$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#156)

$@FwLOVariable(libelleProg#Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Justification au premier euro)

 

Justification au premier euro

Éléments transversaux au programme

Éléments de synthèse du programme

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Action / Sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Fiscalité des grandes entreprises

118 426 552

3 200 000

121 626 552

118 426 552

8 200 000

126 626 552

02 – Fiscalité des PME

1 525 225 052

107 818 000

1 633 043 052

1 525 225 052

114 990 000

1 640 215 052

03 – Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale

1 986 425 520

145 623 000

2 132 048 520

1 986 425 520

145 523 000

2 131 948 520

05 – Gestion financière de l'État hors fiscalité

790 635 724

21 080 700

811 716 424

790 635 724

21 210 000

811 845 724

06 – Gestion des pensions

79 156 089

12 257 630

91 413 719

79 156 089

12 037 630

91 193 719

07 – Gestion financière du secteur public local hors fiscalité

1 281 982 631

46 814 000

1 328 796 631

1 281 982 631

48 016 200

1 329 998 831

08 – Gestion des fonds déposés

56 047 932

2 513 000

58 560 932

56 047 932

2 463 000

58 510 932

09 – Soutien

1 044 291 971

837 784 330

1 882 076 301

1 044 291 971

882 152 464

1 926 444 435

10 – Élaboration de la législation fiscale

21 240 175

100 000

21 340 175

21 240 175

100 000

21 340 175

Total

6 903 431 646

1 177 190 660

8 080 622 306

6 903 431 646

1 234 692 294

8 138 123 940




Évolution du périmètre du programme

   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

+13 841 083

+6 578 880

+20 419 963

+1 163 087

+1 163 087

+21 583 050

+21 583 050

Déploiement des CGF - Bloc 2

215 ►

+292 323

+129 221

+421 544

 

 

+421 544

+421 544

Transfert de l'application ICAM (infocentre des amendes).

751 ►

 

 

 

+310 000

+310 000

+310 000

+310 000

Deploiement des CGF - BLOC 2 (HT2)

354 ►

 

 

 

+25 000

+25 000

+25 000

+25 000

Liquidation de la taxe d'aménagement d'urbanisme

217 ►

+9 578 426

+4 634 512

+14 212 938

+27 238

+27 238

+14 240 176

+14 240 176

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Grand-Est du ministère de la Justice vers la DRFIP

310 ►

+275 641

+120 561

+396 202

+17 500

+17 500

+413 702

+413 702

Transfert des missions fiscales de la DGDDI à la DGFIP

302 ►

+2 208 066

+1 030 833

+3 238 899

+130 000

+130 000

+3 368 899

+3 368 899

Deploiements des CGF - Bloc 2

217 ►

+936 712

+416 458

+1 353 170

+35 068

+35 068

+1 388 238

+1 388 238

Liquidation de la taxe d'aménagement d'urbanisme (HT2)

354 ►

 

 

 

+608 000

+608 000

+608 000

+608 000

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Occitanie du ministère de la Justice vers la DRFIP

310 ►

+97 748

+43 186

+140 934

+6 750

+6 750

+147 684

+147 684

Création du centre de gestion financière (CGF) HAUTS-DE-FRANCE

217 ►

+452 167

+204 109

+656 276

+3 531

+3 531

+659 807

+659 807

Transferts sortants

-65 000

-15 000

-80 000

 

 

-80 000

-80 000

Renforcement de l'équipe projet de la rénovation du centre administratif départemental de Nanterre

► 354

-65 000

-15 000

-80 000

 

 

-80 000

-80 000

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

+343,90

 

Déploiement des CGF - Bloc 2

215 ►

+7,00

 

Liquidation de la taxe d'aménagement d'urbanisme

217 ►

+243,20

 

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Grand-Est du ministère de la Justice vers la DRFIP

310 ►

+7,00

 

Transfert des missions fiscales de la DGDDI à la DGFIP

302 ►

+52,00

 

Deploiements des CGF - Bloc 2

217 ►

+21,00

 

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Occitanie du ministère de la Justice vers la DRFIP

310 ►

+2,70

 

Création du centre de gestion financière (CGF) HAUTS-DE-FRANCE

217 ►

+11,00

 

Transferts sortants

-1,00

 

Renforcement de l'équipe projet de la rénovation du centre administratif départemental de Nanterre

► 354

-1,00

 

 

Le programme 156 fait l’objet de plusieurs transferts entrants et un transfert sortant pour un solde positif de 20.3 M€ en AE et CP en titre 2, et 342.9 ETPT.

Ils concernent principalement des opérations pluriannuelles de reprise par la DGFiP de missions précédemment exercées par le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires (liquidation des taxes d’aménagement et d’urbanisme) ou par la direction générale des douanes et droits indirects, ainsi que la poursuite du déploiement des centres de gestion financière.

Pour le Hors Titre 2, le solde positif de 1,16 M€ en AE et en CP provient notamment du transfert vers la DGFiP de la liquidation de la taxe d’urbanisme par le programme Administration territoriale de l’État (P354) ou de l’application ICAM par le programme Structures et dispositifs de sécurité routière (P751).

 

Emplois et dépenses de personnel

   Emplois rémunérés par le programme

(en ETPT)

Catégorie d'emplois

Plafond
autorisé
pour 2023

Effet des
mesures de
périmètre
pour 2024

Effet des
mesures de
transfert
pour 2024

Effet des
corrections
techniques
pour 2024

Impact des
schémas
d’emplois
pour 2024

dont extension
en année pleine des
schémas d'emplois
2023 sur 2024

dont impact
des schémas
d'emplois
2024 sur 2024

Plafond
demandé
pour 2024

(1)

(2)

(3)

(4)

(5) = 6-1-2-3-4

(6)

1024 - Catégorie A+

1 779,00

0,00

0,00

+106,33

-63,33

-50,04

-13,29

1 822,00

1025 - Catégorie A

29 687,00

0,00

+9,83

+983,75

+192,42

+73,52

+118,90

30 873,00

1026 - Catégorie B

38 667,00

0,00

+178,43

+1 123,22

-945,65

-404,39

-541,26

39 023,00

1027 - Catégorie C

23 464,00

0,00

+154,64

-2 213,55

+254,91

-61,60

+316,51

21 660,00

Total

93 597,00

0,00

+342,90

-0,25

-561,65

-442,51

-119,14

93 378,00

 

Pour 2024, le plafond d’emplois du programme 156 s’élève à 93 378 ETPT, dont 2,0 % de catégorie A+, 33,0 % de catégorie A, 41,8 % de catégorie B et 23,2 % de catégorie C.


Le plafond d’emplois a été construit sur :

- la suppression de – 119,14 ETPT correspondant, compte tenu de la quotité de travail des agents et de leur durée de présence sur l’année civile, aux ‑200 suppressions en ETP au titre de 2024 ;

- l’extension année pleine des suppressions figurant dans la LFI 2023, soit ‑850 ETP. L’effet année courante 2023 de ces suppressions étant estimé à ‑407.49 ETPT, l’extension année pleine s’établit en prévision à ‑442.51 ETPT. Compte tenu du calendrier budgétaire et des modalités de détermination du plafond d’emplois, il ne tient pas compte de l’éventuelle évolution du schéma d’emplois en cours d’exécution sur 2023 ;

- des corrections techniques correspondent aux promotions intercatégorielles en ETPT et à un ajustement de 0.25 ETPT afin de tenir compte, dans le calcul du schéma d’emplois 2024, de l’arrondi à deux décimales des mois moyens d’entrée/sortie ;

- un solde des transferts de +342,90 ETPT qui résulte des mouvements suivants :



Catégorie A+

Catégorie A

Catégorie B

Catégorie C

Total

Transferts entrants


10,83

178,43

154,64

343,90

Déploiement des CGF - Bloc 2 (P215)


1,00

2,00

4,00

7,00

Liquidation de la taxe d’aménagement d’urbanisme (P217)



129,24

113,96

243,20

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Grand-Est du ministère de la Justice vers la DRFIP (1/2) (P310)


0,60

2,30

4,10

7,00

Transfert des missions fiscales de la DGDDI à la DGFIP (P302)


6,00

30,00

16,00

52,00

Deploiements des CGF - Bloc 2 (P217)


2,00

11,00

8,00

21,00

Transfert du centre de gestion financière (CGF) Occitanie du ministère de la Justice vers la DRFIP (2/2) (P310)


0,23

0,89

1,58

2,70

Création du centre de gestion financière (CGF) HAUTS-DE-FRANCE (P217)


1,00

3,00

7,00

11,00

Transferts sortants


-1,00



-1,00

Renforcement de l’équipe projet de la rénovation du centre administratif départemental de Nanterre (P354)


‑1,00



‑1,00

TOTAL


9,83

178,43

154,64

342,90

 

   Évolution des emplois

(en ETP)

Catégorie d'emplois

Sorties
prévues

dont départs
en retraite

Mois moyen
des sorties

Entrées
prévues

dont primo
recrutements

Mois moyen
des entrées

Schéma
d'emplois
 

Catégorie A+

151,00

117,00

7,17

89,00

14,00

4,90

-62,00

Catégorie A

1 419,00

823,00

7,13

1 736,00

1 383,00

7,38

+317,00

Catégorie B

2 512,00

1 749,00

6,79

1 686,00

1 160,00

7,60

-826,00

Catégorie C

1 893,00

1 011,00

6,79

2 264,00

1 698,00

6,13

+371,00

Total

5 975,00

3 700,00

5 775,00

4 255,00

-200,00

 

Pour l’année 2024, le schéma d’emplois se traduit par une diminution de 200 ETP, compte tenu d’un renforcement de 250 ETP au titre du plan de lutte contre la fraude.

 

L’évolution des effectifs est retracée (à périmètre constant) dans les tableaux ci-après :

 

Hypothèses de sorties

 

(En ETP)

 Catégorie A+

Catégorie A

Catégorie B

 Catégorie C

 Total

Départs en retraite

117

823

1749

1011

3700

Autres départs définitifs

5

195

234

261

695

Autres départs

29

401

529

621

1580

Total des sorties

151

1419

2512

1893

5975

 

Toutes catégories confondues, 5 975 départs sont prévus, dont 3 700 au titre des départs à la retraite et 695 au titre des autres départs définitifs. Ceux-ci correspondent aux radiations des cadres, décès, départs à l’extérieur du ministère d’agents appartenant à une autre administration, collectivité ou établissement public accueillis au sein du programme, ainsi qu’aux démissions de fonctionnaires et d’agents contractuels et aux fins de contrat.

 

Les 1580 autres départs sont des départs en détachement d’agents du ministère, des départs réalisés dans le cadre d’une mobilité interne au ministère mais impliquant un changement de programme budgétaire, des départs en congé de longue durée (CLD), en congé de formation professionnelle, en congé parental et, enfin, en disponibilité.

 

Les dates moyennes de sortie sont estimées comme intervenant au mois de juillet pour les agents des catégories A+ et A et au mois de juin pour les agents des catégories B et C.

 

Hypothèses d’entrées

 

(en ETP)

Catégorie A+

Catégorie A

Catégorie B

Catégorie C

Total

Primo recrutements

14

1383

1160

1698

4255

Autres entrées

75

353

526

566

1520

Total des entrées

89

1736

1686

2264

5775

 

Toutes catégories confondues, 5 775 entrées sont prévues, dont 4 255 primo-recrutements par voie de concours, d’examen ou de contrats de plus d’un an.

 

Les autres entrées prévues, au nombre de 1 520, sont constituées des détachements entrants en provenance d’une autre administration, collectivité ou établissement public ou de l’accueil d’agents du ministère dans le cadre d’une mobilité impliquant un changement de programme, des retours de détachements, des réintégrations de CLD, des retours de congé de formation professionnelle, de congé parental et de disponibilité.

 

Les dates moyennes d’entrée sont estimées comme intervenant au mois d’avril pour les agents de la catégorie A+, au mois de juillet pour les agents des catégories A et B et au mois de juin pour les agents de la catégorie C.

 

 

   Effectifs et activités des services

Répartition du plafond d'emplois par service

(en ETPT)

Service

LFI 2023

PLF 2024

dont mesures
de transfert

dont mesures
de périmètre

dont corrections
techniques

Impact
des schémas
d'emplois
pour 2024

dont extension
en année pleine
du schéma
d'emplois
2023 sur 2024

dont impact
du schéma
d'emplois
2024 sur 2024

Administration centrale

2 152,36

2 312,29

0,00

0,00

0,00

+159,93

+76,53

+83,40

Services régionaux

10,95

10,95

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Services départementaux

76 817,18

76 067,06

+329,90

0,00

0,00

-1 080,01

-722,59

-357,42

Autres

14 616,51

14 987,70

+13,00

0,00

-0,25

+358,43

+203,55

+154,88

Total

93 597,00

93 378,00

+342,90

0,00

-0,25

-561,65

-442,51

-119,14


(en ETP)

Service

Schéma
d’emplois
 

ETP
au 31/12/2024

Administration centrale

+140,00

2 881,00

Services régionaux

0,00

12,00

Services départementaux

-600,00

75 433,00

Autres

+260,00

14 618,00

Total

-200,00

92 944,00


La ligne « Autres » correspond aux directions et services dits « hors réseau » à savoir, les services à compétence nationale (ex : DGE – Direction des Grandes Entreprises, la DPN - Direction des Projets Numériques depuis 2022), les directions spécialisées (ex : DIRCOFI – Direction de Contrôle Fiscal), les délégations interrégionales, les départements comptables ministériels (DCM), et regroupe les stagiaires en formation dans les écoles et les personnels en poste dans les écoles de formation, ainsi que les agents mis à disposition.


La répartition présentée ici est prévisionnelle et pourra évoluer en fonction des décisions qui seront prises sur les emplois en fin d’année, à l’issue du comité social d’administration de réseau de la DGFIP. Cette répartition indicative tient compte des redéploiements nécessaires pour le renforcement des moyens consacrés à la lutte contre la fraude et au recouvrement des amendes, ainsi que pour accentuer l’effet des réformes et garantir à terme de nouveaux gains de productivité.


Répartition du plafond d'emplois par action

Action / Sous-action
 

ETPT

01 – Fiscalité des grandes entreprises

1 352,00

02 – Fiscalité des PME

19 379,00

03 – Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale

28 622,00

05 – Gestion financière de l'État hors fiscalité

11 157,00

06 – Gestion des pensions

1 104,00

07 – Gestion financière du secteur public local hors fiscalité

17 926,00

08 – Gestion des fonds déposés

812,00

09 – Soutien

12 812,00

10 – Élaboration de la législation fiscale

214,00

Total

93 378,00

 

Le programme comprend 93 378 ETPT :

• l’action 01 représente 1,45 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 02 représente 20.75 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 03 représente 30.65 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 05 représente 11.95 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 06 représente 1.18 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 07 représente 19.20 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 08 représente 0.87 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 09 représente 13.72 % de l’ensemble des ETPT du programme,

• l’action 10 représente 0.23 % de l’ensemble des ETPT du programme.

Recensement du nombre d'apprentis

Nombre d’apprentis
pour l’année scolaire
2023-2024

Dépenses de titre 2
Coût total chargé
(en M€)

Dépenses hors titre 2
Coût total
(en M€)

759,00

10,06

5,30

 

Nombre d’apprentis pour l’année scolaire 2023–2024 : 759


Le montant du titre 2 correspond aux dépenses totales hors CAS « Pensions » et hors prestations sociales prévues pour 2024. Il n’y a pas de cotisations CAS « Pensions » pour les apprentis.


Les trois principales filières d’emplois des apprentis sont la gestion fiscale, l’informatique et le secteur public local.

