$@FwLOVariable(annee#2024)

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$@FwLOVariable(libelleProg#Diplomatie culturelle et d'influence)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Objectifs et indicateurs de performance)

 

Objectifs et indicateurs de performance


OBJECTIF    

1 – Renforcer l'influence culturelle, linguistique et éducative de la France

 

Notre diplomatie d’influence s’appuie sur notre réseau de coopération et d’action culturelle, composé de 137 services de coopération et d’action culturelle (SCAC), de 93 Instituts français (IF) pluridisciplinaires, de 3 EAF à compétences spécifiques ou non fusionnés, de 22 Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE), de 6 centres culturels franco-étrangers (dont celui du Niger actuellement fermé), et de 829 Alliances françaises (AF) dans 129 pays (dont 381 conventionnées ou ayant bénéficié d’un soutien du MEAE en 2022).

 

La stratégie de promotion et de coopération culturelle du ministère s’articule autour de deux axes principaux : le renforcement du rayonnement intellectuel et culturel de la France, et l’appui aux industries culturelles et créatives.

Le rayonnement international du modèle culturel français concerne des domaines aussi variés que la musique, le cinéma, le spectacle vivant, le débat d’idées, le livre, l’ingénierie culturelle ou encore le jeu vidéo. Les SCAC de l’ensemble du réseau s’appuient sur les instituts français et les Alliances françaises sur place, mais aussi sur l’Institut français à Paris, opérateur culturel du MEAE. Ils peuvent également financer directement des partenaires locaux ou français pour mettre en œuvre cette politique d’influence, dont les priorités sont définies par les services centraux du MEAE.

L’appui aux industries culturelles et créatives est au cœur de la feuille de route de l’influence présentée à notre réseau en décembre 2021 et qui fixe les grandes orientations de notre diplomatie culturelle et d’influence pour les années à venir. Les ICC représentent un secteur clé de l’économie française et revêtent également une dimension politique majeure en tant qu’instrument de diffusion de la création et de la culture françaises. C’est pourquoi le ministère a confié dès 2020 une mission prioritaire ICC à 37 ambassadrices et ambassadeurs, et a appelé à une forte implication de l’ensemble du réseau et des opérateurs au service des professionnels des ICC. Des crédits supplémentaires ont été accordés à notre réseau (0,5 M€ en 2020 et 1,4 M€ en 2022 et 2023) pour soutenir la mise en œuvre d’actions en faveur des professionnels des secteurs culturels et créatifs et la tendance devrait se maintenir et se renforcer en 2024. Cette priorité d’action pour les années à venir a été une nouvelle fois affirmée par la Ministre de l’Europe et des affaires étrangères à l’occasion de la Semaine de l’Influence en juillet 2023. La démarche ICC va ainsi être étendue à l’ensemble des postes du monde. Le continent africain, pour lequel les ICC représentent un important levier de croissance, fait l’objet d’une attention particulière, avec pour cadre la concrétisation de l’agenda de Ouagadougou et des suites du Nouveau Sommet Afrique France de Montpellier. Le Fonds d’Appui à l’entreprenariat culturel (sur le programme 209) a été lancé en 2023 et a permis de soutenir 17 projets dans 17 pays en Afrique pour un montant global de 16,05 k€.

La transformation numérique de notre action constitue également une priorité du ministère. Dans ce cadre, le MEAE et son opérateur l’Institut français ont élaboré une feuille de route, visant la modernisation du réseau en accélérant sa transformation numérique, selon un calendrier triennal (2021-2023). Cette feuille de route a été construite en dialogue étroit avec le réseau des Alliances françaises et des Instituts français (enquêtes qualitatives et quantitatives, webinaires, entretiens ciblés). Près de 4 M€ ont été engagés par le ministère pour financer les axes de la feuille de route sur la période 2021-2023. Le dispositif doit être prolongé en 2024.

 

Concernant la coopération linguistique et éducative, le nombre de professeurs formés par le réseau de coopération et d’action culturelle, devrait augmenter légèrement en 2024, grâce à la consolidation de la reprise post-crise sanitaire. Celle-ci s’appuie notamment sur l’expertise acquise en matière de formation à distance qui permet de toucher un plus grand nombre de professeurs.

Toutefois, si la situation sanitaire s’est globalement stabilisée, dans plusieurs pays l’instabilité liée au contexte sécuritaire ou politique risque de limiter les actions des postes diplomatiques.

Concernant les certifications de langue française (diplômes et tests), l’enjeu en 2024 sera de poursuivre les efforts pour consolider la progression initiée en 2023 du fait de la réouverture des centres des derniers pays visés par des restrictions d’ordre sanitaire.

Le réseau d’établissements labellisés LabelFrancEducation, quant à lui, connaît une croissance depuis 2019 qui semble se consolider et perdurera certainement dans les années à venir.


INDICATEUR        

1.1 – Présence de la culture et des idées françaises à l'étranger

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Part des projets culturels organisés en ligne ou en format hybride (mêlant virtuel et présentiel)

%

36

26

20

20

20

20

Part du volume des crédits consacrés aux projets culturels incluant une action spécifique en direction des professionnels des secteurs culturels

%

38

30

40

35

35

35

Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération

%

+24

38

+12

+14

+14

+16

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Part des projets culturels organisés en ligne ou en format hybride (mêlant virtuel et présentiel) »

Sources des données : Postes du réseau de coopération et d’action culturelle - DGM/DPO.

Le sous-indicateur fait référence à l’évolution d’une année sur l’autre du nombre de projets culturels organisés totalement ou partiellement en ligne.

Périmètre : SCAC de l’ambassade, établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF).


Sous-indicateur 2 « Part du volume des crédits consacrés aux projets culturels incluant une action spécifique en direction des professionnels des secteurs culturels »

Sources des données : Postes du réseau de coopération et d’action culturelle - DGM/DPO

Le sous-indicateur fait référence à l’évolution d’une année sur l’autre de la part de crédit consacrée à des actions en direction des professionnels des secteurs culturels.

Périmètre : SCAC de l’ambassade, les établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et les alliances françaises conventionnées (AF) dans le pays disposant d’un service de coopération et d’action culturelle (hors postes de présence diplomatique).


Sous-indicateur 3 : « Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération »

Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international (DGM) Le sous-indicateur fait référence à l’évolution d’une année sur l’autre du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) directement gérés par le réseau culturel et/ou le service de coopération et d ’action culturelle de l’ambassade.

Périmètre : SCAC de l’ambassade, établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF) dans le pays disposant d’un service de coopération et d’action culturelle (hors postes de présence diplomatique).

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Part des projets culturels organisés en ligne ou en format hybride (mêlant virtuel et présentiel) »


La crise sanitaire et économique de 2020 a accéléré la profonde mutation des usages et a accru la place du numérique au quotidien, notamment en termes organisationnels (télétravail et dématérialisation des procédures etc.) mais aussi culturels et linguistiques. Ces nouveaux usages concernent notamment la façon d’apprendre une langue, d’assister à un cours, la façon de créer, de produire des œuvres ou des contenus culturels tout comme les façons d’y avoir accès et de les découvrir. Le réseau culturel français s’est rapidement adapté en conséquence, il peut également compter sur le soutien du ministère et de l’Institut français à Paris qui a accéléré depuis 2020 sa montée en puissance sur le sujet dans le cadre de la feuille de route transformation numérique. Si la plupart des postes ont repris le déploiement d’actions en présentiel, cette dynamique de mutation numérique de nos actions se poursuit néanmoins dans le réseau pour diminuer la part d’une diffusion coûteuse, maîtriser davantage l’impact carbone des déplacements et démultiplier notre action grâce au numérique. On peut citer à titre d’exemple le projet Espace V de notre poste au Canada, qui consiste en un espace culturel virtuel, développé par l’Alliance française de Vancouver, pour découvrir des contenus créatifs et expérimenter de nouvelles formes de représentation et de médiation culturelle.

Le réalisé 2022 (26 %) a été conforme à nos anticipations.

La plupart des postes ont repris des activités en présentiel dès 2021 et les contraintes sanitaires sont aujourd’hui levées dans la grande majorité des pays. Certains outils et habitudes des publics ayant été pris, nous avons anticipé néanmoins un certain niveau d’activités en distanciel ou hybride, avec une cible 2023 à 20 %.

Pour 2024, 2025 et 2026, sans événement inattendu, le taux d’activités en distanciel ou hybride devrait se maintenir à hauteur de 20 %, poursuivant la dynamique de maîtrise de l’impact carbone des déplacements et de démultiplication de notre action grâce au numérique.


Sous-indicateur 2 : « Part du volume des crédits consacrés aux projets culturels incluant une action spécifique en direction des professionnels des secteurs culturels »


L’export des industries culturelles et créatives (ICC) françaises constitue une priorité du ministère qui se traduit par la mise en place d’actions dédiés par le réseau de coopération, les opérateurs du MEAE et les organismes sectoriels à l’export, au service des professionnels de la filière. Tout en concernant l’ensemble du réseau, cette priorité est portée plus particulièrement par 37 postes, investis d’une « mission prioritaire ICC » depuis 2020, pilotes d’une démarche ICC à l’export. A partir de cette année, la démarche va être étendue aux autres pays du monde.

Le réalisé 2022 (30 %) montre que les postes ont poursuivi leur action répondant aux objectifs de mise en réseau, de professionnalisation, de promotion des ICC françaises, d’acculturation ou d’accès aux marchés internationaux. Il est cependant inférieur à nos prévisions (40 %), signe que malgré le renouvellement d’un appel à projets spécifique à hauteur de 1,4 M€, les postes conservent une action de programmation culturelle importante et que le niveau d’équilibre est sans doute encore plus proche de 30 % que de 40 % pour les actions ICC.

