$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#175)

$@FwLOVariable(libelleProg#Patrimoines)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Justification au premier euro)

 

Justification au premier euro

Éléments transversaux au programme

Éléments de synthèse du programme

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Action / Sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – Monuments Historiques et patrimoine monumental

0

523 060 642

523 060 642

0

507 665 178

507 665 178

02 – Architecture et sites patrimoniaux

0

37 831 746

37 831 746

0

37 831 746

37 831 746

03 – Patrimoine des musées de France

0

655 400 938

655 400 938

0

431 144 683

431 144 683

04 – Patrimoine archivistique

0

82 289 117

82 289 117

0

36 467 007

36 467 007

08 – Acquisition et enrichissement des collections publiques

0

9 775 311

9 775 311

0

9 775 311

9 775 311

09 – Patrimoine archéologique

0

167 859 594

167 859 594

0

167 727 074

167 727 074

Total

0

1 476 217 348

1 476 217 348

0

1 190 610 999

1 190 610 999




Évolution du périmètre du programme

   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

 

 

 

+2 135 499

+2 135 499

+2 135 499

+2 135 499

Crédits catégoriels - Mesures de remontées de socles - EPMOO

224 ►

 

 

 

+233 754

+233 754

+233 754

+233 754

Crédits catégoriels - EP Musée du Louvre

224 ►

 

 

 

+950 907

+950 907

+950 907

+950 907

Crédits catégoriels - Mesures de remontées de socles - CMN

224 ►

 

 

 

+297 120

+297 120

+297 120

+297 120

Crédits catégoriels - Mesures de remontées de socles - EP Versailles

224 ►

 

 

 

+503 718

+503 718

+503 718

+503 718

Médecine de prévention pour les SCN

224 ►

 

 

 

+150 000

+150 000

+150 000

+150 000

Transferts sortants

 

 

 

 

 

 

 

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

 

+4,00

Transfert de 4 emplois - CAPA

224 ►

 

+4,00

Transferts sortants

 

-10,00

Création de 10 emplois en ENSA par redéploiement

► 224

 

-10,00

 

– Pour les transferts entrants :

Les transferts du programme 175 « Patrimoines » sont des transferts entrants à hauteur de 2 135 499 € en AE=CP :

  • 1 985 499 € en AE=CP du programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2), au titre des mesures 2023, dont :

  • Musée du Louvre (action 3) : +950 907 € (comprenant les mesures de révision des socles indemnitaires, toutes catégories, et le financement de la mesure statutaire portant sur le corps des conservateurs du patrimoine) ;

  • Centre des monuments nationaux (CMN) (action 1) : +297 120 €

  • Musées d’Orsay et de l’Orangerie (action 3) : +233 754 €

  • Versailles (action 1) : +503 718 € (comprenant les mesures indemnitaires de revalorisation des socles, toutes catégories, et la mesure d’indiciarisation des contractuels occasionnels) ;

  • 150 000 € en AE=CP en vue de la prise en charge de la médecine de prévention pour les services à compétence nationale (SCN) ;

  • 4 ETPT du programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2) pour le plafond d’emploi de la CAPA.


– Pour les transferts sortants :

  • 10 ETPT sont transférés du programme 175 « Patrimoines » (titre 3) vers le programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la culture » (titre 2) correspondant à la consolidation d’un transfert en gestion 2023, depuis la RMN.


 

 

Dépenses pluriannuelles

 

Contrats de projets État-Région (CPER)

Génération 2015-2020

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
réalisées en 2015-2020

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

01 Monuments Historiques et patrimoine monumental

80 463 300

 

55 148 614

3 457 648

 

02 Architecture et sites patrimoniaux

200 000

 

273 033

41 189

 

03 Patrimoine des musées de France

29 540 700

 

27 230 389

1 337 923

 

04 Patrimoine archivistique

5 060 000

 

4 837 717

28 284

 

09 Patrimoine archéologique

185 000

 

35 000

 

 

Total

115 449 000

 

87 524 753

4 865 044

 


 

Génération 2021-2027

Action / Opérateur

Rappel
du montant
contractualisé

Autorisations
d'engagement
engagées au 31/12/2023

Crédits
de paiement
réalisés au 31/12/2023

Autorisations
d'engagement
demandées pour 2024

Crédits
de paiement
demandés pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

01 Monuments Historiques et patrimoine monumental

68 000 000

15 791 809

7 261 025

7 791 874

63 338 333

9 984 436

03 Patrimoine des musées de France

67 400 000

22 771 763

7 837 278

7 723 123

6 282 297

16 375 311

09 Patrimoine archéologique

 

20 000

20 000

 

 

 

Total

135 400 000

38 583 572

15 118 303

15 514 997

69 620 630

26 359 747


 

Total des crédits de paiement pour ce programme

Génération

CP demandés
pour 2024

CP sur engagements
à couvrir après 2024

Génération 2015-2020

4 865 044

 

Génération 2021-2027

69 620 630

26 359 747

Génération -

74 485 674

26 359 747


 

Génération CPER 2015-2020

La génération des CPER 2015-2020 est dans sa phase d’achèvement. L’ensemble des contrats a été signé en septembre 2015 pour un montant de 100,2 M€ qui a été ajusté par deux fois pour atteindre 115,4 M€. 80 % des crédits prévus dans les mandats ont été engagés. A fin 2022, 89,5 % des engagements étaient couverts par des paiements.

Les exemples suivants peuvent être cités parmi les opérations ayant fait l’objet de paiements en 2022 :

  • pour les monuments historiques : la restauration des menuiseries de l’usine Claude et Duval de Saint-Dié dans les Vosges, la restauration du Fort de Joux dans le Doubs, la restauration de la cathédrale Saint-Jean à Alès dans le Gard;

  • pour les musées : la restructuration du musée savoisien de Chambéry en Savoie, la restructuration du musée de Guéret dans la Creuse.


Génération CPER 2021-2027

Pour le programme 175, les projets soutenus intègrent les grandes priorités du ministère de la Culture que sont notamment l’EAC et la solidarité territoriale. D’autres critères seront également regardés : l’apport des projets en termes de développement durable, de développement numérique, la prise en compte des principes d’égalité et de diversité ainsi que la participation des citoyens. Dans le domaine des patrimoines, sont priorisés de grands projets structurants, contribuant aux dynamiques régionales et nationales, et, dans une logique de différenciation et de rééquilibrage territorial, des projets répondant à un besoin de revitalisation ou s’inscrivant dans des projets territoriaux où la culture joue un rôle majeur.

Les mandats s’élèvent à 135,4 M€. A fin 2023, l’exécution est estimée à 28 % en AE et 11 % en CP. La quasi-totalité des contrats a été signée au cours de l’année 2022. Les négociations sont encore en cours avec la région Normandie.

Les listes des projets par région ne sont pas encore arrêtées de manière définitive. Pour cette nouvelle génération, certaines régions ont fait le choix d’intégrer au contrat une liste des projets retenus (ex. Bourgogne Franche-Comté), d’autres procéderont par voie d’avenant (Pays de la Loire).

Parmi les premières opérations lancées peuvent être citées les travaux du musée Jean de la Fontaine à Château-Thierry dans l’Aisne, les travaux de la cité internationale de la tapisserie à Aubusson dans la Creuse ou bien encore la restauration de l’ancienne Cathédrale Notre Dame de Nazareth à Orange dans le Vaucluse.


 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)

Estimation des restes à payer au 31/12/2023

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2022
(RAP 2022)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2022 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2022
 

 

AE (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2023

756 400 557

 

0

 

1 212 245 276

 

1 173 782 268

 

768 067 556

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2024

 

CP 2025

 

CP 2026

 

CP au-delà de 2026

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2023

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2024
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2025
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE antérieures à 2024

768 067 556

 

253 462 291
0

 

162 830 322

 

96 008 444

 

255 766 499

 

AE nouvelles pour 2024
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2024
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2025
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE nouvelles en 2024

1 476 217 348
0

 

937 148 708
0

 

144 064 142

 

173 768 089

 

221 236 409

 

Totaux

 

1 190 610 999

 

306 894 464

 

269 776 533

 

477 002 908

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2024

 

 

CP 2024 demandés
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024
 

 

CP 2025
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP au-delà de 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

 

63,48 %

 

9,76 %

 

11,77 %

 

14,99 %

 

 

Justification par action

ACTION     (35,4 %)

01 – Monuments Historiques et patrimoine monumental

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

523 060 642

523 060 642

0

Crédits de paiement

0

507 665 178

507 665 178

0


La politique en faveur des monuments historiques repose sur une double mission :

– protéger, conserver et restaurer les immeubles et objets mobiliers protégés au titre des monuments historiques ;

– étudier, mettre en valeur, faire connaître et présenter ces monuments historiques au public le plus large.


Protéger les monuments historiques

Au 1er janvier 2023, 44 920 immeubles et plus de 280 000 objets mobiliers étaient classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Plus de la moitié des immeubles protégés appartiennent à des propriétaires publics, principalement aux communes. La politique de protection des monuments historiques se traduit chaque année par 200 à 300 décisions nouvelles de protection concernant les immeubles et autour de 2 000 décisions concernant les objets mobiliers.

L’inscription au titre des monuments historiques est prononcée par arrêté du préfet de région après avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture ; le classement est prononcé par arrêté du ministre chargé de la Culture, après avis de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA), ou par décret en Conseil d’État (classement d’office).

Depuis la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (loi LCAP), le code du patrimoine contient de nouveaux dispositifs en matière de protection des objets mobiliers, avec la possibilité de classer au titre des monuments historiques des groupes ou des collections d’objets mobiliers en tant qu’ensembles historiques mobiliers et de grever d’une servitude de maintien dans les lieux un objet mobilier ou un ensemble historique mobilier classé présentant un lien exceptionnel avec l’immeuble classé dans lequel il est conservé. Il permet aussi depuis cette même loi de protéger en tant que « domaines nationaux » des ensembles immobiliers ayant un lien exceptionnel avec l’histoire de la Nation et appartenant au moins pour partie à l’État. Seize domaines nationaux ont été créés à ce jour, et la création de cinq autres est en préparation (Château de Versailles, Marly, Château de Rambouillet, Château de Saint-Germain-en Laye, Château de Fontainebleau).


Conserver et restaurer les monuments historiques

Chaque propriétaire a la responsabilité de la conservation de son monument et de la maîtrise d’ouvrage des travaux dont il fait l’objet. Les services de l’État chargés des monuments historiques (conservations régionales des monuments historiques (CRMH), unités départementales de l’architecture et du patrimoine (UDAP) et, le cas échéant, le laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) et la délégation à l’inspection, à la recherche et à l’innovation assurent le contrôle scientifique et technique des études et travaux qu’ils autorisent. Ils exercent une expertise sous forme de conseil et peuvent également apporter une assistance à maîtrise d’ouvrage et un soutien financier par le biais de subventions, sous certaines conditions.

Le ministère de la Culture a créé en 2018 un fonds incitatif pour le patrimoine (FIP) en faveur des petites collectivités à faibles ressources, qui concentrent sur leur territoire la majorité des monuments historiques sans, le plus souvent, disposer seules de ressources suffisantes pour en assurer l’entretien, la restauration et la mise en valeur. Ce mécanisme récent permet de financer une intervention accrue, d’une part de l’État au travers de taux de subventions majorés, et d’autre part des régions en les incitant à participer à hauteur de 15 % minimum aux travaux de restauration.

Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les directions des affaires culturelles (DAC) des territoires ultramarins, en étroite relation avec les régions, identifient les projets pouvant être éligibles aux interventions du fonds. Ce dispositif a permis le lancement de près de 700 opérations sur l’ensemble du territoire, qui n’auraient pu démarrer faute de moyens suffisants.

Les DRAC mettent également en œuvre les travaux de conservation et de mise en valeur des grands monuments appartenant à l’État, tels que les 87 cathédrales affectées au ministère de la Culture ou encore les abbayes de Fontevraud et de Clairvaux. Le plan « sécurité cathédrales », mis en place en novembre 2019, à la suite de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, et conforté depuis, permet de renforcer les interventions et travaux conduits en matière de sécurisation de ces monuments.

Les grands opérateurs du ministère de la Culture (Centre des monuments nationaux, Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, Établissement public du château de Fontainebleau, Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris…) assurent la maîtrise d’ouvrage des travaux sur les monuments appartenant à l’État qui leur sont confiés. Ils peuvent cependant déléguer cette responsabilité à l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC). Ce dernier assure la maîtrise d’ouvrage, pour le compte du ministère de la Culture, de grands travaux de restauration : la Bibliothèque nationale de France, le quadrilatère des Archives et les châteaux- musées de Compiègne, Saint-Germain-en-Laye, Écouen et Malmaison...


