologies sur la fonction « feu » des systèmes terrestres. Des projets complémentaires seront lancés dans le cadre du combat collaboratif.

Les études sur la robotique terrestre et l’hybridation de blindés se poursuivront.


Les travaux conduits dans le domaine de la défense NRBC et de la santé du militaire en opérations seront poursuivis en 2024.


OB - « Technologies transverses »

En ce qui concerne les technologies émergentes de défense (notamment dans le domaine des composants et des matériaux) et des armes non cinétiques, de nouvelles études seront lancées en 2024 ; des démonstrations d’armes non cinétiques seront réalisées.


Dans le domaine du soutien, les études se poursuivront.

Les travaux sur la fabrication additive de pièces de rechange seront poursuivis, pour des applications dans la maintenance aéronautique.


Le fonds innovation défense continuera ses investissements en vue de consolider le développement de PME et ETI technologiques à caractère dual.


OB « Recherche et captation innovation »


Conformément au document de référence de l’orientation de l’innovation de défense, le soutien à l’innovation ouverte et la conduite de projets d’accélération de l’innovation seront poursuivis.


Le fonds d’investissement « DEFINVEST » poursuivra son action consistant à sauvegarder des PME d’intérêt stratégique pour la défense.

Opération stratégique : dissuasion

1. Description :

Les crédits de l’opération stratégique « dissuasion » couvrent les études amont au profit de la dissuasion, qui portent sur les thèmes prioritaires suivants :

  • assurer la fiabilité dès la conception des systèmes complexes intégrant des technologies le plus souvent non duales ;

  • maintenir le niveau de fiabilité et de robustesse des systèmes de transmission stratégiques ;

  • assurer la préparation du renouvellement de la composante océanique à l’horizon de la fin de vie des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) actuellement en service ;

  • assurer le maintien du niveau d’invulnérabilité des SNLE en service ;

  • améliorer les performances des missiles balistiques (précision et capacités de pénétration principalement) ;

  • améliorer les performances des missiles stratégiques aéroportés (précision et capacités de pénétration principalement) ;

  • concourir au maintien des compétences des secteurs industriels critiques participant à la conception et à la réalisation des systèmes stratégiques.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Dissuasion

327 920 000

221 910 000

Total

327 920 000

221 910 000


Les principales études portent, en 2024, sur :

  • les moyens de la composante océanique de la dissuasion ;

  • la pérennité de l’invulnérabilité des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ;

  • la maturité des technologies pour les évolutions du missile M51 ;

  • la préparation de la prochaine génération de missile de la composante nucléaire aéroportée ;

  • les transmissions nucléaires et stratégiques.


 

SOUS-ACTION

07.04 – Gestion des moyens et subventions

 

contenu de la sous-action

Cette sous-action concerne les subventions versées aux opérateurs de l’État rattachés au programme 144 (ONERA, écoles sous tutelle de la DGA et Institut Polytechnique de Paris créé en mai 2019) et la subvention versée à l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL).

Principales mesures de l’année

La subvention pour charges de service public (SCSP) versée à l’ONERA et aux écoles sous tutelle de la DGA est en hausse par rapport à 2023 et conforme à leurs contrats d’objectifs et de performance (COP), couvrant la période 2022-2026.

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT FONCTIONNEMENT

Les dépenses de fonctionnement des programmes de la mission défense sont réparties entre deux opérations stratégiques : activités opérationnelles (AOP) et fonctionnement et activités spécifiques (FAS), dont le contenu est développé ci-dessous.

 

1. Description :

L’opération stratégique « Fonctionnement et activités spécifiques » comprend les subventions pour l’ONERA, les écoles sous tutelles de la DGA, l’Institut polytechnique de Paris et l’Institut franco-allemand de recherches de Saint- Louis (ISL).