Les ICC demeurent néanmoins une priorité stratégique pour les années à venir, la démarche va être étendue au monde entier à partir de 2024 et quelques moyens supplémentaires seront accordés. Adossés à la poursuite de nos efforts de sensibilisation envers les postes, nous anticipons une légère augmentation du résultat atteint en 2022 pour les années à venir et estimons à 35 % pour les années 2024 à 2026 la part des actions s’adressant spécifiquement aux professionnels des secteurs culturels et créatifs.


Sous-indicateur 3 : « Taux de croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par le réseau culturel et de coopération »

La croissance du nombre d’abonnés aux réseaux sociaux gérés par nos ambassades à l’étranger devrait se poursuivre dans le cadre des stratégies de communication digitale mises en œuvre et du renouvellement de notre stratégie de communication et d’influence. La crise sanitaire a poussé les postes à communiquer plus largement sur leurs réseaux sociaux en proposant des contenus variés qui leur ont permis de toucher un plus large public.

Après une forte augmentation en 2021 (24 %), une augmentation plus modeste était anticipée pour 2022 (10 %) mais a finalement été encore plus forte que l’année précédente (38 % en 2022) grâce à une action renforcée de sensibilisation auprès des postes sur l’importance d’une communication coordonnée entre les services de l’Équipe France, y compris la communication moins institutionnelle permise par les réseaux sociaux du réseau culturel. Cette dynamique devrait se poursuivre mais à un rythme moins important que pendant la crise sanitaire. Nous anticipons ainsi des ratios inférieurs en 2024 (+14 %), 2025 (+14 %) et 2026 (+16 %).


 

INDICATEUR        

1.2 – Diffusion de la langue française

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Nombre d'inscriptions aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises

Nb

916 015

883 449

935 000

920 000

940 000

960 000

Nombre d'heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises

Nombre/usager

31 815 756

31 393 923

36 500 000

33 955 700

35 313 890

36 726 450

Nombre de candidats aux certifications en langue française

Nb

591 710

645 236

729 000

770 000

800 000

830 000

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Nombre d’inscriptions aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises »

Sources des données : MEAE/DGM/services de coopération et d’action culturelle (SCAC)

Ce sous-indicateur fait référence au total des inscriptions annuelles. Le périmètre est constitué des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires et des alliances françaises conventionnées, c’est-à-dire disposant de personnel mis à disposition par le MEAE ou d’une subvention. Les informations proviennent des remontées des postes du réseau de coopération et d’action culturelle suite à la collecte des fiches ReCAP (Revue Complète des Actions des Postes).

Périmètre : Établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF).

 

Sous-indicateur 2 : « Nombre d’heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises »

Sources des données : MEAE/DGM/services de coopération et d’action culturelle (SCAC)

Ce sous-indicateur permet de mettre en parallèle le nombre de cours dispensés à celui des inscriptions. Le périmètre est constitué des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires et des alliances françaises conventionnées, c’est-à-dire disposant de personnel mis à disposition par le MEAE ou d’une subvention. Les informations proviennent des remontées des postes du réseau de coopération et d’action culturelle suite à la collecte des fiches ReCAP (Revue Complète des Actions des Postes).

Périmètre : Établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF) et alliances françaises conventionnées (AF).

 

Sous-indicateur 3 : « Nombre de candidats aux certifications en langue française »

Sources des données : France Éducation International (FEI) ex-Centre international d’études pédagogiques de Sèvres (CIEP)

Le sous-indicateur fait référence au nombre d’inscrits aux certifications de langue (DILF, DELF, DALF, TCF y compris TCF DAP, TCF Canada et TCF Intégration, résident et nationalité (IRN)) Les tests Évalang ne sont pas intégrés à ce chiffre.

Périmètre : diplôme initial de langue française (DILF), diplôme d’études en langue française (DELF), le diplôme approfondi de langue française (DALF) et le test de connaissance du français (TCF) dans ses diverses déclinaisons.

 

 

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Nombre d’inscriptions aux cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des Alliances françaises »

 

L’année 2022 a vu le nombre d’inscriptions aux cours de langue légèrement diminuer de 4 % en comparaison avec 2021, notamment en raison de contextes économiques et sécuritaires dégradés, entraînant une révision à la baisse de la cible 2023 (qui devrait s’établir à 900 000 plutôt qu’à 935 000 comme indiqué lors du PAP 2023). Ce contexte a principalement affecté le réseau des Alliances françaises, avec une diminution du nombre d’inscriptions de 7 % entre 2021 et 2022. En parallèle, le réseau des IF a affiché une hausse des inscriptions de 5 % entre 2021 et 2022. Une hausse principalement portée par la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient qui avec 122 916 inscriptions en 2022, affiche une hausse de 7 % en comparaison avec 2021.

Il est néanmoins possible de prévoir une légère hausse de 2 % pour 2024 avec une cible à 920 000 inscriptions, grâce à l’adaptation et au renforcement des offres de cours des Instituts Français et Alliances françaises. En effet, malgré une baisse des inscriptions qui a principalement affecté le réseau des Alliances françaises en 2022, nombreuses sont les associations qui ont mis en commun leurs ressources (États-Unis, Colombie, Mexique…) et ont restructuré leur offre (Singapour, Mongolie, Népal), ce qui laisse entrevoir, malgré des contextes compliqués, des perspectives d’évolution positive.

Par ailleurs, les recettes de cours enregistrées par les Instituts français à l’étranger poursuivent leur augmentation, portées par les cours collectifs qui procurent l’essentiel des recettes, représentant 80 % du total. On note à l’inverse une diminution des recettes des cours particuliers et surtout des cours en ligne.

 

Sous-indicateur 2 : « Nombre d’heures/élèves de cours de langue des établissements du réseau culturel et de coopération et du réseau des alliances françaises »

 

La situation sanitaire ne s’étant que peu améliorée en 2022 pour nombre de postes, les chiffres sont en stagnation avec 2021. L’ensemble des Instituts français et Alliances françaises ont aussi souffert de la dégradation du contexte économique et sécuritaire. Par exemple en Afrique du Sud, face aux contraintes économiques, le réseau des Alliances françaises a attesté d’une hausse du nombre d’inscriptions mais d’une baisse du nombre d’heures/élèves.

Néanmoins, la cible 2024 est établie à 33 955 700 heures/élèves, soit une augmentation de 8 % par rapport à 2022. Cette cible, moins audacieuse que dans le PAP 2023, se base sur les perspectives de montée en gamme des moyens numériques, la formation des agents, ainsi que la reprise et la stabilisation des cours collectifs. En effet, la généralisation de la mise en place de dispositifs à distance ou hybrides vise à attirer une nouvelle clientèle en diversifiant l’offre. La mobilisation des équipes du réseau culturel pour monter en gamme dans l’équipement de moyens numériques et la formation des agents mobilisés, accompagnée par la contribution du Département pour la transformation numérique du réseau (1,5 M€ mis à disposition directement des postes en 2021, 1 M€ en 2022, 0,95 M€ en 2023), permettent de prévoir cette dynamique. Aussi, la procédure « Études en France », génératrice de recettes pour les Instituts français et en passe d’être généralisée dans le réseau, rencontre un vif succès et contribue à l’attractivité des cours proposés par les EAF et les Alliances.

 

Sous-indicateur 3 : « Nombre de candidats aux certifications en langue française »

 

Ces indicateurs recouvrent l’ensemble du nombre de candidats aux tests (TCF et ses déclinaisons) et aux examens (DILF, DELF et DALF) développés et gérés par France Éducation international (FEI). L’inscription à ces certifications et leur passation sont gérées par 1 200 centres d’examen et de passation (diplômes et tests) répartis dans 174 pays, incluant la France. 

Certifications à fort enjeu social, les sessions du DELF-DALF et du TCF regroupent un certain nombre de candidats désireux d’obtenir une certification pour entamer ou poursuivre des études supérieures en France ou dans un autre pays francophone, intégrer le marché du travail, obtenir la nationalité française ou une carte de résident, déposer un dossier d’immigration permanente pour le Canada ou de citoyenneté canadienne. En 2020, en raison de la fermeture d’un grand nombre de centres d’examen dans le monde et de l’annulation de sessions, les effectifs du DELF-DALF et du TCF ont diminué respectivement de 50 et de 30 % par rapport à l’année précédente. Le DELF-DALF a toutefois connu un rebond du nombre de candidats en 2021 (400 000 candidats contre 235 000 en 2020 et 534 000 en 2019), alors que le TCF enregistrait son plus grand nombre de passations (plus de 220 000) depuis sa création en 2002.

L’année 2022 a marqué une amélioration du nombre de candidats pour le DELF-DALF et une probable stabilité pour le TCF en cours de consolidation en 2023. Pour les années à venir, il s’agit pour FEI et pour le réseau de coopération et d’action culturelle de poursuivre les efforts d’accroissement des certifications en langue française (diplômes et tests). Cela implique notamment de renforcer les actions de plaidoyer auprès des autorités éducatives locales pour implanter les examens du DELF-DALF dans les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.

Enfin, FEI intensifiera sa politique de gestion des centres de passation du TCF afin de répondre aux besoins et aux demandes des étudiants étrangers qui souhaitent faire valider leur niveau de compétences en langue française pour répondre aux critères d’admission des universités et grandes écoles françaises et être en mesure de commencer ou de poursuivre leurs études supérieures en France.