Mettre en valeur, étudier, ouvrir et présenter au public les monuments historiques

Par les travaux qu’il conduit dans ses monuments, notamment en faveur des cathédrales, l’État contribue à leur étude, à l’enrichissement des connaissances, à leur valorisation et à l’accueil du public.

Une politique de diversification des publics est systématiquement conduite dans les monuments appartenant à l’État par l’organisation d’événements, la pratique d’une très large gratuité pour les jeunes publics, la mise en œuvre d’importants chantiers de mise en accessibilité des monuments, et par l’édition de guides destinés à tous les visiteurs, notamment à destination des personnes handicapées.

Cette mission d’ouverture à un large public est partagée par le Centre des monuments nationaux (CMN), mais également par les établissements comme Versailles, le Louvre, la Cité de l’architecture et du patrimoine, Fontainebleau, Chambord, ainsi que les services à compétence nationale de Compiègne ou de Pau, qui assurent eux-mêmes l’accueil du public. La Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP) assure quant à elle la collecte, la conservation et la communication au public et aux chercheurs d’une documentation très riche sur les monuments historiques.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

114 541 265

114 493 024

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

29 393 966

29 345 725

Subventions pour charges de service public

85 147 299

85 147 299

Dépenses d’investissement

226 942 374

212 734 926

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

157 656 913

140 949 465

Subventions pour charges d'investissement

69 285 461

71 785 461

Dépenses d’intervention

181 577 003

180 437 228

Transferts aux ménages

18 242 559

19 051 416

Transferts aux entreprises

18 961 126

19 294 201

Transferts aux collectivités territoriales

109 426 126

107 734 054

Transferts aux autres collectivités

34 947 192

34 357 557

Total

523 060 642

507 665 178

 

Les crédits de l’action 1 progressent de 32,6 M€ en AE et de 41 M€ en CP par rapport à la LFI 2023 dont, notamment :

  • +5,1 M€ en AE=CP dans le cadre de l’augmentation du point d’indice ;

  • +26,7 M€ en AE=CP dans le cadre de la mesure de compensation de la hausse des prix obtenue en PLF 2024 : 8 M€ pour les DRAC, 4,9 M€ pour les SCN, 13,8 M€ pour les opérateurs (dont 1,9 M€ en fonctionnement et 11,9 M€ en investissement).



L’action « Monuments historiques et patrimoine monumental » se divise en deux rubriques :

  • les crédits d’entretien et de restauration des monuments historiques : 424,8 M€ en AE et 409,4 M€ en CP ;

  • les autres crédits du patrimoine monumental qui détaillent essentiellement les moyens de fonctionnement accordés aux dispositifs et aux institutions œuvrant dans le domaine du patrimoine : 98,3 M€ en AE=CP.



  1. ENTRETIEN ET RESTAURATION DES MONUMENTS HISTORIQUES

Tableau général des crédits consacrés
à l’entretien et à la restauration des monuments historiques

Par destination des crédits
(en M€)



AE

CP


MH « hors grands projets »

369,3

355,2


Crédits d’entretien

50,1

50


dont dépenses de fonctionnement MH État (y c. entretien monuments nationaux)

26,4

26,4


dont dépenses d’intervention MH non État

23,1

23,1


dont subventions pour charges de service public

0,5

0,5


Crédits de restauration

319,2

305,2


dont dépenses d’investissement monuments nationaux (subvention CMN)

27,2

27,2


dont dépenses d’investissement MH État

127,7

114,8


dont dépenses d’intervention MH non État

154,7

153,6


dont dépenses d’investissement opérateurs

7,6

7,6


dont urgences patrimoniales

2

2






MH « Grands projets »

55,5

54,2


Versailles

18

19


Abbaye de Clairvaux

20

12


Cathédrale de Nantes

7,5

7,6


Château de Gaillon

2,3

3,5


Palais de la Cité (APIJ)

0

2,9


Palais de la Cité (CMN)

6,8

3


Fontainebleau

0,9

6,2



 

 


Total monuments historiques

424,8

409,4









Tableau général des crédits consacrés
à l’entretien et à la restauration des monuments historiques

Par nature de crédits (en M€)


AE

CP


MH « hors grands projets »

369,3

355,2


Dépenses de fonctionnement

26,9

26,9


dont dépenses de fonctionnement courant - crédits centraux

7,6

7,6


dont dépenses de fonctionnement courant - crédits déconcentrés

18,9

18,8


dont subventions pour charges de service public

0,5

0,5


Dépenses d’investissement

162,5

149,6


dont dépenses d’investissement - crédits centraux

40,4

37,9


dont dépenses d’investissement - crédits déconcentrés

87,3

76,9


dont subventions pour charges d’investissement

34,8

34,8


Dépenses d’intervention

179,9

178,7


dont dépenses d’intervention - crédits centraux

5,0

1,0


dont dépenses d’intervention - crédits déconcentrés

174,9

177,7






MH « Grands projets »

55,5

54,2


Dépenses d’investissement

29,8

26


Dépenses d’investissement – Subventions pour charges d’investissement

25,7

28,2






Total monuments historiques

424,8

409,4



 



1) CRÉDITS MONUMENTS HISTORIQUES « HORS GRANDS PROJETS »


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


a) Dépenses de fonctionnement courant pour les monuments historiques appartenant à l’État : 26,4 M€ en AE=CP


Ces crédits d’entretien pour les monuments historiques appartenant à l’État se décomposent entre :


  • Crédits centraux : 7,6 M€ en AE=CP

Les crédits centraux concernent principalement le Centre des monuments nationaux (CMN), au titre de l’entretien des monuments nationaux.


  • Crédits déconcentrés : 18,9 M€ en AE et 18,8 M€ en CP

Les crédits déconcentrés sont destinés à l’entretien des monuments historiques appartenant à l’État, dont 87 cathédrales, répartis sur tout le territoire.


b) Subventions pour charges de service public : 0,5 M€ en AE=CP


Ces crédits sont destinés au financement des travaux d’entretien du musée du Louvre.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


Les dépenses d’investissement, 162,5 M€ en AE et 149,6 M€ en CP, sont destinées à financer les opérations de restauration des monuments historiques appartenant à l’État.


  • Crédits centraux : 40,4 M€ en AE et 37,9 M€ en CP

Les crédits de restauration des monuments historiques appartenant à l’État, prévus à hauteur de 26,6 M€ en AE et 28,1 M€ en CP, concernent les bâtiments situés en région parisienne dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC). Il s’agit en 2023, par exemple, des travaux de restauration du théâtre Louis Philippe au château de Compiègne ou de la poursuite de la restauration du clos et couvert du château de Malmaison. En 2024, les opérations suivantes vont être lancées : les études de maîtrise d’œuvre pour la restauration du clos et couvert de Châteauneuf de Port-Royal des champs ; les études de maîtrise d’œuvre concernant la restauration du clos et couvert du Magot Historique de la Manufacture de Sèvres ; les études de maîtrise d’œuvre concernant la restauration du berceau de l’impératrice du Musée de Compiègne.


Par ailleurs, l’OPPIC et certaines DRAC assurent la maîtrise d’ouvrage d’opérations de restauration du patrimoine historique affecté au ministère des Armées. La participation du ministère de la Culture à ces opérations s’élève à 3,9 M€ en AE=CP, auxquels s’ajoute la participation du ministère des Armées.

De plus, l’OPPIC assure grâce à une enveloppe de 5,5 M€ en AE=CP la conservation et la mise en valeur des résidences présidentielles, monuments historiques affectés au ministère de la Culture et mis à la disposition de la Présidence de la République.

Les dépenses de clos et couvert en faveur des Pieux Établissements à Rome, sous maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sont comprises dans les crédits d’investissement à hauteur de 0,35 M€ en AE=CP.

4 M€ en AE, pilotés par l’administration centrale mais destinés aux monuments en région, sont prévus pour couvrir des opérations urgentes en cas de sinistre important intervenant en cours de gestion sur les monuments appartenant à l’État.

À ces crédits budgétaires du ministère de la Culture peuvent s’ajouter les crédits d’autres ministères (Justice, Intérieur, Armées) pour la restauration des monuments historiques qui leur sont affectés.


Opérations (Monuments historiques appartenant à l’État, crédits centraux) (en M€)

AE

CP

Monuments historiques appartenant au ministère de la culture et de la communication (OPPIC)

26,6

28,1

Patrimoine historique appartenant au ministère de la défense

3,9

3,9

Résidences présidentielles

5,5

5,5

Restauration des Pieux Établissements à Rome

0,35

0,35

Réserves pour opérations d’urgence

4,1


Total

40,4

37,9


  • Crédits déconcentrés : 87,3 M€ en AE et 76,9 M€ en CP

Les crédits d’investissement déconcentrés permettent de financer des opérations de restauration de monuments historiques appartenant à l’État pour lesquelles la maîtrise d’ouvrage est exercée par les DRAC. Ces crédits sont notamment destinés au financement des travaux sur les cathédrales.


  • Subventions pour charges d’investissement : 34,8 M€ en AE=CP

  • Crédits hors CMN

Ces crédits sont constitués de crédits centraux et s’élèvent à 7,6 M€ en AE=CP, dédiés au financement des travaux de clos et couvert des bâtiments des établissements publics listés dans le tableau ci-dessous.


Opérateurs (M€)

AE=CP

Académie de France à Rome

0,9

Chambord

2,8

Louvre

2,2

Autre- subventions exceptionnelles

0,2

Musée d’Orsay

1,5

Total

7,6


  • Crédits consacrés aux opérations de restauration des monuments nationaux (subvention d’investissement du CMN) : 27,2 M€ en AE=CP

Les crédits versés au Centre des monuments nationaux (CMN) contribuent à financer les opérations de restauration sur les monuments nationaux.


DÉPENSES D’INTERVENTION

Les dépenses d’intervention s’élèvent à 179,9 M€ en AE et 178,7 M€ en CP et se décomposent comme suit :


  • Crédits centraux : 5 M€ en AE et 1 M€ en CP

Ces crédits, destinés à la restauration des monuments historiques n’appartenant pas à l’État, permettent de constituer une provision pour les imprévus en cours d’année (incendies, tempêtes, etc.) ou les opérations particulièrement complexes en régions.


  • Crédits déconcentrés : 174,9 M€ en AE et 177,7 M€ en CP

Les dépenses d’intervention déconcentrées se décomposent de la façon suivante :

  • 25,1 M€ en AE=CP de subventions de fonctionnement versées à des collectivités territoriales ou à des particuliers pour les travaux d’entretien qu’ils réalisent sur les monuments historiques, orgues et objets mobiliers, dont ils sont propriétaires. Ces crédits sont destinés en priorité au patrimoine classé. Le taux d’aide de l’État varie de 20 à 50 %. Une partie de ces crédits est également destinée à aider des associations qui organisent des chantiers de bénévoles participants à la restauration d’un monument historique classé ou inscrit. Une centaine d’opérations de ce type est aidée chaque année. Un effort exceptionnel d’1 M€ est prévu en faveur du domaine de Chantilly relevant de l’Institut de France (soit 2 M€ en 2024).

  • 129,7 M€ en AE et 132,6 M€ en CP de subventions d’investissement pour les opérations de restauration engagées par les collectivités territoriales ou les propriétaires privés, qui assurent eux-mêmes la maîtrise d’ouvrage. Le montant de la participation de l’État est généralement compris entre 30 et 50 % du coût des travaux pour les monuments historiques classés et entre 10 et 20 % pour les monuments inscrits.

  • 20 M€ en AE=CP (+2 M€ en AE=CP par rapport à la LFI 2023) au titre du fonds incitatif pour le patrimoine (FIP). Ce fonds permet, dès lors que la collectivité régionale s’engage, de bonifier les interventions de l’État au-delà des taux habituels d’intervention, et jusqu’à 80 % pour les monuments classés.

Pour les monuments historiques en main privée, les crédits d’intervention de l’État sont complétés par plusieurs dispositifs fiscaux incitatifs, notamment un régime spécifique de déduction des charges foncières et des déficits fonciers en matière d’imposition sur le revenu (cf. ci-avant, partie relative aux « Dépenses fiscales »).


2) CRÉDITS MONUMENTS HISTORIQUES « GRANDS PROJETS »


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT

Les dépenses d’investissement s’élèvent à 55,5 M€ en AE et 54,2 M€ en CP et se décomposent comme suit :

- Les projets suivants, lancés en 2023, bénéficient de crédits supplémentaires :

  • La restauration du grand cloître de l’ancienne abbaye de Clairvaux (Aube) : 20 M€ en AE et 12 M€ en CP (soit +5 M€ d’AE et +10 M€ de CP) ;

  • La restauration de la cathédrale Saint-Étienne et Saint-Paul de Nantes à la suite de l’incendie survenu en juillet 2020 : 7,5 M€ en AE et 7,6 M€ en CP (soit +3,8 M€ d’AE et +1,9 M€ de CP) ;

  • La restauration du château de Gaillon portée par l’agglomération Seine-Eure : 2,3 M€ en AE et 3,5 M€ en CP (soit ‑2,8 M€ d’AE et +2,8 M€ de CP) ;

  • Les travaux de mise aux normes des parties communes du Palais de la Cité conduits par l’APIJ (opérateur immobilier du ministère de la justice) : 2,9 M€ en CP sont prévus pour 2024.

