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Objectifs et indicateurs de performance

Évolution de la maquette de performance

Le dispositif de performance du programme « Soutien de la politique de la défense » reste stable pour le PAP 2024. Il se compose de quatre objectifs et de six indicateurs.


OBJECTIF    

1 – Réussir la transformation du ministère et garantir les grands équilibres portés par la LPM

 

Cet objectif comprend deux indicateurs (« taux de reclassement du personnel militaire » et « taux de renouvellement des emplois primo-contractuels - Armées ») qui permettent d’appréhender l’ambition et la complexité de la manœuvre RH du ministère.


INDICATEUR        

1.1 – Taux de reclassement du personnel militaire

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Part des militaires ayant recours à Défense Mobilité

%

57,5

51,2

64

58

58

59

Taux d'accès à l'emploi des militaires accompagnés par Défense Mobilité

%

49,3

48,4

55

53

53

54

 

Précisions méthodologiques

Le taux de reclassement du personnel militaire est un des indicateurs clés de la mesure de la performance de Défense Mobilité. Il évalue la capacité de Défense Mobilité à réaliser une transition professionnelle optimale du secteur militaire vers le secteur civil pour ses candidats au cours de l’année suivant leur départ.

Depuis le PAP 2019, l’indicateur sur le taux de reclassement du personnel militaire comprend deux sous-indicateurs :

  • part des militaires ayant recours à Défense mobilité (1.1.1) : ce sous indicateur vise à détailler le niveau de captation de Défense mobilité sur l’ensemble des départs de militaires dit « utiles » c’est-à-dire hors période probatoire et hors limite d’âge ou de service ;

  • taux d’accès à l’emploi des militaires accompagnés par Défense mobilité (1.1.2) : ce sous-indicateur recouvre l’ensemble du périmètre des agents reclassés par Défense Mobilité y compris les reclassements des militaires dans les fonctions publiques par la voie des procédures dérogatoires.

Source des données : les données sont issues du Data Lab Reconversion et exploitées par le Centre d’Expertise et du Traitement de l’Indemnisation du Chômage de Défense Mobilité.

Mode de calcul :

1.1.1. Nombre de militaires ayant quitté le ministère l’année A dans le cadre d’un départ « utile » et ayant bénéficié d’un accompagnement par Défense mobilité / Nombre de militaires ayant quitté le ministère l’année A dans le cadre d’un départ « utile ».

1.1.2. Militaires ayant quitté le ministère l’année A dans le cadre d’un départ « utile » et ayant accédé à l’emploi dans les 12 mois (à compter des restitutions de 2023) suivant leur départ à la suite d’un accompagnement par Défense mobilité / Militaires ayant quitté le ministère l’année A dans le cadre d’un départ « utile » et ayant bénéficié d’un accompagnement par Défense mobilité avant leur départ.

Justification des cibles

Les cibles 2023 des deux sous-indicateurs fixées au PAP 2023 apparaissent ambitieuses, compte tenu du contexte du marché du travail très dynamique, de la tendance haussière du nombre de départs utiles constatée depuis plus d’un an, quelles que soient les catégories de population (OFF, SOFF, MDR), et eu égard aux derniers résultats obtenus.

 

Ainsi, les cibles de 2024 à 2026 sont réajustées à la baisse pour ces deux sous-indicateurs. Pour ce qui concerne les militaires accompagnés par Défense mobilité, la cible est portée à 58 % pour 2024 et une légère augmentation de ce taux est envisagée à compter de 2026. Pour atteindre cet objectif en 2024, les principaux leviers d’action, d’ores et déjà mis en place, reposent sur :

  • le déploiement national, du nouveau système d’information « Pég@se », pour informer au mieux les militaires sur l’offre de service de Défense mobilité en fonction de leur profil et pour leur permettre de solliciter directement Défense mobilité afin d’être les véritables acteurs de leur reconversion ;

  • la proposition d’une offre de service adaptée aux différentes typologies de candidats (contrats de professionnalisation, contrats d’apprentissage, certification professionnelle, etc.) et aux priorités RH des armées ;

  • la simplification des procédures et une exploitation optimisée des enquêtes de satisfaction des candidats ;

  • la proposition d’offre de formation sur des métiers porteurs ;

  • la facilitation des interactions entre candidats, employeurs et conseillers grâce au nouvel outil « Pég@se » » ;

  • le renforcement des débouchés vers les fonctions publiques territoriales et hospitalières.