Voici les leviers d’action pour FEI :

  • Refonte du logiciel de gestion GAEL pour le DELF-DALF (2022-2025).

  • Développement (2023-2024) d’une banque de sujets permettant d’accroître le nombre de versions de sujets de test et d’examens ainsi que de renforcer la lutte contre les fraudes.

  • Travail en partenariat avec les administrations françaises : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères (plans éducation ; Rencontres internationales du DELF-DALF et du TCF ; accompagnement des gestions centrales et des postes diplomatiques) ; Ministère de l’éducation nationale (gestion du DELF scolaire dans les CASNAV ; commission nationale du DILF) ; Ministère de l’enseignement supérieur (gestion du TCF pour la demande d’admission préalable dans les universités françaises) ; Ministère de l’Intérieur (TCF pour l’accès la naturalisation et à la carte de résident).

  • Coopération avec les administrations étrangères : Ministère suisse en charge de la citoyenneté (DALF C1) ; Immigration, réfugiés et citoyenneté Canada pour la délivrance des visas d’immigration permanente (TCF Canada) ; Ministère québécois de l’immigration, de la francisation et de l’intégration (TCF Québec ; DELF-DALF).

    • Développement de la numérisation de la passation et de la correction des tests en ligne. 

    • Coopération avec les postes diplomatiques (gestion des centres à l’étranger) et les rectorats (gestion des centres en France). 

  • Sécuriser le recouvrement pour maintenir le niveau des recettes actuelles pour le développement des activités.

  • Développer les activités générant des ressources propres dans un domaine concurrentiel (projets de coopération, certifications, formations).

  • Élaborer une politique tarifaire adaptée et ajustée à cette évolution. 

 

INDICATEUR        

1.3 – Enseignement français et coopération éducative

     (du point de vue de l'usager)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Taux de croissance du nombre d'élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE

%

+4

+3,8

+5

+8,4

+9,2

+9,8

Taux de croissance du nombre d'élèves dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger (EFE)

%

+2,8

+2,8

+5,5

+5,9

+6,7

+7,2

Taux de professeurs ayant bénéficié du plan de formation de l’enseignement français à l’étranger (EFE)

%

16,4

28,6

20

34

38

40

Nombre d'élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation

Nb

184 500

185 000

215 000

235 000

250 000

265 000

Nombre de professeurs formés par le réseau dans les systèmes éducatifs locaux

Nb

52 422

53 147

54 000

56 000

57 000

57 000

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Taux de croissance du nombre d’élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE »

Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international (DGM)

Le sous-indicateur fait référence au taux de croissance du nombre d’élèves étrangers inscrits dans un établissement homologué par l’éducation nationale, faisant partie du réseau piloté par l’AEFE. Ce taux est calculé par la cellule du contrôle de gestion et des données statistiques de l’AEFE.

Périmètre : Les établissements homologués du réseau de l’enseignement français à l’étranger

 

Sous-indicateur 2 : « Taux de croissance du nombre d’élèves dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger (EFE) »

Sources des données : MEAE/DGM d’après les données de l’enquête de rentrée réalisée par l’AEFE auprès des établissements homologués d’enseignement français à l’étranger par saisie de leurs données dans le Système Opérationnel de Gestion Interne MAGE. Ce taux est calculé par la cellule du contrôle de gestion et des données statistiques de l’AEFE.

Périmètre : Les établissements homologués du réseau de l’enseignement français à l’étranger.

 

Sous-indicateur 3 : « Taux de professeurs ayant bénéficié du plan de formation de l’enseignement français à l’étranger (EFE) »

Sources des données : MEAE/DGM d’après les données fournies par l’AEFE et extraites des données sur les formations depuis le Système Opérationnel de Gestion Interne MAGE-FC (requête : « liste récapitulative des stagiaires, par stage et session »). Données sur les effectifs enseignants globaux du réseau exportés de MAGE, sur la base des effectifs déclarés lors des enquêtes de rentrée. Ce taux est calculé par la cellule du contrôle de gestion et des données statistiques de la cellule du contrôle de gestion et des données statistiques de l’AEFE.

Périmètre : Les établissements homologués du réseau de l’enseignement français à l’étranger de l’AEFE.

 

Sous-indicateur 4 : « Nombre d’élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation »

Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international (DGM)

Le sous-indicateur fait référence au nombre d’élèves inscrits dans un cursus bilingue au sein d’un établissement ayant reçu le « LabelFrancÉducation ». Ce label est accordé aux établissements privés ou publics travaillant sur programme national et présentant des sections bilingues francophones de haut niveau. La liste des établissements labellisés fait l’objet après chaque nouvelle campagne d’un arrêté ministériel.

Périmètre : Établissements d’enseignement locaux ayant reçu le label LabelFrancÉducation.

 

Sous-indicateur 5 : « Nombre de professeurs formés par le réseau »

Sources des données : MEAE/direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international (DGM)

Le sous-indicateur fait référence aux enseignants des systèmes éducatifs locaux, partenaires de nos actions de coopération éducative, formés par le réseau, y compris des enseignants du réseau LabelFrancÉducation.

Périmètre : Établissements d’enseignement locaux.

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Taux de croissance du nombre d’élèves étrangers inscrits dans les établissements du réseau AEFE »


Après la crise sanitaire qui l’a affecté mais à laquelle il a bien résisté, avec le soutien de l’État français, le réseau des établissements français à l’étranger a repris une croissance dynamique.

Les établissements ont été durablement impactés par les conditions d’enseignement rendues obligatoires par les politiques de santé locales. Cependant les familles ont largement plébiscité l’enseignement à distance durant ces deux années, et notamment les familles étrangères qui ont pu comparer l’offre d’enseignement à distance proposée par le réseau de l’EFE avec celle des autres établissements internationaux, souvent insuffisante et moins qualitative que celle de notre réseau.

Avec plus de 10 000 élèves supplémentaires à la rentrée de septembre 2022, les effectifs sont en hausse malgré une crise économique qui succède à la crise sanitaire. A la rentrée 2023, au total on devrait compter près de 400 000 élèves inscrits (toutes nationalités confondues) dans les 580 établissements homologués du réseau. Le nombre d’élèves étrangers croît de manière plus importante, la croissance du réseau étant majoritairement soutenue par les élèves nationaux. Il est ainsi possible de prévoir une augmentation du nombre d’élèves étrangers de +8,4 % en 2024, +9,2 % en 2025 et +9,8 % en 2026.


Sous-indicateur 2 : « Taux de croissance du nombre d’élèves dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger (EFE) »


Un plan stratégique de développement a été préparé pour répondre à la commande présidentielle du doublement des effectifs à l’horizon 2030. Ce plan est désormais décliné dans une feuille de route de l’Agence pour la période 2023/2026 validée par la ministre de l’Europe et des affaires étrangères à l’issue des Consultations sur l’enseignement français à l’étranger qui ont eu lieu au printemps 2023. Cette période 2023/2026 a été identifiée comme déterminante pour l’atteinte de l’objectif des 700 000 élèves en 2030.

L’atteinte de l’objectif intermédiaire en 2026 (500 000 élèves) constitue l’étape essentielle pour atteindre l’objectif de 2030. La feuille de route comprend les axes suivants :

  • Garantir la qualité de l’enseignement et la rendre lisible pour les familles ;

  • Développer un vivier de professionnels formés ;

  • Renforcer l’attractivité de l’offre éducative de l’enseignement français à l’étranger ;

  • Mobiliser les acteurs avec des objectifs partagés.

Ces axes sont déclinés en actions et indicateurs qui ont été revus à l’aune des périodes passées, des résultats obtenus et de l’objectif présidentiel confirmé.


Sous-indicateur 3 : « Taux de professeurs ayant bénéficié du plan de formation de l’enseignement français à l’étranger (EFE) »


L’année 2022-2023 a marqué un tournant dans le pilotage de la formation par l’AEFE. L’installation des Instituts Régionaux de Formation (IRF), le déploiement d’un nouvel outil de gestion de la formation développé par l’AEFE (ATENA), l’accompagnement et la formation par la DEOF des personnels et des chefs d’établissement dans la prise en main de cet outil et enfin l’accès subséquemment facilité aux plans régionaux de formation ont entraîné une plus grande participation de tous les acteurs et facilité les inscriptions des personnels.

Ces conséquences sont déjà visibles sur l’année 2023, avec un taux de participation des professeurs au plan de formation de l’EFE en hausse sensible par rapport à la cible initiale : 32 % contre 20 % ciblés originellement.

Les cibles 2024 à 2026 font en conséquence l’objet d’une réactualisation par rapport à ce qui avait été communiqué l’année dernière : afin de rester dans la dynamique 2023, la cible 2024 est revue de 22 % à 34 %, la cible 2025 est revue de 24 % à 38 % et la cible 2026 est ambitieusement fixée à 40 % (cf. tableau ci-dessus).

Le 3 janvier 2022 un nouvel outil en ligne baptisé ATENA (Accompagnement Territorial de l’Évolution par le Numérique des Agents de l’EFE), vise notamment au recueil, à l’analyse et à la validation des besoins de formation de tous les personnels de l’EFE. Ce sont plus d’un tiers des 44 000 personnels des établissements homologués qui se sont connectés sur ATENA depuis janvier 2022 afin de formuler des besoins de formations. Il est ainsi désormais possible d’obtenir depuis ATENA des statistiques beaucoup plus fiables que celles obtenues via la précédente application MAGE sur tout le périmètre de formation des personnels des EFE.