 

 

   Indicateurs de gestion des ressources humaines


Ratios effectifs gestionnaires / effectifs gérés

Effectifs intégralement gérés (inclus dans le plafond d’emplois)

(ETP ou effectifs physiques)

94 223

Effectifs gérants

1 954

2,07 %

administrant et gérant

1 235

1,31 %

organisant la formation

398

 0,42 %

consacrés aux conditions de travail

146

 0,15 %

consacrés au pilotage et à la politique des compétences

175

 0,19 %



Effectifs inclus dans le plafond d’emploi

Effectifs hors plafond d’emplois

Effectifs intégralement gérés

Partiellement

gérés (agents en détachement entrant, en MAD sortante et PNA)

Intégralement gérés (CLD, disponibilité, etc.)

Partiellement gérés (agents en détachement sortant et en MAD entrante)

94,97 %

1,24 %

2,06 %

1,73 %


Unités de mesure :


Les unités de gestionnaires sont exprimées en ETP : l’équivalent temps plein emploi prend en compte la quotité de travail mais pas la durée de la période d’emploi sur l’année, ni la sur-rémunération éventuelle liée au temps partiel.

Les effectifs gérés sont exprimés en effectifs physiques.


Descriptifs des grandes catégories d’effectifs de gestionnaires :


- Effectifs administrant et gérant : gestion des carrières, actes de pré-liquidation de la paye, gestion des positions et situations, gestion du temps de travail et des congés, gestion de l’indemnitaire et de la NBI, gestion des frais de mission, gestion des recrutements, organisation des élections professionnelles et gestion des droits syndicaux, constitution et réunion des commissions administratives paritaires et des comités techniques. Les effectifs chargés des fonctions de liquidation de la paie et de gestion des pensions pour le compte de l’ensemble des autres administrations sont exclus du périmètre de cette étude ;


- Effectifs organisant la formation : organisation de la formation continue, organisation de la formation initiale, préparation des reclassements et facilitation des reconversions professionnelles en dehors du ministère ou de la fonction publique ;

- Effectifs consacrés aux conditions de travail : gestion de l’action sociale, insertion et gestion des travailleurs en situation de handicap, organisation de l’hygiène et de la sécurité, gestion de la médecine de prévention ;


- Effectifs consacrés au pilotage des ressources humaines : élaboration du budget des RH et des plafonds de masse salariale et d’emplois, mise en œuvre des outils de suivi, conduite des réformes statutaires, pilotage des processus de gestion, analyse des besoins en emplois et en compétences et prévision des évolutions quantitatives et qualitatives des métiers, valorisation et maintien des compétences rares, constitution d’un répertoire des métiers, anticipation des recrutements et des formations, accompagnement des projets et parcours professionnels des agents, constitution de viviers de compétences, animation de bourses aux emplois, appui méthodologique aux services dans le domaine de RH, etc.


Périmètre retenu pour les effectifs gérés :


Le périmètre retenu intègre :

- les agents en position d’activité et imputés sur le plafond d’emplois (dont agents en réorientation professionnelle)

- les contractuels (dont ceux relevant de la jurisprudence dite « Berkani » (Tribunal des conflits, 25 mars 1996) de droit privé et de droit public),

- les agents des ministères financiers faisant l’objet d’une gestion partagée, et imputés sur le PAE des ministères :

  • agents MAD sortants,

  • agents détachés entrants,

  • agents en position normale d’activité « PNA » entrants,militaires,

  • agents affectés aux ministères financiers mais gérés par un autre ministère (cas notamment des délégations de gestion).


En revanche ne sont pas comptabilisés :

- les mises à dispositions « entrantes » gratuites,

- les mises à dispositions « sortantes » dont la rémunération est imputée sur un autre programme,- les détachés sortants,

- les agents en position normale d’activité « PNA » sortants,

- les disponibilités,

- les positions hors cadre,

- les agents en congé de longue durée ou grave maladie, en congé parental, congé formation (non fractionné), en position d’appel de préparation à la défense et de réserve.



 

   Présentation des crédits par catégorie et contributions employeurs

Catégorie
 

LFI 2023

PLF 2024

Rémunération d'activité

4 127 961 690

4 222 705 037

Cotisations et contributions sociales

2 589 943 304

2 625 230 693

Contributions d'équilibre au CAS Pensions :

2 052 325 435

2 068 740 367

    – Civils (y.c. ATI)

2 050 229 406

2 066 544 865

    – Militaires

339 736

327 284

    – Ouvriers de l'État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

1 756 293

1 868 218

    – Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

 

 

Cotisation employeur au FSPOEIE

821 514

748 870

Autres cotisations

536 796 355

555 741 456

Prestations sociales et allocations diverses

46 447 496

55 495 916

Total en titre 2

6 764 352 490

6 903 431 646

Total en titre 2 hors CAS Pensions

4 712 027 055

4 834 691 279

FDC et ADP prévus en titre 2

4 671 340

 

 

Le montant prévu pour l’allocation au retour à l’emploi (ARE) est de 11,4 M€ pour 1 332 bénéficiaires.

   Éléments salariaux

(en millions d'euros)

Principaux facteurs d'évolution de la masse salariale hors CAS Pensions
 

Socle Exécution 2023 retraitée

4 596,57

Prévision Exécution 2023 hors CAS Pensions

4 702,95

Impact des mesures de transfert et de périmètre 2023–2024

13,78

Débasage de dépenses au profil atypique :

-120,15

    – GIPA

-18,62

    – Indemnisation des jours de CET

-28,00

    – Mesures de restructurations

-41,84

    – Autres

-31,70

Impact du schéma d'emplois

-5,70

EAP schéma d'emplois 2023

-0,59

Schéma d'emplois 2024

-5,11

Mesures catégorielles

41,02

Mesures générales

70,19

Rebasage de la GIPA

42,00

Variation du point de la fonction publique

26,64

Mesures bas salaires

1,55

GVT solde

17,92

GVT positif

73,96

GVT négatif

-56,04

Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA

106,86

Indemnisation des jours de CET

32,29

Mesures de restructurations

43,70

Autres

30,88

Autres variations des dépenses de personnel

7,83

Prestations sociales et allocations diverses - catégorie 23

5,73

Autres

2,10

Total

4 834,69

 

La ligne « Autres » de la rubrique « Débasage de dépenses au profil atypique » d’un montant de −31,7 M€ correspond pour l’essentiel au débasage de la prime « pouvoir d’achat » versée en 2023 (– 22,6 M€), au désoclage des dépenses liées au dispositif de rupture conventionnelle (−8 M€), à la neutralisation de rappels sur exercices antérieurs au titre de régularisations sur rémunération et du forfait social (−7,2 M€) compensée par de moindres dépenses à hauteur de 5,9 M€ sur divers postes tels que les retenues pour service non fait.


Les mesures catégorielles (cf. ci-après) concernent principalement des mesures issues du rendez-vous salarial de juin 2023 (attribution de 5 points d’indice et relèvement des « bas de grille » des agents de catégories B et C).


Au titre des mesures générales :

  • Il est prévu de verser au titre de l’indemnité dite de garantie individuelle de pouvoir d’achat (décret n° 2008-539 du 6 juin 2008) un montant de 42 M€ (charges patronales comprises) au bénéfice de 42 413 agents.

  • La variation de +1,5 % de la valeur du point d’indice au 1er juillet 2023, annoncée lors du rendez-vous salarial de juin 2023, représente une dépense de 26,6 M€ qui correspond à l’extension année pleine (EAP) de la mesure.

  • Le montant prévisionnel des mesures bas salaires s’élève à 1,5 M€ et correspond essentiellement à l’EAP de la hausse de l’indice minimum du 1er mai 2023 (1,4 M€). Ces mesures ont concerné 9 246 agents.


Un glissement vieillesse technicité (GVT) négatif de −56,0 M€, hors CAS « Pensions », est prévu au titre de l’économie naturelle due à l’écart de rémunération entre les effectifs sortants et entrants (effet de noria), soit une diminution de 1,16 % de la masse salariale.

Les personnels du programme connaissent une évolution de leur rémunération liée au GVT positif (effet de carrière). Cette évolution du GVT positif, hors CAS « Pensions », des agents présents a été provisionnée pour +74,0 M€ représentant 1,53 % de progression de la masse salariale.

Le GVT solde ressort ainsi à +17,9 M€ soit 0,37 % de la masse salariale hors CAS « Pensions ».


La ligne « Autres » de la rubrique « Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA » regroupe notamment les crédits relatifs aux rappels sur exercices antérieurs (4,9 M€), au financement du dispositif de rupture conventionnelle (8,0 M€) et à des dispositifs exceptionnels.


La ligne « Prestations sociales et allocations diverses - catégorie 23 » de la rubrique « Autres variations des dépenses de personnel » comporte notamment le financement de l’ARE (+1,65 M€), ainsi que l’effet d’extension année pleine du relèvement au 1er septembre 2023 de 50 % à 75 % de la prise en charge des frais de transport (+3,5 M€) actée dans le cadre du rendez-vous salarial de la fonction publique 2023.


Enfin, la ligne « Autres » de la rubrique « Autres variations des dépenses de personnel » d’un montant de +2,1 M€ correspond à l’impact sur 2024 des recrutements supplémentaires d’apprentis en 2023 (+1,15 M€), et à des dépenses diverses telles que la prime de précarité pour les contrats courts (+0,5 M€) et aux congés longue durée (+0,4 M€).

Coûts entrée-sortie

Catégorie d'emplois

Coût moyen chargé HCAS

dont rémunérations d’activité

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Catégorie A+

132 336

138 769

127 104

115 725

127 302

116 553

Catégorie A

50 941

63 750

68 245

41 593

56 939

60 324

Catégorie B

36 058

43 809

45 886

29 564

38 735

40 345

Catégorie C

32 077

35 548

36 007

27 232

31 000

31 404

 

Les tableaux ci-dessus font état des estimations des coûts moyens d’entrées et de sorties et des coûts moyens globaux en année pleine. Ces coûts s’entendent charges patronales incluses (hors CAS « Pensions ») et hors prestations sociales.


Les coûts liés aux rémunérations d’activité s’entendent hors charges patronales, hors CAS « Pensions » et hors prestations sociales.


L’évolution générale des coûts à la hausse, à l’exception du coût d’entrée des catégories A, s’explique par les augmentations successives du point d’indice, par les mesures bas salaires (hausses de l’indice minimum de la fonction publique) et par les mesures catégorielles statutaires.


Les coûts - moyen et entrant - de la catégorie A+ sont supérieurs au coût moyen de sortie, car les sorties les plus nombreuses ont lieu sur les personnels bénéficiant des rémunérations les moins importantes de la catégorie A+. Le coût entrant est structuré par les entrées en mobilité des personnels d’encadrement supérieur.


 

Mesures catégorielles

Catégorie ou intitulé de la mesure

ETP
concernés

Catégories

Corps

Date d’entrée
en vigueur
de la mesure

Nombre
de mois
d’incidence
sur 2024

Coût

Coût
en année
pleine

Effets extension année pleine

3 594 595

7 189 190

Relèvement des "bas de grille" (catégories B et C)

18 109

B et C

Contrôleurs et agents administatifs des finances publiques

07-2023

6

3 594 595

7 189 190

Mesures statutaires

35 747 968

36 240 992

Attribution de 5 points d'indice

92 190

Toutes catégories

Tous corps

01-2024

12

35 501 456

35 501 456

Mesures spécifiques

100

C

Agents administatifs des finances publiques

09-2024

4

122 276

366 828

Mesures spécifiques

50

B

Contrôleurs des finances publiques

09-2024

4

124 236

372 708

Mesures indemnitaires

1 680 208

1 680 208

Accompagnement indemnitaire des CSC administratifs

417

A+ et A

Corps A+ et A

01-2024

12

793 025

793 025

Poursuite de la mise en place d'un CIA ou bonus pour les agents titulaires et contractuels de catégorie B et C

251

B et C

Secrétaires administratifs et adjoints administratifs

01-2024

12

131 533

131 533

Poursuite du relèvement du montant de l'apport CIA ou bonus pour les agents de catégorie A

149

A

Attachés

01-2024

12

45 012

45 012

Prime accueil Etablissement France Service (EFS)

500

B et C

Contrôleurs et agents administatifs des finances publiques

01-2024

12

50 000

50 000

Prime de fidélité Seine-Saint-Denis (93)

87

Toutes catégories

Tous corps

01-2024

12

26 000

26 000

Revalorisation de l'IFSE pour les agents de catégorie A

150

A

Tous corps de A

01-2024

12

150 040

150 040

Revalorisation du régime indemnitaire des cadres supérieurs dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique

142

A+

Tous corps de A+

01-2024

12

484 598

484 598

Total

41 022 771

45 110 390

 

L’enveloppe de 41,0 M€ permet le financement de mesures catégorielles (hors CAS « Pensions ») d’ores et déjà actées :

  • l’extension en année pleine de la revalorisation au 1er juillet 2023 des bas de grille (C1, C2, C3, B1 et B2) prévue par le décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 portant majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation, pour un montant 2024 de 3,6 M€ ;

  • l’octroi au 1er janvier à l’ensemble des agents publics de 5 points d’indice supplémentaires, prévu également par le décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, mentionné supra, pour un montant de 35,5 M€ ;

  • des mesures spécifiques de requalification pour un montant de 0,2 M€ ;

  • une augmentation de la dépense de prime de fidélité Seine-Saint-Denis de 0,03 M€. Cette indemnité a été instaurée par le décret n° 2020-1299 du 24 octobre 2020 portant création d’une prime de fidélisation territoriale dans la fonction publique de l’État, et concerne les agents exerçant leurs fonctions depuis plus de cinq ans dans le département ;

  • l’extension du dispositif prime d’accueil de 0,05 M€ pour les agents qui rejoignent les Établissements France Services (EFS) ;

  • les mesures indemnitaires à destination des agents de statut central portées par le secrétariat général des MEF pour un montant de 0,8 M€ ;

  • l’accompagnement indemnitaire des chefs de service administratifs pour 0,8 M€.

 

   Action sociale - Hors titre 2

L’action sociale ministérielle (aide aux familles, logement, restauration, secours,...) est portée par le secrétariat général des ministères économiques et financiers ; les principaux dispositifs, montants et bénéficiaires sont présentés dans la JPE du programme 218 « Conduite et pilotage des politiques économiques et financières ».

 

Coûts synthétiques

   Ratio d'efficience bureautique



Ratio d’efficience bureautique

Réalisation 2022

Prévision 2023

Prévision 2024

Coût bureautique en euros par poste

740

720

750

Nombre de postes

122 274

120 000

123 000


Le ratio moyen d’efficience bureautique (REB) pour la DGFiP rapporte la somme des dépenses bureautiques réelles (comme l’achat de matériel et logiciel, l’assistance bureautique…) et des dépenses évaluées forfaitairement (consommation électrique, recyclage…) au nombre de postes par agent (plafonné à 1,1 poste par agent).

Pour 2023, la prévision du nombre de postes de travail s’élève à 120 000, dans la continuité de l’exécution de l’année précédente. En effet, le nombre de postes de travail en 2022 s’élevait à 122 274.

De même, s’agissant du coût bureautique par poste, la réalisation 2022 s’établit à 740 € pour une prévision 2023 à 720 €.

Pour 2024, une légère augmentation est attendue du fait du besoin de renouvellement de certains matériels portables acquis lors de l’équipement des agents pendant la crise du COVID‑19.

L’augmentation du coût des matériels en raison de l’inflation présente par ailleurs un risque sur la période 2023-2024.


 

 

Dépenses pluriannuelles

 

Grands projets informatiques

 

   Facturation électronique

Dans le prolongement de la généralisation de la facture électronique entre les entreprises et les entités publiques (B2G), le projet « Facturation électronique » a pour objectifs de :

 

  • renforcer la compétitivité des entreprises grâce à l’allègement de la charge administrative et aux gains de productivité résultant de la dématérialisation ;

  • simplifier leurs obligations déclaratives en matière de TVA grâce au pré-remplissage des déclarations ;

  • améliorer la détection de la fraude fiscale, notamment la fraude à la TVA, au bénéfice des opérateurs économiques de bonne foi ;

  • améliorer la connaissance, en temps réel, de l’activité des entreprises.