 

Par ailleurs, Défense mobilité prévoit que 53 % de la population des militaires accompagnée accédera à l’emploi en 2024 avec une légère augmentation de ce taux envisagée en 2026. La révision de ce taux, lequel porte désormais sur une période de douze mois après la radiation des cadres pour mieux prendre en compte la durée des formations proposées aux militaires accompagnés, tient compte de la tendance haussière des départs « utiles » constatée depuis plus d’un an mais également de l’élargissement des missions de Défense Mobilité dans le cadre du Plan Famille et de la diversité des candidats accompagnés, dont les publics fragiles.

 

INDICATEUR        

1.2 – Taux de renouvellement des emplois primo-contractuels - Armées

     (du point de vue du contribuable)

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Armée de Terre – Officiers

%

82

91

95

95

95

95

Armée de Terre – Sous-officiers

%

95

95

99

95

95

95

Armée de Terre – Militaires du rang

%

99

97

97

97

97

97

Armée de Terre – Total

%

98

96

97

97

97

97

Marine – Officiers

%

91

91

92

92

94

94

Marine – Sous-officiers

%

89

79

85

85

86

89

Marine – Militaires du rang

%

90

86

85

93

93

93

Marine – Total

%

90

85

85

92

92

92

Armée de l’air - Officiers

%

96

97

96

96

96

96

Armée de l’air - Sous-officiers

%

89

88

88

88

88

88

Armée de l’air - Militaires du rang

%

91

91

90

90

90

90

Armée de l’air - Total

%

90

90

89

89

89

89

 

Précisions méthodologiques

L’indicateur permet de mesurer le taux de fidélisation dans les armées. Il s’apprécie en mesurant le volume de primo contrats dont le renouvellement souhaité par les armées est accepté par les intéressés. Cet indicateur permet d’évaluer la capacité du ministère à retenir son personnel militaire en poste ayant donné satisfaction, durant et à la suite du premier contrat d’engagement.

 

Sources des données : Les données proviennent des directions des ressources humaines respectivement de l’armée de terre et de l’armée de l’air et de l’espace ainsi que de la direction du personnel de la marine.

 

Périmètre : officiers (OFF) / sous-officiers (SOFF) / militaires du rang (MDR) sous contrats

 

Mode de calcul :

Ratio : nombre de contrats renouvelés une première fois (signature d’un acte de réengagement par le militaire) / nombre de premiers contrats arrivant à échéance dont l’administration souhaite le renouvellement.

Numérateur : nombre de contrats renouvelés une première fois (signature d’un acte de réengagement par le militaire).

Dénominateur : nombre de premiers contrats arrivant à échéance dont l’administration souhaite le renouvellement.

Total : nombre total de contrats renouvelés une première fois (signature d’un acte de réengagement par le militaire) / nombre total de premiers contrats arrivant à échéance dont l’administration souhaite le renouvellement.

Justification des cibles

Armée de Terre :

La stratégie de l’armée de Terre pour ce qui concerne la catégorie des officiers, consiste à garder la majorité des officiers expérimentés et aguerris, présentant un potentiel nécessaire à l’institution, dans l’optique de remonter les taux d’encadrement. Ainsi, dans un contexte de fidélisation des effectifs et de forts plans de recrutement, la cible fixée en 2023 à hauteur de 95 % est reconduite pour 2024 et suivantes.


S’agissant des sous-officiers, l’effet de la prime de lien au service (PLS) est réel mais freiné par la dynamique actuelle du marché de l’emploi qui renforce la volatilité pour cette catégorie. Cette tendance pourrait durer et la fidélisation des jeunes sous-officiers « directs » pourrait être affectée par la transformation de l’armée de Terre dans ses premières années. Ainsi, les cibles de 2024 à 2026 sont révisées à hauteur de 95 %, à l’instar du résultat obtenu en 2022. Les mesures actées en faveur de la fidélisation (NPSO, NPRM, revalorisation grille indiciaire notamment, amélioration gestion, refonte formation jeunes SOFF) devraient permettre de préserver ce taux, puis de rehausser la cible de renouvellement de contrats à compter de 2026-2027.