Cette évolution est la première cause de l’évolution à la hausse du taux 2023.

Seconde raison de cette évolution, l’offre de formation à destination des « professeurs à professionnaliser », c’est-à-dire entrant dans le réseau, a été encore renforcée en 2022-2023 par l’AEFE. Ces nouveaux parcours de professionnalisation répondent à la demande d’enseignement français croissante partout dans le monde avec une évolution des effectifs des élèves et donc des enseignants dans les établissements existants et les établissements nouvellement homologués.

À compter de la rentrée 2022, 1 046 nouveaux personnels se sont engagés dans le tout nouveau parcours de professionnalisation « Consolider sa pratique dans le cadre de l’enseignement français à l’étranger » et 1 823 personnels supplémentaire ont suivi sur cette même période le parcours « Intégrer les attendus du système éducatif  » installé depuis l’année précédente (pour rappel, 1 584 personnels avaient inauguré ce premier parcours en 2021-2022).

Enfin, le Conseil pédagogique et scientifique, l’une des nouvelles instances mises en place dans le cadre des IRF avec le Conseil administratif et financier, entre dans sa deuxième année d’existence (après une première année informelle de fonctionnement). L’expérience acquise conjuguée à une meilleure appropriation d’ATENA permet de rationaliser les demandes des personnels et d’élaborer des plans de formation en meilleure adéquation avec les besoins exprimés par les personnels et la politique de formation de l’Agence. Le nombre de personnels est en constante évolution grâce à la stratégie menée par l’Agence autour du plan de développement du réseau CAP2030 avec pour effet collatéral une augmentation de l’offre de formation et de ses bénéficiaires.


Sous-indicateur 4 : « Nombre d’élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation »


Le réseau labellisé compte à ce jour 587 établissements dans 62 pays et connait une augmentation régulière, chaque année. Le MEAE soutient ce réseau depuis 2019 en prenant en charge une offre spécifique à l’attention des établissements labellisés, qui vise trois axes :

  • La formation des enseignants de et en français. En 2023, 47 enseignants, issus du réseau labellisé, ont suivi 30h de formation en hybride sur des thématiques spécifiques à l’enseignement bilingue, lors du stage Belc été 2023, organisé avec FEI.

  • L’acquisition de ressources numériques pédagogiques. Une offre de ressources a été identifiée par Réseau Canopé, qui accompagne aussi les établissements à leur bonne utilisation.

  • Le renforcement de l’environnement francophone, notamment en faveur des élèves. En 2023, 37 lycéens du monde entier, scolarisés dans un établissement du réseau labellisé, ont bénéficié d’activités linguistiques et culturelles au Cavilam à Vichy. Le MEAE accompagne aussi les postes diplomatiques qui souhaitent organiser des forums régionaux, permettant les échanges entre enseignants ou lycéens et le renforcement du sentiment d’appartenance à un réseau.

Ce label a trouvé un fort écho auprès des postes, qui se sont pleinement appropriés cet outil d’influence. Il répond également à une forte demande des établissements d’outils leur permettant de renforcer leur attractivité. En 2023, 286 dossiers ont été déposés (contre 268 en 2022) avec 135 nouvelles demandes (contre 96 en 2022). La campagne 2023 est en cours, les chiffres seront disponibles au troisième trimestre 2023. Le développement du réseau, en croissance depuis 2019, semble se consolider et perdurera très certainement pour les années à venir. Pour les trois prochaines années, le taux de croissance du nombre d’élèves inscrits dans une section ou un établissement scolaire labellisé LabelFrancEducation devrait ainsi suivre une courbe positive avec une augmentation moyenne de 6 %, permettant de prévoir des effectifs de 235 000 élèves en 2024, 250 000 en 2025 et 265 000 en 2026.


Sous-indicateur 5 : « Nombre de professeurs formés par le réseau »


La formation des enseignants de et en français et le renforcement des capacités des systèmes éducatifs locaux demeurent des priorités de notre coopération éducative, inscrites depuis 2018 dans le plan pour la langue française et le plurilinguisme. L’objectif est de renforcer la qualité de l’enseignement du français et, par-là, son attractivité auprès de la jeunesse. La formation des enseignants constitue ainsi un axe stratégique des plans éducation élaborés par les postes diplomatiques pour la période 2020-2024 à la demande du ministère et qui font l’objet de bilans de mise en œuvre réguliers. En 2024, ces plans stratégiques éducation devront faire l’objet d’une actualisation et être réajustés en fonction, d’une part, de l’évolution des contextes locaux et, d’autre part, des priorités émergentes en matière de coopération éducative et de francophonie.

Le réseau de coopération et d’action culturelle met en œuvre les actions de formation des enseignants dans le cadre de sa coopération bilatérale en éducation, selon une logique de partenariat et de réponse aux besoins des pays partenaires. Les actions de formation à distance et de formation à l’usage du numérique en classe, domaines pour lesquels l’expertise française est particulièrement reconnue, se sont multipliées depuis la crise sanitaire et permettent de toucher un plus grand nombre de professeurs. Cela explique en partie la hausse constatée en 2022 (56 192 enseignants formés, contre 52 422 en 2021, soit une hausse de 6 %).

La consolidation de la reprise post-crise sanitaire, et la capitalisation sur l’expérience et l’expertise acquises permettent donc d’espérer une légère hausse pour 2024. Le nombre de professeurs formés pourrait atteindre 57 000. Toutefois, si la situation sanitaire s’est globalement stabilisée, l’instabilité liée au contexte sécuritaire ou politique dans plusieurs pays invite à une estimation prudente.

 

OBJECTIF    

2 – Développer l'attractivité de la France

 

L’attractivité de la France se mesure fortement à l’attractivité universitaire et scientifique, laquelle est un levier important de notre attractivité économique (accueil des talents, promotion de la marque France, tourisme) et de manière durable. C’est plus généralement un pilier de notre influence, qui s’appuie sur la stratégie d’attractivité « Bienvenue en France » de novembre 2018 et sur la feuille de route de l’influence de décembre 2021. Les indicateurs choisis permettent de mesurer l’impact des dispositifs, financés par le P185, sur notre attractivité :

- impact de la politique de promotion et d’amélioration de l’accueil des étudiants (nombre d’étudiants étrangers), en veillant à la parité entre les femmes et les hommes ;

- traduction des crédits bourses et missions en mobilités effectives (nombre de mois bourses, nombre de mobilités PHC) ;

- sélectivité des lauréats au regard de l’excellence académique (taux de réussite) et de la répartition femmes/hommes.


Sur le plan économique, la France est depuis 2019 le premier pays européen pour l’accueil des investissements étrangers (baromètre de l’attractivité de la France du cabinet EY). En 2022, Business France a recensé 1 725 projets d’investissements étrangers (+7 % par rapport à 2021), qui ont permis la création ou la sauvegarde de 58 810 emplois (Bilan des investissements internationaux de Business France). Le succès du Sommet Choose France du 15 mai 2023 a conforté ces bons résultats en rassemblant plus de 200 dirigeants étrangers des plus grands groupes mondiaux. 28 projets d’investissements y ont été annoncés, représentant 13 Md€ et la création de 8 000 emplois. A titre d’exemple, le taïwanais Prologium a décidé d’implanter la première industrialisation de ses batteries 100 % solides en Europe à Dunkerque, avec une usine de 48 GW. Cet investissement de 5,2 Md€ permettra de créer 3 000 emplois.

A compter de 2024, les principales actions du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères en matière d’attractivité économique se structureront en deux axes. D’une part, les actions menées à l’étranger par les Ambassades, avec le soutien de la Direction de la Diplomatie économique, s’intensifieront (séminaires, webinaires, actions de communication presse et réseaux sociaux, rencontres avec des investisseurs étrangers…). Ces efforts connaîtront un nouvel élan, porté par le chantier prioritaire « Accroître l’attractivité économique de la France ». Il permettra le déploiement de stratégies spécifiques par pays, formalisées dans des feuilles de route comprenant les actions menées par les Ambassades. D’autre part, le Ministère poursuivra le travail d’analyse, de coordination et de sensibilisation engagé ces dernières années : élaboration de feuilles de route attractivité, rédaction d’argumentaires et d’analyses, suivi des classements internationaux économiques, pilotage de groupes de travail, coordination interservices, ou encore valorisation des atouts économiques de la France, et notamment des réformes en termes de fiscalité, droit du travail, simplification administrative, dispositif de R&D, plan d’investissement France 2030 etc.


INDICATEUR        

2.1 – Attractivité de l'enseignement supérieur et de la recherche

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Taux de bacheliers étrangers issus de l'enseignement français à l'étranger poursuivant leurs études en France

%

49

49

48

51

51,5

52

Nombre d'étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France

Nb

189 935

202 397

210 000

220 000

230 000

240 000

Nombre de mois bourses avec allocation versés à des Boursiers du Gouvernement Français

Nb

40 669

43 460

43 000

52 000

61 000

70 000

Taux de réussite des Boursiers du Gouvernement Français

%

96

94, 7

96

97

98

99

Nombre de mobilités (entrantes et sortantes) dans les projets des partenariats Hubert Curien

Nb

1 708

2 614

3 700

3 730

3 760

3 760

Part des femmes parmi les étudiants étrangers en mobilité internationale dans les universités

%

53,7

53, 7

53

54

54

53

Part des bourses du gouvernement français attribuées à des femmes

%

47,4

50, 6

49,5

50

50

50

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Taux de bacheliers étrangers issus de l’enseignement français à l’étranger poursuivant leurs études en France »

Sources des données : AEFE/Parcoursup

Les élèves de terminale des lycées français de l’étranger suivent les procédures de préinscription dans l’enseignement supérieur français sur le portail national Parcoursup au même titre que les lycéens du territoire national. Ce dispositif repose sur un traitement informatisé des candidatures et permet une analyse fine de l’information et un suivi des candidatures durant toute la campagne (de janvier à septembre). Le portail Parcoursup intègre cette année plus de 19 500 formations accessibles après le baccalauréat soit la quasi-totalité de l’offre de formation d’enseignement supérieur post-bac en France.