 

2. Aspects financiers :

 

2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)

 

OS

OB

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

FAS

Subventions et transferts

393 015 043

393 015 043

Total agrégat Fonctionnement

393 015 043

393 015 043

 

OS FAS

ONERA

 

L’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA) a pour mission de développer, d’orienter, de coordonner et de promouvoir les recherches dans le domaine aérospatial. La subvention pour charges de service public versée à l’office financera la partie la plus amont (à risque) du programme annuel d’études de l’ONERA, tel que présenté au conseil d’administration, pour entretenir et faire évoluer les compétences nécessaires sur le moyen terme à ses donneurs d’ordre (DGA, autres institutions publiques, industries, etc.). La partie la plus aval du programme annuel est financée par des ressources propres issues de contrats avec divers donneurs d’ordre, valorisant les compétences développées grâce à la subvention.

 

Sa subvention pour charges de service public s’élève à 117 M€, en hausse de 3 M€ par rapport à la LFI 2023. Elle est notamment due aux effets de l’inflation et des surcoûts liés au prix de l’énergie.

 

En parallèle, une subvention pour charges d’investissement permettra à l’ONERA de disposer de moyens de meilleur niveau (grands calculateurs, etc.) pour soutenir la compétitivité des produits industriels futurs. Une partie de cette subvention permettra de financer l’opération immobilière PRISME, dont l’objectif est le regroupement sur Palaiseau des équipes et des moyens situés sur les sites de Meudon et de Chatillon. Cette opération est financée partiellement par le CAS Immobilier, dans l’attente de la vente des anciens sites une fois le déménagement réalisé (à l’horizon 2025) ; le complément est financé par la subvention pour charges d’investissement.

 

Écoles sous tutelle DGA

 

Les écoles d’ingénieurs sous tutelle de la DGA bénéficient d’une subvention au titre de leur rôle dans la formation d’ingénieurs de haut niveau répondant aux besoins de l’industrie de défense, dans le cadre des orientations fixées par les contrats d’objectifs et de performance. Les écoles concernées sont : l’École polytechnique, l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE - basé à Toulouse), l’École nationale supérieure de techniques avancées Paris (ENSTA Paris) et l’École nationale supérieure de techniques avancées Bretagne (ENSTA Bretagne - basée à Brest).

 

La subvention pour charges de service public prévue au titre de 2024 pour les quatre établissements s’élève à 184 M€ en AE et CP. Elles prennent en compte les effets de l’inflation et les surcoûts liés au prix de l’énergie et à l’augmentation du point d’indice décidée en 2022.

 

Elle se répartit comme suit :

  • 104 M€ pour l’École Polytechnique ;

  • 20 M€ pour l’ENSTA Paris ;

  • 17 M€ pour l’ENSTA Bretagne ;

  • 43 M€ pour l’ISAE.

 

Par ailleurs, les subventions pour charges d’investissement en 2024 s’élèvent à 35 M€ en AE et CP.

 

Institut polytechnique de Paris (IP Paris)

 

L’Institut polytechnique de Paris (IP Paris), créé le 31 mai 2019, a pour ambition de développer une recherche au meilleur niveau international ainsi que des programmes de formation lisibles et attractifs, garantissant une excellente employabilité et visant des publics variés, de favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat et de faire du campus partagé un site de rang mondial. L’établissement regroupe l’École polytechnique, l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA ParisTech), le groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES), au périmètre de l’ENSAE ParisTech, ainsi que l’Institut mines-télécom, au périmètre de Télécom ParisTech et Télécom SudParis.

 

Pour mener ces missions, la subvention pour charges de service public prévue au titre de 2024 s’élève à 4,4 M€, soit une augmentation de 27 % par rapport à la LFI 2023.

 

Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL)

 

L’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis a été créé par une convention franco-allemande en 1958 (ayant acquise valeur de traité en 1959) dans le but de mettre en œuvre une coopération étroite entre les deux États en ce qui concerne les recherches et études, tant scientifiques que techniques, dans le domaine de l’armement, et de renforcer ainsi une défense commune.

Au titre de ses missions, l’ISL réalise des recherches fondamentales et appliquées, des études techniques et des démonstrateurs de faisabilité technologique, ainsi que des travaux d’expertise. Une grande partie des activités de l’ISL concerne le domaine des armements terrestres, armes, munitions et protections contre leurs effets. L’activité de l’Institut se diversifie et peut aborder tout sujet d’intérêt défense en lien avec ses domaines de compétences (optronique, génie électrique, détonique, etc.).