Pour les militaires du rang, l’objectif de renouvellement de contrat est maintenu, pour 2024 à 2026, à 97 %, en partie grâce à la PLS. La baisse constatée à compter de 2022 est essentiellement portée par les choix individuels de ces jeunes engagés qui souhaitent poursuivre un autre parcours professionnel hors de l’institution.



Marine nationale :

Pour le personnel officier, deux populations d’officiers sous contrat (OSC) sont à distinguer :

- les officiers « état-major » (OSC/EM) pour lesquels des contrats de quatre ans sont accordés. Il s’agit de jeunes diplômés directement employables pour une première expérience professionnelle et pour lesquels la fidélisation est plus difficile à obtenir. En effet, ces contrats courts permettent à certains de ces jeunes officiers de valoriser une première expérience auprès d’employeurs civils ;

- les officiers de marine et officiers spécialisés de la marine (OM/OSC, OSM/OSC) pour lesquels des contrats initiaux de huit ans sont proposés. Pour cette population, l’investissement en formation ainsi que l’expérience développée au cours du premier contrat sont autant d’atouts qui viennent garantir l’adhésion au dispositif de fidélisation.

Ainsi, les cibles 2024-2025 ont été légèrement révisées à la baisse par rapport au PAP 2023 (‑1 point) bien que les volumes attendus augmentent à compter de 2025. Les projections 2025 à 2026 sont calculées sur la base de l’actuel vivier d’OSC primo contractant dont la fin de lien est calée en 2025 ou 2026.


Pour le personnel non officier : les cibles ont été maintenues en 2024 et ajustées à la hausse à compter de 2025 s’agissant des officiers mariniers (OM) et, augmentées sensiblement dès 2024 s’agissant des quartiers-maîtres et matelots de la flotte (QMF). Ces révisions résultent de la prise compte des effets attendus de la politique renforcée de planification des flux de départ (mesures de fidélisation, parcours professionnel en meilleure adéquation avec les attentes des marins, révision de normes de sélection) pour répondre au mieux aux prochains besoins RH liées au renouvellement capacitaire, à la montée en puissance de domaines nouveaux, à la constitution de l’équipage du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG).


Armée de l’Air et de l’Espace :

La politique de l’armée de l’Air et de l’Espace en matière de fidélisation repose d’une part sur la dynamisation des parcours professionnels et d’autre part sur des leviers de rémunération. Cette politique proactive est complétée par des actions dans le domaine de la condition du personnel pour entretenir la cohésion, soutenir l’activité opérationnelle et améliorer les conditions de vie et de travail.


Ainsi, s’agissant de la catégorie des officiers, l’armée de l’Air et de l’Espace poursuit son objectif de proposer des parcours attractifs, tournés vers le commandement et la valorisation des responsabilités prises, notamment concernant les compétences les plus rares ou déficitaires détenues par les officiers sous contrats.

Par ailleurs, une rénovation du parcours des sous-officiers a été réalisée pour fidéliser davantage le personnel avec comme axe de travail : l’intégration du personnel à l’équipe, le sens de l’engagement, la reconnaissance des mérites, le dialogue, l’accompagnement vers le succès.

S’agissant des militaires du rang, le brevet supérieur de technicien (BST) est désormais attribué plus tôt dans leur carrière soit, pour la majorité des spécialités, à compter de 12 ans de services au lieu de 15 ans précédemment.


Néanmoins et malgré la mise en place de ces différents leviers, la forte concurrence du milieu civil liée à la dynamique du secteur aérien est peu propice à un renouvellement optimal des premiers contrats. L’armée de l’Air et de l’Espace maintient ainsi pour 2024, 2025, 2026 des cibles globalement stables par rapport à celles de 2023.

 

OBJECTIF    

2 – Mettre les infrastructures à la disposition des forces armées en maîtrisant les coûts et les délais.

 

L’objectif est de suivre le respect des engagements en termes de coûts et de délais pris par le service d’infrastructure de la défense (SID) auprès de ses bénéficiaires. Cet indicateur permet également d’apprécier la fiabilité des estimations réalisées par le SID lors des études d’avant-projet servant de base à ces engagements.


