$@FwLOVariable(annee#2024)

$@FwLOVariable(numProg#216)

$@FwLOVariable(libelleProg#Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur)

$@FwLOVariable(enteteSousTitre#Justification au premier euro)

 

Justification au premier euro

Éléments transversaux au programme

Éléments de synthèse du programme

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Action / Sous-action

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

Titre 2
Dépenses
de personnel

Autres titres

Total

01 – État-major et services centraux

686 879 197

69 101 620

755 980 817

686 879 197

68 141 099

755 020 296

03 – Numérique

0

338 092 038

338 092 038

0

300 161 748

300 161 748

04 – Action sociale et formation

0

83 616 729

83 616 729

0

84 393 256

84 393 256

05 – Affaires immobilières

0

1 171 361 703

1 171 361 703

0

321 131 698

321 131 698

06 – Affaires juridiques et contentieuses

0

91 749 174

91 749 174

0

91 788 177

91 788 177

07 – Cultes et laïcité

0

2 109 848

2 109 848

0

2 109 848

2 109 848

08 – Immigration, asile et intégration

43 271 153

0

43 271 153

43 271 153

0

43 271 153

09 – Sécurité et éducation routières

131 052 268

0

131 052 268

131 052 268

0

131 052 268

10 – Fonds interministériel de prévention de la délinquance

0

62 432 810

62 432 810

0

62 432 810

62 432 810

11 – Equipements de vidéo-protection et de surveillance électronique du ministère de l'intérieur, des collectivités et des acteurs privés

0

24 966 969

24 966 969

0

24 966 969

24 966 969

Total

861 202 618

1 843 430 891

2 704 633 509

861 202 618

955 125 605

1 816 328 223




Évolution du périmètre du programme

   Principales évolutions

Le programme 216 intègre en 2024 la poursuite des mesures liées à la LOPMI, se traduisant :

- pour le titre 2 par la création d’emplois supplémentaires, notamment pour la filière numérique : 10 ETP (5 ETPT) supplémentaires dans le cadre de la réinternalisation des compétences numériques au sein du ministère;

- pour le hors titre 2, par des crédits supplémentaires obtenus dans le cadre de la LOPMI afin de renforcer les axes stratégiques du programme (contentieux, transformation numérique, FIPD, investissement immobilier).

 

   Transferts en crédits

Prog
Source
/ Cible

T2
Hors Cas
pensions

T2
CAS
pensions

Total T2

AE
Hors T2

CP
Hors T2

Total AE

Total CP

Transferts entrants

+773 422

+262 588

+1 036 010

+6 477 490

+6 477 490

+7 513 500

+7 513 500

Fonds RPS

354 ►

 

 

 

+90 000

+90 000

+90 000

+90 000

Sac à dos action sociale pour les personnels ESIC et DDEETS

155 ►

 

 

 

+60 075

+60 075

+60 075

+60 075

Réorganistaion DMATES

354 ►

+391 810

+109 733

+501 543

 

 

+501 543

+501 543

Contribution de la GN au titre de la cellule méthodes de synthèse DEPAFI

152 ►

+62 176

+26 690

+88 866

 

 

+88 866

+88 866

Poste secrétaire comité pour l'histoire préféctorale

354 ►

+73 479

+34 403

+107 882

 

 

+107 882

+107 882

Contribution de l'ATE au titre de la cellule méthodes de synthèse DEPAFI

354 ►

+65 669

+16 266

+81 935

 

 

+81 935

+81 935

Contribution de la PN à la création de la mission talents numérique

176 ►

+120 192

+50 330

+170 522

 

 

+170 522

+170 522

Réseau Radio du Futur

212 ►

 

 

 

+295 529

+295 529

+295 529

+295 529

Contribution de la GN à l'ACMOSS

152 ►

 

 

 

+1 838 633

+1 838 633

+1 838 633

+1 838 633

Contribution du Ministère de la santé et de la prévention à l'ACMOSS (RRF)

124 ►

 

 

 

+80 042

+80 042

+80 042

+80 042

Contribution de la PN au titre de la cellule méthodes et synthèse (DEPAFI)

176 ►

+60 096

+25 166

+85 262

 

 

+85 262

+85 262

Contribution PN pour l'agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours

176 ►

 

 

 

+4 113 211

+4 113 211

+4 113 211

+4 113 211

Transferts sortants

-6 268 671

-2 088 211

-8 356 882

-299 643 450

-280 882 810

-308 000 332

-289 239 692

Transfert DNUM projets informatiques DGCL

► 122

 

 

 

-2 284 510

-2 328 695

-2 284 510

-2 328 695

Transfert de la CCSP vers le programme 165 « Conseil d’État et autres juridictions administratives »

► 165

-5 662 314

-1 962 312

-7 624 626

-3 854 800

-3 854 800

-11 479 426

-11 479 426

Rétrocession des crédits numériques DGSCGC

► 161

 

 

 

-16 412 687

-15 588 785

-16 412 687

-15 588 785

Rétrocession des crédits numériques DSR

► 207

 

 

 

-4 316 877

-3 704 395

-4 316 877

-3 704 395

Rétrocession des crédits numériques DMATES P.232

► 232

 

 

 

-8 947 067

-8 879 213

-8 947 067

-8 879 213

Rétrocession des crédits numériques DMATES P.354

► 354

 

 

 

-11 159 322

-11 085 814

-11 159 322

-11 085 814

Rétrocession des crédits numériques DGEF

► 303

 

 

 

-38 531 115

-37 933 802

-38 531 115

-37 933 802

Rétrocession des crédits numériques GN

► 152

 

 

 

-71 744 182

-60 116 941

-71 744 182

-60 116 941

Rétrocession des crédits numériques PN

► 176

 

 

 

-142 267 249

-136 687 180

-142 267 249

-136 687 180

Partage du bail Gouverneur entre le SGAMI Est et la DZPAF

► 176

 

 

 

-125 641

-703 185

-125 641

-703 185

Transferts 7 ETPT DPIN / ANTS

► 354

-529 770

-92 616

-622 386

 

 

-622 386

-622 386

Contribution du P216 à l'armement en emploi de Viginum

► 129

-76 587

-33 283

-109 870

 

 

-109 870

-109 870

 

   Transferts en ETPT

Prog
Source
/ Cible

ETPT
ministériels

ETPT
hors État

Transferts entrants

+11,00

+76,00

Réorganistaion DMATES

354 ►

+5,00

 

Contribution de la GN au titre de la cellule méthodes de synthèse DEPAFI

152 ►

+1,00

 

Poste secrétaire comité pour l'histoire préféctorale

354 ►

+1,00

 

Contribution de l'ATE au titre de la cellule méthodes de synthèse DEPAFI

354 ►

+1,00

 

Contribution de la PN à la création de la mission talents numérique

176 ►

+2,00

 

Réseau Radio du Futur

212 ►

 

+3,00

Contribution de la GN à l'ACMOSS

152 ►

 

+29,00

Contribution du Ministère de la santé et de la prévention à l'ACMOSS (RRF)

124 ►

 

+1,00

Contribution de la PN au titre de la cellule méthodes et synthèse (DEPAFI)

176 ►

+1,00

 

Contribution PN pour l'agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours

176 ►

 

+43,00

Transferts sortants

-152,00

 

Transfert de la CCSP vers le programme 165 « Conseil d’État et autres juridictions administratives »

► 165

-143,00

 

Transferts 7 ETPT DPIN / ANTS

► 354

-7,00

 

Contribution du P216 à l'armement en emploi de Viginum

► 129

-2,00

 

 

Conformément à la réforme de la fonction numérique du ministère annoncée par la LOPMI, les différentes directions métiers se sont vues réattribuer le portage des crédits dédiés au financement de leurs projets numériques, alors qu’ils étaient auparavant inscrits au sein du programme 216 « Conduite et pilotage des politiques de l’Intérieur » (CPPI). Cette évolution permet à la DTNUM de se positionner comme garante de la solvabilité financière des grands projets. Ces crédits permettront à la DTNUM et aux directions métiers de poursuivre la réalisation des grands projets du ministère, en lien avec les différents acteurs de la fonction numérique du ministère.

 

Emplois et dépenses de personnel

   Emplois rémunérés par le programme

(en ETPT)

Catégorie d'emplois

Plafond
autorisé
pour 2023

Effet des
mesures de
périmètre
pour 2024

Effet des
mesures de
transfert
pour 2024

Effet des
corrections
techniques
pour 2024

Impact des
schémas
d’emplois
pour 2024

dont extension
en année pleine des
schémas d'emplois
2023 sur 2024

dont impact
des schémas
d'emplois
2024 sur 2024

Plafond
demandé
pour 2024

(1)

(2)

(3)

(4)

(5) = 6-1-2-3-4

(6)

1160 - Hauts fonctionnaires

452,25

0,00

+1,00

+10,00

+43,18

+21,75

+21,43

506,43

1174 - Personnels administratifs cat A

1 678,83

0,00

-14,00

0,00

+159,65

+51,17

+108,48

1 824,48

1175 - Personnels administratifs cat B

1 338,92

0,00

-26,00

0,00

+59,99

+13,08

+46,91

1 372,91

1176 - Personnels administratifs cat C

2 198,93

0,00

-96,00

0,00

-91,36

-101,93

+10,57

2 011,57

1162 - Personnels techniques

2 364,24

0,00

-6,00

-0,29

-56,82

-46,24

-10,58

2 301,13

1163 - Personnels des cultes

1 185,22

0,00

0,00

+0,06

+1,17

+6,78

-5,61

1 186,45

1165 - Ouvriers d'Etat

248,98

0,00

0,00

0,00

+0,04

+0,02

+0,02

249,02

1166 - Hauts fonctionnaires, corps de conception et de direction et corps de commandement (police nationale)

33,83

0,00

0,00

0,00

0,00

+0,17

-0,17

33,83

1167 - Corps d'encadrement et d'application (police nationale)

32,83

0,00

0,00

0,00

0,00

+0,17

-0,17

32,83

1177 - Officiers de gendarmerie

28,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

28,00

1178 - Officiers du corps technique et administratif de la gendarmerie nationale

42,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

42,00

1179 - Sous-officiers de gendarmerie

28,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

28,00

1180 - Sous-officiers du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale

96,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

96,00

1172 - Volontaires (gendarmes)

5,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

5,00

1173 - Inspecteurs et délégués du permis du conduire

1 362,13

0,00

0,00

0,00

+33,15

-9,13

+42,28

1 395,28

Total

11 095,16

0,00

-141,00

+9,77

+149,00

-64,16

+213,16

11 112,93

 

Le plafond d’emplois du programme 216 s’établit en 2024 à 11 112,93 ETPT, contre 11 095,16 ETPT en 2023, soit une évolution de +17,77 ETPT.


Cette augmentation tient compte de l’impact du schéma d’emploi 2023-2024 (+149 ETPT), du socle des transferts (‑141 ETPT) ainsi que d’une correction technique au titre des effectifs liés à la réforme de l’encadrement supérieur pour les hauts fonctionnaires de l’inspection générale de l’administration (+10 ETPT).


Le détail des ‑141 ETPT transférés est le suivant :

11 transferts entrants

+5 ETPT en provenance du programme 354 « Administration territoriale de l’État » au titre de la réorganisation de la DMATES ;

+1 ETPT en provenance du programme 152 « Gendarmerie nationale » au titre de la contribution de la GN à la cellule méthode de synthèse de la DEPAFI ;

+1 ETPT en provenance du programme 354 « Administration territoriale de l’État » au titre de la contribution à la cellule méthode de synthèse de la DEPAFI ;

+1 ETPT en provenance du programme 176 « Police nationale » au titre de la contribution de la PN à le cellule méthode de synthèse de la DEPAFI ;

+1 ETPT en provenance du programme 354 « Administration territoriale de l’État » au titre du poste de secrétaire du comité de l’histoire préfectorale ;

+2 ETPT en provenance du programme 176 « Police nationale » au titre de la création de la mission talents numériques ;

152 transferts sortants

‑143 ETPT à destination du programme 165 « Conseil d’État et autres juridictions administratives » au titre du transfert des effectifs de la Commission du contentieux du stationnement payant;

‑7 ETPT à destination du programme 354 « Administration territoriale de l’État » au titre du transfert vers l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) des effectifs de la direction de projet de l’identité numérique (DPIN);

‑2 ETPT à destination du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » au titre de la contribution du Ministère de l’intérieur et des Outre-mer à l’armement en emplois de Viginum.