Méthode de calcul : Le taux d’attractivité calculé est le rapport entre le nombre de candidats ayant accepté définitivement une proposition d’admission sur Parcoursup et le nombre de bacheliers (candidats scolaires) de l’enseignement français à l’étranger.

Limites : Les élèves scolarisés hors de France n’ont pas d’INE. Cette information est la clé unique qui permet au Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) d’effectuer ses propres suivis de cohortes sur le territoire national. Il n’est en conséquence pas possible de connaître le nombre exact de candidats qui, après avoir répondu positivement dans Parcoursup, finalisent une inscription administrative dans un établissement de l’enseignement supérieur français. Toutefois, la procédure Parcoursup prévoit de démissionner automatiquement les élèves n’ayant pas procédé à l’inscription administrative. Les données de fin de campagne sont donc réputées conformes à la réalité.

Périmètre : Les établissements homologués du réseau de l’enseignement français à l’étranger.


Sous-indicateur 2 : « Nombre d’étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France »

Sources des données : Statistiques MESR (DGRI/DGESIP-SIES) / Systèmes d’information SISE et Scolarité (application de gestion de scolarité des universités), enquêtes menées par le SIES sur les établissements d’enseignement supérieur, enquêtes sous la responsabilité des ministères en charge de l’Agriculture, de la Santé, des Affaires sociales et de la Culture.

Périmètre : Les chiffres 2022 figurant dans le tableau correspondent au recensement des étudiants étrangers en mobilité inscrits dans une formation diplômante pour l’année universitaire 2021/2022 dans une université. Les étudiants étrangers résidant déjà en France, les étudiants inscrits dans un autre établissement d’enseignement supérieur qu’une université ainsi que les étudiants effectuant un séjour d’études non diplômant (notamment les mobilités d’échange) ne sont pas comptabilisés.


Sous-indicateur 3 : « Nombre de mois bourses avec allocation versées à des Boursiers du Gouvernement Français »

Sources des données : Système d’information de Campus France.

Périmètre : Cet indicateur correspond aux bourses qui comprennent le versement d’une allocation du P185 et aux bourses de couverture sociale (BCS) pour lesquelles une allocation est versée par un partenaire. Les données dont nous disposons à ce stade concernant les bourses de couverture sociale (BCS) accompagnées du cofinancement d’un partenaire ne prennent en compte que les cofinancements passant par l’opérateur Campus France. Le périmètre est celui des bourses du P185 de la DGM.


Sous-indicateur 4 : « Taux de réussite des Boursiers du Gouvernement Français »

Sources des données : Suivi pédagogique individualisé assuré par l’opérateur Campus France

Périmètre : Cet indicateur précise le taux de réussite des boursiers d’études pour lesquels l’information est disponible et dont la bourse est d’une durée égale ou supérieure à un semestre universitaire (4 mois) sur l’année universitaire précédente. Il est exprimé en pourcentage de réussite. Le chiffre disponible pour 2022 (actualisation en début d’année civile N+1) est basé sur un nombre de 3 226 retours complets de boursiers d’études hors doctorat de la DGM (P185 et P209 confondus). A la suite des travaux menés avec l’opérateur pour l’amélioration des données transmises, les données portent désormais sur les retours complets de tous les boursiers d’études, doctorat compris. La nouvelle convention cadre de mandat de l’opérateur et le prochain contrat d’objectifs prévoient le renforcement du suivi pédagogique permettant d’obtenir ces données.


Sous-indicateur 5 : « Nombre de mobilités (entrantes et sortantes) dans les projets des partenariats Hubert Curien »

Sources des données : Données issues du système d’information de l’opérateur Campus France

Périmètre : Il s’agit du nombre de mobilités entrantes et sortantes gérées par l’opérateur Campus France au titre des programmes Hubert Curien (PHC) et pour une année civile. Les mobilités entrantes et sortantes des programmes assimilés aux PHC, notamment les programmes ECOS en Amérique Latine (Argentine, Chili, Uruguay, Mexique, Colombie et Pérou), ne sont pas inclues ici car la gestion des mobilités est suivie par Sorbonne Paris Nord Université.


Sous-indicateur 6 : « Part des femmes parmi les étudiants étrangers en mobilité internationale dans les universités »

Sources des données : Données fournies par le département des études statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche MESR (DGESIP/DGRI/SIES, DEPP) / Systèmes d’information SISE et Scolarité. Données publiées dans le rapport des Repères et références statistiques (RERS) de la DEPP direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance et du SD-SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études chiffrées).

Périmètre : Le périmètre concerné par cet indicateur est restreint aux universités et non à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. Cet indicateur n’offre qu’une tendance générale et ne permet pas d’obtenir des distinctions par zone géographique ou par type de formation. Les chiffres 2022 figurant dans le tableau se lisent comme suit : ils correspondent au recensement des étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un diplôme pour l’année universitaire 2021/2022 dans une université. Les données sont fournies avec une année de décalage. Ainsi les dernières informations disponibles se rattachent à l’année universitaire 2021/2022.


Sous-indicateur 7 : « Part des bourses du gouvernement français attribuées à des femmes »

Sources des données : Système d’information de Campus France.

Périmètre : L’ensemble des bourses du gouvernement français programmé par la DGM sur le P185.

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Taux de bacheliers étrangers issus de l’enseignement français à l’étranger poursuivant leurs études en France »


Après une année de stagnation, il apparaît que la proportion de bacheliers étrangers issus du réseau d’enseignement français à l’étranger faisant le choix de l’enseignement supérieur français via la plateforme Parcoursup repart à la hausse.

Les premiers résultats de la session Parcoursup 2023 permettent en effet de se projeter sur l’atteinte et même le dépassement de la cible posée initialement pour cette année scolaire 2022-2023 (50 % vs 48 % visés initialement).

La prévision 2024 revue s’inscrit donc dans cette dynamique et devrait également permettre de dépasser la cible initialement prévue. La stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux du Plan « Bienvenue en France » avec la labellisation de nouveaux établissements doit permettre d’attirer encore plus de bacheliers étrangers du réseau. Les bons résultats des Universités et Grandes écoles françaises dans les différents classements internationaux sont également des facteurs d’attractivité pour les familles étrangères dans leur choix d’études supérieures.

La participation de l’AEFE au Projet d’investissement d’avenir (PIA) « ORACCLE » : Orientation Régionale pour l’ACcompagnement du Continuum Lycéens doit aussi permettre de mettre à la disposition des bacheliers EFE des outils visant un meilleur accueil dans les universités d’Île-de-France (1re académie de poursuite d’études des bacheliers EFE).

En outre, la 4e édition du salon virtuel des études supérieures en France organisée par l’AEFE visera à promouvoir les études supérieures en France avec la présence de nombreux établissements de l’enseignement supérieur et l’animation de conférences thématiques. L’ensemble de ces éléments, en plus des actions de formation des personnels d’orientation du réseau AEFE et des campagnes de communication auprès des élèves, menées par le bureau Parcours des élèves et orientation en lien avec la plateforme AGORA-Monde, doivent donc permettre de dépasser la cible subséquemment revue à la hausse pour 2024 et les années suivantes.


Sous-indicateur 2 : « Nombre d’étudiants étrangers en mobilité inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France »


En 2021-2022, la barre des 400 000 étudiants internationaux inscrits dans un établissement supérieur français a été franchie, parmi lesquels 303 000 étudiants en mobilité internationale (étudiants ayant passé leur bac ou diplôme équivalent dans leur pays). Sur l’ensemble des étudiants étrangers en mobilité dans un établissement d’enseignement supérieur français, 256 220 sont inscrits à l’université française, soit environ 65 % des étudiants étrangers en mobilité en France.

En 2020-2021, près de 365 000 étudiants internationaux étaient inscrits dans un établissement supérieur français, parmi lesquels 280 000 en mobilité internationale, y compris 190 000 inscrits à l’université.

L’objectif-cible du nombre d’étudiants étrangers en mobilité dans une université française est fixé pour 2023 et 2024 à respectivement 210 000 et 220 000 étudiants afin de poursuivre cette dynamique ascendante. La cible quantitative fixée en 2018 par le Premier ministre lors du lancement de la stratégie « Bienvenue en France », et rappelée dans le cadre de la feuille de route de l’influence de décembre 2021, est de 500 000 étudiants internationaux en France en 2027, tous statuts confondus (résidents déjà en France, en mobilité diplômante et non diplômante) et tous établissements confondus. En rapportant ce chiffre aux seules mobilités diplômantes (périmètre UNESCO), l’objectif est de 350 000 étudiants et, ramené aux universités uniquement, de 245 000 en 2027. Les premières tendances de la campagne de candidature actuelle permettent de constater une augmentation du nombre de visas étudiants délivrés pour la rentrée 2023, en ligne avec les objectifs précités.