La convention de 1958 prévoit notamment que les gouvernements français et allemand doivent contribuer à égalité aux dépenses de l’Institut, notamment au travers des subventions.

 

coûts synthetiques

synthÈse par os et par titre (en m€)

 

AE

CP

OS

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Dissuasion

333,96

-

-

-

333,96

227,95

-

-

-

227,95

Fonctionnement et activités spécifiques

305,93

63,90

23,19

-

393,02

305,93

63,90

23,19

-

393,02

Prospective et préparation de l’avenir

843,98

-

42,60

-

886,58

783,63

-

42,60

-

826,23

Total

1 483,87

63,90

65,78

-

1 613,55

1 317,51

63,90

65,78

-

1 447,19

ÉchÉancier des paiements associes aux engagements par opÉration stratÉgique (en m€)

Opérations stratégiques

Engagements

Paiements

RàP à fin 2022

Eng 2023

Eng 2024

2023

2024

2025

2026

>2026

Total

Dissuasion

448,36

 

 

181,27

75,84

103,89

74,75

12,61

448,36

 

147,93

 

56,52

58,67

24,82

6,60

1,32

147,93

 

 

333,96

 

93,44

47,05

129,27

64,21

333,96

Fonctionnement et activités spécifiques

1,80

 

 

1,80

-

-

-

-

1,80

 

345,39

 

345,39

-

-

-

-

345,39

 

 

393,02

 

393,02

-

-

-

393,02

Prospective et préparation de l’avenir

1 738,34

 

 

783,60

430,96

231,68

130,72

161,38

1 738,34

 

935,26

 

117,15

220,92

252,34

220,49

124,37

935,26

 

 

886,58

 

174,35

184,00

351,52

176,72

886,58

Total

2 188,50

1 428,59

1 613,55

1 485,74

1 447,19

843,77

913,34

540,59

5 230,64

 

Somme Eng.

5 230,64

Somme des paiements

5 230,64

 

 

ACTION     (2,0 %)

08 – Relations internationales et diplomatie de défense

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

44 196 189

44 196 189

0

Crédits de paiement

0

44 196 189

44 196 189

0


CONTENU DE L’ACTION

L’action « Relations internationales et diplomatie de défense » est pilotée directement par la DGRIS au titre de ses responsabilités en matière de coordination de l’action internationale du ministère des Armées et de définition de sa stratégie d’influence internationale. Elle couvre notamment la contribution versée par la France au gouvernement de la République de Djibouti (traité de coopération en cours de renégociation en 2023), la contribution française au budget de l’Agence européenne de défense (AED) ainsi que les dépenses liées à la mise en œuvre de la diplomatie de défense.

Elle intègre également la contribution aux actions de coopération bilatérales et multilatérales entreprises dans le cadre du partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes (PMG7), qui participe du contrôle des transferts de biens et technologies sensibles et de la maîtrise des armements.

Principales mesures de l’année

La ressource présentée au titre du PLF 2024 s’élève à 44,2 M€ en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP), soit une hausse de 3,1 M€ (+8 %) par rapport à la LFI 2023.

DÉPENSES DE l’AGRÉGAT FONCTIONNEMENT

Les dépenses de fonctionnement des programmes de la mission « Défense » sont réparties entre deux opérations stratégiques : activités opérationnelles (AOP) et fonctionnement et activités spécifiques (FAS), dont le contenu est développé ci-dessous.


1. Description :


OS - AOP

Les crédits de l’OS AOP couvrent les dépenses de déplacements du personnel de la DGRIS lors des missions de représentation, d’études et de coordination à l’étranger.