Corrections techniques problèmes d’arrondis :

Catégorie 1162 : L’impact des SE pour 2024 (‑57,11) est différent de la sommes (‑56,82) de l’EAP du SE 2023 sur 2024 (646,24) et de l’impact du SE sur 2024 (‑10,58) - Nécessité d’apporter une correction technique de ‑0,29;

Catégorie 1163 : L’impact des SE pour 2024 (+1,23) est différent de la somme (+1,17) de l’EAP du SE 2023 sur 2024 (+6,78) et de l’impact du SE sur 2024 (‑5,61) - Nécessité d’apporter une correction technique de +0,06

 

   Évolution des emplois

(en ETP)

Catégorie d'emplois

Sorties
prévues

dont départs
en retraite

Mois moyen
des sorties

Entrées
prévues

dont primo
recrutements

Mois moyen
des entrées

Schéma
d'emplois
 

Hauts fonctionnaires

138,00

24,00

7,30

147,00

21,00

5,90

+9,00

Personnels administratifs cat A

559,00

33,00

7,20

640,00

276,00

5,90

+81,00

Personnels administratifs cat B

433,00

34,00

7,90

433,00

148,00

6,60

0,00

Personnels administratifs cat C

634,00

43,00

6,80

634,00

222,00

6,60

0,00

Personnels techniques

171,00

77,00

5,82

172,00

88,00

6,60

+1,00

Personnels des cultes

74,00

44,00

6,59

74,00

69,00

7,50

0,00

Ouvriers d'Etat

1,00

0,00

3,58

1,00

0,00

3,38

0,00

Hauts fonctionnaires, corps de conception et de direction et corps de commandement (police nationale)

2,00

0,00

6,00

2,00

0,00

7,00

0,00

Corps d'encadrement et d'application (police nationale)

2,00

0,00

6,00

2,00

0,00

7,00

0,00

Officiers de gendarmerie

8,00

0,00

8,00

8,00

0,00

8,00

0,00

Officiers du corps technique et administratif de la gendarmerie nationale

3,00

0,00

8,00

3,00

0,00

8,00

0,00

Sous-officiers de gendarmerie

4,00

0,00

8,00

4,00

0,00

8,00

0,00

Sous-officiers du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale

8,00

0,00

8,00

8,00

0,00

8,00

0,00

Volontaires (gendarmes)

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Inspecteurs et délégués du permis du conduire

113,00

28,00

6,80

151,00

64,00

5,00

+38,00

Total

2 150,00

283,00

2 279,00

888,00

+129,00

 

 Les primo-recrutements comprennent les recrutements par voie de concours ainsi que les recrutements de personnels contractuels dont la durée du contrat est supérieure à un an.

Les schémas d’emplois positifs et négatifs indiqués dans le tableau tiennent compte d’un rebasage des catégories d’emplois au regard de l’exécution réelle constatée sur ces catégories d’emplois.


Le schéma d’emplois retraité de cette mesure de rebasage portera sur des créations de postes d’inspecteurs et délégués du permis de conduire, des créations dans le domaine du numérique et la réinternalisation de compétences conformément aux objectifs de la LOPMI, ainsi que la médecine de prévention.

 

   Effectifs et activités des services

Répartition du plafond d'emplois par service

(en ETPT)

Service

LFI 2023

PLF 2024

dont mesures
de transfert

dont mesures
de périmètre

dont corrections
techniques

Impact
des schémas
d'emplois
pour 2024

dont extension
en année pleine
du schéma
d'emplois
2023 sur 2024

dont impact
du schéma
d'emplois
2024 sur 2024

Administration centrale

4 085,00

4 008,69

-141,00

0,00

9,77

+54,69

-29,56

+84,25

Services régionaux

4 071,00

4 125,48

0,00

0,00

0,00

+54,48

-29,44

+83,92

Opérateurs

16,00

16,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Services départementaux

1 737,47

1 775,65

0,00

0,00

0,00

+38,18

-11,84

+50,02

Autres

1 185,69

1 187,11

0,00

0,00

0,00

+1,65

+6,68

-5,03

Total

11 095,16

11 112,93

-141,00

0,00

9,77

+149,00

-64,16

+213,16


(en ETP)

Service

Schéma
d’emplois
 

ETP
au 31/12/2024

Administration centrale

+76,00

4 298,64

Services régionaux

+15,00

3 969,37

Opérateurs

0,00

14,00

Services départementaux

+38,00

1 698,49

Autres

0,00

1 195,00

Total

+129,00

11 175,50


Le plafond d’emplois des services d’administration centrale s’élève à 4 008,69 ETPT


Les effectifs des services régionaux correspondent aux agents de la sécurité routière (DSR) affectés au sein des directions de l’environnement, de l’aménagement et du logement pour les départements d’outre-mer (DEAL) et de la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Île-de-France (DRIEA), ainsi qu’aux effectifs des secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur, de la filière sociale et de la médecine de prévention affectés en préfecture.


Les effectifs des services départementaux comprennent la majorité des inspecteurs et délégués du permis de conduire et des effectifs déconcentrés dédiés à la sécurité routière.


La ligne « Autres » correspond aux personnels des cultes d’Alsace-Moselle.

La ligne « Opérateurs » regroupe 6 agents portés par le programme 216 en poste dont 4 à l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), opérateur rattaché au programme 303 « Immigration et asile » et 2 à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) rattaché au programme 129 « coordination et travail gouvernemental ». Précision : avec l’intégration au sein des opérateurs des 2 ETP à l’IHEDN cela modifie la présentation LFI 2023 par rapport au PAP 2023. Présentation LFI 2023 regroupant 14 agents au sein des opérateurs // PAP 2023 regroupant 16 agents au sein des opérateurs.





Corrections techniques problèmes d’arrondis sur la ligne « opérateurs » :

Le total des ETPT du PLF n’est pas identique -par service 1112,74 -par destination 1112,93 et par destination 1112,93 : La ligne « opérateurs » ne prenant pas les chiffres après la virgule (14 au lieu de 14,19), nécessité d’effectuer une correction sur les ETPT de la ligne « Autres » 1112,93 au lieu de 1186,92.

Le total des EAP du SE 2023 sur 2024 n’est pas identique par service ‑64,06 et par catégorie ‑64,16 : La ligne « opérateurs » ne tient pas compte des chiffres après la virgule soit 0 au lieu de ‑0,10 nécessité d’apporter une correction sur la ligne « Autres » 6,68 au lieu de 6,78.

Le total de l’impact du SE 2024 sur 2024 n’est pas identique par service 212,64 et par catégorie 213,16 : La ligne « opérateurs » ne prend pas en compte les chiffres après la virgule 0 au lieu de 0,29 nécessité d’effectuer une correction sur la ligne « autres » ‑5,03 au lieu de ‑5,55.



Répartition du plafond d'emplois par action

Action / Sous-action
 

ETPT

01 – État-major et services centraux

8 438,72

03 – Numérique

0,00

04 – Action sociale et formation

0,00

05 – Affaires immobilières

0,00

06 – Affaires juridiques et contentieuses

0,00

07 – Cultes et laïcité

0,00

08 – Immigration, asile et intégration

552,58

09 – Sécurité et éducation routières

2 121,63

10 – Fonds interministériel de prévention de la délinquance

0,00

11 – Equipements de vidéo-protection et de surveillance électronique du ministère de l'intérieur, des collectivités et des acteurs privés

0,00

Total

11 112,93

 

Recensement du nombre d'apprentis

Nombre d’apprentis
pour l’année scolaire
2023-2024

Dépenses de titre 2
Coût total chargé
(en M€)

Dépenses hors titre 2
Coût total
(en M€)

537,00

8,11

1,00

 

Il est prévu le recrutement de 537 apprentis au titre de l’année 2023-2024 (pour un montant total de 8,11 M€), dont 54 au sein de la filière SIC.

 

 

   Présentation des crédits par catégorie et contributions employeurs

Catégorie
 

LFI 2023

PLF 2024

Rémunération d'activité

497 552 458

515 287 541

Cotisations et contributions sociales

323 075 718

334 975 606

Contributions d'équilibre au CAS Pensions :

241 760 443

250 179 296

    – Civils (y.c. ATI)

193 604 858

200 071 809

    – Militaires

8 738 340

8 790 519

    – Ouvriers de l'État (subvention d'équilibre au FSPOEIE)

23 417 245

25 316 968

    – Autres (Cultes et subvention exceptionnelle au CAS Pensions)

16 000 000

16 000 000

Cotisation employeur au FSPOEIE

2 755 286

2 665 783

Autres cotisations

78 559 989

82 130 527

Prestations sociales et allocations diverses

9 159 106

10 939 471

Total en titre 2

829 787 282

861 202 618

Total en titre 2 hors CAS Pensions

588 026 839

611 023 322

FDC et ADP prévus en titre 2

1 020 000

1 024 600

 

Le montant prévu en 2024 au titre du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est de 1,2 M€, avec 240 bénéficiaires identifiés.


La subvention versée au titre du fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État (FSPŒIE) est positionnée pour l’ensemble du ministère sur le programme 216 et s’élève au total à 25,32 M€.

   Éléments salariaux

(en millions d'euros)

Principaux facteurs d'évolution de la masse salariale hors CAS Pensions
 

Socle Exécution 2023 retraitée

576,29

Prévision Exécution 2023 hors CAS Pensions

590,42

Impact des mesures de transfert et de périmètre 2023–2024

-5,05

Débasage de dépenses au profil atypique :

-9,08

    – GIPA

-0,47

    – Indemnisation des jours de CET

-2,99

    – Mesures de restructurations

-0,13

    – Autres

-5,50

Impact du schéma d'emplois

11,26

EAP schéma d'emplois 2023

-1,54

Schéma d'emplois 2024

12,79

Mesures catégorielles

10,20

Mesures générales

4,77

Rebasage de la GIPA

0,47

Variation du point de la fonction publique

3,17

Mesures bas salaires

1,14

GVT solde

-1,16

GVT positif

6,09

GVT négatif

-7,26

Rebasage de dépenses au profil atypique – hors GIPA

6,45

Indemnisation des jours de CET

3,30

Mesures de restructurations

0,13

Autres

3,02

Autres variations des dépenses de personnel

3,22

Prestations sociales et allocations diverses - catégorie 23

0,18

Autres

3,04

Total

611,02

 

La prévision d’exécution de 2023 a été ajustée du fait des dépenses liées aux nouvelles mesures interministérielles survenues en cours de gestion 2023.


En 2024, le programme 216 prévoit 4,77 M€ au titre de mesures interministérielles.


GIPA : Il est prévu de verser au titre de l’indemnité dite de garantie individuelle de pouvoir d’achat (décret n° 2008-539 du 6 juin 2008) un montant de 0,47 € M€ au bénéfice de 1 000 agents.


Variation du point de la fonction publique : L’effet sur 2024 de la revalorisation du point d’indice de la fonction publique intervenue le 1er juillet 2023 s’élève à 3,17 M€.


Mesures bas salaires : Le montant prévisionnel des mesures bas salaires s’élève à 1,1 M€ dont 0,9 € pour le relèvement du SMIC au titre de l’année 2024 (agents contractuels et titulaires) et 0,2 M€ pour celui de l’indice minimum de traitement de 2023 (agents contractuels et titulaires), avec un effet année pleine sur 2024.


Le GVT positif est déterminé par la comparaison de la masse salariale des personnels indicés sur une période définie, corrigée des mesures de budgétisation liées à l’évolution de la valeur du point d’indice et aux mesures catégorielles.

Il atteint 6,09 M€ et est estimé à 1 % de la masse salariale hors CAS Pensions en 2024. Il comprend une part indiciaire (2,02 % de la masse salariale) et une part indemnitaire (4 % du GVT positif indiciaire).


Le GVT négatif (ou effet de noria) est prévu au titre de l’économie naturelle due à l’écart de rémunération entre les effectifs sortants et entrants. Il est estimé à ‑7,2 M€ soit ‑1,2 % de la masse salariale hors CAS pensions en 2024.


Ainsi le GVT solde atteint ‑1,16 M€ soit ‑0,2 % de la masse salariale hors CAS pensions.


La prévision d’indemnisation des jours CET (3,3 M€) intègre la revalorisation de 10 % des indemnités forfaitaires.


La sous-catégorie « Autres » du « Rebasage de dépenses au profil atypique-Hors GIPA » (3,02 M€) correspond aux mesures suivantes

- primes liées à la démétroplisation pour 0,8 M€;

- renforts temporaires JO pour 2,25 M€.


