Repères

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Les comptes de l'État 2018

Le 15/10/2019

La régularité, la sincérité et la fidélité des comptes 2018 de l’État ont été certifiées pour la treizième année consécutive par la Cour des comptes. Depuis 2006, le nombre de réserves est passé de 13 à désormais 4 réserves substantielles.

En 2018, le résultat patrimonial de l’État poursuit son amélioration et s’établit à – 51,9 Md€ contre – 61,1 Md€ en 2017, soit une amélioration de 9,2 Md€. Il atteint ainsi son meilleur niveau depuis 2008.

La progression du rendement des produits régaliens (+ 11,5 Md€) permet d’améliorer le résultat, tout en menant des réformes de baisse de la fiscalité, et de compenser la hausse contenue des charges nettes (+ 2,3 Md€), au service d’une politique de soutien des investissements stratégiques et du pouvoir d’achat.

L’analyse du bilan confirme ce dynamisme de la politique d’investissement de l’État et révèle un effort d’apurement des dettes non financières et provisions inédit depuis près de 10 ans. En effet, l’actif de l’État s’établit à 1 051,9 Md€ en 2018, en hausse de 39,3 Md€ par rapport à 2017. Cette progression de l’actif, pour la deuxième année consécutive après deux années de baisse, reflète le dynamisme de la politique d’investissement de l’État ainsi que de l’accroissement de la valeur des infrastructures de transport et énergétiques.

Le passif de l’État augmente quant à lui de 73,0 Md€ et s’établit à 2 347,5 Md€. Cette augmentation résulte principalement de la progression de la dette financière de l’État (+ 70,0 Md€). En revanche, l’ensemble des provisions et des dettes non financières baisse de 3,9 Md€. Cette première réduction depuis 2011 traduit un effort d’apurement de certains passifs correspondant à des dettes précédemment contractées par l’État.

De ces évolutions de l’actif et du passif résulte une nouvelle dégradation de 33,7 Md€ de la situation nette de l’État, qui s’établit ainsi à - 1 295,6 Md€ en 2018, principalement sous l’effet du poids de la dette financière de l’État. Cette dégradation, toutefois moins rapide que celle observée les années précédentes, reflète ainsi les efforts d’assainissement de la gestion.

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