- Les subventions pour charges d’investissement qui s’élèvent à 25,7 M€ en AE et 28,2 M€ en CP et qui se décomposent en :

  • 6,8 en AE et 3 M€ en CP pour le projet interministériel de restructuration, de restauration et de réaménagement du Palais de la Cité porté par le CMN.

  • 18 M€ en AE et 19 M€ en CP destinés au Château et domaine national de Versailles pour le financement de son schéma directeur d’investissement avec la poursuite de la deuxième phase de travaux, notamment la rénovation des réseaux, le traitement climatique du corps central sud et nord et la rénovation du château d’eau ;

  • 0,9 M€ en AE et 6,2 M€ en CP au titre du schéma directeur du château de Fontainebleau.

Une mise à contribution des fonds de roulement a été intégrée dans le crédits du Château et domaine national de Versailles (‑2 M€ en CP) et du château de Fontainebleau (‑0,5 M€ en CP).


Pour de plus amples détails, se reporter au volet « Opérateurs » du PAP.


B) AUTRES CRÉDITS DU PATRIMOINE MONUMENTAL (98,3 M€ en AE=CP)


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

  • Dépenses de fonctionnement courant : 2,95 M€ en AE=CP

Les crédits de fonctionnement courant regroupent uniquement des crédits centraux et se décomposent ainsi :

Destination des crédits

AE = CP

Moyens de fonctionnement des services à compétence nationale
(Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Laboratoire de recherches des monuments historiques et musée des Plans et reliefs)

2,5

Étude et prestations de service
(Études techniques sur les matériaux, les normes ou les savoir-faire en matière de restauration de monuments historiques, réalisation de guides méthodologiques)

0,4

Total

2,95


  • Subventions pour charges de service public : 84,6 M€ en AE=CP

Ces crédits correspondent à la subvention de fonctionnement du Centre des monuments nationaux (CMN) et du château de Versailles selon la décomposition suivante :

Opérateurs

AE = CP

Centre des monuments nationaux (fonctionnement)

44,8

Château de Versailles (fonctionnement)

39,4

Domaine de Chambord (fonctionnement)

0,4

Total

84,6


Les établissements suivants participent à une mesure au titre de la contribution des établissements au redressement des finances publiques : le CMN (‑1,7 M€) et le château de Versailles (‑0,67 M€). Cette mesure représente ‑6,52 M€ au programme (dont ‑2,4 M€ sur l’action 1 et ‑4,1 M€ pour l’action 3).



Transferts internes à la mission Culture :

Transferts entrants en provenance du programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la Culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2), au titre des mesures 2023 :

+503 718 € en AE=CP (Versailles) ;

+297 120 € en AE=CP (CMN) ;

+150 000 € en AE=CP en vue de la prise en charge de la médecine de prévention pour les SCN.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT

Les dépenses d’investissement s’élèvent à 9 M€ :

  • 0,13 M€ en AE=CP en faveur de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie afin de contribuer au financement de ses investissements courants (conservation, restauration des collections et numérisation de documents d’archives) ;

  • 8,8 M€ en AE=CP qui bénéficieront aux travaux de restauration du Grand Palais (RMN-GP). Cette dotation comprend une mesure de compensation de la hausse des prix de 7,8 M€.


DÉPENSES D’INTERVENTION

Les dépenses d’intervention s’élèvent à 1,7 M€ en AE=CP. Elles sont destinées d’une part à la subvention de fonctionnement du domaine national de Chambord à hauteur de 1,1 M€ et d’autre part au soutien ponctuel des opérations de promotion et de diffusion du patrimoine monumental à hauteur de 0,6 M€ (organisation de colloques ou d’expositions, publications d’ouvrages ou de brochures, financement des associations de valorisation du patrimoine monumental, notamment celles organisant des chantiers de bénévoles, subvention au centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels).









 

ACTION     (2,6 %)

02 – Architecture et sites patrimoniaux

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

37 831 746

37 831 746

0

Crédits de paiement

0

37 831 746

37 831 746

0


Le ministère de la culture poursuit son action en faveur de l’architecture et du patrimoine urbain et paysager, dans le cadre du code du patrimoine et de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l’architecture. Elle s’appuie également sur la stratégie nationale pour l’architecture élaborée en 2015. Celle-ci devrait faire l’objet d’une concertation en vue de son actualisation en 2024, dans une optique très opérationnelle et visant à accorder notamment toute sa place aux enjeux des transitions écologiques. L’action du ministère en matière d’architecture et de patrimoine urbain s’articule aussi avec l’ensemble des politiques publiques menées en matière de développement durable et de cadre de vie. Les services du ministère de la Culture collaborent ainsi avec les ministères chargés de l’urbanisme, du logement, de la transition écologique, de la cohésion des territoires et de l’économie.

C’est dans ce cadre qu’ont été engagées ou poursuivies plusieurs actions structurantes comme la prise en compte des métiers de l’architecture en tant que filière économique relevant des industries culturelles et créatives et l’amélioration de sa connaissance, le soutien à l’innovation, l’expérimentation en matière d’usages et de transition écologique, la valorisation de l’architecture de moins de 100 ans, le renforcement de la place des architectes et de la création architecturale dans les espaces anciens, la valorisation de l’architecture et des architectes auprès de tous les publics, l’approche contextualisée de l’architecture, particulièrement en Outre-mer.


Promouvoir et soutenir le développement d’une nouvelle culture architecturale, paysagère et urbaine.

Le ministère de la Culture s’attache à renforcer les réseaux régionaux de promotion et de valorisation de l’architecture ainsi que la gouvernance et les missions des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE). Il accompagne les collectivités territoriales, notamment au travers du label des villes et pays d’art et d’histoire (VPAH), ou de partenariats dans le cadre de la politique des parcs naturels régionaux et des centres-bourgs. Il œuvre également à l’élaboration d’outils pratiques d’aide à la commande d’architecture destinés aux maîtres d’ouvrage.

La mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), placée auprès du ministère de la Culture, concourt à cette politique.

La reconnaissance de la haute valeur ajoutée apportée aux usagers par l’architecture et au monde de la construction par les architectes est un enjeu majeur pour le soutien de la filière.

Le ministère de la Culture promeut également l’architecture à l’international, en participant au COMAREX, à la Biennale internationale d’architecture de Venise et aux travaux de l’Union européenne.


Favoriser la connaissance de l’architecture et diffuser la culture architecturale, paysagère et urbaine

Plusieurs actions sont menées afin de consolider une véritable culture architecturale et urbaine de rayonnement national et international : l’organisation des journées nationales de l’architecture (JNA), du grand prix national d’architecture, de la session des Albums des jeunes architectes et paysagistes (AJAP), la mise en œuvre du label « Architecture contemporaine remarquable » (ACR, portant sur les édifices, aménagements ou ouvrages d’art de moins de 100 ans pour en favoriser la valorisation ou l’évolution qualitative), la déclinaison des actions du projet national d’éducation artistique et culturelle. Les actions d’étude et de valorisation des formes architecturales récentes (comme les grands ensembles ou les lotissements) permettent d’ouvrir des partenariats dans le cadre de la politique de cohésion territoriale ou de renouvellement urbain avec des opérateurs tels que l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) ou l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

La Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA) est l’établissement public référent dans le domaine de la valorisation de l’architecture. Les CAUE, les maisons de l’architecture et le réseau des VPAH complètent ses actions au plus près des usagers.


Protéger, préserver et mettre en valeur le patrimoine architectural, urbain et paysager

La politique du ministère de la Culture en matière de protection, de préservation et de mise en valeur du patrimoine urbain et paysager s’appuie en premier lieu sur la mise en œuvre des outils de protection et de planification relevant du code du patrimoine :

  • Les « sites patrimoniaux remarquables » (SPR) qui sont destinés à préserver des sites urbains ou ruraux remarquables, dans plus de 900 communes en France sont couverts par un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP) et/ou un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Ces plans sont élaborés dans le cadre d’un partenariat étroit entre l’État et les collectivités territoriales ;

  • Les abords des monuments historiques ont pour objectif de préserver l’environnement de ces monuments et contribuent, à ce titre, à la politique de mise en valeur du cadre de vie urbain et rural. Les périmètres délimités des abords (PDA) assurent la protection des immeubles ou ensembles d’immeubles qui forment avec un monument historique un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa conservation ou à sa mise en valeur ;

  • Le code du patrimoine assure la protection et la préservation des 47 biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Des plans de gestion et des zones tampons doivent être mis en œuvre pour assurer la préservation de chacun de ces biens ;

  • Le label ACR est attribué aux immeubles, aux ensembles architecturaux, aux ouvrages d’art et aux aménagements parmi les réalisations de moins de 100 ans d’âge, dont la conception présente un intérêt architectural ou technique représentatif pour l’histoire de l’architecture ou des lieux, et marquant l’évolution de la pensée conceptuelle et constructive. ;

  • Les politiques portées par le ministère en faveur du patrimoine et de l’architecture s’inscrivent aussi dans l’accompagnement des dispositifs de revitalisation des territoires et de mise en valeur des centres anciens, tels que le plan national « Action cœur de ville » et le programme « Petites villes de demain » pilotés par l’ANCT.

La politique de protection, de conservation, et de mise en valeur des sites patrimoniaux est assurée par les DRAC et les DAC (et en leur sein les unités départementales de l’architecture et du patrimoine (UDAP)et accompagnée par l’expertise de l’architecte des bâtiments de France (ABF). Cette politique est complétée, d’une part, par des subventions pour les travaux effectués dans les SPR et, d’autre part, par la mise en œuvre du dispositif fiscal « Malraux » qui octroie une réduction d’impôt sur le revenu au titre des dépenses de restauration d’immeubles bâtis situés dans les SPR. Ce dispositif constitue un levier de revitalisation des centres historiques, de lutte contre l’habitat indigne et de promotion de la mixité sociale en favorisant la réhabilitation des logements.

La traduction sur les territoires de la politique de l’architecture comme solution à la transition écologique sera une priorité en 2024. Par ailleurs, la politique de l’architecture portera autant sur le soutien à la filière et l’insertion des jeunes diplômés que sur la qualité architecturale et l’expérimentation de nouveaux modes de faire.


La cohésion et le développement des territoires à travers leur mise en valeur patrimoniale

Le plan national « Action cœur de ville », lancé le 17 avril 2018, est destiné à accompagner 222 collectivités territoriales dans le cadre d’une convention sur 5 ans afin de définir leur projet de territoire et de mettre en œuvre les actions qui en résultent. Le plan, dont l’objectif est de revitaliser les centres des villes moyennes, est prolongé jusqu’en 2026 et doit favoriser notamment la réhabilitation et la requalification de l’habitat ancien, le renforcement du tissu commercial et économique, l’amélioration de la qualité du cadre de vie. Les services du ministère de la Culture sont des partenaires permettant la mise en œuvre de ce plan national. Parmi les 222 territoires, 120 sont dotés d’un site patrimonial remarquable, 33 ont engagé une procédure pour se doter d’un SPR, environ 90 villes sont concernées par la protection au titre des abords des monuments historiques. Le ministère de la Culture - son administration centrale, ses services déconcentrés, les Écoles nationales supérieures d’architecture, la Cité de l’architecture et du patrimoine ainsi que ses réseaux professionnels – est pleinement mobilisé pour accompagner ces territoires.

Le plan national « petites villes de demain » (PVD), lancé le 1er octobre 2020, vise à améliorer les conditions de vie des habitants des petites communes et des territoires alentour, en accompagnant les collectivités dans des trajectoires dynamiques et respectueuses de l’environnement. Le programme a pour objectif de renforcer les moyens des élus des villes et de leurs intercommunalités de moins de 20 000 habitants exerçant des fonctions de centralité pour bâtir et concrétiser leurs projets de territoire, tout au long de leur mandat, jusqu’à 2026. Parmi les plus de 1600 communes et intercommunalités lauréates du programme, 83 % sont concernées par une protection au titre des abords de monuments historiques, 16 % sont dotés d’un site patrimonial remarquable, et plus de 63 % disposent d’un fort potentiel patrimonial pour une future élaboration d’un SPR.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

19 382 195

19 382 195

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

366 172

366 172

Subventions pour charges de service public

19 016 023

19 016 023

Dépenses d’investissement

747 551

747 551

Subventions pour charges d'investissement

747 551

747 551

Dépenses d’intervention

17 702 000

17 702 000

Transferts aux autres collectivités

17 702 000

17 702 000

Total

37 831 746

37 831 746

 



Titre et catégorie

Autorisations

Crédits


d’engagement

de paiement

Dépenses de fonctionnement

19 382 195

19 382 195

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

366 172

366 172

Subventions pour charges de service public

19 016 023

19 016 023

Dépenses d’intervention

17 702 000

17 702 000

Transferts aux autres collectivités

17 702 000

17 702 000

Dépenses d’investissement

747 551

747 551

Subventions pour charges d’investissement

747 551

747 551

Total

37 831 746

37 831 746



Les crédits de l’action 2 progressent de +1,1 M€ en AE=CP par rapport à la LFI 2023 dont :

  • +0,9 M€ en AE=CP dans le cadre de la mesure de compensation de la hausse des prix ;

  • +0,2 M€ en AE=CP dans le cadre de l’augmentation du point d’indice.