La catégorie des dépenses « Autres variations de dépenses de personnel » (2,65 M€) comprend 0,18 M€ au titre de la protection sociale et allocations diverses –Catégorie 23 et 3,04 M€ « autres regroupant les mesures suivantes :

- au titre de la charge apprentis pour 1,09 M€ ;

- au titre de la lutte contre la radicalisation pour ‑0,39 M€ ;

-au titre de la réserve de sécurité routière et examens complémentaires pour 0,49 M€ ;

-au titre du complément de rémunération pour les médecins et infirmiers travaillant de nuit 0,009 M€ ;

- au titre du forfait mobilité durable et revalorisation du remboursement transport de 50 à 75 % pour un montant de 0,88 M€ ;

- au titre d’une mesure de périmètre liée à l’arrêt de l’accueil d’agents en MAD au sein de l’IGA, conformément aux nouvelles dispositions d’accueil en détachement sur emploi fonctionnel des agents provenant notamment des collectivités territoriales pour 0,57 M€ ;

-au titre de la prime télétravail pour 0,2 M€ ;

-au titre des astreintes réservistes, CIA IPCSR pour 0,2 M€.




Coûts entrée-sortie

Catégorie d'emplois

Coût moyen chargé HCAS

dont rémunérations d’activité

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Coût d'entrée

Coût global

Coût de sortie

Hauts fonctionnaires

119 018

129 637

126 154

105 508

115 083

111 735

Personnels administratifs cat A

58 485

62 009

60 759

49 453

53 034

51 770

Personnels administratifs cat B

42 383

41 626

44 799

36 161

35 759

38 553

Personnels administratifs cat C

37 410

34 606

39 235

31 882

29 541

33 637

Personnels techniques

27 561

44 402

34 585

22 962

37 995

29 215

Personnels des cultes

27 354

32 004

31 585

22 962

26 440

26 359

Ouvriers d'Etat

62 609

44 224

45 403

52 714

37 368

38 287

Hauts fonctionnaires, corps de conception et de direction et corps de commandement (police nationale)

80 551

84 576

75 490

69 615

73 668

65 334

Corps d'encadrement et d'application (police nationale)

56 248

54 585

40 129

49 705

47 777

33 992

Officiers de gendarmerie

60 895

75 177

74 053

52 880

66 242

64 645

Officiers du corps technique et administratif de la gendarmerie nationale

50 886

61 664

64 824

43 767

53 468

56 045

Sous-officiers de gendarmerie

34 205

44 684

46 686

29 563

39 203

40 722

Sous-officiers du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale

29 446

37 952

36 883

24 854

32 630

31 510

Volontaires (gendarmes)

0

0

0

0

0

0

Inspecteurs et délégués du permis du conduire

37 381

44 245

47 921

32 115

38 032

41 109

 

Les coûts sont calculés sur la base des entrées et sorties constatées sur l’année 2022.


Les coûts d’entrée peuvent être supérieurs aux coûts de sortie en raison de l’arrivée sur le programme de personnels de grade et d’ancienneté supérieurs à celui des personnels sortants.

 

Mesures catégorielles

Catégorie ou intitulé de la mesure

ETP
concernés

Catégories

Corps

Date d’entrée
en vigueur
de la mesure

Nombre
de mois
d’incidence
sur 2024

Coût

Coût
en année
pleine

Effets extension année pleine

613 770

1 259 361

Bonification 1 an grille C

32

C

07-2023

6

2 257

4 514

Création d'emplois fonctionnels de chefs de projet SIC

22

A

Ingénieurs des systèmes d'information et de communication

07-2023

6

666

1 332

Extinction du corps des C SIC et repyramidage vers B SIC

3

B C

Agents et techniciens des systèmes d'information et de communication

07-2023

6

55

110

Mesure bas de grille B et C

 

B C

Toutes filières

07-2023

6

520 786

1 041 572

Nouvelle grille des B

995

B

Filières administrative, services techniques et sécurité routière

07-2023

6

4 001

8 002

Ratios pro/pro des A de la filière des services techniques et de la filière des SIC

33

A

Ingénieurs des services techniques et ingénieurs des systèmes d'information et de communication

07-2023

6

288

576

Révision du référentiel des contractuels

 

A B

Agents contractuels

07-2023

6

6 164

12 328

Transposition de la nouvelle grille des B aux techniciens SIC

219

B

Techniciens des systèmes d'information et de communication

06-2023

5

79 553

190 927

Mesures statutaires

4 516 542

4 516 542

Bonification 1 an grille C

32

C

Personnels administratifs et techniques

01-2024

12

19 513

19 513

Ratios pro/pro des A de la filière des services techniques et de la filière des SIC

34

A

Ingénieurs des services techniques et ingénieurs des systèmes d'information et de communication

01-2024

12

5 189

5 189

Revalorisation des contractuels filière numérique

 

A B

Agents contractuels

01-2024

12

227 230

227 230

Revalorisation globale +5 points d'indice

 

A B C

Fonctionnaires et agents contractuels

01-2024

12

4 264 610

4 264 610

Mesures indemnitaires

5 070 820

5 070 820

"Extension dispositif ITM (3ème vague)"

54

A B C

Personnels administratifs, techniques, SIC

01-2024

12

172 800

172 800

Mesure indemnitaire pour personnels administratifs

3 168

A B C

Administratifs, techniques et spécialisés

01-2024

12

3 683 492

3 683 492

Mesure indemnitaire pour personnels administratifs

124

A B

Filière des systèmes d'information et de communication, agents contractuels

01-2024

12

32 550

32 550

Nomination dans l'emploi fonctionnel ITASAE

2

A

Conseillers techniques de services sociaux

01-2024

12

5 250

5 250

Prime de fidélisation territoriale dans la FPE ("Prime 93")

5

A B C

Personnels administratifs et techniques

01-2024

12

-68 000

-68 000

Revalorisation IFSE des infirmiers(ères)

18

A B

Infirmiers(ières)

01-2024

12

8 127

8 127

Revalorisation de l'IFSE du corps des ISIC

420

A

Ingénieurs des systèmes d'information et de communication

01-2024

12

403 667

403 667

Revalorisation du RIFSEEP de l'IGA

70

A+

Membres de l'inspection générale de l'administration

01-2024

12

473 842

473 842

Surcoût NPRM (nouvelle politique de rémunération des militaires)

139

officiers, sous-officiers

Militaires gendarmerie nationale

01-2024

12

359 092

359 092

Total

10 201 132

10 846 723

 

Les mesures nouvelles portées par le ministère de l’intérieur et des Outre-mer portent sur l’attractivité de certaines filières et la convergence indemnitaire par rapport au niveau interministériel :

- revalorisation indemnitaire du RIFSEEP de l’IGA;

- mesures indemnitaires pour les personnels administratifs.


L’impact des mesures issues des rencontres salariales 2023 pour 2024 est estimé à 13,7 M€. Cela comprend :

-les mesures de luttes contre l’inflation pour un montant de 11,8 M€ avec la revalorisation du point de 1,5 %, ;

l’attribution de 5 point d’indice -entrée en vigueur au 01/01/2024- ;

 les mesures bas de grille (catégories B et C) ;

 - l’effet d’extension en année pleine) de l’entrée en vigueur au 01/07/2023 de la prime pouvoir d’achat ;

- les mesures complémentaires pour un montant de 1,9 M€ dont la reconduction de la GIPA, la prise ne charge des frais de transports à 75 %, la revalorisation de 10 % des indemnités forfaitaires des jours de CET et la revalorisation des frais de missions.



 

   Action sociale - Hors titre 2

Type de dépenses

Effectif concerné
(ETP)

Prévision
Titre 3

Prévision
Titre 5

Total

Restauration

 

46 858 359

 

46 858 359

Logement

 

 

 

 

Famille, vacances

111 420

6 200 523

 

6 200 523

Mutuelles, associations

 

12 223 922

 

12 223 922

Prévention / secours

 

9 513 020

 

9 513 020

Autres

 

800 000

 

800 000

Total

75 595 824

 

75 595 824

 

L’action sociale et l’accompagnement du personnel s’adressent à tous les agents du ministère et à leurs familles.


Les politiques d’action sociale du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer sont mises en œuvre, soit directement, soit par l’intermédiaire d’organismes partenaires, en matière de restauration, d’aides aux séjours, de secours, de logement, de petite enfance et d’insertion des personnes handicapées. Les services d’action sociale mettent en place les dispositifs d’accompagnement du personnel dont la priorité est l’amélioration des conditions de vie et de santé au travail des agents, dans un contexte de modernisation du ministère de l’Intérieur. Ces dispositifs incluent également les réseaux des professionnels de soutien (médecine de prévention, service social, inspection santé et sécurité au travail).


Concernant le programme 216, les crédits relevant du titre 3 sont consacrés à la restauration collective, aux séjours et actions locales au profit des agents et de leurs familles, au fonctionnement des réseaux des professionnels de soutien, à l’insertion des personnes handicapées et aux actions d’information et de prévention. Des subventions sont également accordées aux opérateurs sociaux à hauteur de 12 M€ (associations et fondations) œuvrant pour le compte du ministère dans différents domaines de l’action sociale.


Le décompte des effectifs concernés reste peu pertinent dans la mesure où il intègre des effectifs qui sont rémunérés sur d’autres programmes, des agents retraités, voire des enfants d’agents. Par ailleurs, pour certains types de dépenses, la notion d’effectif reste difficile à estimer. Ainsi, les actions d’information et de prévention, l’action des réseaux de santé et sécurité au travail bénéficient à tous les personnels du ministère quel que soit leur programme de rattachement.


Les crédits relevant de la rubrique « Famille, vacances » reprennent les actions locales menées à l’initiative des commissions locales d’action sociale. Les effectifs indiqués correspondent au nombre de bénéficiaires, qu’il s’agisse d’agents en activité, de leurs enfants ou de retraités.


Les crédits identifiés dans la rubrique « Prévention, secours » concernent les frais de fonctionnement des réseaux des professionnels de soutien y compris les coûts des conventions de médecine de prévention passées avec des centres de santé et de sécurité au travail.


La rubrique « Autres » reprend les crédits consacrés à l’insertion des personnes handicapées et aux actions d’information et de prévention, qui concernent l’ensemble des agents du ministère et parfois les retraités.

Enfin, les crédits de titre 5 sont essentiellement destinés à la mise aux normes d’hygiène et de sécurité de l’immobilier social (centres de vacances et restaurants administratifs).

 

 

Dépenses pluriannuelles

 

Grands projets informatiques

La direction de la transformation du numérique (DTNUM) succède depuis le 13 juillet 2023 à la direction du numérique. Cette création s’accompagne d’une rétrocession des crédits finançant les projets numériques aux différents directions métiers qui les portent et à leurs programmes budgétaires respectifs.

La liste des grands projets informatiques portée par le programme 216 comprend ainsi trois projets : le système d’informations pour la logistique opérationnelle (LOG MI, le réseau radio du futur (RRF) et le Système d’information des armes (SIA).

Comme indiqué supra, certains grands projets informatiques portés antérieurement par le programme 216 sont versés sur d’autres programmes , certains d’entre eux, finalisés, ne font d’ailleurs plus l’objet d’un suivi DINUM au titre de l’article 3 :


Nom du Projet

Programme porteur à compter de 2024

France Visa

Financé 303 et 105 principalement mais projet terminé

MCIC2

Financé P176

INPT

Financé FSI, P161, mais projet terminé

PC STORM

Financé FSI, mais projet terminé

AEF

Financé P303 principalement

 

   LOGMI - Reconception et définition complète du fonctionnement optimisé de la chaîne globale de gestion logistique du ministère de l'intérieur

L’objectif de LOG-MI est d’améliorer la capacité opérationnelle des unités de terrain du ministère de l’Intérieur et de moderniser la gestion des équipements. Son périmètre d’application, défini et validé dans la vision stratégique 2020-2024 par le secrétaire général, consiste en la re-conception et la définition complète du fonctionnement de la chaîne globale de soutien. Cela passe par la mutualisation et la valorisation de l’ensemble de ses composantes ainsi que la mise en œuvre d’un système d’information commun, adapté et performant.


LOG-MI permet ainsi de gérer la chaîne logistique globale avec efficience et vise notamment à :

  • accroître la visibilité et la transparence des commandes et des livraisons ;

  • décharger les unités opérationnelles de la police et de la gendarmerie des contraintes logistiques ;

  • améliorer la disponibilité des équipements et des matériels ;

  • améliorer le service rendu aux unités de terrain.

La chaîne de soutien est ainsi transformée par l’instauration d’un partage intelligent de l’information entre tous ses acteurs. Il est ainsi possible de tracer et d’optimiser l’ensemble des flux, de choisir des modes d’approvisionnement adaptés, y compris externalisés et de définir des politiques d’achats performantes.