 

 

Année de lancement du projet

2020

Financement

156/349/363/218

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

0,00

0,00

12,79

1,74

46,00

29,55

15,06

28,47

90,43

104,52

164,28

164,28

Titre 2

0,00

0,00

3,54

3,54

7,07

7,07

17,08

17,08

39,01

39,01

66,70

66,70

Total

0,00

0,00

16,33

5,28

53,07

36,62

32,14

45,55

129,44

143,53

230,98

230,98

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

117,00

230,98

+97,42

Durée totale en mois

84

94

+11,90

 

Le coût et la durée de référence ont été retenus par la Dinum au Panorama de juin 2023 après leur fiabilisation à la suite du second volet de la procédure article 3 conduite par la DINUM (avis rendu le 12 janvier 2023).

 

Sur la base des échanges avec les entreprises et leurs représentants, l’entrée en vigueur du dispositif prévue le 1er juillet 2024 est reportée afin de donner le temps nécessaire à la réussite de cette réforme structurante pour l’économie. Ce décalage permet de garantir aux 4 millions d’entreprises concernées un passage à la facturation électronique dans les meilleures conditions possibles.

 

L’année 2024 sera marquée par la poursuite des chantiers informatiques de construction et sécurisation du portail public de facturation (PPF) confié à l’AIFE et d’adaptation des systèmes d’information fiscaux, en adhérence avec le chantier PPF mais aussi en vue de valoriser les données qui seront in fine recueillies en cohérence avec les objectifs précités du projet. En outre, afin de répondre au mieux aux attentes des entreprises et notamment celles qui disposent d’une faible maturité numérique, une vigilance particulière sera accordée aux modalités d’accompagnement des entreprises, soit les modalités d’organisation du pilote, l’assistance au démarrage sous ses différentes formes (assistance téléphonique, assistants digitaux…), en collaboration avec les fédérations professionnelles et l’écosystème de dématérialisation.

 

L’immatriculation des plateformes partenaires se poursuivra grâce au service d’immatriculation créé le 2 mai 2023 et qui constitue, depuis cette date, l’interlocuteur de référence des opérateurs de dématérialisation intéressés.

 

 

   FICOBA3

Le Fichier des Comptes Bancaires et assimilés (FICOBA) recense des informations sur les comptes et coffres-forts détenus par une personne ou une société. Il permet de fournir aux personnes habilitées des informations sur les comptes détenus par une personne ou une société. Son alimentation est régie par l’article 1649 A du code général des impôts.

 

La refonte de FICOBA a pour ambition de :

 

- mettre le système en conformité avec les standards de la DGFiP, éliminer sa dette technique (mise en production en 2002), et simplifier sa maintenance ;

- proposer une architecture orientée service, à travers les API, afin de répondre aux enjeux d’ouverture des services numériques en fluidifiant les processus métiers et en apportant une valeur supplémentaire aux utilisateurs ;

- permettre les évolutions futures des modules (adaptation aux évolutions réglementaires, aux besoins métiers, intégration de nouvelles données…) ;

- promouvoir un échange totalement dématérialisé des données ;

- renforcer la qualité des données en définissant un nouveau dispositif de gestion des anomalies d’alimentation de FICOBA, dont le traitement est source de lourdeurs pour les banques et la DGFiP ;

- améliorer l’expérience utilisateur à travers une restitution web mise aux standards actuels en termes d’accessibilité et d’ergonomie ;

- accroître le rôle de la DGFiP dans la lutte contre la fraude et le blanchiment, et améliorer le recouvrement des créances publiques.

 

Année de lancement du projet

2021

Financement

156/349/218

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité et gestion publique

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

1,67

1,03

2,65

1,95

4,19

3,99

1,10

2,34

1,53

1,83

11,14

11,14

Titre 2

1,53

1,53

1,26

1,26

1,28

1,28

4,77

4,77

1,16

1,16

10,00

10,00

Total

3,20

2,56

3,91

3,21

5,47

5,27

5,87

7,11

2,69

2,99

21,14

21,14

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

17,42

21,14

+21,36

Durée totale en mois

36

48

+33,33

 

Le coût de FICOBA3 a été évalué à 17,4 M€ en août 2021 lors de la saisine de la direction interministérielle du numérique (Dinum) au titre de l’article 3 du décret 2019-1088. A la suite de l’avis rendu par la Dinum, une actualisation a intégré les coûts d’accompagnement du changement (+4 M€) ainsi qu’une année supplémentaire de fabrication (+5,2 M€). Le coût total du projet inclut dès lors deux années de fonctionnement, conformément à la doctrine de la Dinum.


Par ailleurs, la DGFiP a procédé, fin 2022, à une révision des coûts de personnel des projets informatiques de son ressort en lien avec la direction du budget et la Dinum. Ces derniers étaient sensiblement surévalués. Cette révision des coûts de personnel du projet a entraîné une diminution de plus de 3 M€ du coût complet du projet.

 

 

   Foncier INNOVANT

Afin de garantir une meilleure fiabilité des bases de la fiscalité directe locale, la DGFiP recourt, dans le cadre du projet « Foncier innovant », aux technologies novatrices d’intelligence artificielle et de valorisation des données à partir des prises de vue aériennes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN).

 

Ce projet vise, en optimisant le processus de détection des constructions ou aménagements non fiscalisés, à permettre de lutter plus efficacement contre les anomalies déclaratives et ainsi mieux répondre aux souhaits d’équité et de justice fiscale des citoyens, par la juste imposition des biens. Il va également faciliter la représentation sur le plan cadastral des bâtiments et des piscines, à partir des prises de vues aériennes.

 

Concrètement, les algorithmes permettent d’extraire des images aériennes publiques de l’IGN (consultables sur le site internet www.geoportail.gouv.fr), les contours des immeubles bâtis ainsi que des piscines. Un traitement informatique vérifie ensuite, à partir notamment des déclarations des propriétaires effectuées auprès des services de l’urbanisme et de l’administration fiscale, si les éléments ainsi détectés sur les images sont correctement imposés aux impôts directs locaux (taxe foncière notamment). Un agent de l’administration fiscale vérifie systématiquement chaque anomalie détectée avant toute opération de relance du propriétaire du bien et in fine de taxation.

 

Année de lancement du projet

2021

Financement

156/349

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

9,77

4,43

7,02

10,02

7,19

8,35

1,37

2,49

0,37

0,43

25,72

25,72

Titre 2

1,77

1,77

1,52

1,52

1,65

1,65

1,24

1,24

1,24

1,24

7,42

7,42

Total

11,54

6,20

8,54

11,54

8,84

10,00

2,61

3,73

1,61

1,67

33,14

33,14

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

29,90

33,14

+10,84

Durée totale en mois

36

38

+5,56

 

La DGFiP a procédé, fin 2022, à une révision des coûts de personnel des projets informatiques de son ressort en lien avec la direction du budget et la Dinum. Cela a conduit à une baisse de 0,6 M€ sur cette catégorie de coût pour le projet Foncier innovant.


L’augmentation du coût total du projet s’explique par l’intégration dans le périmètre de fonctionnalités de pilotage et de suivi qui n’avaient pas été initialement identifiées, mais s’avèrent très utiles pour les directions départementales et régionales des finances publiques avec notamment le développement d’un tableau de bord de suivi des activités sur l’ensemble des missions foncières et cadastrales.


S’agissant de la détection des piscines non fiscalisées, après l’expérimentation sur 9 départements à l’automne 2021, la généralisation France entière (hors DROM) s’est déroulée à l’automne 2022. Par suite, plus de 120 000 propriétaires ont été contactés en juin 2023 afin de régulariser leur situation déclarative.


S’agissant de la représentation du bâti au plan, les premiers tests menés s’avèrent concluants et une phase de déploiement progressif devrait être initiée durant l’année 2024.

 

 

   GÉRER MES BIENS IMMOBILIERS - GMBI

Le projet « Gérer mes biens immobiliers » est un service en ligne, disponible sur impots.gouv.fr dans l’espace sécurisé de l’usager propriétaire (particulier ou professionnel) depuis le mois d’août 2021.

 

Conséquence de la suppression de la taxe d’habitation des résidences principales, GMBI contribue aussi à la modernisation du système d’information de la DGFiP en matière foncière, et lui permet ainsi d’accroître l’efficience de ses interventions dans ce domaine.

 

En effet, les objectifs du projet GMBI consistent à :

- unifier les démarches des usagers propriétaires (personnes physiques et personnes morales) ;

- moderniser les processus de gestion et de taxation actuels, tout en fiabilisant davantage les bases de la fiscalité directe locale.

Ce projet apporte depuis 2021 une vision d’ensemble des propriétés bâties sur lesquelles le propriétaire détient un droit de propriété ainsi que les caractéristiques de chacun de ses locaux (adresse et descriptif du local, nature du local, lots de copropriété…).

 

Fin 2022 et début 2023 de nouvelles fonctionnalités ont été déployées pour les usagers et les agents de la DGFiP :

- la mise en place d’un nouveau module permettant aux propriétaires de procéder en ligne à la déclaration de la situation d’occupation de leurs biens immobiliers en vue d’une correcte taxation à la taxe d’habitation des résidences secondaires et des locaux vacants ;

- à titre facultatif, la possibilité pour les propriétaires de locaux de réaliser leur déclaration foncière et/ou de taxes d’urbanisme, de suivre leurs obligations déclaratives et de répondre aux demandes de fiabilisation concernant des locaux existants ;

- la modernisation de la surveillance et la mise à jour des propriétés bâties par les services fonciers de la DGFiP ;

- la collecte, de manière facultative, auprès des propriétaires, des loyers des locaux d’habitation pratiqués dans le cadre de la future révision des valeurs locatives ;

- la mise à disposition pour les agents de l’application GestODL permettant la consultation et la gestion de l’occupation et de la taxation.

 

Année de lancement du projet

2018

Financement

156 / 349

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

8,37

5,36

5,41

4,31

6,67

6,06

3,52

8,22

0,00

0,02

23,97

23,97

Titre 2

3,93

3,93

2,98

2,98

2,48

2,48

2,01

2,01

0,30

0,30

11,70

11,70

Total

12,30

9,29

8,39

7,29

9,15

8,54

5,53

10,23

0,30

0,32

35,67

35,67

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

24,90

35,67

+43,25

Durée totale en mois

54

67

+24,07

 

Le coût total du projet inclut deux années de fonctionnement, portées sur l’année 2025 et suivantes.

 

Le coût complet a été réévalué à 35,7 M€ pour le panorama des grands projets numériques de l’État de novembre 2022. L’augmentation du coût global du projet GMBI résulte de la valorisation complète de l’ensemble des modules faisant partie intégrante du périmètre du projet. Il s’agit notamment de la fiabilisation des coûts des modules complémentaires liés à la taxation primitive et aux traitements correctifs (contentieux, impositions supplémentaires). Par ailleurs, cette revalorisation tient compte de l’ensemble des coûts annexes (campagne de communication, formations…).

 

 

   PAYSAGE

La réécriture iso-fonctionnelle de l’application PAY vise à assurer les objectifs suivants :

  • pérenniser et sécuriser la fonction de paye des agents de l’État en poste en France ;

  • favoriser les évolutions réglementaires à venir dans le système d’information de la paye.


La réécriture de cette application a débuté en 2015 et se poursuivra jusqu’en 2024.


La gouvernance du projet PAYSAGE, conduite avec la DINUM depuis septembre 2016, contribue à la sécurisation de sa trajectoire et de son déploiement. 

 

Année de lancement du projet

2014

Financement

Programme 156

Zone fonctionnelle principale

Ressources Humaines

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

22,82

21,54

2,02

2,50

1,38

2,00

0,22

0,40

0,00

0,00

26,44

26,44

Titre 2

13,51

13,51

1,67

1,67

1,87

1,87

0,48

0,48

9,17

9,17

26,70

26,70

Total

36,33

35,05

3,69

4,17

3,25

3,87

0,70

0,88

9,17

9,17

53,14

53,14

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

39,30

53,14

+35,22

Durée totale en mois

52

114

+119,23

 

Le coût total du projet inclut deux années de fonctionnement, portées sur l’année 2025 et suivantes.

La modification du coût complet et du planning prévisionnel de déploiement du projet sont liés, d’une part, à un nombre de données du patrimoine PAY à convertir bien plus important qu’initialement envisagé (du fait notamment du prélèvement à la source) et, d’autre part, à l’actualisation des projections faites pour le dernier lot.

À terme, le passage à une architecture informatique à l’état de l’art permettra de réduire les coûts de maintenance de l’applicatif.


La réévaluation du coût est toutefois inférieure à celle effectuée en PAP 2023 (53,7 M€, soit ‑0,6 M€). En effet, si les coûts HT2 sont en hausse de 1,2 M€, notamment du fait du report de la date d’achèvement du projet, les dépenses de personnel sont en baisse de 1,8 M€, du fait d’une reprise de leur valorisation (concertation avec la direction du budget et la Dinum fin 2022).


Les 3 premiers lots de PAYSAGE sont en production. Ils permettent notamment les calculs de paie, la comptabilité et l’émission du bulletin de paye, ainsi que le traitement des retenues et chaînes Chorus.

 

 

   PILOTAGE ET ANALYSE DU CONTROLE - PILAT

Le projet PILAT a pour objectif de transformer le système d’information relatif à la chaîne du contrôle fiscal afin de moderniser le travail du vérificateur et faciliter le pilotage de l’activité. Les outils aujourd’hui mis à la disposition des agents sont nombreux, hétérogènes, cloisonnés et ne répondent plus à une demande croissante tant en termes de soutien, de rapidité, d’agilité, ou de liaisons fonctionnelles, que de pilotage de l’activité.

 

Ce projet permettra de moderniser et de simplifier les travaux de tous les acteurs de la chaîne du contrôle fiscal en mettant à disposition des outils modernes (comme la data visualisation), automatisés et raccordés aux applications de recouvrement et du contentieux. Il conduira à une sélection accrue des dossiers à contrôler à la fois mieux ciblée, plus automatisée et plus centralisée.

 

Il comporte trois objectifs majeurs qui permettront de mettre fin aux ruptures applicatives de la chaîne du contrôle fiscal et d’améliorer la circulation de l’information :

 

  • Assurer le suivi de dossiers de contrôle depuis la programmation jusqu’au recouvrement

 

  • Moderniser et simplifier le travail de l’agent chargé du contrôle fiscal

 

  • Améliorer la valorisation et le pilotage de l’activité

 

Année de lancement du projet

2018

Financement

156 / 218 / 349

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

18,95

14,80

7,78

7,07

8,33

8,23

10,00

10,00

18,50

23,46

63,56

63,56

Titre 2

11,08

11,08

4,23

4,23

9,68

9,68

13,00

13,00

22,00

22,00

59,99

59,99

Total

30,03

25,88

12,01

11,30

18,01

17,91

23,00

23,00

40,50

45,46

123,55

123,55

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

36,00

123,55

+243,19

Durée totale en mois

48

91

+89,58

 

Le coût total du projet inclut deux années de fonctionnement.


Le projet PILAT a fait l’objet, durant le premier semestre 2023, d’un appui par la DINUM au titre de l’article 4 du décret 2019-1088.


La fin d’année 2023 permettra de décliner le plan d’actions : d’une part la sécurisation des travaux produits jusqu’alors, et d’autre part l’établissement d’un nouveau plan projet, centré sur les livrables à venir pour les utilisateurs.


Ce nouveau plan projet fera l’objet d’une saisine de la DINUM au titre de l’article 3 du décret 2019-1088, fin 2023.