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 19,4 M€ en AE=CP et se décomposent comme suit :


Dépenses de fonctionnement courant : 0,4 M€ en AE=CP

Ces crédits centraux visent à financer des études et des prestations de service en architecture à hauteur de 0,2 M€ en AE=CP. Par ailleurs, 0,14 M€ en AE=CP sont destinés à prendre en charge le financement de la mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), notamment des missions effectuées par les architectes consultants qui participent aux jurys de concours ou d’appels d’offre.


Subventions pour charges de service public : 19 M€ en AE=CP

Ces crédits sont destinés à financer les dépenses de fonctionnement de la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA).


Pour de plus amples détails sur cet opérateur, se reporter au volet « Opérateurs » du PAP.


DÉPENSES D’INTERVENTION

Les dépenses d’intervention s’élèvent à 17,7 M€ en AE = CP et se décomposent comme suit :


  • Crédits centraux : 0,9 M€ en AE=CP

Ces crédits sont destinés à hauteur de 0,7 M€ en AE=CP au soutien de l’État au réseau des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) et des maisons de l’architecture ainsi qu’à une quinzaine d’associations représentatives au niveau national des principales professions concernées. Le réseau des CAUE est par ailleurs financé par une fraction de la taxe d’aménagement perçue par les départements.

0,2 M€ en AE=CP sont destinés à l’Atelier international du Grand Paris (AIGP). Doté d’une mission de prospective culturelle liée au territoire métropolitain, ce GIP a pour mission de favoriser débats, recherches, initiatives et propositions sur les enjeux urbains du Grand Paris.


  • Crédits déconcentrés : 16,8 M€ en AE=CP


Fonctionnement

Les études urbaines en faveur de la qualité architecturale (études de diagnostic territorial, études sur le patrimoine architectural récent, etc.) sont financées à hauteur de 0,4 M€ en AE=CP.

Cette politique s’attache également à renforcer les réseaux régionaux de promotion de l’architecture, au travers notamment du réseau des CAUE mis en place dans les départements, des maisons de l’architecture, ainsi que des actions menées en partenariat avec les collectivités territoriales, dont le réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire (VPAH). L’ensemble de ces réseaux bénéficie de crédits à hauteur de 6,5 M€ en AE=CP.


Investissement

Les « sites patrimoniaux remarquables » (SPR), qui remplacent et intègrent les anciens secteurs sauvegardés, les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager et les aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine, sont destinés à préserver des sites urbains ou ruraux remarquables dans près de 900 communes en France et participent à leur revitalisation. Dans ces SPR, les plans de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) ou les plans de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP) sont élaborés dans le cadre d’un partenariat étroit entre l’État et les collectivités territoriales. Par ailleurs, le ministère de la Culture poursuit son soutien aux collectivités pour la revitalisation des centres anciens dans le cadre des plans nationaux « action cœur de ville » et « petites villes de demain ». Les crédits prévus pour les études et travaux en espaces protégés (sites patrimoniaux remarquables, abords, patrimoine mondial) représentent ainsi un montant de 9,9 M€ en AE=CP.


Les crédits d’intervention de l’État sont également complétés par la mise en œuvre du dispositif fiscal dit « Malraux » qui octroie une réduction d’impôt sur le revenu au titre des dépenses de restauration d’immeubles bâtis situés notamment dans les « sites patrimoniaux remarquables » (SPR) créés par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (loi LCAP) ou dans des quartiers d’habitat ancien dégradé faisant l’objet d’une convention avec l’ANRU.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


La subvention pour charges d’investissement en faveur de la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA) s’élève à 0,7 M€ en AE=CP et soutient les dépenses d’investissement courant de l’établissement.


 

ACTION     (44,4 %)

03 – Patrimoine des musées de France

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

655 400 938

655 400 938

0

Crédits de paiement

0

431 144 683

431 144 683

0


La politique menée en faveur des musées s’inscrit dans le cadre des dispositions du code du patrimoine qui fixent un cadre commun à tous les musées ayant reçu l’appellation musée de France.

Après deux années de reprise progressive, la fréquentation des musées est globalement revenue à son niveau d’avant la crise sanitaire.

En 2024, les trois axes structurants qui relient les musées aux priorités ministérielles sont donc de nouveau pleinement réaffirmés : l’attention portée à tous les publics, l’insertion des musées dans tous les territoires, leur rôle majeur dans l’éducation artistique et culturelle. Les actions qui seront entreprises ou poursuivies en 2024 viseront à inscrire systématiquement les musées de France dans cette dynamique, soit directement via les opérateurs du ministère de la Culture soit, par l’intermédiaire des DRAC, auprès des musées territoriaux.

La conservation des collections à des fins d’étude, de présentation au public et de transmission aux générations futures constitue le cœur de la mission des musées. L’État a trois priorités en matière de gestion des collections :

  • Une meilleure connaissance du contenu des collections publiques, obtenue notamment par les campagnes de récolement décennal et leur mise en ligne ;

  • L’amélioration de leurs conditions de conservation et de leur état sanitaire accompagnée d’une politique de restauration ;

  • Une meilleure diffusion de ces collections sur l’ensemble du territoire national.

Ces objectifs conduisent à la mise en œuvre d’une action planifiée dans l’ensemble des musées de France en matière de mise aux normes des équipements, de conservation-restauration et de conservation préventive, de récolement (l’inventaire et le récolement, obligatoire et décennal, permettent de s’assurer de la localisation et de l’état des biens des collections nationales) et d’informatisation (notamment la numérisation des collections des musées de France).

Dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième récolement décennal (2016-2025) et du post-récolement de la première campagne, deux actions sont considérées comme prioritaires pour tous les musées de France :

  • La restauration des collections, afin de garantir leur préservation et leur transmission aux générations futures ;

  • La conservation préventive, inscrite dans une logique de développement durable, qui suppose des actions sur l’environnement des œuvres selon une approche globale (conditions physiques de conservation, formation des personnels et procédures notamment).

En ce qui concerne plus spécifiquement le post-récolement, opération tout aussi importante que le récolement lui-même, il représente l’occasion de mettre en conformité les documents administratifs et l’immatriculation des collections dans la perspective du récolement suivant, de procéder au marquage des objets si nécessaire, de mettre à niveau les outils documentaires servant à identifier les collections (incluant d’initier une recherche de provenance ou de statut des biens insuffisamment documentés) et de tirer les conséquences scientifiques du récolement sur les collections.

Depuis plusieurs années, l’État doit faire face à l’émergence de la problématique des demandes internationales de restitution de biens intégrés aux collections publiques françaises. A la suite du discours prononcé le 28 novembre 2017 à Ouagadougou et de la remise le 23 novembre 2018 du rapport qu’il avait commandé à Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, intitulé « Restituer le Patrimoine africain : vers une nouvelle éthique relationnelle », le Président de la République a fixé l’objectif prioritaire de permettre à la jeunesse africaine d’avoir un meilleur accès à son patrimoine. Cette orientation conduit à l’élaboration d’un plan ambitieux de nouvelle coopération culturelle entre la France et le continent africain, dont un des volets se traduit par des restitutions. Ainsi il a été acté la restitution au Bénin de 26 œuvres issues d’Abomey, appartenant aux collections nationales à la suite de leur don par le Général Alfred Dodds (1842-1922), conservées et exposées au Musée du quai Branly-Jacques Chirac. Par une dérogation ciblée au principe d’inaliénabilité, la loi n° 2020-1673 du 24 décembre 2020 a permis d’autoriser juridiquement la sortie des collections publiques pour restitution de ces 26 œuvres au Bénin, dont le transfert matériel est intervenu en novembre 2021, ainsi qu’au Sénégal du sabre, avec son fourreau, dit d’El Hadj Omar Tall conservé auparavant au Musée de l’Armée. Après cette loi d’espèce, un travail de réflexion pour élaborer une loi-cadre destinée à répondre à de futures demandes de restitution de manière raisonnée, supposant la détermination d’une critériologie, a été engagé, en s’appuyant notamment sur le rapport « Patrimoine partagé : universalité, restitutions et circulation des œuvres d’art » remis en avril 2023 par Jean-Luc Martinez, Ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine.

Le ministère de la Culture a lancé en 2023 un important chantier législatif autour de trois textes destinés à faciliter le traitement des demandes de restitution :

  • Les biens spoliés entre 1933 et 1945, à travers la toute récente loi n° 2023-650 du 22 juillet 2023 relative à la restitution des biens culturels ayant fait l’objet de spoliations dans le contexte des persécutions antisémites perpétrées entre 1933 et 1945 ;

  • Les restes humains à travers une proposition de loi adoptée à l’unanimité par le Sénat le 13 juin 2023, qui devrait être examinée par l’Assemblée nationale à l’automne 2023 ;

  • Les biens culturels relevant notamment du patrimoine de pays africains, dont la présentation en Conseil des ministres est envisagée pour la fin de 2023.

Ce travail d’élaboration de lois-cadres s’accompagne du développement d’une politique de recherche de provenances sur les collections, qui a vocation à se systématiser, en l’amorçant par la cartographie des corpus à risques au regard de leur origine ou de leur mode d’appropriation.


Politique en matière d’égal accès à la culture

Rendre accessibles tous les chefs-d’œuvre de l’art et les témoignages insignes de l’évolution des cultures humaines et des modes de vie et de travail des hommes constitue une priorité constante pour le ministère de la Culture. Elle se traduit par une politique volontariste en matière de publics qui s’appuie sur :

  • Une politique tarifaire et des mesures ciblées d’accès gratuit aux collections permanentes des musées (notamment pour les 18-25 ans résidents de l’Union européenne) contribuant aux objectifs de développement de l’éducation artistique et culturelle ;

  • Des outils destinés à une meilleure connaissance des publics et de leurs pratiques culturelles ;

  • Une politique de diffusion culturelle et de médiation reposant sur le développement de services chargés des publics, sur une offre adaptée aux différents publics et sur le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.


Politique de cohésion territoriale

La politique territoriale des musées vise à irriguer les régions de projets culturels et muséaux de qualité et à opérer un rééquilibrage territorial. Elle s’appuie notamment sur :

  • La poursuite de projets de réserves adaptés à la conservation pour les musées nationaux comme pour les musées de France en région ;

  • Une politique d’investissement partenariale avec les collectivités territoriales qui se traduit par le soutien apporté aux projets de rénovation des musées de France, notamment dans le cadre des contrats de plan État-régions ;

  • Une politique d’accompagnement de l’excellence des musées de France, tant sur le plan scientifique que sur le plan de la médiation qui s’incarne notamment par le label « exposition d’intérêt national » ;

  • Une articulation entre les projets et actions des musées nationaux et des musées territoriaux en matière d’expositions, de dépôt de collections nationales et de collaborations scientifiques ;

  • Un soutien technique et scientifique en particulier dans l’élaboration des projets scientifiques et culturels au niveau de l’administration centrale et des DRAC, permettant ainsi d’accompagner les stratégies locales et leur articulation entre les territoires et de structurer le réseau des musées de France ;

  • La poursuite des transferts de propriété des dépôts de l’État d’avant 1910 ce qui participe à la consolidation des collections des musées de France territoriaux, tout en simplifiant ainsi la gestion pour l’État des biens éligibles, puisque cette opération met définitivement un terme à leur statut de dépôt.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

341 360 213

344 260 213

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

13 216 672

16 116 672

Subventions pour charges de service public

328 143 541

328 143 541

Dépenses d’investissement

277 440 765

50 304 511

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

26 283 250

15 949 885

Subventions pour charges d'investissement

251 157 515

34 354 626

Dépenses d’intervention

36 599 960

36 579 959

Transferts aux collectivités territoriales

24 180 001

24 160 000

Transferts aux autres collectivités

12 419 959

12 419 959

Total

655 400 938

431 144 683

 

Les crédits de l’action 3 progressent de +267,7 M€ en AE et +36,8 M€ en CP par rapport à la LFI 2023 dont, notamment :

  • +10,5 M€ en AE=CP dans le cadre de la mesure de compensation de la hausse des prix obtenue en PLF 2024 : 1 M€ pour les DRAC, 0,3 M€ pour les SCN et 9,2 M€ pour les opérateurs (8,4 M€ en fonctionnement et 0,7 M€ en investissement) ;

  • +9,6 M€ en AE=CP dans le cadre de l’augmentation du point d’indice ;

  • +225 M€ en AE et +7,4 M€ en CP pour accompagner le projet emblématique de rénovation du Centre national d’art et de culture – Georges-Pompidou (CNAC-GP).