INDICATEUR        transversal *

2.1 – Respect des délais et des coûts des grands projets d'infrastructure

     (du point de vue du contribuable)
    * "Respect des coûts et délais des grands projets"

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Taux d'écart calendaire agrégé

%

20

36

30

25

20

20

Taux d'écart budgétaire agrégé

%

12

5

15

10

10

10

 

Précisions méthodologiques

L’indicateur est construit à partir des opérations d’infrastructure réalisées et livrées dans l’année considérée et dont le montant estimé au stade programme est supérieur à 5 M€. Pour chaque opération, les données initiales, de durée des travaux et de coût de l’opération, actées au stade programme sont confrontées aux données finales de durée et coût obtenues lors de la livraison.

 

Source des données : service infrastructure de la défense

Les données sont issues du logiciel de suivi des opérations du SID avec un retraitement en partie manuel

 

Mode de calcul :

Taux d’écart budgétaire : moyenne pondérée des écarts entre les coûts finaux et les coûts initiaux

Taux d’écart calendaire : moyenne pondérée entre durées finales et durée initiales

Justification des cibles

En matière d’investissement, le SID relèvera le double défi de réaliser la programmation du volet infrastructure de la LPM 2024-2030 tout en maîtrisant les coûts et les délais.

 

Les crédits de paiement du plan de charge du service, ayant évolué de 1 Md€ à 2,3 Md€ en 10 ans, resteront sur une trajectoire en forte croissance jusqu’en 2030. En parallèle, le nombre de grands projets d’infrastructure suivis par le service a doublé sur cette même période. Cette dynamique sera accrue dans les prochaines années pour répondre aux ambitions de la LPM.

 

À ces fins, les principaux leviers d’actions du service portent sur :

  • la conduite collaborative des opérations d’investissement. Ces dernières bénéficient de la mise en place d’équipes intégrées de consensus sur les critères des jalons ;

  • l’optimisation de la réponse infrastructure aux besoins opérationnels en améliorant par la standardisation le processus de prise de décision.

 

OBJECTIF    

3 – Rationaliser le développement des projets informatiques

 

L’objectif est de maîtriser le développement des nouveaux projets par la maîtrise des coûts et des délais.


INDICATEUR        transversal *

3.1 – Respect des délais et des coûts des projets informatiques

     (du point de vue du contribuable)
    * "Respect des coûts et délais des grands projets"

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Taux d'écart calendaire agrégé

%

13,4

16,2

10,5

18

25

25

Taux d'écart budgétaire agrégé

%

23,2

2

0,8

13,8

2,6

2,6

 

Précisions méthodologiques

Cet indicateur transversal interministériel a été progressivement mis en place à partir de 2016. Il concerne les SI figurant sur la liste des projets informatiques sensibles suivis par la Direction interministérielle du numérique (DINUM). Pour le ministère, quatre projets sont concernés : ARCHIPEL-NG (SI de l’archivage électronique), SI ROC (projet de la relation client entre les référents ministériels et les réservistes opérationnels), EUREKA (Plateforme numérique d’appel au soutien) et SPARTA (modernisation du recrutement du personnel militaire). Seuls les coûts en dépassement sont pris en compte.

Les projets intègrent ainsi le périmètre de l’indicateur à l’entrée en phase de réalisation du projet au regard de l’instruction ministérielle 2019-04-12 portant sur la conduite des projets SIC au sein du ministère des Armées et portée par la note n° 002476/ARM/CC6/NP du 29 avril 2019. Le retrait des projets s’opère à l’entrée en phase d’exploitation du projet selon l’instruction de référence susmentionnée.

 

N.B : SOURCE SOLDE incrément 2 (système de calcul de la solde des militaires avec intégration de la Nouvelle Politique de Rémunération des Militaires-NPRM) et SOURCE WEB (interface de saisie RH) sont retirés au titre du PAP 2024 du périmètre des grands projets informatiques de l’État (la date de fin de déploiement de ces deux SI sont prévues fin 2023).