 

 

   RocSP - Recouvrement optimisé des créances de la sphère publique

Le projet ROCSP s’inscrit dans la réforme du recouvrement fiscal et social. Il vise à unifier progressivement le recouvrement forcé des différents types de créances de la sphère publique (impôts, amendes, condamnations pécuniaires, « recettes non fiscales », produits locaux, hospitaliers et cotisations sociales). L’ensemble des créances d’un même débiteur de la DGFiP seront, à terme, regroupées au sein d’un poste comptable unique par département, permettant ainsi la mise en place d’une politique globale des poursuites et la mise à disposition d’un interlocuteur unique pour les usagers.


La première phase du projet vise le recouvrement forcé des créances des particuliers et des amendes et condamnations pécuniaires.





 

Année de lancement du projet

2019

Financement

156 / 349

Zone fonctionnelle principale

Fiscalité

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

14,60

10,89

5,39

6,50

8,40

8,29

4,95

6,66

7,86

8,85

41,20

41,20

Titre 2

15,30

15,30

9,03

9,03

9,98

9,98

6,50

6,50

14,39

14,39

55,20

55,20

Total

29,90

26,19

14,42

15,53

18,38

18,27

11,45

13,16

22,26

23,24

96,40

96,40

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

56,79

96,40

+69,75

Durée totale en mois

69

107

+55,07

 

Pour le volet du recouvrement des particuliers, de premiers modules sur la gestion des créances des particuliers ont été expérimentés depuis 2021. L’analyse de ces expérimentations rend nécessaires des travaux d’adaptation et d’amélioration des outils. Compte-tenu de la complexité du projet, la DGFiP a sollicité un appui de la DINUM au titre de l’article 4 du décret 2019-1088, dont les conclusions sont attendues pour la fin d’année 2023.


Par ailleurs, pour le volet du recouvrement des amendes, la DGFiP soumettra le plan projet à la DINUM au titre de l’article 3 du décret 2019-1088, en fin d’année 2023. Un avis favorable permettra d’engager les travaux dès 2024.


A ce jour, les travaux de consolidation et de cadrage ne permettent pas une actualisation chiffrée des prévisions budgétaires 2024 et suivantes.

 

 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)

Estimation des restes à payer au 31/12/2023

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2022
(RAP 2022)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2022 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2022
 

 

AE (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2023

752 179 581

 

0

 

1 554 187 207

 

1 254 432 362

 

1 051 934 427

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2024

 

CP 2025

 

CP 2026

 

CP au-delà de 2026

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2023

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2024
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2025
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE antérieures à 2024

1 051 934 427

 

504 561 765
0

 

144 560 000

 

71 369 617

 

331 443 045

 

AE nouvelles pour 2024
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2024
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2025
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE nouvelles en 2024

1 177 190 660
18 550 000

 

730 130 529
18 550 000

 

339 510 132

 

52 410 767

 

55 139 232

 

Totaux

 

1 253 242 294

 

484 070 132

 

123 780 384

 

386 582 277

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2024

 

 

CP 2024 demandés
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024
 

 

CP 2025
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP au-delà de 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

 

62,61 %

 

28,39 %

 

4,38 %

 

4,61 %

 

Le solde des engagements non couverts par des paiements au 31 décembre 2023 est estimé en PAP 2024 à 1 051 M€, en hausse par rapport à l’exercice 2022 (760 M€).


Le montant des restes à payer au 31 décembre 2023 concerne des dépenses ne permettant pas, au regard de leur objet, une gestion en AE et en CP sur la même année. Il s’agit d’opérations pouvant nécessiter une mobilisation importante d’AE et rendant nécessaire d’engager la totalité des AE (dont la couverture par des crédits de paiement s’effectuera les années suivantes).


Il s’agit en particulier :

  •  des engagements restant à couvrir liés aux calendriers des projets informatiques :

Ainsi que cela avait déjà été observé en 2022, l’évolution des restes à payer constatée fin 2023 traduit la volonté de la DGFiP d’avancer de manière volontariste sur le rattrapage de la dette technique, d’améliorer les outils existants (fonctionnalités nouvelles et amélioration des applications au service des usagers et des agents) et enfin de poursuivre les projets en cours d’exécution.


  • des dépenses immobilières, notamment :

    • des dépenses d’énergie et de fluides dans la mesure où de nombreux marchés pluriannuels sont renouvelés en 2023 ;

    • celles portées par des engagements sur les opérations relatives aux relocalisations de service et au déploiement du Nouveau Réseau de Proximité (NRP) ;

    • mais également sur le maintien de la qualité du cadre de vie des agents et les conditions d’accueil des usagers avec la réalisation de travaux sur le traitement de l’amiante, le maintien d’un haut niveau de sûreté immobilière destiné à protéger les personnels et les biens et l’agencement des bureaux, tout en veillant au respect des mises aux normes réglementaires ;

    • les dépenses liées à la réduction de l’impact environnemental du patrimoine immobilier, au travers notamment de la densification de certains sites ;

    • des renouvellements des baux et des prises à bail de nouveaux locaux. La gestion 2023 est notamment marquée par la poursuite des opérations du NRP et relocalisation (tant pour de nouvelles prises à bail que concernant les libérations de bâtiments) et par le renouvellement d’une dizaine de baux pour un peu plus de 70 M€ d’AE en 2023.

 

Justification par action

ACTION     (1,5 %)

01 – Fiscalité des grandes entreprises

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

118 426 552

3 200 000

121 626 552

0

Crédits de paiement

118 426 552

8 200 000

126 626 552

0


L’action n° 01 « Fiscalité des grandes entreprises » correspond notamment à l’assiette, au recouvrement et au contrôle des principaux impôts d’État et impôts locaux dus par les grandes entreprises.


La direction des grandes entreprises (DGE) est l’interlocuteur fiscal unique (IFU) des grandes entreprises pour assurer l’assiette, le recouvrement, le contentieux et une partie du contrôle des principaux impôts d’État et impôts locaux dus par cette catégorie de contribuables. En 2023, la DGE gère un portefeuille de 51 806 entreprises.


Depuis le 1er janvier 2019, la gestion et le recouvrement de diverses taxes ont été transférés de la direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) à la DGFiP selon un calendrier qui s’étale jusqu’en 2025. Ces mouvements s’inscrivent dans le contexte d’unification du recouvrement fiscal autour de la DGFiP, renforçant ainsi le rôle d’interlocuteur fiscal unique de la DGE et des SIE (cf. également infra action n° 2) :

- en 2022 ont été transférées les taxes intérieures de consommation d’électricité (TICFE), de gaz (TICG) et de charbon (TICC), la TVA à l’importation (TVAI) et la taxe sur les produits phytopharmaceutiques affectée à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) ;

- en 2023, la collecte de la taxe sur l’embauche d’un salarié étranger a été affectée à la DGFiP, tandis que le transfert des TIC s’est achevé avec l’insertion dans la déclaration de TVA des demandes de remboursement de ces taxes ;

- en 2024, les travaux se poursuivront avec le transfert du recouvrement des contributions indirectes portant sur les tabacs et les alcools.


L’activité de contrôle s’inscrit dans une stratégie nationale articulée autour de quatre axes :

 - une meilleure détection des comportements à risques par le renforcement et la montée en puissance des travaux du bureau « Programmation des contrôles et analyse des données » de la DGFiP, qui a pour objectif de coordonner les travaux des services de programmation et de sélectionner les opérations de contrôle fiscal à l’aide de techniques d’analyse-risque et de la science des données ;

 - la priorité confirmée par les pouvoirs publics de la lutte contre la fraude notamment dans le domaine international ;

 - le renforcement du civisme fiscal, notamment grâce au déploiement des outils créés en application de la loi ESSOC de 2018. On peut noter à ce titre la bonne dynamique du SPE, qui assure la gestion de 79 protocoles avec 73 groupes partenaires (grandes entreprises et ETI uniquement) et dont l’objectif est d’atteindre 160 groupes partenaires. Depuis la campagne 2023, les ETI ayant signé un protocole avec le SPE peuvent, sur option, relever de la DGE (3 ETI, soit 19 sociétés, ont fait ce choix) ;

- assurer un recouvrement optimal.




effectifs



 ETPT

A+

10

A

1 130

B

155

C

57

Total

1 352



Les emplois affectés à la « Fiscalité des grandes entreprises » correspondent :


- à l’essentiel des effectifs de la direction des grandes entreprises (DGE) et de la direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) ;


- aux personnels concourant à la réalisation des missions de cette action au sein des établissements de services informatiques (ESI), des directions spécialisées du contrôle fiscal (DSCF), de la direction nationale de vérification de situations fiscales (DNVSF), de la direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF) et de l’administration centrale.


La répartition des effectifs du PAP 2024 repose sur le changement méthodologique présenté dans le RAP 2022, à savoir que les agents en congé longue maladie et les services communs sont rattachés à leur structure d’appartenance et non plus à l’action « soutien ». Cette évolution a des répercussions sur les autres actions du programme.


Pour l’action 01, le changement méthodologique évoqué ci-dessus entraîne une augmentation de 111 ETPT (+8,9 %) par rapport au PAP précédent.


Avec 1 352 ETPT et compte tenu de leur structure par catégorie, l’action n° 01 mobilise 1,72 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

118 426 552

118 426 552

Rémunérations d’activité

72 439 393

72 439 393

Cotisations et contributions sociales

45 035 141

45 035 141

Prestations sociales et allocations diverses

952 018

952 018

Dépenses de fonctionnement

3 200 000

8 200 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

3 200 000

8 200 000

Total

121 626 552

126 626 552

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (3,2 M€ en AE et 8,2 M€ en CP)


Ces crédits correspondent aux dépenses directement imputables au fonctionnement de la direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) et de la DGE.


Les budgets de la DGE et de la DVNI sont structurés autour de quatre domaines :

 - immobilier (0,90 M€ en AE et 5,9 M€ en CP), avec principalement les loyers de ces directions, les fluides (électricité, gaz), l’entretien des bâtiments, les dépenses de nettoyage et de gardiennage ;

- métiers (1,5 M€ en AE et en CP), regroupant les dépenses de frais de déplacement liés aux missions, de frais de justice, d’affranchissement et d’impression/reprographie ;

- informatique (0,2 M€ en AE et en CP) ;

- fonctionnement courant (0,6 M€ en AE et en CP), poste qui regroupe les frais de transport et les dépenses de sécurité, de fourniture, d’action sociale ou encore de formation.

 

ACTION     (20,2 %)

02 – Fiscalité des PME

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

1 525 225 052

107 818 000

1 633 043 052

700 000

Crédits de paiement

1 525 225 052

114 990 000

1 640 215 052

700 000


L’action n° 02 est l’équivalent pour les PME de l’action n° 01. Elle comporte cependant un volet spécifique, axé sur des démarches auprès de l’administration fiscale facilitées pour les PME, notamment lors de leur création.


Les services des impôts des entreprises (SIE) constituent l’interlocuteur fiscal unique des PME. Ils traitent l’ensemble des affaires fiscales courantes des PME, de l’établissement au recouvrement des impôts professionnels (TVA, impôt sur les bénéfices, taxe sur les salaires, contribution économique territoriale, taxe sur les surfaces commerciales, prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu depuis 2019, etc.).


Pour améliorer la qualité du service aux usagers et accompagner en particulier les petites entreprises dans leurs démarches, dix centres de contact à distance des professionnels sont progressivement déployés depuis septembre 2021 ; les deux derniers services ouvriront à l’automne 2024.

Par ailleurs, la relocalisation des emplois de la sphère des professionnels permet, depuis fin 2022, le travail à distance d’antennes de SIE installées hors de leur département de rattachement. Les six dernières antennes de SIE seront mises en place en septembre 2024, portant leur nombre total à 24.

De même, certaines tâches d’expertise nécessitant à la fois une plus grande technicité et une organisation du travail adaptée sont assurées par des pôles de compétence spécialisés. Il en va de même pour le recouvrement des créances les plus complexes..


Afin d’améliorer l’efficacité des actions en recouvrement des créances fiscales et sociales impayées, la DGFiP et l’URSSAF-caisse nationale se sont engagées dans une démarche de partenariat visant à développer des synergies entre leurs deux réseaux. À ce titre, une convention-type de coopération a été déclinée dans chaque département entre la direction locale des finances publiques et la caisse URSSAF territorialement compétentes.

Depuis la loi du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) et afin de les inciter à régulariser leur situation, les contribuables bénéficient d’un droit à l’erreur en vertu duquel les intérêts de retard sont réduits de moitié en cas de régularisation spontanée et de bonne foi.

Ainsi, différents supports de communication ont été aménagés afin de sensibiliser l’usager à la prévention d’erreurs et l’informer sur la manière dont il peut faire valoir ce droit (par exemple, enrichissement continu de la rubrique « j’ai droit à l’erreur » du site internet Services Publics +). s’inscrit dans une démarche pédagogique en présentant la liste des erreurs les plus fréquemment commises et des conseils pratiques pour éviter de les commettre.

Enfin, le service d’accompagnement fiscal personnalisé des PME, créé dans le prolongement de la loi ESSOC précitée, permet aux entreprises de sécuriser les modalités d’application de la norme fiscale à leur situation. À l’instar du service partenaire dédié aux grandes entreprises et aux ETI, ce service connaît une forte dynamique de développement. En effet, initialement installé dans les DRFiP (à l’exception de l’Île-de-France où ce service était rattaché à la DDFiP 92), ce service a été déployé dans 36 DDFiP, et bénéficie à 1 494 entités en 2022. Un objectif de 8 500 accompagnements supplémentaires a été fixé pour la période 2023-2027 dans le cadre d’objectifs et de moyens de la DGFiP, soit 10 000 entités accompagnées (avec des premières marches à 3 200 en 2023 et 4 900 en 2024).


effectifs



 ETPT

A+

423

A

 8 834

B

 7 913

C

 2 209

Total

19 379


Les emplois affectés à l’action n° 02 « Fiscalité des PME » correspondent :


– à une part significative des effectifs des services des impôts des entreprises (SIE), des pôles de contrôle et d’expertise (PCE), des pôles de recouvrement spécialisé (PRS), des Directions spécialisées du contrôle fiscal (ou DIRCOFI), de la DNEF, des brigades départementales de vérification (BDV), du service départemental de l’enregistrement (SDE), des brigades de contrôle et de recherche (BCR) et la direction des impôts des non-résidents (DINR).


– aux personnels contribuant à la mise en œuvre de cette action au sein des services centraux, des ESI, des centres des impôts fonciers (CDIF), des centres de contact (CDC), des équipes départementales de renfort, des directions régionales et départementales des finances publiques (DR/DFiP), des pôles de contrôle revenu/patrimoine (PCRP) et de la direction des créances spéciales du Trésor (DCST).


Entre le PAP 2023 et le PAP 2024, les effectifs augmentent de 422 ETPT (+2,2 %) en raison de l’évolution méthodologique évoquée à l’action 01.


L’action n° 02 mobilise 19 379 ETPT qui correspondent à 22,09 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

1 525 225 052

1 525 225 052

Rémunérations d’activité

932 952 746

932 952 746

Cotisations et contributions sociales

580 011 192

580 011 192

Prestations sociales et allocations diverses

12 261 114

12 261 114

Dépenses de fonctionnement

81 718 000

90 440 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

81 718 000

90 440 000

Dépenses d’investissement

26 100 000

24 550 000

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

26 100 000

24 550 000

Total

1 633 043 052

1 640 215 052

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (81,72 M€ en AE et 90,44 M€ en CP)


Ces dépenses se répartissent comme suit :


1) Fonctionnement des directions spécialisées du contrôle fiscal et de la direction nationale des enquêtes fiscales, qui s’élèvent à 9 ,8 M€ en AE et 18,5 M€ en CP.