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


Dépenses de fonctionnement courant : 13,2 M€ en AE et 16,1 M€ en CP

  • 13,2 M€ en AE=CP sont dédiés aux moyens de fonctionnement des services à compétence nationale relevant du service des musées de France, et notamment au fonctionnement des services administratifs, à la conservation et à la connaissance scientifique des œuvres d’art, à l’entretien des bâtiments et à l’accueil du public ;

  • 2,9 M€ en CP sont consacrés à la location d’espaces pour le gardiennage des biens culturels, pour assurer la reconduction du bail.


Destination des crédits (SCN Musées)

AE

CP

Musée du Moyen Age – Thermes et Hôtel de Cluny

1,1

1,1

Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye)

1,8

1,8

Musée de la Renaissance (Écouen)

1,0

1,0

Musée des châteaux Malmaison, Île d’Aix et Maison Bonaparte à Ajaccio

1,0

1,0

Musée de la Préhistoire (Les Eyzies de Tayac)

0,8

0,8

Musée du château de Pau

0,6

0,6

Musée Magnin (Dijon)

0,2

0,2

Musée Clemenceau et de Lattre de Tassigny (Mouilleron-en-Pareds)

0,1

0,1

Musée du château de Compiègne et musée franco-américain (château de Blérancourt)

2,6

2,6

Musées du XXe siècle

1,0

1,0

Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF)

2,6

2,6

Service des bibliothèque, des archives et de la documentation générale (SBADG)

0,5

0,5

Gardiennage des œuvres

0,0

2,9

Total

13,2

16,1


  • 0,04 M€ en AE=CP sont prévus par ailleurs au titre des dépenses liées à l’attribution du label « Maison des Illustres » destinées à valoriser les maisons historiques qui conservent et transmettent la mémoire de femmes et d’hommes qui y ont vécu et qui se sont illustrés dans l’histoire politique, sociale et culturelle de la France. Ces crédits sont déconcentrés depuis 2020.


Subventions pour charges de service public : 328,1 M€ en AE=CP

Les crédits se décomposent de la façon suivante :


a) Les opérateurs ayant essentiellement une activité muséale : Louvre, Branly, Orsay, Guimet, Fontainebleau, Picasso, Henner - Moreau, MuCEM.

Les missions principales de ces opérateurs sont de trois ordres :

  • la conservation et le développement de la connaissance scientifique des collections appartenant à l’État et confiées à la garde de ces musées ;

  • l’accueil des publics ;

  • l’enrichissement des collections publiques.


Les subventions pour charges de service public de ces opérateurs s’élèvent à 191,5 M€ en AE=CP répartis comme suit :


 M€

Fonctionnement

Opérateur

 AE=CP

Musée du Louvre

95

Musée du Quai Branly

24,5

Musées d’Orsay et de l’Orangerie

38,1

Musée Guimet

4,6

Château de Fontainebleau

3,6

Musée Picasso

4,4

Musées Henner-Moreau

1,1

MuCEM

20,2

Total

191,5


Les musées Henner-Moreau bénéficient d’une mesure de +0,2 M€ en AE=CP au titre du rééquilibrage du fonctionnement courant de l’établissement.

Les établissements suivants participent à une mesure au titre de la contribution des établissements au redressement des finances publiques : le musée du Louvre (‑3,7 M€) et le musée du Quai Branly (‑0,4 M€). Cette mesure représente ‑6,52 M€ au programme (dont ‑2,4 M€ sur l’action 1 et ‑4,1 M€ pour l’action 3).



En complément de ces crédits, un fonds de modernisation des musées nationaux doté de 5 M€ a été créé en 2023.


Transferts internes à la mission Culture :

Transferts entrants en provenance du programme 224 « Soutien aux politiques du ministère de la Culture » (titre 2) vers le programme 175 « Patrimoines » (hors titre 2), au titre des mesures 2023 :

+233 754 € en AE=CP (Musées d’Orsay et de l’Orangerie) ;

+950 907 € en AE=CP (Musée du Louvre).


b) Les opérateurs ayant une activité non exclusivement muséale : Centre national d’art et de culture – Georges-Pompidou (CNAC-GP), les Arts décoratifs et l’Établissement public du Palais de la porte dorée (EPPPD).


Les crédits de fonctionnement pour charges de service public de ces opérateurs s’élèvent à 102,7 M€ en AE=CP et se répartissent comme suit :


 M€

Fonctionnement

Opérateur

 AE=CP

CNAC-GP

81,6

Arts Décoratifs

15,9

EPPPD

5,2

Total

102,7


Le CNAC-GP bénéficie d’une mesure de d’équilibrage de +4 M€ en AE=CP pour accompagner le redressement du fonctionnement de l’établissement.



c) Les opérateurs non « musées » : Institut national d’histoire de l’art (INHA) et Réunion des musées nationaux– Grand- Palais (RMN-GP) :


Les crédits de subvention pour charges de service public de ces opérateurs s’élèvent à 28,9 M€ en AE=CP.


 M€

Fonctionnement

Opérateur

 AE=CP

INHA

4,2

RMN-GP

24,7

Total

28,9



Une description détaillée des missions et des crédits alloués aux établissements publics est présentée dans le volet « Opérateurs » du PAP.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


Les dépenses d’investissement s’élèvent à 277,4 M€ en AE et 50,3 M€ en CP.


Les investissements des services à compétence nationale (SCN) représentent 9 M€ en AE et 8 M€ en CP. Ces crédits sont destinés :

  • à hauteur de 1,9 M€ en AE=CP au financement des dépenses de restauration et de conservation préventive des œuvres d’art effectuées sous la maîtrise d’ouvrage des musées nationaux, avec l’expertise technique et scientifique du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) ;

  • à hauteur de 7,2 M€ en AE et 6,2 M€ en CP (+2 M€ en AE=CP par rapport à la LFI 2023) au financement des opérations de travaux de mise aux normes de sûreté et de sécurité, d’accessibilité aux personnes en situation de handicap, de développement de l’offre muséale et d’amélioration des conditions d’accueil du public et de conservation des œuvres. Des crédits sont également prévus pour l’investissement courant réalisé sur ces sites. Ces crédits financent notamment la poursuite du schéma directeur du musée de Saint-Germain-en-Laye et de Compiègne, les travaux de rénovation de Port-Royal des Champs, la restauration des ateliers de restauration du C2RMF à Versailles, ainsi que les agendas d’accessibilité programmée des SCN.

Par ailleurs, une contribution du ministère de la Culture est prévue en faveur des deux projets suivants :

  • le projet de réaménagement de l’Institut du monde arabe : 2M € en AE=CP ;

  • la création du musée-mémorial du terrorisme : 13 M€ en AE et 2,5 M€ en CP (+10,1 M€ en AE et+1,5 M€ en CP par rapport à la LFI 2023).


2,2 M€ en AE et 3,4 M€ en CP sont programmés pour le centre de conservation et de réserves du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM).


251,2 M€ en AE et 34,4 M€ en CP sont destinés aux opérations d’investissement des opérateurs suivants et se décomposent comme suit :


  • Subventions d’investissement courant (12,6 M€ en AE=CP) :

 M€

 

Opérateur

 AE=CP

CNAC-GP

5,1

Musée Guimet

0,7

Château de Fontainebleau

1,8

Arts Décoratifs

1,2

INHA

0,1

Musée Picasso

0,4

MuCEM

0,4

Musées Henner - Moreau

0,1

EPPPD

0,7

Musée du Louvre

2,2

Total

12,6


  • Schémas directeurs, PPI et autres projets (238,5 en AE et 21,7 en CP) :

 M€

 

 

Opérateur

 AE

CP

CNAC-GP / Schéma directeur

229

12,4

Château de Fontainebleau / Schéma directeur

1

4

EPPPD / Schéma directeur

5,6

2,2

Musée Guimet

3

3

Total

238,5

21,7


Les établissements suivants ont bénéficié de mesures nouvelles en 2024 afin de les accompagner dans leurs projets d’investissement :

  • CNAC-GP : +224,9 M€ en AE et +7,4 M€ en CP, dans le cadre du schéma directeur engagé afin de mener une rénovation d’ampleur de l’établissement, qui nécessitera une fermeture du centre d’au moins quatre ans.

  • EPPPD : +4,5 M€ en AE et +1,1 M€ en CP, afin de financer les travaux urgents de l’établissement, pour lesquels le ministère de l’Éducation nationale est co-financeur ;

  • Musée Guimet : +3 M€ en AE=CP, afin de garantir ses capacités financières dans le cadre de son plan pluriannuel d’investissement (PPI).

Une mise à contribution du fonds de roulement a été intégrée dans les montants du Château de Fontainebleau (‑0,5 M€ en CP).


DÉPENSES D’INTERVENTION


Les dépenses d’intervention s’élèvent à 36,6 M€ en AE et 36,6 M€ en CP.


Transfert aux collectivités territoriales (24,2 M€ en AE et 24,2 en CP) :


  • Crédits centraux (fonctionnement) : 0,16 M€ en AE=CP


  • Crédits déconcentrés (investissement) : 24,2 M€ en AE=CP

Ces crédits sont consacrés aux musées territoriaux pour assurer les suites d’opérations et le lancement de nouveaux projets d’investissement notamment dans le cadre de la nouvelle génération des CPER 2021-2027 dont l’objectif est d’assurer un rééquilibrage territorial, de renforcer la conservation et la mise en valeur des collections exceptionnelles des musées de France en région et de renforcer l’attractivité et le développement des territoires.


Transferts aux autres collectivités (12,4 M€ en AE=CP) :


  • Crédits centraux (fonctionnement) : 0,67 M€ en AE=CP


  • Crédits déconcentrés (fonctionnement) : 11,8 M€ en AE=CP

7,2 M€ en AE=CP sont destinés à financer les actions structurantes des musées territoriaux. Ces actions sont définies par la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France et elles comprennent notamment l’aide au récolement et à la numérisation des collections, l’informatisation et la création de sites Internet, la conservation préventive, ainsi que la création ou la consolidation des équipes des services des publics et le soutien aux actions de diffusion et de médiation.

Par ailleurs, des subventions spécifiques à hauteur de 4,5 M € en AE=CP sont prévues, d’une part, pour l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) du Centre national du costume de scène (CNCS) de Moulins, qui a pour but de préserver de la dégradation, et à terme de la disparition, une partie des collections patrimoniales de costumes de l’Opéra de Paris, de la Comédie Française et de la Bibliothèque nationale de France, et, d’autre part, pour le musée d’art et d’histoire du judaïsme (MAHJ), financé à parts égales avec la Ville de Paris. Depuis 2020, ces subventions financent également les expositions ayant reçu le label « d’intérêt national » organisées par des musées de France en région à hauteur de 0,4 M€ en AE=CP.


Destination de la subvention

AE=CP

Actions structurantes des musées territoriaux

7,2

CNCS de Moulins/MAHJ/Expositions d’intérêt national

4,5

Total

11,8


 

ACTION     (5,6 %)

04 – Patrimoine archivistique

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

82 289 117

82 289 117

0

Crédits de paiement

0

36 467 007

36 467 007

0


Le patrimoine archivistique est indispensable à la connaissance de l’histoire. L’action du ministère de la Culture poursuit à ce titre plusieurs objectifs :

  • Assurer la constitution et la conservation par les services publics d’archives d’un patrimoine archivistique et documentaire à même de répondre de façon pertinente aux besoins des usagers ;

  • Organiser, favoriser et promouvoir auprès des services de l’État et des collectivités territoriales une gestion homogène de leurs archives, responsable et respectueuse des intérêts de l’État comme de ceux des administrés ;

  • Veiller à la sauvegarde des archives privées présentant, du point de vue de l’histoire, un intérêt public ;

  • Favoriser l’accès des publics aux archives et leur réutilisation.


Afin d’y répondre, le ministère de la Culture pilote et assure le financement des trois services à compétence nationale (SCN) (le SCN Archives nationales implanté sur le site de Pierrefitte-sur-Seine et sur le site historique de Paris, le site de Fontainebleau ayant été fermé fin 2022 après la fin du déménagement des fonds d’archives qui y étaient encore conservés vers le site de Pierrefitte-sur-Seine ; le SCN Archives nationales d’outre-mer d’Aix-en-Provence ; le SCN Archives nationales du monde du travail de Roubaix). Il anime le réseau des archives territoriales (municipales, départementales et régionales), sur lequel il exerce le contrôle scientifique et technique de l’État.