 

Année de lancement du projet

2017 (septembre)

Financement

P176 (PN) et P216 en 2020

Zone fonctionnelle principale

Ressources et support / achats

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

12,79

12,79

3,00

3,00

2,70

2,70

1,00

1,00

1,20

1,20

20,69

20,69

Titre 2

2,20

2,20

1,50

1,50

1,68

1,68

4,57

4,57

1,00

1,00

10,95

10,95

Total

14,99

14,99

4,50

4,50

4,38

4,38

5,57

5,57

2,20

2,20

31,64

31,64

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

35,80

31,64

-11,62

Durée totale en mois

47

94

+100,00

 

La hausse de la durée a été justifiée par l’enrichissement fonctionnel progressif du projet. En effet, au fur et à mesure des différentes mises en productions, des nouveaux besoins fonctionnels ont été intégrés. Le projet est devenu ministériel à partir de 2020 avec l’intégration à terme de toutes les directions du ministère. Le périmètre du projet est stable. Le délai et le coût du projet restent conformes aux éléments communiqués lors du précédent exercice budgétaire.

L’écart faible en HT2 sur la durée totale du projet s’explique par une actualisation des données au PAP par rapport au Panorama DINUM. Au cours de son cycle de vie, le projet LogMI a consommé sur plusieurs programmes budgétaires. A ce jour, en raison de son avancement et des objectifs atteints, le projet LogMI ne sera plus suivi au titre du panorama des grands projets projets numérique de l’État.

 

Gains du projet

Évaluation des gains quantitatifs du projet

 

Au lancement
 

Actualisation

Écarts en %

Gain annuel en M€ hors titre 2

0,00

0,00

 

Gain annuel en M€ en titre 2

0,00

0,00

 

Gain annuel moyen en ETPT

0

25 000

 

Gain total en M€ (T2 + HT2) sur la durée de vie prévisionnelle de l'application

0,00

0,00

 

Délai de retour en années

0

0

 

 

LOG-MI concerne l’ensemble des acteurs du ministère de l’intérieur. Le déploiement d’une chaîne de soutien globale et moderne, intégrant 100 % des références opérationnelles du ministère sur deux sites logistiques nationaux, permettra d’améliorer la disponibilité des produits aux utilisateurs (livraisons 7 fois plus rapides) et donc de gagner en productivité logistique (simplification des fonctions supports, rationalisation des transports internes, optimisation des stocks et des investissements notamment fonciers).

 

   Réseau Radio du Futur

Le cadre juridique du RRF, commun aux forces de sécurité et aux services de secours, est défini par l’article 11 de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer (LOPMI) du 24 janvier 2023. Le RRF sera exploité par l’Agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (ACMOSS), qui a la responsabilité de construire la solution technique, d’en organiser son déploiement et de garantir la continuité du service de communication, sa disponibilité, son interopérabilité et sa résilience.

 

L’ouverture pleine et entière du service constitue un objectif stratégique et contribue à la transformation relative à la police de sécurité du quotidien et à la mise en œuvre d’un continuum de sécurité.

 

Le déploiement en cours, qui vise 13 départements de la première vague, dont deux départements pilotes, Bouches du Rhône et Loire, permettra d’ouvrir le service à l’échéance des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. La complétude de la résilience du dispositif sera assurée par le maintien des réseaux d’ancienne génération (INPT, Rubis, Acropol, Antarès,…) pendant toute la durée de cet évènement sportif majeur.

 

Année de lancement du projet

2016

Financement

216

Zone fonctionnelle principale

Sécurité Intérieure

Coût et durée du projet

Coût détaillé par nature

(en millions d'euros)

 

2021
et années
précédentes

2022
Exécution

2023
Prévision

2024
Prévision

2025
et années
suivantes

Total

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

AE

CP

Hors titre 2

29,12

24,37

85,17

33,00

51,76

92,93

71,23

81,34

623,52

629,16

860,80

860,80

Titre 2

0,00

0,00

0,00

0,00

3,73

3,73

7,40

7,40

54,54

54,54

65,67

65,67

Total

29,12

24,37

85,17

33,00

55,49

96,66

78,63

88,74

678,06

683,70

926,47

926,47

 

Évolution du coût et de la durée

 

Au lancement
 

Actualisation

Écart en %

Coût total en M€

896,39

926,47

+3,36

Durée totale en mois

48

108

+125,00

 

Le programme « RRF » prévoit, en cible, d’équiper avec un même système de communication de dernière génération, plus de 300 000 abonnés issus de plus de 30 entités utilisatrices différentes réparties entre plusieurs ministères et instances publiques et privées.

Le programme « RRF » s’appuie en grande partie sur les infrastructures des opérateurs privés de la téléphonie mobile avec une capacité de préemption pour les usagers RRF et sur des infrastructures de supervision hébergées au sein du ministère de l’Intérieur.

La France rejoindra alors les 4 pays au monde ayant équipé leurs services de sécurité et de secours d’outils de communications de dernière génération.

 

 

Échéancier des crédits de paiement (hors titre 2)

Estimation des restes à payer au 31/12/2023

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements
au 31/12/2022
(RAP 2022)

 

Engagements sur années
antérieures non couverts
par des paiements au
31/12/2022 y.c. travaux
de fin de gestion
postérieurs au RAP 2022
 

 

AE (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

CP (LFI + LFR + Décret d’avance) 2023
+ Reports 2022 vers 2023
+ Prévision de FdC et AdP

 

Évaluation des
engagements non couverts
par des paiements
au 31/12/2023

1 171 501 538

 

0

 

1 248 797 654

 

1 186 707 152

 

914 311 938

Échéancier des CP à ouvrir

AE

 

CP 2024

 

CP 2025

 

CP 2026

 

CP au-delà de 2026

 

Évaluation des
engagements
non couverts par
des paiements au 31/12/2023

 

CP demandés
sur AE antérieures à 2024
CP PLF
CP FdC et AdP

 

Estimation des CP 2025
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE antérieures à 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE antérieures à 2024

914 311 938

 

187 865 574
0

 

374 901 567

 

94 412 087

 

257 132 710

 

AE nouvelles pour 2024
AE PLF
AE FdC et AdP

 

CP demandés
sur AE nouvelles en 2024
CP PLF
CP FdC et AdP
 

 

Estimation des CP 2025
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP 2026
sur AE nouvelles en 2024

 

Estimation des CP
au-delà de 2026
sur AE nouvelles en 2024

1 843 430 891
11 824 943

 

767 260 031
11 824 943

 

426 406 899

 

242 850 441

 

406 913 520

 

Totaux

 

966 950 548

 

801 308 466

 

337 262 528

 

664 046 230

 

 

Clés d'ouverture des crédits de paiement sur AE 2024

 

 

CP 2024 demandés
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024
 

 

CP 2025
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

CP au-delà de 2026
sur AE nouvelles
en 2024 / AE 2024

 

 

41,99 %

 

22,98 %

 

13,09 %

 

21,93 %

 

Le solde des engagements non couverts par des paiements au 31 décembre 2023 est estimé à 914 M€. Il comprend notamment les opérations suivantes :


  • 72 M€ au titre du crédit-bail immobilier de Levallois-Perret ;

  • 124 M€ au titre du siège de la DGGN à Issy-les-Moulineaux ;

  • 71 M€ au titre du crédit-bail immobilier de l’immeuble Garance à Paris ;

  • 257 M€ au titre de la VEFA concernant le futur site d’installation des fonctions supports de l’administration centrale à Saint-Denis ;

  • 21 M€ au titre de l’opération de construction du futur site unique de la DGSI à Saint-Ouen ;

  • 125 M€ au titre de la prise à bail de l’immeuble « Le Lumière » à Paris ;

  • 38 M€ dans le cadre du renouvellement de baux relevant de l’administration centrale entre 2013 et 2022 ;

  • 44 M€ dans le cadre des nouveaux loyers et des renouvellements en 2023 pour l’administration centrale et les SGAMI ;

  • 25 M€ au titre du fond interministériel de prévention de la délinquance ;

  • 84 M€ au titre d’opérations relevant des systèmes d’information et de communication (SIC) ;

  • 35 M€ au titre des marchés pluriannuels de fluides et de maintenance de l’administration centrale et des SGAMI ;

  • 18 M€ au titre des opérations de maintenance lourde de l’administration centrale et des SGAMI.

 

Justification par action

ACTION     (28,0 %)

01 – État-major et services centraux

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

686 879 197

69 101 620

755 980 817

1 024 600

Crédits de paiement

686 879 197

68 141 099

755 020 296

1 024 600


ACTIVITÉS

L’action 1 « État-major et services centraux » rassemble les activités des directions transversales du ministère, y compris les activités d’inspection et de prospective. Cette action a pour finalité d’assurer le pilotage des missions du ministère et son accompagnement. Elle comprend également les crédits nécessaires au fonctionnement courant des services d’état-major et autres services centraux, ainsi que ceux nécessaires au fonctionnement des secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) hors Île-de-France.


Précédement inclus dans l’action 1 du programme 216, le greffe de la commission du contentieux du stationnement payant intègre le programme 165 « conseil d’État et autres juridictions administratives » au 1er janvier 2024.


Par ailleurs, du fait de la réforme de la haute fonction publique impactant l’IGA, une mesure de périmètre de 570 k€ a été intégrée en 2024. Elle est liée à l’arrêt de l’accueil d’agents en MAD au sein de l’IGA. Les dépenses en HT2 de MAD sont remplacées par des dépenses en T2 conformément aux nouvelles dispositions d’accueil en détachement sur emploi fonctionnel des agents provenant notamment des collectivités territoriales.


EFFECTIFS

Depuis 2012, une convention de gestion entre les ministères de l’intérieur et des outre-mer encadre la gestion des personnels du ministère des outre-mer, gérés par le programme 216 pour les crédits de titre 2.


L’action 1 « État-major et services centraux » porte les emplois des services suivants :

• les cabinets du ministre de l’intérieur, de la ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité auprès du ministre de l’intérieur, de la secrétaire d’État chargée de la citoyenneté et du ministre des outre-mer ;

• le cabinet du secrétaire général ;

• la mission des archives nationales ;

• le service du haut fonctionnaire de défense ;

• la délégation à l’information et à la communication ;

• la délégation interministérielle pour l’égalité des chances des français d’outre-mer ;

• la représentation permanente à Bruxelles (service Justice et affaires intérieures) ;

• le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation ;

• l’inspection générale de l’administration ;

• l’institut des hautes études du ministère de l’Intérieur ;

• la direction des entreprises et partenariats de sécurité et des armes ;

• la direction de la transformation numérique ;

• la direction générale des outre-mer ;

• la direction générale des collectivités locales ;

• la direction des libertés publiques et des affaires juridiques ;

• la direction du management de l’administration territoriale et de l’encadrement supérieur ;

• la direction des ressources humaines ;

• la direction de l’évaluation de la performance, de l’achat, des finances et de l’immobilier ;

• les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) hors Île-de-France.



Elle porte 8 439 ETPT ainsi répartis :

• 457 hauts fonctionnaires ;

• 4 226 personnels administratifs dont 1 408 personnels de catégorie A, 1 119 personnels de catégorie B et 1 719 personnels de catégorie C ;

• 2 035 personnels techniques ;

• 1 186,45 personnels des cultes ;

• 249 ouvriers d’État ;

• 194 personnels relevant des catégories d’emploi des officiers, des officiers du corps technique et administratif, des sous-officiers, des sous-officiers du corps de soutien technique et administratif et des volontaires de la gendarmerie nationale ;

• 67 personnels relevant des catégories d’emploi des hauts fonctionnaires, du corps de conception et de direction et du corps de commandement ainsi que du corps d’encadrement et d’application de la police nationale

• 5 volontaires.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

686 879 197

686 879 197

Rémunérations d’activité

407 046 456

407 046 456

Cotisations et contributions sociales

269 216 048

269 216 048

Prestations sociales et allocations diverses

10 616 693

10 616 693

Dépenses de fonctionnement

60 740 269

59 779 748

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

43 540 269

42 579 748

Subventions pour charges de service public

17 200 000

17 200 000

Dépenses d’investissement

8 361 351

8 361 351

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

8 061 351

8 061 351

Subventions pour charges d'investissement

300 000

300 000

Total

755 980 817

755 020 296

 

S’agissant des dépenses de fonctionnement, les crédits de l’action 1 « État-major et services centraux » (60,74  M€ en AE et 59,7  M€ en CP) couvrent les postes suivants :

  • le fonctionnement courant des services centraux (y compris les cabinets ministériels, les services d’état-major, l’inspection générale de l’administration) à hauteur de 19,64 M€ en AE et 20,29 M€ en CP ;

  • le fonctionnement des SZSIC pour 1,02  M€ en AE et 0,52  M€ en CP ;

  • le fonctionnement (hors immobilier) des secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) hors IDF pour 18,71  M€ en AE et 17,59  M€ en CP ;

  • la politique de communication du ministère à hauteur de 1,5  M€ en AE et en CP ;

  • les dépenses d’études, de recherche, de subvention et d’audit à hauteur de 0,34  M€ en AE/CP ;

  • les dépenses connexes en ressources humaines non imputées en titre 2 (congés bonifiés, frais de changement de résidence, remboursement de mises à disposition) pour 2,33  M€ en AE/CP ;

  • la subvention pour charges de service public versée au Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), d’un montant de 17,5  M€.