Ces crédits financent des dépenses immobilières (1,3 M€ en AE et 10 M€ en CP) métiers (4,5 M€ en AE et en CP), informatiques (1 M€ en AE et en CP) et de fonctionnement courant (3 M€ en AE et en CP).

2) Remises diverses versées aux buralistes pour la vente de timbres, pour 20 M€ en AE et en CP.


3) Dépenses informatiques des services centraux directement rattachables à cette action, soit 46,58 M€ en AE et 46,60 M€ en CP.

Ces crédits se ventilent selon trois domaines d’activités :

  • la poursuite de la modernisation des activités de recouvrement des professionnels ainsi que des produits divers. Seront notamment poursuivis le maintien en condition opérationnelle et la modernisation de l’application MEDOC (mécanisation des opérations comptables ; assure le recouvrement des impôts de l’ensemble des professionnels) et de l’application ROCSP ;

  • la maintenance et la modernisation des applications de la sphère professionnelle. Ces crédits financeront en particulier les chantiers liés à la prise en compte des évolutions en matière de TVA, dont la mise en place du guichet unique (projet OSS), à la poursuite du projet ADELIE (compte fiscal des professionnels) et à la mise en service de la nouvelle version en 2024 du portail commun du recouvrement (portailpro.gouv.fr) qui associe la DGFiP, la DGDDI et l’URSSAF-CN ;

  • les évolutions nécessaires aux projets informatiques du contrôle fiscal et du contentieux, comme :

    ° EAI V2, qui vise à mettre en œuvre à la DGFiP les échanges automatiques d’informations dans le cadre de l’assistance administrative internationale ;

    ° PILAT, qui a pour objectif de transformer le système d’information relatif à la chaîne du contrôle fiscal afin de moderniser le travail du vérificateur et permettre le pilotage de l’activité ;

    ° Ficoba3, dont la refonte, amorcée en 2023, sera poursuivie (cf. supra partie sur les grands projets informatiques.


4) Les frais d’affranchissement, pour 4,8 M€ en AE et en CP.


5) Les frais de justice, dont ceux relatifs aux commissaires de justice engagés pour l’exercice des poursuites en matière de fiscalité des PME, pour 0,54 M€ en AE et en CP.

Les attributions de produits et fonds de concours (0,70 M€ en AE et CP) proviennent :

- des recettes résultant de la rémunération pour services rendus au titre de certaines prestations énumérées par le décret n° 2000-817 du 28 août 2000 (vente de publications et documents, mise à disposition d’informations statistiques) ;

- de la participation de la Commission européenne aux frais de fonctionnement liés au programme communautaire Fiscalis créé pour améliorer le fonctionnement des systèmes fiscaux dans le marché intérieur.

DÉPENSES D’INVESTISSEMENT (26,10 M€ en AE et 24,55 M€ en CP)


Ces crédits concernent l’acquisition de matériel tels que des serveurs, des logiciels ou l’achat de prestations, notamment au titre de l’application MEDOC.

 

ACTION     (26,4 %)

03 – Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

1 986 425 520

145 623 000

2 132 048 520

0

Crédits de paiement

1 986 425 520

145 523 000

2 131 948 520

0


L’action n° 03 correspond à l’assiette, au recouvrement et au contrôle des différentes recettes fiscales émanant essentiellement des particuliers.


La mise en œuvre de cette action s’appuie sur le réseau de la DGFiP. Elle bénéficie de la refonte des systèmes d’information et de la modernisation des procédures/qui permet une modernisation des procédures.

La stratégie d’accueil et de contact multicanal de la DGFiP lui permet d’assurer une grande disponibilité et réactivité pour les usagers. Tandis que l’accueil sur rendez-vous est maintenant proposé dans tous les SIP, la couverture de l’ensemble du territoire par des plateformes d’appels à distance a été achevée en 2023. Concernant le canal internet, un robot conversationnel a été mis en place en page d’accueil de la messagerie sécurisée.


La direction des impôts des non-résidents (DINR) est l’interlocuteur de référence des contribuables situés sur des territoires hors de la souveraineté nationale. Elle leur offre un large panel de services, avec par exemple la possibilité de payer tous les impôts, y compris locaux.

En matière de services dématérialisés, la DGFiP poursuit son objectif de généralisation des démarches en ligne grâce à une promotion volontariste et bienveillante, en particulier à l’égard des populations les plus fragiles, d’une offre numérique de qualité.

En termes de simplification, après une expérimentation en 2020, la « contemporanéisation » des aides fiscales versées dans le secteur des services à la personne est généralisée sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année 2022. La déclaration automatique a ainsi permis à plus de 11 millions de foyers fiscaux de n’avoir aucune démarche à effectuer pour déclarer leurs revenus.

De même, le parcours fiscalo-social unifié, mis en place en 2021 par la fusion de la déclaration sociale des indépendants et de la déclaration de revenus en ligne, a été consolidé et sécurisé en 2022 (ajout de contrôles afin de garantir la qualité des données collectées). Utilisé par plus d’1,6 million de travailleurs indépendants, il sera étendu à compter de 2023 à près d’un million d’usagers supplémentaires, avec l’intégration des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, et des travailleurs agricoles.

Le service en ligne de l’enregistrement a été ouvert en 2021 (avec la création du service national de l’enregistrement, qui assure l’assistance aux usagers). Il a vocation à couvrir la majorité des déclarations déposées dans cette matière (déclarations de dons, de cessions de droits sociaux et de succession), à l’exclusion des actes. S’agissant des déclarations des dons, le service a s’applique également depuis avril 2023 aux déclarations avec donations antérieures En 2024, le service en ligne sera enrichi de la possibilité de déposer les déclarations de succession sans droits (soit 95 % des déclarations de succession) par les notaires pour le compte de leurs usagers particuliers.


La mise en œuvre du prélèvement à la source (PAS) est désormais effective. La DGFiP veillera à conserver les bons résultats liées à sa gestion, à savoir le maintien d’un excellent taux de recouvrement (à plus de 99,5 % contre 99,4 % avant PAS) et de délais de paiement optimaux (réduction de près de 60 % des délais de paiement entre 2018 et 2020).

Les actions d’accompagnement à destination des usagers concernant le PAS continuent à être renforcées. Ainsi, une campagne de promotion du service « Gérer mon prélèvement à la source » a été engagée depuis juin 2022. Dans ce cadre, les usagers sont invités à déclarer sans tarder à l’administration fiscale les « évènements de vie » (mariage, naissance d’un enfant, etc.) susceptibles d’avoir un impact sur leur fiscalité et donc leur taux de PAS, afin que leur impôt s’adapte en temps réel à leur situation.


Concernant l’indicateur PAP relatif aux délais de publication en matière de publicité foncière, qui est un gage de qualité de service rendu aux usagers de la chaîne foncière, Les actions de maîtrise des délais de publication en matière de publicité foncière seront poursuivies en 2024 grâce à la montée en puissance des services d’appui à la publicité foncière créés dans le cadre des opérations de relocalisation, à l’optimisation des méthodes de travail (développement de la dématérialisation) et au renforcement du pilotage.

Dans le domaine de la fiscalité directe locale, en conséquence de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, la DGFiP s’est engagée dans une offre de services dématérialisés dédiés aux propriétaires appelée « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI ; cf. supra partie consacrée aux grands projets informatiques).

Après le premier volet de ce projet relatif à la consultation des biens immobiliers bâtis, disponible depuis l’été 2021, le deuxième volet déployé à compter de l’automne 2022, offre la possibilité de procéder aux démarches déclaratives foncières et de taxes d’urbanisme des propriétés bâties.

Ce nouveau service en ligne est s’assortit de nouvelles modalités de communication avec l’usager s’agissant de ses démarches foncières, avec l’instauration d’un dialogue dématérialisé, par voie de notification adressée à l’usager l’invitant à utiliser le service à chaque moment clé de la réalisation de son projet immobilier.

Cette logique de notification adressée à l’usager est aussi mise en œuvre dans le cadre de travaux de fiabilisation des bases fiscales, lors desquels l’usager est invité à décrire la consistance de son bien sur demande de l’administration afin de s’assurer du bien-fondé de sa base d’imposition aux impôts directs locaux. Ce dispositif a ainsi été utilisé dans le cadre de la généralisation de la détection des piscines non imposées s’appuyant sur les photographies aériennes de l’IGN (projet « Foncier innovant »).


Enfin, l’activité de contrôle des particuliers, tout comme celle de contrôle des professionnels, s’inscrit dans une stratégie nationale articulée autour de quatre axes :

- la sélectivité accrue de la programmation des contrôles afin d’améliorer leur ciblage et de détecter plus rapidement les fraudes ;

- la priorité accordée à la lutte contre la fraude, condition de l’égalité devant l’impôt et du civisme fiscal, dans une période de crise économique où la préservation de la cohésion sociale constitue un enjeu majeur. Cette priorité s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre toutes les fraudes aux finances publiques lancé en mai 2023 ;

- le renforcement de la relation à l’usager, par le traitement plus rapide des litiges et la recherche de la meilleure acceptation des contrôles en offrant une plus grande sécurité juridique ;

- l’importance du recouvrement.


effectifs



 ETPT

A+

358

A

6 581

B

12 121

C

9 562

Total

28 622


Les emplois affectés à la « Fiscalité des particuliers et fiscalité directe locale » correspondent :


– aux effectifs des services des impôts des particuliers (SIP), des services de la publicité foncière et de l’enregistrement (SPF-E), des pôles de contrôle revenu-patrimoine (PCRP) et des directions régionales et départementales des finances publiques (DR/DFiP) ;


– aux personnels exerçant des activités d’accueil fiscal et/ou de recouvrement de l’impôt des particuliers dans les trésoreries de proximité, dans les pôles de recouvrement spécialisé (PRS), dans les équipes départementales de renfort, dans les DR/DFiP et dans les centres de contact (CDC) ;


– aux personnels chargés du contrôle de la fiscalité des particuliers dans les pôles de contrôle et d’expertise (PCE), les BCR, les BDV, à la DNEF, à la DVNI et à la direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) ;


– aux personnels chargés des missions cadastrales des particuliers dans les CDIF, aux services d’appui à la publicité foncière (SAPF) et au service de la documentation nationale du cadastre (SDNC) ;


– aux personnels des centres de contacts, des ESI, de la direction des impôts des non-résidents (DINR), DCST, SDE, des DSCF ou DiRCOFi ;


– aux personnels d’administration centrale chargés de piloter l’activité.


Entre le PAP 2023 et le PAP 2024 l’action 03 voit ses effectifs diminuer de 56 ETPT (‑0,2 %), malgré le changement de méthode en raison des gains de productivité liés à la suppression définitive de la taxe d’habitation sur les résidences principales et de la contribution à l’audiovisuel public qui représentaient une part significative de l’activité des SIP.

Avec 28 622 ETPT et compte tenu de leur structure par catégorie, l’action n° 03 mobilise 28,77 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

1 986 425 520

1 986 425 520

Rémunérations d’activité

1 215 060 781

1 215 060 781

Cotisations et contributions sociales

755 396 086

755 396 086

Prestations sociales et allocations diverses

15 968 653

15 968 653

Dépenses de fonctionnement

119 223 000

116 823 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

119 223 000

116 823 000

Dépenses d’investissement

26 400 000

28 700 000

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

26 400 000

28 700 000

Total

2 132 048 520

2 131 948 520

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (119,22 M€ en AE et 116,82 M€ en CP)


Ces crédits regroupent :

- les dépenses de fonctionnement du service de la documentation nationale du cadastre et de la direction nationale des vérifications des situations fiscales (6,2 M€ en AE et 6,5 M€ en CP). Elles concernent l’immobilier (0,10 M€ en AE et 0,40 M€ en CP), les dépenses métiers (3,5 M€ en AE et en CP), l’informatique et la télécommunication (1,1 M€ en AE et en CP), ainsi que les charges courantes (1,5 M€ en AE et en CP) ;

- les dépenses d’affranchissement (70 M€ en AE et en CP), qui concernent essentiellement l’affranchissement informatique effectuée par les centres éditiques pour les campagnes fiscales et l’affranchissement mécanique effectué par certaines directions nationales et spécialisées ;

- les dépenses informatiques des services centraux directement imputées sur l’action n° 3 (42 M€ en AE et 39,3 M€ en CP). Ces dépenses visent à assurer la maintenance et les évolutions fonctionnelles et/ou réglementaires des applications liées à l’impôt sur le revenu (par exemple IRTAXATION, application de taxation IR-IFI sur rôle, ou TeleIR, qui permet la télédéclaration de l’impôt sur le revenu, développer le projet GMBI et achever le projet Foncier Innovant qui garantit une meilleure fiabilité des bases de la fiscalité directe locale ;

- les frais de justice, et notamment ceux relatifs aux commissaires de justice engagés par les directions locales des finances publique pour l’exercice des poursuites en matière de fiscalité des particuliers (1,02 M€ en AE et en CP).


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT (26,4 M€ en AE et 28,7 M€ en CP)


Ces crédits sont dédiés à des dépenses informatiques pour l’acquisition de matériel de type serveurs, de logiciels ou d’achat de prestations.

 

ACTION     (10,0 %)

05 – Gestion financière de l'État hors fiscalité

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

790 635 724

21 080 700

811 716 424

7 700 000

Crédits de paiement

790 635 724

21 210 000

811 845 724

7 700 000


L’action n° 05 « Gestion financière de l’État hors fiscalité » retrace l’intervention de la DGFiP en qualité d’opérateur des flux comptables et financiers de l’État, en particulier la mise en œuvre de la fonction comptable de l’État.


La DGFiP assure le recouvrement de recettes non fiscales émises par les services de l’État.


Ce périmètre d’activité se caractérise, d’une part, par la très grande diversité des natures de créances concernées (fiscalité de l’aménagement, fiscalité environnementale, récupération d’aides illégales et d’indus de toutes sortes...) et, d’autre part, par la destination du produit recouvré (recouvrement au profit du budget de l’État mais aussi pour le compte de tiers tels que des établissements publics, des collectivités locales…).


Dans le cadre de ces missions, la DGFiP contribue à l’efficacité de l’action interministérielle en renforçant les relations partenariales nécessaires à la mise en œuvre de certaines politiques publiques (lutte contre le travail illégal, détachement des travailleurs étrangers, etc.) et à la ré-ingénierie de certains produits non fiscaux. Elle œuvre en outre à moderniser la relation avec les redevables et les processus de paiement à travers le paiement en ligne (outil PayFiP permettant actuellement le paiement par carte bancaire ou prélèvement ; il proposera à partir de 2024 le paiement par virement simplifié) et l’amélioration des outils du recouvrement.


Garante de la régularité des dépenses de l’État, la DGFiP contribue au pilotage de la dépense publique et à la sécurité juridique de la chaîne des procédures de dépense, à travers ses missions de contrôle et de paiement des dépenses centrales et déconcentrées ainsi que de contrôle externe de l’utilisation de fonds publics. Elle travaille également à la mise en place de nouvelles organisations de la chaîne de la dépense en déployant les centres de gestion financière, structures placées sous l’autorité du comptable qui regroupent les centres de services partagés relevant de l’ordonnateur et les services facturiers.


La fonction de contrôle et de paiement des dépenses s’exerce selon des méthodes fondées sur une approche par les enjeux et par les risques, en cohérence avec le nouveau régime de responsabilité des gestionnaires publics. Elle s’accompagne d’un rôle renforcé de conseil au bénéfice des ordonnateurs.


Étroitement liée à l’exigence de transparence des comptes publics, la mission comptable de la DGFiP s’étend au-delà du seul enregistrement comptable des flux financiers. L’information financière et les différentes restitutions qu’elle produit visent en effet à fournir au gouvernement, au Parlement, aux ministères et services déconcentrés, à la Cour des comptes et aux instances européennes les informations requises sur l’exécution budgétaire et la comptabilité générale de l’État ainsi que sur la comptabilité nationale des administrations publiques.