 

Mode de calcul

Taux d’écart budgétaire = moyenne pondérée des écarts entre budgets finaux et budgets prévus initialement

Taux d’écart calendaire = moyenne pondérée des écarts entre durées finales et durées prévues initialement

 

Source des données : Délégation à la Transformation et à la Performance Ministérielles (DTPM).

Les coûts des projets sont issus des fiches TOP 50 en cours de validité. Les coûts présentés dans les fiches TOP 50 sont eux-mêmes issus des analyses de la valeur (partie rentabilité) du projet, réalisées selon la méthode interministérielle MAREVA (méthode d’analyse et de remontée de la valeur). Les durées sont issues des contributions des directions de projet et correspondent aux informations contenues dans la dernière version en cours de validité des fiches TOP 50.

Justification des cibles

Les taux d’écart calendaire et budgétaire de réalisation et de déploiement des grands projets de systèmes d’information (SI) pour la cible 2024 présentent une hausse par rapport aux prévisions de la cible 2023, soit respectivement 18 % au lieu de 10,5 % et 13,8 % au lieu de 0,8 %.

 

L’augmentation de ces deux taux d’écart s’explique par deux éléments concomitants :

- la réduction du nombre de grands projets informatiques – de 6 à 4 en 2024 puis de 4 à 1 à partir de 2025 -, qui affecte l’assiette de calcul des deux taux d’écart ;

- l’élargissement du périmètre du projet EUREKA : la prise en compte de fonctionnalités supplémentaires engendre une augmentation du devis et a également un impact sur sa fin de déploiement, reportée d’un an.

 

Le détail des évolutions des taux d’écart par rapport aux prévisions initiales est précisé pour chaque grand projet dans la partie « justification au premier euro ».

 

 

OBJECTIF    

4 – Renforcer l'efficience du soutien sur des fonctions cibles

 

Cet objectif décline autour de deux axes l’efficience des fonctions transverses au ministère des Armées :

  • gérer avec efficience le patrimoine immobilier du ministère ;

  • maîtriser les coûts en globalisant et en standardisant les achats.


INDICATEUR        transversal *

4.1 – Efficience immobilière du site de Balard

     (du point de vue du contribuable)
    * "Efficience de la gestion immobilière"

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Coût de la maintenance du site Balard

€/m²

128

135

139

134,98

132,69

134,42

 

Précisions méthodologiques

L’indicateur transverse interministériel d’efficience immobilière présenté ne prend en compte que l’emprise de Balard, exploitée dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé (PPP). Il est en effet impossible de distinguer sur les autres emprises ce qui relève uniquement de bureaux de ce qui relève de locaux opérationnels.

L’indicateur a évolué en suivant désormais le coût de maintenance du site de Balard plutôt que celui de la surface utile nette.

La structure de la redevance du contrat de PPP du site de Balard est différente de la structure des dépenses d’entretien/ de maintenance classiques. En particulier, il n’a pas été prévu de distinguer les notions d’entretien lourd et d’entretien courant. Par ailleurs, cette redevance intègre des dépenses traditionnellement exclues dans le périmètre de l’entretien (exemple : le renouvellement des mobiliers, propriété du titulaire du contrat de PPP, OPALE Défense).

Source des données : contrat de PPP Balard et suivi réalisé par la sous-direction « Balard » (SDBA)

Modes de calcul  : les coûts de maintenance sont définis à travers le montant de la redevance versée par le ministère dans le cadre du contrat du PPP Balard.


Justification des cibles

Les opérations de densification des espaces sur le site de Balard conduisent à un ratio de surface utile nette par poste de travail de 12,50 m² en moyenne. L’amélioration de la performance, et ainsi son suivi, s’appuiera désormais sur un autre levier, celui du coût de maintenance, avec un pic à 139,22 € par m² anticipé pour 2023. Le déploiement de mesures d’optimisation permettra d’atteindre 134,98 €/m² au cours de l’année 2024.