Sur l’action 1, des crédits d’investissement ont été alloués à hauteur de 8,06  M€ en AE/CP pour couvrir les postes suivants :

  • l’outillage et l’équipement des garages des SGAMI afin de prendre en compte l’évolution de la maintenance du parc automobile des forces de sécurité vers des véhicules « verts » à hauteur de 7,46 M€ en AE/CP ;

  • le développement de la R&D et du contrôle qualité sur les équipements de sécurité du Centre de recherche et d’expertise de la logistique (CREL) à hauteur de 0,6 M€ en AE/CP ;

  • la subvention pour charges d’investissement versée au Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), d’un montant de 0,3  M€.

 

ACTION     (12,5 %)

03 – Numérique

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

338 092 038

338 092 038

9 598 860

Crédits de paiement

0

300 161 748

300 161 748

9 598 860


Les crédits inscrits à l’action 03 « Système d’information et de communication » couvrent, pour l’essentiel, des dépenses récurrentes de maintenance, de maintien en condition opérationnelle (MCO) et d’investissement réalisées au profit de l’ensemble des directions et services du ministère. Ils concernent les infrastructures de communication (réseaux informatiques, téléphonique, messagerie, etc.) ainsi que les moyens d’hébergement et de sauvegarde des applications nationales utilisés par les services centraux et déconcentrés (préfectures, SGAMI) dans le cadre de leurs missions opérationnelles.




 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

195 478 222

160 250 161

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

181 750 807

146 522 746

Subventions pour charges de service public

13 727 415

13 727 415

Dépenses d’investissement

142 613 816

139 911 587

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

20 311 488

45 304 397

Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État

61 574 960

33 879 822

Subventions pour charges d'investissement

60 727 368

60 727 368

Total

338 092 038

300 161 748

 


Les dépenses informatiques s’établissent à 338,1 M€ en AE et 300,2 M€ en CP dont 9,6 M€ au titre des Fonds de concours et Attributions de produits. Elles se subdivisent en 2 postes :

  • d’une part, les dépenses de fonctionnement avec 195,6 M€ en AE et 160,4 M€ en CP représentent 58 % des AE et 53 % en CP ;

  • d’autre part, les dépenses d’investissement avec 142,6 M€ en AE et 139,9 M€ en CP représentant 42 % en AE et 47 % en CP.







Titre 3

Titre 5

Total


AE

CP

AE

CP

AE

CP

1. Infrastructures réseaux, télécom, sécurité

47 725 699

36 115 045

10 355 882

14 776 679

58 081 581

50 891 724

2. Postes de travail et licences

7 059 801

6 007 069

2 914 241

2 540 421

9 974 042

8 547 490

3. Hébergement

66 844 875

54 874 845

7 316 112

854 509

74 160 987

55 729 354

4. Applications

37 322 462

28 933 824

61 565 892

63 440 798

98 888 354

92 374 622

5. Innovation, soutien et pilotage

4 680 428

3 549 566

17 851 863

14 614 209

22 532 291

18 163 775

6. INPT

0

0

0

0

0

0

7. ACMOSS

13 727 415

13 727 415

60 727 368

60 727 368

74 614 867

74 614 867

Total

195 478 222

160 250 161

142 613 816

139 911 587

338 092 038

300 161 748



1.Infrastructures réseaux, télécoms et sécurité (58,1 M€ en AE et 50,9 M€ en CP)

Les moyens alloués à ce poste sont dédiés au réseau interministériel de l’État (abonnements, sécurisation, maintien en condition opérationnelle), à la sécurisation des accès aux réseaux (y compris les réseaux informatiques locaux), à la sécurisation des bâtiments, à la téléphonie, aux infrastructures de communication (téléphonie, nomadisme…), aux visioconférences et web conférences.

Cette catégorie de dépenses intègre également les crédits de maintien en condition opérationnelle des solutions de signature électronique et d’horodatage afin de sécuriser les projets stratégiques du ministère de l’intérieur, notamment le programme « procédures ».


2. Postes de travail et licences (10 M€ en AE et 8,5 M€ en CP)

Ces crédits sont liés à l’environnement de travail numérique de l’agent. Ils permettent notamment le financement de la mise à jour et du renouvellement du parc informatique du périmètre secrétariat général (SG) et de la direction générale des étrangers en France (DGEF). Sont aussi comptabilisés l’achat des licences et des antivirus associés, afin que les agents de ces services disposent des systèmes d’exploitation et tous les outils numériques nécessaires à la poursuite de leurs missions, y compris les solutions complètes leur permettant de travailler à domicile comme sur leur poste fixe de travail. 


3. Hébergement (54 M€ en AE et 37,9 M€ en CP)

Ces crédits permettent de gérer les dépenses d’investissement et de fonctionnement liées à l’hébergement des systèmes d’information. Le ministère de l’intérieur dispose de plusieurs data centers et développe un cloud sécurisé. Ils intègrent aussi les dépenses relatives à l’entretien des espaces de stockage et de sauvegarde au profit des directions.


4. Applications (98,9 M€ en AE et 92,4 M€ en CP)

Ces crédits permettent d’assurer :

• la maintenance et le fonctionnement des applications informatiques du ministère de l’intérieur qu’il s’agisse des domaines liés notamment aux ressources humaines et budgétaires, aux affaires juridiques, et aux fonctions support ;

• l’évolution des applications existantes et le coût lié au développement de nouvelles applications.


5. Innovation, soutien et pilotage (22,5 M€ en AE et 18,2 M€ en CP)

 Cette rubrique vise à financer des prestations d’accompagnement des fonctions support (formation, assistance, acheminement de matériel sur la métropole et en outre-mer…) ainsi que l’appui technique, logistique et financier aux services du ministère dans leur réflexion prospective sur la transformation numérique de leur métier : projets innovants, partenariats avec le monde industriel et universitaire, travaux des lauréats du concours startup d’État, laboratoire de l’innovation et datalab.


6. Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions (20,2 M€ en AE et 17,9 M€ en CP

Les moyens alloués à ce poste sont dédiés essentiellement aux dépenses de maintien en condition opérationnelles des infrastructures radios avec notamment des loyers points hauts ou liaisons louées.


7. ACMOSS (74,5 M€ en AE et en CP) est présenté dans la rubrique « Grands projets informatiques ».


 

ACTION     (3,1 %)

04 – Action sociale et formation

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

83 616 729

83 616 729

2 226 083

Crédits de paiement

0

84 393 256

84 393 256

2 226 083


L’action 04 « Action sociale et formation » recouvre les activités de formation des hauts fonctionnaires et des personnels administratifs, techniques et spécifiques hors statuts police et militaire, et contribue à la politique d’action sociale du ministère.

La politique de formation s’inscrit dans une gestion qualitative des ressources humaines. Elle repose sur une approche individuelle et collective des compétences des agents dans leur filière professionnelle (administrative, technique, des systèmes d’information ou sociale) et leurs différentes structures d’emploi.

L’ensemble des dispositifs d’action sociale (restauration collective, logement, petite enfance, aide aux séjours, secours et prévention des risques psychosociaux) accompagnent la mise en œuvre des actions de modernisation du ministère, dans un contexte de priorité donnée aux questions de santé et de sécurité au travail.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

83 616 729

84 393 256

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

83 616 729

84 393 256

Total

83 616 729

84 393 256

 

Les crédits de l’action 4 « Action sociale et formation » (83,6 M€ en AE et 84,4 M€ en CP) recouvrent :


• les actions de formation réalisées au bénéfice des personnels du ministère de l’intérieur aussi bien au centre national de formation du ministère de l’intérieur de Lognes que dans les territoires, incluent la formation des personnels administratifs de la police nationale, des personnels civils de la gendarmerie nationale, et des personnels de la sécurité routière (formations transversales et actions de promotion professionnelle), ainsi que les concours et examens professionnels organisés pour le recrutement et la promotion des agents.

Il est à noter que ces crédits couvrent également les dépenses liées à l’apprentissage pour l’ensemble des directions relevant du secrétariat général du ministère de l’intérieur.

Enfin, ils servent également à financer les CPF des agents d’administration centrale ainsi que des agents des préfectures, sous-préfectures, juridictions administratives, secrétariats généraux communs, les personnels civils de la gendarmerie nationale, les personnels en SGAMI relevant du programme 216, et ceux affectés en DDI qui relèvent du ministère de l’intérieur.


• les dépenses relatives aux politiques sociales dont la sous-direction de l’action sociale et de l’accompagnement du personnel de la direction des ressources humaines a la responsabilité.



1. Formation, concours et promotion professionnelle (8,8 M€ en AE et CP)



Inducteur de coût

Nombre


(1)

Coût unitaire


(2)

Observations

Montant

(en CP en )
(3) = (1) x (2)

Formation professionnelle CNF

Journées stagiaires

40 000

146,51 €

1. Logistique (transport, hébergement et restauration)

2. Pédagogie

3. Apprentissage

5 860 233 €

Actions de formation déconcentrées (réseau)

Journées stagiaires

60 000

10,83 €

1. Réseau préfectures

2. Logistique (transport, hébergement et restauration)

650 000 €

Concours

Inscrits

20 500

79,40 €

Location de salles, reprographie, affranchissement…

1 627 761 €

Promotion professionnelle

Agents formés à Lognes et en régions

7 600

86,77 €


659 438 €

Total

8 797 432 €


La programmation budgétaire issue de la conférence technique 2024 correspond à la programmation actualisée en début 2023. Toutefois, les priorités gouvernementales et ministérielles intervenues durant l’été 2023 amèneront le ministère de l’intérieur à augmenter le montant de ses dépenses en 2024.


La politique de formation du ministère de l’intérieur pour 2024 s’inscrit dans le nouveau schéma directeur pour la formation professionnelle tout au long de la vie 2024-2026.

Il élabore son Plan Ministériel de Formation 2024 (PMF) dans un souci de qualité et de performance, dans une logique de coopération et de mutualisation entre ses différents périmètres. Il reprend donc en partie les thématiques développées en 2023, et s’attache à développer de nouveaux projets de formations issus des instructions gouvernementales et des priorités fixées par le ministre de l’intérieur.


Le ministère souhaite continuer à développer et mutualiser la part des formations digitales dans l’offre de formation, grâce notamment à l’adhésion à la plate-forme Mentor, renouvelée par la DRH-MI.


Seront également poursuivies, dans le domaine de l’accompagnement des agents et encadrants au contexte de transformation de l’action publique, les formations à la conduite du changement, au développement du numérique et à l’évolution des métiers, aux processus de dématérialisation des missions et des procédures.


En 2024, le ministère mettra en œuvre les actions suivantes :

- La poursuite des mesures LOPMI, dont les crédits dédiés :

* à l’apprentissage dans le cadre du plan « 20 000 jeunes » (2 M€, identique à la programmation 2023), dont les journées ne peuvent être comptabilisées dans le tableau au même titre que les formations organisées par la SDRF ;

* à la formation des agents de la filière numérique, dont ceux issus du recrutement PATS.

- Des formations à caractère obligatoire confortées ou déployées pour la première fois en 2024, particulièrement en région : « gestes qui sauvent », « secouristes en santé mentale », « laïcité », « assistants et conseillers de prévention », « membres des Comités sociaux d’administration » ;

- La poursuite de la mise en œuvre des orientations des missions prioritaires des préfectures (MPP) 2022-2025 :

  • notamment les formations dédiées aux agents des services étrangers, à l’ingénierie territoriale, à l’accueil du public et au service à l’usager ;

  • en sus, des formations au contrôle de légalité et au contrôle des actes budgétaires ;

- Les formations à la transition écologique dans le cadre du plan gouvernemental 2022-2027, déployées en premier lieu pour les hauts-fonctionnaires, puis les cadres;

- La formation des cadres tant en centrale qu’en régions à l’intelligence artificielle ;

- Les formations destinées aux agents des services « élections » et SIC dans la perspective des élections du Parlement européen prévues en 2024 ;

- Les formations en langues étrangères et en bureautique ;

- La reconduction des formations des hauts fonctionnaires, dont les cycles longs, avec l’augmentation du nombre de hauts fonctionnaires stagiaires et associant les Directeurs d’Administration Territoriale de l’État (séminaires thématiques avec leurs ministères d’origine), qui incluent le domaine managérial, la gestion de crise, le maintien de l’ordre, la communication, notamment l’utilisation des réseaux sociaux ;

- Une forte demande en matière de media training collectif et de coaching, individuel et collectif ;

- La prise de poste des CAIOM, la formation des lauréats du TEAE, les nominations étant en hausse ;

- Les formations des agents relatives à la gestion de crise, en vue des Jeux Olympiques (JO) ;

- Les formations pour les personnels techniques (PATS et autres) décuplées, en raison du recrutement en nombre, et celles pour les assistants de service social, non proposées depuis plusieurs années.