OS - FAS

Les crédits de l’OS FAS couvrent :

  • la contribution forfaitaire versée au gouvernement de la République de Djibouti au titre de l’implantation de forces permanentes françaises sur son territoire ;

  • la contribution au fonds de soutien à la modernisation des forces armées djiboutiennes (FAD) ;

  • la contribution française au budget administratif de l’Agence européenne de défense (AED) ;

  • l’organisation du Forum de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique ;

  • les dépenses liées au réseau diplomatique (missions de défense : installation SIC, valise diplomatique, gratifications des stagiaires …) ;

  • la participation du ministère des Armées au Forum de Paris pour la paix.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


OS

OB

Prévisions de crédits 2024

Unité d’œuvre

Volume

Ratio
(en CP)

AE

CP

AOP

Déplacements et transports


1 511 182


1 511 182

Effectif

227

6 657

Sous-total

AOP


1 511 182


1 511 182




FAS

Mobilité des personnels


436 800


436 800

ND

-

ND

Relations internationales


32 582 684


32 582 684

ND

-

ND

Communication et relations publiques


165 523


165 523

ND

-

ND

Subventions et transferts


8 200 000


8 200 000

Nombre de contributions

1

8 200 000

Sous-total

FAS


41 385 007


41 385 007




Total agrégat Fonctionnement


42 896 189


42 896 189





OS AOP

Les crédits alloués sont quasi-identiques à ceux ouverts en 2023 (+0,1 M€ en AE et en CP par rapport à la LFI 2023).


OS FAS

En 2024, les crédits de l’OB « Relations internationales » permettront le financement de :

  • la contribution forfaitaire versée au gouvernement de Djibouti à hauteur de 26,5 M€ ;

  • la contribution au fonds de soutien à la modernisation des forces armées djiboutiennes (FAD) pour 2 M€ ;

  • l’organisation du Forum de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique à hauteur de 0,7 M€.


OB Subventions et transferts

Les crédits de l’OB « Subventions et transferts » correspondent à la contribution française au budget de fonctionnement de l’Agence européenne de défense.

Pour 2024, la contribution estimée augmente de 9 % par rapport à 2023. Cette évolution permettra de prendre en compte l’augmentation du budget de fonctionnement de l’AED lié à l’augmentation du plan de charge (inflation, Hub Européen de Défense pour l’Innovation) et au renforcement du personnel et de l’expertise liée aux domaines terrestre, aérien, maritime, spatial et cyber, du lancement d’un pôle d’innovation pour la défense et du développement des capacités à haute intensité et à spectre complet.

DÉPENSES DE l’AGREGAT EQUIPEMENT

Opération stratégique : prospective et préparation de l’avenir (PPA)

1. Description :

L’OS « Prospective et préparation de l’avenir » couvre la contribution française au partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes (PMG7).

Initié lors du sommet du G8 de Kananaskis en juin 2002 pour une durée de dix ans, le partenariat mondial a été prolongé au-delà de 2012 à l’occasion du sommet de Deauville en 2011. Le rôle de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes constitue le pilier de ce programme auquel contribue le ministère des Armées.


2. Aspects financiers :


2.1 – Tableau des autorisations d’engagement et des crédits de paiement (en €)


Niveau

Description

Prévisions de crédits 2024

AE

CP

OB

Accords internationaux


1 300 000


1 300 000

Total


1 300 000


1 300 000


Les crédits alloués sont identiques à ceux ouverts en 2023.

La gestion 2024 se caractérisera par la poursuite des projets menés dans la lutte contre la prolifération des armes de destructions massives et des matières connexes (coopérations scientifiques avec des instituts de recherche étrangers, création d’une plate-forme collaborative de textes réglementaires et de bonnes pratiques sur la sécurité et la sûreté biologique…).

COÛTS SYNTHÉTIQUES

SYNTHÈSE par os et par titre


AE

CP

OS

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Titre 3

Titre 5

Titre 6

Titre 7

Total

Activités opérationnelles

1,51

-

-

-

1,51

1,51

-

-

-

1,51

Fonctionnement et activités spécifiques

3,74

-

37,65

-

41,39

3,74

-

37,65

-

41,39

Prospective et préparation de l’avenir

-

-

1,30

-

1,30

-

-

1,30

-

1,30

Total

5,25

-

38,95

-

44,20

5,25

-

38,95

-

44,20

échéancier des paiements associés aux engagements par opération stratégique (en m€)

Opérations stratégiques

Engagements

Paiements

RàP à fin 2022

Eng 2023

Eng 2024

2023

2024

2025

2026

>2026

Total

Activités opérationnelles

0,04



0,04

-

-

-

-

0,04


1,82


1,78

0,04

-

-

-

1,82



1,51


1,47

0,04

-

-

1,51

Fonctionnement et activités spécifiques

0,42

-

-

0,42

-

-

-

-

0,42

-

38,43

-

38,00

0,42

-

-

-

38,43

-

-

41,39

-

40,96

0,42

-

-

41,39

Prospective et préparation de l’avenir

0,65



0,65

-

-

-

-

0,65


0,96


0,31

0,46

0,19

-

-

0,96



1,30


0,84

0,46

-

-

1,30

Total

1,12

41,20

44,20

41,20

44,20

1,12

-

-

86,52


Somme Eng.