Dans ce cadre, la DGFiP a pour mission de s’assurer, en application de la Constitution et de la loi organique relative aux lois de finances, que les comptes de l’État sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de son patrimoine et de sa situation financière. À ce titre, elle doit s’assurer du respect des procédures et diffuser les normes de contrôle interne comptable pour l’ensemble des ministères.


Les principaux axes d’amélioration mis en œuvre par la DGFiP sont :

- la poursuite de l’évolution des normes comptables, dans le souci d’améliorer la lisibilité des opérations ainsi que des états financiers et de faciliter la communication financière ;

- le renforcement du contrôle interne pour fiabiliser les comptes ;

- l’enrichissement de l’information financière ;

- la poursuite du développement du partenariat comptable avec les ministères.


La DGFiP offre également une gamme diversifiée de prestations de conseil et d’expertise pour les décideurs publics, encadrées par des engagements de service et articulées autour des missions régionales de conseil aux décideurs publics locaux (acteurs institutionnels et grandes collectivités, sur des projets structurants) ainsi que des conseillers aux décideurs locaux (conseil de proximité auprès de chaque collectivité).


La direction de l’immobilier de l’État (DIE) assiste le ministre dans sa fonction de représentant de l’État propriétaire et dans l’exercice des missions domaniales. Elle définit et s’assure de la mise en œuvre de la politique immobilière de l’État et de ses opérateurs, notamment grâce aux procédures de labellisation des projets et de validation des schémas de stratégie immobilière des administrations de l’État. Elle élabore la législation et la réglementation domaniales. Elle pilote les missions de gestion et d’évaluation domaniales.

Elle poursuit quatre grands objectifs :

  • mieux connaître et valoriser le patrimoine immobilier de l’État (73 Mds€ d’actifs au 31 décembre 2022) ;

  • rationaliser et optimiser la gestion immobilière de l’État (94 millions de m² au 31 décembre 2022) ;

  • moderniser le parc, notamment pour permettre à l’État de remplir ses missions dans de bonnes conditions (adaptation aux nouveaux modes de travail par exemple) et de piloter sa transition environnementale. Ainsi, dans le cadre de l’adaptation aux nouveaux modes de travail mis en exergue par la crise sanitaire, la DIE a défini de nouvelles lignes directrices d’occupation des espaces, traduites dans la circulaire de la Première ministre du 8 février 2023 ;

  • professionnaliser et renforcer l’attractivité de la fonction immobilière au sein de l’État. La réalisation de cet objectif s’appuie en particulier sur la montée en puissance de l’Agence de gestion de l’immobilier de l’État, créée en 2021, ainsi que sur le pilotage (conjointement avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique) d’une nouvelle feuille de route RH interministérielle de l’immobilier de l’État.


effectifs



Total

A+

152

A

2 869

B

5 063

C

3 073

Total

11 157


L’action consacrée à la « Gestion financière de l’État hors fiscalité » comprend une pluralité de missions :


_ la gestion des amendes dans les trésoreries amendes et les centres de contacts ;


– le contrôle et le paiement des dépenses de l’État, réalisés dans les DR/DFiP ;


– le recouvrement des recettes non fiscales de l’État, effectué dans les DR/DFiP, dans les trésoreries, dans les centres d’encaissement et à la DCST ;


– la gestion du domaine de l’État par les services des DR/DFiP ainsi que par la direction nationale d’interventions domaniales (DNID) ;


– la gestion de la paye par le service d’appui aux ressources humaines (SARH) et les DR/DFiP ;


– la tenue des comptes de l’État, réalisée dans les DR/DFiP, la DINR, les paieries régionales et départementales, les services des impôts des Particuliers (SIP), les services des impôts des Entreprises (SIE), les services de l’enregistrement (SDE) et les services de la Publicité Foncière et de l’Enregistrement (SPF-E) ;


– les prestations d’expertise et de conseil auprès des préfets et des entreprises, mises en œuvre dans les DR/DFiP.


S’y ajoutent également les personnels des services de contrôle budgétaire et comptable ministériel (SCBCM), de la direction spécialisée des finances publiques pour l’étranger (DSFiPE), des ESI, des équipes départementales de renfort, et des services centraux contribuant à la mise en œuvre de ces missions.


Les ETPT de l’action 05 augmentent de 968 ETPT (+9,5 %) par rapport au précédent PAP suite au changement méthodologique. À cela s’ajoute la forte progression des effectifs constatée lors du RAP 2022 : renfort des services informatiques et des métiers liés aux amendes (en raison des redéploiements d’effectifs décidés au bénéfice de l’information et du recouvrement des amendes) et création de nouveaux centres de contact des particuliers, ce qui a accru la proportion de l’action 05 au sein du programme.


Les emplois affectés à l’action n° 05 « Gestion financière de l’État hors fiscalité » s’élèvent à 11 157 ETPT et mobilisent 11,45 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

790 635 724

790 635 724

Rémunérations d’activité

483 617 659

483 617 659

Cotisations et contributions sociales

300 662 233

300 662 233

Prestations sociales et allocations diverses

6 355 832

6 355 832

Dépenses de fonctionnement

17 260 700

17 210 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

17 260 700

17 210 000

Dépenses d’investissement

3 820 000

4 000 000

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

3 820 000

4 000 000

Total

811 716 424

811 845 724

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (17,26 M€ en AE et 17,21 M€ en CP)

Ces crédits regroupent :

- les dépenses de fonctionnement de la direction nationale des interventions domaniales (DNID) et du centre amendes services (0,60 M€ en AE et 0,80 M€ en CP), se décomposant en dépenses immobilières (0,15 M€ en AE et 0,35 M€ en CP), dépenses métiers (0,30 M€ en AE et CP), dépenses informatiques (0,03 M€ en AE et en CP) et charges de fonctionnement courant (0,12 M€ en AE et CP) ;


- les frais d’affranchissement (13 M€ en AE et en CP) ;

- les dépenses informatiques des services centraux directement rattachable à cette action, soit 3,45 M€ en AE et 3,20 M€ en CP. Ces crédits sont destinés à financer le maintien en condition opérationnelle et les évolutions des applicatifs métiers de la gestion publique (gestion budgétaire et comptable de l’État, pensions, paye) tels que CHORUS (travaux d’interfaçage avec les applications de la DGFiP) et PAY (achèvement du projet Paysage de remplacement de l’application de gestion de la paie). Ils permettront également le transfert la gestion de l’infocentre des amendes ICAM au ministère de l’Intérieur.

- les frais de justice engagés par les directions locales des finances publiques pour l’exercice des poursuites en matière de recouvrement des amendes et des produits divers (0,21 M€ en AE et en CP).

Les attributions de produits et fonds de concours (7,7 M€ en AE et CP) proviennent principalement de recettes issues de la rémunération pour services rendus par la DGFiP au titre de la prise en charge de la paye mensuelle des agents d’organismes publics ayant une personnalité juridique distincte de celle de l’État.

DÉPENSES D’INVESTISSEMENT (3,82 M€ en AE et 4 M€ en CP)


Ces crédits correspondent à des dépenses consacrées aux « services applicatifs métiers » de la gestion publique directement rattachables à cette action , notamment les achats de matériels et de logiciels.

 

ACTION     (1,1 %)

06 – Gestion des pensions

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

79 156 089

12 257 630

91 413 719

600 000

Crédits de paiement

79 156 089

12 037 630

91 193 719

600 000


L’action n° 06 est intégralement mise en œuvre par les services déconcentrés de la DGFiP et le service des retraites de l’État (SRE), service à compétence nationale.

Cette action correspond pour l’essentiel à l’enregistrement des droits au compte individuel de retraite (CIR), à l’information retraite, au contrôle, à la liquidation et au paiement des droits à pension des agents de l’État. Les paiements sont imputés en dépense sur les programmes de la mission « Pensions » qui retracent les recettes et dépenses du compte d’affectation spéciale (CAS).  

Dans un cadre interministériel, le SRE poursuit la modernisation de la gestion des pensions, qui place dorénavant le régime des retraites de l’État comme interlocuteur unique du fonctionnaire, et continue d’animer une comitologie dense avec les ministères employeurs.

Ainsi, la DGFIP a achevé le 1er janvier 2023 la concentration du réseau des centres de gestion des retraites autour de 6 centres, dans le mouvement de relocalisation de ses services au profit de villes de taille moyenne.  

Dans le cadre de la stratégie de numérisation de la DGFiP, un objectif majeur confié au SRE est de tenir à jour les CIR de tous les fonctionnaires de l’État et de déployer l’espace numérique sécurisé de l’agent public (ENSAP), qui est devenu l’interface privilégiée entre le SRE et l’usager, qu’il soit actif ou retraité.  

Ces services en ligne permettent ainsi d’accompagner au long cours tant l’usager actif (simulation des futurs droits, transmission du dossier de départ en retraite) que retraité (bulletin de pension, attestation fiscale). D’ici 2024, l’usager disposera d’une messagerie sécurisée via l’ENSAP pour échanger avec le SRE.  

En outre, le service de dématérialisation des bulletins de paye via l’ENSAP est désormais proposé largement au sein de la sphère de l’État, comme en dehors (pour les collectivités publiques souhaitant l’utiliser).

Enfin, la DGFiP pilote le projet de refonte du système d’informations du SRE, en partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), gestionnaire de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL). Ces travaux lancés fin 2019 permettent aux deux organismes de partager les coûts de conception, de développement et de maintenance, de briques applicatives mutualisées dédiées à la liquidation, la concession et le paiement des pensions, et d’accéder à un seul référentiel d’usagers (actifs et retraités) pour les trois fonctions publiques.

Ce programme est entré en phase de production en 2023, avec en particulier la mise à disposition des gestionnaires des deux régimes d’un référentiel clients commun et, pour le versant État, d’un premier lot de la chaîne de paiement des pensions (retraite des combattants et Légion d’Honneur). Sur recommandations de la Cour des comptes, le pilotage a été unifié mi‑2023 pour sécuriser l’atterrissage du programme, qui devrait s’achever en 2024 avec notamment la mise en production de la nouvelle chaîne de paiement de l’ensemble des pensions de l’État, soit un flux mensuel de 2,4 millions de pensions.


Dans le même temps, le SRE met en œuvre les différentes dispositions de la réforme des retraites promulguée en avril 2023.


effectifs



 ETPT

A+

13

A

300

B

557

C

234

Total

1 104


Les 1 104 ETPT de l’action n° 06 « Gestion des pensions » ont pour missions principales :


- l’enregistrement des droits et l’information des pensionnés ;


- le contrôle et la liquidation des droits à pensions de retraite et d’invalidité ;


- le paiement des droits à pensions.


Ils correspondent aux effectifs du service des retraites de l’État (SRE), de services des directions participant à la

gestion des pensions par les centres de gestion des retraites et à une part des services informatiques et des services centraux.


Les effectifs de l’action 06 sont en hausse de 119 ETPT (+12,1 %) par rapport au PAP 2023, suite à l’évolution méthodologique décrite à l’action 01.


L’action n° 06 mobilise 1 104 ETPT et 1,15 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

79 156 089

79 156 089

Rémunérations d’activité

48 418 357

48 418 357

Cotisations et contributions sociales

30 101 405

30 101 405

Prestations sociales et allocations diverses

636 327

636 327

Dépenses de fonctionnement

12 257 630

12 037 630

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

12 257 630

12 037 630

Total

91 413 719

91 193 719

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (12,26 M€ en AE et 12,03 M€ en CP)


Ces crédits regroupent :


- les dépenses de fonctionnement du SRE (7,4 M€ en AE et en CP) recouvrent :

  • les dépenses associées au projet de mutualisation des systèmes d’information MutSI. Le respect de l’échéance finale de ce projet en 2024 nécessitera une forte mobilisation du SRE, avec des étapes cruciales à franchir (bascule du reste des pensions du SRE dans le système d’information de paiement mutualisé à mi‑2024 par exemple) et la prise en charge de la maintenance d’une part importante du système d’information mutualisé ;

  • la maintenance et l’évolution du système d’information retraite (3,0 M€ en AE et en CP). Il s’agira en particulier d’achever le déploiement de la retraite progressive prévue par la réforme des retraites de 2023, dont le processus de gestion est intégralement dématérialisé d’entrée, et de renforcer la participation du SRE à l’inter-régimes de retraite (en poursuivant par exemple les travaux nécessaires au raccordement au répertoire général des carrières unique (RGCU)) ;

  • les charges liées à l’activité courante du SRE (dépenses immobilières, dépenses métiers et dépenses de fonctionnement courant ; 0,7 M€ en AE et en CP), dont l’intégration des coûts immobiliers du site de Guérande, la poursuite du renforcement de la politique de formation continue des agents dans un contexte de nombreuses mutations (réforme des retraites, projets de modernisation su système d’information) et des actions de communication vers les employeurs, l’inter-régimes (travaux de mutualisation avec la CNRACL) et les usagers. Par ailleurs, la poursuite de la dématérialisation de processus de gestion permet d’envisager une diminution des coûts d’affranchissement de SRE (80 k€, soit une baisse de 20 k€ par rapport à 2023) ;


- des dépenses d’affranchissement (1 M€ en AE et CP) ;


- les dépenses informatiques des services centraux directement rattachable à cette action, soit 3,89 M€ en AE et 3,65 M€ en CP. Ces crédits financent la production et les développements dess projets majeurs du SRE tels que l’ENSAP, le CIR et le RGCU . L’année 2024 verra également l’adaptation des applicatifs à la réforme des retraites.


Les attributions de produits et fonds de concours (0,60 M€) proviennent des recettes résultant de la rémunération pour services rendus au titre de prestations fournies par la DGFiP au profit de l’établissement de retraite additionnelle de la fonction publique.

 

ACTION     (16,4 %)

07 – Gestion financière du secteur public local hors fiscalité

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

1 281 982 631

46 814 000

1 328 796 631

530 000

Crédits de paiement

1 281 982 631

48 016 200

1 329 998 831

530 000


L’action nº 07 correspond à la tenue des comptes des collectivités locales et établissements publics locaux, au paiement de leurs dépenses et au recouvrement de leurs recettes, ainsi qu’aux missions de conseil budgétaire, fiscal et financier assurées à leur bénéfice par les services de la DGFiP.

 

La dématérialisation dans le secteur public local est une priorité de la DGFiP en ce qu’elle allège et sécurise les travaux des collectivités. Elle s’appuie sur une normalisation des échanges dématérialisés entre comptable et ordonnateur. L’action conduite vise à renforcer l’offre de dématérialisation, d’une part, dans son déploiement auprès des organismes publics locaux (OPL) et, d’autre part, dans l’offre de service faite en la matière aux différents partenaires (ordonnateurs et juridictions financières).

L’offre de conseil aux décideurs publics locaux a été renforcée depuis 2020, avec le déploiement, dans le cadre du nouveau réseau de proximité de la DGFiP, d’un réseau de conseillers aux décideurs locaux (CDL). Ce réseau atteindra sa cible finale fin 2023 avec près de 1 000 conseillers afin que chaque EPCI dispose de son conseiller dédié.

 

Cinq principaux axes de progrès sont poursuivis en matière de recouvrement des recettes :

  • la modernisation des processus d’encaissement, en favorisant le développement des moyens de paiement dématérialisés. La DGFiP propose ainsi un outil de paiement en ligne, PayFiP, pour le paiement des factures émises par les entités publiques adhérentes. À côté du paiement par carte bancaire ou prélèvement sera proposé à partir de 2024 le paiement par virement simplifié ;l’intensification des mesures d’optimisation du recouvrement des produits locaux et la simplification du processus d’admission en non-valeur des créances locales ;

  • la sélectivité des poursuites en lien avec la Cour des comptes ;la dématérialisation de l’envoi des avis des sommes à payer, des actes de relance et de poursuites. Préfigurée depuis 2021, la possibilité systématique de payer les créances publiques en ligne est un des chantiers inscrit dans le cadre d’objectifs et de moyens de la DGFiP pour la période 2023-2027 ;l’optimisation des renseignements mis à disposition du comptable et la fiabilisation des données relatives aux débiteurs.