Les frais logistiques (déplacement, hébergement) sont difficilement estimables en raison de la mise en œuvre des JO (impact à la hausse sur le montant des nuitées, mais possible raréfaction de chambres d’hôtel pour la fin du premier semestre et début septembre 2024).


La démétropolisation de la section des formateurs internes du CNF vers Saumur entraîne des frais logistiques pour l’aménagement des salles de formations. De plus, elle engendre des besoins complémentaires en prestataires extérieurs pour assurer les formations dans l’attente de l’acculturation des nouveaux formateurs nommés, eux-mêmes devant suivre un cursus de formation certifiant pour exercer leurs fonctions.


En ce qui concerne les recrutements, le secrétariat général du ministère de l’intérieur organisera en 2024 une trentaine de concours et examens professionnels.

L’année 2024 sera marquée notamment par la poursuite de la mise en œuvre du plan PATS (personnels administratifs, techniques et scientifiques) affectés en PN et GN. Pour rappel, ce plan se traduit par l’ouverture d’un concours d’attaché ainsi que de quatre examens professionnels (C en B, IST, ISIC, CST CN). Un recrutement exceptionnel d’inspecteurs du permis de conduire est également prévu.


Le principal pôle de dépense en matière de concours et examens professionnels reste la location de salles qui représente plus de 50 % du budget « recrutement ».

L’externalisation auprès du SIEC de la reprographie et de l’expédition des sujets aux centres d’examen (professionnalisation, sécurisation des procédures, libération et report d’heures de travail vers d’autres activités de recrutement) engendrera un coût de +0,2 M€.


Le surcroît d’activité relatif au recrutement concerne également la promotion professionnelle car il conviendra de déployer des préparations spécifiques supplémentaires à destination des PATS.


Enfin, la communication s’avère essentielle pour favoriser l’attractivité du ministère : des actions ciblent ainsi particulièrement les futurs candidats des filières SIC et techniques.


2. Action sociale (74,82 M€ en AE et 75,60 M€ en CP)


Le montant des dépenses hors titre 2 pour l’année 2024 est détaillé dans le tableau ci-après.


Politiques menées

Inducteur de coût

Nombre
(1)

Coût unitaire
(2)

Montant
(en CP)

(3) = (1) x (2)

Offre de services collectifs

Restauration - prestation interministérielle

repas : nombre annuel de repas pris en charge


7 218 000


1,53

11 043 540

Restauration - prestation complémentaire (aide au repas) : nombre annuel de repas pris en charge

7 947 500

4,04

32 107 900

Restauration – fonctionnement/ESR : nombre total d’agent


195 101



19


3 706 919


Séjour et actions locales : nombre de bénéficiaires


111 420

55,65

6 200 523

Professionnels de soutien

Médecine de prévention : nombre de visites


72 320


125

9 040 000

Service social : coût / assistant social

 188


1665


313 020

Santé et sécurité au travail : coût fonctionnement / intervention


160


1000


160 000

Insertion des personnes handicapées

Aides financières : nombre d’actions

160


 2500


400 000

Partenariat social

2 fondations, 8 associations


-


-


12 223 922


Missions transversales

Campagnes de prévention, études : nombre d’actions


 80



 5 000



400 000



Total


75 595 824



Le budget 2024 connaît une augmentation de 4 % (+2,94 M€ en AE/CP) par rapport à celui de 2023 au regard des mesures nouvelles obtenues dans le cadre de la LOPMI (+2,79 M€ en AE et CP) et de mesures de transfert (+0,15 M€ en AE et CP). Enfin, un effort sera porté à l’accompagnement des personnels mobilisés dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques à l’été 2024. Cela se traduira par un renforcement de la politique de restauration, loisirs et familles.


Concernant l’offre de services collectifs  : La restauration, qui constitue le poste de dépenses le plus important, est en légère hausse par rapport à 2023 (+0,1 M€ en CP). En effet, il est prévu en 2024 une mesure nouvelle destinée à l’harmonisation du montant de l’aide à la restauration en faveur des personnels de police en zone blanche, c’est-à-dire aux endroits dépourvus de service de restauration (+1,1 M€). La politique en matière d’espaces sociaux de restauration sera volontariste.

Les budgets départementaux d’initiative locale et l’arbre de Noël augmentent par rapport à 2023 du fait de l’obtention d’une mesure nouvelle concernant l’harmonisation séjours et loisirs (+2,5 M€). Afin de permettre à tous les agents, qui appartiennent au même collectif de travail, de bénéficier du même type d’actions et du même niveau de financement, des crédits d’harmonisation sont prévus dès 2024.


Concernant les professionnels de soutien : 0,30 M€ supplémentaires seront consacrés à la mise en œuvre d’une politique de santé et sécurité au travail de qualité et notamment pour le fonctionnement des réseaux de professionnels de soutien (médecine de prévention, service social, inspection santé et sécurité au travail). La priorité reste portée sur la médecine de prévention (+0,29 M€) qui bénéficie de la poursuite d’une mesure nouvelle actée en LOPMI, notamment celle de développer un réseau de psychologue du travail, dont la mission est d’accompagner les services dans des démarches de prévention des risques psycho-sociaux et de développement de la qualité de vie au travail. Les dépenses de service social (+0,01 M€) qui se caractérisent essentiellement par des frais de déplacement, reviennent progressivement à la normale. Les niveaux plus faibles constatées les années précédentes, étant directement liées à l’impact de la crise sanitaire.


Les crédits relatifs à l’insertion des personnes handicapées demeurent stables par rapport à 2023 compte tenu de la prévision de versement de subvention du FIPHFP.


S’agissant du partenariat social, le montant des dépenses consacrées aux opérateurs œuvrant dans le domaine de l’action sociale pour le compte du ministère est stable par rapport à 2023.


Les dépenses du secteur « missions transversales », qui concernent notamment les campagnes de prévention et d’information à destination des agents, sont relativement stables, la communication et la prévention étant un axe stratégique soutenant toutes les politiques développées par la sous-direction de l’action sociale et de l’accompagnement du personnel.

 

ACTION     (43,3 %)

05 – Affaires immobilières

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

1 171 361 703

1 171 361 703

0

Crédits de paiement

0

321 131 698

321 131 698

0


L’action 05 « Affaires immobilières » comprend les dépenses immobilières :

  • des sites de l’administration centrale à Paris, et dans la petite couronne ;

  • des sites des secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’Intérieur (SGAMI), hors Île-de-France ;

  • des sites du patrimoine immobilier relatif à l’action sociale du ministère de l’Intérieur ;

  • des quatre implantations cultuelles des départements concordataires d’Alsace et de Moselle depuis le 1er janvier 2022 (séminaires et palais épiscopaux de Metz et de Strasbourg).

Les crédits de l’action 05 couvrent les dépenses de fonctionnement des sites (loyers, loyers LOA et crédits-bails, maintenance, fluides, nettoyage et entretien), ainsi que les travaux d’investissement (construction, et maintenance lourde).


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

71 648 262

142 239 167

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

71 648 262

142 239 167

Dépenses d’investissement

1 099 713 441

178 892 531

Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État

1 099 713 441

178 892 531

Total

1 171 361 703

321 131 698

 

L’action 5 « Affaires immobilières » est dotée de 71,65 M€ d’AE et de 142,24 M€ de CP en crédits de fonctionnement (T3). Ils couvrent le financement des dépenses suivantes :


• 28,87 M€ en AE et 73,96 M€ en CP au titre des loyers de l’administration centrale et des SGAMI ;


• 9,9 M€ en AE et en CP au titre des loyers et des charges d’exploitation du partenariat public-privé (PPP) du siège de la DGGN à Issy les Moulineaux ;


• 1,1 M€ en CP pour couvrir les frais financiers du crédit-bail immobilier de l’immeuble Garance ;


• 0,51 M€ en AE et en CP pour couvrir les frais financiers du crédit-bail immobilier du pôle renseignement de Levallois ;


• 31,63 M€ en AE et 56,04 M€ en CP au titre du financement des charges de fonctionnement dont 3,68 M€ en AE et 29,2 M€ en CP pour les fluides, 9,51 M€ en AE et 9,17 M€ en CP pour l’entretien (nettoyage, déchets, manutention) et 18,44 M€ en AE et 17,65 M€ en CP pour les contrats de maintenance et les TATE (travaux d’entretien courant et d’aménagement) ;


• 0,73 M € en AE et en CP pour couvrir le remboursement de la quote-part ministère de l’Europe et des affaires étrangères-Agence Nationale de la Cohésion des Territoires ;



Les crédits d’investissement (titre 5) de l’action 5 « Affaires immobilières » représentent quant à eux 1 099,71 M€ en AE et 178,89 M€ M€ en CP pour financer les dépenses suivantes :


• 31,98 M€ en CP au titre du loyer « remboursement capital » du PPP du siège de la DGGN à Issy les Moulineaux et des crédits-bails immobiliers des sites de Levallois et de Garance ;


• 9,1 M€ en AE et 3,39 M€ en CP pour la maintenance lourde des sites immobiliers déconcentrés ;


• 0,30 M€ en AE et 0,50 M€ en CP pour la réhabilitation du patrimoine immobilier relatif à l’action sociale ;


• 13,85 M€ en AE et 9,81 M€ en CP pour financer les réhabilitations des sites des SGAMI ;


• 71,21 M€ en AE et en 41,23 M€ en CP pour financer d’une part les opérations de maintenance lourdes et de réhabilitations des sites d’administration centrale, d’autre part l’opération Universeine acquise en « vente en l’état futur d’achèvement » (VEFA) en 2021, prochain site d’accueil des services d’administration centrale du ministère de l’intérieur à Saint-Denis sur le futur site du village olympique à hauteur de 28,84 M€ en AE et 4,2 M€ en CP ;


• 1 001,57 M€ en AE et 88,19 M€ en CP au titre du financement du site unique de la DGSI qui permettra de réunir l’ensemble des personnels des services centraux de la DGSI, aujourd’hui répartis sur plusieurs sites. Ce projet, d’une valeur totale de 1,29 Milliard d’euros a débuté en janvier 2020 avec l’acquisition du foncier nécessaire à l’opération sur le territoire de la commune de Saint-Ouen-sur-Seine puis la destruction des bâtiments existants sur le terrain acquis. C’est au deuxième trimestre 2024 que doit être engagé le marché de construction qui représente la majorité de la dépense sur ce projet ;


• 0,68 M€ AE et 0,8 M€ en CP pour couvrir les travaux de pérennisation des quatre implantations cultuelles des départements concordataires d’Alsace et de Moselle (séminaires et palais épiscopaux de Metz et de Strasbourg);


3 M€ en AE et en CP au titre du remboursement du compte d’affectation spéciale « Gestion du patrimoine immobilier de l’État »  pour couvrir les crédits avancés par le programme 723 pour l’achat des terrains de l’opération « Site unique » de la DGSI.

 

ACTION     (3,4 %)

06 – Affaires juridiques et contentieuses

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

91 749 174

91 749 174

0

Crédits de paiement

0

91 788 177

91 788 177

0


L’action 6 « Affaires juridiques et contentieuses » est dotée d’un budget de 91,7 M€ en AE et 91,8 M€ en CP.

L’essentiel de la dépense de l’action est réalisé par les préfectures et les SGAMI, l’administration centrale ne représentant qu’un pourcentage de 10 à 20 % du total selon les années. Ces crédits permettent de financer les frais de contentieux et la protection fonctionnelle des agents du ministère de l’intérieur et des outre-mer.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

91 749 174

91 788 177

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

91 749 174

91 788 177

Total

91 749 174

91 788 177

 

Ces crédits recouvrent les dépenses de contentieux relevant directement de la compétence du ministre de l’intérieur et des outre-mer, résultant d’une condamnation juridictionnelle, d’un règlement négocié à l’amiable, de frais d’expertise ou de frais d’honoraires d’avocat. La dépense contentieuse concerne essentiellement les cas de mise en cause de la responsabilité de l’État, notamment en matière de refus de concours de la force publique et d’assureur automobile de la flotte opérationnelle du ministère. Ces crédits intègrent également les dépenses de protection fonctionnelle des agents du ministère de l’intérieur et des outre-mer.