86,52

Somme des paiements

86,52


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

5 246 189

5 246 189

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

5 246 189

5 246 189

Dépenses d’intervention

38 950 000

38 950 000

Transferts aux entreprises

1 300 000

1 300 000

Transferts aux autres collectivités

37 650 000

37 650 000

Total

44 196 189

44 196 189

 

 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs

 

LFI 2023

PLF 2024

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

ISAE - Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (P144)

43 213 479

43 213 479

49 002 606

49 002 606

Subventions pour charges de service public

40 848 997

40 848 997

42 610 034

42 610 034

Subventions pour charges d'investissement

2 364 482

2 364 482

6 392 572

6 392 572

ENSTA Bretagne - Ecole nationale supérieure de techniques avancées Bretagne (P144)

19 063 231

19 063 231

21 025 843

21 025 843

Subventions pour charges de service public

16 698 918

16 698 918

17 435 977

17 435 977

Subventions pour charges d'investissement

2 364 313

2 364 313

3 589 866

3 589 866

ENSTA Paris - Ecole nationale supérieure de techniques avancées (P144)

20 222 314

20 222 314

21 154 951

21 154 951

Subventions pour charges de service public

19 275 748

19 275 748

20 129 274

20 129 274

Subventions pour charges d'investissement

946 566

946 566

1 025 677

1 025 677

X - Ecole polytechnique (P144)

115 275 391

115 275 391

127 408 425

127 408 425

Subventions pour charges de service public

101 088 989

101 088 989

103 855 968

103 855 968

Subventions pour charges d'investissement

14 186 402

14 186 402

23 552 457

23 552 457

ONERA - Office national d'études et de recherches aérospatiales (P144)

117 081 552

117 081 552

146 830 875

146 830 875

Subventions pour charges de service public

114 488 353

114 488 353

117 495 558

117 495 558

Subventions pour charges d'investissement

2 593 199

2 593 199

29 335 317

29 335 317

IPP - Institut Polytechnique de Paris (P144)

3 462 151

3 462 151

4 405 152

4 405 152

Subventions pour charges de service public

3 462 151

3 462 151

4 405 152

4 405 152

Total

318 318 118

318 318 118

369 827 852

369 827 852

Total des subventions pour charges de service public

295 863 156

295 863 156

305 931 963

305 931 963

Total des dotations en fonds propres

0

0

0

0

Total des transferts

0

0

0

0

Total des subventions pour charges d'investissement

22 454 962

22 454 962

63 895 889

63 895 889

 

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file

   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2023

PLF 2024

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

ENSTA Bretagne - Ecole nationale supérieure de techniques avancées Bretagne

 

 

183

70

 

1

 

 

183

70

 

 

ENSTA Paris - Ecole nationale supérieure de techniques avancées

1

 

181

57

 

2

1

 

181

80

 

4

IPP - Institut Polytechnique de Paris

 

 

22

25

 

 

 

 

29

41

 

5

ISAE - Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace

2

 

412

216

 

12

1

 

412

226

 

18

ONERA - Office national d'études et de recherches aérospatiales

 

 

1 795

243

 

 

 

 

1 815

296

 

 

X - Ecole polytechnique

 

 

2 691

512

16

 

 

 

2 697

577

 

15

Total ETPT

3

 

5 284

1 123

16

15

2

 

5 317

1 290

 

42


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2023

5 284

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2023

 

Impact du schéma d'emplois 2024

33

Solde des transferts T2/T3

 

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2024


Rappel du schéma d’emplois 2024 en ETP

5 317
 
 
33