Cet objectif quantitatif s’accompagne de la mise en place progressive d’objectifs qualitatifs élaborés et mis en œuvre par tous les acteurs de la chaîne de l’attractivité regroupés au sein du comité de pilotage « Bienvenue en France » : MESR, MEAE, ministère de l’intérieur, autres ministères opérateurs d’établissements de formation, agence Campus France, établissements français d’enseignement supérieur, postes diplomatiques (Espaces Campus France, services culturels, Instituts français et Alliances françaises, consulats), CROUS, collectivités locales... Ces objectifs qualitatifs se traduisent par un effort d’attractivité dans des pays de provenance trop faiblement représentés, notamment en Asie-Pacifique, en Afrique non francophone, en Europe médiane et orientale et dans les pays du voisinage de l’UE. À cela s’ajoute un effort d’attractivité de l’excellence des candidats, y compris en provenance de pays à forts flux (Afrique francophone et Maghreb en particulier), en privilégiant les niveaux d’étude Master et Doctorat.

Les leviers pour atteindre ces objectifs sont :

- la poursuite de la généralisation et de la modernisation de la plateforme numérique de candidature « Études en France » à l’ensemble du réseau diplomatique (aujourd’hui 68 postes rattachés contre 46 en 2020), le rattachement de nouveaux établissements d’enseignement supérieur) ;

- une meilleure articulation avec les plateformes « Parcoursup » et « MonMaster » ;

- une visibilité renforcée des bourses du Gouvernement français (BGF) grâce à la mise en place en 2023 du label « France Excellence » qui s’attache à tous les types de BGF, qu’elles soient gérées par l’administration centrale du MEAE ou par les postes diplomatiques ;

- l’adaptation de l’offre de formation et de la communication dédiée pour capter un nouveau public : formations en anglais, apprentissage du français pour étrangers, offre de formation délocalisée à l’étranger, offre d’enseignement numérique ;

- une communication renforcée, par l’agence Campus France, sur la qualité de l’accueil en France : label qualité « Bienvenue en France », protection sociale, prise en charge d’une grande partie des frais de formation (même avec les droits différenciés) ;

- le maintien d’une priorité du traitement des visas pour études et pour projets de recherche, dont bénéficient les chercheurs, doctorants et étudiants d’excellence, en bonne articulation entre les espaces Campus France, les services de coopération et d’action culturelle, et les consulats dans les ambassades.

Enfin, le lancement d’une véritable stratégie nationale France Alumni dont la mise en œuvre a été confiée à l’opérateur Campus France, qui vise à valoriser les parcours des anciens étudiants internationaux en France, avec un objectif d’influence mais également d’attractivité de nouveaux étudiants.


Sous-indicateur 3 : « Nombre de mois bourses avec allocation versées à des Boursiers du Gouvernement Français »


En 2022, la reprise des mobilités internationales impactées par la pandémie à partir de 2020 s’est confirmée, permettant une augmentation de 7 % du nombre de mois bourses avec allocation (43 460) par rapport à 2021 (40 669), s’approchant ainsi du niveau constaté en 2020 (43 517). Toutefois, si l’on tient compte du poids en 2020 du programme exceptionnel d’aide d’urgence pour les étudiants venant du Liban (2 051 bénéficiaires d’une aide pour un mois), notre dispositif pérenne affiche des résultats 2022 en forte augmentation par rapport à N‑1 mais aussi sur les trois dernières années. Ces bons résultats dépassent les projections prudentes établies face à l’incertitude pesant sur notre dispositif du fait de l’évolution incertaine de la situation post-Covid, de la guerre en Ukraine mais aussi de la revalorisation de l’allocation doctorale. Cela est expliqué par la résilience des bourses d’études et donc des récurrences engagées durant la période de pandémie (étalement pluriannuel des allocations bourses sur la durée du séjour) mais aussi par la reprise des mobilités courtes.

S’agissant des projections pluriannuelles, la cible maintenue pour 2023 est proche du niveau de réalisation 2022. Les cibles fixées pour 2024 à 2026 sont en cohérence avec la trajectoire du plan « Bienvenue en France », qui fixe l’objectif du doublement des bourses d’études du MEAE d’ici 2027 par rapport au niveau 2017. Selon cet objectif, il conviendrait d’atteindre en 2027 une cible de 80 000 mois bourses avec allocation.

Les leviers pour atteindre ces cibles sont notamment les suivants :

- poursuite du développement du cofinancement (sur base de bourses de couverture sociale) ;

- simplification des prestations et revalorisation des allocations (doctorat et licence/master) ;

- campagnes de promotion ad hoc s’appuyant notamment sur les boursiers alumni.


Sous-indicateur 4 : « Taux de réussite des Boursiers du Gouvernement Français »


Créé en 2021, cet indicateur de réussite aux examens des mobilités diplômantes repose sur un travail d’amélioration du suivi de la réussite des boursiers et de la fiabilisation des données transmises. En effet, ces données sont actuellement collectées en fonction des retours des étudiants boursiers. Les données présentées sont donc sujettes à la problématique de la fiabilité liée au taux de retour. La signature d’un avenant à la convention de mandat a permis d’intégrer aux prestations de l’opérateur un renforcement du suivi pédagogique, à partir de 2023.

Les prévisions pour 2022, qui entendaient inscrire cet indicateur dans une trajectoire d’amélioration dès 2023, ciblaient un taux de réussite de 97 % pour l’année universitaire 2021/2022. Les données transmises par l’opérateur montrent toutefois un taux de réussite à 94,7 % étant donné que les actions de pilotage renforçant ce suivi pédagogique ne commenceront à porter leurs fruits qu’à partir de l’année universitaire 2023/2024 et suivantes.

Si, en 2022, une matrice de transmission de données fiabilisées a pu être mise en place avec l’opérateur Campus France afin de permettre l’interprétation et la comparaison annuelle, les actions de pilotage pour renforcer le taux de retour (55 % pour 2021/2022) et le taux de réussite (94,7 %), sont en cours de définition dans le cadre d’un groupe de travail en 2023. Pour rappel, et à titre de comparaison, les chiffres disponibles sur la réussite des étudiants étrangers en France font valoir un taux de réussite de 45 % en licence (contre 40 % pour les ressortissants français) et de 56 % en master (contre 67 % pour les ressortissants français), selon une étude du SIES de 2018.

Parmi les autres actions déjà définies et qui permettront d’améliorer ces résultats, figurent, d’une part, la mise en place d’une charte de droits et devoirs signifiant l’engagement des bénéficiaires à répondre aux enquêtes pédagogiques de l’opérateur et, d’autre part, la transmission systématique de l’adresse mail du bénéficiaire à l’opérateur dans CROCUS, le nouvel outil de programmation des mobilités.

La cible, qui est d’atteindre 100 % de réussite en 2027, traduit la volonté de disposer d’un suivi complet et régulier de l’excellence des boursiers du gouvernement français et constitue un outil au service du travail mené avec les ambassades, visant à l’amélioration continue de la sélectivité des programmes de bourses pour le recrutement de candidats d’excellence. Il est cependant envisageable que la fiabilisation de l’indicateur conduise au constat d’un taux de réussite inférieur à celui dont nous disposons actuellement du fait de l’amélioration du taux de retour.


Sous-indicateur 5 : « Nombre de mobilités (entrantes et sortantes) dans les projets des partenariats Hubert Curien »


En 2019, 3 760 mobilités ont été prises en charge par Campus France dans le cadre des PHC. La pandémie de COVID‑19 conduisant à la fermeture des frontières dans de nombreuses zones géographiques a fortement affecté la mobilité des chercheurs dans le cadre des PHC (seulement 520 mobilités en 2020).

2022 a marqué une reprise, avec 2 643 mobilités comptabilisées par Campus France, sans compter les programmes non mis en œuvre par l’opérateur. Néanmoins, la fermeture de la Chine et le gel des coopérations avec la Russie pesait encore en 2022 sur les PHC Cai Yuan Pei, Xu Gangqi et Découverte Chine (une reprise de ces programmes a été initiée en 2023 après la réouverture du pays), ainsi que sur le PHC Kolmogorov (Russie). Une certaine incertitude pesait jusqu’en début d’année 2023 sur la reprise des coopérations et des mobilités avec l’Asie et l’Océanie, malgré des signes d’ouverture, notamment en Asie du sud-est. Le contexte actuel permet d’envisager un nombre de mobilités en 2023 inférieur au niveau d’avant crise (3 760), mais probablement supérieur à 2022 (2 063 mobilités).

La reprise des mobilités de chercheurs au niveau d’avant crise est néanmoins freinée par l’inflation mondiale, qui pèse sur les programmes PHC, ces derniers devant adapter leurs prestations à des prix en hausse. Des projets de création ou de relance de PHC sont tout de même en cours dans plusieurs régions du monde (Grèce, Espagne, Ghana, Ukraine, Chine). Dans ce contexte, il est possible d’envisager une évolution prudente du nombre de mobilités, qui devraient d’établir à 3 730 en 2024 et se stabiliser autour 3 760 en 2025 et 2026.


Sous-indicateur 6 : « Part des femmes parmi les étudiants étrangers en mobilité internationale dans les universités »


En 2021-2022, la part des femmes parmi les étudiants étrangers en mobilité internationale dans les universités représentait 55 %, en légère hausse par rapport à 2020-2021. La prévision actualisée pour 2022-2023 est de 54 %. La baisse progressive de cette proportion est souhaitée à l’horizon 2024 et 2025, afin de réduire cette légère surreprésentation des femmes et de se rapprocher ainsi d’une parité complète.