Domaines d’intervention de la dépense

Prévisions 2024
(en CP en €)

Refus de concours de la force publique

27 000 000

Attroupements

11 598 260

Autres mises en cause de l’État

4 500 000

Accidents de la circulation

12 500 000

Litiges droit des étrangers

18 716 875

Protection fonctionnelle

17 473 042

Total

91 788 177


Pour l’ensemble des litiges, la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) du ministère de l’intérieur et des outre-mer veille à l’exécution des décisions condamnant l’État à des indemnités compte tenu des conséquences financières qui pourraient résulter de retards de paiement (intérêts majorés, astreintes, procédures de paiement direct). La priorité est, par ailleurs, donnée au règlement amiable aux fins d’éviter à l’État les frais de procédure et les intérêts afférents.


La DLPAJ s’attache depuis plusieurs années à renforcer le pilotage de la dépense contentieuse et à maîtriser le volume de cette dépense. Dans ce cadre, elle met en œuvre des actions, qui ne sont pas seulement budgétaires mais visent plus globalement à améliorer la performance juridique du ministère de l’intérieur et des outre-mer dans son ensemble et ont été introduites dans le cadre du Plan d’action ministériel du contrôle interne financier.


Le plan d’actions de la DLPAJ, correspondant à la mise en œuvre des recommandations des rapports de l’Inspection Générale de l’Administration (IGA) de 2013 puis de 2018 consacrés à la dépense contentieuse du ministère de l’intérieur et des outre-mer, a permis d’affiner la prévision budgétaire et d’identifier par avance les dossiers à fort enjeu financier.


Dans ce cadre, il convient de souligner l’apport très important des 7 pôles d’appui juridiques pilotés par la DLPAJ.


Le plan d’actions porte sur l’ensemble des postes de la dépense contentieuse :


a) Refus de concours de la force publique (27 M€) :


Les actions visant à harmoniser et rationaliser le processus d’indemnisation en la matière seront poursuivies : octroi du concours de la force publique plus systématique, traitement à flux tendu des demandes de concours de la force publique, réduction du délai de traitement des demandes amiables d’indemnisation, mise en place auprès des bailleurs d’une procédure visant à obtenir des sursis de leur part sur les demandes de réquisition de la force publique interrompant la période d’indemnisation et traitement en priorité des dossiers à fort enjeu financier qui ont été identifiés à partir des jugements d’expulsion.


Il convient de relever le rôle très important des deux pôles d’appui juridique mis en place par la DLPAJ qui participent à la maîtrise de cette dépense et ont permis de réaliser des économies. Ils assurent des prestations pour l’ensemble des préfectures et concourent tout à la fois à aider les préfectures dans l’analyse des dossiers de concours de la force publique et à une meilleure négociation des protocoles d’accord transactionnel lorsque la responsabilité de l’État est engagée.


Par ailleurs, les conséquences financières des mesures gouvernementales prises depuis 2020 continueront de produire leurs effets en 2024. En effet, l’étalement dans le temps des demandes d’indemnisation des bailleurs conjugué au report de charges de 2023 sur 2024 risquent de générer une augmentation significative des dépenses sur ce poste.



b) Attroupements (11,6 M€) :


Les dépenses en matières d’attroupements risquent d’augmenter en raison de l’ampleur des dommages liés à ces évènements. Cette estimation de dépenses tient notamment compte de l’apparition de condamnations importantes de l’État dans les contentieux d’attroupements- gilets jaunes dont la maîtrise du risque reste une priorité pour l’année 2024..


L’instruction diffusée par la DLPAJ aux préfectures, le 18 février 2019, sur le traitement de ces dossiers permet de minimiser les dépenses, et notamment de rejeter la responsabilité de l’État (responsabilité sans faute) pour un nombre important de dossiers, et de disposer d’informations fiables et consolidées sur le risque financier afférent.

Ainsi, les dépenses s’étaleront sur l’exercice en cours (2023) et sur les exercices ultérieurs (2024, 2025).


c) Autres mises en cause de l’État (4,5 M€) :


Ce poste peut, certaines années et sur un nombre restreint d’affaires, générer des dépenses importantes. L’action des pôles d’appui juridique et la mise en œuvre des recommandations des rapports de l’IGA de 2013 et 2018 devraient permettre d’accroître encore la baisse des dépenses liées à ce domaine fonctionnel.


d) Accidents de la circulation (12,5 M€) :


La maîtrise de ce poste de dépense est également une action majeure de ce plan d’action. Pour ce faire, la DLPAJ a mis en place, depuis le 1er septembre 2020, un service d’assurance automobile du ministère de l’intérieur (SAAMI) dédié au traitement des dossiers d’accidents de la circulation afin de permettre une gestion uniformisée et économe de ces dossiers.

Le SAAMI poursuivra en 2024 sa gestion uniformisée et économe des dossiers d’accidents de la circulation initiée depuis sa mise en place. L’objectif est double : une meilleure maîtrise de la dépense mais également une augmentation des recettes et des rétablissements de crédits sur les programmes 176,152 et 161. Son périmètre de compétence a été par ailleurs étendu aux services d’outre-mer (SATPN et SGAP) en 2023.


e) Litiges relatifs au droit des étrangers (18,7 M€) :


Les actions entreprises visant à sécuriser les actes juridiques et à augmenter le taux de réussite des préfectures au contentieux seront poursuivies : mise en ligne d’une veille jurisprudentielle et de bibliothèques de paragraphes, formations assurées par la DLPAJ visant à renforcer l’expertise contentieuse des agents de préfecture, mise en place de pôles régionaux « Dublin » en matière de traitement des demandes d’asile.


Par ailleurs, une réflexion est engagée sur un mode d’organisation plus efficient pour le traitement de ce contentieux privilégiant la professionnalisation des agents, la mutualisation des ressources et la diminution du recours aux avocats.

Une enquête relative à l’activité juridique et contentieuse des préfectures en matière de contentieux des étrangers a été adressée par la DLPAJ aux préfectures afin de mieux cerner l’organisation de chacune d’entre elles ainsi que leurs besoins en la matière. Dans ce cadre, plusieurs propositions sont à l’étude par la DLPAJ.



f) Dépenses de protection des fonctionnaires (17,4 M€)


La DLPAJ entend poursuivre les actions visant à limiter cette dépense, notamment en encadrant les honoraires d’avocats.


Par ailleurs, le nouveau module de l’outil SIAJ (Suivi informatisé des affaires juridiques) relatif au traitement des demandes de protection fonctionnelle a été mis à disposition des services en charge de cette activité permettant d’optimiser la gestion des dossiers et de renforcer les moyens d’évaluation et de contrôle de la dépense afférente. L’objectif est ainsi d’assurer un contrôle et un pilotage plus poussés des dossiers de protection fonctionnelle tant sur l’aspect métier que sur l’aspect financier.

 

ACTION     (0,1 %)

07 – Cultes et laïcité

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

2 109 848

2 109 848

0

Crédits de paiement

0

2 109 848

2 109 848

0


L’action 07 « Cultes et laïcité » recouvre le suivi des affaires relatives aux différents cultes : tutelle administrative sur les congrégations et collectivités religieuses, et application du régime concordataire dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.

Elle ne compte aucun effectif, les emplois dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle y concourant étant inscrits sur l’action 01 du programme.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

2 109 848

2 109 848

Transferts aux collectivités territoriales

1 231 848

1 231 848

Transferts aux autres collectivités

878 000

878 000

Total

2 109 848

2 109 848

 

DĖPENSES D’INTERVENTION

Les crédits d’intervention d’un montant de 1,2 M€ sont destinés, d’une part, au versement des subventions aux communes pour la réalisation des travaux sur les édifices cultuels (pour l’essentiel des réfections des toitures) et, d’autre part, aux cultes catholique, protestant et israélite pour leurs frais d’administration dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle uniquement.


La mise en œuvre du plan de lutte anti-terrorisme augmente les crédits d’intervention d’un montant de 0,8 M€. Cette enveloppe sera consacrée au financement de diplômes d’universités, et de recherches en islamologie et en sciences humaines et sociales sur l’islam de France.


Le secrétariat du Comité interministériel de la laïcité étant assuré par le ministère de l’intérieur, les crédits d’interventions sont dotés d’une enveloppe supplémentaire de 77 k€.


1. Les diplômes d’universités de formation « laïcité, religion et citoyenneté » :


La qualité de la formation que reçoivent les ministres du culte et les responsables cultuels exerçant sur le sol français est un enjeu majeur. Dans une société marquée par la pluralité religieuse et culturelle, il est important que chacun puisse se former sur le fait religieux et la laïcité, par le biais d’enseignements sur les institutions de la République et la laïcité, le droit des cultes ou encore les sciences humaines et sociales des religions. Au travers du soutien au développement de ces diplômes d’universités, la volonté plus globale du gouvernement est de renforcer la formation profane sur le fait religieux et la laïcité, notamment des ministres du culte et des aumôniers. Ainsi, le décret n° 2017-756 du 3 mai 2017 a rendu obligatoire l’obtention d’un diplôme sanctionnant une formation civile et civique agréée pour les aumôniers rémunérés ou indemnisés et nouvellement recrutés depuis le 1er octobre 2017.

Le ministère de l’intérieur et des outre-mer finance ainsi, depuis 2008, des diplômes d’universités sur le fait religieux et la laïcité. Jusqu’en 2014, six universités dispensaient ces formations (Institut catholique de Paris, Strasbourg, Lyon, Aix, Montpellier et Bordeaux). D’ici la fin de l’année 2023, le nombre de 25 DU subventionnés devrait être atteint, permettant d’assurer un maillage territorial conséquent.

Le développement du réseau des DU implique également un maintien du budget lié aux déplacements permettant le suivi et l’évaluation de ces formations financées par le ministère de l’intérieur et des outre-mer, ainsi que des réunions biannuelles de coordination. A l’instar de 2023, en 2024, un montant global de 0,4 M€ en AE et CP sera ainsi consacré à la formation profane des ministres du culte.



2. Les recherches en islamologie et sur l’Islam de France, champ universitaire en perte de vitesse en France :


En février 2015, le ministre de l’intérieur annonçait la volonté gouvernementale de relancer les études sur l’islam de France et l’islamologie à l’université, dans le cadre d’un pilotage conjoint avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’objectif de ces programmes de recherche est de répondre aux besoins de connaissance du ministère de l’intérieur au regard de la diversité des institutions, courants, pratiques et discours relatifs à l’islam contemporain en France.

Ces crédits ont permis de financer en 2019, douze projets de recherche et un prix de thèse et sept projets et un prix de thèse en 2020.

En 2021, 10 projets et un prix de thèse ont été financés par ces crédits.

En 2022, ces crédits ont permis l’organisation des « rencontres du BCC ». Par ailleurs, quatre projets de recherche ont été financés ainsi qu’un prix de thèse.

En 2023, un colloque et un prix de thèse ont été subventionnés et quatre projets de recherche et un prix de thèse seront financés.

En 2024, le montant des crédits de recherche, à hauteur de 0,4 M€ en AE et en CP, permettra de poursuivre le financement de nouvelles actions de recherche, sur l’action 07 « Cultes et laïcité ».


3. Actions relatives à la laïcité :


Depuis juin 2021, le ministère de l’intérieur assure le secrétariat du Comité interministériel de la laïcité (CIL).


Cette mission est désormais assurée par un bureau dédié, le bureau de la laïcité, qui a été créé à l’été au sein de la nouvelle sous-direction des cultes et de la laïcité.


Ce bureau a une double mission :

• tout d’abord une mission d’expertise juridique sur l’application du principe de laïcité au soutien des administrations publiques centrales et déconcentrées, mais également du grand public : en effet, le bureau administre le site public laïcité.gouv.fr, site de référence qui doit servir de porte d’accès aux ressources et aux formations à la laïcité et aux valeurs de la République, mais aussi d’interface pour toutes celles et ceux (collectivités locales, particuliers, acheteurs publics, associations…) qui souhaitent formuler des demandes d’expertise ou des questions sur le principe de laïcité.