 

 

La DGFiP définit, en relation avec ses partenaires institutionnels (DGCL, DGOS, etc.), la réglementation budgétaire et comptable des collectivités ainsi que des OPL. Le réseau de ses comptables publics assure la tenue quotidienne des comptabilités publiques locales et met, en étroite collaboration avec le CDL, ses informations à la disposition des ordonnateurs à des fins de suivi budgétaire et patrimonial.

 

En outre, la DGFiP, via le « Pôle national d’analyse des comptes » (PNAC), centralise les comptes papiers produits dans toutes les collectivités locales de France et assure le suivi de la circulation de ceux-ci (demandes des chambres régionales des comptes, de la Cour des comptes, etc.) ; il veille à la production et à la complétude des comptes, et contribue à la maîtrise des risques financiers. Enfin, ce pôle réalise des contrôles métiers pour s’assurer que les principaux risques financiers liés à l’exercice du métier par le comptable public local sont couverts.

 

La DGFiP accompagne par ailleurs la certification des comptes des établissements publics de santé et suit l’expérimentation de la certification des comptes de 25 collectivités territoriales engagée depuis 2016 et pilotée par la Cour des comptes. Après un premier exercice d’intervention des commissaires aux comptes sur les comptes 2020, l’expérimentation a été prolongée d’une année supplémentaire par la loi de finances pour 2023, pour les états financiers de l’exercice 2023. Le Gouvernement a remis au Parlement, le 4 juillet 2023, son rapport définitif sur cette expérimentation, qui comporte :

- le constat partagé des effets positifs de la certification (enrichissement de la qualité comptable, renforcement du contrôle interne, approfondissement de la relation entre l’ordonnateur et le comptable), dans le cadre d’une très forte mobilisation des collectivités locales ;

- la recommandation d’une certification des comptes sur la base du volontariat pour les collectivités locales les plus importantes à compter de 2028 et le recours à des dispositifs alternatifs pour les autres. Ainsi, la feuille de route stratégique de la DGFiP prévoit de poursuivre la promotion de la synthèse de la qualité des comptes.

Enfin, la DGFiP pilote, en lien avec la direction générale des collectivités locales (DGCL), l’expérimentation du compte financier unique (CFU). Vecteur d’amélioration de la qualité des comptes et de simplification administrative, il a vocation à se substituer aux comptes de gestion et compte administratif. Le périmètre de l’expérimentation, composé de 2 500 collectivités volontaires fin 2022, a été élargi à près de 2 300 collectivités supplémentaires grâce à la loi de finances pour 2023.

 

Les principaux axes d’amélioration mis en œuvre par la DGFiP en matière de comptabilité locale sont :

  • la poursuite de la rénovation et de la rationalisation des instructions budgétaires et comptables du secteur local avec la fin du déploiement, initié en 2022, du référentiel budgétaire et comptable M57 auprès de collectivités volontaires en vue de sa généralisation ;

  • le renforcement du contrôle interne pour fiabiliser les comptes. L’expérimentation de la certification des comptes locaux (cf. supra) constitue un aiguillon puissant pour faire progresser la culture du contrôle interne au sein des collectivités locales, les incitant notamment à documenter leurs procédures et à initier une démarche de maîtrise des risques. Par ailleurs, dans le cadre de l’entrée en vigueur du nouveau régime de responsabilité des gestionnaires publics, la DGFiP s’est engagée dans une démarche d’accompagnement des collectivités locales en matière de contrôle interne via la mise à disposition d’outils simples et pédagogiques. Elle a ainsi confectionné à l’intention des plus petites collectivités locales un livret pour les aider à maîtriser leurs risques financiers et comptables dans des domaines clefs (commande publique, paye, subventions, régies) ;

  • le développement du partenariat comptable avec les gestionnaires locaux, y compris le volet formation ;la mise en œuvre de la facturation électronique qui vise à simplifier et accélérer les processus de gestion des entreprises et des entités publiques.

 

Le déploiement de ces actions doit s’appuyer sur un système d’information revu à l’aune de la transformation des métiers et des nouvelles offres de services tout en intégrant les derniers standards informatiques, notamment en matière d’ergonomie. Après une étude de cadrage menée en 2023, la DGFiP lancera ainsi une refonte de l’application de tenue des comptes, Hélios.

 

 

effectifs

 

 

 ETPT

A+

344

A

4 302

B

9 072

C

4 208

Total

17 926

 

 

L’action relative à la « Gestion financière du secteur public local hors fiscalité » s’appuie, pour la réalisation de ses missions, sur les moyens suivants :

 

– l’ensemble des effectifs de la direction spécialisée des finances publiques pour l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (DSFP AP-HP) ;

 

– les personnels des trésoreries (amendes, secteur public local, hôpitaux), des paieries départementales et régionales, des services de gestion comptable, des DR/DFiP, des ESI, des équipes départementales de renfort (EDR) et des services centraux contribuant à la mise en œuvre de cette action.

 

Entre le PAP 2023 et le PAP 2024, les effectifs de l’action 07 augmentent de 29 ETPT(+0,2 %) en raison du changement méthodologique.

 

L’action n° 07 comptabilise 17 926 ETPT et mobilise 18,57 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

1 281 982 631

1 281 982 631

Rémunérations d’activité

784 165 730

784 165 730

Cotisations et contributions sociales

487 511 186

487 511 186

Prestations sociales et allocations diverses

10 305 715

10 305 715

Dépenses de fonctionnement

42 214 000

44 016 200

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

42 214 000

44 016 200

Dépenses d’investissement

4 600 000

4 000 000

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

4 600 000

4 000 000

Total

1 328 796 631

1 329 998 831

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (42,21 M€ en AE et 44,01 M€ en CP)


Ces crédits regroupent :  

- les dépenses de fonctionnement de la direction spécialisée des finances publiques pour l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (DSFP AP-HP) et des pôles inter-régionaux d’apurement administratif (0,81 M€ en AE et 2,12 M€ en CP), regroupant les dépenses d’immobilier (0,64 M€ en AE et 1,36 M€ en CP), métiers (0,26 M€ en AE et CP), informatiques (0,06 M€ en AE et CP pour l’informatique) et de fonctionnement courant (0,43 M€ en AE et CP) ;


- les dépenses d’affranchissement (22 M€ en AE et en CP) ;


- les dépenses informatiques de centrale directement rattachable à cette action, soit 19,30 M€ en AE et 19,8 M€ en CP. Ces dépenses sont principalement liées à l’application Hélios (poursuite de l’industrialisation de la dématérialisation et du développement de restitutions plus performantes, frais de maintenance). Ces crédits financent également le développement et le maintien en condition opérationnelle des applications CDG-SPL (outil de production des comptes de gestion dématérialisés du SPL) et TIPI (télépaiement des services (cantine, crèche, factures d’eau, etc) des collectivités locales), ainsi que l’engagement,en 2024, de la refonte des outils de gestion des collectivités d’outre-mer sera engagée avec le projet S2ICLOM ;  

- les frais de justice engagés pour l’exercice des poursuites relatives aux produits locaux (0,10 M€ en AE et en CP).


Les attributions de produits et fonds de concours (0,53 M€) proviennent des produits de la rémunération pour services rendus au titre de la mise en place d’une procédure spécifique de débit d’office pour le recouvrement des prêts accordés aux collectivités et établissements publics locaux par des organismes bancaires, d’une part, et de la diffusion d’informations par voie télématique et serveur vocal auprès d’usagers extérieurs à l’administration, d’autre part.  

DÉPENSES D’INVESTISSEMENT (4,6 M€ en AE et 4 M€ en CP)


Ces crédits d’investissement correspondent principalement aux dépenses informatiques prévues pour le projet Hélios dans le cadre notamment de la poursuite de la dématérialisation.

 

ACTION     (0,7 %)

08 – Gestion des fonds déposés

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

56 047 932

2 513 000

58 560 932

8 280 000

Crédits de paiement

56 047 932

2 463 000

58 510 932

8 280 000


L’action n° 08 correspond aux services bancaires rendus non seulement aux organismes publics, correspondants du Trésor, qui ont pour obligation de déposer leurs fonds auprès de l’État, mais aussi à la clientèle de la CDC (notaires, organismes de protection sociale, personnes protégées par la loi, etc.), pour laquelle la DGFiP agit en qualité de prestataire de services essentiels externalisés (PSEE).


En tant que banque des organismes qui ont l’obligation de dépôt de fonds au Trésor, la DGFiP poursuit la montée en gamme des services financiers et des prestations bancaires qu’elle leur fournit, conformes aux standards de la place bancaire (gestion monétique, outils de paiement en ligne, etc.), notamment en modernisant les outils de tenue des comptes bancaires, la banque en ligne mise à disposition des organismes et offrant des protocoles d’échanges correspondants aux besoins des clients.


S’agissant de la clientèle de la CDC, l’activité de PSEE s’exerce dans le cadre d’une relation partenariale conventionnelle. Une nouvelle version de la convention est entrée en vigueur au 1er janvier 2023, pour une durée de cinq ans, avec une clause de bilan à mi-échéance afin de définir les modalités de son éventuelle reconduction.


effectifs



 ETPT

A+

8

A

176

B

378

C

250

Total

812

L’action n° 08 « Gestion des fonds déposés » est articulée autour de deux missions :


- préposé de la Caisse des dépôts et consignations,


- gestionnaire des comptes de dépôt de fonds au Trésor (collectivités locales, établissements publics nationaux et locaux, régisseurs d’État ou du secteur local).


Ces missions sont principalement exercées dans les directions régionales et départementales des finances publiques, dans les trésoreries, les paieries départementales, ainsi qu’en administration centrale.


L’action 08 est en hausse de 79 ETPT (+10,8 %) par rapport au PAP 2024, suite au changement méthodologique opéré lors du RAP 2022. L’action n° 08 mobilise 812 ETPT et 0,81 % du total des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

56 047 932

56 047 932

Rémunérations d’activité

34 283 512

34 283 512

Cotisations et contributions sociales

21 313 857

21 313 857

Prestations sociales et allocations diverses

450 563

450 563

Dépenses de fonctionnement

2 513 000

2 463 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

2 513 000

2 463 000

Total

58 560 932

58 510 932

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (2,51 M€ en AE et 2,46 M€ en CP)


Ces crédits concernent principalement les dépenses informatiques directement rattachables à cette action, pour un montant de 2,5 M€ en AE et 2,45 M€ en CP, relatives au développement de l’application de tenue des comptes au Trésor pour les clients institutionnels CEP et du nouveau projet BANKFiP.


Les attributions de produits et fonds de concours (8,28 M€) proviennent de l’intéressement sur la qualité des prestations réalisés par le réseau de la DGFiP versé par la CDC au titre de l’activité de préposé. Ce versement s’effectue en application de la convention de partenariat CDC-DGFiP et en complément du remboursement à l’État des dépenses engagées par la DGFiP pour cette mission.


 

ACTION     (23,3 %)

09 – Soutien

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

1 044 291 971

837 784 330

1 882 076 301

740 000

Crédits de paiement

1 044 291 971

882 152 464

1 926 444 435

740 000


L’action n° 09 regroupe les crédits des fonctions transversales et des dépenses indivises, ayant pour vocation d’intervenir en support des autres actions « métier » du programme. Elle comporte :

  • les effectifs de la DGFiP qui exercent des missions transversales permettant aux autres acteurs du programme de réaliser leurs tâches (exemples de l’audit et du contrôle interne, de la gestion des ressources humaines et des moyens ou de l’informatique) ;

  • l’ensemble des dépenses indivises mises en œuvre dans le réseau de la DGFiP sur les titres 3 (dépenses de fonctionnement) et 5 (dépenses d’investissement). Les possibilités d’affectation directe des dépenses en cause sur une seule action étant, par construction, limitées dans un tel réseau, les dépenses indivises représentent une part importante des moyens des titres 3 et 5 du programme. Afin d’assurer toute la lisibilité et transparence requises, la ventilation de ces dépenses indivises est assurée dans le cadre de l’analyse des coûts des actions.


Dans le cadre de son cadre d’objectifs et de moyens 2023-2027, la DGFiP se fixe pour ambition de consolider et moderniser l’ensemble de ses grandes missions. Au service de ces ambitions, elle veillera à renforcer l’accompagnement de ses agents, à adapter la formation et à renforcer son attractivité. La résorption de la dette technique informatique et la modernisation numérique constitueront également une de ses principales priorités. L’engagement collectif en matière d’éco-responsabilité se traduira dans ses objectifs de réduction de l’empreinte carbone des bâtiments, des équipements informatiques, des déplacements et des achats. L’action n° 9 contribuera ainsi à la mise en œuvre de ces orientations.


effectifs



 ETPT

A+

487

A

6 522

B

3 746

C

2 027

Totaux

12 812


Les effectifs affectés à l’action « Soutien » comprennent : les personnels affectés sur des fonctions transversales et de support (RH, formation, gestion du budget, contrôle de gestion, …) en directions régionales et départementales des finances publiques, recettes des finances, directions nationales et spécialisées et au sein de l’administration centrale. Il s’agit de l’ensemble des activités de la DGFiP permettant aux autres acteurs du programme de réaliser leurs missions.


Cette action inclut également les effectifs ne pouvant être rattachés directement à des fonctions métier (stagiaires des écoles, agents à disposition d’autres programmes, etc.) : le périmètre de l’action est donc plus large que la notion de fonction support.


Les effectifs de l’action 09 sont en forte diminution entre le PAP 2023 et le PAP 2024 (‑2 350 ETPT, soit ‑15,5 %). Ceci s’explique par le changement de méthode annoncé lors du RAP 2022. Les agents en congé longue maladie et les services communs qui étaient rattachés auparavant à l’action soutien sont désormais ventilés entre les actions métiers.


Avec 12 812 ETPT, l’action n° 09 mobilise 15,13 % des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

1 044 291 971

1 044 291 971

Rémunérations d’activité

638 774 626

638 774 626

Cotisations et contributions sociales

397 122 398

397 122 398

Prestations sociales et allocations diverses

8 394 947

8 394 947

Dépenses de fonctionnement

752 293 104

807 313 668

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

752 293 104

807 313 668

Dépenses d’investissement

85 031 226

74 378 796

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

60 953 300

52 030 912

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

24 077 926

22 347 884

Dépenses d’intervention

460 000

460 000

Transferts aux autres collectivités

460 000

460 000

Total

1 882 076 301

1 926 444 435

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (752,29 M€ en AE et 807,31 M€ en CP)


Les dépenses de fonctionnement que porte cette action regroupent :


1. Les dépenses immobilières (263,63 M€ en AE et 304,70 M€ en CP).


  1.1. Des objectifs ambitieux de densification, d’accessibilité, de sécurisation et d’écoresponsabilité

Un premier objectif sera de poursuivre la réorganisation territoriale de la DGFiP, avec l’achèvement de la mise en place du nouveau réseau de proximité (NRP ), d’une part, et la prolongation de la relocalisation de services situés en Île-de-France et dans les grandes métropoles vers des territoires ruraux et péri-urbains.

En parallèle de ces opérations, un deuxième objectif sera de densifier des sites nouvellement rénovés, dans le cadre notamment de la mise en œuvre la circulaire de la Première ministre du 8 février 2023 relative à la nouvelle doctrine d’occupation des immeubles tertiaires de l’État. Il s’agira ainsi de poursuivre les efforts menés ces dernières années par la DGFiP en la matière (baisse de 32 % du nombre de bâtiments entre 2018 et 2022, pour atteindre 2003 locaux, représentant 2,65 millions de m² ; diminution de 10 % des surfaces occupées en surface utile brute sur la même période, pour atteindre un peu plus de 2,5 millions de m²) .