 

INDICATEUR        transversal *

4.2 – Efficience de la fonction achat

     (du point de vue du contribuable)
    * "Efficience de la fonction achat"

 

Unité

2021

2022

2023
(Cible PAP 2023)

2024
(Cible)

2025
(Cible)

2026
(Cible)

Gains relatifs aux actions achat (DAE + actions ministérielles propres)

M€

120

131,1

120

120

120

120

 

Précisions méthodologiques

Instituée par le décret du 3 mars 2016, la direction des achats de l’État (DAE) définit la politique des achats de l’État. Cette politique achat comporte notamment un axe de performance économique suivant lequel les ministères sont appelés à rechercher des économies d’achats. Ainsi, chaque début d’année, le ministère établit une programmation quadriennale glissante des projets d’achats du périmètre hors armement afin d’identifier les économies achats « potentielles ». En fonction de leur montant, la majorité de ces projets d’achat fait ensuite l’objet d’un avis de performance qui permet au responsable ministériel des achats (RMA) de s’assurer du respect des stratégies d’achats prédéfinies. Ces avis portent une estimation des gains achats dits « gains cibles ». Les procédures faisant l’objet d’un avis favorable sont alors publiées puis notifiées. À ce dernier stade, les économies d’achats sont considérées comme « sécurisées ».


Source des données : Les gains achats du ministère des armées, prévus puis réalisés, sont issus essentiellement du système d’information (SI) ministériel ALPHA.


Mode de calcul (fixé par la DAE) : Visant à valoriser l’action des services acheteurs, la méthode interministérielle de calcul des gains achat est fondée sur la comparaison entre un montant TTC « de référence » et un montant « nouveau », en tenant compte de la durée totale du marché, renouvellement compris.


Le type d’achat détermine la méthode pour construire le montant de référence :

1- Pour les achats récurrents, le montant de référence est le coût historique. Les économies résultant de la comparaison entre les deux montants sont ramenées, par convention et quelle que soit la durée de l’action, à une « base 12 mois » puis ventilées sur deux années prorata temporis, à compter de la date de notification du marché ou la date indiquée de début des gains.

2- Pour les achats non récurrents, le prix historique, ne pouvant constituer le prix de référence, est remplacé selon les cas par une estimation, un montant budgétaire ou un prix du marché.

Le type d’achat détermine trois hypothèses :

• pour les achats « hors projets bien identifiés », la comparaison des montants conduit à constater des économies, ramenées à une « base 12 mois », puis à les ventiler selon la règle énoncée au 1 ;

• pour les achats « bien identifiés » comme des opérations de travaux ou des projets informatiques, sont retenues les économies totales sur la durée du marché, leur ventilation s’effectuant selon la règle énoncée au 1 ;

• s’agissant des achats dits « de taille exceptionnelle » (+ de 500 M€ TTC, d’une durée supérieure à 3 ans et avec des économies supérieures à 20 M€ TTC), sont retenues les économies totales, lesquelles seront ventilées sur toute la durée du marché, avec un prorata temporis la 1re et la dernière année.


À la suite de l’inflation touchant certains secteurs économiques, la DAE a fait évoluer les règles de calcul des gains achats afin de minimiser ou neutraliser les pertes selon que le projet d’achats comporte ou non une phase de négociation.

Justification des cibles

La direction des achats de l’État (DAE) avait défini les grands axes d’une politique achat, orientée principalement sur l’objectif d’économies en mettant en œuvre différents leviers tels que notamment la standardisation, la massification et la mutualisation. Le ministère des armées est un contributeur majeur à cet objectif. Il a défini plus de 90 stratégies d’achats adaptées aux différents segments d’achats avec des gains supérieurs à 100 M€.

 

Les différentes crises auxquelles il a fallu faire face ces dernières années, et celles auxquelles il convient de se préparer pour l’avenir, conduisent le ministère des Armées à replacer au cœur de sa politique achat la capacité à assurer le maintien de la capacité de résilience des forces armées. À ce titre, les stratégies d’achat du ministère des Armées font l’objet d’un plan de révision qui consiste à considérer la sécurité des approvisionnements et la continuité de service comme des objectifs prioritaires. La prise en compte des enjeux liés à la transition écologique et au changement climatique est également renforcée.

 

Dans ce contexte, si parmi les différents critères de performance pilotés par le ministère, la recherche d’économie reste un objectif, il ne doit pas remettre en cause les enjeux de résilience ni freiner les ambitions en matière d’achat responsable. Pour autant le ministère maintient la cible de 120 M€, montant ambitieux mais a priori accessible, sous réserve des risques inflationnistes qui peuvent minorer les gains achat.