• la deuxième mission du bureau, au titre du secrétariat du CIL, est une mission d’animation interministérielle des politiques mises en œuvre pour l’application, la diffusion et la promotion du principe de laïcité au sein de l’ensemble des administrations. A ce titre, en lien avec le ministère de la transformation et de la fonction publiques, il conçoit l’offre de formation interministérielle afin de parvenir à l’objectif de formation de l’ensemble des agents publics au principe de laïcité, et assure une animation interministérielle sur l’ensemble des questions en lien avec le respect de ce principe. Enfin, le décret n° 2021-1802 du 23 décembre 2021 relatif au référent laïcité dans la fonction publique mandate le ministère de l’intérieur et des outre-mer et le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques pour animer le réseau des référents laïcité ministériels, mission qui revient également au bureau de la laïcité conjointement avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique.

Le bureau de la laïcité a ainsi repris une partie des missions de l’observatoire de la laïcité (ODL), en animant notamment la réflexion sur la laïcité au bénéfice des administrations.


Les crédits initialement attribués à l’ODL ont été transférés au ministère de l’intérieur et des outre-mer à hauteur de 77 k€ en AE et en CP. Ce montant est consacré notamment à la promotion et à la diffusion des savoirs en matière de laïcité (formation, communication sur le site gouvernemental, pédagogie de la laïcité, baromètre annuel), ainsi qu’à la promotion du principe de laïcité avec notamment l’organisation et la remise annuelle du Prix de la laïcité de la République française.



 

ACTION     (1,6 %)

08 – Immigration, asile et intégration

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

43 271 153

0

43 271 153

0

Crédits de paiement

43 271 153

0

43 271 153

0


L’action 08 « Immigration, asile et intégration », qui regroupe les effectifs de la direction générale des étrangers en France (DGEF) est constituée de 553 ETPT ainsi répartis :

  • 35 hauts fonctionnaires ;

  • 503 personnels administratifs dont 216 personnels de catégorie A, 138 personnels de catégorie B et 149 personnels de catégorie C ;

  • 14 personnels techniques.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

43 271 153

43 271 153

Rémunérations d’activité

27 317 257

27 317 257

Cotisations et contributions sociales

15 817 055

15 817 055

Prestations sociales et allocations diverses

136 841

136 841

Total

43 271 153

43 271 153

 

 

ACTION     (4,8 %)

09 – Sécurité et éducation routières

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

131 052 268

0

131 052 268

0

Crédits de paiement

131 052 268

0

131 052 268

0


L’action 09 « Sécurité et éducation routières », qui regroupe notamment les effectifs de la délégation à la sécurité routière (DSR) compte 2 122 ETPT ainsi répartis :

  • 14 hauts fonctionnaires ;

  • 460 personnels administratifs dont 201 personnels de catégorie A, 116 personnels de catégorie B et 144 personnels de catégorie C ;

  • 252 personnels techniques ;

  • 1 395 inspecteurs et délégués du permis de conduire. 


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de personnel

131 052 268

131 052 268

Rémunérations d’activité

80 923 828

80 923 828

Cotisations et contributions sociales

49 942 503

49 942 503

Prestations sociales et allocations diverses

185 937

185 937

Total

131 052 268

131 052 268

 

 

ACTION     (2,3 %)

10 – Fonds interministériel de prévention de la délinquance

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

62 432 810

62 432 810

0

Crédits de paiement

0

62 432 810

62 432 810

0


Le fonds interministériel de prévention de la délinquance, créé par la loi du 5 mars 2007, est rattaché à l’action 10 du programme 216. Sous le contrôle du secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), qui en fixe les orientations, et sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, et par délégation de ce dernier, de la Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, le Secrétaire général du comité coordonne l’utilisation des crédits du fonds et arrête notamment leur répartition entre les unités opérationnelles.


Une fois déduits les crédits prévus pour l’activité d’équipements en vidéoprotection, à hauteur de 24,96 M€, dont la gestion et le pilotage seront confiés à la direction des entreprises et partenariats de sécurité et des armes (DEPSA) au 1er janvier 2024, le FIPD est doté de 62,43 M€ en AE et en CP pour 2024.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses de fonctionnement

270 000

270 000

Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel

270 000

270 000

Dépenses d’intervention

62 162 810

62 162 810

Transferts aux collectivités territoriales

25 040 000

25 040 000

Transferts aux autres collectivités

37 122 810

37 122 810

Total

62 432 810

62 432 810

 

Les dépenses de l’action 10 « Fonds interministériel de prévention de la délinquance », soit 62,43 M€ en AE et en CP pour 2024, couvrent les dépenses suivantes :


Dépenses de fonctionnement  :

Les crédits prévus en LFI à hauteur de 270 k€ correspondent au budget de fonctionnement du SG-CIPDR (hors dépenses de personnel), exécuté sur l’action 1 du programme 216. Depuis son rattachement en 2020, ce budget de fonctionnement assure également le soutien de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et la création la même année de l’Unité de contre-discours républicain (UCDR).


Dépenses d’intervention :

La ventilation des crédits d’intervention est détaillée ci-après. Elle est structurée en 3 thématiques : le financement des actions de prévention de la délinquance, le financement des actions de prévention de la radicalisation, le financement des opérations de sécurisation, portés par des collectivités territoriales ou des associations cultuelles.


1. La prévention de la délinquance

La stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024, succédant à la stratégie précédente de 2013, a été adoptée par le Premier ministre le 5 mars 2020 et a fait l’objet d’une diffusion opérationnelle par la circulaire du 23 décembre 2020. Elle a fixé les orientations gouvernementales de la politique de prévention de la délinquance pour cette période.


La répartition financière entre les programmes d’actions de prévention de la délinquance est la suivante :

- actions en faveur des jeunes exposés à la délinquance ou à la récidive : 11 M€ en AE et en CP ;

- actions de protection en faveur des personnes vulnérables : 21,9 M€ en AE et en CP, dont 10 M€ prévus pour le financement de postes d’intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie ;

- actions pour améliorer la tranquillité publique : 4 M€ en AE et en CP ;

- soutien et ingénierie de projets, autres préventions de la délinquance : 1,5 M€ en AE et en CP ;

Soit un total de 38,4 M€ en AE et en CP.



2. La sécurisation

En 2024, le déploiement des dispositifs de vidéoprotection seront confiés à la DEPSA.

Le FIPD continuera cependant de piloter les actions de sécurisation des sites exposés au risque terroriste, au titre du programme K, ainsi que les subventions d’équipements des polices municipales.

Ces projets seront financés à hauteur de 10 M€ en AE et en CP.



3. La prévention de la radicalisation

La mise en œuvre du plan national de prévention de la radicalisation de 2018 reste prioritaire avec un effort particulier sur la prise en charge des mineurs de retour de la zone irako-syrienne et la prévention des ruptures de suivi pour les personnes ayant purgé leur peine pour des actes relevant du terrorisme ou manifestant des signes de radicalisation.


Un effort particulier est porté en matière de lutte contre les séparatismes, au titre du financement des quartiers de reconquête républicaine (QRR) pour un montant de 3,1 M€.


1 M€ sont par ailleurs consacrés à la lutte contre les dérives sectaires.


Au total, le financement des actions menées dans le cadre de la prévention de la radicalisation, s’établira à 13,7 M€ en AE et 13,7 M€ en CP en 2024.

 

ACTION     (0,9 %)

11 – Equipements de vidéo-protection et de surveillance électronique du ministère de l'intérieur, des collectivités et des acteurs privés

 

 

Titre 2

Hors titre 2

Total

FdC et AdP
attendus

Autorisations d'engagement

0

24 966 969

24 966 969

0

Crédits de paiement

0

24 966 969

24 966 969

0


Par décret du 5 juillet 2023, le ministère de l’intérieur et des Outre-mer s’est doté d’une direction des entreprises et partenariats de sécurité et des armes (DEPSA). Cette création résulte de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023 et unifiera, sous l’autorité du ministre de l’intérieur et des Outre-mer, la politique de l’État en direction de ces acteurs et coordonnera leur action dans le cadre de conventions nationales, dont elle assurera le suivi et l’évaluation en lien avec les échelons locaux, notamment les communes.


Outre les missions des services qui la composent, elle prend également en charge dès le 1er janvier 2024 la gestion des crédits d’équipements en vidéo-protection, qui relevait jusqu’à présent du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).


Le montant des crédits consacrés aux équipements de vidéo-protection s’élève à 24,96 M€ en AE et en CP en 2024, incluant une mesure nouvelle de +3 M€ en AE et en CP par rapport à la LFI 2023.


 

Éléments de la dépense par nature

Titre et catégorie

Autorisations
d'engagement

Crédits
de paiement

Dépenses d’intervention

24 966 969

24 966 969

Transferts aux collectivités territoriales

24 966 969

24 966 969

Total

24 966 969

24 966 969

 

Les dépenses de l’action 11 « Équipements de vidéo-protection et de surveillance électronique du ministère de l’intérieur, des collectivités et des acteurs privés », soit 24,96 M€ en AE et en CP pour 2024, couvrent les dépenses de déploiement des dispositifs de vidéoprotection (projets relatifs à la vidéo protection de voie publique, caméras et centres de supervision urbains et raccordements aux centres opérationnels de la police ou de la gendarmerie nationales)

 

 

Récapitulation des crédits et emplois alloués aux opérateurs de l'État

Récapitulation des crédits alloués par le programme aux opérateurs

 

LFI 2023

PLF 2024

Opérateur financé (Programme chef de file)
Nature de la dépense

Autorisations
d’engagement
 

Crédits
de paiement

Autorisations
d’engagement

Crédits
de paiement

CNAPS - Conseil national des activités privées de sécurité (P216)

17 500 000

17 500 000

17 500 000

17 500 000

Subvention pour charges de service public

17 200 000

17 200 000

17 200 000

17 200 000

Subvention pour charges d'investissement

300 000

300 000

300 000

300 000

ACMOSS - Agence des Communications Mobiles Opérationnelles de Sécurité et de Secours (P216)

0

0

74 454 783

74 454 783

Subvention pour charges de service public

0

0

13 727 415

13 727 415

Subvention pour charges d'investissement

0

0

60 727 368

60 727 368

Total

17 500 000

17 500 000

91 954 783

91 954 783

Total des subventions pour charges de service public

17 200 000

17 200 000

30 927 415

30 927 415

Total des subventions pour charges d'investissement

300 000

300 000

61 027 368

61 027 368

 

En 2024, le montant demandé de la subvention pour charges de service public du CNAPS s’élève à 17,2 M€ en AE et en CP et à 0,3 M€ en AE et en CP pour la subvention pour charges d’investissement. S’agissant de l’ACMOSS, le montant de la subvention pour charges de service public est de 13,7 M€ M€ en AE et en CP et de 60,7 M€ en AE et en CP pour la subvention pour charges d’investissement.

 

Consolidation des emplois des opérateurs dont le programme est chef de file

   Emplois en fonction au sein des opérateurs de l'État

 

LFI 2023

PLF 2024

Intitulé de l'opérateur

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

ETPT rémunérés
par d’autres
programmes
(1)

ETPT rémunérés
par ce
programme
(1)

ETPT rémunérés
par les opérateurs

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

sous
plafond

hors
plafond

dont
contrats
aidés

dont
apprentis

ACMOSS - Agence des Communications Mobiles Opérationnelles de Sécurité et de Secours

 

 

 

 

 

 

 

 

76

 

 

 

CNAPS - Conseil national des activités privées de sécurité

 

 

231

 

 

 

 

 

221

 

 

 

Total ETPT

 

 

231

 

 

 

 

 

297

 

 

 


(1) Emplois des opérateurs inclus dans le plafond d'emplois du ministère

 

   Schéma d’emplois et plafond des autorisations d'emplois des opérateurs de l'État

 

ETPT

Emplois sous plafond 2023

231

Extension en année pleine du schéma d'emplois de la LFI 2023

 

Impact du schéma d'emplois 2024

-10

Solde des transferts T2/T3

76

Solde des transferts internes

 

Solde des mesures de périmètre

 

Corrections techniques

 

Abattements techniques

 

Emplois sous plafond PLF 2024


Rappel du schéma d’emplois 2024 en ETP

297
 
 
-10

 

Le schéma d’emplois de ‑10 ETP des opérateurs du programme 216 porte uniquement sur le CNAPS et correspond au départ des effectifs recrutés à compter de 2023 pour assurer la charge de travail supplémentaire liée aux jeux olympiques et paralympiques 2024.


Les 76 ETPT transférés le sont à destination de l’ACMOSS, établissement public créé en 2023 et qualifié d’opérateur pour la première fois en PLF 2024. Ces emplois constituent le plafond d’emplois 2024 de l’Agence. Ils proviennent à la fois du P176 (police nationale), du P152 (gendarmerie nationale), du P212 (soutien de la politique de la défense) et du P124 (conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales). Des transferts en gestion 2024 en provenance d’autres programmes contributeurs viendront certainement renforcer ces effectifs.