La DGFiP garantira par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie multicanal, l’accessibilité de ses services pour tous les publics. Ainsi, la rénovation des accueils se poursuivra pour améliorer leur ergonomie et en développant un visuel propre à la DGFiP.

Parallèlement, en matière de maintien de la qualité du parc, la DGFiP s’inscrit dans une démarche d’amélioration des conditions de vie au travail (traitement de l’amiante, mise aux normes, agencement des bureaux, etc.). Elle accompagne dans ce cadre la mise en œuvre des agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP).


La DGFiP va également mettre en œuvre un plan de sécurisation pour faire face à la hausse des agressions perpétrées contre les agents de la DGFiP. En matière immobilière, il comprendra des travaux visant notamment à la mise en place d’espaces de réception avec chemin de fuite, l’installation de boutons anti-agression de contrôle d’accès et pouvoir recourir à la vidéosurveillance.


Afin de garantir la continuité de ses services dégradés à la suite des émeutes de juin 2023, la DGFiP a financé de premières mesures de nettoyage/dépollution, de relogement des agents et de sécurisation de ses sites. Ces actions seront complétées par la réhabilitation des infrastructures les plus touchées, dont les travaux débuteront fin 2023.


Axe fort de sa feuille de route stratégique, les enjeux écologiques conduiront la DGFiP à réduire l’impact environnemental de son patrimoine immobilier, dans le prolongement de sa démarche de service public écoresponsable ÉcoFIP.

La sobriété énergétique et l’adaptation au changement climatique seront prises en compte de façon systématique dans les nouveaux projets immobiliers, que ce soit pour la construction, la rénovation, l’acquisition ou la prise à bail de bâtiments.

Son action en matière immobilière portera également sur :

  • l’accélération de l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques ;

  • l’installation de places de stationnement sécurisées pour vélos pour ses agents et, dans les sites accueillant du public, pour les usagers ;

  • le déploiement d’un outil de suivi des fluides ;

  • un engagement à ne plus acheter de chaudières au fioul ou à réaliser de travaux lourds de réparation de ces chaudières et à les supprimer intégralement de son parc immobilier d’ici 2029.


Enfin, dans le cadre du passage à la TOIP/VoIP, un marché pluriannuel pour le renouvellement des centrales d’alarme a été notifié en 2022, pour une durée de 5 ans et un coût de 20,8 M€.


  1.2. La nature des dépenses pour mettre en œuvre ces orientations en matière immobilière


- Les loyers, hors charges locatives et hors dépenses consacrées à la location de salle pour les formations et concours, qui relèvent de l’activité « formation » (109,4 M€ en AE et 85,8 M€ en CP).

La gestion 2024 sera marquée par des prises à bail de nouveaux locaux suite aux émeutes de juin 2023 ou découlant de l’évolution des services (exemple de la prise à bail de nouveaux locaux pour installer les renforts du service des systèmes d’information, nécessaires pour mener à bien dans les délais les projets numériques).

- Les dépenses d’énergie et de fluides (19,71 M€ en AE et 88 M€ en CP). Le décalage en AE/CP s’explique par l’engagement pluriannuel des marchés de fluides pour un paiement annuel de ceux-ci, dans un contexte où peu seront engagés en 2024, tandis que les CP s’écouleront selon un rythme annuel.

- L’entretien courant (40,59 M€ en AE et 38 M€ en CP) et l’entretien lourd (35,42 M€ en AE et 31,85 M€ en CP) des bâtiments dont les charges locatives et de copropriété.

- Les services tels que les frais de gardiennage, nettoyage et de collecte des déchets (42,26 M€ en AE et 45 M€ en CP).

- Les autres dépenses, qui comprennent notamment les impôts liés à l’immobilier (15,5 M€ en AE et 15,3 M€ en CP).


2. Les dépenses métiers (171,57 M€ en AE et 179,11 M€ en CP).

Elles comportent :

- les frais liés à l’affranchissement (62,50 M€ en AE et en CP). La DGFiP poursuivra sa politique de stabilisation de ces dépenses, en utilisant les leviers de la maîtrise des volumes de plis, de diminution des coûts et de la progression vers le recours à la lettre recommandée électronique ;

- les frais de justice (16 ,11 M€ en AE et en CP) ;

- les travaux d’impression (18,20 M€ en AE et 25,34 M€ en CP). La forte réduction de la consommation de papier sera poursuivie grâce, notamment, au projet de visa dématérialisé et par le renforcement des échanges dématérialisés avec les contribuables ;

- les frais de déplacement (hors formation) nécessaires aux missions (38 M€ en AE et en CP) ;

- les frais bancaires (36 M€ en AE et en CP). Ces frais comprennent notamment les coûts liés au prestataire monétique de la Banque de France, au fonctionnement du service de paiement de proximité auprès des buralistes agréés ainsi que ceux liés à la prise en charge des opérations d’approvisionnement/dégagement de fonds des comptables publics et de leurs régisseurs.


3. Les dépenses informatiques (242  M€ en AE et 247 M€ en CP).


Dans le cadre de sa feuille de route stratégique 2023-2027, la DGFiP s’est fixée pour ambition de renforcer son système d’information et d’exploiter pleinement le domaine des données.

Pour consolider le système d’information tout en réussissant la transformation numérique, les évolutions du système d’information seront articulées autour de trois grands axes :

  • garantir la maîtrise technique du système d’information par la résorption de la dette technique et la mise à niveau régulière du système ;

  • réussir les projets numériques en associant les utilisateurs ;

  • transformer le système d’information notamment à travers l’informatique en nuages.


Par ailleurs, la DGFiP s’est fixée des objectifs de réduction de l’empreinte carbone des infrastructures du système d’information. A ce titre, l’efficacité énergétique des centres de données sera améliorée.


Les crédits pour les dépenses de fonctionnement informatiques doivent permettre de :

  • maintenir en condition opérationnelle (MCO) les applications existantes ;

  • développer des applications supports et transverses hors ressources humaines, notamment les référentiels métiers et les portails de la DGFiP (NRP ou TOPAD) ;

  • financer les dépenses bureautiques, qui tendent à augmenter, en lien avec le télé-travail ;

  • renforcer la sécurité des agents par l’achat de téléphones grand danger.


Plus précisément, les crédits finançant les dépenses de MCO se répartissent entre :

- des dépenses visant à accélérer la résorption de la dette technique. Pour ce faire, il est nécessaire tout d’abord de mieux identifier les enjeux associés à la dette technique par la mise en place d’indicateurs fonctionnels et financiers portant sur l’ensemble des volets de la dette technique, puis de prioriser les investissements, en incluant la problématique de la cybersécurité. Afin notamment d’éviter la reconstitution de la dette technique, la transition des applications vers l’informatique en nuages sera une priorité ;

- un socle composé de dépenses récurrentes d’infrastructures nécessaires au fonctionnement des systèmes (réseau, hébergement, exploitation, sécurité….) dans un contexte de renforcement de la sécurisation d’un système d’information davantage ouvert ;

- les dépenses annuelles nécessaires aux travaux d’entretien technique des applications, afin de stabiliser la dette technique et garantir la continuité de fonctionnement, le coût et l’évolutivité du parc applicatif de la DGFiP ;

- des dépenses liées au renforcement de l’interconnexion des différentes applications informatiques pour limiter les ruptures ;

- des dépenses liées aux métiers industriels (éditique, centres d’encaissement, service Imprim’FiP) ;

- des dépenses liées aux supports techniques (acquisition de matériels et logiciels, supervision, , prestations de conception, etc.) ;

- des dépenses de développement des applications supports et transverses, notamment les référentiels métiers et les portails de la DGFiP ;

- des applications de ressources humaines ;

- des dépenses de bureautique de l’administration centrale dans le cadre du télé-travail.


Les crédits inscrits au titre des nouveaux projets permettront notamment de :

- développer des nouvelles technologies de télécommunication pour rénover la relation avec les usagers (robot, tablette, smartphone) ;

- développer des outils numériques pour simplifier les démarches des usagers (développement des API pour partager les données) ;

- prolonger la dématérialisation des procédures (déploiement de la signature électronique par exemple).


Les crédits prévus pour l’informatique des services déconcentrés (16 M€ en AE et en CP) comprennent les achats de services informatiques et de logiciels et le renouvellement de matériels et consommables micro-informatiques.

Les crédits budgétés pour les dépenses de frais de réseau (18 M€ en AE et en CP) concernent les frais d’abonnement et de connexions.

Les crédits pour les télécommunications (28 M€ en AE et 27 M€ en CP) doivent porter les évolutions en profondeur de la téléphonie de la DGFiP, dans le cadre de la rénovation de la relation avec les usagers et notamment du développement des centres de contact.


4. Les charges de fonctionnement courant (75 M€ en AE et 76 M€ en CP).


Ces charges comprennent en particulier l’enveloppe de crédits finançant la participation croissante de la DGFiP au fonctionnement du réseau « France Services ».

Elles concernent également certaines des actions prévues dans le plan de transition énergétique, comme :.

  • la réduction de l’impact carbone des déplacements des agents. A ce titre, la DGFiP a lancé un plan de mobilité, comprenant en particulier l’électrification des deux-tiers du parc des véhicules de service d’ici 2027 ;

  • l’accentuation de sa politique en faveur des achats responsables, en intégrant dans ses nouveaux contrats des dispositions visant à réduire l’empreinte carbone de ses achats et des déchets qui en résultent. Elle poursuivra, en lien avec le Secrétariat général du ministère, les démarches pour obtenir le label relations fournisseurs et achats responsables.


Les attributions de produits et fonds de concours (0,74 M€) proviennent des rémunérations pour services rendus au titre de certaines prestations fournies par la DGFiP (notamment versées par l’Agence française d’expertise technique internationale) et des recettes des produits de cession de biens mobiliers bénéficiant à la DGFiP.


Dépenses d’investissement (85 M€ en AE et 74 M€ en CP)


Ces crédits regroupent :


- les investissements informatiques (41 M€ en AE et 36 M€ en CP), destinés notamment au financement : 

  • de besoins liés à la politique de stockage et de sauvegarde ;

  • du maintien en condition technique du système d’information ;

  • d’applications relatives aux ressources humaines ;

  • de services bureautiques ;


- les dépenses d’investissement immobilier (30,3 M€ en AE et 27,3 M€ en CP).

Il s’agira d’achever la mise en place du nouveau réseau de proximité et de poursuivre la relocalisation des services dans les territoires (qui nécessite des travaux d’ampleur dans les sites destinés à accueillir les personnels à reloger).Ainsi, se poursuivront en 2024-2025 des opérations de relocalisations (Perpignan et Carpentras prévues en 2024) et de réhabilitations de sites existants, avec un accent mis sur le volet énergétique.

La continuation des travaux de remise aux normes des bâtiments DGFiP, dégradés à l’occasion des émeutes de juin 2023, mobilisera une enveloppe de CP importante sur 2024.

Ces crédits prennent également en compte les travaux de rénovation requis dans le cadre du renforcement de la sécurité des agents.


- l’achat de véhicules, notamment dans le cadre du plan de sécurisation des agents de la DGFiP.


DÉPENSES D’INTERVENTION (0,45 M€ en AE et en CP)


La DGFiP représente la France dans les négociations internationales sur la fiscalité. Elle participe activement aux travaux, conduits au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’Union européenne (UE), qui portent sur le renforcement des outils de coopération administrative (en particulier les différents échanges de renseignements sur demande et automatiques entre États), la lutte contre l’optimisation fiscale des entreprises, la concurrence fiscale dommageable, la fraude et l’évasion fiscales, les travaux visant la convergence fiscale et l’harmonisation de la fiscalité, ou encore ceux relatifs à l’adaptation de la fiscalité aux enjeux posés par l’économie numérique.

En 2024, la DGFIP demeurera fortement investie dans les travaux internationaux conduits au sein de l’OCDE et de l’UE afin notamment de finaliser la mise en œuvre du plan d’action relatif à la lutte contre l’érosion des bases fiscales et les transferts de bénéfices (projet BEPS – Base erosion and profit shifting).

Elle participera également :

  • à la négociation d’un accord réformant la fiscalité internationale en vue de l’élaboration de règles communes ;

  • à la deuxième vague d’évaluations internationales relatives à l’échange automatique d’informations sur les comptes financiers ;

  • à l’évaluation par les pairs du cadre et de l’effectivité des échanges sur demande, y compris en fournissant des assesseurs pour ces évaluations ;

  • au groupe de travail de l’OCDE sur la taxation indirecte (GT9) ;aux négociations visant à améliorer la transparence fiscale, afin d’une part de renforcer la norme mondiale permettant l’échange automatique d’informations sur les comptes financiers et d’autre part mettre en œuvre le nouveau cadre international permettant l’échange d’informations sur les crypto-actifs (Forum Mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales).


Au niveau de l’UE, la France participera activement aux groupes de travail sur les initiatives européennes dans le domaine fiscal.

 

ACTION     (0,3 %)

10 – Élaboration de la législation fiscale

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

21 240 175

100 000

21 340 175

0

Crédits de paiement

21 240 175

100 000

21 340 175

0


La finalité de l’action n° 10 est d’aider le Gouvernement à définir sa politique fiscale, à concevoir et rédiger des normes fiscales ainsi qu’à assurer leur commentaire.


Cette action de conception et d’études est réalisée par la direction de la législation fiscale (DLF), composée de 214 ETPT.


La DLF poursuit trois grandes missions :

- intervenir à toutes les étapes du processus d’élaboration et d’application de la législation fiscale. Elle est également chargée de la codification annuelle des dispositions fiscales législatives et réglementaires, concourant ainsi à l’objectif d’accessibilité du droit ;

- assurer l’information des Assemblées, des contribuables (actions de communication, publication des circulaires générales d’application de la loi fiscale et réponse aux demandes de solutions adressées par les contribuables), des services de contrôle et d’évaluation (inspections, Cour des comptes) et enfin des services territoriaux de la DGFiP ;

- contribuer à l’élaboration de la norme fiscale au niveau international en assurant le suivi des projets de règlements et directives européens à caractère fiscal, le conseil du Gouvernement sur les aspects fiscaux des évolutions institutionnelles de la construction européenne, ainsi que la représentation de la France dans les instances fiscales internationales multilatérales et lors des négociations et du suivi des conventions fiscales bilatérales.



effectifs



 ETPT

A+

27

A

159

B

18

C

10

Totaux

214



Les effectifs de la DLF poursuivent trois grandes missions :


- élaboration de la législation fiscale ;


- mission d’information à destination des parlementaires, des usagers et des services territoriaux de la DGFiP ;


- élaboration de la norme fiscale au niveau international.


Les effectifs de l’action 10 augmentent de 7 ETPT (+3,4 %) entre les PAP 2023 et 2024 suite à l’application de la nouvelle méthode de calcul.


Avec 214 ETPT, l’action n° 10 mobilise 0,31 % des crédits de titre 2 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

21 240 175

21 240 175

Rémunérations d’activité

12 992 233

12 992 233

Cotisations et contributions sociales

8 077 195

8 077 195

Prestations sociales et allocations diverses

170 747

170 747

Dépenses de fonctionnement

100 000

100 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

100 000

100 000

Dépenses d’intervention

 

 

Transferts aux autres collectivités

 

 

Total

21 340 175

21 340 175

 

DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT (0,10 M€ en AE et en CP)


Ces crédits regroupent les dépenses de titre 3 de la DLF.

Ces dépenses comprennent les dépenses métier de la DLF, telles que les dépenses de frais de déplacement.