Une analyse plus fine serait à envisager, notamment par l’obtention des données chiffrées en fonction des zones géographiques de provenance et des filières de formation choisies par les étudiantes étrangères en mobilité internationale, afin d’identifier de potentiels écarts par pays ou selon les types de formation.


Afin de veiller au maintien d’une part importante des femmes parmi les étudiants étrangers effectuant des mobilités, notamment dans des pays et dans certaines filières où des écarts plus importants seraient constatés, des actions de promotion en lien avec les espaces Campus France ciblés seront renforcées. Une attention sera portée à l’évolution de l’indicateur dans la continuité des différentes phases de candidatures, d’admission et d’inscription des étudiantes, notamment grâce aux statistiques obtenues à travers la plateforme « Études en France ».

Cet indicateur est utilisé dans le pilotage de la politique de promotion réalisée au sein des espaces Campus France et figure également dans les objectifs et indicateurs du contrat d’objectifs de Campus France.


Sous-indicateur 7 : « Part des bourses du gouvernement français attribuées à des femmes »


Conformément aux objectifs du plan d’action pour une diplomatie féministe, l’objectif est d’atteindre puis de maintenir une parité hommes / femmes au sein des bourses du gouvernement français.

Pour 2022, la part de femmes parmi les boursiers est en forte progression à 50,6 % (+2,8 points). Ces bons résultats s’expliquent par la mobilisation de leviers en faveur du recrutement de davantage de femmes boursières, notamment sur les programmes où les taux constatés étaient les moins performants :

  • Instructions données annuellement aux ambassades pour prendre en compte le marqueur genre dans leur sélection de boursiers ;

  • Intégration du critère de parité hommes / femmes dans l’ensemble des processus de sélection des programmes centraux.

Il est toutefois encore trop tôt pour déterminer si ces bons résultats traduisent une atteinte pérenne de l’objectif. Les mesures entreprises sont poursuivies et approfondies par l’inscription à partir de 2023, dans le contrat d’objectifs et de performance de l’opérateur Campus France, d’actions spécifiques de promotion en Afrique et dans les filières scientifiques, où elles sont structurellement moins nombreuses. Il est ainsi possible d’envisager un maintien de la parité pour les 3 années à venir, avec 50 % des bourses du gouvernement français attribuées à des femmes.


 

INDICATEUR        

2.2 – Attractivité de la France en termes d'investissements

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Nombre de visites d'investisseurs auxquelles les Ambassades et Business France ont contribué / nombre d'investisseurs rencontrés

ratio

27,8

28,6

29

30

32

33

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Nombre de visites d’investisseurs auxquelles les ambassades et Business France ont contribué / nombre d’investisseurs rencontrés

Sources des données : enquête annuelle auprès des ambassades et Business France

Périmètre : ensemble des ambassades

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Nombre de visites d’investisseurs auxquelles les ambassades et Business France ont contribué / Nombre d’investisseurs rencontrés »

 

Les chiffres enregistrés sur 2021-2023 illustrent l’augmentation continue du taux de transformation qui reste élevé, entre la manifestation d’une marque d’intérêt pour la France et une véritable démarche visant un investissement en France.

Pour 2024-2026, une augmentation du nombre de visites en France est attendue avec la reprise progressive postpandémie, qui devrait être plus rapide que la progression du nombre d’investisseurs rencontrés. Cette progression s’inscrit dans le cadre des actions menées à l’étranger par les Ambassades et en France par la Direction de la Diplomatie économique du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, ainsi que du chantier prioritaire « Accroître l’attractivité économique de la France ».

 

OBJECTIF    

3 – Accroître la performance du dispositif d'aide à l'export

 

La Ministre de l’Europe et des affaires étrangères est compétente pour définir et mettre en œuvre la politique du développement international de la France, notamment au titre du commerce extérieur et de l’attractivité. Cette politique s’inscrit dans un dispositif de soutien aux entreprises exportatrices : une assistance leur est prêtée, en France et à l’étranger, par la Team France Export, qui rassemble les régions, les services de l’État et tout particulièrement les ambassades, les chambres de commerce et d’industrie, Business France et BPI France. Des soutiens exceptionnels aux entreprises exportatrices ont également été mis en place jusqu’à décembre 2022 au titre du Plan de Relance des Exportations post-COVID.

 

En 2024, les principales actions du Ministère s’articuleront autour de trois axes.

 

D’abord, le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères poursuivra ses actions de soutien aux entreprises, par l’information sur le risque pays, les opportunités d’affaires et les évolutions normatives, par la mise en contact, l’aide à la résolution de difficultés rencontrées à l’étranger par les entreprises, ou encore par la valorisation de l’offre française, directement ou via les acteurs institutionnels de l’export (Business France, Conseillers du commerce extérieur, chambres de commerce bilatérales, notamment).

 

Ensuite, le Ministère mettra en œuvre le plan export du Gouvernement, annoncé par la Première Ministre le 30 août, qui vise en particulier :

  • à mieux articuler notre politique de soutien export avec les priorités de France 2030, avec des programmes d’accélération dédiés pour les entreprises à fort potentiel, notamment en zone Indopacifique ;

  • à accélérer la digitalisation en matière de prospection et de relations B to B ;

  • à renforcer les compétences export des PME (formation, élargissement du vivier des volontaires internationaux en entreprise, diffusion de la culture export dans les territoires) ;

  • et, de façon générale, à rendre plus lisibles, plus accessibles et plus efficaces les soutiens à l’export pour les entreprises, en recherchant davantage de synergies entre acteurs publics et privés de l’export.

 

Enfin, le Ministère intensifiera le travail au service des dossiers prioritaires de diplomatie économique, identifiés par les chefs de postes. Ces dossiers (un peu plus de 1 800 dans le monde, actuellement) peuvent concerner le développement commercial d’une société, un contrat significatif ou le développement d’un dispositif économique local, par exemple.


INDICATEUR        

3.1 – Accompagnement des acteurs économiques

     (du point de vue du citoyen)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Nombre de résultats obtenus (nombre de contrats signés toutes catégories confondues + nombre de changements favorables) / nombre d’entreprises reçues par les postes

%

16,5

11,6

13

13

14

15

Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l'Ambassade

Nb

991

579

700

700

700

700

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Nombre de résultats obtenus / Nombre d’entreprises reçues par les postes »

Sources des données : enquête annuelle auprès des ambassades

Périmètre : ensemble des ambassades.

 

Sous indicateur 2 : « Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade »

Sources des données : enquête annuelle auprès des ambassades

Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade : ces changements comprennent les modifications de réglementations locales, la levée d’interdictions phytosanitaires, des autorisations de dédouanement, les résolutions de contentieux, l’ouverture de nouvelles négociations sur un contrat.

Périmètre : ensemble des ambassades.

 

Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Nombre de résultats obtenus / Nombre d’entreprises reçues par les postes »

 

La baisse du ratio s’explique par la légère baisse du nombre d’entreprises reçues par les postes en 2022 (6667 visites, contre 7734 en 2021) et la baisse plus soutenue du nombre de résultats obtenus, entendus comme la somme des changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade et des contrats conclus pour l’obtention desquels l’implication du poste a été significative (777 en 2022, contre 1227 en 2021). Comme anticipé en 2023, la baisse de ce ratio marque la fin du rebond post-COVID qui avait entraîné une forte recrudescence du nombre d’entreprises reçues (reprise significative de la prospection et des salons professionnels) et des résultats obtenus.

 

Du fait du retour à la normale de l’activité des postes, les résultats enregistrés sur l’exercice conduisent à revoir légèrement à la baisse les ratio cibles pour 2024, 2025 et 2026 (13, 14 et 15 %, contre 17 % prévus au titre du PAP 2023 sur la même période), tout en continuant d’anticiper une évolution à la hausse de l’indicateur. L’anticipation revue à la baisse à compter de 2023 doit permettre d’intégrer le ralentissement du commerce mondial dans un contexte de fin du rebond post-COVID, de montée des tensions commerciales et de guerre en Ukraine.

 

Sous indicateur 2 : « Nombre de changements favorables aux intérêts français obtenus suite à une démarche de l’ambassade »

 

La baisse enregistrée du nombre de changements favorables obtenus procède d’un facteur méthodologique : l’échantillon étudié représente 101 pays en 2022, contre 119 pays en 2021. En particulier, il n’a pas été possible de recenser cette année les indicateurs relatifs à la Chine (111 changements favorables recensés en 2021) ou du Royaume-Uni.

L’année 2022 témoignant du retour à la normale de l’activité des postes, les résultats enregistrés sur l’exercice conduisent à revoir légèrement à la baisse les cibles pour 2024, 2025 et 2026 (700 par an sur 2023-2026, contre 850 en 2023 puis 800 sur 2024 et 2025 au titre du PAP 2023), tout en continuant d’anticiper une évolution à la hausse de l’indicateur. L’anticipation revue à la baisse à compter de 2023 doit permettre d’intégrer le ralentissement du commerce mondial dans un contexte de fin du rebond post-COVID, de montée des tensions commerciales et de guerre en Ukraine.

 

OBJECTIF    

4 – Dynamiser les ressources externes

 

Après la crise sanitaire, les établissements à autonomie financière (EAF) ont repris progressivement leurs activités. Cela s’est traduit par un taux d’autofinancement global de 76 % en 2021. La reprise des cours de langue, de l’organisation des examens et le déploiement progressif de la procédure « Études en France » (EEF), qui génère une part importante des recettes des EAF, explique ce résultat.