Le Ministère soutient les archives territoriales en mettant à disposition des services départementaux d’archives des personnels scientifiques (directeurs et adjoints), en accordant des subventions aux collectivités territoriales, notamment pour la construction de bâtiments d’archives, le développement de plateformes d’archivage numérique, des actions de restauration et de numérisation ou encore, ponctuellement, l’acquisition d’archives privées, et en apportant son expertise scientifique, technique et juridique sur le traitement des archives, leur conservation et leur accès.

Son action s’inscrit dans un Cadre commun stratégique de modernisation des archives élaboré par les membres du Comité interministériel aux archives de France (CIAF), réunissant notamment les trois administrations des archives (Culture, Armées, Affaires étrangères) ainsi que la direction interministérielle du numérique, institué par décret du 12 avril 2012 et présidé par le directeur général des patrimoines et de l’architecture en tant que délégué interministériel aux archives de France. Les comptes rendus de ses réunions sont publiés sur le site des services du Premier ministre. L’année 2024 sera consacrée à la préparation du nouveau Cadre 2025-2029.

Le Cadre élaboré pour la période 2020-2024 identifie les priorités suivantes :

  • le développement d’une politique culturelle et patrimoniale au plus près des territoires et de leurs habitants en développant l’accès à distance sécurisé (mise en production d’un accès sécurisé par les Archives nationales en 2023), en favorisant la participation des usagers à l’élaboration des services ou des espaces qui leur sont dédiés (ouverture d’une plate-forme collaborative aux Archives nationales en 2023), en améliorant la transparence des pratiques archivistiques, en soutenant les projets d’EAC. Dans le cadre des JO 2024, une nouvelle grande collecte sur les archives du sport, dans l’ensemble du réseau des archives, qui se poursuivra en 2024, a été lancée en 2023. Il s’agit aussi de valoriser sur internet la cohérence et la complémentarité des ressources offertes par les services d’archives territoriaux et nationaux, notamment via la plateforme FranceArchives. L’ergonomie de cette plateforme sera reprise en 2023-2024 pour encore améliorer sa conformité au Système de design de l’État (DSFR). Un entrepôt SPARQL permettant l’interrogation des données au format RDF a été ouvert à l’été 2023 et permettra de renforcer son intégration au web de données. Le vaste entrepôt de données nominatives ouvert fin 2022 s’enrichira de nouvelles typologies, comme l’état civil ; il se distinguera notamment par la mise en œuvre de la reconnaissance automatique de caractères manuscrits, à l’instar du projet ANR SOCFACE (INED-Teklia-SIAF), portant sur l’ensemble des recensements de population de 1836 à 1936 numérisés par les Archives départementales ;

  • un important travail est réalisé pour faciliter l’accès aux archives et leur utilisation libre et gratuite (accès aux archives classifiées en mettant en œuvre la nouvelle législation, dérogations générales notamment sur la période de la guerre d’Algérie, portail France-Archives présentant l’ensemble des ressources sur l’Algérie de la période coloniale ; ouverture d’un observatoire qualitatif des dérogations publié et mis en open data ainsi que de l’observatoire interministériel des revendications d’archives publiques détenues en main privée, en lien étroit avec le travail ministériel mené sur la question) et pour développer la diffusion numérique des ressources archivistiques (portail France-Archives) en favorisant notamment les projets d’intelligence artificielle et de production de données de qualité alignées sur des portails externes ;

  • l’accélération du déploiement de l’archivage électronique en s’appuyant sur les acquis du programme interministériel VITAM 2015-2019 : une solution logicielle d’archivage librement réutilisable et d’ores-et-déjà intégrée dans les plateformes des ministères de la Culture, des Armées, de l’Europe et des Affaires étrangères. Le ministère de la Culture en assure désormais la maintenance et l’évolution tout en développant une offre de services pour l’archivage numérique intermédiaire des ministères et opérateurs de l’État, dont le modèle économique est désormais défini (projet VITAM) ; cette offre de service s’est notamment développée en 2023 avec l’arrivée de nouveaux partenaires (ministère, opérateurs du ministère de la culture, collectivités locales). Une dynamique collaborative associant des acteurs de tous horizons, qu’il s’agisse de la dynamique enclenchée autour de la solution VITAM ou qu’il s’agisse de celle portée par les appels à projet régulièrement lancés en direction des collectivités territoriales (dispositif ANET) ou des services de l’État (dispositif DIAMAN) ;

  • le renforcement de l’accompagnement des agents et de l’animation des réseaux, en acculturant l’ensemble des agents à l’archivage et à l’accès aux archives à l’ère électronique. Une nouvelle offre de webinaires à destination des professionnels des archives sur une large échelle a été mis en place dès 2020 ainsi que la mise à disposition d’espaces professionnels pour des communautés numériques. La nouvelle offre porte notamment sur les modalités de communication de typologies de documents complexes ainsi que la présentation des grands projets portant sur les archives des services de l’État (niveau central et niveau déconcentré).


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

14 955 893

14 955 893

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

14 785 893

14 785 893

Subventions pour charges de service public

170 000

170 000

Dépenses d’investissement

58 853 174

13 031 064

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

58 853 174

13 031 064

Dépenses d’intervention

8 480 050

8 480 050

Transferts aux collectivités territoriales

7 000 000

7 000 000

Transferts aux autres collectivités

1 480 050

1 480 050

Total

82 289 117

36 467 007

 

Les crédits de l’action 4 progressent de +53,2 M€ en AE et +1,8 M€ en CP par rapport à la LFI 2023 dont, notamment :

  • +0,4 M€ en AE=CP dans le cadre de la mesure de compensation de la hausse des prix ;

  • +54,7 M€ en AE destinés au projet d’extension du site des archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine.


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


Les dépenses de fonctionnement courant (crédits centraux), prévues à hauteur de 14,8 M€ en AE=CP, sont constituées des dépenses des services suivants :

  • le service à compétence nationale des Archives nationales (AN) composé des sites de Paris et de Pierrefitte-sur-Seine ;

  • le service à compétence nationale des Archives nationales du monde du travail (ANMT) situé à Roubaix ;

  • le service à compétence nationale des Archives nationales d’Outre-mer (ANOM) situé à Aix-en-Provence ;

  • le Centre national du microfilm et de la numérisation (CNMN), service central délocalisé rattaché au service interministériel des archives de France (SIAF).

Ces dépenses comprennent notamment les dépenses de conditionnement des archives servant à garantir la protection des documents contre les dommages causés par le temps et par les manipulations lors de la consultation.

Les dépenses de fonctionnement courant sont réparties de la façon suivante entre ces services :


Destination des crédits (M€)

 AE=CP

 Service à compétence nationale des archives nationales (AN)

12,3

 Service à compétence nationale des archives nationales du monde du travail (ANMT)

1,9

 Service à compétence nationale des archives nationales d’Outre-mer (ANOM)

0,2

 Centre national du microfilm et de la numérisation (CNMN)

0,4

 Total

14,8


Ces crédits permettent également de poursuivre la mise en œuvre du projet de portail internet France Archives, site en lien avec les outils européens existants et permettant d’homogénéiser et d’agréger l’ensemble des données françaises actuellement réparties entre les trois services à compétence nationale d’archives (AN, ANMT, ANOM), 100 sites départementaux et 700 sites municipaux.

Les crédits destinés aux charges de fonctionnement courant des AN, ANMT, ANOM et du CNMN sont répartis comme suit :


Destination des crédits (AE=CP) (M€)

AN

ANMT

ANOM

CNMN

TOTAL

Bâtiment

9,1

0,8

0,1

0,2

10,2

Administration

1,1

0,3

0,0

0,1

1,5

Conservation

0,9

0,7

0,1

0,1

1,7

Valorisation

1,2

0,1

0,0

0,0

1,4

Total

12,3

1,9

0,2

0,4

14,8


Les crédits de subventions pour charges de service public, prévus à hauteur de 0,2 M€ en AE=CP, concernent la prise en charge du traitement des archives d’architectes déposées à la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA).


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


58,9 M€ M€ en AE et 13 M€ en CP sont prévus au titre des investissements dans les différents sites des services des archives nationales :

  • 0,8 M€ en AE=CP sont destinés au programme de numérisation et aux opérations de microfilmage portés par les différents services en charge de la conservation des archives nationales ;

  • 1,1 M€ en AE=CP sont prévus pour les opérations d’investissement courant ainsi que pour la poursuite de la réalisation du schéma directeur des ANOM et la réalisation de travaux urgents (couverture, mise aux normes, désenfumage, etc.) sur ces différents sites (SCN ANMT, ANOM et CNMN) ;

  • 0,7 M€ en AE et CP sont destinés au système d’information archivistique ;

  • 56,3 M€ en AE et 10,5 M€ en CP sont prévus pour les Archives nationales (SCN AN), notamment pour les opérations suivantes :

– les travaux pour l’extension du site de Pierrefitte-sur-Seine compte tenu de la saturation programmée de la capacité de stockage à moyen terme (54,7 M€ en AE et 2,3 M€ en CP) ;

– la poursuite des travaux relatifs au schéma directeur des archives nationales sur le site de Paris (6,6 M€ en CP) ;

– l’investissement courant du SCN AN (1,58 M€ en AE =CP).


DÉPENSES D’INTERVENTION


Les dépenses d’intervention s’élèvent à 8,5 M€ en AE=CP.


  • Crédits centraux : 0,51 M€ en AE=CP

Ces crédits sont majoritairement des crédits de fonctionnement consacrés à des subventions aux associations œuvrant en faveur de la conservation et de la diffusion des archives.


  • Crédits déconcentrés : 8 M€ en AE=CP


Fonctionnement

1 M€ en AE=CP sont destinés au financement d’opérations de restauration, de conservation, de numérisation ou de valorisation du patrimoine archivistique en région.


Investissement

7 M€ en AE=CP sont destinés aux services d’archives départementales (AD) et municipales (AM) afin d’aider à la construction ou à la rénovation des bâtiments notamment dans le cadre de la nouvelle génération des CPER 2021-2027.



 

ACTION     (0,7 %)

08 – Acquisition et enrichissement des collections publiques

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

9 775 311

9 775 311

0

Crédits de paiement

0

9 775 311

9 775 311

0


L’enrichissement des collections est mis au service de la connaissance et de l’étude du patrimoine. Il contribue à assurer, sur l’ensemble du territoire national, l’accès du plus large public aux œuvres du patrimoine de la France et de l’humanité dans toute la diversité de la création. Il participe à la circulation croissante des œuvres d’art, entre les institutions françaises, notamment à travers les prêts et les dépôts des musées nationaux vers les musées de France territoriaux et dans le cadre de réseaux internationaux. Il contribue ainsi au rayonnement des collections publiques françaises.

L’État a également pour objectif de maintenir sur le territoire français des trésors nationaux, en réglementant la circulation des biens culturels qui sortent de France, sans pour autant entraver le développement du marché de l’art en France. À cet égard, la procédure de contrôle à l’exportation des biens culturels, qui donne lieu à la délivrance d’autorisations, principalement le certificat d’exportation, fait actuellement l’objet d’un projet informatique de dématérialisation afin d’en accroître l’efficience et de simplifier les démarches des usagers, qui sont en grande majorité des professionnels.

Dans l’objectif d’enrichissement des collections publiques, l’État met au service du patrimoine national, qu’il soit sa propriété ou celle des collectivités territoriales, ses capacités d’expertise et des moyens financiers. Ces derniers sont de plusieurs types et ne se limitent pas aux seuls crédits budgétaires. Des dépenses fiscales ainsi que les ressources propres des opérateurs contribuent également à la politique d’acquisition de l’État.

Pour remplir ces objectifs, l’État s’est doté d’un ensemble de moyens d’action propres à s’assurer :

  • De l’encadrement de la circulation des biens culturels les plus importants du point de vue patrimonial. Les biens culturels qualifiés de « trésor national » peuvent ainsi faire temporairement l’objet d’une interdiction de sortie du territoire en vue de permettre une acquisition au bénéfice des collections publiques. Cette procédure est réalisée dans le respect des intérêts du propriétaire, qui est assuré d’une transaction au prix du marché international, par une procédure d’estimation et d’acquisition dédiée ;

  • De la possibilité de mobiliser le concours financier d’entreprises pour l’acquisition de « trésors nationaux » et de biens culturels reconnus d’intérêt patrimonial majeur, par le dispositif fiscal prévu à l’article 238 bis OA du code général des impôts qui octroie aux entreprises imposées à l’impôt sur les sociétés une réduction d’impôt égale à 90 % des versements effectués en faveur de l’achat de biens culturels présentant le caractère de trésors nationaux. Ce dispositif permet l’entrée dans les collections publiques d’œuvres majeures et est régulièrement mobilisé pour permettre des acquisitions très importantes par des musées de France territoriaux, participant ainsi à une répartition équilibrée des collections sur le territoire ;

  • Des moyens d’acquérir directement auprès des propriétaires, notamment par voie de dation en paiement de certains droits (tels que les droits de succession), des œuvres ayant une « haute valeur artistique ou historique » ;

  • D’une possibilité d’intervention dans les ventes publiques par l’exercice du droit de préemption.

Afin de conforter l’attractivité des musées de France sur le territoire, le ministère de la Culture favorise également les politiques d’acquisition des collectivités territoriales, par des actions de veille et d’expertise technique, ainsi que par un soutien financier apporté aux projets les plus significatifs. Ce soutien passe, dans toutes les régions, par les Fonds régionaux d’acquisition pour les musées (FRAM), abondés conjointement par l’État et les Régions. Les projets d’acquisition les plus remarquables peuvent quant à eux bénéficier du soutien du Fonds du patrimoine.

Enfin, le ministère de la Culture, après la remise en novembre 2022 du rapport intitulé « Améliorer la sécurisation des acquisitions des musées nationaux » qu’il avait commandé à trois personnalités, s’est engagé dans l’application du plan d’action élaboré à sa suite afin de mettre en œuvre les recommandations formulées par les rapporteurs, notamment en lançant la révision de la charte de déontologie des conservateurs du patrimoine et du vade-mecum des acquisitions à l’usage des musées de France et en mettant l’accent sur le renforcement de la formation. Une instruction a été adressée aux présidents et directeurs des musées nationaux détaillant les mesures, concernant prioritairement l’organisation des commissions d’acquisitions, à mettre en place au sein de ces musées dans le cadre de ce plan d’action.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

50 000

50 000

Subventions pour charges de service public

50 000

50 000

Dépenses d’investissement

5 800 193

5 800 193

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

2 546 448

2 546 448

Subventions pour charges d'investissement

3 253 745

3 253 745

Dépenses d’intervention

3 925 118

3 925 118

Transferts aux collectivités territoriales

2 177 118

2 177 118

Transferts aux autres collectivités

1 748 000

1 748 000

Total

9 775 311

9 775 311

 

Les crédits de l’action 8 sont en reconduction par rapport à la LFI 2023.


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


0,05 M€ en AE=CP sont prévus en faveur du Centre des monuments nationaux (CMN) pour des opérations d’inventaire liées aux acquisitions. La subvention d’acquisition du CMN proprement dite est prévue en subvention pour charges d’investissement et présentée ci-dessous.


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


Les crédits d’investissement s’élèvent à 5,8 M€ en AE=CP.


Crédits centraux

Les crédits centraux et comprennent :

  • les crédits d’acquisition pour le patrimoine monumental. Les acquisitions concernent notamment les trésors qui dépendent des cathédrales, propriété de l’État ;

  • une dotation versée à la RMN-GP lui permettant de financer, pour l’État, des acquisitions pour le compte des 11 musées nationaux services à compétence nationale (SCN), de deux musées SCN devenus établissements publics (Fontainebleau et Sèvres-Limoges) et du service des bibliothèques, des archives et de la documentation générale ayant également le statut de SCN ;

  • les crédits d’acquisition pour le patrimoine archivistique. Les acquisitions concernent notamment les documents au profit des centres d’archives nationales ;

  • le fonds du patrimoine qui bénéficie à tous les domaines d’intervention du programme (patrimoine, architecture, musées, archives). Il est réservé aux acquisitions d’œuvres qui ont une grande importance patrimoniale, en particulier les œuvres qualifiées de trésor national et les œuvres dites d’intérêt patrimonial majeur, notamment lorsque ces dernières sont destinées à intégrer les collections des musées des collectivités territoriales.


Récapitulatif des dépenses d’investissement (en M€) – Crédits centraux

AE=CP

Patrimoine monumental

Direction générale des patrimoines (service du patrimoine)

0,1

Musées

Réunion des musées nationaux
(pour le compte des musées nationaux SCN)

1,2

Archives

Direction générale des patrimoines et de l’architecture
(service interministériel des archives de France)

0,1

Tous domaines

Fonds du patrimoine

1

Total

2,5



Crédits opérateurs

Les subventions pour charges d’investissement des établissements publics au titre de l’enrichissement des collections s’élèvent à 3,3 M€ en AE=CP et se répartissent de la façon suivante :


Récapitulatif des dépenses d’opérations financières (en M€) - Opérateurs

AE=CP

Patrimoine monumental

Centre des monuments nationaux (CMN)

0,2

Architecture

Cité de l’architecture et de patrimoine (CAPA)

0,1

Musées



Musée Guimet

0,6

Centre national d’art et de Culture Gorges-Pompidou (CNAC-GP)

2

Musée du quai Branly

0,3

Total

3,3


Dans les musées nationaux ayant le statut d’opérateur, d’autres sources de financement viennent compléter ces crédits : parts des recettes de droits d’entrée, mécénat, contributions des sociétés d’amis, dons et legs, etc. qui participent à la poursuite du programme d’acquisition d’œuvres pour le compte de l’État.


DÉPENSES D’INTERVENTION


Les dépenses d’intervention, prévues à hauteur de 3,9 M€ en AE=CP, permettent de contribuer à l’enrichissement des collections publiques n’appartenant pas à l’État.


Crédits centraux

Les crédits d’intervention centraux, prévus à hauteur de 2,2 M€ en AE=CP, sont répartis entre :

  • le fonds du patrimoine (2,2 M€ en AE=CP) qui permet de réaliser également des acquisitions pour les musées de France ne relevant pas de l’État (musées des collectivités territoriales, musées régis par des associations, des fondations, etc.) ;

  • les crédits d’acquisition des archives au profit des centres départementaux et municipaux d’archives (0,03 M€ en AE=CP).



Crédits déconcentrés

Les crédits déconcentrés dédiés aux acquisitions s’élèvent à 1,8 M€ en AE=CP. Ces crédits répartis entre les 25 fonds régionaux d’acquisitions des musées (FRAM) et les cinq fonds régionaux d’aide à la restauration (FRAR).

 

ACTION     (11,4 %)

09 – Patrimoine archéologique

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

167 859 594

167 859 594

0

Crédits de paiement

0

167 727 074

167 727 074

0


Le ministère de la Culture poursuit une double mission en matière de patrimoine archéologique :

  • Conserver et protéger le patrimoine archéologique ;

  • Recenser, étudier et valoriser ce patrimoine auprès des publics les plus larges et divers possibles.

En raison de la fragilité de la ressource archéologique, le ministère de la Culture conduit une gestion raisonnée de l’archéologie sur terre et sous les eaux. Il autorise, encadre et promeut les opérations de recherche scientifique qu’il s’agisse d’études documentaires, de prospections sur le terrain (pédestres, aériennes, géophysiques, lidar (détection par laser), d’évaluations des vestiges archéologiques (sondages, diagnostics, relevés) ou de réalisation de fouilles. Il exerce le contrôle scientifique et technique de l’ensemble des opérations archéologiques. Ces missions sont assurées sous l’autorité des préfets de région par les directions régionales des affaires culturelles (services régionaux de l’archéologie) pour le domaine terrestre et subaquatique, et par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), service à compétence nationale relevant de la direction générale des patrimoines et de l’architecture, pour le domaine maritime.

Réglementée et soutenue par le ministère de la Culture, la recherche en archéologie est réalisée en lien avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et les institutions de recherche (CNRS, universités). De nombreux acteurs y participent : archéologues professionnels (État, établissements publics, collectivités territoriales, universités, CNRS, entreprises et associations), bénévoles, ou bureaux d’ingénierie.

La mise en œuvre des opérations archéologiques relève :

  • Soit de l’archéologie programmée, répondant à des objectifs de recherche scientifique dans la durée ;

  • Soit de l’archéologie préventive, visant à assurer la sauvegarde par l’étude du patrimoine affecté par les travaux d’aménagement publics ou privés sur le territoire.

Ces opérations font l’objet d’une autorisation par l’État et donnent lieu à la remise d’un rapport consignant les résultats. Ceux-ci sont également les matériaux d’une connaissance diffusée et valorisée auprès de différents publics à travers des publications, des journées d’études, des expositions, etc.

L’activité d’archéologie préventive reste forte en 2023 malgré une stagnation de l’activité d’aménagement du territoire. L’activité d’archéologie programmée, notamment les chantiers de recherche accueillant des étudiants et bénévoles, retrouve progressivement son niveau d’avant la crise sanitaire. 70 % de ces chantiers ont été ouverts à la visite. Les rencontres avec les publics (journées européennes de l’archéologie, notamment) et les événements scientifiques ont connu en 2023 une hausse importante de fréquentation, retrouvant le niveau élevé d’avant la crise sanitaire.

Le code du patrimoine organise l’archéologie préventive en deux étapes :

  • Le diagnostic permet, par des études, prospections ou travaux de terrain, de mettre en évidence et de caractériser les éléments du patrimoine archéologique présents sur l’emprise d’un projet d’aménagement et de présenter les résultats dans un rapport ;

  • La fouille préventive permet, par des études, des travaux de terrain et de laboratoire, de recueillir les données archéologiques présentes sur le site, d’en faire l’analyse, d’en assurer la compréhension et à présenter l’ensemble des résultats dans un rapport.

L’ensemble des informations collectées qui identifie, localise et décrit les données archéologiques contribuent à l’enrichissement permanent de la carte archéologique nationale et à la définition de stratégies territoriales de recherche et de conservation.

Dans ce cadre, les efforts de l’État en matière d’archéologie visent notamment à :

  • Préserver le patrimoine archéologique par la conduite de son recensement et de son identification et assurer une démarche de protection visant à aménager le territoire tout en préservant les archives du sol ;

  • Harmoniser les pratiques en termes de gestion archéologique du territoire et de définition des objectifs scientifiques de l’État et entretenir et développer la qualité de l’expertise scientifique des agents de l’État ;

  • Veiller, d’une part, à ce que les prescriptions d’archéologie préventive préalables aux travaux d’aménagement restent le fruit d’un exercice de grande sélectivité, d’un travail essentiel d’évaluation et d’expertise scientifiques et, d’autre part, à ce que les délais de prescriptions d’archéologie préventive et de mise en place des opérations de terrain soient respectés ;

  • Conforter le rôle des collectivités locales impliquées dans l’archéologie préventive et la diffusion de la culture archéologique ;

  • Poursuivre la mise en œuvre de programmes de recherche et de publication avec les autres institutions œuvrant dans le domaine de l’archéologie (CNRS, universités, collectivités territoriales, etc.) ;

  • Valoriser la recherche par des actions de médiation et d’éducation artistique et culturelle en direction des publics à travers des subventions accordées à la mise en valeur et la valorisation de sites archéologiques, à la publication et/ou à l’organisation d’expositions, des actions de communication (Journées européennes du patrimoine, Journées européennes de l’archéologie) et l’édition numérique notamment sur le site du ministère de la Culture ;

  • Garantir une gestion de qualité des collections archéologiques, de leur conservation préventive et d’en faciliter les études par la création de centres de conservation et d’études du patrimoine archéologique sur l’ensemble du territoire.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

101 028 164

100 895 644

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

1 482 939

1 350 419

Subventions pour charges de service public

99 545 225

99 545 225

Dépenses d’investissement

1 722 892

1 722 892

Subventions pour charges d'investissement

1 722 892

1 722 892

Dépenses d’intervention

65 108 538

65 108 538

Transferts aux collectivités territoriales

31 120 538

31 120 538

Transferts aux autres collectivités

33 988 000

33 988 000

Total

167 859 594

167 727 074

 

Les crédits de l’action 9 progressent de +9,9 M€ par rapport à la LFI 2023 dont, notamment :

  • +2,9 M€ en AE=CP dans le cadre de la mesure de compensation de la hausse des prix ;

  • +4 M€ en AE=CP dans le cadre de l’augmentation du point d’indice.


Les crédits de l’action 9 « Patrimoine archéologique » se répartissent en deux rubriques :

  • le soutien aux opérations d’archéologie préventive, pour un montant de 142,7 M€ en AE et 142,5 M€ en CP ;

  • les autres crédits dédiés à l’archéologie et au patrimoine archéologique, pour un montant de 25,2 M€ en AE=CP.


A) Soutien aux opérations d’archéologie préventive :


Ces crédits sont destinés à financer les opérations d’archéologie préventive.