Toutefois, l’année 2022, marquée par des crises politiques et économiques et par une inflation galopante consécutive au conflit en Ukraine, a vu le taux d’autofinancement de nouveau descendre, à 72 %, avec des disparités géographiques : les recettes EEF, la forte activité de cours et d’examens expliquent un taux élevé en Afrique et au Maghreb alors qu’inversement, le réseau des Alliances françaises en Amérique et la baisse des recettes de cours en Europe, où plusieurs EAF éprouvent des difficultés financières, expliquent des taux plus bas que la moyenne.

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères continue de porter une attention soutenue à certains EAF particulièrement fragilisés par les crises. Il poursuit son appui à la modernisation du réseau, en accélérant notamment la transition entamée pour développer l’offre numérique de cours et de produits culturels en ligne, en complément des ressources offertes sur place au public par nos instituts. Le MEAE y consacre 1 M€ chaque année.


INDICATEUR        

4.1 – Autofinancement et partenariats

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Taux des ressources propres des établissements d'enseignement français à l'étranger

%

62,64

66, 5

63,2

63,6

65,2

66,8

Taux d'autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE

%

76

72

76

74

75

75

Montant des participations externes mobilisés par le réseau culturel et de coopération

M€

155

146,2

170

149

150,9

152

 

Précisions méthodologiques

Sous-indicateur 1 : « Taux des ressources propres des établissements d’enseignement français à l’étranger »

Sources des données : AEFE/MEAE

Mode de calcul : Ressources propres / (Subvention de fonctionnement + Ressources propres). Ressources propres : évaluation des frais de scolarité perçus au cours de l’année académique N/N+1 + subventions versées par les pays tiers au cours de l’année N pour les EGD et conventionnés – bourses versées aux établissements EGD et conventionnés. Les frais de scolarité sont perçus en monnaie locale et convertis en euros à la date du 1er octobre de l’année N. Les frais de première inscription ne sont pas comptabilisés dans le calcul des ressources propres car les règles de leur gestion diffèrent d’un établissement à l’autre (possibilité de remboursement à l’issue de la scolarité, etc.). Subvention de fonctionnement = dotation versée par le MEAE au cours de l’année N sur les deux programmes finançant l’AEFE (185 et 151). Elle comprend le financement des bourses scolaires aux élèves français et celui des bourses spécifiques (bourses d’excellence, bourses hors réseau). Les montants estimés des bourses scolaires versées aux établissements uniquement homologués sont déduits.

Périmètre : Cet indicateur concerne les établissements en gestion directe (EGD) et conventionnés du réseau. Les établissements uniquement homologués ne sont pas pris en compte.


Sous-indicateur 2 : « Taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE »

Sources des données : données MEAE/états comptables consolidés des EAF pluridisciplinaires.

Périmètre : suite à la fusion SCAC/EAF, les établissements culturels sont désormais des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires (EAF). La liste de l’arrêté de 1999 est mise à jour chaque année. Les IFRE (instituts français de recherche à l’étranger) et les alliances françaises ne sont pas dans le périmètre de cet indicateur.

Mode de calcul : Total des produits (classe 7 du compte de résultat consolidé) hors dotation de fonctionnement et d’intervention versées par le MEAE / Total des charges (classe 6 du compte de résultat consolidé).


Sous indicateur 3 : « Montant des participations externes mobilisées par le réseau culturel et de coopération »

Sources des données : Services de coopération et d’action culturelle des postes diplomatiques (SCAC)

Périmètre : ensemble des Services de coopération et d’action culturelle des postes diplomatiques

Les participations externes sont des contributions en numéraire ou en nature apportées par les partenaires pour financer une opération (projets culturels, de recherche, programmes de bourses, etc.) pour laquelle l’action du poste a été déterminante. Il ne s’agit pas d’opérations tracées en comptabilité. Les participations externes des partenaires, en numéraire ou en nature (mise à disposition des salles, prêts du matériel, billets d’avion, etc.) sont directement destinées aux prestataires ou bénéficiaires finaux. Le mécénat ou les participations versées dans les comptes des établissements culturels pluridisciplinaires ne sont pas comptés en participations externes mais en ressources propres. Pour qu’il y ait participation externe, trois éléments sont nécessaires : une opération, un poste du réseau de coopération et d’action culturelle du MEAE (SCAC, EAF ou alliance française conventionnée), un ou plusieurs partenaires externes. Une opération est retenue en participation externe lorsqu’elle remplit au moins une des deux conditions suivantes : le poste est à l’initiative du projet ou y a contribué de façon déterminante.

Il est à noter que :

- l’autofinancement n’est pas de la participation externe ;

- les apports provenant de fonds publics français d’État et d’institutions parapubliques françaises ne sont pas comptabilisés comme de la participation externe ;

- l’indicateur mesure les résultats annuels de l’action du réseau dans ce domaine au moyen d’une enquête envoyée aux postes en fin d’exercice.

Afin de maintenir le même périmètre de comparaison, les valeurs manquantes sont remplacées par la dernière valeur connue.




Justification des cibles

Sous-indicateur 1 : « Taux des ressources propres des établissements d’enseignement français à l’étranger »


Les prévisions sont de 63,6 % pour l’année 2024 et 65,2 % pour la cible 2025. Le taux des ressources propres est donc en hausse (+3,2 points) sur la période 2024-2026.

Les hypothèses retenues sont les suivantes :

  • La projection pluriannuelle des ressources propres prévoit une augmentation de 6 % par an sur la période 2024-2026 des droits de scolarité (assiette de la participation financière complémentaire), en corrélation avec les objectifs de l’agence. Cette augmentation est liée d’une part à l’effet prix avec une tendance haussière des tarifs relative à la conjoncture économique (inflation) et, d’autre part, à un effet volume correspondant à la progression des effectifs attendus sur cette période.

  • L’augmentation des ressources propres est contrebalancée par une augmentation prévisionnelle de 2 % des subventions État (P185 et P151) en 2024 (à noter que l’évolution des subventions est stable pour la prévision 2025 et 2026, d’où l’évolution à la hausse du taux de ressources propres en 2025 et 2026).


Sous-indicateur 2 : « Taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires hors personnel MEAE »


Le taux d’autofinancement des établissements à autonomie financière pluridisciplinaires, hors instituts français de recherche, est pour l’ensemble du réseau égal à 72 % au 31 décembre 2022 (source ELAP-Finances, budget exécuté), égal à la prévision, après avoir augmenté à 76 % en 2021.

Ce résultat peut paraître paradoxal alors que les recettes des Instituts ont augmenté de 5 % en 2022 tandis que les dotations de fonctionnement ou pour opérations versées par les services de coopération et d’action culturelle ont diminué de ‑2,7 %.

La diminution du taux d’autofinancement s’explique par la forte progression des charges (+11 %), qu’il s’agisse des dépenses de fonctionnement (notamment les fluides, les charges locatives, les déplacements) ou des salaires. Les EAF font en effet face à une forte reprise de l’inflation mondiale qui affecte le prix des fournitures et entraîne des revendications de la part des agents sous contrat de droit local, qui ne bénéficient pas de mesures coût-vie quasi automatiques accordées dans le réseau diplomatique

Le chiffre pour 2023 pourrait pour ces raisons être inférieur à la prévision d’un taux de 76 %, d’autant que la mise en place sur le programme 209 en Afrique du fonds équipe France (FEF) et du fonds d’appui à l’entreprenariat culturel (FAEC) en Afrique, respectivement 40 M€ dans neuf pays et 20 M€ dans dix-neuf pays, permettra d’engager des projets nouveaux, auxquels participeront les Instituts français.

La cible 2024 (74 %) est en légère diminution par rapport aux prévisions antérieures. Les dotations pour opérations qui seront versées aux EAF dans le cadre du FEF et du FAEC, les difficultés structurelles de plusieurs EAF importants (Espagne, Royaume-Uni, Japon) et les mesures nouvelles envisagées en 2024 pour réarmer le réseau pourraient contribuer à réduire le taux d’autofinancement des instituts pluridisciplinaires.


Sous indicateur 3 : « Montant des participations externes mobilisées par le réseau culturel et de coopération »


En 2022, 146,2 M€ ont été levés par le réseau, soit 6 % de moins qu’en 2021 (155 M€), dans un contexte international marqué par la dégradation du contexte sécuritaire et l’instabilité financière. Néanmoins, dans un contexte dégradé, cette légère baisse atteste du dynamisme des Postes pour lier des partenariats et l’intérêt des partenaires vis-à-vis de leur programmation. Ainsi, 64 postes sont parvenus à lever des participations externes plus élevées en 2022 qu’en 2021 et 57 présentent des niveaux supérieurs à 2019. En revanche, dans certains postes, historiquement forts capteurs de participations externes, elles ont continué de diminuer en 2022 (Japon notamment).

Une légère hausse de 2 % est attendue en 2024, en comparaison avec le réalisé 2022. Cette projection s’appuie sur les résultats encourageants de la zone Amérique, première zone en termes de volumétrie de participations externes en 2022, qui affiche une hausse de 12 % par rapport en 2021. Aussi, l’amélioration de la situation sanitaire pour la zone Asie et Océanie laisse espérer une augmentation des cofinancements levés par les Postes de la zone. Néanmoins, les incertitudes mondiales toujours présentes, causées par l’inflation dans de nombreux pays, la guerre en Ukraine, ainsi que l’instabilité politique au Sahel, pourraient contrarier les prévisions. Dans ce contexte, il est possible de prévoir une augmentation prudentielle de 1 % par an pour les prochaines années, voire une stagnation pour les cibles 2025 et 2026.