Tableau général des crédits dédiés aux opérations d’archéologie préventive
-
Par nature de crédits
(en M€)

AE

CP

Dépenses de fonctionnement

93,4

93,4

dont subventions versées aux opérateurs – Opérations de diagnostics

92

92

dont DRASSM

1,3

1,2

Dépenses d’intervention

47,6

47,6

dont dépenses d’intervention - FNAP

33,4

33,4

dont dépenses d’intervention – transferts aux collectivités territoriales

14,2

14,2

Dépenses d’investissement – Subventions pour charges d’invest. (opérateurs)

1,7

1,7

Total Opérations d’archéologie préventive

142,7

142,5



DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


93,4 M€ en AE et 93,2 M€ CP sont destinés à couvrir :

  • la réalisation des opérations de diagnostics d’archéologie préventive et la mission de recherche de l’INRAP (92 M€). Une dotation complémentaire est attribuée au titre du troisième volet du protocole d’accord de la réforme du régime indemnitaire des agents contractuels de l’établissement œuvrant dans le secteur non concurrentiel (+2,9 M€) ;

  • les crédits destinés au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM, 1,3 M€ en AE et 1,2 M€ en CP), SCN transféré du programme 361 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » vers le programme 175 « Patrimoines » au 1er janvier 2022.


DÉPENSES D’INTERVENTION


47,6 M€ en AE=CP sont destinés :

  • d’une part, à abonder le Fonds national d’archéologie préventive (FNAP) prévu à l’article L. 524-14 du code du patrimoine et qui a vocation à venir en aide au financement des sommes dues par les aménageurs des fouilles archéologiques prescrites suite à un diagnostic (33,4 M€ en AE=CP) ;

  • d’autre part, à verser des subventions en compensation des travaux engagés par les collectivités habilitées à réaliser des opérations de diagnostic archéologique (14,2 M€).


DÉPENSES D’INVESTISSEMENT


Une subvention pour charges d’investissement est allouée à l’INRAP pour un montant de 1,7 M€ en AE=CP. Elle a pour vocation de couvrir les dépenses d’investissement nécessaires à la réalisation des diagnostics.


B) Autres crédits dédiés à l’archéologie et au patrimoine archéologique :


DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT


  • 0,2 M€ en AE=CP sont prévus en faveur du fonctionnement du Centre national de la Préhistoire à Périgueux, service central délocalisé.

  • 7,5 M€ en AE=CP sont prévus en faveur de l’INRAP en subvention pour charges de service public au titre de la compensation des charges de service public spécifiques qui lui incombent en tant qu’opérateur national d’archéologie préventive dans le champ concurrentiel, en particulier : obligation de présence sur l’ensemble du territoire ; compétence sur l’ensemble des spécialités ; traitement, exploitation et valorisation scientifique des données de fouilles.


DÉPENSES D’INTERVENTION


Les dépenses d’intervention s’élèvent à 17,5  M€ en AE=CP.


Transferts aux collectivités territoriales : 16,9 M€ en AE=CP


  • Fonctionnement

Une subvention de fonctionnement à hauteur de 2 M€ en AE=CP est attribuée à la société d’économie mixte « Bibracte » dont la mission est de gérer le site archéologique du Mont-Beuvray.


  • Investissement

Les dépenses d’intervention en investissement s’élèvent à 14,9 M€ en AE=CP :

  • 9,9 M€ en AE=CP sont destinés aux dépenses de soutien aux fouilles archéologiques programmées, réalisées en partenariat avec les autres organismes (CNRS, universités). Le coût moyen de ces opérations varie de 2 000 € à 20 000 € et le nombre d’opérations menées annuellement varie, selon les régions, de 15 à 55.

  • 5 M€ en AE=CP de crédits déconcentrés sont destinés à poursuivre le déploiement d’une stratégie immobilière pluriannuelle des investissements pour construire un ensemble cohérent et soutenable de centres de conservation et d’étude (CCE).


Transferts aux autres collectivités : 0,6 M€ en AE=CP


Les crédits d’intervention centraux sont constitués de 0,6 M€ en AE=CP et sont destinés à soutenir des opérations de promotion et de diffusion du patrimoine archéologique (aides à l’édition).


 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs

 

LFI 2023

PLF 2024

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

Autres opérateurs d'enseignement supérieur et de recherche (P150)

4 182 372

4 182 372

4 307 566

4 307 566

Subventions pour charges de service public

4 064 760

4 064 760

4 180 921

4 180 921

Subventions pour charges d'investissement

117 612

117 612

126 645

126 645

EPPD - Etablissement public du palais de la porte Dorée (P175)

6 641 881

6 641 881

11 441 223

8 066 223

Subventions pour charges de service public

4 876 180

4 876 180

5 175 522

5 175 522

Subventions pour charges d'investissement

1 765 701

1 765 701

6 265 701

2 890 701

Etablissement public du château de Fontainebleau (P175)

6 303 126

15 705 506

7 308 491

15 710 871

Subventions pour charges de service public

3 431 617

3 431 617

3 588 208

3 588 208

Subventions pour charges d'investissement

2 871 509

12 273 889

3 720 283

12 122 663

Musée Picasso (P175)

4 451 911

4 451 911

4 753 467

4 753 467

Subventions pour charges de service public

4 088 642

4 088 642

4 367 075

4 367 075

Subventions pour charges d'investissement

363 269

363 269

386 392

386 392

MuCEM - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (P175)

19 703 245

19 703 245

20 630 151

20 630 151

Subventions pour charges de service public

19 321 910

19 321 910

20 219 527

20 219 527

Subventions pour charges d'investissement

381 335

381 335

410 624

410 624

Musée Henner-Moreau (P175)

878 176

878 176

1 135 849

1 135 849

Subventions pour charges de service public

828 176

828 176

1 082 009

1 082 009

Subventions pour charges d'investissement

50 000

50 000

53 840

53 840

CMN - Centre des monuments nationaux (P175)

67 170 953

72 170 953

79 036 907

75 236 907

Subventions pour charges de service public

41 965 953

41 965 953

44 843 277

44 843 277

Subventions pour charges d'investissement

25 205 000

30 205 000

34 193 630

30 393 630

CNAC-GP - Centre national d'art et de culture - Georges Pompidou (P175)

84 233 241

85 233 241

317 620 094

101 089 825

Subventions pour charges de service public

73 186 280

73 186 280

81 620 446

81 620 446

Subventions pour charges d'investissement

11 046 961

12 046 961

235 999 648

19 469 379

AFR - Académie de France à Rome (P131)

855 000

855 000

855 000

855 000

Subventions pour charges d'investissement

855 000

855 000

855 000

855 000

Musée du Louvre (P175)

96 095 230

96 095 230

99 877 736

99 877 736

Subventions pour charges de service public

91 895 230

91 895 230

95 481 451

95 481 451

Subventions pour charges d'investissement

4 200 000

4 200 000

4 396 285

4 396 285

EPV - Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles (P175)

53 531 106

56 531 106

57 408 400

58 408 400

Subventions pour charges de service public

36 934 910

36 934 910

39 435 186

39 435 186

Subventions pour charges d'investissement

16 596 196

19 596 196

17 973 214

18 973 214

EPMQB - Etablissement public du musée du quai Branly (P175)

23 944 039

23 944 039

25 220 575

25 220 575

Subventions pour charges de service public

23 659 039

23 659 039

24 548 685

24 548 685

Subventions pour charges d'investissement

285 000

285 000

671 890

671 890

INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives (P175)

92 386 432

92 386 432

101 268 117

101 268 117

Subventions pour charges de service public

90 786 432

90 786 432

99 545 225

99 545 225

Subventions pour charges d'investissement

1 600 000

1 600 000

1 722 892

1 722 892

Musée d'Orsay et musée de l'Orangerie (P175)

37 168 435

37 168 435

39 695 881

39 695 881

Subventions pour charges de service public

35 668 435

35 668 435

38 137 635

38 137 635

Subventions pour charges d'investissement

1 500 000

1 500 000

1 558 246

1 558 246

Musée Guimet (P175)

5 708 162

5 708 162

8 561 973

8 561 973

Subventions pour charges de service public

4 401 259

4 401 259

4 620 070

4 620 070

Subventions pour charges d'investissement

1 306 903

1 306 903

3 941 903

3 941 903

CAPA - Cité de l'architecture et du patrimoine (P175)

18 946 198

18 946 198

20 058 574

20 058 574

Subventions pour charges de service public

18 135 885

18 135 885

19 186 023

19 186 023

Subventions pour charges d'investissement

810 313

810 313

872 551

872 551

Rmn-GP - Réunion des musées nationaux - Grand Palais (P175)

23 539 202

27 539 202

33 524 616

33 524 616

Subventions pour charges de service public

22 539 202

22 539 202

24 699 232

24 699 232

Subventions pour charges d'investissement

1 000 000

5 000 000

8 825 384

8 825 384

Musée des arts décoratifs (P175)

16 707 649

16 707 649

17 166 472

17 166 472

Subventions pour charges de service public

15 552 649

15 552 649

15 922 760

15 922 760

Subventions pour charges d'investissement

1 155 000

1 155 000

1 243 712

1 243 712

Total

562 446 358

584 848 738

849 871 092

635 568 203

Total des subventions pour charges de service public

491 336 559

491 336 559

526 653 252

526 653 252

Total des dotations en fonds propres

0

0

0

0

Total des transferts

0

0

0

0

Total des subventions pour charges d'investissement

71 109 799

93 512 179

323 217 840

108 914 951

 

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file

   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2023

PLF 2024

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

CAPA - Cité de l'architecture et du patrimoine

12

 

130

3

 

 

8

 

134

 

 

 

CMN - Centre des monuments nationaux

 

 

1 475

32

 

23

 

 

1 493

32

 

30

CNAC-GP - Centre national d'art et de culture - Georges Pompidou

 

 

1 009

65

 

 

 

 

1 010

7

 

7

EPMQB - Etablissement public du musée du quai Branly

 

 

250

 

 

 

 

 

250

 

 

 

EPMSM - Etablissement public du Mont-Saint-Michel

 

 

4

2

 

 

 

 

16

 

 

 

EPPD - Etablissement public du palais de la porte Dorée

25

 

72

4

 

4

25

 

75

2

 

2

EPRNDP - Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

1

 

39

 

 

 

1

 

39

 

 

 

EPV - Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles

 

 

951

71

 

33

 

 

951

28

 

28

Etablissement public du château de Fontainebleau

137

 

6

 

 

 

144

 

8

2

 

2

INRAP - Institut national de recherches archéologiques préventives

 

 

2 020

 

 

 

 

 

2 020

8

 

8

MuCEM - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée

59

 

61

20

 

 

59

 

63

3

 

3

Musée d'Orsay et musée de l'Orangerie

9

 

666

25

 

13

9

 

666

15

 

15

Musée des arts décoratifs

 

 

263

 

 

 

 

 

263

 

 

 

Musée du Louvre

 

 

1 984

40

 

18

 

 

1 984

9

 

9

Musée Guimet

116

 

47

2

 

2

116

 

50

2

 

2

Musée Henner-Moreau

31

 

4

1

 

1

31

 

7

1

 

1

Musée Picasso

75

 

43

21

 

13

75

 

45

10

 

10

Rmn-GP - Réunion des musées nationaux - Grand Palais

18

 

900

61

 

46

18

 

892

 

 

 

Total ETPT

483

 

9 924

347

 

153

486

 

9 966

119

 

117


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2023

9 924

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2023

 

Impact du schéma d'emplois 2024

20

Solde des transferts T2/T3

-6

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

28

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2024


Rappel du schéma d’emplois 2024 en ETP

9 966
 
 
20

 

Le Centre des monuments nationaux CMN) bénéficie d’un schéma d’emplois de +18 ETP en 2024, dont +15 ETP dédiés au château de Villers-Cotterêts, +5 ETP pour les tours de Notre-Dame-de-Paris et ‑2 ETP correspondant à un mouvement en gestion 2022, reconduit en 2023, depuis le CMN vers la RMN-GP qui bénéficie de +2 ETP en schéma d’emploi pour la gestion de la librairie-boutique du SCN musée des Plan-reliefs.


Les transferts T2/T3 s’élèvent à ‑6 ETPT et correspondent aux mouvements suivants :

- le transfert de 4 ETPT sous le plafond d’emplois de la CAPA depuis le plafond ministériel ;

- le transfert de 10 ETPT de la RMN-GP vers les écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA) sous plafond ministériel.


Les corrections techniques concernent :

- le Centre national d’art et de culture – Georges à hauteur de 1 ETPT ;

- l’Établissement public du palais de la porte Dorée à hauteur de 3 ETPT ;

- l’Établissement public du château de Fontainebleau à hauteur de 2 ETPT ;

- le Musée Guimet à hauteur de 3 ETPT ;

- le Musée Henner-Moreau à hauteur de 3 ETPT ;

- le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à hauteur de 2 ETPT ;

- le Musée national Picasso Paris à hauteur de 2 ETPT ;

- l’Établissement public du Mont-Saint-Michel à hauteur de 12 ETPT.